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 Early moves

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MessageSujet: Early moves   Ven 1 Mar - 12:03


Du haut de mon perchoir, je les observe qui trainent dans cette ruelle sombre, à l'affut d'une proie. Ils sont ponctuelles, il faut le leur laisser. Cela fait plusieurs semaines maintenant que j'épie leurs faits et gestes. Eux, une bande de jeune casseurs paumés, un gang qui dicte sa loi aux habitants de ce faubourg. Ma première intention était d'éradiquer cette crasse, qui salit les abords de ma demeure, mon entrepôt. Mais mes plans ont évolués. Vouloir éradiquer le problème humain n'empêche pas d'utiliser ces détestables créatures à des fins personnels. Bien cachée sur le toit d'un immeuble, je prends donc des notes, mentalement, pour pouvoir jouer correctement mon prochain coup. L'occasion est toute proche, je la sens.

En bas, les délinquants commencent à s'agiter. Un homme d'une trentaine d'années vient d'arriver parmi le groupe. C'est un grand type, au visage dur. Les autres l'ont accepté sans rien dire, preuve qu'ils ne connaissent. Ils se taisent lorsqu'il parle, l'écoute avec respect. J'en déduis qu'il est probablement le chef de la bande. C'est bon à savoir. C'est sur lui que je dois focaliser mon action. Mentalement, je replace les données une à une. Il y a ce petit groupe de six personnes, plus le chef, qui tient l'entrée sud de la ruelle. Au nord, un autre groupe, plus réduit, fait le guet. Ils sont quatre. Onze personnes en tout donc. Le compte y est, d'après mes précédentes observations, ils sont tous là. Temps d'agir.

Je me saisis de la barre à mine qui me fait office d'arme. Je la saisis, diminue son poifs instantanément. Elle est maintenant transportable, ne pesant pas plus lourd qu'un carton de lait. Je me dirige ensuite vers le bord du toit, qui surplombe la ruelle, et me laisse tomber lestement. Je modifie la gravité à l’atterrissage, la fixant à 1g. Je me réceptionne comme si le béton avait été un matelas. Tenant mon arme dans mon dos, j'approche de la bande et du chef, au nord. Ils sont à une vingtaine de mètres devant lorsqu'ils me remarquent. C'est leur chef qui me voit en premier, et avertit ses "camarades" d'un coup de coude dans les côtes. Moi, je continue d'avancer, les yeux au sol, apparemment vulnérable. J'arrive à leur hauteur quand le grand brun m'alpague.

Hé la miss! On se balade?


Je relève les yeux en m'arrêtant. Ma comédie prend.

Le beau petit lot. Tu sais que c'est pas sécure de se balader dans ces rues?! Mais t'inquiète, je vais te protéger.


Il s'approche de moi. Joueuse, je fais un pas en arrière, comme si j'étais terrifiée. Il s'avance d'autant plus, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres.

Et si tu me montrais ce que tu caches derrière ton dos, baby?


Je relève les yeux vers lui. Il a le sourire mauvais, fort de ses six acolytes qui le soutiennent, dans son dos.

Mais bien sur.


D'un geste j'abats la barre à mine sur son crâne. Au moment de l'impact avec sa tête, j'alourdis l'arme de trois fois son poids. Ca fait un bruit étrange, et le primate en chef s'effondre au sol. De son crâne s'écoule un sang vermeille, semblable aux couleurs des poubelles.

Derrière lui, le reste de la bande a sursauté comme jamais. Je lis sur leur visage hébété et imbécile un mélange de peur et de stupéfaction. D'un geste presque commun, ils tournent les talons, prêts à fuir. Mais je ne l'entends pas comme ça. 1G, je bondis, tout en changeant le point d'attraction gravitationnel sur la façade de droite. J'y atterris pour mieux rebondir, cette fois-ci sur la rue, coupant ainsi la route au groupe. Ils se figent alors que je me tiens face à eux. Malgré mon coup d'éclat quelques secondes plus tôt, je dois rassembler pas mal de courage pour m'adresse à eux. Je hais cette sensation de faiblesse, mais ça viendra avec l'habitude, j'imagine.

Vous devriez y voir une opportunité.


Je comprends à leur expression qu'eux ne comprennent rien. J'espère que ce n'est pas mon accent... Non, j'ai beaucoup travaillé mon anglais depuis que j'ai commencé à rassembler les informations sur Magneto.

Votre ami, le mort, manquait d'ambition. Mais les choses changent et vous pouvez maintenant envisager un avenir. Qui passe par moi.


J'ai attisé leur curiosité, ils sont plus réceptifs, même si toujours sur la défensive. Il faut en profiter.

La police a déserté les rues, elle a d'autres plus gros chats à fouetter. Les opportunités sont juste là, il n'y qu'à se baisser. Et je n'ai pas l'intention de les laisser passer. Pensez-y, pendant que vous faites le guet.


Je leur tourne le dos, part au pas de course. Après quelques mètre, j'ai assez d'élan que pour pouvoir bondir à moindre gravité sur le toit d'en face, et disparaitre. Il faut maintenant mettre en marche la suite des évènements. Ce sont les soubresauts, les tressaillements. Ils semblent minimes et sans conséquences pour l'instant, mais toute tempête prend naissance avec un courant d'air.

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MessageSujet: Re: Early moves   Lun 11 Mar - 9:24


J'ai fait semblant de partir. C'était pour le panache, la première impression. Mais je suis restée toute proche. Je les ai observé, encore. Ils ont cachés le corps de leur ancien chef. Malgré le passage des voitures, des badauds, l'un deux à forcé l'ouverture d'une bouche d'égout, où ils ont tous simplement balancé le cadavre de leur ancien chef. Ils doivent avoir l'habitude. Enfin, pour les égouts. Après quoi, ils se sont isolés. Dans ce garage abandonné, où ils ont leurs habitudes, je n'ai plus pu les voir, mais j'ai pu capter quelques bribes. Ils ont parlé fort, ils se sont disputés. Trois sont partis, en claquant la porte. J'imagine qu'eux ne me rejoindront pas... Mal leurs en prend, je devrai régler ce point un moment ou l'autre. Mais chaque chose en son temps. J'ai maintenant le créneau que j'attendais.

Je fais le tour du garage, jusqu'à trouver un espace pour y entrer, un espace qui ne soit pas la porte. J'ai trouvé une fenêtre à battant, assez large que pour m'y faufiler. Doucement, je m'introduis dans leur "QG", faisant bien attention à ce qu'ils ne me remarquent pas. C'est chose faite, je suis dans la pièce. Elle est plus grande qu'elle n'en a l'air depuis l'extérieur. Il y règne un désordre odieux, l'endroit fourmille d'un tas de caisses poussiéreuses, l'éclairage y est sinistre. Ils sont six à l'intérieur, occupés à fumer, à boire ou à regarder un vieux soap sur un télévision d'un autre age. Je garde le point d'attraction que j'ai usé pour entrer, à savoir au plafond. Je m'avance vers eux, doucement, puis...

Alors, on a fait son choix?


Ils sursautent comme jamais. L'un deux porte sa main dans sa veste. Le mouvement est équivoque: il va sortir un arme. Point d'attraction changé, droit sur sa poitrine, je bondis! Mon atterrissage se fait avec mes deux pieds droits dans son torse. Il s'échoue au sol, moi au-dessus de lui.

Shhhhhhhhhhhh !


Ca calme les troupes. Parmi cette bande de moins que rien, une jeune femme à coiffure punk ose une question, à mon adresse.

Mais... mais qu'es-tu?


Me relevant, je tourne la tête vers elle.

L'avenir. Celui où tu deviens riche et puissante, petite.


Le sobriquet fait son effet. Puis il me fait rire. Ils font tous une tête de plus que moi. Je me baisse pour prendre l'arme du crétin au sol, dans sa veste. C'est un vieux colt à six coups. Presque une antiquité. Mais suffisant pour tuer quelqu'un. Suffisant pour me tuer aussi. Je le met dans la poche de ma cape, tout en me plaçant de façon à faire face aux autres.

Et donc? Votre décision?


La gamine punk veut prendre la parole, mais un jeune noir la prend de court.

Qu'est-ce qui nous prouve que tu vas pas nous tuer une fois qu'on t'aura suivi? Que tu vas pas nous vendre?

Je l'aurais déjà fait, non?


L'argument semble faire écho. J'en profite.

Vous avez tout à gagné dans cette alliance, tout comme moi. Seule, je peux faire beaucoup, mais avec la bonne "équipe", nous pourrons faire bien plus encore. Et je veux toujours plus.


Le jeune noir et la punk regardent leurs camarades, puis, leurs yeux se croisent. Ils semblent tomber sur un accord tacite, car tous deux s'avancent vers moi. C'est l'homme qui parle.

J'en suis.

Moi aussi.


A la bonne heure. Les autres, vous avez jusqu'à ce soir pour vous décider. Je vous donne rendez-vous sur Northwick, au coin de la 12ème et de la 16ème. Il y a là un entrepôt qui fera un beau butin pour sceller notre coopération. Soyez y pour la tombée de la nuit. Pas de blague, je n'ai pas d'humour.
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MessageSujet: Re: Early moves   Dim 24 Mar - 21:19


La nuit est tombée. De toits en toits, je me dirige vers l'entrepôt, inquiète. C'est que je suis hantée, une pensée ne me quitte plus. Lancinante, elle fait son chemin dans ma tête, sans que je puisse la repousser. Mon assurance de l'après-midi était feinte, j'en paie maintenant le contre-coup, alors que ma nature doublée de mon expérience reviennent me suriner. Et si.. Comme un disque rayé, ça repasse. S'ils me vendaient, me trahissaient? Si cette bande que je crois pouvoir dominer en venait à me pousser vers la tombe. Je n'aime pas les gens. Je les hais, je les crains. Nuisibles nauséabonds, ils sont autant de futures déceptions, de risques indus.

Je respire profondément. Au centre, ils disaient que j'étais paranoïaque. Que je n'arrivais pas à faire la part entre mes pensées, mes émotions, et le reste. Ils avaient sans doute raison, mais sans comprendre. Cela ne vient pas de rien. Et si mes émotions obscurcissent mon jugement, elles sauvegardent mon âme de tout ce qui pourrait la blesser! Il faut que je me calme. Je n'ai rien à craindre. Je suis plus fort qu'eux. Si ils devaient me trahir, je les tuerais tous, un par un, et le problème serait régler. Ne pas s'attacher, se rappeler qu'ils sont des humains, qu'ils ne valent pas plus que des primates. Ce sont mes outils, et l'outil ne blesse que le mauvais ouvrier. ... Mon coeur ralentit. Ses pensées me calment. Je contrôle. Je prévois. Ils me trahiront, les humains sont comme ça, rien n'y changera. Tout ce dont je dois me rappeler, c'est que je suis plus forte qu'eux. Je dois m'en souvenir, je dois y croire.

J'arrive au point de rendez-vous. Immobile, sur un toit en face, cachée dans les ombres, j'observe. Il me faut un peu de temps pour repérer la bande. Ils sont en avance, moi aussi. Professionnels, ils se sont retirés dans une contre-allée, à l'abri des regards. Ne pas attirer l'attention, première règle du voleur. Je prends le temps de les observer, eux comme les alentours. Mais tout semble calme, pas de traquenard en vue. Doucement, sans me dévoiler, je descend le long du mur, jusqu'à la rue, déserte. Je me faufile jusqu'à "ma bande", ils sursautent lorsqu'ils me voient.

Prêt?


C'est quoi le boulot, exactement?


Demande la punk.

Cet entrepôt recèle d'objets en tout genre, tous revendables. Deux d'entre vous viendront avec moi à l'intérieur, pendant qu'un autre fera le guet. Quand à toi, il y a un camion garer à vingt mètres. Vole-le, on l'utilisera pour charger la cargaison.

J'ai pointé le jeune noir, Jack de son prénom, m'indique-t-il.


Jack, tu sais voler un véhicule?


C'est l'enfance de l'art.


Alors sois prêt quand il faudra. Vous deux, attendez moi ici, je vais ouvrir.


La punk, Foxy, et son acolyte au cheveux peroxydés, Rufus, acquiesse, pendant que le dernier va se poster en face, pour faire le guet. Je me prépare pour l’effraction, non sans rire intérieurement. J'ai omis un détail: l'entrepôt appartient à la mafia locale. S'il n'est pas sérieusement gardé, c'est parce que normalement, personne ne se risquerait à le cambrioler.
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