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 Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']

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Tony stark
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MessageSujet: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 21:45

Tony Stark & Natasha Romanoff
Un fameux matin...

    1h23. Cela faisait une heure et vingt-trois minutes que Tony la regardait. Elle. Natasha Romanoff. Cette femme avec qui il partageait des nuits aussi merveilleuses que torrides depuis un peu plus de deux semaines. Cette femme qu'il avait affronté par le passé dans de violents duels avant qu'elle ne rejoigne son camp. Celle-la même qui travaillait désormais sous ses ordres depuis trois ans. Ces mêmes trois années qu'il avait passé à tenter de la mettre dans son lit sans jamais y parvenir, jusqu'à récemment du moins. Cette femme qui avait su progressivement se démarquer au point qu'il en était là où il en était à présent, à savoir allongé sur le côté dans son lit à elle, chez elle, à la regarder dormir depuis presque une heure et demi sans avoir une seule fois changé de position, sans avoir une seule fois détourné son regard de ce dos nu et de cette chevelure de feu qu'elle se contentait de lui montrer, le drap remonté jusqu'à son bassin comme pour lui. Il observait attentivement son épaule se lever et se rabaisser doucement au rythme de sa respiration, dans le silence de cette chambre traversée par les tout premiers rayons de soleil matinaux.Elle était belle. Même de dos. Il avait toujours su qu'elle était belle, depuis la première fois qu'il l'avait rencontrée, mais sans jamais avoir vu autre chose qu'une beauté physique et froide comme le pays d'où elle venait. Or depuis trois ou quatre jours, son regard avait changé, ayant eu tout le temps de s'affuter, de détailler cette beauté fatale de très près chaque nuit où leurs deux corps s'étaient enflammés dans de brûlants ébats. Et quelles nuits... Toutes plus fantastiques les unes que les autres... Jouant à merveille leur rôle de couple jusque dans leur "devoir conjugal", leurs fréquentes visites l'un chez l'autre donnant toute la crédibilité nécessaire à leur soit disant couple récemment formé aux yeux du monde. Ils parlaient de la mission, des avancées de la jeune femme, de ses trouvailles, ses prises de contact avec des membres de la Rébellion, et ensuite ils s'envoyaient en l'air. Sans parler de leurs sorties en public où ils devaient feindre d'être le couple le plus en vogue des Etats-Unis, se tenant par la taille, s'embrassant, ayant l'air tout ce qu'il y avait de plus amoureux devant les objectifs des photographes et cameramen braqués sur eux au moindre pas qu'ils faisaient hors de chez eux. Tony le savait, en ce moment même une dizaine de paparazzis était regroupé devant le portail de l'entrée de la villa de la jeune espionne, où ils avaient campés toute la nuit comme chaque fois depuis ces deux semaines. Lui y était habitué depuis toujours, mais il savait que elle beaucoup moins. Espionne, elle était habituée au secret et à passer inaperçu. Elle ne lui avait rien dit mais il savait qu'au fond elle ne devait apprécier cette situation qu'à moitié et c'était compréhensible. Mais elle avait accepté malgré tout, professionnelle jusqu'au bout et déterminée à ne reculer devant rien pour mener à bien la mission qu'il lui avait officieusement confiée. Une mission des plus dangereuses que personne jusqu'ici n'était parvenu à exécuter en en revenant vivant. Et bien qu'il savait parfaitement qu'elle était l'espionne numéro un au monde, la plus talentueuse, dangereuse et efficace, il n'en restait pas moins qu'elle n'était pas invincible, et qu'au milieu d'un nid de mutants tous plus dangereux les uns que les autres et elle sans véritables pouvoirs, elle risquait sa vie à chaque instant, à chaque regard ou attitude ou parole qui pouvait la trahir dans son double, même triple jeu. Et tout en ayant conscience de son talent, Tony n'avait pas cessé de retourner ça dans tous les sens, nerveux et mal-à-l'aise en la sachant sans aucune protection là-bas pour cette mission officieuse, et au final, deux nuits auparavant, il avait feint de s'endormir comme une masse tel le macho qu'il était juste après leur ébat en attendant que elle s'endorme, et il en avait alors profité pour lui injecter à son insu dans la nuque la puce dormante qui lui permettrait de veiller un minimum sur elle. Enfin disons de pouvoir la localiser et intervenir rapidement si jamais la puce s'activait, ce qui signifierait que le rythme cardiaque de la jeune femme avait atteint un certain seuil dangereux qui appellerait à une extraction immédiate. Il se rappelait à la perfection avec quelle délicatesse il avait écarté ses cheveux de sa nuque pendant qu'elle dormait, et comment il avait retenu son souffle en l'observant se retourner vers lui juste après que l'injection eut été faite et qu'il eut enlevé de son pouce la seule goutte de sang qui avait perlée, un peu gênée par la piqure dans son sommeil mais sans qu'elle ne se soit réveillée pour autant. Le moment de stress d'avoir été grillé alors qu'elle lui avait bien fait comprendre qu'elle n'en voulait pas passé, il avait passé de nouveau quelques minutes à la regarder dormir en se sentant déjà un peu plus rassuré de savoir qu'il pourrait la localiser au besoin sans pour autant la mettre en danger, la puce n'étant pas repérable tant qu'elle ne s'activait pas. Et quand elle s'activait, ça voulait déjà dire que sa couverture était foutue donc. Car Tony n'était pas dupe. Et il savait qu'elle était loin de l'être aussi. C'était exactement le genre de mission qui ne pouvait pas bien se terminer. Aucune issue simple et agréable possible. Elle infiltrait la Rébellion, et la seule sortie sans accrocs possible était le démantèlement de celle-ci en une seule fois, ce qui avait peu de chance d'arriver. Les autres sorties se joueraient ils le savaient tous les deux à l'improvisation. Elle ne pourrait pas tricher sur la vérité éternellement, et le jour où elle serait démasquée, cela se jouerait à qui devinerait le premier que la mascarade était tombée, et Tony priait pour que ça soit elle qui devine avant les rebelles pour avoir le temps de fuir plutôt que l'inverse, ce qui équivaudrait à une capture et... ce que ça impliquait. A savoir un interrogatoire. La torture. Sûrement la mort, vu avec quelle indifférence ils avaient massacré les agents du SHIELD et les civils durant la Cérémonie. Rien qu'à y repenser, Tony ressentit une nouvelle vague d'inquiétude le submerger, là où il était censé y rester indifférent. S'il devait s'inquiéter comme un dingue pour chaque agent qu'il envoyait en mission dangereuse il était mal barré. Mais tout de même... Si ces puces existaient et étaient proposées aux agents, ce n'était pas pour rien. Il tenait à ses hommes malgré tout. Et comme tout bon leader, il voulait éviter le plus de pertes au possible. Et comme en l'occurrence là la mission était en plus totalement officieuse, qu'elle n'aurait aucun renfort à part lui si les choses tournaient mal, il n'avait pas le droit à l'erreur.Et ça valait encore davantage concernant cette femme qui dormait toujours aussi paisiblement face à lui, et que ses yeux sombres n'avaient toujours pas quittée. Deux semaines à coucher avec une seule et même femme. Une première dans sa vie de dragueur de conquêtes à usage unique. Et contre toute attente, il ne s'en plaignait absolument pas. Au contraire, il se trouvait qu'il avait fini par ne plus ressentir le besoin d'en avoir d'autres depuis quelques jours. Elle lui suffisait. Largement. Et il en était le premier surpris. Non pas qu'il sous-estimait la jeune femme, mais plutôt surpris de lui-même. Il était arrivé ce qu'il avait passé toute sa vie à éviter, à savoir s'attacher à une femme. Car oui il avait fini par s'attacher à elle. Au fil de toutes ces soirées qu'ils passaient ensemble à étudier et parler de la mission chez elle ou chez lui dans le plus grand secret, et de ces nuits qu'ils passaient ensuite à l'horizontale, il n'avait pas réussi à rester indifférent, à résister à cet envoûtement, cette attirance plus que physique qu'elle provoquait chez lui. Et ça malgré toutes ses techniques pour contrer ça, en jouant les machos de base une fois leurs galipettes terminées sans plus lui accorder d'importance. Mais voilà, au final, depuis quatre ou cinq jours, il avait commencé à l'observer malgré lui de biais lorsqu'elle ne le voyait pas, qu'elle lui parlait de la mission, des profils de certains rebelles, à se surprendre à divaguer en la regardant et surtout à se sentir plus à l'aise avec elle, à placer quelques plaisanteries durant leurs discussions sérieuses et professionnelles, à détendre un peu l'atmosphère ou à tenter de le faire du moins, car ce n'était pas chose simple avec Natasha Romanoff, le glacier de Sibérie qui semblait parfois lui en vouloir pour quelque chose qu'il ne saisissait pas, à moins qu'il n'hallucine ce qui était tout aussi probable. Du moins au lendemain d'une de leurs nuits, il l'avait trouvée plus tendue et quelque peu agressive envers lui qu'à l'ordinaire sans comprendre pourquoi. Il avait mis ça sur le compte de quelques chose dans sa vie qui la contrariait et n'avait rien à voir avec lui, alors qu'en fait il ignorait tout simplement qu'il l'avait pour ainsi dire mise au supplice et s'agrippant la nuit passée à son cou dans son sommeil en se serrant contre elle, de manière assez infantile malgré lui en ayant eu beaucoup de mal à se décrocher, à briser ce contact inconscient auquel il s'était accroché avec insistance. Episode qu'il ignorait heureusement pour lui, car il aurait eu honte sinon. Une chose qui le rendait quelque peu heureux, c'était que depuis qu'il partageait ses nuits avec elle, il se sentait un peu mieux, moralement parlant. En deux semaines, il n'avait fait que deux cauchemars violents qui l'avaient réveillés en sursaut dans son sommeil, là où avant il en faisait pratiquement toutes les nuits. La cérémonie. La mort de Liam. Et tant d'autres traumatismes récents. Mais là, depuis ces derniers jours, elle agissait sur ses nuits comme un apaisement, un remède auquel il était devenu finalement accro. C'était tout bête, mais passer ses soirées avec une même personne dont il appréciait de plus en plus la présence, avait eu le don de chasser agréablement la solitude dangereusement dépressive qui l'assaillait chaque soir qu'il rentrait du travail, avec ses problèmes et crises internationales à gérer qui n'en finissaient jamais de s'additionner pour surcharger ses épaules déjà bien lourdes pourtant. Et avec elle, même s'ils ne parlaient que de la mission la plupart du temps, il se sentait plus léger justement. Il s'était surpris à s'impatienter d'en être au soir durant ses réunions et toutes ses longues journées, non pas forcément pour le côté sexe de leur "relation", mais juste pour sa présence à ses côtés. La regarder, assis sur le lit entourés de dossiers, énoncer son rapport et ses dernières trouvailles et théories avec un sérieux qui le fascinait toujours plus, tout en perdant de plus en plus souvent le fil au bout de quelques minutes tellement il se perdait en admiration pour sa beauté et son caractère. Un caractère qui faisait que contrairement au reste de la gent féminine, elle ne semblait pas l'apprécier plus que nécessaire. Elle faisait son job, prenait du bon temps avec lui, point. Elle ne le voulait pas - ou du moins cachait très bien son jeu - et ça, ça le fascinait encore plus, parce que pour le coup, au final, c'était lui qui la voulait...C'est là qu'il avait commencé à se rendre compte de son attachement à elle qui ne cessait de croître malgré lui. Il avait voulu y mettre un frein, forcer l'indifférence face à ses charmes russes, mais rien à faire, il se languissait toujours de plus en plus de la revoir le soir et ça depuis quatre jours environ. Le pire dans tout ça, c'était qu'il sentait qu'il ne faisait pas le maximum pour stopper cet attachement naissant, que lui-même laissait faire, par curiosité face à l'inconnu, et parce que tout simplement il n'avait pas envie de voir ce bien-être qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps s'arrêter. Elle l'avait ensorcelé, et le fait de ne pas pouvoir lutter et encore moins de le vouloir, au plus profond de lui, il adorait ça. Et elle ne voyait rien de ce qu'il pensait vraiment depuis ces quelques jours, c'était ça le plus beau dans l'histoire. Pas plus qu'elle n'avait vu ce geste étrange qu'il avait eu ce matin déclencheur en se réveillant avant elle.Il s'était assis au bord du lit et avait tourné la tête vers elle avec cette envie irrésistible de la regarder dormir quelques minutes. Sans même qu'il ne s'en soit rendu compte, il avait tendu sa main vers son visage dans le but de l'effleurer et de repousser une mèche de cheveux de son visage endormi. Un geste affectueux qu'il avait arrêté à mi-chemin en réalisant ce qu'il faisait. Que lui avait-il pris de vouloir faire ça ? Il avait rétracté sa main et, perturbé par ce geste qui lui était venu bien trop naturellement à son goût, il s'était levé et était parti travailler. Et, toute la journée, il avait médité sur ce geste pour en arriver à la conclusion, associé au reste, qu'il s'était bel et bien attaché à elle. Au reste, à savoir tous ces gestes tout aussi affectueux qu'il faisait plus que volontiers en public, en faisant certains dont il aurait pu pourtant se passer sans éveiller les soupçons. Cette femme lui avait tapé dans l'oeil et il n'avait rien vu venir. La tête posée sur son coude replié sous l'oreiller, tourné sur le côté en la regardant toujours, perdu dans ses méditations, Tony ne put s'empêcher de tendre de nouveau la main vers elle, avec une forte envie de couvrir la courbe de sa hanche jusqu'à ses épaule d'une douce caresse, mais il se contenta de la laisser flotter dans l'air à quelques courts centimètres de la peau de la jeune femme, avant de la retirer. Il la laissa retomber sur le lit devant lui en soupirant. Dur de ne rien pouvoir faire. De devoir se contenter de ces nuits purement physiques. De son indifférence. De devoir retenir des caresses et des baisers trop volontaires, trop affectueux envers elle lorsqu'ils s'envoyaient en l'air. Lui qui n'aurait jamais pensé se plaindre un jour d'une telle chose d'ailleurs... Alors que quelques jours auparavant il considérait cette "relation" comme la meilleure du monde, celle que tout homme comme lui recherchait ! Incapable de rester sans rien faire, il ne put s'empêcher de faire glisser ses doigts lentement sur le lit et l'oreiller pour atteindre ses longs cheveux flamboyants qui étaient éparpillés entre elle et lui. Il laissa ses doigts se perdre légèrement au milieu de quelques mèches dont il réclamait la douceur qu'il ne pouvait trouver ailleurs sans qu'elle ne le sente et ne se réveille. Merde. Il était plus que mordu d'elle en fait. Et depuis ces quatre derniers jours où il multipliait les signes d'addiction passée de physique à sentimentale, l'idée de tenter une vraie relation sérieuse avec elle s'était tout aussi progressivement frayé un chemin dans son esprit. Idée qu'il avait refusé premièrement, en rigolant intérieurement de lui-même comme s'il trouvait ça plus que stupide surtout venant de lui pour qui le mot sérieux dans une relation ne pouvait exister. Mais par la force des choses et de ses pensées toujours plus tournées vers la jeune espionne au fil des jours tout autant que ses regards même discrets, il avait fini par considérer justement de plus en plus sérieusement la chose... Pour au final se décider à tenter le coup. A le lui proposer. Là. Aujourd'hui même. Ce matin. Dès qu'elle s'éveillerait. Il avait plus que pesé la question, l'ayant retournée dans tous les sens. Etait-ce possible ? Etait-il seulement capable d'avoir une relation stable avec qui que ce soit ? Mais surtout, en avait-il le droit alors que graviter autour de lui ne serait-ce que professionnellement et encore plus amicalement revenait à entrer sur la liste des personnes à abattre d'après ses ennemis ? Pouvait-il la mettre ainsi en danger plus qu'elle ne l'était déjà ? Quoi que le fait était qu'aux yeux du monde, ils étaient déjà ensemble, le danger d'une relation stable était déjà là. Mais tout de même. Une fois la mission terminée, lorsque tout le monde verrait que la relation n'était pas factice, le danger persisterait. Oula. Impressionnant. Il se projetait jusqu'à plus loin de la mission, en couple avec quelqu'un avant même que ça ait seulement commencé ? Wow. Il déraillait plus que bien ces derniers temps. A croire que cette femme lui avait bel et bien tourné la tête. Surtout qu'il était persuadé qu'elle n'accepterait jamais de se mettre véritablement avec lui. Lui qu'elle devait voir comme le dernier des connards, des machos, qui tenait un classement de ses conquêtes et ne prenait même pas la peine d'apprendre leur nom. Au mieux elle lui rirait au nez. Mais si la peur de se couvrir de honte devant une femme pour la première fois de sa vie le tiraillait à mesure qu'il sentait le moment approcher, le fait était qu'il ne pouvait plus rester sans rien faire, sans rien dire. Il n'était pas du genre à pouvoir contenir ce genre de choses, à pouvoir rester dans l'incertitude indéfiniment. Il aimait que les choses soient claires et nettes, quitte à être douloureuses. Il devait savoir si oui ou non il y avait un espoir, point final. Et si elle lui riait au nez et bien tant pis, au moins il serait fixé et il pourrait passer à autre chose. Enfin l'espérait-il. La voyant se mettre doucement à bouger dans son sommeil qui se terminerait bientôt, il lâcha ses cheveux à contre-coeur, sortit son bras de sous l'oreiller et se redressa de côté en s'accoudant dessus, tenant sa tête de sa main sans pour autant lâcher sa coéquipière officieuse des yeux. Et il attendit. Il laissa ses pensées divaguer, tourner et retourner de nouveau la question dans tous les sens même si sa décision était prise et qu'il ne reculerait pas. Il attendit donc patiemment, le coeur battant, qu'elle daigne bien se réveiller, qu'elle le voit enfin, alors que jusqu'à présent ils avaient toujours tout fait pour que l'un ou l'autre parte avant le réveil de l'autre, insistant par cela bien sur le fait que leur relation n'allait pas plus loin que la mission et leurs ébats purement sexuels. Et voilà qu'il brisait la règle. Il lui tardait de voir sa tête quand elle se rendrait compte qu'il était toujours là, et en même temps, il appréhendait tellement son réveil qu'il ne le voulait pas. Surtout qu'il se demandait si elle avait grillé son léger changement de comportement à son égard, ses regards dans son dos, son attitude plus... amicale ? Difficile à décrire mais disons qu'il s'était montré moins indifférent à son égard. Tout comme il s'était amélioré en côté service après-vente en faisant preuve d'un minimum plus d'attention à son égard après leurs ébats depuis ces quatre derniers jours. Rien d'exceptionnel - pour pas se faire griller et lui-même pas sûr de ce qu'il voulait - mais il avait fait en sorte de la porter jusqu'au lit lorsqu'ils ne s'y envoyaient pas en l'air directement dessus, et de moins s'étaler comme un macho ayant fait son travail sur son lit juste après. Un peu plus de subtilité sans pour autant que cela signifie autre chose. Juste qu'avec la perspective de passer toutes ses nuits avec elle sur du plus ou moins long terme vu que la mission prendrait du temps, autant faire preuve d'un minimum d'égard envers elle. Simplement ça. En apparence. Parce qu'en vérité évidemment c'était son affection grandissante qui parlait et qu'il tentait de restreindre avec beaucoup de mal. Dur au final de devoir agir avec indifférence et machisme quand on voulait plus, bien plus...Puis finalement elle se réveilla. Son autre bras le long du corps, le drap toujours remonté jusqu'à son bassin, son générateur luisant comme à l'ordinaire de son éternelle lueur bleutée, il croisa aussitôt son regard et s'appliqua à ne rien laisser paraitre du stress qui l'envahissait et de son rythme cardiaque qui venait de doubler rien qu'en se plongeant dans ses yeux.« Bonjour, Mlle Romanoff... Bien dormi ? » lui demanda-t-il alors en étirant un charmant sourire en coin qui cachait en effet plus que bien ce qu'il ressentait vraiment, du moins pour le momentCar pour la suite, ça serait une toute autre affaire... Qu'allait-elle penser en le voyant encore là alors qu'il ne l'avait jamais fait par le passé ? Qu'il voulait mettre un terme à leurs ébats parce qu'il s'était lassé ? Qu'il en voulait au contraire encore plus au point de rester les matins à l'avenir pour remettre ça ? Qu'il allait lui sortir une connerie Starkienne pour se foutre d'elle ou toute autre chose néfaste qui attisait sa méfiance et parfois il en avait l'impression son mépris à son égard ? Non aucun doute, il était impatient de voir sa réaction, même s'il y avait de grandes chances pour qu'elle lui balance sa froideur indifférente au visage et même si ensuite il rigolerait beaucoup moins quand ça serait à son tour de se lancer sur un sujet sur lequel elle ne s'attendrait certainement pas, et surtout qu'il ne maitrisait absolument pas...
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Natasha Romanoff
~ Admin Armée et Dangereuse ~
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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 21:48

    « Bienvenue en enfer » était la première chose qu’elle s’était dite en voyant le lendemain soir son patron débarquer chez elle comme si de rien n’était pour jouer à cette petite comédie qu’il s’offrait en plus de la mission qu’il lui confiait. A se demander s’il n’avait pas fait exprès rien que pour la torturer de l’avoir repoussé pendant trois longues années. En même temps, il ne savait pas que la donne avait brutalement changée depuis la veille, donc elle se faisait probablement encore des idées histoire de pouvoir lui mettre la faute sur le dos. Seulement voilà, ce n’était pas sa faute. Enfin pas totalement. C’est vrai que cette idée de coucher ensemble au lieu de jouer simplement le jeu n’appartenait qu’à lui mais le fait qu’elle s’était attachée à lui alors qu’il n’avait absolument rien fait en ce sens…c’était bien de sa faute à elle. Elle avait baissé sa garde, elle s’était jugée trop intouchable et maintenant elle en payait le prix, son cœur se faisant lourdement piétiner à chaque connerie qu’il pouvait sortir, à chaque fois qu’ils passaient à l’horizontale. Sans parler de son sommeil qui diminuait comme peau de chagrin au soleil. Toute une mission à ce rythme là et c’était probablement la mort qui arriverait. Soit à cause de l’épuisement soit à cause de son inattention chez les rebelles provoquée par la disparition complète ou presque de ses heures de repos.

    Ils s’envoyaient en l’air, tombaient lourdement sur le lit et pendant que lui partait squatter chez Morphée, elle, elle gardait les yeux grands ouverts jusqu’à ce qu’il doive s’en aller ou jusqu’à ce qu’elle doive prendre la fuite sans tarder parce que les premiers rayons du soleil pointaient le bout de leur nez et qu’elle ne voulait pas avoir à faire à la vilaine assistante aux dents qui rayent sans retenue le parquet avec sa façon de plisser les yeux pour menacer qui ne devait même pas impressionner sa pantoufle de clébard. Alors quand c’était à lui de partir, elle s’arrangeait toujours pour lui tourner le dos et pendant que lui croyait qu’elle roupillait, elle écoutait attentivement chacun de ses mouvements pour se rhabiller et quitter la pièce. C’était seulement à ce moment qu’elle se retournait car à chaque fois il avait prit l’habitude de ne pas fermer la porte de la chambre derrière lui. Pourquoi ? Elle l’ignorait complètement étant donné qu’elle n’émettait aucun son particulier mais au moins ça lui permettait de le regarder partir, de se faire mal, de se faire une raison. Il partait et ne revenait pas. Il se fouttait totalement d’elle et de ce qu’elle était susceptible de ressentir. C’est ce qu’elle devait garder en mémoire pour se protéger. Elle n’avait que ça et le fait qu’elle passait son temps à le vouvoyer en privé alors que lui se permettait allègrement de la tutoyer comme s’ils avaient élevés les cochons ensemble. Le « vous » était cependant son meilleur bouclier. « Vous » lui donnait de la distance et si elle appuyait ça d’un bon regard glacial, il repassait automatiquement au pronom personnel adéquat ce qui la faisait se sentir mieux durant trois minutes avant qu’il ne recommence. En public, c’était plus délicat. Ils devaient jouer le rôle de ce couple glamour et dire « vous » à l’autre était totalement proscrit. Alors quand il lui disait « tu », elle prenait sur elle, du plus profond de son âme et lui répondait par la pareille ce qui à chaque fois écorchait lourdement sa langue, lui nouait l’estomac et lui brisait un peu plus le cœur. Si ça continuait dans cette lancée, il allait aussi falloir lui greffer quelque chose de remplacement pour la garder en vie ou faire comme si parce que déjà qu’il ne restait pas grand-chose depuis le décès d’Alexi alors avec lui…

    L’espoir lui vint finalement à la fin de la première semaine. Etant donné qu’elle était de nouveau amenée à travailler sur le terrain elle s’était remise au sport mais à un niveau plus intensif que celui qu’elle avait dans son quotidien « normal ». Aussi, elle s’épuisait tout en chargeant son esprit de toutes les informations nécessaire à son travail. Abdos, tractions, pompes, jogging, tout y passait pendant qu’elle récitait à haute voix tout ce qu’elle devait connaître et elle se faisait encore plus plaisir lorsqu’elle préparait toutes les méchancetés possibles et imaginables qu’elle pourrait sortir sur le compte de Stark. En général ce moment arrivait lorsqu’elle s’attaquait à son sac de frappe qui bien que n’étant pas un être vivant devait quand même souffrir de toute la rage qu’elle laissait sortir. Là, pile à ce moment de son entrainement, elle avait alors la haine et ne pensait plus une seule seconde à s’amouracher de ce cher Tony. Elle ne voyait que son sac et y mettait toute la force qu’elle pouvait pour se faire du bien, pour laisser aller tout ce qu’elle gardait pour elle, chaque soir quand ils se retrouvaient pour parler travail durant deux bonnes heures avant de finir dans les draps, une fois de plus. Ce qui la divertissait également, c’était Gachette. Un Rottweiler d’une cinquantaine de kilos environ qui bien qu’il se montrait gentil avec sa belle et douce maîtresse, faisait totalement fi de ses principes de gentil toutou en voyant le milliardaire débarquer. Il montrait les crocs, grognait et tant qu’elle ne lui en donnait pas l’ordre, il le suivait à la trace. Un bon gardien comme elle l’avait souhaité en l’achetant auprès de spécialistes du dressage pour la protéger d’une part de tous ces charognards de journalistes qui trainaient devant chez elle pour essayer d’avoir la photo « scoop du jour » mais aussi de la petite main d’œuvre que le camp adverse pourrait envoyer pour espionner l’espionne, un véritable comble. En à peine deux jours, ce chien était devenu son amour le plus grand et le plus précieux, avec lui au moins elle n’était jamais déçue. Il revenait toujours, ne parlait pas pour sortir des âneries à tout va et en plus quand le playboy quittait son lit, il s’empressait alors de venir prendre la place pour que la russe ne se sente pas seule. Il n’y avait aucune logique là dedans. L’animal était plus intelligent que l’homme qui pourtant était doté du QI le plus élevé de la planète.

    Tout allait de nouveau bien donc jusqu’au jour, enfin au soir où un drame se produisit. Alors qu’ils venaient de s’envoyer en l’air une fois de plus et qu’ils étaient à présent allongés l’un à côté de l’autre sur le lit, Tony se retourna. Evidemment il dormait déjà profondément mais inconsciemment il avait changé de position et alors qu’elle, elle s’apprêtait pour sa part à enfin dormir sur ses deux oreilles, débarrassée de tous remords et de toute conscience, il s’agrippa à elle comme un gamin s’accroche à sa mère pour lui faire un câlin. Sur le coup, son cœur avait accéléré son rythme. Le savoir là, si proche d’elle, même quasiment dans ses bras…en une seconde toute ce qu’elle s’était efforcée de construire partit en un tas de ruines. Elle ferma les yeux un instant et se concentra sur son cœur qui devait reprendre un rythme normal pour ne pas réveiller son voisin et lui faire soupçonner quoi que ce soit. Inspiration, expiration…elle devait faire le vide de tout élément perturbateur. Alors, comme on le lui avait enseigné dans son pays natal, elle se focalisa sur son cœur qu’elle voulait faire taire. Lentement, il redescendit à la normale puis encore un peu plus bas et encore. Elle s’arrêta là. Plus c’était pour se faire passer pour mort durant quelques secondes en faisant cesser toute activité de l’organe…un truc que les russes avaient mis au point et que les britanniques avaient piqué pour coller ça à leur célèbre 007. Il se resserra un peu plus contre elle. Si l’espionne devait être à quarante et quelques pulsations, elle remonta subitement à soixante dix, mais c’était beaucoup mieux que le cent dix qu’elle avait du atteindre auparavant. Elle jeta un œil sur le milliardaire. Il dormait aussi paisiblement qu’un nouveau né. Rien qu’à le regarder afficher cet air presque enfantin, elle fut parcourue par l’envie de le serrer à son tour mais elle se ravisa aussi sec, ce n’était pas la solution. Le mieux était d’attendre, ce qu’elle fit pendant trois bonnes heures. Et lorsqu’elle ne s’y attendait plus, il finit par repartir dans son coin pour la libérer enfin. Le réveil indiquait six heures, il allait partir à six heures trente. Pas étonnant que le lendemain elle s’était montrée assez agressive avec lui alors qu’il se vantait d’avoir bien dormi et d’être de nouveau prêt à transpirer de plaisir avec elle. Rien qu’à cet instant, elle avait eu l’immense envie de lui coller un bon coup de son ordinateur portable dans les gencives mais bien entendu, elle ne fit rien de tel. Son cerveau la rappela alors à l’ordre en lui hurlant que si elle continuait à se comporter ainsi il allait finir par la griller et elle s’exécuta presque aussi sec, se remettant au travail encore quelques minutes avant que Monsieur ne décide de changer d’occupation.

    C’est ainsi que s’écoulèrent deux semaines jusqu’à aujourd’hui et bien que Natasha se démenait pour faire taire ses sentiments, rien ne se produisit de très notable chez lui. Il lui faisait l’amour, la portait jusqu’au lit et s’allongeait à son tour pour finir par dormir, bouger dans tous les sens, parler et repartir dès le soleil levé. Alors résignée, elle préféra passer les nuits suivantes à dormir plutôt qu’a essayer de trouver une solution à son problème ou encore attendre un miracle qui ferait qu’un jour il aurait moins la capacité émotionnelle d’une porte blindée. Même son armure devait être plus chaleureuse que lui, même Jarvis. Elle s’endormit sur cette dernière pensée. Comme à chaque fois, dos tourné vers lui pour ne pas le voir, pour se protéger de cet homme qui jouait avec elle, pour ne pas souffrir.

    Au lendemain, elle fut réveillée par la chaleur des premiers rayons de soleil qui vinrent caresser son corps à moitié recouvert par le drap et son visage qui affichait pour une fois un expression reposée. Elle n’ouvrit cependant pas les yeux tout de suite, elle ne voulait pas retourner aussi sec dans le monde Stark ou seul Tony Stark compte et qu’elle, toute seule dans on lit, elle devait avoir l’air bien fine. Doucement elle s’allongea sur le dos se préparant une fois de plus à admirer la charmante vue de son plafond aussi vide que le côté droit de son matelas et lorsqu’elle se décida enfin à ouvrir les paupières, elle se rendit aussitôt compte que la vue était bien différente des autres jours. L’idée s’aggrava encore plus lorsque le son vint avec l’image. IL était encore là. IL n’était pas encore habillé, IL la regardait avec un sourire aux lèvres, IL était près d’elle. La surprise fut telle, que Natasha sursauta violement et qu’en moins de deux elle se retrouva assise, les fesses sur sa table de chevet à la même hauteur que le lit, tenant le drap serré autour d’elle comme pour cacher le fait qu’elle était nue, les jambes à moitié dans le vide et une expression ébahit sur le visage.

    - Maisquestcequevousfaiteslà ? Balbutia-t-elle un instant avant de reprendre un maximum de contenance.


    Cette situation ne lui plaisait vraiment pas. Lui ici, c’est qu’il attendait encore un truc tordu de sa part et elle savait qu’elle allait encore souffrir. Elle déglutit rapidement et comme par enchantement, venu d’on ne sait où, son caractère sibérien refis surface.

    - Quoi ? Vous vous êtes perdu entre la chambre et la porte d’entrée ? Vite une carte et une boussole pour vous aider à retrouver votre chemin….

    Elle plissa les yeux et ne lui laissa pas l’occasion de répondre, le regardant avec un air qui se voilait suspicieux même si le plus normal aurait été qu’elle affiche, un air….d’autoroute.

    - Ou alors vous voulez que je me traine juste enroulée dans mon drap jusqu’à la porte pour vous faire un pseudo bisou d’amoooour devant tous les journalistes qui patientent depuis hier au soir…de quoi faire grimper votre côte de popularité en hausse….youhou c’est les actions Stark qui vont crever le plafond… Lâcha-t-elle assez froidement en brassant de l’air avec son bras libre et en levant les yeux au ciel.

    Elle était en train de craquer, elle le savait même si elle voulait garder la face jusqu’à ce qu’il finisse par évacuer les lieux. Elle n’en pouvait plus de ce jeu stupide qui la torturait alors que lui prenait son pied à chaque seconde.

    - Alors dîtes-moi tout, qu’est-ce que votre esprit si grandiose à encore inventer pour faire plaisir à son propriétaire ? Vous voulez des prolongations horizontales avant de partir travailler ? Vous avez une méchanceté à sortir peut-être ? Un nouveau concept pour rappeler que vous n’êtes qu’un môme qui s’amuse avec toutes les poupées qu’il croise sur sa route ? Allez-y, je suis toute ouïe. Faîtes-moi part de ce plan si génial….Faîtes-vous plaisir...

    Avec le ton qu’elle venait d’employer au moins elle était sûr qu’elle ne se trahirait pas. La colère n’avait rien d’affectif, le ras le bol non plus.

__________________________

Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 21:52

    Okay. Pour un effet de surprise, il avait plus que réussi son coup au vu de la réaction de la jeune femme lorsqu'elle posa les yeux sur lui. D'un sursaut elle se retrouva assise sur la table de chevet derrière elle en remontant le drap contre elle dans une panique manifeste qui étonna pas mal le milliardaire autant qu'il la trouva drôle sur le moment. Enfin, drôle, façon de parler, car la voir s'écarter aussi brusquement de lui comme s'il avait la peste ne lui fit pas plaisir plus que ça. Il aurait pu se contenter de trouver ça comique et d'être très satisfait de son petit effet de surprise, ce qui était le cas, mais pas complètement étant donné qu'il en était arrivé à ne plus être indifférent à l'opinion qu'elle pouvait avoir sur lui. Une opinion qu'il savait très négative vu le comportement dont il avait fait preuve tout au long de ces deux dernières semaines à son égard, volontairement indifférent et macho pour toujours rappeler la limite à ne pas dépasser et le fait que leurs nuits n'étaient que purement physiques et rien de plus. Technique qui avait finalement trouvé sa limite. Ca ne marchait pas avec toutes les femmes. Une première parmi des milliers d'autres venait de passer au travers de ce blindage protecteur sans même s'en rendre compte.

    « Je ne sais pas si tu es au courant, mais on couche ensemble depuis deux semaines, je sais ce qu'il y a sous le drap... » plaisanta-t-il en désignant d'un geste du menton le drap qu'elle gardait fermement remonté contre elle, accompagné de son éternel sourire en coin plus qu'amusé pour l'occasion.

    Un sourire qui lui servait de bouclier parfait également pour ne rien montrer du malaise qui l'habitait réellement. La seconde suivante, elle balbutiait la question qu'il s'était attendu à entendre de sa part, à savoir ce qu'il faisait là. Ce qu'il faisait encore là plus précisément. La gêne et l'air pris au dépourvu qu'elle affichait eut de quoi attiser un peu plus l'amusement du milliardaire qui, toujours accoudé sur son oreiller, prenait un malin plaisir à la regarder alors qu'elle semblait complètement paniquée. Mais cela ne dura pas longtemps, car elle passa à l'opposé en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, et sans plus lui laisser l'occasion de répondre elle enchaîna avec une froideur à laquelle il aurait cru s'être habitué depuis le temps. Mais le fait était que si au début cette froideur sibérienne l'amusait et l'indifférait à la fois, aujourd'hui il en était tout autre : ça le blessait. Et ça même si rien en extérieur ne permettait seulement de le deviner. Pour preuve, la seule réaction qu'il eut à ses répliques acides sur sa capacité à se perdre entre la chambre et l'entrée fut de lâcher un léger rire, comme à chaque fois qu'elle le cassait de cette manière. Pour avoir perdu son chemin, ça il l'avait perdu. Il ne savait plus vraiment où il en était tellement ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait contre toute attente depuis cette période lui était nouveau, inattendu, incompréhensible.

    Haussant un sourcil, accentuant son sourire en coin alors qu'elle l'incendiait, Tony se redressa de son oreiller pour s'assoir au milieu du lit, le drap toujours au niveau de la taille alors qu'il essayait tant bien que mal de ne pas prendre trop à coeur ce qu'elle lui balançait au visage et qu'il encaissait sans rien laisser paraître, se contentant de la regarder se déchaîner progressivement contre lui avec de plus en plus d'agressivité sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Et c'était tout le peu de courage et de résolutions qu'il avait réussi à bâtir ces quatre derniers jours qui s'envolaient à chaque pique qu'elle lui lançait. Elle le détestait.

    « Voilà une idée plus que tentante ! Rien de tel qu'un langoureux baiser pour m'encourager à aller travailler comme tout bon petit couple le ferait ! On pourrait aussi s'envoyer en l'air juste devant la baie vitrée tiens maintenant que j'y pense, vu qu'ils ont des zoom sur leurs appareils photos, je suis sûr que ça rendrait bien en couverture de magasine... » rétorqua-t-il avec un grand sourire tout aussi faux que les autres avec la même volonté de vouloir masquer la vérité derrière cette indifférence puérile qui le caractérisait généralement.

    Là où elle s'énervait, il jouait toujours la même carte, ne sachant quoi faire d'autre. C'était stupide, il le savait. Il voulait lui montrer qu'il la considérait beaucoup plus depuis quelques jours, qu'il ne se fichait pas d'elle, mais pourtant il persévérait dans son attitude de playboy qui n'en a que faire et qui a déjà tout ce dont il a besoin. Et elle persista, signa son style de femme fatale et glaciale en l'agressant de nouveau en lui demandant ce qu'il avait encore bien pu trouver pour lui faire du mal. Et à chaque parole, le regard du milliardaire se perdit un peu plus dans le vide en la regardant, alors qu'il réalisait plus que jamais à quel point elle le méprisait. Il suffisait de voir avec quelle énergie elle s'acharnait contre lui avec ses gestes et ses regards perçants qui accompagnaient à merveille ses paroles quelque peu cruelles pour le Vengeur. Parcouru d'un mauvais frisson alors qu'il sentait son estomac se tordre malgré lui, Tony baissa la tête en lâchant un nouveau rire très léger, mais beaucoup moins arrogant que d'ordinaire, pour ne pas dire quelque peu triste dans le fond, portant une main à sa nuque alors que son regard se perdait sur le matelas.

    « Un plan... Si seulement j'en avais un justement... » marmonna-t-il sur un ton à peine audible, plus pour lui-même que la jeune femme d'ailleurs tant il se perdait dans des pensées beaucoup moins enthousiastes que quelques minutes auparavant.

    Ces quelques minutes auparavant où il avait rassemblé toute sa détermination, sa volonté avec l'espoir de se lancer. Espoir qui lui était retombé au fond de l'estomac comme une enclume sous le coup des paroles de la jeune espionne, dont l'évident mépris lui avait fait prendre conscience qu'il avait vraiment aucune chance d'espérer seulement obtenir sa sympathie ou ne serait-ce qu'un sentiment positif de sa part envers lui. Elle s'attendait à un truc méchant de sa part, lui le "môme" adepte des poupées, c'était ainsi qu'elle le voyait, et de quoi s'étonnait-il de toute façon ? Elle voyait ce que le reste du monde voyait aussi, ce qu'il voulait bien montrer, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même après tout. Et puis franchement il perdait la tête, lui vouloir une relation sérieuse ? Avec elle ? Non. Pas possible. De un il n'était pas fait pour, et de deux elle non plus, du moins pas avec lui. Natasha Romanoff, la Veuve Noire, ou encore surnommée au sein du SHIELD comme étant la "femme de personne", la muse inaccessible. Il comprenait mieux pourquoi vu son caractère sibérien. Un vrai coffre-fort, pire que lui, ou alors c'était juste lui qui était aveugle, ce qui était fort probable d'ailleurs.

    Relevant la tête, la main toujours sur sa nuque comme dans un signe de déception ou de gêne, il croisa un instant son regard, souriant toujours même s'il était clair que le coeur n'y était pas vraiment. Mais il fallait sauver les apparences, comme toujours.

    « Je... Oublie... Ca n'a aucune importance... » lâcha-t-il finalement en levant la main avec nonchalance d'un air négligé avant de venir caresser son bouc le temps d'une seconde, réfléchissant toujours à moitié à cette chose qu'il n'obtiendrait finalement jamais et qui encore une fois pour sa plus grand surprise ne l'indifférait pas, bien au contraire, ressentant un sentiment désagréable et presque douloureux qu'il ne comprenait pas à cette seule idée.

    Il pivota sur le lit pour finalement lui tourner le dos et s'assoir au bord de ce dernier, toujours affublé de ce sourire un peu déçu qu'il n'arrivait déjà plus à transformer en sourire arrogant. Il se retrouva face à la baie vitrée où naissait le soleil à l'horizon. Un cadre qu'il voyait presque chaque jour depuis deux semaines après s'être à chaque fois réveillé auprès de cette femme derrière lui, d'abord en effet avec une indifférence des plus totales et cruelles, puis avec une attention nouvelle, en apprenant chaque matin à ne pas de suite se lever alors que ses yeux s'ouvraient à chaque fois sur une beauté endormie et apaisée, qui ne se masquait pas de froideur à son égard. Oui, l'observer dormir quelques minutes au réveil ou pendant la nuit devait bien être le seul moment où il ne se prenait pas d'iceberg dans la figure. Et alors que son regard se posait un instant sur l'horizon, rien qu'en pensant à ça, les souvenirs de leurs nuits passées sautèrent sur l'occasion de se raviver fraîchement à son esprit, histoire d'enfoncer le clou et de bien lui rappeler qu'il n'aurait jamais rien de plus. La douceur de sa peau brûlante de désir contre la sienne, ses regards incendiaires, ses ongles lacérant son dos, ses étreintes toujours plus puissantes contre ce corps de femme qu'il désirait toujours plus à chaque fois qu'il posait son regard sur elle, à chaque fois que la nuit les entraînait à l'horizontale jusqu'à pas d'heure. Il passa une main sur son visage puis dans ses cheveux, les tirant en arrière avec lenteur en essayant de ne pas faire attention à son rythme cardiaque s'envolant de nouveau.

    « Non en fait si ça en a, » reprit-il finalement en se retournant sans prévenir pour venir se rassoir au milieu du lit, toujours à moitié sous le drap alors que de sa main il venait de fendre l'air comme pour appuyer la vague soudaine de détermination qui l'avait assaillie, « Ca en a pour moi, je veux dire... j'ai besoin de m'en débarrasser, ça m'énerve, je ne sais pas d'où ça vient mais c'est là et il faut que ça sorte, même si je ne sais même pas par où commencer. »

    De nouveau face à elle, le milliardaire avait en effet à la vue de toutes ces soirées, toutes ces nuits, tous ces matins passés avec elle, réalisé qu'il ne serait jamais tranquille, qu'il serait toujours hanté par ces pensées tant qu'il ne vidait pas son sac et qu'il ne se fixait pas sur ce tourment qui le tiraillait depuis quelques jours, et ça même s'il savait parfaitement quelle réponse il aurait en retour et que déjà le stress avait doublé en quelques secondes dès ses premiers mots, et qu'il était loin d'être prêt à s'arrêter en chemin avec la suite.

    « Ca fait quoi, deux semaines à peu près que toi et moi on couche ensemble ? Okay, rien à redire, c'est tout ce dont j'ai à peu près toujours rêvé de la part d'une femme sans rien attendre davantage... Seulement voilà, j'ai comme qui dirait un problème avec ça pour la première fois de ma vie, à cause de toi, enfin c'est pas de ta faute, enfin si mais pas dans le mauvais sens, bon sang je sais pas comment l'expliquer... Pour résumer, ça ne me suffit pas, ça ne me suffit plus. Je... Je veux plus... » lâcha-t-il en la regardant droit dans les yeux pour bien appuyer ses paroles qui n'en étaient pas moins plus que maladroites, en se rendant compte la seconde suivante de ce qu'il venait de dire et du quiproquo que cela pourrait engendrer dans l'esprit de la jeune femme vu sa réputation de coureur, aussi ne lui laissa-t-il le temps de rien faire en reprenant aussitôt, virant progressivement au rouge malgré lui alors qu'il parlait de plus en plus vite sous le coup du stress : « Enfin, quand je dis plus, je ne parle pas de... sexe... Je veux dire, non pas que j'ai à me plaindre, franchement je m'éclate y a rien à dire je n'ai même pas pris autant mon pied au lit depuis des lustres - il étira un sourire en coin amusé en bougeant toujours ses mains devant lui, plongé dans ses souvenirs de toutes ces nuits torrides le temps d'une seconde avant de se reprendre - et bien sûr que j'en voudrais plus si c'était possible, non mais c'est pas ça que je voulais dire, punaise arrête de dire des conneries... »

    Il s'accouda en soupirant sur son genoux replié assis tailleur en se prenant l'arrête du nez entre le pouce et l'index, fronçant les sourcils les yeux fermés alors que la honte montait de concert avec le rouge aux joues, conscient qu'il s'embourbait un peu plus à chaque mot qui franchissait ses lèvres, incapable de formuler clairement ce qu'il avait sur le coeur, nageant en plein concept inconnu. Surtout que rien n'était fait pour l'aider, surtout pas sa propre peur qui le faisait quasiment à chaque phrase dire l'inverse de ce qu'il voulait vraiment dire, comme pour se protéger lui-même et s'empêcher de faire ce qu'il voulait.

    « Ce que je veux dire... » reprit-il en posant la tranche de sa main sur le matelas pour appuyer sa volonté de ne pas s'arrêter en cours de route, sur lequel il focalisa en même temps son regard, se disant qu'il ne valait mieux plus la regarder elle de peur de s'embrouiller de nouveau, plus intimidé que jamais, « C'est que... Je veux plus, dans le sens où j'aimerais que le faux devienne vrai... Je sais que tu ne m'apprécies pas beaucoup, que c'est même plutôt le contraire et c'est plus que compréhensible, que je ne suis qu'un... comment tu dis déjà ? Qu'un môme qui s'amuse avec toutes les poupées qu'il croise sur sa route, que je suis tout sauf quelqu'un de fiable et de... stable, mais justement, j'ai envie d'essayer autre chose, je ne vais pas te mentir, je... même si ça ne se voit pas, j'aime bien être avec toi, sérieusement, je ne dis pas ça pour te jouer un tour ou quoi que ce soit du genre, c'est juste que je ne sais pas comment l'expliquer et encore moins pourquoi ça m'arrive... Mais... j'ai envie d'essayer d'avoir, comment dire... une... relation... sérieuse ? » demanda-t-il tout sauf sûr de lui en la regardant avec une grimace de côté souriante et gênée à la fois, comme s'il ne savait pas si c'était les bons mots à employer, s'ils existaient et s'ils étaient bien placés dans le contexte actuel tellement il ne les employait jamais, et surtout tellement il était intimidé à la seule idée de parler de ça avec elle, pour elle, qui n'imaginait pas à quel point ça lui coûtait de ravaler sa fierté et son arrogance, de mettre de côté son blindage anti-émotions pour lui parler de tout ça. Sans pour autant parler véritablement de sentiments. Juste des sous-entendus sur le fait qu'il ne la considérait pas comme une fille parmi tant d'autres, sur le fait qu'il s'était attaché à elle finalement malgré tout.

    Il resta figé quelques secondes avec cette expression, son regard planté sur elle alors qu'il prenait de nouveau le risque de se perdre dans la contemplation de cette beauté froide mais si hypnotique qu'elle possédait. Le silence était tombé dans la pièce, ses derniers mots semblant y résonner en écho comme pour mieux achever celui qui les avait prononcé. Un silence qui mit en évidence le rythme extrêmement rapide du coeur du milliardaire qui l'entendait plus que jamais, au même titre qu'il se retrouvait envahit d'une nouvelle vague de honte, pire qu'un tsunami alors qu'il virait subitement au rouge. Il aurait voulu à ce moment précis disparaître totalement de la surface de la Terre ou au moins de son champ de vision.

    « Okay non oublie tout ce que je viens de dire, c'était stupide, je déraille complètement c'est le matin j'suis mal réveillé j'ai besoin d'un café... Bon sang mais comment ils font les gens normaux... N'importe quoi nul nul nul nul nul... » marmonna-t-il alors qu'il venait ni une ni deux de plonger sa tête droit sous son oreiller comme un gosse pour justement disparaître du champ de vision de la jeune femme, ou du moins faire en sorte qu'elle disparaisse du sien.

    Car il voulait tout sauf voir la moquerie qui envahirait son visage aux charmes russes qui pouvait être si cruels. Il aplatit l'oreiller sur lui en agrippant les côtés avec ses mains pour le refermer complètement sur sa tête, se fondant dans le noir alors que son visage était malgré tout tourné vers elle bien qu'il eut fermé les yeux avec une force significative de son envie de se faire tout petit. Oubliant évidemment que le reste de son corps restait parfaitement visible ou du moins son dos jusqu'à son bassin, le reste étant toujours caché par le drap. Mais peu importait, tout ce qu'il voulait, c'était que ce moment désagréable où pour la première fois de sa vie il se trouvait intimidé par une femme et plus honteux que jamais passe vite et qu'on n'en parle plus après. Qu'elle rigole, se moque, et qu'elle parte. Vite vite vite. Ca lui serait moins douloureux à encaisser du moins l'espérait-il.

    Franchement, était-il fou ? Comment avait-il pu seulement espéré une telle chose ? Comment avait-il pu se lancer alors que c'était perdu d'avance ? Autant de par le fait qu'il ne se croyait même pas capable de changer ses habitudes de coureur que celui qu'elle le détestait à n'en pas douter. Il s'était accordé tout seul sur le fait de la tutoyer là où elle le vouvoyait, rien que pour l'embêter, certes, mais pas seulement. L'envie d'abaisser les barrières de glace entre elle et lui y était aussi pour quelque chose même si elle n'avait pas compris ça dans ce sens, ce qui était normal en même temps vu la vision qu'elle avait de lui. Une image qui lui collait visiblement trop à la peau et dont il ne se déferait jamais. Le playboy milliardaire insensible. Génial. Après un dernier soupir, Tony jugea donc préférable de faire comme qui dirait le mort sous son oreiller, sans plus bouger, attendant que son bourreau si sexy mais cruel veuille bien le laisser seul avec sa honte qui aurait certainement raison de lui dans les prochaines minutes. Ca allait le poursuivre, il était sûr qu'elle allait à l'avenir se faire un plaisir de lui rappeler ce moment aussi souvent que possible pour se venger de ses piques et de son comportement de macho. Bon sang mais quel idiot quand même, tout ça à cause de cet envoûtement qu'elle avait déclenché dès qu'il avait su regarder plus loin que le bout de son nez pour comprendre qu'il avait un être humain à côté de lui, et même plus que ça, un ange inaccessible qu'il s'était surpris à regarder dormir de plus en plus souvent dans le silence de la chambre, à se laisser bercer par sa seule respiration.

    C'était mieux ainsi de toute façon, aucune chance que ça marche, et puis ce n'est pas comme s'il était amoureux, non, juste qu'il l'appréciait. Mieux valait le dire comme ça, surtout qu'il était incapable encore de distinguer l'amour de l'affection étant donné qu'il n'avait jamais ressenti ce sentiment pourtant universel. Un sentiment qu'inconsciemment justement il aurait voulu découvrir avec elle, voir, tester, ce qu'était ce soit disant bonheur qui s'associait à la vie à deux, lui qui s'en était toujours privé de lui-même à cause de son statut, sa vie et tant d'autres choses encore. Aujourd'hui, il était curieux et en même temps il n'avait pas le choix de l'être dans ce sens, tombé plus qu'involontairement sous son charme. Etre égoïste pour la première fois depuis longtemps, ça lui aurait bien plu, mais il fallait croire qu'il n'était pas destiné à ça. Tant pis. Que pouvait-il y faire ? Il ne pouvait pas la forcer à l'apprécier même un peu. C'était une solitaire, comme lui, point final, il allait devoir s'en tenir là et reprendre le cours de sa vie de Playboy.

    Il ne s'était de toute façon pas fait beaucoup d'illusions. Mais au moins il était fixé. C'était fait plus besoin de se torturer sur le sujet, même si c'était plus facile à dire qu'à faire vu le rythme cardiaque toujours aussi élevé qui malmenait sa poitrine. Quoi qu'il en soit, affalé sur le ventre toujours sous l'oreiller qui lui offrait un faible réconfort pour le malaise et la honte qui le submergeaient toujours, servant au moins à masquer le rouge qui avait envahit son visage, Tony s'appliqua désormais à faire l'autruche morte, sans plus faire aucun mouvement, juste à attendre qu'elle s'en aille, elle et tout ce chamboulement qu'elle provoquait en lui sans qu'il ne puisse rien y faire. C'était pour ainsi dire la première fois qu'une femme avait une telle influence sur lui sans même s'en rendre compte, au point de le faire se sentir vulnérable, tout petit et misérable sous son regard. Il ne restait donc plus qu'à espérer qu'il n'ait pas été trop mordu pour pouvoir rapidement passer à autre chose.

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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 22:46

    Natasha était indéniablement en rogne contre lui. Elle aurait pu l’étrangler, l’égorger, lui faire ravaler sa fierté en espérant qu’il s’étouffe avec, elle l’aurait fait. Le seul hic, c’est qu’à l’heure actuelle elle en était incapable. Elle avait beau vouloir le refuser, sa colère n’occupait que vingt cinq pour-cent d’elle-même, les soixante quinze qui restait c’était tout ce qu’elle s’évertuait à faire taire à mesure que lui la manipulait pour son bon plaisir. « Le cœur à ses raisons que la raison ignore », quelle bonne blague. Rien avoir avec de la philosophie juste un moyen détourné pour dire « tu aimes tellement souffrir que tu t’es entiché du pire mec que la Terre puisse porter ». Et voilà qu’en plus elle finissait par se l’avouer ouvertement.

    Toujours à moitié assise sur sa table de chevet parce qu’elle n’avait pas envie de revenir auprès de lui pour subir de plus près sa bêtise et tenant fermement d’une main son morceau de drap qui couvrait plus ou moins son corps, elle se mit alors à le fixer avec une grande froideur. La petite plaisanterie qu’il avait sorti en réponse à une de ses remarques ne lui avait guère plus et pourtant elle savait qu’il ne devait être qu’au minimum. Le silence se fit, elle voulait vraiment savoir à quoi rimait ce si soudain changement d’habitude de sa part, se préparant cependant mentalement au pire, ou tout du moins essayant car à chaque fois qu’elle imaginait ses réponses à un certain niveau, il s’avérait que la plupart du temps, elle arrivait en dessous de la réalité.

    Regard dans le vide, paroles inaudibles, à croire qu’il lui préparait quelque chose de très tordu. Les battements de son cœur s’accélérèrent, ce petit suspense était presque intenable. Qu’elle nouvelle close pour la mission venait-il d’inventer ? Il n’espérait quand même pas monter un faux mariage public ou un truc du genre ? Parce que si c’était ça, elle le mettait directement dehors et il pouvait dire adieu à sa dévouée employée, affaire officieuse en cours ou pas. Les secondes s’écoulèrent, enfin elles s’étirèrent du point de vue de la jeune femme jusqu’à ce qu’il la regarde de nouveau avec un air un peu particulier. Celui-là, elle n’avait pas souvenir de l’avoir déjà vu sur son visage où alors elle n’y avait pas réellement fait attention trop occupée par ses pensées si encombrantes ces derniers temps. Il ouvrit la bouche et ce qui finalement en sorti n’eut sur le coup aucun sens à ses oreilles. Il lui demandait d’oublier quelque chose qui en plus n’avait apparemment aucune importance. Elle fronça légèrement le sourcil. Si en plus il se mettait à lui parler en code, ils n’allaient pas s’en sortir.

    Qu’est-ce qu’il voulait qu’elle oublie ? Son comportement de crétin ? Ses manières de macho ? Ca c’était plutôt mal barré. Et avant qu’elle n’ait le temps de lui demander de quoi il parlait, il pivota pour lui tourner le dos. Waouh. Était-il malade ? Et ce pseudo sourire qu’il avait affiché alors qu’il était évident qu’il n’avait pas envie de sourire plus que ça, qu’est-ce que ça signifiait ? Se pouvait-il que elle, humble espionne mortelle ait par ses remarques touché en plein cœur le grand Tony Stark ? Non, impossible…pour ça il faudrait déjà qu’il ait un cœur et sur ce point elle avait déjà les idées toutes faîtes depuis bien avant qu’ils ne couchent ensemble. Mais alors quoi ? Elle ouvrit la bouche pour lui demander des précisions dans ses propos, des détails sur ce qu’il fallait qu’elle passe à la trappe, sur ce qui n’avait pas d’importance quand il se retourna de nouveau dans sa direction après s’être passer une fois de plus la main dans les cheveux.

    Son cœur s’emballa. C’était un peu comme si elle allait enfin avoir son cadeau le jour de son anniversaire. Il était visiblement décidé à lui dire un peu plus que trois mots en désordre aussi, elle serra les lèvres et l’observa avec attention. Il prit aussitôt la parole et malheureusement pour la russe, ses nouveaux propos n’eurent pas plus de sens que les précédents. Pourquoi diable tournait-il en rond ? Il n’avait qu’à tirer sur le pansement un bon coup sec et puis partir après, c’est pas comme si ça allait être une première insurmontable pour elle. Pendant une fraction de seconde, elle fut alors parcourue par l’envie de lui faire de grands signes des bras tout en lui balançant qu’elle n’entravait pas un mot de ce qu’il disait ou essayait de dire, mais elle se retint. Vu son air à moitié sérieux, ça aurait été déplacé et puis il avait l’air lancé alors mieux valait ne pas l’interrompre.

    En quelques secondes, il résuma leur relation puis embraya sur un tas de choses plus ou moins bizarres sur le fait qu’il n’avait pas à se plaindre mais qu’il en voulait plus. De sexe ? Oh là il rêvait. Une fois tous les soirs c’était déjà bien, c’était même limite trop pour elle qui essayait de se détacher de lui et de ne rien ressentir de plus qu’une relation patron employée. Pourtant, il ne lui laissa pas le temps d’en placer une et renchaina pour s’enfoncer un peu plus dans une galère sans nom qui effaça la moindre expression du visage de son interlocutrice. Elle avait le droit d’au moins lui en coller une ? Main libre prête à partir, il finit par s’arrêter de lui-même. Une chance, parce qu’une seconde de plus et il avait la marque de ses cinq doigts sur la joue. Il soupira fortement, elle fronça de nouveau le sourcil. Qu’est-ce qu’il avait à balbutier comme ça lui la grande gueule toujours prêt à sortir des conneries quatre fois plus grosses que lui, à rabaisser les femmes pour un oui ou pour un non ? Il avait passé une mauvaise nuit ? Il manquait de sommeil ? Si ce n’était que ça, il avait qu’à décider de freiner les parties de jambes en l’air, ça ne la dérangerait pas le moins du monde.

    Il finit par reprendre, un peu plus posément mais toujours aussi hésitant, préférant regarder le matelas plutôt que de plonger son regard dans le sien pour un vrai face à face et ce qui sortit de sa bouche laissa Natasha totalement muette. Avait-elle bien compris ce qu’il avait dit ? N’était-ce pas un mauvais tour de son cerveau grandement influencé ? Son cœur passa une nouvelle vitesse. Il y avait en elle un mélange de surprise, de joie et de panique. Surprise qu’il puisse sortir une telle chose, joie de voir que finalement il n’était pas un cas si désespéré que ça, panique parce qu’elle doutait terriblement de ce qu’il venait de dire. Elle n’était pas sûre d’avoir compris ce qu’il avait voulu lui dire et n’avait vraiment pas envie de se ridiculiser et de prendre le risque de se découvrir parce qu’elle aurait mal interprété tous ces mots qui s’étaient alignés les uns derrière les autres pour former quelque chose que son cœur, son corps et son cerveau avait saisit au même moment.

    Tout se bouscula dans sa tête. C’était à la fois si simple et si compliqué. Elle voulait parler mais ne savait pas quoi dire. Elle voulait bouger mais ne savait pas quoi faire. Le silence s’installa tandis qu’ils se regardaient plus ou moins directement. Bah mince, celle-là elle ne s’y était certainement pas attendu, de même que son expression gênée, ses joues qui s’empourpraient lentement mais sûrement. Elle s’était plantée ! Ce type là avait un cœur en plus de son générateur ! Bon il était planqué très en dessous de la couche primaire mais il y avait bel et bien quelque chose là-dessous. Et elle qui venait juste avant de l’enfoncer, de le critiquer comme c’était pas permis. La boulette. Pas étonnant que son premier sourire avait diminué à vue alors qu’elle lui envoyait toutes les méchancetés qu’elle avait à disposition en plein visage. Elle prit une légère inspiration pour à la fois se calmer, prendre le risque de l’avoir mal comprit, se décider à dire quelque chose mais une fois de plus, il ne lui laissa pas le temps, lui demandant alors d’oublier ce qu’elle venait d’entendre qu’il avait fait une bêtise….blablabla. Ah non, il avait commencé il devait finir et assumer. Sa main serrant le drap se relâcha doucement tandis que de son côté il s’empressa de se planquer sous son oreiller comme pour disparaitre. Elle ne pouvait pas se méprendre. S’il faisait ça, ce n’était pas par plaisir ou par amusement, ce qu’il venait de dire était vrai. Il s’était attaché à elle. Un sensation de soulagement l’envahit et lui permit alors d’afficher un sourire en le voyant tenter de se planquer, de disparaitre sous le tas de plumes alors qu’il restait tout son dos à découvert. Un vrai gamin…un type pas si con, un mec bien, un homme très attachant et terriblement craquant.

    Elle descendit doucement de sa table de nuit pour se mettre sur ses deux pieds et elle le contempla quelques minutes de plus. Avouer ça n’avait pas du être simple pour lui, elle le savait parce qu’elle-même en avait été incapable. Et elle qui l’avait traité comme un gros nul…Il fallait qu’elle se fasse pardonner et elle savait à moitié comment, poussée par son instinct de femme et son expérience dans le domaine de l’amour. Elle revint donc près de lui, s’allongeant sur le côté, accoudée sur son oreiller, tête posée sur sa main et de l’autre, elle se mit à tracer du bout des doigts un petit chemin sur son dos.

    - Hum…Certains l’écrivent, d’autres le chantent. Il y a ceux qui se contentent d’un bouquet de fleur et ceux qui sortent le grand jeu…mais en général la question qui revient le plus souvent, c’est « tu voudrais sortir avec moi ? » quoi que certains attaquent directement avec « tu voudrais faire un petit bout de route avec moi ? » même si ça prête à confusion….On a aussi ceux pour qui ça coule de source. Pas besoin de le dire, ils se comprennent d’un regard…

    Elle s’arrêta un instant, songeant que ce dernier cas s’était appliqué à elle et à Alexi mais comme Tony n’était pas lui, elle allait devoir faire l’effort de prendre certaines initiatives et aussi de lui apprendre certains trucs.

    - Donc, à la question « si moi je veux bien sortir avec toi…avoir une relation plus sérieuse» je dois dire que je n’y vois pas d’inconvénient…m’enfin après c’est toi que ça regarde, si tu veux que j’oublie… je crois que j’y arriverais…

    Évidemment elle mentait, ce qu’il venait de lui demander plus ou moins maladroitement, elle n’était pas prête de l’oublier bien au contraire étant donné que ce qu’il croyait n’aller que dans un sens allait en fait dans les deux.

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«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 22:48



    Pitoyable.Lamentable. Honteux. Ridicule. Stupide. Voilà de quoi était en train de se traiter le Vengeur entre autres choses, planqué sous son oreiller avec l'énergie que le désespoir d'avoir réalisé sa stupidité avait réussi à lui donner. L'image de la jeune femme le regardant immobile juste après sa pseudo déclaration plus maladroite que jamais pendant ces secondes silencieuses qui lui avaient parues interminables le hantait pour ne rien arranger, maintenant par ce simple fait le rythme effréné de son coeur et surtout le rouge pivoine qui teintait son visage, heureusement caché. Mais quelle honte. Et quelle réaction encore plus honteuse d'ailleurs, étant donné que faire l'autruche morte ne changeait rien au fait qu'elle pouvait encore le voir et donc se moquer ouvertement. Les yeux fermés, ne bougeant plus du tout, il imaginait cruellement le grand sourire qu'elle devait affichait et qui précèderait sûrement des paroles qui n'en finiraient pas de l'achever dans son malaise.

    Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Demander une relation sérieuse, lui ? Et surtout, avec une telle femme ? Comme s'il pouvait seulement espérer ça de sa part ! Elle devait placer la barre bien au-dessus en matière d'hommes, il avait rêvé éveillé de croire qu'il pourrait seulement la satisfaire un tant soit peu alors qu'elle ne pouvait pas le voir en peinture et qu'elle le considérait comme les derniers des enfoirés, ce qu'il était à vrai dire, surtout avec les femmes. Ce qui était encore plus fou, c'était de croire qu'il aurait pu changer un tant soit peu pour se "contenter" d'une seule. Pourquoi en était-li arrivé à penser une telle chose ? La réponse se situait sur la table de chevet. Elle lui plaisait et pas qu'un peu, et surtout pas seulement physiquement parlant. Dans sa grande rêverie il avait imaginé pouvoir changer, pouvoir faire des efforts pour elle... Stupide là encore.

    Il avait vraiment eu tout faux sur toute la ligne. Et maintenant il s'en mordait affreusement les doigts. Surtout qu'il venait certainement de plomber leur "petite routine nocturne", il ne pourrait tout bonnement plus espérer pouvoir repasser à l'horizontale avec elle, il aurait trop honte et il ne se voyait pas s'enflammer avec elle tout en sachant qu'elle savait ce qu'il ressentait à son égard et qu'il faisait des efforts pour se retenir, se contenter du physique alors qu'il voulait plus. Elle se foutrait de sa gueule à n'en pas douter. Et bon sang, que ça allait être encore plus dur de feindre d'être en couple avec elle en public, de la tenir par la taille, la main, de l'embrasser, de rester près d'elle alors qu'à chaque geste affectueux ils sauraient tous les deux que lui ne le feignait pas vraiment. Encore des moqueries, voilà ce qu'il récolterait en privé une fois hors des champs des caméras. Disparaître, mais vraiment, ne plus exister à ses yeux, voilà ce qu'il désirait plus que tout, ou presque. Pas plus qu'elle. Mais comme il venait de plomber des chances qu'il n'avait au final jamais eu...

    Continuant à se maudire intérieurement, il sentit alors après quelques instants de pur silence, le matelas bouger légèrement à côté de lui, et comprit qu'elle venait de revenir sur le lit. Pas loin de lui. Par réflexe, sa main se resserra un peu plus sur le bord de l'oreiller pour le garder bien replié sur sa tête, comme un geste de protection, de crainte. Son coeur avait quant à lui manqué plusieurs battements à la seule idée de la savoir juste là à côté, avant d'en doubler le rythme déjà loin de la normale. Il avait l'impression qu'il battait tellement fort dans le silence de la pièce qu'elle pourrait l'entendre sans effort et s'en moquer de plus belle tant cela signifiait bien qu'il était presque mort de peur, totalement intimidé par sa présence et la position de force dans laquelle elle se trouvait par rapport à lui depuis qu'il s'était plombé tout seul. Qu'allait-elle donc faire ? Comment allait-elle s'y prendre pour l'achever ? Pour lui faire payer son sale comportement de playboy macho de ces derniers jours passés ensemble ? Il allait déguster. Un mauvais moment à passer, juste un mauvais moment à passer... Voilà ce qu'il se disait pour tenir bon. Ne pas bouger. Faire le mort. Attendre que ça passe. Et qu'elle parte.

    La torture commença alors qu'il sentit soudain ses doigts délicats se perdre sur son dos pour le remonter lentement. Surpris, ce doux mais cruel contact lui provoqua un frisson plus que visible qui parcourut son dos de haut en bas, ses muscles se contractant légèrement le temps d'une fraction de secondes. Bon sang, elle allait jouer avec lui comme un chat jouant avec une souris déjà à moitié morte. Parce que là, il en venait presque à considérer la mort comme plus douce plutôt que de se voir humilié de la sorte, et surtout de savoir qu'il n'aurait jamais cette femme qui l'avait marqué et fasciné au point qu'il s'en soit attaché plus qu'il ne l'aurait jamais cru, et à un point qu'il n'imaginait pas dans toute son ampleur, ne ressentant que la partie immergée de l'iceberg.

    Cependant, alors qu'il continuait à creuser tout seul sa tombe en se promettant qu'une fois sorti d'affaire, il n'accorderait plus jamais une seule attention un tant soit peu affectueuse à une femme pour ne pas souffrir de nouveau de la sorte, la silence fut brisé par la voix de la jeune espionne. Sa voix... Une autre torture tant il s'était habitué à l'écouter avec bien plus que ses oreilles, à se laisser bercer par elle quand elle lisait ses rapports sans remarquer qu'il décrochait toujours au bout de quelques secondes, lui-même incapable de s'en empêcher. Même pour le rabaisser, pour lui balancer ses répliques sibériennes, il ne pouvait s'empêcher d'en être fasciné. Raaaaah stop. Elle allait assez le torturer comme ça pour qu'il n'y ait pas besoin qu'il en rajoute lui-même à sa souffrance qu'il tentait toujours de cacher, d'étouffer sous son misérable oreiller, seul rempart contre la jeune espionne que cela devait bien faire rire.

    Voilà qu'elle se mit à énumérer les moyens normaux pour proposer à quelqu'un de sortir avec lui, remuant le couteau en mettant bien en évidence qu'il avait tout foiré, qu'il avait été complètement à côté de la plaque comparé à ces façons-là auquelles il n'avait même pas pensé. Lui le grand génie. Le grand Directeur intransigeant du SHIELD. Le super-héros d'acier au coeur tout aussi dur que l'armure, il était bien ridicule. Un gamin tout timide planqué sous son oreiller par peur de la Grande Dame, on était bien loin de la carrure politique et charismatique qu'il affichait d'ordinaire, intimidant et si sérieux. Rien que de sentir ses doigts taquiner doucement son dos lui donnait l'impression qu'il allait défaillir, et en même temps il adorait ça, ce contact tout simple, juste parce que c'était elle. Mais il aurait du fuir, se barrer de ce lit et de cette chambre aussitôt qu'il s'était rendu compte de sa connerie et ne pas lui laisser le loisir de l'enfoncer un peu plus. Il ne lui en voulait même pas de l'achever dans sa honte, pas plus qu'il ne lui en avait jamais voulu de lui jeter ses glaçons à la figure à la moindre occasion ces derniers temps. Il le méritait et il le savait.

    Seulement elle ne semblait pas si cruelle qu'il n'y paraissait d'après le ton de sa voix, il avait à chaque mot un peu plus l'impression qu'elle souriait de la situation mais pas forcément méchamment. Où voulait-elle en venir ? Tony était curieux, il ne voulait rien espérer pour ne pas tomber d'encore plus haut, mais en même temps, c'était tellement tentant... Juste le son de sa voix, pire que le chant des sirènes, hypnotique, parfait pour donner un espoir qu'elle pourrait reprendre aussitôt. Elle marqua une pause, qui redonna l'impression au milliardaire qu'on pouvait entendre les battements de son coeur à des kilomètres à la ronde, encore plus malmené par ce suspense étrange qu'elle venait de provoquer. Et finalement, elle reprit la parole, et il n'en crut pas ses oreilles. Elle acceptait ou bien avait-il halluciné ?

    Le silence retomba, encore plus lourdement. Il ne bougea pas d'un pouce pendant plusieurs longues secondes, comme pour laisser le temps à son cerveau de bien enregistrer l'information. Sauf que là il en venait sérieusement à douter de la réalité des faits pour le coup. Peut-être était-il encore en train de dormir ? Peut-être était-ce encore un de ses cauchemars ou de ses rêves bizarres ? Un désir tellement profond de pouvoir être avec elle que son inconscient lui jouait des tours cruels pendant son sommeil ? Voulant en avoir le coeur net, il souleva alors tout doucement le côté de l'oreiller pour créer un léger espace lui permettant de voir un peu à l'extérieur. Elle était bel et bien là, juste à côté de lui, accoudée sur l'oreiller à le regarder. Son sang ne fit qu'un tour. Le fait de croiser si vite son regard alors que la honte ne l'avait en rien quitté, bien au contraire vu qu'elle redoubla par ce simple échange, le fit refermer aussitôt l'oreiller sur son visage pour se cacher de nouveau. Mais il ne rêvait pas, elle était là, bien réelle, toujours aussi belle à en crever. Aussitôt ses derniers mots flottant encore dans ses oreilles, il sortit brutalement la tête de sous son oreiller, pris par la peur panique soudaine qu'en effet elle oublie ce qu'il ait dit et ne veuille pas sortir avec lui.

    « Non, non, surtout pas ! » s'exclama-t-il en se redressant avec une précipitation tout aussi maladroite que ses babillages précédents alors qu'il la regardait avec l'expression véridique de sa peur sur le moment.



    I'm running out of ways to make you see
    I want you to stay here beside me
    I won't be ok and I won't pretend I am

    Ajouté à cela l'épi qui s'était formé sur sa tête en sortant si rapidement de sous l'oreiller et qui lui donnait encore un peu plus l'air d'un gamin sortant du lit, ce qui était quelque peu le cas de toute manière. Se rendant compte aussitôt de sa réaction un peu trop précipitée et montrant donc un peu trop sa volonté plus que réelle de ne pas la perdre, chose qu'il ne voulait pas, il vira de nouveau au rouge et laissa sa tête retomber sur l'oreiller, sur le front. Il ferma les yeux le temps d'un instant comme pour faire partir ce nouveau "grillage" qu'il venait de subir malgré lui. C'était dingue, c'était la première fois que de telles choses lui arrivaient, et en un temps plus que réduit. Il perdait ses moyens sous son regard qui l'avait dévêtu de toute armure depuis quelques minutes sans qu'il ne puisse rien y faire. Il tourna légèrement la tête vers elle avec un petit sourire gêné, le front toujours sur l'oreiller, un oeil fermé contre le tissu de ce dernier.

    So just tell me today and take my hand
    Please take my hand
    Please take my hand

    « Alors... C'est okay ? Je veux dire, on est... ensembles ? Y a pas de... truc à signer ou quoi que ce soit du genre ? » lui demanda-t-il toujours intimidé par cette situation qui ne ressemblait à aucune autre qu'il avait déjà vécue, se réfugiant derrière une touche d'humour maladroite pour essayer de masquer sa gêne.

    Just say yes, just say there's nothing holding you back
    It's not a test, nor a trick of the mind
    Only love

    Il finit par se redresser de nouveau en s'accoudant des deux bras sur le matelas, toujours sur le ventre mais à moitié tourné vers elle, son regard comme aimanté par son visage à la recherche du moindre sourire, du moindre signe qui pourrait le mettre un peu plus à l'aise et non lui faire comprendre qu'elle se fichait de lui, peur qui ne l'avait pas forcément quitté. Mais il enchaîna, toujours aussi peu sûr de lui.

    « Non parce que... Je, comment dire, c'est la première fois... pour moi... Wow ça me fait bizarre de dire ça... et va falloir être un peu indulgente au début... le temps que je comprenne la logique du truc - il fit quelques ronds dans l'air avec son index pour imager rapidement - parce que hum, j'ai jamais lu le mode d'emploi de la vie à deux... » reprit-il en se frottant nerveusement derrière l'oreille, son épi trônant toujours au sommet de son crâne sans qu'il ne s'en soit rendu compte.

    It's so simple and you know it is
    You know it is, yeah
    You're the only way to me
    The path is clear
    What do I have to say to you
    For Gods sake, dear

    Puis soudain il se redressa un peu plus, venant de réaliser quelque chose.

    « Hey mais dis-moi, j'ai rêvé où Mademoiselle "vouvoiement" m'a tutoyé ? Ah, les espionnes, toujours dotées d'une remarquable capacité d'adaptation... » fit-il avec un regain d'arrogance et d'espièglerie dans le sourire en coin qu'il afficha à son égard, sautant sur l'occasion d'inverser les rôles et de se délester de sa propre gêne.

    Just say yes, coz Im aching and I know you are too
    For the touch of your warm skin
    As I breathe you in

    Mais aussi par curiosité étant donné qu'elle avait passé ces deux dernières semaines à le rappeler à l'ordre en le vouvoyant là où lui prenait un malin plaisir à la tutoyer en retour exprès. Et voilà qu'elle l'avait tutoyé avec une facilité désarmante quelques secondes auparavant. En même temps il savait que ça n'était que de la logique pure et dure étant donné qu'ils venaient tous deux de briser les barrières qui les séparaient, le vouvoiement en faisait partie, mais Tony avait tout simplement voulu saisir la perche au vol pour retrouver un minimum d'assurance face à elle. Tout ça sans réaliser encore pleinement ce qui était en train de se passer, le changement qui était en train de s'opérer dans sa vie. Pour l'instant il n'avait d'yeux que pour elle juste là face à lui, dont il mourrait d'envie de déposer de multiples baisers sur sa peau, de venir capturer ses lèvres pour sceller l'évènement, mais c'était trop tôt, et il n'osait pas. Pas comme ça. Si vite. Alors qu'il n'était sûr de rien. Il vivait plus que l'instant présent, c'était un rêve, un très beau rêve qu'il ne voulait briser pour rien au monde tellement tout lui semblait surréaliste, il aurait tout le temps de réaliser le tout plus tard comme il se devait.

    Just say yes


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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 22:49

    Allongée là près de lui, Natasha ne pouvait s’empêcher de sourire. D’une part parce qu’elle trouvait la réaction de Tony assez marrante mais d’autre part parce qu’elle tentait de dissimuler au mieux le fait qu’elle s’était terriblement éprise de lui et ce depuis leur deuxième nuit. Elle ne voulait pas prendre le risque de se faire trop rapidement griller. Après tout elle lui avait dit oui mais pour le moment elle n’était sûre de rien. Ca se trouve, elle avait tout simplement halluciné et s’était aventurée trop loin…Pourvu que non. Elle laissa ses doigts s’aventurer sur son dos encore un peu, il fallait paraitre naturelle…enfin quoi que…si elle s’était fait des idées, ce genre de geste ne la trahissait qu’un peu plus. Pourquoi était-ce si compliqué ? Ils pouvaient pas faire comme les autres ? Son cœur battait à une vitesse moyenne parce qu’elle en avait décidé ainsi mais elle savait très bien que si elle cessait de tout contrôler alors là ça serait une véritable cacophonie.

    A peine eut-elle terminé sa phrase qu’il sortit aussi sec la tête de sous l’oreiller. Durant un quart de seconde, elle cessa de respirer. S’était-elle trahie ? Allait-il se moquer d’elle ? Elle devait rester calme et il fallait qu’elle assume. Tant pis si ça allait la suivre tout le restant de sa vie. La jeune femme ne prêta pas de suite attention à la coiffure qu’il arborait à présent trop absorbée par ses lèvres et ce qui allait en sortir la seconde suivante. Il refusa alors qu’elle se permette volontairement d’oublier dans une exclamation précipitée, ce qui tout d’un coup la rassura grandement. Bon sang, ce que ça faisait du bien d’entendre un truc de ce genre. C’était officiellement la preuve qu’elle n’avait rien inventée, qu’elle ne rêvait pas. Il y avait bel et bien un truc entre eux et dans les deux sens. Elle sourit de plus belle surtout lorsqu’il se laissa retomber rapidement sur son oreiller en s’apercevant qu’il avait répondu plus vite qu’il ne l’aurait voulu. A présent il la regardait d’un œil et légèrement hésitant.

    - Hum... Oui c’est ok, on est ensemble. Souffla-t-elle à sa question. Et non, il n’y a absolument rien à signer. En fait c’est comme si on jouait notre couverture aussi en privé, sauf que là on ne fait pas semblant…Rien de plus.

    Il changea une fois de plus de position. C’est à cet instant qu’elle remarqua enfin son épi, mais elle se retint de vraiment rire afin qu’il ne le prenne pas de travers en rapport avec ce qu’il était en train de lui dire, du fait que c’était pour lui une première.

    - Je ne suis pas là pour me moquer de toi et je ne vois vraiment pas pourquoi je le ferais. Tu as tout ton temps mais un conseil, n’essaie pas de trouver ce mode d’emploi de la vie à deux…il n’existe pas. Tout se passe ici.

    Elle posa le bout de son index sur le torse de Stark pour désigner son cœur.

    - C’est le seul guide que tu dois suivre. Oh, et surtout n’essaie pas de cadrer ça dans du rationnel ou je ne sais pas quoi d’autre qui obligerait ton cerveau à fonctionner comme si tu travaillais. Ca n’entre nulle part. C’est comme ça, il n’y a pas vraiment de choses particulières à comprendre.

    L’espionne laissa sa main retomber mollement sur le lit et l’observa attentivement essayant elle-même de réaliser tout ce qui se passait. C’est vrai qu’elle avait déjà une expérience du sujet mais cela faisait tellement longtemps que ça n’avait pas été aussi intense… Elle savait évidemment depuis quand exactement cependant elle ne voulait pas trop y penser, elle voulait faire ce qu’elle souhaitait depuis quelques temps maintenant, c’est-à-dire passer à autre chose. A une époque, elle n’avait pas vraiment su quoi, mais aujourd’hui elle le savait, elle l’avait sous les yeux avec son regard de môme et cet épi qui lui donnait un air encore plus craquant. Alors ne sachant quoi faire d’autre, ne voulant pas s’aventurer trop vite dans des baisers un peu plus passionnés que la normale, elle laissa son cerveau aller à quelques pensées diverses et variées le concernant jusqu’au moment où celui-ci lui fit remarquer qu’elle l’avait tutoyé et non vouvoyé.

    Elle sursauta légèrement. Comme si elle avait été prise en flagrant délit. Elle ne s’en était pas vraiment rendu compte, c’était sortit tout seul sans lui poser le moindre problème. Bon sang, elle s’était trahie ! Son cœur qui était de lui-même revenu à un rythme assez calme s’emballa de nouveau. Il fallait qu’elle grade la face et qu’elle trouve quelque chose sur quoi l’orienter pour qu’il ne se doute de rien. Comme toute bonne espionne qui se respecte, elle ne laissa rien transparaitre. Elle gardait toujours son sourire aux lèvres et rien de plus.

    - Continues sur ce sujet et je te promets que je reviens sur ma décision… Lança-t-elle avec un sérieux qui se voulait aussi amusé.

    Ouf, elle avait eu assez chaud mais elle savait qu’avec ce genre de propos il n’oserait certainement pas insister vu comment il avait agit auparavant. Elle avait dit ça sur le ton de l’humour c’est vrai, cependant il ne tenterait pas le diable pour autant. Inlassablement son regard se perdit dans sa tignasse brune agrémentée de cet antenne satellite capillaire. Franchement, elle ne pouvait pas le laisser ainsi jusqu’à ce qu’il s’en aperçoive. Il était tellement hésitant et gêné qu’il partirait en courant rien qu’en se voyant dans le miroir. Devait-elle lui dire de suite alors ? Il se retournerait alors se planquer sous son oreiller pour n’en sortir qu’une fois qu’elle serait partie à supposer qu’elle lâche le morceau. Il fallait qu’elle trouve quelque chose…Au bout d’une poignée de secondes une idée lui vint enfin à l’esprit.

    - Etant donné que tu n’as aucune expérience dans le domaine, je m’autoproclame professeur afin que je t’apprenne tout ce que tu dois savoir d’une relation à deux. Et ta première leçon commence maintenant.

    Décidée, l’espionne le poussa pour le coller au matelas et vint tranquillement s’installer sur lui avec un grand sourire. D’un geste délicat elle passa l’une de ses mains dans ses cheveux comme une caresse qui se voulait aussi correctrice de cette coiffure bizarre tandis que l’autre se promena librement sur son torse.

    - Tu dois profiter tous les matins de la présence de la demoiselle qui se trouve à tes côtés. Un câlin supplémentaire, un petit déjeuner au lit tout ce qui te passe par la tête du moment que tu ne t’enfuies pas comme un voleur…Des questions ?

    Son regard se plongea dans le sien, elle se sentait beaucoup plus légère et à l’aise que ces deux dernières semaines et ça lui faisait un bien fou.

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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 16 Aoû - 22:49



    La voir sourire. Presque un choc hypnotique. Car oui, elle lui souriait, et bon sang, elle avait un sourire magnifique... Un sourire auquel il répondit presque sans s'en rendre compte, subjugué, traversé toujours un peu plus par cet étrange sentiment de bien-être sur lequel il n'arrivait à mettre aucun nom, mais qui lui donnait l'impression parfaite qu'il n'y avait qu'elle et lui. Un sourire de sa part. Enfin. Il n'y avait jamais vraiment eu droit jusqu'à présent. Il avait du se contenter des sourires de façade qu'elle lui avait offert lorsqu'ils se montraient en public, ou des sourires sarcastique qu'elle lui balançait pour agrémenter la moindre de ses répliques acides à son encontre. Mais là... Là il avait eu droit à un sourire naturel, sincère, joyeux. Rien que ça suffisait à booster son rythme cardiaque malgré lui. Et encore plus à la seule idée de savoir qu'il y aurait droit beaucoup plus souvent, à chaque matin même. Et il ne percevait qu'à peine à quel point ce genre de détails allaient changer son quotidien, et sa vie tout simplement.

    « Dit comme ça, ça a l'air simple en fait... plus que je ne croyais ! » rétorqua-t-il avec un sourire amusé après qu'elle lui ait dit qu'il s'agissait de la même chose que leur faux couple, mais sans plus faire semblant.

    Mais quelque chose lui disait que ça ne serait pas si simple que ça en avait l'air pour le moment. Enfin, il verrait bien. L'inconnu, à l'inverse du reste de la planète à qui il faisait peur, l'avait au contraire toujours attiré. Il était trop curieux pour résister à son appel, et trop désireux du frisson de la découverte et de la surprise que cela pouvait des fois engendrer pour y rester indifférent. Et puis il avait l'impression naissante qu'avec elle, les surprises ne pourraient être que bonnes. Elle le rassura encore plus en lui assurant qu'elle n'était pas là pour se moquer, qu'il avait tout le temps qu'il voulait pour prendre ses repères, même si ces paroles rassurantes se firent légèrement contre-balancer par les suivantes sur le fait qu'il n'y avait aucun mode d'emploi à proprement parler. Et quand il sentit son doigt se poser doucement sur son torse au niveau du coeur, ce dernier manqua traitreusement un battement alors qu'il la regardait, un sourire très léger flottant sur ses lèvres alors qu'elle lui expliquait qu'il ne fallait même pas envisager de caser du rationnel dans le lot, que ça n'y avait pas sa place. Il eut l'envie de lui prendre la main au vol pour se rapprocher d'elle, faire quelque chose, mais encore une fois il se retint. C'était ce genre d'envie soudaine et inexpliquée qui lui faisait un peu peur étant donné qu'il n'en avait jamais eu pour aucune femme par le passé.

    « Donc tout se fait à l'instinct... Je prends note » fit-il en souriant de nouveau, accoudé également sur son propre oreiller comme elle sur le sien, chacun tourné vers l'autre, « mais ils auraient quand même pu écrire un mode d'emploi, non vraiment, pour les débutants ça ferait un carton ! Cupidon se ferait un fric de dingue s'il lançait ça dans le commerce ! » plaisanta-t-il en rigolant pour détendre toujours plus l'atmosphère, chose qui se faisait de plus en plus facilement d'ailleurs, presque naturellement même si ça n'était pas encore totalement ça. Mais bien qu'il n'en ait pas encore conscience comme il se devait, une complicité particulière était en train de naître entre eux et il allait s'appliquer à la renforcer petit à petit, sans précipitation.

    Cupidon. Le mot était sorti un peu malgré lui. Là où son inconscient autant que sa conscience se bornaient à ne même pas penser au mot "amour", il semblait bien que malgré tout il ne soit pas loin, même s'il avait dit ça de manière générale, pas forcément en se ciblant lui ni elle. Non. Il n'était pas encore amoureux. Pas complètement. Il n'en était pas loin, mais pour le moment, il s'agissait surtout d'une affection certaine qui ne faisait que grandir. Cependant, sa petite remarque sur son tutoiement inattendu eut le don de la surprendre le temps d'une seconde, ce qui intrigua quelque peu le milliardaire qui, pour avoir lancé ça un peu au pif pour reprendre un peu d'assurance, ne pensait pas que ça la mettrait un peu dans l'embarras, ou ce qu'il avait l'impression d'être de l'embarras. Mais il n'eut pas le temps d'en avoir confirmation car elle le menaça aussitôt de revenir sur sa décision s'il continuait sur le sujet.

    « Okay, j'ai rien dit ! » déclara-t-il alors avant de faire un geste en barrant ses lèvres fermées avec ses doigts de gauche à droite, en signe de motus et bouche cousue, toujours dans une attitude légère et amusée.

    Il était juste trop heureux de partager un tel moment avec elle. Tout simple. Sans artifices. Une conversation entre elle et lui qui ne se teintait pas de piques sibériennes et de moqueries starkiennes. Un moment très précieux à ses yeux qui marquait bel et bien le début d'un changement total dans sa vie. Et dire que c'était le genre de moment qu'il n'aurait jamais imaginé vivre. Pourtant ça devait paraître banal pour le reste de la planète, même pour elle, mais pour lui, c'était totalement inédit, et tout autant agréable de par sa simplicité. Il avait déjà hâte de découvrir le reste de cette vie à deux qui démarrait à peine. Quelques courtes secondes plus tard, elle vint le pousser doucement contre le lit pour venir s'asseoir sur lui, les jambes repliées de chaque côté alors que sans le savoir elle venait une fois de plus de doubler ses pulsations cardiaques. C'était vraiment étrange. Il avait passé deux semaines en couchant à tout va avec elle, et à présent que leur relation était officielle entre eux, qu'il s'était quelque peu mis à découvert sentimentalement parlant, il était presque intimidé au moindre de ses contacts. Elle avait tout simplement changé de statut dans son esprit. Elle n'était plus la femme sexy qu'il se tapait toutes les nuits comme il le faisait avec d'autres auparavant. Non. Elle était plus, bien plus désormais. Elle était celle avec qui il voulait changer, pour qui il voulait changer. Celle qu'il voulait considérer comme unique, délaissant toutes ces autres qu'il pourrait pourtant avoir d'un claquement de doigts. Celle pour qui chacun de ses gestes désormais aurait un sens jamais eu auparavant.

    Son regard fasciné difficilement caché par un sourire ne la quitta pas alors qu'il la voyait là juste devant lui, sur lui, rayonnante de beauté encore plus que d'ordinaire à ses yeux ne serait-ce que grâce à ce nouveau sourire qu'elle lui adressa. Elle se désigna alors professeur avant de venir passer lentement sa main dans ses cheveux en une caresse qui lui arracha une vague de frissons délicieux tant il apprécia ce geste. Il ferma les yeux le temps d'une seconde pour le savourer alors qu'il sentait son autre main se promener sur son torse, pour d'autres frissons incontrôlables. Avec ces deux simples gestes, elle venait de réussir à le faire décoller, le faire s'évader totalement de la réalité brutale qui avait fait de sa vie un enfer depuis deux ans. Il soupira de bien-être, comme si plus rien ne pouvait l'atteindre pendant ces quelques secondes. Elle reprit la parole pour lui donner les termes de cette première leçon, ce qui le fit sourire alors qu'il ouvrait les yeux pour se plonger dans les siens. Il ne répondit rien les première secondes, se contentant de la regarder sans rien dire. Puis sans prévenir, il se redressa et vint tout simplement capturer ses lèvres pour un court mais affectueux baiser, celui-là même qu'il s'était langui de lui donner depuis le début de ce tête à tête matinal. Puis son visage tout près face au sien, alors que ses mains étaient venues se poser autour de sa taille pour la garder contre lui, il la regarda de nouveau dans les yeux.

    « Est-ce que les élèves ont le droit de sortir avec leur professeur ? » lui demanda-t-il alors avec un petit sourire en coin alors que sa main attrapait la sienne ayant parcouru son torse.

    Puis il la fit basculer sur le côté pour venir l'allonger sur le lit tout en venant se placer lde côté à moitié au-dessus d'elle, passant ses bras autour de sa taille tout en venant déposer plusieurs petits baisers entre le bas de son cou et le haut de sa poitrine.

    « Non parce que j'ai oublié de te dire que j'ai toujours eu tendance à être un élève turbulent qui aime coucher avec ses professeurs... » continua-t-il en rigolant à moitié alors qu'il déposait un nouveau baiser au creux de son cou cette fois, ayant été incapable de résister à l'envie de goûter autant ses lèvres que sa peau de nouveau tout en cherchant à la faire rire, ses baisers se faisant exprès chatouilleux avec son bouc.

    « Mais si on m'accuse, je plaiderai non coupable et abus de pouvoir de ta part je te préviens... » plaisanta-t-il alors qu'il embrassait sa joue non loin de l'oreille avant de relever la tête de manière à avoir son visage face au sien de nouveau, son torse contre elle alors que sa main se perdait dans son dos, « Tentative de corruption sur votre seul élève, ça peut chercher loin Mlle Romanoff vous savez... » ajouta-t-il alors qu'il étirait un peu plus son sourire en coin amusé.

    Il était juste heureux. Plus qu'heureux même. Il ne pouvait même pas décrire ce qu'il ressentait. Et il avait besoin de l'extérioriser, de le montrer, surtout à elle. Tout ce qu'il savait, c'était que pour la première fois de sa vie, il se sentait incroyablement bien, apaisé, comme si tous ses tourments s'étaient envolés à la vue de ces sourires, de cette caresse dans ses cheveux. Et cette joie nouvelle et euphorisante ne lui avait finalement pas permis longtemps de résister à l'envie de sceller ce commun accord de vie commune par un baiser, plusieurs baisers même, aussi courts furent-ils. Après un nouveau regard, comme si à chaque fois il voulait bien s'assurer qu'il ne rêvait pas, qu'il la tenait bel et bien dans ses bras en ce moment même et surtout qu'il avait bel et bien le droit de faire tout ça, il revint chercher ses lèvres en la serrant un peu plus contre lui, avant de déporter ses baisers de nouveau dans son cou, électrisé par l'étrange atmosphère qui régnait dans cette chambre.

    Sauf que voilà, il avait oublié un détail : le réveil. Et pire encore : sa double vie, son travail, l'Initiative tout simplement. Aussi lorsque le réveil sonna, il ferma les yeux en laissant retomber son visage contre la peau de la jeune femme en soupirant, éteignant le réveil d'une pensée. Ou comment passer de l'euphorie à l'agacement. Il avait tellement apprécié ce premier moment avec elle qu'il en avait zappé tout le reste, ayant presque cru qu'il pourrait rester au lit avec elle encore un long moment, n'ayant pas vu l'heure passer. Pourquoi les bonnes choses devaient-elles avoir une fin à chaque fois ? Un flot d'appels, de mails et de données envahirent progressivement son cerveau à mesure qu'il débloquait sa cyberpathie. Super. Encore une dizaine de crises à gérer pour la journée. Soupirant de nouveau, les points dissimulés un peu partout sur son corps à intervalles régulières s'ouvrirent pour laisser sortir les nano-puces dorées progressivement alors qu'il se redressait pour regarder la jeune espionne avec un petit sourire un peu contrit.

    « Il faut que j'y aille... On se retrouve ce soir, professeur... » lui dit-il en souriant en déposant un dernier baiser sur le bout de son épaule avant de se glisser hors du lit et d'aller ouvrir la baie vitrée et passer sur la terrasse alors que son armure s'assemblait déjà pièce par pièce sur son corps.

    En refermant la vitre derrière lui, il lui fit un dernier clin d'oeil avec un grand sourire, ayant comme retrouvé son attitude starkienne qui plus est doublée d'une excitation électrique avant de décoller comme une fusée tout en criant un grand yes une fois dans les airs, complètement heureux et euphorique alors qu'il n'en revenait pas de ce qui venait de se passer. Il se mit même à faire des vrilles sur le chemin menant à l'Héliporteur et quelques autres figures aériennes pour extérioriser le trop plein d'énergie qui l'avait envahi. Il avait la pêche plus que jamais, et il savait d'avance que rien, absolument rien ne pourrait lui gâcher sa journée, surtout pas avec la perspective de la retrouver ce soir dans quelques heures. Il était à vrai dire déjà en train de réfléchir à ce qu'il allait lui préparer pour cette fois inaugurer comme il se devait leur nouvelle vie en commun. Il fallait quelque chose d'exceptionnel, de surprenant. Quelque chose dont elle se souviendrait et qui lui prouverait à travers ses efforts que ce qu'il lui avait dit ce matin n'était en rien des paroles en l'air. Il avait toute la journée pour y réfléchir et l'organiser, autant que pour réaliser pleinement ce qui lui arrivait. Et pour un choc, ça allait lui en faire un dans quelques minutes quand il redescendrait assez de son petit nuage pour se rendre compte de ce dans quoi il s'était embarqué.

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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Lun 13 Sep - 22:48

    Il n’y avait pas à dire, maintenant que tout était plus ou moins étalé, Natasha se sentait beaucoup mieux qu’auparavant. Elle n’était enfin plus obligée de se retenir dans ses gestes envers Tony et cette perspective l’enchantait énormément à chaque seconde où elle y pensait. Fini les matins où elle se réveillerait toute seule dans son lit, fini les journées où elle s’en voudrait totalement d’avoir été aussi stupide au point de toujours se laisser faire, fini les malheurs, enfin elle l’espérait vivement… C’est vrai que Tony n’était pas un modèle en matière de relation amoureuse, c’est vrai qu’en plus c’était sa première expérience dans le sujet mais l’espionne avait envie d’y croire, de penser qu’il ne se lasserait pas au bout de deux jours pour reprendre son train train de playboy macho. Après tout, ça faisait déjà deux semaines qu’ils jouaient les couples et pour le moment, il n’était pas parti voir ailleurs…ou alors elle n’était pas au courant de ça et il s’envoyait en l’air avec d’autres pendant qu’elle, elle travaillait sur sa mission officieuse…Non, impossible. Pas avec les journalistes constamment accrochés à ses baskets et son emploi du temps très chargé. Il ne puait pas le parfum de grognasse, il n’y avait aucune trace de rouge à lèvres sur le col de ses chemises…quoi que…vu qu’il savait très bien à qui il avait affaire il pouvait se montrer plus que prudent…Tony lui sourit. Ses pensées négatives s’échappèrent en une fraction de seconde pour ne se consacrer qu’à lui et rien qu’à lui, là maintenant tout de suite. Il n’avait pas insisté sur le fait qu’elle l’avait tutoyé très soudainement et c’était tant mieux, elle ne sentait plus l’âme aux mensonges après avoir passé deux semaines à se dissimuler encore plus sous sa carapace d’espionne au caractère sibérien pour ne pas se faire griller. Elle lui sourit une nouvelle fois, comme si elle ne pouvait faire plus que ça en étant en sa compagnie tandis que sa mains s’appliquait à doucement effleurer son torse. Elle aurait payé cher pour que cet instant dure toute la journée, que cet homme qui lui échappait sans cesse ne lui appartienne qu’à elle seule toute cette journée afin qu’ils puissent pleinement profiter de leur nouveau statut de véritable couple.

    A sa prise d’initiative pour lui enseigner ce qu’il devait savoir sur la vie à deux, enfin le minimum vital, il se contenta de sourire alors que ses beaux yeux croisèrent les siens et durant ces quelques secondes de silence, elle s’y perdit un peu plus qu’elle ne l’avait déjà fait auparavant. Elle s’était vraiment attaché à lui, même s’il passait pour le plus beau des salauds de la planète, ne s’occupant que de son plaisir personnel et oubliant rapidement la femme avec qui il s’amusait au risque de la blesser en la laissant là toute seule comme une conne dans son lit sans le moindre mot ou explication. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Il était doué au lit certes, mais il n’y avait pas que ça, il y avait un plus qui faisait qu’elle craquait pour lui. Peut-être son côté gamin qui n’attend que d’être choyer par une femme, peut-être autre chose comme son indéfinissable charme….Non sérieusement, il fallait vraiment qu’elle arrête de réfléchir à tout ça. C’est elle qui disait à Tony que tout se faisait avec le cœur et qu’il ne fallait pas se servir de sa tête et c’est elle qui faisait tout le contraire….tu parles d’une prof. Elle n’eut pas le loisir d’étaler plus longtemps ses pensée, car elle en fut délicieusement sortit par le baiser qu’il lui offrit. Un peu court c’est vrai, mais très affectueux, de quoi la faire légèrement frissonner. C’est fou comment tout pouvait changer en l’espace de si peu de temps. Hier il l’aurait embrassée comme ça, elle n’y aurait probablement pas vu la moindre petite différence d’avec d’habitude et ces baisers qu’ils échangeaient lorsqu’ils s’envoyaient en l’air. Aujourd’hui…tout paraissait si…elle avait l’impression d’être sur un petit nuage, de flotter doucement, là tout contre lui tandis qu’elle sentait un tas de papillons lui chatouiller le ventre. Comme tout bon élève, il lui posa une question à laquelle elle ne pu s’empêcher de sourire.

    - Hum, je dirais que dans le cadre de ce cours, c’est une chose nécessaire voire obligatoire afin de ne pas se faire recaler aux évaluations….

    Ils changèrent de position. Doucement, elle atterrit sur le matelas qui lui parut plus moelleux que jamais et toujours souriante, elle savoura chacun des baisers qu’il lui offrit, l’enlaçant de ses bras, bien décidée à ne pas le lâcher. L’une de ses mains caressa tendrement son dos alors que l’autre s’amusa un peu avec ses cheveux qu’elle aimait tant.

    - Tu m’aurais dis le contraire j’aurais été très surprise. S’amusa-t-elle à sa réflexion concernant le fait qu’il avait toujours été un élève turbulent.

    Lui, sage comme une image ? Quelle bonne blague. D’eux deux, c’était probablement elle la plus sage, lui était le vilain garçon et elle aimait ça. Sous ses baisers chatouilleux, elle ne put s’empêcher de rire de plus belle tellement c’était divin. Elle craignait les chatouilles certes, mais elle n’allait certainement pas lui demander d’arrêter. Elle ne voulait pas qu’il s’en aille, même d’un mètre, juste pour aller chercher les croissants ou autre, elle voulait profiter de lui un maximum, profiter de ce moment où elle ne devait plus se retenir ou faire semblant d’apprécier juste leur plans torrides le soir sans en vouloir plus après.

    - Fais attention à toi….si je te corromps comme tu le prétends, je m’y appliquerais tellement qu’après tu ne souhaiteras absolument plus me dénoncer et pour tout te dire, je pense qu’il y a même des chances pour que tu en redemandes… Répliqua-t-elle avec un nouveau sourire aux lèvres au sujet du fait qu’en tant que professeur privée, elle abusait de lui qui était devenu son élève. Et si vraiment tu parviens à tes fins, alors j’accepterais tous les châtiments que tu pourrais m’infliger en retour…

    Elle l’embrassa. Une fois, une autre fois et encore une nouvelle fois. Elle avait vraiment l’impression de rêver tellement c’était agréable et tellement elle se sentait bien. Ils échangèrent un tas de regards pétillants et complices, cette journée s’annonçait vraiment formidable à n’en pas douter….ou presque.

    Alors qu’ils étaient là, tous les deux l’un contre l’autre sous ce draps qui recouvraient plus ou moins leurs corps, le réveil sonna. N’y pensant même plus, lorsqu’elle entendit cette stupide machine se mettre en route, elle sursauta légèrement. Elle avait soudain l’impression d’être une cendrillon des temps modernes sauf que là c’était lui qui allait devoir partir. Son cœur qui s’était presque envolé vers des horizons lointains et paisibles, s’alourdit brusquement. Elle ne voulait pas qu’il parte, qu’il lui échappe une fois de plus. Etre réveillée, en avoir profité cinq minutes et le voir partir ça c’était de la vrai torture. A croire que la vie s’acharnait sur elle. Mais pourquoi ? Juste une journée ! C’était pas trop demander ! Ils étaient enfin totalement sur la même longueur d’ondes et voilà qu’il devait partir travailler et sauver le monde. Elle, elle allait rester là encore un peu avant de finalement aller elle aussi remplir son devoir d’espionne. Ils ne se retrouveraient pas avant le soir tout ça pourquoi, une nouvelle partie de jambes en l’air, un ou deux baisers supplémentaires avant qu’il ne doive encore partir et ce indéfiniment. A croire que dès le départ, ils n’avaient aucune chance. Elle soupira légèrement, mais comme d’habitude elle ne protesta pas le moins du monde même si elle mourrait d’envie. Elle allait devoir faire avec et puis c’est tout. Il lui sourit lui affirmant qu’ils se retrouveraient après le travail, déposa un baiser sur son épaule, elle, elle afficha un sourire presque faux et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire il s’envola par la baie vitrée, la laissant seule dans son lit. Encore.

    Natasha regarda un petit moment le plafond essayant de positiver un maximum sur le fait que maintenant ils étaient ensemble et qu’il se passerait plus de trucs entre eux mais le fait qu’elle était là sans personne à ses côtés au petit matin, ne l’aida pas beaucoup. Résignée, elle attrapa alors le draps dans lequel elle s’enroula et se rendormit pour une ou deux heures tout au plus car Gâchette, son Rottweiler adoré vint s’étaler près d’elle pour lui signaler qu’il était temps qu’elle se lève et qu’elle passe en mode Romanoff, la femme aux multiples tâches, y comprit de le nourrir. Et en voyant sa bouille de toutou attentionné, elle ne pu s’empêcher de sourire.

    - Ouais je sais... Souffla-t-elle.

    Alors elle se leva, prit une douche, s’habilla, avala rapidement un croissant et un café, remplit la gamelle du chien de croquettes tout en oubliant pas de changer son eau et ceci fait, elle attrapa sa veste, ses clés de voiture pour aller travailler.

    La journée s’écoula à un rythme rapide sans pour autant trop l’être. Natasha fit son travail en véritable professionnelle et lorsqu’elle le put enfin, elle prit son véhicule mais pour faire le chemin inverse, à savoir retrouver sa villa, son chien et…Tony. Bon sang, elle l’avait presque oublié…incroyable mais vrai. A passer tellement de temps concentrée sur des sujets sensibles, à jouer un rôle crédible tout en veillant à rester en vie, ce qu’elle avait vécu le matin même lui était quasiment sorti de la tête. En même temps, elle était à peu près sûre que ça serait pareil de son côté. Quoique non en fait, ça se trouve il avait peut-être changé d’avis en cours de route…lui avait beau avoir un emploi du temps de ministre, il avait probablement plus eu le temps qu’elle de réfléchir au sujet. Surtout que là, il s’agissait d’un engagement. Pour elle ça n’avait rien d’exceptionnel mais pour lui c’était totalement différent. Ca signifiait qu’il ne restait qu’avec elle, qu’il n’irait plus voir ailleurs, qu’il ne devait consacrer du temps qu’à une seule femme, qu’il ne devait plus faire attention qu’à elle et ne plus reluquer ouvertement les autres avec un regard gourmand. Etait-il vraiment prêt à ça ? Déjà qu’il l’avait laissée ce matin alors…

    Elle gara sa voiture dans la cours mais n’en descendit pas pour autant immédiatement. Du regard, elle chercha un quelconque signe de présence à l’intérieur mais ne vit rien. Vu comment c’était parti, elle était la première à arriver et lui ne se pointerait que plus tard, genre à une heure où on ne reçoit plus personne à la maison mais où on est pas encore couché. Main dans les poches, un regard et un sourire de playboy du genre « Salut, ça va ? On s’envoie en l’air ? » et elle qui s’entendait déjà « Et au sujet de ce matin ? »…Il froncerait les sourcils faisant mine de chercher de quoi elle parlait et elle se verrait alors obligée de lui répéter tout ce qui avait été dit dans son lit afin que la claque et l’humiliation soit plus grande. Il lui rirait au nez c’était certain. Il lui dirait qu’il s’était égaré quelque part, que je ne sais trop quoi il avait pas vraiment réalisé….qu’elle l’épuise tellement horizontalement parlant qu’il lui arrive de ne plus savoir ce qu’il dit ou fait…et c’est ainsi que retentirait le fameux « Enfin, tu t’attendais à quoi ? Tu ne m’as quand même pas prise au sérieux ? » accompagné de ce sourire débile qu’elle crèverait d’envie de lui faire avaler tellement il était con quand il s’y mettait. Evidemment qu’elle l’avait prise au sérieux, elle était assez stupide pour le faire et ne s’en rendre compte que six ou huit heures après.

    Assise derrière son volant, elle ne bougea plus espérant l’espace de quelques minutes que si elle ne sortait pas de ce véhicule, rien de tout ça ne se produirait et elle n’aurait pas à souffrir une nouvelle fois.

__________________________

Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Dim 19 Sep - 22:40



    « ...donné pas mal à chaque famille touchée alors qu'il aurait pu ne rien faire mais en même temps avec tout le fric qu'il a il pouvait hein, même si l'argent ça représente que dalle dans ces circonstances... Mais il n'empêche que des fois je regrette qu'on ne puisse pas avoir des armes létales pour buter ces fils de chiens de rebelles. Ils mériteraient que ça... Attaquer au milieu de civils, pendant un jour de paix, bafouer la mémoire de Cap', massacrer des innocents... Ca me fout la gerbe une telle mentalité. J'comprends encore mieux la nécessité de cette Loi. Ca tiendrait qu'à moi... »
    « Ouais t'inquiètes moi c'est pareil, mais d'un autre côté, faut pas tomber aussi bas qu'eux. »
    « Va dire ça au boss, il paraît qu'il a torturé celle qui avait été capturée, la rose là, Blink. Quand il en a eu fini, elle était inconsciente... Le genre de trucs qu'on est pas censés faire au SHIELD ! On nous le répète assez de pas faire de bavures, de rester dans les clous, et lui... »
    « Moi j'le blame pas. Attends ils lui ont envoyé la tête d'un gosse qu'il connaissait, ils menacent ses proches... J'sais pas toi mais moi, j'aurais pas pu me retenir non plus. »
    « Et moi qui ait cru qu'il était vraiment mort à la Cérémonie... »
    « Oh putain ouais moi aussi... Sérieusement, on peut le remercier d'avoir pris Hulk à lui tout seul parce que sinon, Terry aurait pas été le seul à laisser sa famille derrière lui... »
    « J'dois avouer que j'ai toujours préféré Fury jusque-là comme boss, mais depuis ça... Respect quoi. »
    « Pareil pour moi. D'ailleurs ma femme qui ne l'aimait pas lui voue presque un culte maintenant, elle est à fond pour la Loi et elle doit pas être la seule. Elle est rassurée de savoir que je suis dans l'unité du boss. Elle se dit que s'il a tenu tête à Hulk, il peut rien m'arriver et j't'avoue que moi aussi ça me rassure un peu. »
    « Clair. Par contre j'arrive pas à me fixer une opinion... Il sort avec la Veuve Noire ! Tu crois que c'est vrai ou c'est juste pour se faire un peu de pub ? »
    « Bonne question... Une chose est sûre, il doit s'éclater au pieu ! Cette femme c'est une prédatrice... elle est... grrrr... »
    « Moi elle me fait quand même un peu flipper des fois. J'l'ai croisée plusieurs fois déjà dans les couloirs ici, et bon sang, elle a pas l'air de rigoler... »
    « Moi j'l'ai juste vu s'entraîner un jour en passant devant la vitre de la salle au niveau moins 2... Perso j'ferai toujours en sorte d'être dans son camp, elle a mis K.O. deux unités commandos armées jusqu'aux dents dans le noir et sans lunettes infrarouges... En quoi, trois minutes ? Même pas... J'ai même eu l'impression qu'elle savait que je la regardais depuis les écrans, bon sang même le mur blindé qui nous séparait a pas réussi à me rassurer sur ma sécurité ! Une vraie prédatrice, une machine à tuer j'te dis... J'sais pas si le boss en a conscience ou pas, mais à sa place putain j'me sentirais pas tranquille ! »
    « Arrête la Veuve Noire c'est... une légende ! La meilleure espionne du monde ! Réjouis-toi plutôt qu'elle soit passée à l'Ouest et qu'elle travaille pour nous ! Puis j'crois que le boss est mordu... T'as pas vu sa tête ce matin ? »
    « Non pourquoi qu'est-ce qu'il a ? »
    « Bah il a la tête de celui qui a passé une excellente nuit... Il a souri quand Hill lui a reproché son inattention sur la programmation d'une mission, au lieu de l'engueuler comme à chaque fois. Il était bizarre, d'habitude ils sont comme chien et chat et là, il a à peine réagi à ses reproches. Ca lui été pas arrivé depuis la Guerre Civile... au moins. »
    « Ouais mais attends ça a p'tetre rien à voir. Si ça s'trouve il va la tromper voire l'a déjà fait. Tu parles de Stark là, il est pas du genre à se caser, à se contenter d'une seule. Surtout avec toutes les tentations autour, c'est pas un secret qu'il s'est tapé toutes les femmes des Vengeurs, alors Veuve Noire ou pas, j'suis sûr qu'il va s'en taper plein d'autres à côté, qu'elle sera qu'un trophée de plus... »
    « Bah s'il fait ça à mon avis son espérance de vie va vite tomber à zéro... Hulk à côté d'une femme trompée, c'est rien, surtout quand c'est une ex du KGB ! Elle va le clouer au tableau de bord de la salle de contrôle ! »
    « L'Unité Alpha est attendue sur le pont d'envol numéro 4. L'Unité Alpha est attendue sur le pont d'envol numéro 4. »
    « Allez go, c'est à nous ! Il est temps d'aller casser notre ration de rebelles quotidienne ! »

    Les deux hommes, vêtus de leurs combinaisons de combat typiques de l'Unité Alpha à laquelle ils appartenaient, bifurquèrent dans un couloir adjacent. Ils continuèrent à bavarder sur le chemin menant vers ledit pont d'envol numéro 4 où ils étaient attendus, sans avoir remarqué une seule seconde que quelques mètres derrière eux, quelqu'un avait écouté leur conversation. Tony avait en effet tout entendu ou presque après avoir émergé d'un couloir un peu avant pour rejoindre le même qu'eux, marchant silencieusement, plongé pour le coup dans ses pensées. Il avait passé la matinée sans trop vraiment la voir passer, plongé dans ses activités de directeur du SHIELD jusqu'au cou, et plus que jamais depuis cette fameuse cérémonie qui avait remis tout le secteur en état d'alerte permanente. Les briefings de missions, les rapports à lire et signer toutes les cinq minutes, les attaques imprévues en ville par des groupes rebelles, les menaces étrangères et internationales, l'HYDRA et ses attaques terroristes en Europe, et surtout le dernier problème en date à savoir la présence d'extrémistes dans les rangs du SHIELD. Ceux-là même qui avaient usé d'armes mortelles et tiré dans le tas à la Cérémonie, pour un peu plus de confusion au milieu du reste.

    Mais il y avait encore autre chose, de plus secret, qu'il devait gérer. A savoir le fait qu'il devait s'assurer que le SHIELD n'avait rien repéré quant à ce qu'il avait fait dans le désert à l'une des rebelles qu'il avait poursuivi et pour ainsi dire... tuée. Kyana Mayers. Proche d'Andrill Elhonna. Celle qui pour lui avait tué Liam et découpé sa tête. Il l'avait tabassée et laissée pour morte dans le désert. Acte qui n'avait cessé de le hanter depuis. Il avait franchi la ligne qu'il s'était toujours refusé de dépasser... Tuer... Volontairement. De sang-froid. Un mauvais frisson le parcourut. Le premier de la journée. La matinée avait été si belle, il avait fini par se demander s'il ne l'avait pas tout simplement rêvée vu à quelle vitesse tout s'était évaporé à son retour dans le courant tumultueux du SHIELD et de l'Initiative à gérer. Lui qui avait cru que rien ne pourrait entacher sa journée... A vrai dire les paroles des deux agents plus loin devant lui avaient fait comme qui dirait mouche. Il était un coureur de jupons fini, un dragueur, un immature en matière de sentiments... Et il s'était embarqué dans une relation sérieuse... Il doutait depuis ces paroles. Il n'avait pas mesuré toute l'ampleur au matin, trop agréablement distrait par la présence de la jeune espionne à ses côtés, mais à présent qu'elle n'était plus là, il avait comme l'impression que ça n'avait pas été réel. Trop beau et inespéré pour s'être vraiment produit. Et pourtant c'était le cas. Mais n'avait-il pas fait ça au final en se sentant obligé à cause de la mission officieuse ? Du jeu du faux couple ? N'avait-il pas été influencé par tout ça ? Pire encore, était-il seulement capable de s'engager de la sorte auprès d'une seule et unique femme ? Ne plus aller voir ailleurs ? S'occuper d'elle et seulement d'elle ?

    Si même ses agents étaient persuadés qu'il n'y arriverait pas... Si la Terre entière en était persuadée... Et elle ? Où était-elle ? Que faisait-elle ? Est-ce qu'elle pensait à tout ça elle aussi ? Est-ce qu'elle doutait... Est-ce qu'elle doutait de lui ? De ses paroles ? Oui. Sûrement. Comment être assez naïve pour avoir une confiance aveugle en ces quelques paroles qu'il avait eues ce matin avec la réputation et le caractère bien connu qu'il avait ? Surtout de la part d'une espionne internationale comme Natasha... C'était sûr, elle devait douter de lui elle aussi et sûrement à raison. Etait-ce donc déjà perdu avant même que ça ait commencé ? Etait-il condamné à vivre seul toute sa vie ? A enchaîner les conquêtes sans aucun intérêt, sans s'attacher... jamais ? Une sensation de vide envahit le milliardaire alors qu'il tournait sur la gauche, arpentant toujours les couloirs de l'Héliporteur dans son impeccable costard cravate, salué militairement par les agents qu'il croisait sans même s'en rendre vraiment compte tant il y était habitué et surtout tant il était plongé dans ses songes de plus en plus noirs.

    Ce furent les images de cette matinée qui inversèrent la tendance. Il avait son sourire en tête, son regard, le goût de ses lèvres contre les siennes lorsqu'elle l'avait embrassé et embrassé encore entre deux paroles sur son apprentissage de mauvais élève. Il s'était senti tellement bien à cet instant-là. Loin de tout, juste contre elle, bercé par sa voix et le goût légèrement sucré de sa peau. Quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti avant, pas avant autant de force, pas comme ça, balayant tous ses maux en un clin d'oeil. Il en voulait encore. Beaucoup. Plus. Il fallait qu'il arrête de douter de lui. Il avait l'occasion rêvée de pouvoir enfin changer, de pouvoir enfin se sentir bien avec quelqu'un. Il n'allait pas abandonner avant même la ligne de départ, c'était loin d'être son style. Il était plutôt même à l'inverse du genre têtu, déterminé, persévérant. Il allait se jeter en terrain inconnu certes, mais c'était justement ça qui était bien. Les frissons de la découverte, les frissons d'un sentiment qu'il ne réalisait pas encore... Il percuta quelqu'un sur son chemin, sortant brutalement de ses pensées alors que l'agent en question se confondait en excuses, avant de reprendre sa route, après que le Vengeur lui ait assuré que ce n'était pas grave, étant même le fautif vu son inattention. Il reprit sa route, arrivant bientôt sur le pont d'envol dont on entendait le vent et le bruit des moteurs des avions au bout du couloir.

    Non. Il n'abandonnerait pas. Il y arriverait. Il parviendrait à changer. Elle en valait plus que la peine. Cependant, il allait falloir qu'il se prouve à lui-même et surtout à elle qu'il en était capable. Et pour ça, il allait devoir marquer rapidement le coup, lui faire comprendre que ce matin, il n'avait pas dit tout ça sur un coup de tête. Loin de là. Qu'il était sérieux. Qu'il voulait être avec elle. Ne pas lui laisser le temps de penser le contraire. Et son cerveau travaillait déjà sur ledit problème. Il fallait quelque chose de fort, de symbolique, d'implacable, d'original... Et de romantique un peu, peut-être ? Oui. Minimum. Ne serait-ce que pour lui prouver qu'il ne voulait pas être avec elle uniquement pour le sexe. Ne pas lui sauter dessus à peine rentrée à la villa et se contenter de s'envoyer en l'air avec elle comme toutes leurs nuits précédentes. Il fallait qu'il démarque cette toute première soirée réellement avec elle de toutes les autres. Il arriva sur le pont d'envol où immédiatement le vent vint lui frapper le visage, ébouriffant ses cheveux et faisant voler sa cravate sur le côté, alors qu'il entamait la traversée de la piste d'atterrissage où des groupes d'agents se déplaçaient dans des directions différentes suivant les missions auxquelles ils étaient affectés. Le Vengeur atteint la plate-forme numéro 4 où l'attendait donc son unité d'élite Alpha. En le voyant arriver, chacun des agents se mit au garde à vous, tous vêtus de leurs armures flexibles fabriquées évidemment par lui. High-tech mais tout de même moins que son armure à lui forcément.

    « Repos messieurs, » ordonna Tony alors qu'il allait se placer devant eux formant une rangée parfaite, le bord de l'Héliporteur à une dizaine de mètres seulement derrière, « Bien. Mettez vos casques, je vous transfère la cartographie des lieux et les instructions de l'intervention dont je vous ai déjà parlé durant le briefing. »

    Les hommes s'exécutèrent tandis que lui-même activait ses nano-puces et l'armure juste après qui virent chacun à la suite recouvrir son corps, sa visière se refermant en dernière sur son visage dans un bruit métallique significatif. La seconde suivante, les hologrammes envahissaient l'intérieur de son casque et celle d'encore après, il se laissait tomber dans le vide du bord de la piste d'envol, suivi de son unité en formation derrière lui. Pendant le trajet, il eut tout le temps de se concentrer à la fois sur l'intervention mais aussi et surtout sur ce qu'il allait bien pouvoir préparer dans quelques heures pour sa belle espionne. Ce fut lorsqu'il passa au-dessus de la forêt et plus loin d'un champ sauvage garni de fleurs que lui vint enfin l'idée qu'il recherchait tant. L'intervention se passa plus ou moins sans problèmes. L'unité lança l'assaut contre un groupe de hors-la-loi qui avaient établi un petit camp perdu au milieu de la forêt cerclant New York, les arrêtant tous pour les ramener sur l'Héliporteur. Ils n'opposèrent qu'une faible résistance. Ils n'étaient pas de la Rébellion, juste des jeunes qui refusaient de se recenser mais qui ne voulaient pas pour autant se battre contre l'Initiative. Ainsi il n'eut pas à forcer sur la puissance de son armure, et par extension ne souffrit pas de son problème de générateur, ne ressentant qu'une légère gêne dans le torse.

    Le Vengeur s'arrangea pour vite plier le tout et la paperasse, activant la validation ou le refus de rapports et ordres de missions via sa cyberpathie pour quitter plus tôt l'Héliporteur. Il rentra en quatrième vitesse jusqu'à la villa de la si célèbre Veuve Noire après s'être assuré grâce à ses capteurs qu'elle n'y était pas déjà rentrée. Il atterrit sur la terrasse près de la piscine, rentra et alla vite prendre une bonne douche pour se relaxer de sa journée et mettre au clair ses idées, et surtout... calmer un peu son stress revenu à présent qu'il pouvait de nouveau pleinement penser à cette soirée qui se profilait. Il ne fallait pas qu'il rate son coup. Il s'habilla ensuite d'un pantalon noir et de l'une de ses chemises si impeccablement repassées et qui lui allaient si bien, il n'y avait pas à dire. Laissant le col un peu ouvert de manière décontractée, il s'appliqua alors à sa tâche, à savoir, transformer la villa. Une heure plus tard, tout était prêt. Partant de la porte d'entrée, un tapis de pétales de roses blanches se profilait le long du petit corridor, traversant une partie du salon pour continuer dans le couloir, le tout jusqu'à la chambre à coucher où les pétales entouraient le lit au sol et parsemaient également toujours le dessus du lit, avec un énorme bouquet de roses blanches à son pied. il avait disposé de petites bougies un peu partout sur les meubles, fermé les volets et les rideaux pour donner une ambiance tamisée plutôt chaleureuse et parfumée. Surtout que les roses blanches étaient d'après ce qu'il savait, ses préférées.

    Contemplant sa petite oeuvre, Tony avait le coeur qui battait plus fort que la normale depuis plusieurs minutes déjà, stressé, ayant peur que ça ne lui plaise pas, que ça soit trop, que ça ne soit pas assez, que... Il entendit soudain le moteur d'une voiture. Sa voiture. Elle était rentrée. Son rythme cardiaque redoubla d'intensité. Il se plaça non loin derrière la porte de la chambre et attendit. Silencieux. Tendant l'oreille, il attendit de percevoir le bruit de la poignée de la porte d'entrée qui signifierait son arrivée ici quelques secondes après. Il attendit donc, le coeur battant. Tellement fort qu'il avait l'impression qu'elle allait l'entendre depuis le salon bien avant d'arriver jusqu'à lui. Il n'avait vraiment pas le droit à l'erreur. Surtout qu'il s'était pour ainsi dire langui de la retrouver ce soir après cette longue journée. Pitié, qu'elle n'ait pas changé d'avis en se rendant compte qu'il était tout sauf le genre d'homme qui pourrait lui convenir pour une relation sérieuse... La poignée de la porte de la chambre tourna. Il retint légèrement son souffle alors que la porte s'ouvrait doucement, laissant alors ses yeux se poser sur le dos de la jeune femme. Déjà tout le reste s'évapora et il ne put s'empêcher de sourire. Bon dieu qu'elle était belle... Il la laissa avancer un peu avant de faire de même, et de venir silencieusement se placer dans son dos. Qu'elle l'ait entendu ou pas, il s'en fichait, il se contenta d'agir à l'instinct comme elle le lui avait conseillé. Alors sans un mot, il vint effleurer délicatement sa main pour y placer une rose blanche et ainsi la lui donner, avant de déposer un doux baiser sur son épaule après y avoir laissé courir son souffle quelques secondes.

    « J'espère que tu n'en voudras pas à ton élève préféré de venir réclamer si vite sa leçon suivante... » lui murmura-t-il en lui adressant alors un petit sourire en coin qui n'était pas arrogant, juste témoin de cette joie qu'il ressentait de nouveau auprès d'elle, et en même temps comme pour lui demander l'autorisation, une confirmation quant à ce qu'il faisait.

    Et surtout quant à ce qui s'était passé le matin même, qu'il espérait ne pas avoir rêvé. Ca serait vraiment trop cruel si c'était le cas. Il entrevoyait enfin un espoir de se sortir de son gouffre de solitude, de trouver un réelle raison d'ouvrir les yeux le matin, autre que celle du réveil qui le lui ordonnait et de son travail qui ne lui laissait aucun répit. Il resserra légèrement sa main sur la sienne, s'assurant que la rose était bien en sa possession désormais, ayant évidemment pris soin d'en ôter les épines. Comme un premier symbole de cette relation. Il voulait vraiment lui prouver qu'il voulait essayer, qu'il pouvait être sérieux, qu'il l'était d'ailleurs concernant leur relation tout juste naissante. Avec elle. Pour elle. Il perdit un autre baiser dans son cou en voyant qu'elle ne le repoussait pas, qu'au contraire même un sourire avait fendu ses lèvres qu'il désirait tant retrouver contre les siennes depuis ce matin. Il n'avait donc pas rêvé. Et elle n'avait pas changé d'avis. Son coeur manqua un battement sous le coup de l'euphorie qui l'envahit de nouveau à cette idée.

    Il y eut de nombreux autres baisers, donnés et reçus, et comme dans un autre monde, Tony se perdit dans cette sensation douce et incendiaire à la fois qu'il ne semblait pouvoir ressentir qu'avec elle, et pour cause, il ne la ressentit que plus intensément encore du fait de ne plus être là que pour être là du fait de leur mission. Mais bien d'être là bel et bien pour elle, seulement elle. Il s'appliqua à faire de cette première nuit une nuit inoubliable autant pour lui que pour elle et ce fut pour ainsi dire le cas. Il suffisait d'écouter le rythme effréné de son coeur pour le comprendre lorsqu'il croisa son regard, allongé sur le lit, elle juste au-dessus, sentant son corps chaud tout contre le sien. Pendant plusieurs secondes, il eut plus que jamais l'impression d'avoir quitté la terre, d'avoir échappé à toute réalité un tant soit peu intelligible. Il voyait son visage juste au-dessus du sien, ses cheveux tombant en cascade d'un côté, ses yeux brillants plongés dans les siens avec un léger sourire. Vraiment, il ne se le répèterait jamais assez, mais elle était d'une beauté à lui coupe le souffle, au sens littéral du terme. Pour la première fois de sa vie, il ne repoussa pas cette femme avec qui il venait de passer ses toutes premières heures de vie de couple. Pour la première fois de sa vie, il n'eut aucun geste macho, aucun dédain en la laissant de côté pour s'endormir du sien sans autre forme de procès. Non. Sa main posée sur le bas de son dos, le seul geste qu'il eut fut d'amener son autre main sur sa joue pour y déposer une caresse sans quitter son regard du sien, comme hypnotisé dans une détente surnaturelle.

    Il n'en revenait pas. Il avait à la fois l'impression de ne plus exister, d'être ailleurs, et en même temps, il ne s'était jamais senti aussi connecté à quelque chose de sa vie. A quelqu'un en l'occurrence. Il se sentait tellement bien. Tellement vivant en cet instant précis. Il vint chercher une dernière fois ses lèvres avant de la faire doucement basculer sur le côté, sans pour autant la lâcher, de manière à ce qu'elle se retrouve blottie contre lui au creux de son bras, posant son visage contre son torse alors qu'il remontait la couverture sur elle et lui. Si elle s'endormit presque aussitôt ou sembla le faire en tout cas, ce ne fut pas le cas pour lui. Il était trop transporté, trop fasciné par cette sensation qui le berçait depuis tout à l'heure qu'il lui fallut attendre que tout s'apaise progressivement avant de pouvoir trouver le sommeil. A vrai dire, il passa ce temps à regarder la jeune espionne dormir là, tout contre lui, paisiblement. Il avait la sensation d'avoir fait un pas énorme dans sa vie, là où pour le reste de la planète il s'agissait de quelque chose de banal.

    Il avait beau ne pas avoir été très expressif, ne pas lui avoir dit clairement les choses, il espérait que ce qu'il avait fait avait parlé pour lui. Et que ce qu'il prévoyait le ferait aussi. A savoir le fait que les paroles des agents sur l'Héliporteur n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd et qu'il avait prévu certaines choses en conséquence. Il se connaissait, il savait que s'il voulait espérer garder cet engagement nouveau, il allait devoir faire en sorte que les bases de cette relation soient d'office très solides. Et pour ça, il allait devoir s'isoler de toutes les tentations qui pourraient soient lui faire faire des conneries dès le début, soit faire appel à sa lâcheté en le poussant à y mettre fin dans le but de retrouver sa vie d'avant. Voilà pourquoi il avait déjà fait en sorte de se réserver un petit week-end rien qu'avec elle très prochainement, loin du SHIELD et de tout le reste, afin ni plus ni moins que de se verrouiller complètement sur elle, et qu'elle fasse de même pour lui d'ailleurs, vu l'angoisse qu'il avait de se dire qu'elle finirait tôt ou tard par réaliser qu'il ne valait pas la peine pour une vraie relation, et qu'hormis à l'horizontale il n'avait au final rien d'intéressant. Oui. Tony derrière son arrogance légendaire, avait un cruel manque de confiance en lui, du moins concernant les liens qu'il pouvait créer avec autrui, et plus précisément concernant les liens "amoureux". Quelle femme pourrait vouloir d'un type comme lui hormis pour s'éclater la nuit ? Pourquoi vouloir prendre en plus son caractère ingérable et ses problèmes alors qu'on pouvait se contenter que de ses talents nocturnes ? Tout ça sans se douter une seule seconde du fait qu'elle était déjà bien plus accrochée à lui que l'inverse et ça depuis plus longtemps en plus...

    Il avait déjà en tête tout un tas de choses pour faire en sorte de garder la belle espionne qui dormait contre lui. Il en était sûr à présent, il voulait être avec elle, il voulait la garder. Et il voulait surtout qu'elle, elle le garde. Il allait tout faire pour ça. Redoubler d'imagination pour la surprendre, lui montrer qu'il pouvait être quelqu'un de bien, quelqu'un avec qui elle pourrait vivre. Il devait se le prouver à lui aussi après tout. Si ça ne marchait pas avec elle, alors ça ne marcherait avec personne d'autre. Cela signifierait qu'il serait vraiment destiné à rester seul toute sa vie sans personne pour le comprendre, pour l'apprécier plus que pour son argent, son côté dragueur et son statut politique important. Finalement, le souffle de la jeune femme qui frappait doucement et régulièrement son torse eut raison de lui à son tour. Posant sa tête contre la sienne légèrement au-dessus, il resserra son étreinte une dernière fois avant de sombrer au pays des rêves. De beaux rêves. Calmes. Paisibles. Loin de tout cauchemar habituel.

    Il se réveilla quelques heures plus tard, ayant pris soin de paramétrer Jarvis pour le réveiller mentalement afin de ne pas la réveiller. Ce que l'Intelligence Artificielle fit donc. Il émergea lentement mais sûrement, souriant rien qu'en sentant toujours le corps de la belle endormie contre lui. Il s'octroya quelques minutes à la regarder de nouveau silencieusement, remettant doucement ses idées en place, savourant ce réveil à ses côtés même si elle dormait toujours. Il finit par se décaler doucement en prenant soin de ne pas la réveiller pour finalement quitter le lit, non sans mal tant l'envie d'y rester bien au chaud tout contre elle était forte. Il glissa la rose blanche, qu'il lui avait donné la veille à son arrivée et qu'elle avait posée sur la table de chevet avant de se faire emporter dans de brûlants ébats, juste sous sa main posée à plat sur le lit à l'endroit où il s'était trouvé allongé quelques secondes plus tôt, déposa un dernier baiser sur son front non sans humer au passage la douce odeur de ses cheveux en fermant les yeux, puis rejoignit la cuisine pour y boire rapidement un café puis décoller directement et rejoindre l'Héliporteur. Des gestes simples mais totalement instinctifs qu'il ne retenait plus désormais. Il éprouvait une réelle affection pour elle, qui ne cessait de croître, il le sentait, et même si parfois cela l'effrayait un peu, il n'en restait au final qu'extrêmement heureux, et surtout curieux et impatient de la suite des choses. Parce qu'en bon visionnaire qu'il était, il entrevoyait enfin de nouveau la perspective d'avoir un avenir heureux, un avenir heureux qu'il n'avait plus envisagé depuis la Guerre Civile. Elle avait pour ainsi dire changé la donne, et bien plus qu'il ne pouvait encore l'imaginer.



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MessageSujet: Re: Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']   Mer 2 Avr - 8:39

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Good Morning, Miss Romanoff... [Pv Nat']

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