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 L'interrogatoire [Blink]

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MessageSujet: L'interrogatoire [Blink]   Mar 17 Aoû - 15:34

Tony a écrit:

    L'interrogatoire


    Cela faisait trois jours que la Cérémonie était passée. Trois jours que l'enfer continuait comme une plaie lancinante, que les journalistes mettaient à mal les gardes de sécurité de la Tour pour tenter d'interviewer les Vengeurs et surtout leur leader, pour savoir s'il s'en était tiré après sa sortie critique inconscient dans un hélicoptère à la fin de la bataille, un pieux dans le torse, vaincu par Hulk. Trois jours que les médias s'étaient emparés de l'évènement pour le retourner dans tous les sens, accusant les rebelles puis l'Initiative à tour de rôle comme ils l'avaient toujours fait depuis la nuit des temps avec ce genre de choses, spéculant sur ce qu'en penserait Feu Captain America. Trois jours que les appels agressaient le secrétariat de la Tour, le bureau de son propriétaire et surtout le cerveau brillant mais désormais torturé du milliardaire le plus célèbre du monde, qui les recevait malgré lui tous directement dans sa tête grâce, ou en l'occurrence à cause, de sa cyberpathie. L'Etat-Major, les journalistes, le FBI, la CIA, la NSA, le SHIELD, les Secrétaires d'Etat, le Vice-Président, et très récemment, le Président lui-même... C'était incessant. Cette attaque avait provoqué un vrai raz-de-marrée, une sorte de panique nationale et un fourmillement de curieux aussi collants que des sangsues à la recherche de la suite de ce scoop. Tout le monde avait vu les images. Les sondages étaient en suivant montés en flèche en faveur de l'Initiative, avec en effet inverse un vent de haine à l'égard des rebelles qui avaient bafoués la mémoire du héros national, Steve Rogers, qui avaient tués des civils, terrorisé une population qui ne demandait qu'à commémorer la mort d'un de ses plus grands héros... La haine envers ces rebelles qui autrefois avaient été justement conduit par ce dernier, qui avait eu un code d'honneur, des principes, et qui aujourd'hui ne respectaient plus rien, à part le meurtre et la terreur, avait plus qu'augmenté. C'était semblait-il le seul point positif de cette attaque surprise dévastatrice. Un point positif qui répugnait le leader de l'Initiative vu le prix qu'il avait coûté en vies.

    Le pas agressif, déterminé, vêtu de l'un de ses costumes classiques mais extrêmement chics, pantalon noir, cravate noire sur chemise blanche, Tony marchait dans les couloirs des sous-sols très sécurisés de la Tour, suivi de deux gardiens armés jusqu'aux dents. Dans son avancée, le milliardaire franchissait des dizaines de portes blindées de haute sécurité qu'il déverrouillait par la pensée, le regard fixé sur sa destination, droit devant lui, le visage tendu, impassible voire froid. Cela faisait à peine 31 heures qu'il était sorti de son coma réparateur où Extremis, une fois de plus, lui avait sauvé la vie grâce à son facteur guérisseur. 31 heures donc que le monde lui tombait dessus. Et dire que c'était que le début... Il arriva dans la partie souhaitée, celle où les cellules étaient les plus isolées et gardées par un système de sécurité très important. Toujours sans un mot, marchant dans ce couloir menant sur toutes ces cellules aux entrées sombres et opaques, il avança jusqu'à la pièce tout au fond qui n'était pas une cellule, mais plutôt une salle d'interrogatoire. Il prit la mallette des mains de l'un des types derrière lui avant de leur ordonner qu'on lui ramène la prisonnière numéro 34. Pour sa part il entra dans ladite pièce après avoir franchi un petit couloir. C'était une pièce sombre, rectangulaire, aux murs bétonnés, avec une chaise au milieu dotée de sangles, une table contre le mur et un éclairage faible. Le tout pour angoisser un minimum, et continuer la perte de repères sensoriels vis-à-vis du jour, de l'heure, de la date. En effet, l'ordre avait été donné de laisser la criminelle enfermée sans aucun signe pour lui permettre de savoir quel moment de la journée il était. Les repas eux-mêmes avaient été servis avec des intervalles différentes à chaque fois. Certes cela ne faisait que trois jours, ce n'était pas assez pour briser un esprit et faciliter son interrogatoire, mais c'était déjà ça. Dans quelques jours, les effets se feraient sentir, et dans les suivants encore plus. Combien avant qu'elle craque sous les interrogatoires répétés ? Pas longtemps, un mois tout au plus si elle était résistante. Mais au final, tout ne serait qu'une question de temps. Car tout le monde finissait par parler. Absolument tout le monde. Et cette criminelle en question, c'était Blink, cette mutante à la peau rose et aux yeux d'un vert perçant, bien que cleanée, elle n'ait plus cette apparences. Il entra, alla poser la mallette en question sur la table et commença à l'ouvrir pour fouiller négligemment dedans en attendant que la mutante ne lui soit amenée, qu'elle soit fermement menottée sur la chaise centrale et qu'il puisse ensuite commencer son "interrogatoire"...



Blink a écrit:
"Il parait que pour attacher les hommes solidement, les femmes doivent montrer de la résistance."

Folie, Nelly Arcan.

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Le bruit de la fermeture extérieure de la porte blindée qui menait jusqu'à ma cellule retentit, alors que j'étais penaude sur mon lit entrain de réfléchir à la prochaine misère que je pourrais bien faire vivre à mes chers tortionnaires. J'en avais massacré un, et un second était sur le point de perte la tête à force de réflexion exécrable. La démarche qui vint ne fit pas le bruit claquant des chaussures de June *, s'était donc un des gardes qui venaient me rendre une petite visite.

" Viens près de la grille que je te mettes les menottes."

Il ne semblait pas très assuré de ses mots. Mais je ne me fis pas attendre, même si sa voix tremblante rendait tout un coup cet instant fort excitant. Il ne me mit pas les menottes avec douceur, en un autre moment autant de violence aurait pu être fort séduisant. Mais peu importait, j'allais enfin sortir de ma cage.

Les couloirs se ressemblaient tous, d'un blanc laiteux comme ceux d'un asile. Le seul truc qui clochait s'était les trois gardes armés jusqu'aux dents qui m'entouraient. La maison avait-elle aussi peu confiance en son nouvel hôte?! J'avais fort envie de m'en mettre un sous la dent pendant le voyage dans le seul but d'énerver encore un peu plus la famille Stark, mais June allait surement m'en vouloir si je tâchais son jean et sa chemise de sang. Je restais donc aussi adorable qu'un enfant, marchant sous l'ordre des trois mâles remplis de testostérone qui m'indiquait le chemin.

Face à une porte d'acier, je me disais alors que ma destination allait surement être des plus alléchante, surtout quand je vis l'accueil de haute sécurité qui m'attendait derrière. Intéressant...Au bout d'un petit couloir, et surtout après être passé souriante devant quelques soldats, l'homme derrière moi, ouvrit une dernière porte. Et là, surprise... j'étais soudain très enjouée de ma nouvelle visite.
Le soldat me fit entrer dans la pièce et m'essaya sur une chaise en plein centre de l'habitacle, avant de m'attacher fougueusement aux sangles de la chaise.

" Hum... Vous êtes sur de ne pas vouloir vous reconvertir dans le sado-masochisme." dis-je avec un petit regard en coin.

Le soldat fit mine de ne pas entendre, s'était surement les ordres, comme toujours. J'entendis la porte se fermer dans un grincement, enfin...
Je fis revenir mes cheveux en arrière pour mieux voir l'homme posé dans le coin de la pièce.

" Tony... "


Enfin il était là, après tant de temps à l'attendre. Je commençais à m'impatienter.

" Tu t'es enfin décidé à venir à me voir...
Bien sur pour une première fois, j'aurais espérer que ce soit toi qui soit solidement attaché!
Alors?! Que me veut le grand Tony Stark?!"


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* RP avec June, "Amis ou Ennemis" à l'Initiative



Tony a écrit:
    Toujours de dos, le milliardaire ne put que s'agacer d'avance de l'arrogance qu'elle manifesta envers les gardes, visiblement nullement effrayée. Ca, c'était parce qu'elle ne savait tout simplement pas ce qui l'attendait. Se tournant enfin vers elle après qu'elle l'ait interpellé, Tony s'adossa contre le rebord de la table et croisa les bras sur son torse en la toisant froidement.

    « Des réponses à ses questions. »

    Ton froid. Réponse courte. Elle avait visiblement envie de jouer, de s'amuser de sa situation pourtant peu agréable. Lui non. Elle n'avait pas peur parce qu'elle croyait peut-être que le fait qu'il fasse partie du côté de la Loi l'obligeait à restait dans certaines limites ? Elle avait raison. Il y avait déjà cette entrave. Mais aussi et surtout le fait que, pour avoir été torturé par les rebelles afghans, les Skrulls et tant d'autres tordus, Tony se trouvait tout bonnement dans l'incapacité totale de faire subir lui-même de ses propres mains à un autre ce que lui avait subi, et dont il gardait encore des séquelles psychologiques qui hantaient encore certaines de ses nuits. En revanche, il y avait d'autres moyens que la torture brutale au chalumeau ou autres bistouris pour faire parler quelqu'un...

    « Je suppose que tu dois être très fière de ton petit numéro à la Cérémonie... Le sang, le portail juste devant moi, devant tout le monde, c'était bien trouvé... » reprit-il d'une voix qui ne trahissait aucune émotion, mais qui portait pourtant tous les signes qui pouvaient amener à penser qu'un tel calme n'était pas de bonne augure.

    Il se mit à marcher à travers la pièce, passant à côté de la mutante. Cleanée, elle n'avait rien perdu de sa beauté, et dans un autre contexte, nul doute que Tony aurait volontiers "joué" dangereusement avec elle, mais là, il éprouvait une telle colère qu'il avait chassé de sa tête tout autre objectif que celui d'obtenir des informations, que celui de se venger.

    « Ai-je besoin de t'expliquer les règles ou pas ? Plus vite tu accepteras de répondre à mes questions, plus vite tu retourneras en cellule et je n'aurai pas à user de moyens disons... controversés... sur toi... » continua-t-il toujours impassible, blindé derrière son masque intransigeant de leader, d'homme au coeur de métal, continuant à marcher dans la pièce.

    Il se doutait bien qu'elle lui tiendrait tête, qu'elle refuserait de parler. Mais c'était dans l'ordre des choses de d'abord présenter les menaces et les risques, et d'après pouvoir les exécuter.


Blink a écrit:
Ce ton amer et apathique était des plus intéressant sortant de sa bouche. Le grand Tony m'en voulait-il tant que cela?! J'étais ravie de ce face à face et était impatiente de voir la suite, je ne cessais de le toiser d'un regard vif.

Je savais que ma prestation à la Commémoration avait été des plus apprécié par la populace mutante, elle avait été d'une si belle provocation. Quand on m'avait soumis cette alléchante idée, je n'avais pu m'empêcher d'accepter avec enthousiasme.

Je sentais comme une sorte de... tension dans l'air, nous étions coincé entre ma folle ivresse et son calme olympien.

Assise sur ma chaise, pourquoi bougerais-je? Je n'avais ni pouvoir, ni mains libres pour me défendre, il ne me restais plus que mon esprit malade. Et le voir ainsi marcher au travers de la pièce me renseignait un peu plus sur son état. Entre l'envie sexuelle et la colère d'autrui, je ne peux encore dire lequel est le plus jouissif.

Ses dernières paroles furent celle que je voulais entendre, menaçante mais en même temps tellement autoritaire. Je n'avais pas envie de retourner dans ma cellule, pour une fois que j'avais de la visite, il fallait bien que je fasse honneur à mon hôte.

" Comme pour l'amour, prenons notre temps, Tony..."

J'aurais bien confessé tout pêché sur un oreiller mais je doute tout de même que cela lui plaise. Je me mordais les lèvres d'envies, qu'elle barge étais-je pour penser à de telles choses en cette instant.

" Allez-y, Monsieur Stark. Je vous écoute. Faites-moi peur..."



Tony a écrit:
    Non, visiblement, elle ne comprenait pas. Elle ne voyait pas dans quelle situation elle se trouvait. Elle continuait à le chercher avec cette désinvolture qui aurait été des plus attirantes aux yeux du milliardaire en temps normal, lui qui aimait plus que tout les femmes au fort tempérament dans la vie... comme au lit, mais qui là brutalisait plus qu'autre chose son impatience, son envie d'exploser et de lui faire regretter tout ce qu'il avait subi depuis cette cérémonie, qu'elle en ait été la cause ou non. Mais non, il ne devait pas craquer. Rester neutre autant que possible.

    Ignorant donc sa premières remarque, il revint vers la mallette ouverte, et en sortit plusieurs petits flacons qu'il disposa sur la table, avant de sortir en dernier une compresse et une seringue. Cette dernière en main, il se retourna vers elle. Il avait beaucoup de questions, et surtout beaucoup de détermination. Son seul regard suffisait à le confirmer.

    « Comment se fait-il qu'Andrill Elhonna soit encore vivant alors qu'il avait péri durant notre dernier combat ? Etait-ce vraiment lui ou un clone ? Un métamorphe ? Un double ? Comme je te l'ai dit, tu as le choix, la coopération douce ou la coopération forcée... Sache que tout le monde finit par parler tôt ou tard, et tu vas avoir tout le temps de t'en rendre compte maintenant que tu es ici, car tu vas y rester pour un très long moment... »

    Oui, tout le monde finissait par parler. Le corps, humain ou mutant, avait ses limites, tout comme le mental. Et maintenant qu'elle était sous son joug, il aurait tout le temps de lui soutirer les informations désirées. Elle résisterait sûrement, mais pas à jamais. Surtout pas si les interrogatoires se succédaient chaque jour. Il pourrait au final toujours décider de l'expédier sans retour dans la Zone Négative, auquel cas, c'est là-bas qu'elle resterait, et à vie. Mais pour y avoir fait quelques voyages en construisant le portail y menant, Tony n'usait de ça qu'en dernier recours, car il ne souhaitait la Zone Négative à personne hormis ses pires ennemis, comme Elhonna. Celle qui se tenait devant lui là, méritait de payer, oh oui, et pas qu'un peu, mais pas jusqu'au point de terminer dans cette dimension ténébreuse où la lumière ne perçait jamais, où l'air agressait par sa dureté à chaque respiration, où le désespoir tissait son nid aussi sûrement que même le tout-puissant Sentry n'avait pu sortir de cette réalité avec ses pouvoirs pourtant quasiment divins.



Blink a écrit:
Dans un premier temps, je prenais tout cela pour un jeu. Être interroger ça ne me faisait pas peur! Après tout ça n'aurait pas été la première fois que je me retrouvais solidement ligoté à une chaise. Mais quand il sortit les seringues et les flocons remplis de "je ne sais quoi", je sentis comme un frisson me parcourir l'échine. Les fois précédentes j'avais encore mes capacités mutantes, je pouvais téléporter ce que je désirais, mais cette fois-ci, c'était différent! J'étais une simple humaine solidement attaché à une chaise.

Je fus surprise d'entendre que ses questions se portaient sur Andrill, mon cher et tendre ex-patron, mort-vivant. Le pauvre Tony ne comprenait pas pourquoi ce dernier avait réapparu comme par magie. Stark avait de la chance d'être tombé sur la spécialiste des voyages entre les dimensions. Coïncidence? Il pouvait rêver. Les mots qui sortiraient de ma bouche ne seront ceux qui pourraient l'angoisser encore plus, qu'il ne l'était déjà.

Andrill, Kyana, Alexiel et même le Celte, avaient survécu de l'attaque de l'Institut de leur monde grâce à moi. Elhonna avait utilisé les capacités de mon double pour ouvrir un portail. Mais comme j'étais encore vivante sur cette dimension, ma jumelle n'avait plus qu'à dire adieu à sa vie. A ce que l'on m'a dit, nous étions complétement différente. Elle n'était pas assez garce et sadique, mais plutôt serviable et enfantine. Horreur!

" C'est bien lui... En chair et en os! Il n'y a ni métamorphose, ni clonage, ni doublon. Comment est-il revenu à la vie, je n'en sais rien du tout. Il n'est plus mon chef, ce qui a pu lui arriver j'en ai rien à foutre."


Blink... Vilaine petite menteuse! Mais je lui avais dit ces mots calmement et du traite. J'avais été la première à lui mettre le couteau sous la gorge pour savoir comment il était revenu.
Je regardais son matériel de torture sur la table, si il m'approchais avec ca, il pouvais toujours rêver pour avoir encore la vie dans les prochains jours! Ce n'étais plus qu'un question de temps avant que je ne sorte de mon entrave.

" Vous ne croyez pas m'avoir suffisamment drogué depuis que je suis revenue?! Êtes-vous aussi frustré pour vouloir autant me faire parler?! "
lui demandais-je en lui montrant le matos.




Tony a écrit:
    Tony la fixa de son regard intransigeant, tentant de déterminer si elle lui mentait ou pas. A coup sûr, oui. Si elle ne lui mentait pas maintenant, il savait que ça serait pour les questions suivantes, que ce serait tout bonnement trop beau qu'elle lui dise tout ce qu'il voulait savoir. Cependant, il la crut au sujet d'Elhonna. Pour avoir cogité comme un fou sur la question depuis qu'il s'était réveillé, il en était arrivé à écarter bon nombre de théories pour ne garder que les plus probables, à savoir le voyage dans le temps, le voyage dans l'espace, ou juste un métamorphe qui se serait amusé à prendre son apparence pour le perturber. Mais il s'était vite dit que si un métamorphe rebelle voulait vraiment le perturber, il aurait pris l'apparence de Steve, ou de ses parents, tout simplement. C'aurait été plus efficace, plus malin, plus douloureux. Donc il en avait au final conclu qu'il devait s'agir bel et bien du véritable Marcheur... Sa mâchoire se crispa avec cette confirmation, mais il se maitrisa, intériorisa son envie d'exploser.

    Sur le deuxième point en revanche, il avait de gros doutes sur sa sincérité. Qu'elle ait rien à foutre de celui qu'elle avait suivi dans ce plan dangereux d'attaque théâtrale... Il n'était pas dupe. Vu de l'extérieur, pour lui, Elhonna avait repris le pouvoir à la Rébellion, en était le chef. Il était loin de connaître l'existence de Gemini, et des différents clans internes. Il avait quelques informations, certes, mais trop incomplètes. Du moins pour le moment. Car ça allait peut-être changer grâce à sa nouvelle prisonnière qui venait de le traiter de frustré avec sa seringue.

    « Oui, tellement frustré que je n'hésiterai pas à vider chacun de ces flacons dans ton organisme si jamais l'envie m'en prend, histoire que tu découvres par toi-même leurs contenus... et leurs effets quelque peu... désagréables. »

    Toujours impassible, il fouilla de nouveau dans la mallette et en sortit quelque électrodes sans fils et un mini ordinateur portable ultra fin. Il s'approcha alors de la mutante, les électrodes en main.

    « Le problème avec les interrogatoires, c'est qu'on sait tous parfaitement que la vérité n'est jamais donnée juste parce qu'on la demande, » reprit-il en venant donc auprès d'elle, déterminé, posant sur ses tempes, son cou et ses avant-bras les électrodes sans fils en question, évitant de la regarder dans les yeux sauf de brèves secondes, « Et je ne vois aucune raison de te croire un mot de ce que tu me diras, aussi je préfère opter pour mon petit détecteur de mensonges personnel... C'est malheureusement absolument indolore. »

    Une fois les électrodes mis en place, il revint ouvrir l'ordinateur portable déjà ouvert sur l'application nécessaire. En vérité, il n'avait aucunement besoin de cet ordinateur, étant cyberpathe, il pouvait directement se connecter aux électrodes et aux informations qu'elles transmettraient, mais il tenait à maintenir l'illusion qu'il n'était qu'un "homme en armure" et non pas doté d'un quelconque pouvoir. Plus longtemps ça resterait secret pour ses ennemis, mieux ce serait.

    « Okay, on reprend, deuxième question : où se trouve le Quartier Général de la Rébellion ? »

    Si elle tentait de répondre, au moindre mensonge, il le saurait grâce aux électrodes. Sa seule issue était de parler, de lui dire la vérité, car si elle décidait au contraire de se taire, c'était simple, c'était directement la seringue et un ticket pour une torture très particulière. Elle devait s'attendre à ce qu'il s'agisse d'un poison douloureux ou quelque chose du genre, mais ce n'était pas vraiment le cas.



Blink a écrit:
Je voyais bien qu'il voulait me déstabiliser, avec son petit jeu de seringue et de flacons pleins. Aurait-il le courage d'utiliser ces petits cocktails explosifs pour me faire cracher les mots de la bouche? Je l'ignorais. Ce n'est qu'en le voyant sortir un nouvel attirail, que je compris que les méthodes douces allaient d'abord être utilisées. Je regrettais soudainement Jessica, qui se serait faite un plaisir de l'écorcher vif et de le faire saigner comme un bovin à l'abattoir.

Ce qui m'angoissait, n'était surement pas le fait qu'il m'accroche des électrodes sur le corps avec ses mains fraiches et tellement parfaites, mais qu'il n'ose pas me regarder. Le regard en dit beaucoup sur les gens, et quand on fuit le regard, c'est souvent que la rancœur est telle qu'on ne peut la mesurer! Ou bien alors, que l'on est pas sur de ce que l'on fait... Bonne question!
Si il pouvait reposer sa main sur ma nuque, cela serait très excitant! Mais je doute fortement que ma demande ne soit acceptée, sauf si c'est pour m'étrangler.

Je ne pouvais au final plus mentir, ce n'était pas la première fois que j'étais dans cette situation, mais je n'avais jamais su mentir à ce genre de machine. D'autant plus que sans mes capacités, je n'étais pas très sur de mon coup. Je pouvais faire la conne autant que je le désirais, mais je ne faisais pas la maligne à l'intérieur. La seule chose que je pouvais faire s'était de dire partiellement la vérité.

La seconde question. Je savais bien qu'à un moment ou un autre, il me demanderais ou se trouve le reste de la bande. J'avais réfléchie à ma réponse. A voir si la machine fonctionne avec des vérités non terminées.

" Il n'y en a pas... Ça change tout le temps"

Il arrivait que l'on change de coin dans les sous-terrains quand notre cachette avait été découverte par surprise par un de nos chers hommes de la surface.

" Je ne sais pas ou ils peuvent être désormais..."

Andrill pouvait copier mes capacités, il pouvait donc changer la position du camp sur demande de Gemini. Le plan était parfait! Il ne pouvait pas savoir ou ils se trouveraient.

" Question suivante, Darling?!"



Tony a écrit:
    Le taux de transpiration, les pulsations, les contractions musculaires les plus infimes réactions, tout étaient enregistré, analysé, traité par les électrodes et l'ordinateur au programme conçu par le milliardaire lui-même, qui était en train d'observer une représentation virtuelle extrêmement précise du cerveau et du système nerveux de sa prisonnière. Mais même avec tout ça, Tony savait que le taux de fiabilité ne serait jamais parfait, pour la simple et bonne raison que le mensonge pouvait prendre bien des formes, que ce n'était pas une science exacte. Voilà pourquoi le milliardaire avait les mains crispées sur les rebords du clavier en lisant les données qui y apparaissaient. La partie mémorielle du cerveau laissait voir une activité qui portait à penser qu'elle disait la vérité, se basant sur ses souvenirs, sur des faits réels, mais la petite activité du côté de la partie imaginative certes plus faible mais belle et bien là montrait également qu'elle cherchait en répondant un moyen de berner les détecteurs, de contourner le problème. Mais après tout, ce qu'elle lui avait répondu était logique. A leur place, il aurait fait pareil, changer en permanence de lieu pour ne jamais être retrouvé. Serrant les dents, le milliardaire inspira profondément pour refouler la nouvelle bouffée de colère qui menaçait de le submerger. Surtout en voyant qu'elle continuait à le narguer avec ses Darlings qu'il n'avait qu'une envie, lui faire ravaler dans un bain de sang. Okay, zen.

    « Quelle était la dernière cachette de la Rébellion dans ce cas ? Et combien êtes-vous ? Un conseil, t'as intérêt à me donner une réponse claire et précise... ma patience a des limites... » maugréa-t-il en la toisant férocement de ses yeux sombres et perçants, lui laissant bien comprendre que la seringue n'attendait qu'elle.

    Si ça changeait tout le temps, ils n'y seraient plus c'était logique, mais le fait était qu'un endroit qui avait abrité plusieurs centaines voire milliers de personnes avait toutes les chances de receler d'innombrables indices et ça sans que les principaux intéressés n'en soient conscients. Des indices invisibles, microscopiques. Il avait déjà arrêté tellement de criminels de cette manière, en passant simplement derrière eux même s'ils avaient soit disant fait le ménage. Et sur des centaines de personnes, il y en avait statistiquement au moins une qui été négligente, qui avait commis une erreur, si ce n'était pas plusieurs. Ne serait-ce que les signatures énergétiques mutantes, magiques ou autre, qui restaient un bon moment dans la zone concernée et que personne ne pouvait voir ni enlever. Rien qu'avec ça, il aurait de nouvelles informations sur les pouvoirs de certains rebelles encore inconnus de ses fichiers et tant d'autres choses.


Blink a écrit:
Je suis et je reste quelqu'un au caractère explosif. En même temps, avec mon passé peu glorieux d'objets d'expérimentations, je n'avais pu gagné qu'une chose: Ma personnalité de fer. Certes, je ne faisais pas la fière devant les seringues, car elle me rappelait les tortures sur la table d'opération d'Apocalypse, mais il était hors de question que je vende mes amis, ma famille, pour qu'un idéaliste comme Stark les mettent en cage! Je n'allais pas mentir, je n'allais pas dire la vérité... C'est ce que je mettais promis avant de répondre à sa dernière question et c'est ce que je continuerai de faire... La dernière fois que l'on s'était trouvé s'était dans les sous-sols. Mais il n'y a pas si longtemps que ça, on avait été dans les bois, pour une nuit certes, mais on y avait été.Une nuit pour préparer notre petite entrée surprise à la commémoration. Et si il avait de quoi les pister?!
La peur de revoir mes bras couverts de bleu à force de coup de seringue me répugnait. Mais il fallait bien que je tente une feinte quelconque pour m'en sortir, mais aussi et surtout pour aider les autres. Même si je n'étais plus avec eux, je savais qu'il qu'ils continueraient le combat.

Stark était très charmant quand il souriait, avec cet aire bon blagueur et charmeur que lui collait toutes les presses à scandales. Mais aussi attitude autoritaire, elle aussi avait du charme. Un peu félin et sur le point d'exploser, en d'autres lieux j'aurais adoré le voir comme ça. Je me demandais alors qui était le félin en cage?! Moi attaché à la chaise, ou lui tournant en rond, impatient autour de la pièce!

" Une vingtaine, une clairière dans les bois au sud ouest de la ville! "


Ni vrai, ni faux. Il était vrai que l'on y avait été mais il n'y avait eu que Kyana, Le Marcheur, Spitfire, Dents de Sabre, Gemini et moi. Et puis concernant les chiffres, je n'avais aucune idée réelle du nombre que nous étions. C'est Abigaël qui s'amusait à faire les comptes pas moi, mon rôle était seulement d'aller chercher les gosses de l'évolution dans les rues terrifiantes de New-York.

" J'aurais cru que je t'aurais plus intéressé que le reste de la Rébellion, je suis déçu Tony... "


Par tout les moyens, l'éloigner de ce qu'il voulait savoir, l'entrainer sur un autre terrain. La parole est une arme, les mots forment une armée. L'attitude aussi, rester calme et inflexible, tendre et mystérieux. Les mots doivent être doux comme une eau coulant dans la rivière.

" Et toi,Tony? Pourquoi autant de haine, envers nous! Nous ne sommes pas tous des monstres assoiffés de sang... Certes la commémoration a mal tourné, j'ai mal choisi certains de mes alliés! Mais tu devrais savoir que si l'on agit comme ça aujourd'hui c'est par ta faute, aux autres et à toi... Nous ne réclamons que notre liberté! Tu sais ce truc fantastique, que tu nous empêche de vivre parce que tu nous prend pour des ennemis... Le monstre c'est toi, Stark! Tout ces morts sont de votre faute et nous, nous sommes l'excuse pour que votre folie continue!"


Tony a écrit:
    Une légère oscillation sur l'écran, mais rien qui laissait à penser qu'elle mentait. Ou même qu'elle disait la vérité à vrai dire... Se crispant de nouveau, Tony transmit mentalement l'information à l'Héliporteur, où une unité de recherche du SHIELD partirait dans les prochaines minutes pour la partie de la forêt en question, avec tout le matériel dernier cri de Stark Industries pour détecter les plus infimes particules qui n'auraient pas lieu de se trouver dans ces bois, quitte à l'explorer sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Il resta très calme face aux paroles suivantes de la rebelle, et repoussa légèrement l'ordinateur au milieu de la table.

    « Je ne hais pas les mutants, ni les rebelles, je hais juste les meurtriers qui attaquent des civils un jour de trêve, un jour de paix. Si ma folie, c'est de suivre les principes de la Démocratie où la majorité l'emporte sur la minorité, VOTRE minorité, et ça très très largement et de plus en plus grâce à votre intervention à la Cérémonie, qui n'a fait que révéler un peu au monde votre vraie nature de criminels, alors oui, ma folie continue et continuera encore longtemps, jusqu'à ce que plus aucun d'entre vous ne soit en mesure de faire de mal à qui que ce soit. »

    Il s'avança vers elle. Ses changements d'humeur depuis cette Cérémonie en question étaient aussi soudain qu'inexplicables. Mais une chose était sûre, ils n'étaient jamais de très bonne augure, que ce soit dans un sens ou dans l'autre.

    « Cependant, je sais par expérience que ce genre de débat avec des assassins ne mène nulle part... aussi attirants soient-ils... » continua-t-il en ne se gênant pas pour la détailler de haut en bas, affichant un très léger air appréciateur, « Et ces débats m'ennuient, autant que commence à le faire cet interrogatoire quand je sais que les télépathes du SHIELD reviendront de mission la semaine prochaine, et qu'ils extirperont de ta tête tout ce que je veux savoir. »

    Il étira un petit sourire supérieur. Et oui, que ce soit aujourd'hui ou dans une semaine, peu importait, il aurait ses informations, même s'il ignorait que sa prisonnière allait lui échapper avant que ça n'arrive. Il vint se pencher à côté d'elle jusqu'à ce que ses lèvres viennent frôler son oreille droite.

    « J'ai un petit secret à te confier... Il se pourrait fortement que la prochaine fois que je viendrai te voir dans ta cellule, quand j'aurai obtenu tout ce que je voulais savoir de toi, je puisse m'arranger pour rendre ton séjour un peu plus... agréable... »

    Le ton de sa voix suffisait à faire comprendre le sous-entendu. Après tout, elle lui avait clairement fait comprendre qu'il lui plaisait et qu'une nuit avec lui ne la dérangerait pas... Chose réciproque, et qu'il s'employait déjà à lui montrer. Face à elle, ses lèvres approchèrent dangereusement les siennes, avec ce petit sourire Starkien qui avait fait sa réputation de séducteur et qui montrait qu'il savait ce qu'il voulait, teinté de plus ici de cet air appréciateur qui adorait le danger, celui que représentait sa prisonnière si jamais il allait trop loin. Flirter avec l'ennemi ? Il avait beau avoir la rage contre elle, le fait était que sa plus grand faiblesse avait toujours été, était et serait toujours, les jolies femmes... Et Blink en était une. Dangereusement sexy et attirante. Toujours avec son sourire en coin, ses lèvres vinrent frôler les siennes, incapable d'y résister, sa main venant se perdre dans son cou, avant de venir pleinement les capturer pour un langoureux baiser... Elle pouvait le mordre, faire ce qu'elle voulait pour le repousser, le fait était qu'elle avait montré tous les signes qui justifiait que le Vengeur en arrive là. Il lui plaisait, elle lui plaisait, point barre. En quoi un baiser volé ou consenti pouvait-il être néfaste ? Ce n'était jamais que du plaisir en bonus même malgré les circonstances quelque peu spéciales.

    La seringue, celle-là même qu'il avait très discrètement glissé dans sa manche en poussant l'ordinateur sur la table quelques secondes plus tôt de dos à elle, perça la peau de la mutante sans prévenir sur le côté de sa nuque, au moment même où le Vengeur saisissait fermement son menton pour tourner brusquement sa tête sur le côté, et pouvoir complètement injecter le produit sans qu'elle ne puisse faire de mouvement brusque qui aurait pu se révéler malvenu et douloureux, surtout pour elle. Sa main vint museler sa bouche et ces lèvres si aguicheuses qu'il venait de goûter avec un certain plaisir, afin qu'il ne lui prenne pas l'idée de lui cracher dessus ou tout autre chose du genre. Il retira la seringue, une petite goutte de sang perla qu'il essuya de son pouce presque en une caresse, et il défia son regard, le sien affichant une lueur à la fois dure, pleine d'une colère triomphante.

    « Le problème, c'est que je n'ai nullement envie d'attendre la semaine prochaine pour savoir ce que tu me caches, et encore moins pour te faire payer ce que tu m'as fait à moi et à ces vies qui ont été prises à cause de votre attaque. J'aurais voulu ne pas avoir en arriver là, mais vous ne me laissez plus vraiment le choix. »

    Sa voix avait repris sa tonalité glaciale. Il s'écarta d'elle en lui lâchant le visage assez brutalement et alla poser la seringue désormais vide sur la table. Lui, s'envoyer en l'air avec elle ici et maintenant ? Même pas en rêve. Elle n'aurait pas fait partie de l'attaque de la Cérémonie, peut-être... Mais là, impossible, sa haine et sa rancoeur étaient trop vives. Cependant, il y avait des façons bien plus désagréables pour se faire faire une piqure qu'avec un baiser quelque peu torride. Il se retourna vers elle et s'adossa contre le bord.

    « Tu dois te demander ce que je t'ai injecté... Un petit cocktail psychotrope utilisé par la CIA à base de LSD entre autres choses, que j'ai amélioré un peu cependant pour plus d'efficacité. Tremblements, sueurs froides et fièvre en alternance, délires, troubles de la vision et de l'audition, etc... Dans quelques secondes tu vas commencer à ressentir les premiers effets, de petite effets secondaires que je n'ai pas réussi à enlever. Mais le meilleur, c'est quand le sérum va inhiber totalement tes fonctions cognitives supérieures et tes facultés à contrôler ton jugement... Ton inconscient va ressurgir sans que tu ne puisses rien y faire, tu vas revivre tes pires souvenirs comme si tu y étais, et quand tu seras assez terrorisé au point que j'apparaitrai comme le seul capable de faire arrêter tout ça grâce à cet antidote - il montra une deuxième seringue sur la table - je pourrai obtenir des réponses beaucoup plus fiables qu'avec le détecteur... Oui, tu l'auras compris, je suis très rancunier. »

    Okay, c'était vraiment très très sadique. Il se mit à faire quelques pas avant de se tourner vers elle, debout, les mains dans les poches, impérial, intransigeant.

    « Tu voulais que je m'intéresse un peu plus à toi ? Voilà qui est chose faite... Je vais connaître tes peurs les plus secrètes, tes angoisses, tes hontes, et comme tu l'as dit toi même, l'amour prend du temps, alors comme je compte faire ça en plusieurs "séances", il se trouve que nous allons nous voir très souvent les jours à venir... Une belle histoire d'amour qui commence entre nous... Mais je parle, je parle, j'en oublie que le spectacle va bientôt commencer, aussi je vais m'asseoir et te regarder tranquillement partir dans tes délires qui j'en suis sûr, seront plus que passionnants... »

    Joignant le geste à la parole, il prit la chaise et l'amena à un mètre et quelque de la mutante, face à elle, et s'y assit à l'envers, les bras croisés sur le dossier, la fixant de ses yeux sombres sans aucune pitié. Oui. La guerre civile, les traumatismes de la Cérémonie, la perte de bon nombre d'amis et d'agents, tout ça avait eu de quoi le changer complètement, le forcer à devenir le leader qu'il était, et qui se devait d'agir parfois de manière controversée et sans états d'âme. La torture. Il avait ça en horreur pour l'avoir subie, pourtant, il se devait de ne rien montrer. Et il y arrivait. Mais ce soir, rien ne serait pareil, quand il s'effondrerait plein de remords et tremblant de désespoir seul dans ses appartements, dégoûté de lui-même et de ce qu'il devait faire, comme souvent depuis la Guerre Civile. Mais tellement de gens comptaient sur lui, les victimes, leurs familles, ses hommes qui avaient perdu des coéquipiers, qui demandaient des résultats, qui demandaient justice. Sauf qu'il parvenait de moins en moins à encaisser, et que ça lui faisait un peu plus péter les plombs à chaque fois. Et dire que ce n'était que le début...



Blink a écrit:
Les paroles de Stark me firent prendre conscience de ce qui s'était passé à la Commémoration. L'attaque ne devait porter que sur un individu: Iron Man. Personne d'autre ne devait être tué, tel avions vu cet événement Abigaël et moi. Mais les survivants de 719 n'avaient visiblement pas eu ce semblant de logique. Tout comme l'ancienne confrérie, ils n'avaient qu'un mot aux lèvres: Destruction. Je n'étais pas pour cette alliance avec ces exilés, mais comme ils étaient tout aussi fort que leur doublon, leur force nous était nécessaire pour cette mission. Malheureusement, les divergences d'opinions avaient été marqué par le sang des innocents. Andrill Elhonna n'avait pas compris qu'il n'était plus le patron sur cette terre. Et que si bon cœur m'y prenait, je pouvais l'expulser en un monde moins rose avant qu'il n'ait eu le temps de copier mon don. On verrai bien qui serait le boss, une fois que je serais sortie de ma cage.
Le pire était de savoir que malgré ce dérapage, la Rébellion était principalement composé de pauvres gosses ne désirant que deux choses: Vivre leur vie sans être lapider, et être libre de leur différence. Nous ne sommes pas des monstres, nous sommes seulement évolués. Mais l'Homo Sapiens ne l'entends pas de cette oreille. La faute à qui?! A mes yeux, il y avait maintenant deux coupables: Le gouvernement de Stark et la connerie d'Elhonna.

Le changement soudain de comportement de mon hôte me tira de ma méditation. L'homme froid se transforma soudain en un adorable agneau, un félin se courbant l'échine. Mon voyage était à mes yeux déjà agréable: Une magnifique jeune femme me rendait souvent visite et à chacune de mes colères je créais la panique dans le secteur. A avouer que cela ne me déplaisait guère!
Une visite en cellule de monsieur Tony Stark en personne me serait bien évidemment captivant, je ne disais jamais non pour avoir une nouvelle tête à mon tableau de chasse. Mais je doutais que l'Homme de Fer ait le temps de venir me visiter, sauf si l'idée de mon évasion plantait, et dans ce cas, il serait trop occupé à interrogé ses nouveaux invités.

Ses lèvres près des miennes, je pouvais sentir son souffle me caresser. Le pire était cette glissade le long de ma nuque, je n'avais jamais su résister à de tes caresses. Et puis le baiser, le goût de Stark me resta à bouche. J'étais dupé. Une petite douleur à la nuque m'interpella m'indiquant l'usurpation. Le pire était, que j'aurais à coup sur fait exactement la même chose, mais je ne pouvais que rager après cet acte. Les yeux exorbités, je le fixais intensément, le regard rempli de colère. Je ne pouvais malheureusement pas jurer, sa main sur ma bouche me l'empêchant.
Une nouvelle fois, Stark changea de facette, et repris son masque de haine, d'impatience et d'angoisse. Il m'annonça ce que contenait son cocktail et quel en était son action: Refaire revivre les pires souvenirs! Nous allions rire...

Je sentis une première goutte perler sur mon front, mais aucun souvenir ne me revint. Pour le moment... bien évidemment! Un petit rire en coin de lèvre, si je pouvais lui cracher à la gueule à cette ordure, je le ferais! Mais je n'allais pas me laisser aller à si simple.

« Plusieurs séances, c'est ça?! Insuffisant pour revivre l'enfance traumatisante, mais l'on s'en contentera... Es-tu près Tony, tu vas assister à la naissance d'un monstre? Mais ne t'attends pas à ce que je parle! »

Les muscles de ma nuque se contractèrent et je regardais Stark fixement. Une image me revint, celle d'une gamine de huit ans aux allures normal amenée au laboratoire de Hank McCoy pour subir l'instant qui allait faire d'elle ce qu'elle était aujourd'hui.

« Bienvenue au bord du Blink Express, bon voyage... » dis-je avant de pousser un hurlement en sentant les aiguilles défigurer mon visage.



Tony a écrit:
    Assis sur sa chaise face à sa victime, Tony ne démordait pas de son regard, se délectant de la rage qu'il lisait dans les pupilles verdâtres de la jeune mutante après qu'il l'eut trompé de ce baiser de diversion pour lui insérer la seringue dans la nuque sans qu'elle ne puisse s'y attendre. Un geste traître, mais nécessaire et surtout trop tentant tellement elle avait pris un malin plaisir à lui faire comprendre qu'en d'autres circonstances, ils auraient pu finir à l'horizontale. Il était clair qu'elle était plus qu'attirante... Dommage que la haine fasse rempart sans laisser d'alternative au déroulement de cet interrogatoire. Impassible, le milliardaire l'observa, voyant sa peau commencer à s'humidifier, à perler de sueur et sa respiration se faire un peu plus bruyante.

    « Oh, mais moi je suis prêt, toi en revanche, ça m'étonnerait que tu le sois... Et je pense que si, tu vas parler, tu vas juste ne pas t'en rendre compte. Vois le bon côté, tu ne réaliseras même pas que tu trahis ton propre camp, » rétorqua-t-il sur un ton cynique, la toisant toujours de cette colère haineuse qui était devenue une part permanente de sa personnalité depuis la Cérémonie.

    Il ne savait pas si elle allait parler. Enfin si. Normalement, elle allait parler, le seule problème avec ce sérum, c'était que ce que les interrogés disaient n'était pas forcément dans l'ordre et donc la compréhension s'avérait souvent fastidieuse, sans parler des bribes de souvenirs qui venaient s'y ajouter et noyer le tout, pire qu'un puzzle dont les pièces étaient éparpillées au milieu de pièces d'autres puzzles. Un vrai casse-tête. Et encore, il arrivait aussi que la personne sous sérum s'enferme dans l'un de ses souvenirs trop forts et traumatisant pour le répéter en boucle et ne pas avancer au point voulu. Pire encore, même si c'était beaucoup plus rare, certains étaient pris de réactions si violentes qu'ils finissaient par sombrer dans l'inconscience, mais là encore, cela n'était arrivé qu'une seule fois jusque-là et la personne s'était réveillée quelques heures plus tard sans aucun dommage, juste un peu sonnée. Mais Tony espérait vraiment que le sérum marcherait à son potentiel maximum, car lorsqu'il l'avait fait avec certains autres, il avait obtenu des informations très importantes.

    La jeune femme continua à le narguer, l'invitant à vivre avec lui la naissance du monstre qu'elle était. C'était bien, elle était consciente de son abomination. Non pas que Tony pensait réellement ça d'elle, c'était la haine qui parlait évidemment, et puis il n'avait rien contre les mutants au contraire, il avait un pied dans les deux camps. Le camp humain pour l'avoir été, et le camp surhumain depuis qu'il avait Extremis. Le mieux à même de gérer le délicat équilibre de la Loi de Recensement, qui entre les mains d'un humain deviendrait la pire des dictatures comme le projet de départ du gouvernement. Et le pouvoir dans les mains d'un mutant, et bien... Ca pouvait donner des tarés comme Magnéto, voulant écraser la race humaine. Mais ils refusaient de voir les choses comme ça, le mettant dans le même panier que les dictateurs alors qu'il n'en était pas un.

    Elle se mit à hurler. Il serra les dents, parcourut d'un horrible frisson d'effroi et de culpabilité. Mais il s'obligea à ne pas détourner le regard, il s'obligea à le garder fixé sur la jeune femme qui semblait transpercée de douleur. Il s'obligeait à penser aux familles des victimes, à ses hommes morts au combat un jour de trêve à cause de leur folie, à tout ce qui lui était tombé dessus depuis ce jour maudit, tout ça pour permettre à sa colère de perdurer et ainsi pouvoir supporter les cris qui s'en suivirent, supporter la vue de cette torture qu'il infligeait à celle en face de lui qu'il détestait certes, mais qui peut-être ne méritait pas un tel châtiment. Dire qu'il y a deux ans, jamais il n'aurait pu ne serait-ce que penser à faire une telle chose à un être humain. La Guerre Civile l'avait changé et il s'en rendait à peine compte. Elle avait changé beaucoup de monde en vérité.

    « Cries autant que tu veux, résiste autant que tu le peux, ça ne changera absolument rien. J'obtiendrai ce que je veux. Aujourd'hui ou demain, peu importe. Laisse-moi donc voir qui tu es, Blink, j'ai vraiment hâte en fait... »

    S'inquiéter ? Evidemment qu'il s'inquiétait. Il savait ce qu'il avait crée avec ce sérum, il connaissait les effets normalement non létales, mais rien ne pouvait empêcher le doute de persister sous la détermination rageuse. Il ne démordait pas de son attitude intransigeante et sans pitié, alors qu'intérieurement, son coeur battait plus vite qu'il ne le devrait à cause du stress émotionnel qui l'envahissait. Ce stress étrange qui vous prend quand vous savez que vous faites quelque chose de mal, mais vous continuez quand même, pour des raisons qui n'engagent que vous. Ca ne faisait que commencer il le savait, mais il allait devoir étouffer cette angoisse, cette conscience qui l'agressait s'il voulait obtenir ce qu'il désirait. Telle était l'obligation des leaders, faire des choix et agir quand personne d'autre ne pouvait le faire ni ne voulait en prendre les responsabilités.




Blink a écrit:
Je n'aurais jamais pensé revivre un jour ce que l'on m'avait fait subir dans mon monde d'origine. Comme projeté dans un passé que je m'étais forcé d'oublier. Je suis apeurée, on vient de jeter mes parents et mon grand frère dans une cage sous simple fait, qu'ils sont humains. Et moi, on me traine dans les couloirs d'un laboratoire aux parois délabrés et aux multiples cris vous faisant hérisser les poils sur tout le corps. Je verse une larme et l'un des soldats me giflent en me traitant de faible. Mais je ne suis pas faible! Je ne suis qu'une gamine de huit ans, né dans l'ère d'Apocalyspe, qui va être amené en pâture au savant le plus sadique que la terre ait connu: Dark Beast.

Le grand singe au poil d'un noir de jais, me sourit. Le rire obscène et vicieux, d'un pervers jouissant déjà à l'idée de laisser travailler ses mains expertes sur le corps d'une gamine. Que me prépare-t-il? Que me veut-t-il? Il me fait peur! Je tente de me défaire de l'emprise des soldats, je hurle que je veux partir d'ici, que je veux que l'on me laisse tranquille. J'appelle mon père, ma mère et mon frère, mais ils ne me répondent pas. McCoy ne cesse de glousser, et un des hommes me giflent si violemment, que je m'effondre au sol, inconsciente.

Une lumière pure et incandescente me réveille. Je tente d'habituer mon regard à ce rayonnement, ainsi que de me lever. Mais mes bras se heurtent à des sangles solidement rattachées à la table sur laquelle j'ai été posé. Je comprends alors ce qui se passe quand je vois que je suis nu sur une civière. La lumière est une lampe de chirurgien, les bruits métalliques, ce de Dark Beast préparant ses instruments de torture.

Tout le monde de Cartusia à Miami savait que j'étais une mutante, ma peau était naturellement rose à la naissance, mais cette teinte avait disparu . Le seul caractère présent au moment de l'expérience de McCoy était mes oreilles pointus. Dans la pénombre une voix me parlait, un ton cynique, se voulant menaçant. Personne ne me parlait dans la pièce, je sus alors que cette voix était celle de Tony Stark. Il avait hâte de voir qui j'étais, il voulait m'entendre crier encore et encore?

« Etes-vous prête mademoiselle Ferguson, nous allons commencer? »
Le regard noir du chirurgien se baladait sur l'objet, mon corps. Et se sourire méprisant ne voulait pas s'effacer.
« J'aimerai que votre don se révèle, Mademoiselle Ferguson! »

Tout le monde sur Terre savait que les généticiens d'Apocalypse avaient mis en place une technique pour pousser la mutation à apparaître. Mais elle n'était pas sur à cent pour cent. Pour l'améliorer, ils capturaient de jeunes mutants pour leur test. Un gosse sur quatre survivait au massacre, mais il ne vivait jamais bien longtemps.
Il se saisissa d'une aiguille avec un sérum de couleur verte à l'intérieur.

« Allons-y, je vais enfoncer cette aiguille dans l'une des parties molles de votre crâne pour que la substance soit mise en contact avec votre système nerveux. »

Je ne savais pas quoi dire, hurler n'aurait servi à rien. Une petite larme coula le long de ma joue. Et je me mis à bouger en tout sens pour qu'il ne me pique pas.

« Calmez-vous, Mademoiselle Ferguson. »

« Tu peux crever... ordure! »

Répondais-je à Stark ou à DarkBeast, je l'ignore. Mais la réponse correspondait aux deux tortures qui m'étaient infliger en cet instant.
L'aiguille vint de planter dans la suture supraorbitale, qui devient réellement souder que chez les adultes. La substance injecté, je fus prise de transe. Mon corps se mouvait de lui-même, je perdis le contrôle. Avant de ne plus voir la lumière.

Dans la salle d'interrogatoire de Stark Industries, assise sur la chaise, mon tortionnaire me regardait. Ma vision venait de s'interrompre, mais je savais que la suite n'allait pas tarder. Ce n'était que le premier acte. En sueur et encore sous le choc, le souffle haletant, je maudissais cet enfoiré de prendre son pied à me voir souffrir. Même à la Confrérie nous ne faisions pas appel à des méthodes aussi radicale.

« Des questions, Mr Stark? »
lui demandais-je, alors que je sentais que j'allais de nouveau sombrer dans mes cauchemars.



Tony a écrit:
    Plusieurs fois, à chaque seconde quasiment, Tony ressentit l'envie douloureuse de détourner la tête, de dévier son regard de ce qu'il faisait subir à la jeune mutante qui se contorsionnait déjà sur sa chaise en hurlant de douleur sous le coup de souvenirs qu'il ne pouvait percevoir, mais dont il pouvait deviner l'horreur rien qu'à ce qu'elle lui montrait malgré elle. Ca ne se voyait pas, mais il en tremblait presque sous ses vêtements, les dents serrées derrière un masque impassible d'observateur. Un observateur qui se voyait malgré lui être aussi victime de souvenirs revenant le hanter. La voir sous la torture, même seulement psychique, lui rappelait les nombreuses tortures que lui-même avait subi. L'Afghanistan. Stane, père comme fils récemment. Les Skrulls. Et tant d'autres qui s'étaient fait un plaisir de le faire souffrir autant physiquement que moralement.

    A chaque hurlement de la jeune femme, il crut entendre les siens lorsque les Dyzanos s'étaient amusés à le noyer, à l'électrocuter, à la ranimer, à le charcuter, lui fracturer les membres avec un sadisme particulier. Cachées par ses bras croisées, ses mains se crispèrent sur le dossier de la chaise sur laquelle il était toujours assis à l'envers pour observer la mutante. A chaque contorsion, il se revoyait remuant de la même manière faiblement sur le sol de sa cellule sur le vaisseau Skrull quelques temps avant la Guerre Civile, sans armure, sans générateur, sous le joug de scientifiques aussi curieux que malsains, qui s'en étaient aussi donnés à coeur joie avec Red, Namor, Flèche Noire, Charles et Stephen.

    « Tu peux crever... ordure ! »

    Tony sursauta malgré lui sur sa chaise, brutalement tiré de ses souvenirs par ce que venait de hurler la jeune femme que son regard n'avait pourtant pas lâché, mais qui s'était perdu dans le vide entre temps. Une ordure. Oui il en était une. Comment avait-il pu en arriver là ? A user de telles extrémités ? Lui le héros si flamboyant et aimé d'avant la Guerre Civile ? Que lui avait-il pris d'accepter le poste de Directeur du SHIELD... pour sauver un monde qui ne le méritait peut-être même pas, qui n'avait aucune idée de ce qui l'attendait si la Loi n'était pas passée. Si seulement ils savaient tous quelle catastrophe ils avaient évité grâce à lui et les autres Vengeurs de son côté... Mais cela devait-il justifier malgré tout la torture, même morale, qu'il faisait subir à cette femme ? Cela devait-il justifier les choix difficiles et parfois inhumains qu'il avait du faire pour préserver cette Terre de la destruction ? Souvent il doutait. Mais au final il savait qu'il n'avait pas le choix. Se retirer. Démissionner. Il en avait souvent rêvé, mais s'il faisait ça, c'en était fini de tout, et puis ce n'était pas son genre d'abandonner en cours de route. Il mènerait son projet jusqu'au bout de ses idéaux. Mais quelle honte, quelle peur il avait à la seule pensée que Pepper sache ce qu'il faisait certaines fois, qu'elle le voit comme un monstre alors qu'il ne cherchait qu'à sauver ce monde de son auto-destruction, qu'à le rendre meilleur même si cela impliquait de lourds sacrifices. Que penserait-elle de lui si elle le voyait là en cet instant ?

    Il serra les dents pour s'empêcher de détourner le regard par faiblesse, par peur d'amorcer un enchaînement de pensées qui au final le feraient irrémédiablement craquer avant l'heure, à savoir non pas hors des regards seul chez lui, mais ici devant cette mutante devant qui il se devait de conserver une attitude absolument intransigeante et impassible. Il voyait la larme couler le long de sa joue, et les capteurs indiquaient le stress important provoqué sur son organisme, stress qui ne cessait de monter et dont il surveillait le seuil mentalement afin qu'il ne dépasse pas le point critique qui mènerait à l'arrêt cardiaque, même si cela arrivait extrêmement rarement. Elle lui demanda s'il avait des questions. Il ne bougea pas pendant les secondes suivantes, la fixant tout en essayant de ne rien montrer du sentiment de profond malaise qui le tenaillait et lui donnait presque envie de vomir.

    « Qui est ton chef si ce n'est pas Andrill Elhonna...? » lui demanda-t-il en contenant toute émotion dans sa voix hormis la colère qu'il essayait de faire perdurer pour masque le reste.

    Se focaliser sur les vies à sauver, les victimes de leur attaque à la Cérémonie, leurs familles, la mort qu'il avait frôlé... Se concentrer sur tout ce qui pouvait maintenir sa haine à flot et non la laisser se faire submerger par le remord, la culpabilité qui le bouffaient de l'intérieur un peu plus à chaque fois. Il devait continuer. Il fallait qu'il trouve la force de le faire, même si au bout du chemin rien d'heureux ne l'attendait, il savait que c'était le prix à payer. Il avait fait son choix depuis longtemps. Il se devait de l'assumer et d'en porter à vie le fardeau qu'il représentait.






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Terra Justice
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MessageSujet: Re: L'interrogatoire [Blink]   Mar 1 Avr - 12:21

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L'interrogatoire [Blink]

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