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 Une Justice de Fer [Le Celte]

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le celte
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MessageSujet: Une Justice de Fer [Le Celte]   Mar 17 Aoû - 15:53

Une Justice de Fer


Le Celte a écrit:
-Accusé venez à la barre!

Ces paroles furent accompagné d'un coup de marteau en bois puis de la poigne ferme d'un policier peu respectueux sur le bras du Celte. Il se leva dans le silence pesant de la salle, seul le raclement de ses chaines indiquaient qu'il se déplaçait. On le mena vers la tribune qui lui était réservé, à gauche du juge. Il resta debout alors qu'on lui apporta la bible sur laquelle on allait lui demandé de juré.

Mais avant, il leva les yeux sur le reste de la salle. Tous les regards étaient tournés vers lui. Des notables, des journalistes, un dessinateur devait surement reprendre son expression ravi qu'il arborait. Il voyait Stark au fond de la salle, sa présence était surprenante, agréablement surprenante. Son double avait surement dut le marquer pour qu'il daigne se déplacer pour le voir tomber. Il imaginait bien aussi un espion de la rébellion se trouver ici aussi. Sous les traits d'un inconnu ou d'autre chose. Comment était il arriver ici? Devant ce jury qui aurait put le déclaré coupable sans la moindre hésitation. C'était il y a deux jours...

Il était dans sa cache à la rébellion, isolé par un cocon de flammes qui tournoyait autour de lui alors que lui même méditait. Il sentait les pulsations de ses veines au niveau de ses tempes, il sentait la chaleur glisser autour de lui. Il ne faisait qu'un avec son élément, il ressentait le feu, il était le feu! Originel, pur, un feu qui se nourrit de tout ce qu'on lui donne. Ce feu là est comme la mort, équitable, objectif, ne faisant aucune distinction entre les races, les animaux, les hommes, les femmes ou les enfants, noir ou asiatique, jeune ou vieux, il est juste, droit et ne porte aucun jugement sur la vie passé. Que l'on soit un saint ou enfant de catin, tous son équitables dans la danse des flammes et le chant des cendres. Ce chant chaleureux était le seul bruit émis dans cet espace clos. Une unique lumière dans les ténèbres régnant durant cette nuit obscure au sein de la rébellion.

Le temps, un mot inventé pour expliquer le mouvement, sans temps il n'y a pas de mouvement et figé un objet, c'est interrompre le temps. Mais le monde se devait d'évoluer, de progresser, d'avancer, suivant un chemin infini. L'univers possède ses règles et même si Le Celte à vu plus de monde qu'aucun humain ou mutant ne la jamais fait, il est encore loin de connaître toute ses règles. Il ne s'est jamais intéressé aux profondeurs du multivers et ceux qui le dirige...

Finalement, les flammes s'atténue puis s'éteignent. Il se lève et se dirige vers son bureau. Il a démonté ses ordinateurs, les mettant à nu et a caché les disques dur la où lui seul pourrait les retrouver. Il prit ensuite sa veste, ses armes, et une enveloppe au nom de Gemini qu'il met dans une boite en fonte, le côté pratique de la fonte c'est qu'elle conserve longtemps la chaleur. Ainsi seule une personne pourra l'ouvrir. Sur ce mot, une phrase simple pour la leader de la rébellion:

« Il est mort »

Elle saurait de quoi il parle. Ce petit travail de recherche qu'il devait faire pour elle... qu'il lui avait proposer de faire... Il avait simuler de le faire, mais finalement ne s'en était pas préoccupé, qu'était devenu le frère de Gemini? Il n'en savait rien et s'en fichait. Il mettait juste ce mot pour voir comment réagirait la jeune femme. Une petite expérimentation d'observation en plus. Et que dire par rapport à ceux qui avaient été ses amis... Tiger, Andrill, Alexiel... Finalement c'était trop tard, il n'était plus des leurs, il évoluait dans une sphère différente... Il regarda une dernière fois son logis et tout ce qui s'y trouvais. La moiteur des murs de briques, la télévision posée à même le sol, la petite table basse, le canapé, le lit et finalement le bureau... Il jeta un dernier coup d'oeil à tout ça puis sorti, emportant le coffre en fonte a l'extérieur, il le porta suffisamment à chaud pour que des mains curieuses ne s'y risque pas puis tourna son regard vers la pièce. Dans un grondement sourd venu du tréfonds des enfers, une forêt de flammes jaillit du sol et lécha les murs avec gourmandise tandis que le mutant s'en alla, rejoignant la civilisation.

Deux heures plus tard, dans un bar miteux à la périphérie de la ville, il s'enfilait whisky sur whisky, laissant pour une fois l'alcool faire son effet. Les vapeurs du liquide ambré envahissait ses narines mais il fallut de nombreux verres avant d'en voir les effets. Les paupières lourdes, le regard vitreux, pourquoi se mettait il donc dans cet état? Il y aurait tellement de raisons, l'envie simple de vouloir juste se prendre la plus grosse cuite qu'il est prix ces dix dernières années, oublié ce qui l'attendait, les skrulls, les voyages dans le temps... Préparé la suite d'un scénario dont il avait les évènements en tête mais pas le déroulement... Puis vint le moment où il fut trop soul pour réagir à quoi que ce soit, et la police vint le cueillir au petit matin, suite à l'appel du barman qui avait continuer de le servir dans cet unique but.

Le réveil fut douloureux et les policiers prirent un malin plaisir à ne pas le laisser s'en remettre. Les 48 heures qui suivirent furent les plus flous qu'il ait jamais vécu... en tout cas dans ce monde...
Toujours était il que lorsqu'il fut remis, on lui appris que son jugement aurait lieu le lendemain et qu'on lui avait assigné un avocat commis d'office.

Et le voilà, aussi frais qu'un prince sortant faire une promenade dans un parc. Face à ce jugement qui se faisait à huit clos, empêchant ainsi la famille et les amis de Tristan à être présent... Tant mieux au final. Faisant face à des personnes qu'il ne connaissait pas et dont il n'avait rien à faire. La suite du plan? Attirer l'attention de Stark, et dévoiler enfin son jeu... Car ce procès n'était pas celui de Tristan Kervarrec AKA le Celte, mutant soldat expatrié de sa planète suite a sa destruction. C'était le procès de Tristan Bregan, humain et photo-journaliste... ça avait été si simple de les berner, chacun d'entre eux, jusque cette catin d'alizé, la mère de l'enfant de Tristan et qui avait couché avec lui sans se poser de questions. Si simple de la manipuler... En terme de satisfaction il ne retient que le plaisir procuré par ce corps si appétissant. On lui présenta donc la bible et céda à cette stupide tradition de poser la main dessus pour promettre de dire toute la vérité et rien qu'elle. Puis la pièce de théâtre débuta...

-Monsieur Bregan, vous êtes jugés pour le meurtre de... Le juge souffla un coup en relisant le chiffre... 37 personnes.
-Seulement? J'pensais que las Vegas aurait fait plus de profits, j'en avais estimé une cinquantaine... Répondit il en souriant et en la regardant.
-Ne commencez pas! Le fustigea le juge. Si cela ne tenait qu'à moi je vous mettrais moi même sur la chaise électrique …
-OBJECTION! Hurla l'avocat commis d'office, un bleu sorti de l'école.
-Ho la ferme gamin ça à même pas commencé. L'ébroua son client.
-...mais vous êtes un homme et en tant que tel ce sera au jury d'en délibéré. Termina le juge.
-Et bien quelque chose me dit que ce sera bientôt noël...
-Dieu vous entende, que déclarez vous face à vos chefs d'accusation?
-Non coupable votre honneur! Continua t-il sur un ton insolent comme si tout cela n'était qu'une vaste farce.
-Bien, la parole est à l'accusation.

La personnification de cette accusation, un homme d'une quarantaine d'année, cheveux blond et trois pièces italien, sans doute le plus couteux que le gouvernement ait jamais eut à se payer, se leva en passant sa main sur sa cravate pour la maintenir contre lui. Le regard qu'il glissa sur Tristan était comparable à celui d'un requin ayant repéré une goutte de sang dans l'océan et tournant autour en attendant le reste du festin, savait il seulement que ce sang était empoisonné et qu'en entrant dans son espace vital, cet avocat, sans doute très bon, risquait néanmoins d'y laissez plus que des dents et des ailerons? L'air de la salle se refroidissait, devint étrangement glaciale pour une journée d'été si chaude. L'avocat lui tourna donc autour pour le regarder dans les yeux. Le Celte avait toujours été persuader que ce genre de truc devait venir d'un délire entre avocat, « A celui qui regardait le plus longtemps dans les yeux le pire des enfoirés », si c'était ça, il devait sans doute essayer d'établir un record... Mais finalement, il se tourna vers le jury.

-Tristan Bregan! Né en Arizona, fils d'un professeur et d'une scientifique, reconnu rapidement pour ses talents de photographe et de journaliste. Suite à la guerre civile, vous vous intéressez à « l'après captain america » et avez essayé de vous rapprocher des membres de la rébellion.

-Objection votre honneur. Nous ne sommes pas là pour relire le cv de mon client.
-Ben merde pourtant j'apprends des trucs... Ironisa le Celte.
-Retenu, maître venez en aux faits.
-La où je veux en venir, c'est que dans le cadre de votre enquête vous avez même été jusqu'à interviewé Tony Stark et Thor, deux figures emblématiques de notre pays et de la côté super-héroine. Pourtant vous n'avez pas hésité à tuer la femme de l'un des plus fervent défenseur politique de cette communauté. Nous savons aussi que vous êtes le futur père d'un enfant et que la mère est une mutante recensée. On pourrait donc croire être surpris d'un tel choix. Mais je vais démontrer à la cour que c'est votre longue enquête couronnée par cette interview de Tony Stark qui vous as dégouté des mutants, et que lorsque vous avez appris votre paternité, vous ne l'avez pas supporté, le meurtre de la femme du sénateur était l'aboutissement, mais vous vous êtes d'abord entrainé, un braquage de banque, et l'explosion d'un casino, vous testiez vos limites.

-Excusez moi, pouvez vous répéter ce que vous avez dit sur Tony Stark?
-Que c'est suite à son interview que vous avez été dégouté des mutants!
-Pardon?
-C'est suite à son interview que la race mutante vous est apparut comme une menace.
-Encore une fois?
-Votre Honneur!
-Mr Bregan...
-Je voulais juste voir combien de fois un avocat pouvait dire une connerie aussi grosse que la ville de New-York...
-A partir de maintenant Mr Bregan vous ne parlerez que lorsque l'on vous y inviteras, sinon nous déciderons de votre sort sans vous.
-Très bien alors puis je juste réagir sur ce qu'il vient de dire?
-Allez y.

Le Celte se redressa soudainement et se pencha sur l'avocat, les deux gardiens l'attrapèrent par ses vêtements pour le tenir. Il ne bougea pas. Il fixa l'avocat, figeant son visage dans sa mémoire, la goutte de sueur perlant sur son front, le léger mouvement de recul, les pupilles contractés. Cet homme avait peur de lui, mais il se cachait derrière sa loi et son costume italien. Le prévenu, se redressa finalement et dit:

-Depuis le début... vous parlez de moi, de ma vie... Sans penser un seul instant que vous vous trompez... Je ne suis pas Tristan Bregan...
-C'est pourtant ce que vous avez déclaré à la police.
-Je n'était pas sous serment... Déclara t-il d'une voix rocailleuse, l'atmosphère devenait de plus en plus glaciale.
-Alors qui êtes vous?

-Je m'appel Tristan, Tristan Kervarrec. Français d'origine, et originaire de la planète Terra 719, un monde parallèle détruit il y a de cela dix, enfin pour moi cela fait 10 ans, ha... et … vos lois ne me concerne pas.

Le démon se lâcha enfin, de sa bouche jaillit un nuage de flamme qui frappa de plein fouet l'avocat. Et usant de ses pouvoirs, il dispersa son feu dans toute la salle. Même lorsque ses gardiens l'attaquèrent alors que les hurlements commençait à s'élever, il attrapa le bras du premier policier et le dirigea pour utiliser son arme et tuer son collègues avant de plaquer son premier gardien au mur en le tenant par la gorge. Il brisa ses chaines et brandi sa main libre vers la salle. C'était le chaos total, mais pas encore assez, les flammes ne s'était pas assez répandu suffisamment, et elles n'étaient pas assez chaudes. Il aspira alors la chaleur de l'humain entre ses mains et attisa l'incendie. Plusieurs personnes étaient déjà prises dans les flammes. Il se concentra pour intensifié encore les flammes, à un tel point que les vitres explosèrent, la salle n'était plus qu'une immense forêt de flammes dont chacune se dressait telles des arbres centenaires.

-Et cinquante! Déclara t-il. Il se jeta alors hors de sa tribune et au moment ou un rayon répulseurs le frappa. Iron Man était enfin la. Le combat promettait d'être distrayant, arriverait il a nouveau à le tuer? Le Celte disparut dans son élément et ne réapparut que pour donner un coup de poing furtif à l'homme en armure. Dissimuler dans son feu, son apparence avait changer. Preuve qu'il se donnait à fond, il était défiguré, partout sur son corps était apparut des monticules de chaires semblable à des cheminées et des trous. Ces changements l'obligèrent à changer de postures, adoptant quelque chose de plus animal. Dans cet environnement, il avait un avantage non négligeable. Mais son feu faisait des ravages et déjà des morceaux de plafond s'effondrait un peu partout.

-Commençons Stark !


Tony a écrit:




    La limousine ralentit. Forcée par la foule de journalistes amassée aux alentours du tribunal à rouler à faible allure au rythme des gardiens et policiers qui dégageaient la voix, elle s'arrêta finalement devant les marches de l'immense bâtisse judiciaire située en plein coeur de New York. A l'abri pour encore quelques secondes derrière les vitres teintées du véhicule, Tony éteignit l'hologramme qui, juste devant lui, lui avait permis d'entretenir une longue et sérieuse discussion avec tour à tour les membres de la famille du sénateur assassiné et du Président en personne. Pensif mais déterminé, il se laissa plonger un instant dans le silence de la voiture arrêtée, avant de finalement mettre ses lunettes noires sur son nez et de sortir de la voiture. Aussitôt, les flashs, le brouhaha de la foule médiatique l'encercla, l'agressa. « Monsieurs Stark ! Monsieur Stark ! Pouvez-vous confirmer la rumeur d'une demande exceptionnelle de peine de mort pour l'accusé ? » « Confirmez-vous que vous avez bel et bien jeté Mr Bregan dehors lors de votre interview ? Y avait-il quelque chose dans son comportement qui aurait pu vous mettre la puce à l'oreille sur sa véritable nature meurtrière ? » « Allez-vous prendre la parole pendant ce procès ? Allez-vous témoigner ? » « Vous qui avez finalement réussi à arrêter cet assassin, ce terroriste, en quoi est-ce si important pour vous d'assister à ce procès ? Quels en sont les enjeux réels ? » « Monsieur Stark, votre nouvelle relation avec Natasha Romanoff est-elle sincère ou n'est-ce qu'une façon de détourner l'attention des médias du reste ? » « Monsieur Stark ne fera aucune déclaration, laissez-le passer. »  Protégé par son escorte de gardes du corps intransigeants, Tony fendit la foule et monta les marches du tribunal, toutes les réponses à ces questions se déliant dans sa tête. Il aurait aimé leur répondre, leur dire avec quelle hargne il avait envie de voir ce criminel finir dans la Zone Négative ou euthanasié comme le chien enragé qu'il était. Il aurait aimé leur répondre, mais il y avait quelque chose qui l'en empêchait. Il était avant tout déterminé à ne pas perdre de temps, à rentrer de suite dans ce tribunal pour voir Bregan tomber définitivement, mais il y avait aussi et surtout cette étrange sensation que quelque chose n'allait pas. Il ne pouvait pas l'expliquer, il avait juste un mauvais pressentiment, une appréhension qu'il ne pouvait chasser. Le même genre d'appréhension qui le prenait à chaque fois peu avant qu'il se passe quelque chose d'horrible. Tony avait toujours eu de l'instinct pour ça, comme bon nombre de super-héros à vrai dire, car c'était ces mauvais pressentiments qui les obligeaient à se préparer au pire et qui optimisaient indubitablement leur instinct de survie. Mais la dernière question avait eu de quoi presque le faire rire jaune. La situation était au plus grave, et tout ce que ce journaliste avait trouvé à demander, c'était au sujet de sa vie privée pour remplir de potins les journaux people. Pitoyable que la presse en soit arrivé là un tel jour. D'ordinaire il s'en fichait, il aimait même alimenter lui-même les racontars, les rumeurs, mais aujourd'hui, il s'agissait quand même d'un procès historique. Il savait faire la part des choses, il savait être le playboy puéril quand il fallait, et le leader politique de l'agence d'espionnage la plus puissante au monde quand il fallait aussi. Et encore une fois, et comme chaque jour depuis la Commémoration à vrai dire, Tony s'était effectivement préparé au pire même si tout indiquait que ça n'avait pas lieu d'être. Que tout allait bien se passer. Il n'y croyait plus. Quitte à en devenir parano sur les bords. En tout cas, il avait pris grand soin de garder dans la poche intérieure de sa veste le portable ultra fin au design futuriste qui n'était autre que son armure. Au vu de tout ce qu'il avait fait jusque-là, Tony s'attendait à tout de sa part et se préparait à toutes les possibilités aussi improbables soient-elles. C'est pourquoi il montait les marches d'un pas aussi déterminé que conquérant, comme si inconsciemment il tenait à marquer le fait qu'il y aurait bel et bien un super-héros, un Vengeur de présent à ce procès pour veiller à ce que rien n'arrive. Et ça même si ça ferait plaisir à cette pourriture de le voir y assister. Pénétrant dans le Hall de la bâtisse, ses pas martelant le marbre, le milliardaire alla serrer bon nombre de mains par obligation avec quelques sourires forcés, recevant chaleureusement les félicitations pour avoir arrêté le Celte. Sauf que si tout le monde criait déjà victoire, lui non. Toujours ce pressentiment qui ne le lâchait pas. Pour lui, la victoire ne serait acquise que lorsqu'il refermerait lui-même le portail menant à la Zone Négative derrière Bregan. Il n'en revenait toujours pas à vrai dire, Tristan Bregan, cet homme certes chieur mais doué qui avait fait cet article sur lui, loin d'être méchant comme il s'y était attendu, avait littéralement perdu les pédales et avait commis les crimes les plus atroces. Un revirement qu'il ne comprenait toujours pas. Et c'était peut-être ça, par-dessus tout le reste, qui provoquait ce mauvais pressentiment quant à ce procès. Tristan Bregan était entouré de beaucoup trop de mystères pour que ce jour se passe calmement. Quelque chose chez lui inspirait la plus grande méfiance au milliardaire. Entre l'interview et les fois suivantes où il avait croisé sa route puis arrêté, il avait noté un changement de regard, d'attitude, de gestuelle qui il en était sûr n'était pas le fruit de son imagination. Le procès allait commencer. Il attendit que tout le monde soit rentré dans la salle d'audience pour s'assurer auprès des gardiens que ces derniers ne laisseraient entrer personne durant la procédure. Mentalement également il vérifia que les agents du SHIELD autour du bâtiment étaient à leurs postes. En civil pour certains camouflés dans la foule de journaliste, en tenue d'agents pour d'autres histoire de jouer la dissuasion contre toute tentative de libération qui pourrait subvenir. Rentrant en dernier dans la salle, Tony ôta ses lunettes, se fit discret et préféra rester en retrait au fond, s'asseyant au bout du dernier banc. Il répondit par de simples sourires diplomatiques et hochements de têtes aux salutations lointaines d'autres personnes présentes qu'il connaissait de près ou de loin. Surtout de loin généralement. La salle était pleine. Le procès de l'année débuta. Le visage sombre, sérieux, le milliardaire gardait les yeux pratiquement constamment fixés sur l'accusé. Sur ce journaliste qui avait provoqué sa secrétaire lors de l'interview, qu'il avait foutu dehors sans remord aussi sec d'ailleurs. Il avait été loin d'imaginer qu'il deviendrait... ce monstre. Ce monstre qui narguait le juge et la salle entière. Comme s'il n'avait rien à craindre du jugement qui lui tomberait dessus. Cette assurance ne faisait que persuader un peu plus Tony que son inquiétude était légitime, même si, si ça se trouve, il ne se passerait rien et qu'il aurait bel et bien été paranoïaque sur les bords. Pourtant plus ça allait, plus Tony se sentait nerveux. L'attitude de Bregan ne lui plaisait absolument pas. Et pour cause, si l'assemblée mit du temps à saisir ses dernières paroles sur sa soit disant véritable identité, Tony lui, ne se posa pas 36 questions sur la véracité de ses paroles ou pas. Dès qu'il parla de Terre 719, il comprit aussitôt. Il sut que c'était vrai pour la simple et bonne raison que Blink lui avait avoué ça, ainsi que... Kyana, cette rebelle qu'il avait failli tuer de sang-froid dans le désert. Tout se recoupait. Comme si ça avait été le dernier détail qui lui avait jusque là manqué pour comprendre son mauvais pressentiment. Pour tout comprendre. Il fallut une seconde et 233 centièmes pour que son corps se recouvre en un éclair de sa combinaison de nano-puces bio-organiques dorées. 53 centièmes pour que le portable bondisse magnétiquement de sa poche intérieure à sa seule commande cyberpathique et se fragmente dans une sorte d'impulsion explosive en toutes les parties de son armure. 89 derniers centièmes pour que ces derniers viennent, après un bref instant de lévitation autour de son corps, se plaquer sans attendre sur ce dernier, désintégrant instantanément ses vêtements qui faisaient barrière entre les nano-puces et l'armure pour une connexion neuronale totale entre l'homme et la machine, qui ne faisaient plus qu'un. Deux secondes plus tard, les flammes venaient lécher furieusement le métal brillant de son armure. Ca avait été juste. Et pendant ces deux secondes, il avait déjà eu le temps d'activer son champ de force pour protéger les quelques personnes autour de lui alors que le tourbillon de flammes ne faisait que grandir à mesure que le dénommé le Celte se laissait aller à toute son horreur. Voyant bien que déjà tous les autres étaient en train de mourir carboniser, qu'il n'y avait plus rien à faire,Tony s'empressa d'agripper les quatre personnes qu'il avait réussi à sauver in extremis du brasier, leur ordonnant de s'accrocher à lui en retour, pour s'envoler aussitôt par la fenêtre la plus proche qui avait explosée sous le coup de la chaleur. Il alla déposer les seuls survivants en question auprès de la police et des agents du SHIELD qui déjà s'affairaient comme des fous autour du bâtiment, dont les flammes s'échappaient de tous les côtés. La presse semblait s'être agitée comme une entité unique, les flash bourdonnant de partout, les hurlements, les cris paniqués se mêlant au reste.« Sécurisez le périmètre, mais n'approchez pas à moins de 30 mètres du bâtiment ! C'est un ordre ! ET FAITES MOI DEGAGER CES VAUTOURS D'ICI DE SUITE ! JE NE VEUX VOIR AUCUN CIVIL A MOINS D'UN KILOMETRE ! » ordonna furieusement le Vengeur en pointant les journalistes du doigt alors que la seconde d'après, tout en continuant à donner des ordres mentaux par radio à ses hommes à l'extérieur et à donner la situation à l'héliporter, il fonçait tel un boulet de canon à travers la fenêtre brisée du tribunal.Il envoya sans attendre une première rafale d'énergie en plein sur le Celte. Il n'était allé dehors que quatre secondes, et ce dernier avait eut déjà le temps de terminer pleinement son carnage enflammé au point que déjà le plafond commençait à s'écrouler en morceaux. Tony s'en fichait, il ne craignait ni le feu, ni l'écroulement d'un bâtiment sous son armure. La peur était absente, seule subsistait la rage. La rage d'avoir pressenti quelque chose sans avoir pour autant anticipé un tel carnage. Il voyait les corps se carboniser sous ses yeux, tomber en cendres, disparaissant dans ces flammes qui l'encerclaient d'absolument partout alors que son ennemi s'était fondu en elles. Il ne vit donc pas venir le coup qui lui fit faire quelques pas de côté sous la surprise et la force de frappe, bien qu'il n'en eut aucun mal. Son pouvoir n'était pas une force surhumaine, contre son armure, que pourrait-il faire ? Cependant il avait appris à ne jamais sous-estimer ses adversaires.« Je crois plutôt qu'il est temps d'en finir ! » rétorqua le Vengeur en serrant les poings alors qu'il tentait de retrouver le mutant dans les flammes. Mais aucun de ses capteurs thermiques ne pouvaient l'y aider étant donné que tout n'était que chaleur. « Tu veux jouer à ça ? Très bien... » Il disparut. Ou plutôt, il devint totalement invisible. Il voulait jouer à se camoufler et à attaquer en traître par derrière ? Okay. Iron Man pouvait faire ça aussi. Tony enclencha aussitôt son sonar qu'il paramétra sur une fréquence d'ultrason particulière. Sans attendre, il envoya une première salve autour de lui. Puisque le thermique ne servait à rien ni la simple vue, il fallait user d'autres moyens. Heureusement, pour avoir combattu Namor plusieurs fois, il avait toujours eu l'intelligence d'équiper son armure au mieux pour toute circonstance, et le sonar en faisait partie pour les combats aquatiques certes mais aussi sur terre, car le principe restait le même. La position du mutant lui revint aussitôt sur ses capteurs. La fréquence en question ne se mêlant pas au bruit ambiant, il n'y avait aucune perturbation possible. Il avait largement les moyens de le neutraliser, de le tuer même, mais il avait tellement été discrédité, tellement été blâmé par sa faute qu'il avait une furieuse envie de lui faire payer dans la souffrance chaque vie qu'il avait pris. Il fonça vers le mutant fondu dans les flammes, toujours invisible, le chopa par le col et prit son envol pour venir le plaquer violemment contre le plafond. Redevenant visible un instant pour économiser ce gadget éphémère de son armure dont l'autonomie était restreinte par rapport aux autres armes, Tony vit en même temps avec un profond dégoût l'immondice qu'était devenu Tristan Bregan ou plutôt Tristan Kervarrec. Il n'avait plus rien d'humain, il était... monstrueux. Le plafond se fissura dangereusement sous l'impact alors que le Vengeur maintenait fermement le mutant contre le plafond au-dessus de lui, dont les morceaux continuaient de tomber de part et d'autres. « Alors comme ça nos lois ne te concernent pas ? Désolé de te décevoir, mais la mienne te concerne directement ! Et je vais me faire un vrai plaisir de te montrer jusqu'à quel point, sale ordure ! » Sur son dernier mot plein de rage, il avait balancé le meurtrier vers le sol quelques mètres plus loin dans le brasier, avant de s'élancer en volant à sa suite sans attendre, dans le but évident de ne pas en rester là, de le rouer de coups jusqu'à le mettre K.O., mais quand il arriva là où il l'avait jeté, au milieu des flammes, il ne le trouva plus. Et déjà il commençait à ressentir des picotements douloureux dans son torse, qu'il ignora facilement certes, mais qui lui rappelèrent qu'il n'allait en vérité par devoir faire durer le combat trop longtemps non plus sous peine de donner un avantage à son adversaire. Mais avant que ça arrive, il avait de la marge, et le mutant allait payer chèrement tout ce qu'il avait fait...



Le Celte a écrit:
Les flammes léchaient de leur langue rêches et rappeuse les meubles et les corps, se nourrissant de leurs tissus, de leurs fibres, et les changeant en une épaisse couche carbonisée, seul le métal était une nourriture sur laquelle le feu purificateur n'avait que peu d'emprises. Mais tôt ou tard, même cet élément finirait par se plier face à lui, à l'image de cet homme en armure dont il parvenait a voir les traits à travers sa forêt dense et lumineuse. Elles léchèrent son corps aussi, ces flammes acides qui pour lui était plus semblable à la caresse d'une mère sur son enfant. Que cela lui avait manqué de ne pas pouvoirs sentir autant ce lien qui l'unit à son pouvoir, dix ans qu'il n'avait pas put en jouir ainsi, se rabattant hargneuse sur le simple contrôle de l'élément déjà présent soit au bout d'une allumette, d'une cigarette ou plus présomptueusement, d'un lance-flamme. Ce duel qui n'avait eu déjà lieu qu'une fois, véritablement, car notre personnage chaleureux à tendance à inventer des histoires en s'inventant un autre personnage quand il veut déstabiliser le malheureux qui se trouve en face de lui, comme il compte le faire incessamment sous peu. Il se redresse et tourne autour de son adversaire dans le silence couvert des crépitements retentissant céans en un concert harmonieux.

« Tu veux jouer à ça ? Très bien... »

Déclara t-il d'une voix forte dans l'espoir que le mutant l'entende. Puis sous ses yeux, il disparut, donnant ainsi au celte ce qu'il attendait, une idée de son niveau technologique. Se basant sur ses années d'expériences, il tentait de deviner selon le design de l'armure et l'équipement employé, le niveau de technologie que son adversaire avait atteint, il avait été surpris au début de voir que toutes ses créations avais, à quelques détails prêt, les mêmes aspects, mais au final c'était plutôt un avantage pour lui. Un plastron pentagonal, et ces courbes significatives lui firent penser à cette armure que portait justement son dernier adversaire, comme quoi, le destin aimait s'amuser. Des fibres d'acier ne fondant qu'a une haute concentration de chaleur, des rayons répulseurs si ses souvenirs étais bons... ce qui l'inquiétait plus c'était la rapidité avec laquelle il enfilait son armure, sans son attaché case d'après ce qu'il avait put voir des vidéo trouvés sur le net, et cette capacité dont il faisait usage sous ses yeux, l'invisibilité, alors y avait il d'autre changements? Quel était le réel niveau de cette armure...

Sachant qu'il allait se prendre un coup, Salamander se prépara au pire, il attendit patiemment, se concentrant sur son feu, comme s'il allait pouvoir l'entendre arrivé... Soudainement, il fut saisit par le col et envoyé en l'air, il vit le plafond se rapprocher et se retrouva précipité contre lui, ses piques de chaires se plantant à l'intérieur et l'y fixant, il sentait l'air de l'étage supérieur a travers ses cheminées. Sous le choc, il étouffa un grognement rauque qui sous la chaleur semblait vibrer comme un grognement de démon. Iron man redevint visible, et l'homme au masque de fer renvoya sa propre image au mutant, un visage déformé par les cratères s'y étant formé, au dessus des yeux, au niveau des pommettes, et le menton. Par ces monticules de chaires troués, il absorbait la chaleur, et par les piques semblables aux cheminées, il la rejetait en l'amplifiant, c'était une vision du fonctionnement complexe de son pouvoir, les trous absorbent, les cheminées renvoient, comme des canons de fusil...

Le regard des deux supra-humains se croisèrent, le sourire du Celte était figé, mais quel était le visage de Tony Stark derrière son masque... selon son regard, il n'avait pas l'air de rigoler...


« Alors comme ça nos lois ne te concernent pas ? Désolé de te décevoir, mais la mienne te concerne directement ! Et je vais me faire un vrai plaisir de te montrer jusqu'à quel point, sale ordure ! »

-Fais moi ce plaisir Stark. Répondit il avec légèreté avant d'être plus fermement empoigné et renvoyé vers le sol avec toute la force d'iron man. Salamander utilisa alors ses pouvoirs et évita la chute pour se refondre dans le décor de flammes. Il se dirigea sans plus tardé, et sans faire attention à Stark, vers la tribune de feu le président de la cour, feu c'était le cas de le dire... Il saisit la paroi frontal de bois fragilisé et l'arracha sans problèmes avant de la rejeté en arrière vers Stark, ne doutant cependant pas que celui ci parviendrait au moins à l'éviter. Il prit ensuite la place du carbonisé président et s'assit dans le fauteuil en se servant des parois sur les côtés comme les accoudoirs d'un trône. Il tendit alors sa main aux doigts crispé vers la salle et les flammes lui obéirent, elles se rangèrent de chaque côtés de la pièce, maintenant l'illusion des murs de feu. Le reste de la salle fut libéré de l'occupation élémental, et Le Celte put voir distinctement Tony au milieu de la salle, comme lui apparaissait sans subterfuges à sa vue, l'endroit ressemblait maintenant plus à la court de Satan en Enfer, un démon sur son trône face à son territoire enflammé...

-Et si je t'en dévoilait un peu plus Tony? Attention ou tu marches...

Dit il alors que le vengeur foulait les cendres d'une des victimes. Cette fois le Celte allait jouer un de ses moments préféré, s'inventer une moitié de réalité, mentir et dire la vérité en même temps, un jeu psychologique pour déstabiliser l'adversaire. Qu'est-ce qui est vrai? Ou est le mensonge? Une version différente d'une histoire... Pour quoi? Gagner du temps? Peut être... mais là encore... Pourquoi?

-J'ai dit que je venais d'une autre dimension... c'est à moitié vrai, je viens de plusieurs d'entre elles en fait... dont la plupart n'existent plus pour en parler... Je suis une erreur du multivers, je suis sur que le terme d'erreur te plait... Ou je suis une erreur qui de sa seul présence « déstabilise l'éther » comme dirait un magicien qui existe sans doute dans ce monde. Rien que par le seul fait que je soit ici, votre monde est voué à sombrer dans le chaos. Pourquoi? Parce qu'une personne venant d'une autre dimension déstabilise tout. Nous ne sommes pas prévu pour changer de dimensions. Alors imagine le bordel si tout un groupe de personnes venant d'un autre monde venait à atterrir ici... Ce serait intéressant que je vois ça un jour, mais jusque là encore ce n'est pas arrivé. Enfin bon, tout ça pour te dire, tu l'aura peut être compris, toi et moi... c'est une grande histoire... de haine!

*Clap* d'un claquement de doigt, des silhouettes de feu, illusions immobiles, se figèrent autour de Tony, des petites, des grandes, des courbées, la plupart étaient seules, parfois en duo, il y avait cependant un groupe de trois silhouettes ensemble...  Salamander se leva.

-Au travers des mondes, je t'ai combattus, maintes et maintes fois... Et comme tu peux le voir, je suis toujours là... ce qui signifie que toi tu es morts...

Il pointa son doigts sur plusieurs silhouettes identiques de stark qui s'évaporèrent vers le plafond, puis il pointa particulièrement une petite silhouette.

-J'ai eu la chance de te tuer enfant...

L'enfant de feu disparut, il pointa ensuite une silhouette courbée.

-Je t'ai tué vieillard... enfin ça c'était une fleure que je t'avais fais vu ce que tu étais devenu...

Le vieillard disparut.[/ii]

-Je t'ai tué toi et tes maitresses... miss potts, la veuve noir, miss patriote, Elena Farris... Je ne sais pas si elles existent toutes ici, néanmoins elles ont toutes été très importantes pour toi...

Les différents couples disparurent, ne resta alors que le groupe de trois mannequins de feu, et cette fois Le Celte descendit de son trône et se rapprocha lentement. Que tous ce qu'il venait de dire soit vrai ou non... tel était la question dont vous n'aurez jamais la réponse, qui a t-il vraiment tué est un secret qu'il risque d'emporter dans la tombe... il s'arrêta à cinq mètres de Stark pour dire ce qui pouvait être le seul fait véritable dans toute son histoire.

-Haaa mon chef d'oeuvre... Venant du monde que j'appelais le paradis, car tout s'y était bien passé. Tu étais puissant, respectable et respecté, ayant instauré la paix dans le monde à l'aide d'un dieu nordique et d'un soldat dopé aux hormones de croissance. Tu avais une femme... et un fils. Tu étais l'homme le plus heureux et donc le plus puissant du monde, car s'il est vrai qu'aimé donne des faiblesses, l'amour est une source de puissance sans pareilles. D'ailleurs j'ai eu du mal à te tuer, j'y ai mit du temps, je m'y suis investi. Pour d'abord te détruire de l'intérieur. Ta femme... ton fils... Un peu comme ce que j'ai fait dans ce monde... je te laisse donc deviner ce qui arriverait à la fille du gouverneur si jamais je ressort d'ici... Au début tu m'as donné la chasse. Diable que cette période fut excitante!!!  Mais j'ai pris mon temps, j'ai attendu... patiemment... et comme je l'avais prévu, tu es retombé dans l'alcool. Et là... te tuer fut un véritable plaisir. Et exhibé ton corps souillé à la vue de la populace fut un événement jouissif!

Le ton de sa voix avait été successivement calme, mielleux, excité et à nouveau suave et chaude. Il fit donc disparaître la dernière illusion de flammes et les deux hommes se firent face:

-Mais pourquoi te dis-je ça? Et bien d'une part parce que d'habitude je n'ai jamais l'occasion de me vanter de mes aventures alors qu'elles devraient carrément être compter au tout petit dès le berceau... Mais aussi pour te faire comprendre, que ces cinquante morts... c'était pour maintenant, pour moi, pour toi, nous, notre combat, encore... je les ais tué pour avoir ton attention, pour que tu te focalise complètement sur moi sans y mêler ces stupides vengeurs ou l'initiative ou d'autres APH (agency of protection of humankind) qui pourrait exister ici... Tu t'es focalisé sur moi, seul, parce que tu pensais que je n'étais qu'un photographe... Ca m'as surpris d'ailleurs d'apprendre que je n'étais qu'un humain dans ce monde, je ne l'ai jamais été... ça lui donne une certaine importance... mais les histoire d'équilibre multiversienne te dépasse je conclurais donc...
Tu m'as sous estimé... et tu le fait encore...


Il écarta alors soudain les bras et dans un grondement de plâtre et de bois cédant sous le poids d'une pression trop forte, une colonne de feu dévasta le plafond et frappa de plein fouet l'homme à l'armure. Ce dragon de feu, il l'avait créé au moment ou il avait été fixé au plafond, il y avait déversé du feu dans les étages supérieurs, et tous le long de son monologue qui n'avait pas que ce seul but, il l'avait contrôler, manipuler, perfectionner, renforcer, le concentrant grâce aux mannequins de feu qui s'était en fait ajouté à cette création pendant que l'attention du vengeur était ailleurs pour pouvoir le frapper à ce moment, ce point précis, d'une chaleur plus intense que d'habitude, cette chaleur ne se faisait pas rapidement, et c'est pour ça que le démon avait pris son temps. Mais même si Iron Man se prenait le poids de ce feu sur les épaules dans toute sa puissance. Salamander savait que ça ne suffirait pas, ce n'était que pour l'immobiliser. Car l'armure aux allures de parfaite protection pouvait possédé un point faible, un point moins protégé que les autres. Le celte arma son bras, et forma une cheminée de chaire au niveau de son coude dans la continuation de son avant bras. Toutes la chaleur de la pièce fut alors en quelques seconde aspiré  et concentré à l'intérieur pour détonner comme une fusée et propulser un coup de poings d'une force monumentale concentré sur un seul point: Le plastron de Stark. Le coup atteint sa cible dans une puissante détonation, et Stark fut balancé à travers la pièce, a travers la porte et plus loin encore. Et tout cela n'avait pris que quelques secondes, une dizaine.

Tout ça pour un coup, un seul. Mais l'espérait il assez puissant pour le terrasser. Il l'espérait car, une telle attaque, l'avait énormément affaiblit et il ne pouvait le cacher, à l'image de son poing en sang. L'incendie reprit ses droits dans la pièce et Salamander retourna dans les flammes pour réfléchir à un autre plan... Il sentit a nouveau la caresse de ces langues acides sur son corps, mais elles ne pouvaient lui redonné l'énergie suffisante, son apparence de démon était parti, redevenant le visage humain qu'il lui restait... Gagné ce combat? Si le coup qu'il venait de porté à iron man ne l'avait pas tué, l'issue laissait peu de doutes. Mais quel pied d'avoir put se défouler autant, c'était génial, il était partagé entre le plaisir, la fatigue et l'excitation, ne cessant de se demander « que vas tu faire stark? Hein? Par ou vas tu attaqué? Montre moi! Viens à moi! ».
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MessageSujet: Re: Une Justice de Fer [Le Celte]   Mar 17 Aoû - 15:55

Tony Stark a écrit:
    Il avait disparu dans les flammes, fondu en elles comme s'il en était une, la plus dangereuse de toutes celles qui entouraient le Vengeur d'Acier dont l'armure semblait scintiller de manière surnaturelle sous leurs caresses incendiaires alors qu'il tournait sur lui-même, focalisé sur ses capteurs, pour tenter de retrouver son ennemi. Un ennemi plein de ressource, qui avait eu l'intelligence de se constituer un environnement tournant pleinement à son avantage, et donc au désavantage du milliardaire qui n'en serrait que plus fort ses poings de fer, la lueur de ses répulseurs scintillant agressivement au travers de ses doigts tellement son envie de lui balancer de multiples rafales dessus le démangeait. Soudain, ses capteurs le prévinrent d'une manoeuvre d'évitement nécessaire, détectant un objet imposant filant droit dans sa direction. Faisant volte-face, il n'eut qu'à faire un vif écart sur le côté en pliant les genoux et le dos avec habileté pour esquiver l'épais morceau de bois qui alla terminer sa course contre le mur plus loin derrière, où il explosa avant de finir consumé dans les flammes.

    Au moment même où il se redressait de côté pour faire face à son brûlant ennemi, les flammes autour de lui s'écartèrent en une allée de feu menant droit à leur maître, qui siégeait tel un Roi des Enfers que le Vengeur allait se faire un plaisir de faire tomber de son trône plus bas que terre, jusqu'à ce qu'il le supplie soit de l'épargner, soit de l'achever pour mettre fin à ses souffrances. Le goût du sang était devenu comme une obsession maudite. Il ne voulait pas tuer, pas devenir comme ceux qui avaient assassinés de sang-froid Liam, ces agents du SHIELD dont les familles étaient désormais brisées ou encore cette femme de sénateur qui laissait un mari et une fille derrière elle à cause du monstre à quelques mètres de lui, non, il ne voulait pas, et pourtant, il réclamait vengeance. Non plus justice, comme avant la Cérémonie, mais bel et bien vengeance. Une vengeance sanglante comme celle qu'il avait failli pleinement obtenir en manquant de justesse de tuer cette mutante rebelle dans le désert, loin de toute justice équitable. Cette femme qu'il tenait pour responsable de la mort de ce gosse qu'il avait si longtemps pris sous son aile, et qu'il avait failli abattre comme un vulgaire animal. Etait-elle morte ? Il n'en savait absolument rien. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il l'avait laissé pour telle dans un état critique, sous un soleil de plomb à des centaines de kilomètres de toute civilisation, à la merci des prédateurs les plus carnivores. Il s'était donc au final trouvé incapable de la tuer de ses propres mains, de l'achever. Non. Impossible. Pourtant l'envie ne lui avait pas manqué. Mais sa nature profonde l'en avait empêché. Il n'était pas un meurtrier. Il devait s'en persuader. Et ça même si encore une fois, il se trouvait face à quelqu'un qui mériterait qu'il le soit, qui mériterait de payer douloureusement et sans conditions pour ses atrocités.

    Le Vengeur, qui portait depuis quelques temps parfaitement bien son nom, toisa férocement celui qui se faisait donc désormais appeler Tristan Kervarrec, faisant quelques pas dans sa direction avec la ferme intention de faire cesser ses agissements dans la douleur pour lui. Ses pas de fer foulèrent les cendres, les paroles du mutant commentant cet état de fait avec sarcasme, ne faisant qu'ajouter à la colère du si célèbre Directeur du SHIELD. Un Directeur dont le cerveau était assailli par les appels provenant de l'Héliporteur et des unités en attente à l'extérieur, et qui y répondait par des ordres aussi secs que clairs tout en calculant grâce aux images des caméras extérieures et aux capteurs de son armure l'état exact, intérieur comme extérieur, du bâtiment en flamme dans lequel ils se trouvaient tous les deux. Un bâtiment ô combien symbolique. Un tribunal. Alors que la justice ne faisait plus vraiment partie du vocabulaire du Héros de Fer. Pas pour celui qu'il avait en face en tout cas. Il avait eu sa chance, il l'avait gâchée dans le sang d'innocents, désormais, il ferait ce qu'il faudrait pour que ça ne se répète plus. Le tuer ? Toutes ses entrailles le réclamait, mais son envie de lui faire encore plus cruellement payer surpassait désormais l'envie de meurtre. La Zone Négative était un châtiment tellement plus cruel que la mort...

    Cependant, son attention fut captée par les paroles de son adversaire. Des paroles qui au début ne lui inspirèrent absolument rien, hormis la volonté de lui faire fermer son clapet sans lui laisser dire trois mots de plus. Il se fichait éperdument de ce qu'il pouvait lui raconter, mensonges ou pas, tout ce qu'il voulait, c'était faire cesser cette folie et l'expédier dans l'autre dimension pour un aller sans retour. Et c'était dans cet unique but qu'il continuait à marcher vers son ennemi.

    « Ce sera par conséquent avec un grand plaisir que je vais me charger de corriger cette erreur que tu représentes... pour préserver ce monde, que tu ne feras pas tomber, pas tant que je serai là crois-moi... Tu aimes voyager ? J'ai une dimension toute trouvée pour toi, » rétorqua-t-il sèchement avec détermination.

    Mais contre toute attente, il cessa d'avancer et se figea au milieu de cette allée de flammes, le regard toujours fixé sur le mutant alors que ses dernières paroles résonnaient dans sa tête, soudaine lourdes de sens. D'autres voyageurs d'autres réalités... Pas encore arrivé ? Les yeux du Vengeur se plissèrent légèrement sous son casque. Il mentait. Blink, Andrill... Et sûrement d'autres dont Tony savait qu'ils venaient de réalités alternatives. Ainsi donc, premier mensonge... Il n'avait pas mis longtemps. A moins qu'il ne sache pas lui-même que d'autres voyageurs étaient ici ? Possible. De toute façon il n'eut pas vraiment le temps de creuser la question, car le mutant joua de nouveau de sa pyrokinésie pour faire apparaître de multiples silhouettes enflammées tout autour de lui, qui lui firent avoir un léger mouvement de défense, avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait pas d'une attaque et de revenir en position neutre. Debout et immobile, il se contenta de tourner la tête et le regard pour détailler ce qui l'entourait, alors que le mutant s'était levé.

    « Tu perds ton temps si tu essaies de me déstabiliser, Kervarrec, je n'ai que faire de tes mensonges et de tes tours de passe-passe... »

    De tout ce qu'il lui déclara ensuite, le milliardaire n'en crut donc pas un seul mot. Il ne l'écoutait qu'à moitié en vérité, plutôt concentré sur ses capteurs et toutes les dizaines de données qui apparaissaient à la fois sur ses écrans et dans son esprit, sans parler des ordres de coordination du SHIELD et de l'Héliporteur à l'extérieur. Son ennemi, c'était quasiment évidemment, cherchait à gagner du temps, ce qui faisait bien rire le Vengeur intérieurement. Il leva le bras, les répulseurs rayonnants, prêt à l'envoyer valser avec une puissante rafale, mais à l'évocation de Pepper et de Natasha, il coupa net chaque pensée cyberpathique pour concentrer toute son attention sur le mutant, son regard acéré métallique se fixant férocement sur lui, baissant de nouveau le bras, ses poings se serrant incontrôlablement rien qu'en l'entendant se vanter d'avoir tué dans une autre dimension les deux femmes qui comptaient certainement le plus dans sa vie, et dont les silhouettes enflammées s'étaient évaporées vers le haut. Les autres évoquées n'avaient été que des conquêtes de quelques nuits, rien de plus - du moins dans cette réalité - même si ça le toucha aussi forcément. Mais Pepper, et depuis quelques temps Natasha... Non, impossible de rester stoïque, la seule idée de perdre l'une d'elle ou les deux, par sa faute qui plus est, lui nouait l'estomac et lui bloquait la gorge. Il n'avait jamais su se lier véritablement avec autrui, elles étaient, avec quelques rares autres tels que Steve, les seules à qui il s'était ouvert et à qui il avait accordé sa confiance totale. Son respect. Son affection.

    Le mutant commença à se rapprocher de sa position, lentement mais sûrement, continuant ce discours auquel le milliardaire ne pouvait s'empêcher d'accorder de plus en plus d'attention à l'inverse de sa propre volonté. Il gardait pleinement en tête le fait que chacune de ses paroles pouvait et était sûrement un mensonge, mais à vrai dire, il ne pouvait empêcher son imagination de travailler sur les révélations qu'il lui faisait sur la vie de l'un de ces autres lui. Un monde où il aurait amené la paix avec Thor et Steve... Où il aurait enfin trouvé le bonheur, avec une femme et un fils... Pendant un instant, Tony sentit son coeur se serrer et en même temps se soulever sous le coup d'un étrange sentiment. Un sentiment cruellement envieux. La paix pour laquelle il œuvrait tant, pour laquelle il faisait tant de douloureux sacrifices, y consacrant sa vie et sa santé en s'interdisant en retour la plupart des choses qui au final, pouvaient rendre un homme un tant soit peu heureux. Il avait beau avoir un quotient intellectuel exceptionnel, ça ne changeait rien au fait que comme chacun de ses semblables, il recherchait un minimum de bonheur même si, avec son statut, ses responsabilités, sa vie, il se devait justement de s'interdire de le rechercher.

    Même si depuis quelques semaines, depuis la Cérémonie à vrai dire, véritable élément déclencheur de tout un tas de choses, il avait décidé tout bonnement de devenir beaucoup plus égoïste, et de s'autoriser à être heureux au moins avec quelqu'un. Alors que tout autour de lui s'écroulait petit à petit, que ses amis lui tournaient le dos, principalement par sa faute même s'il refusait de le reconnaître, il avait trouvé une lueur d'espoir dans le noir qui lui avait permis de garder la tête hors de l'eau et de ne pas péter tout simplement les plombs. Oui. Natasha lui offrait un réconfort, une échappatoire à toute la dure et éprouvante folie de son quotidien dont il ne pouvait plus se séparer. Il n'avait plus qu'elle, perdant Pepper un peu plus chaque jour au profit d'un autre. C'était la première fois qu'il se lançait volontairement et de lui-même dans une relation sérieuse, abandonnant les filles d'un soir dont il ne retenait jamais les noms, cherchant chaque nuit à se distraire en tentant de combler un manque, un vide sans jamais y parvenir. Avec Natasha, ce vide disparaissait, il se sentait bien, il retrouvait un semblant de stabilité, apaisant par sa seule présence ses tourments, quand le reste du temps, loin d'elle, un rien le lançait dans une colère indescriptible ou dans un désespoir douloureux seul chez lui. Il commençait à peine à envisager de pouvoir rester bel et bien avec elle, de pouvoir être heureux avec elle, alors entendre qu'il lui était possible, dans ce monde ou un autre, d'atteindre un bonheur parfait, d'avoir une femme... C'était comme une vague d'espoir, et en même temps, c'était d'une cruauté sans nom.

    Parce qu'à cause de tarés comme lui, jamais ce bonheur ne serait accessible. Et en effet, il ne tarda pas à faire comprendre que ce "paradis" n'avait pu être qu'éphémère. De nouveau, un frisson de rage remonta son échine alors qu'il faisait face au mutant à quelques mètres, qui se faisait un plaisir de se vanter d'avoir tué sa famille, cette famille qu'il avait l'impression de ressentir comme étant la sienne alors qu'il s'agissait d'un lui d'une autre réalité. Si ce qu'il disait était vrai, ce que Tony continuait à considérer comme très peu probable voire impossible tellement il lui semblait que chaque parole n'était qu'un mensonge éhonté destiné à le torturer, à le déstabiliser. Il essayait de garder ça en tête, mais l'évocation de sa rechute dans l'alcoolisme lui fit revoir en flash très brefs cette bouteille de whisky qu'il avait longuement désiré du regard le soir même où il avait plus tôt reçu le colis maudit contenant la tête de Liam. Ce soir-là, furieux et effondré, il avait véritablement été à deux doigts de retomber dedans. Seule la perspective de vengeance et la présence de Natasha avaient réussi à l'en prévenir. Et il savait que s'il ressombrait dans l'alcool, nul doute que l'un de ses ennemis parviendrait à faire ce que le mutant disait. Le faire tomber définitivement, le tuer. Car en effet, pour tuer l'Invincible Iron Man, il ne fallait pas s'attaquer à l'armure mais à l'homme en-dessous, et il était clair que le détruire de l'intérieur était le meilleur chemin menant à sa perte la plus totale et humiliante. Surtout en cette sombre période qu'il traversait. Le pire, ce fut le sentiment de culpabilité qui s'empara de lui lorsqu'il lui avoua avoir fait tout ça, avoir tué tous ces gens, pour lui, pour avoir son attention. Ce fut la chose de trop, qui, par-delà le reste qui pour lui n'était que mensonge, était une réalité aussi réelle que tragique. Sans prévenir, sa main métallique vint vivement saisir la gorge du mutant face à lui.

    « C'est là que tu fais erreur, tu ne représentes rien, tu n'as aucune importance à mes yeux, tu n'es qu'un de ces psychopathes parmi tant d'autres qui cherchent la gloire en voulant m'affronter mais je vais t'apprendre un truc. Cette gloire tu ne la savoureras jamais, parce que la seule attention que je vais t'accorder, c'est celle-ci, celle de ta mort... Je ne te laisserai jamais ressortir d'ici en état de faire du mal à qui que ce soit de plus. »

    Son ton était implacable, presque tremblant de détermination et de colère à la seule pensée qu'il puisse aller s'en prendre à la fille du gouverneur décédé, à ses proches à lui et à tous ces autres innocents qui comptaient sur lui pour les protéger. Même si par le seul fait d'être venu assister à ce procès il se contredisait sur le peu d'importance qu'il accordait à Kervarrec, car de l'importance, il lui en accordait. Mais ça ne durerait que jusqu'au moment où il en aurait fini avec lui. Très vite en somme. Il s'apprêtait à resserrer sa poigne sur sa nuque, à lui envoyer une décharge de plusieurs milliers de volts ou à lui carboniser littéralement la tête avec ses répulseurs, comme il l'avait fait à Obadiah Stane il y a longtemps, mais il ne lui en laissa pas le temps. Au même moment, une colonne enflammée lui tomba dessus, le paralysant instantanément et lui faisant lâcher prise sous le coup de la surprise, affolant ses capteurs et radars pour un aveuglement total de plusieurs secondes. Des secondes de trop.

    Le coup le frappa sans sommation, venant de nulle part au milieu de ce dragon de feu, en plein sur son réacteur pourtant protégé par une triple épaisseur de vitre modifiée ultra résistante. Le choc fut tellement violent qu'il lui coupa le souffle et lui arracha un cri déchirant, le forçant à se plier en deux alors qu'il était projeté à l'autre bout de la salle. Il traversa dans un tourbillon de flammes les restes de portes de la salle pour se retrouver dans celle adjacente ou il fut cette fois arrêté net par le mur qui se fissura dangereusement, affaiblissant un peu plus la structure du bâtiment en flamme déjà alarmante. Retombant lourdement sur le sol, Tony fut incapable de retenir le cri de douleur qui s'échappa de sa gorge alors qu'il lui semblait qu'on venait de lui briser la cage thoracique et qu'aucune parcelle d'air ne pouvait plus entrer dans ses poumons. Il avait l'impression que le coup avait enfoncé son générateur dans son torse au point de lui traverser le corps. La souffrance qui en résultait était indescriptible, et pour ne rien arranger, cette douleur raviva aussitôt les flashs de la cérémonie et de ce pieux de fer qui était venu lui percer le torse.

    Affalé au sol sur le flanc, dos contre le mur, il n'eut qu'une envie, retirer son casque pour chercher cet air qui ne voulait pas venir, mais avec le niveau de chaleur et les flammes autour, impossible. Ajouté à la douleur violente, la panique de se sentir soudain piégé en train de s'asphyxier dans sa prison d'acier, tétanisé sous le choc physique et psychologique, n'arrangea rien. Pas plus que de sentir un grésillement lancinant dans le torse et de voir la puissance de son armure descendre en flèche, les hologrammes clignotant dans son casque alors que sa vue se brouillait d'elle-même de larmes de douleur. Pu*** quel conn**d ! Portant ses bras autour de son poitrail, ne cessant d'étouffer des cris de douleur sous son casque, Tony se recroquevilla par terre en fermant les yeux pour tenter d'essayer de se calmer et de débloquer ses poumons paralysés par cette crise d'angoisse plus que malvenue. Ne pas penser à Hulk, ne pas penser à cette mort qu'il avait frôlé plus que jamais ce jour-là. Chasser les flash-back, chasser la peur de mourir. Il n'allait pas mourir, pas à cause de cette ordure de Kervarrec. Oh que non.

    Puissance effective___ Alerte ! Alerte ! Seuil critique 9%
    Brèche énergétique ARK, système de maintenance de l'air ambiant défectueux
    Température en hausse, seuil potentiellement dangereux pour l'organisme estimé dans 78 secondes
    Lésions thoraciques à tendance hémorragiques
    Rythme cardiaque, code rouge, tachycardie et risques de crise cardiaque__42%, en hausse


    Poussant une série de jurons entre deux grands inspirations, le Vengeur prit sur lui pour ignorer la douleur et se mit à réfléchir à vitesse grand V. Deux secondes plus tard, il coupait totalement l'alimentation énergétique de l'armure, épargnant ainsi son générateur qui en était la source justement. Aussitôt fait, il ne fallut qu'une seconde de plus pour que l'armure se reboote d'elle-même sur le générateur de secours en se servant des capteurs à chaleur. Source solaire, source thermique, source électrique, source ARK, etc. L'inventeur de génie avait évidemment prévu plusieurs sources d'énergie de secours pour alimenter son petit bijou de technologie très goinfre en la matière. Et il s'était empressé d'optimiser ces derniers vu les récents ratages de sa source principale, l'ARK. La plus puissante ce qui posait quand même un minimum problème car il n'aurait plus la même puissance. Mais au moins il pouvait rester dans la course, et la gagner.

    Observant les hologrammes se stabiliser de nouveau et le pourcentage de puissance exploser grâce aux capteurs thermiques qui, dans un tel environnement, avaient de quoi travailler à bloc, il serra les dents et se releva, sa détermination de briser le cou de son ennemi de ses propres mains étant passée au triple sous le coup de la rage. La barre des 50% de puissance rechargée passée, continuant cependant à monter, Tony revint dans la salle d'audience dévastée, les morceaux de plafond continuant à s'égrener un peu partout sans qu'il n'y accorde une quelconque importance.

    « Alors, c'est tout ce que t'as ? C'EST TOUT CE QUE T'AS KERVARREC ?! » vociféra le Vengeur alors qu'il marchait rageusement au milieu des flammes, sa colère reléguant la lancinante douleur de son réacteur au second niveau tellement il n'avait que l'envie de faire couler le sang en tête, de défouler une fois de plus toute cette frustration, cette rage permanente qui lui gangrénait le coeur.

    « Il va falloir trouver bien mieux pour m'avoir, le coup de la diversion, de ces autres soit disant moi que tu aurais tué, de ce BONHEUR PARFAIT que tu m'aurais VOLE, de tous ces mensonges, c'était bien trouvé, c'était même très malin... »

    Il fit un pas et la silhouette du mutant apparut clairement devant lui, à deux mètres à peine dans les flammes croissantes.

    « Seulement tu oublies quelque chose... »

    Le morceau de banc fendit l'air à la vitesse de l'éclair pour venir s'abattre en plein dans le dos du mutant, qui sous la force employée et non économisée l'envoya à son tour valser droit à travers l'hologramme de l'Iron Man qui lui avait fait face, se brisant en mille morceaux sous l'impact. Un hologramme crée évidemment à partir de la vraie armure que portait Tony, qui pouvait à la base être beaucoup plus puissant et créer plusieurs doubles de lui-même et même une illusion environnementale parfaite, mais qui pour l'occasion n'avait pas l'énergie nécessaire pour être à son maximum. Et ça même si cette énergie thermique de substitution en question ne cessait de grimper au coeur des flammes. L'ayant repéré toujours grâce à son sonar, il avait usé de l'hologramme pour lui faire croire qu'il arrivait par devant alors qu'en vérité, il s'était approché par l'arrière pour un effet de surprise total et un coup difficilement évitable.

    « Je suis bien plus malin et puissant que toi. »

    Sans attendre, il se jeta dans sa direction, ne lui laissant même pas le temps d'encaisser et de se remettre de sa frappe pour venir lui choper la nuque par derrière, le soulever et lui éclater la tête contre le mur le plus proche et ça plusieurs fois sans retenir sa force, réclamant le sang sans condition en hurlant de colère avant de le balancer plus loin par terre. Pouvoir à ce point laisser libre court à toute cette violence qui circulait dans ses veines et demandait à sortir depuis la Cérémonie faisait un bien inimaginable au milliardaire, et en même temps le mettait encore plus mal-à-l'aise, le rendait encore plus fou de dégoût envers lui-même. Mais une chose était sûre, 220 points de quotient intellectuel, ça ne s'inventait pas. Pas plus que le fait qu'il ait survécu jusqu'ici en bravant mille dangers et ennemis tous plus puissants les uns que les autres. Alors ça n'allait pas être ce voyageur de pacotille qui allait le faire tomber. Pas lui. Pas ici. Pas aujourd'hui. Il pouvait rêver. Et jamais, jamais il le laisserait sortir d'ici à la seule pensée qu'il puisse s'en prendre à Natasha ou à Pepper, ou à qui que ce soit d'autre. Il y avait déjà eu tant de morts, il avait déjà perdu tant d'amis par sa faute, par sa clémence, qu'aujourd'hui, la pitié ne faisait plus partie de son vocabulaire. Surtout pas envers une telle ordure, qui avait peut-être retrouvé son apparence humaine, mais qui n'en restait pas moins un monstre.

    « Tu devrais appliquer tes propres conseils avant d'en donner aux autres. Je n'ai pas vaincu Fatalis, la Dynamo Pourpre ou tous ces autres fous en me rendant vulnérable à un seul coup aussi bien ciblé soit-il. Me sous-estimer est la dernière des choses à faire et tu vas l'apprendre à ton tour à tes dépens. Ta pyrokinésie est peut-être impressionnante, mais crois-moi quand je te dis que tu n'es qu'à mes yeux aussi dangereux qu'un insecte. Et moi les insectes dans ton genre, je les ECRASE ! » hulra-t-il en se propulsant vivement vers le haut, armant son poing de fer, genoux replié, pour revenir vers le sol avec élan droit sur le mutant au sol, y mettant une puissance qui le tuerait à coup sûr s'il percutait sa cible...

    Cependant, avec son problème énergétique et cardiaque, il était clair qu'en vérité, dans le contexte qui était celui-ci depuis la Commémoration, le Vengeur était bien plus vulnérable. Le prouvait ce coup qui l'avait mis à terre au point qu'il en ait douté de parvenir à s'en relever. Oui, il pouvait être vaincu aujourd'hui par cet ennemi, mais jamais il ne l'avouerait, jamais il ne laisserait cette possibilité se produire pour la simple raison que même affaibli, il n'en restait pas moins l'Invincible Iron Man. Le tout étant de parvenir à terrasser le mutant avant que son coeur ne lâche véritablement dangereusement. Parce que s'il avait déconnecté son générateur de l'armure pour que celle-ci ne puise plus son énergie dedans et ainsi éviter d'empirer son état, ça ne changeait rien au fait que le combat continuait de l'épuiser physiquement, qu'il sentait son torse le brûler et qu'il savait parfaitement que bientôt, les saignements du nez et des oreilles et les paralysies musculaires temporaires et changeantes, signes plus que critiques d'une rupture cardiaque encore plus proche, feraient leur apparition s'il ne terminait pas au plus vite ce combat. Et si ça arrivait, alors oui, l'Invincible Iron Man pourrait bel et bien tomber au combat. Mais jamais ça n'arriverait. Il avait survécu à Hulk, il survivrait à ça. Chose qui était moins certaine pour son adversaire qu'il était plus que déterminé à détruire dans le sang et la douleur.


Le Celte a écrit:


Il était à genoux dans les flammes, bras écarté et mains ouverte, comme pour accueillir son feu en lui, il essayait de se calmer, de réfléchir, il avait peu de temps et il devait monter un nouveau plan. Il avait réussi à attirer et à attiser l'attention du vengeur sur ce qu'il avait dit même si très peu de vérité était ressorti de son discours. Il voulait encore faire durer ce combat, un truc pareil, un tel plaisir, il ne l'avait que très peu souvent, une planète sur trois arrivait à l'amuser en général. Et celle là, c'était le pied total. Il comptait sur l'adrénaline pour lui faire reprendre le combat, le contre coup allait venir il en était sur, et il avait besoin de se prendre des coups pour ressentir cette énergie en lui, cette adrénaline qui allait lui permettre de continuer. Son coeur se calmant peu à peu, il sentait le lien avec son élément se refaire, il en reprenait peu à peu le contrôle. Puis il entendit la voix électronique de l'homme de fer se rapprocher. En même temps, tout New-York devait l'entendre hurler de rage. Il l'appelait par son nom, cela faisait bizarre, il n'avait plus vraiment l'habitude. On l'appelait Le Celte et Salamander depuis des années, les Skrulls l'appelait Kos (prononcé chaos) mais son nom de famille avait été oublié depuis des années. Depuis la dernière femme qui l'avait vraiment aimé. La bataille psychologique, il l'avait d'ores et déjà gagner, Iron Man était hors de ses gonds, mais pendant qu'il parlait, qu'il hurlait plutôt, Le Celte se relevait et recommençais doucement à absorber de la chaleur, même si cela n'influençais pas son état de santé, cela lui redonnait toujours un peu de force. Sur tout ce qu'il avait dit, c'était surtout la vérité qu'il avait retenu, le fait qu'il lui avait volé sa vie parfaite, car oui c'était bien là la seule histoire véridique dans son répertoire. La salamandre restait calme et réfléchi, il savait que si lui aussi perdait les pédales et se laissait aller, ça allait vraiment mal finir. Il fit pivoter sa tête sur sa nuque, faisant craquer ses cervicale et respira doucement. Il voyait la silhouette de l'armure en face de lui qui se rapprochait, le pauvre fou, marché dans son élément, la colonne de flamme ne lui avait elle pas suffit? Il allait l'envoyer balader en manipulant son feu. Il dressa le bras face à lui et envoya les première flammes se saisir de son adversaire. Mais rien ne se produisit, ou plutôt quelque chose d'étrange. Son feu ne rencontrait aucune résistance, comme s'il n'y avait rien face à lui. Il écarquilla les yeux et crispa la mâchoire mais quand il comprit, ce fut trop tard.

Dans un grand fracas de bois, il fut frapper dans le dos et projeté au loin contre un mur. Une douleur immense lui traversait le dos, lui donnant des convulsions de douleur et il aurait voulut se cogner la tête contre le mur pour oublier cette douleur.

Iron Man exauça son souhait.

Il n'eut pas le temps de réagir que le vengeur lui avait saisit l'arrière du crâne et lui fracassais violemment la tête contre le mur , une fois, deux fois, trois fois, crack! Le nez venait de se casser, entre chaque impact il n'avait le temps de sentir que le sang se répandre sur son visage avant de se replonger dans les méandres des murs de briques et de plâtre , creusant un trou jusqu'à arriver aux parties en bois à l'intérieur des murs, puis finalement il tomba en arrière. D'un geste purement instinctif, il se remettait à quatre pattes et porta sa main à son visage, il était sonné, il avait le visage en sang, le nez en miette et des éraflures sur tout son visage mais savoir qu'il était maintenant en danger lui donnait une dose d'adrénaline incroyable. Il tenta de se remettre debout et vit le directeur du Shield foncé sur lui, le bras armé, près à frapper de son poing vengeur. Pour survivre, Le Celte réagit plus rapidement. Il se propulsa vers lui, mais trop haut et passa au dessus de lui, il put alors attraper le visage du vengeur dans sa main ce qui brisa son élan. Le corps en armure se balança au bout du bras du celte qui l'avait attrapé, et dans l'élan, ce dernier lui fracassa le dos au sol, sur les débris de bois. Le Celte plaça sa tête au dessus de la sienne et agita sa main devant lui.


-Tu peux pas me voir! Le nargua t-il avant de lui mettre un coup dans la tête pour l'assommer encore un peu. Il se releva encore un peu déboussoler et attrapa une poutre qu'il lança sur le soldat doré. Il vint alors se remettre a califourchon sur son adversaire et le regarda en appuyant la poutre sur son sternum.

-Roh vraiment m'attaquer par derrière et dans le dos ça fait mal Brutus, quel exemple donnes tu aux enfants? Mais il faut dire que tu es passé maître dans l'art des coups en traître hein? C'est comme ça que t'as eu Cap? Et Bill? Sans parler d'HAPPY HOGAN! Finit il par hurler avant de reprendre la poutre dans le sens de la hauteur et de s'en servir pour frapper encore générateur d'Iron Man. Puis évitant un contre coup, qu'il pouvait lui donner. Il s'éloigna à nouveau de lui. Se retrouvant au milieu de la pièce en flamme. Dans un grognement et un grondement sourd il se concentra et aspira en lui l'incendie qui ravageait la salle d'audience. Il n'y avait plus de flammes ou se cacher, la fumée recouvrait maintenant les débris calcinés et il en avait finit avec les coups tordus, il avait besoin de toutes sa puissance même s'il ignorait que c'était cette même source de chaleur qui servait à l'armure de Tony. Il lui fallait beaucoup se contenir pour ne pas se transformer en monstre encore même s'il ne pouvait empêcher l'apparition de trous noirs sur ses bras.



Iron Man se releva en faisant voler la poutre, ça avait pas l'air de lui avoir vraiment fait d'effet, mais tant pis. Il se relevait à peine que le celte fonça sur lui et se propulsa au niveau de son ventre, lui coupant sans doute la respiration. Cela les propulsa contre un mur qui ne supporta pas le choc non plus et se brisa. Tristan en profita alors pour le saisir par l'avant bras et le balança à nouveau de l'autre côté de la salle, du côté des fenêtres et du mur qui donnait sur l'extérieur. Et pour l'accompagner, Le celte qui avait fini un genoux à terre, brandit ses deux bras vers sa cible et libéra deux puissant jets de flammes qui se mêlèrent pour ne faire qu'un énorme jet de feu. Et celui ci, même si Iron man l'esquivait, il ferait un trou béant dans le mur et y aurait de sacré courant d'air! Quant au celte, malgré l'assurance qu'il montrait et l'expérience, il souffrait énormément du dos et ne voyait presque plus rien de son oeil droit à cause du sang sur son visage.


Tony Stark a écrit:
    Coupé dans son élan, le Vengeur se retrouva en aveugle quand la main de son ennemi vint masquer son casque et sa vision, pour l'aplatir violemment sur le sol sans attendre, avec un élan qui lui permit d'arracher un grognement étouffé sous le choc. Comme quand on vous frappe durement dans le dos et que ça vous coupe toute la respiration brutalement, c'était on ne peut plus désagréable et ça même si l'armure absorba en majorité le choc. Cependant, si en temps normal il n'aurait rien senti, avec sa faiblesse physique, il ressentait chaque vibration bien plus douloureusement que d'ordinaire. Et la poutre que son ennemi vint plaquer sur son torse après un coup envoyé dans sa tête pour l'empêcher de réagir ne fit que malmener un peu plus le Vengeur. Presser et enfoncer un peu plus son générateur défectueux dans sa cage thoracique n'était pas la meilleure chose à

    « Roh vraiment m'attaquer par derrière et dans le dos ça fait mal Brutus, quel exemple donnes tu aux enfants ? Mais il faut dire que tu es passé maître dans l'art des coups en traître hein? C'est comme ça que t'as eu Cap ? Et Bill ? Sans parler d'HAPPY HOGAN ! »

    L'image à donner aux enfants ? Ca c'est sûr que dans le contexte actuel, il n'en donnait pas une belle, mais il s'en fichait, parce qu'à l'intérieur de cette fournaise, personne ne les voyait. Si le combat s'était déroulé à découvert, sûrement qu'il n'aurait pas agi pareil. Quoi que si en fait, tout simplement parce que les gens se fichait de voir leur héros attaquer par derrière une ordure qui a massacré des dizaines de personnes. Tout ce que les gens voulaient, c'était le voir être passé à tabas et mis derrière les barreaux. Minimum. Lorsque l'horreur de l'attaque de la banque avait été révélée, les gens s'étaient insurgés face à tant d'horreur et de cruauté. Alors l'image qu'il pouvait donner aux enfants importait vraiment peu. D'autant plus que dans l'état psychologique actuel du Vengeur, c'était vraiment le cadet de ses soucis. Aveuglé par la rage, il se foutait de tout le reste. Ce salopard crèverait ou finirait en Zone Négative de sa main. Il se le promettait.

    Quand le mutant voulut frapper de nouveau son générateur avec la poutre, Tony réagit sans attendre et saisit fermement cette dernière pour la stopper à quelques centimètres à peine de son réacteur. Encore une fois, le flash très bref du pieux fonçant sur lui pour le transpercer passa devant ses yeux et sa force tressaillit le temps d'une fraction de seconde sous le coup de cette peur mémorielle incontrôlable, la poutre se rapprochant par à-coups de son réacteur. Mais la seconde de frayeur fut happée par la rage que ses paroles avaient décuplée en lui, et il la repoussa violemment, le mutant avec qui prit l'intelligente décision de s'éloigner aussitôt alors qu'il brisait d'un coup sec la poutre en mille morceaux en refermant sa poigne de fer dessus, les débris retombant sur le sol pour s'y consumer dans les flammes qui le maculaient.

    A peine relevé il sentit sa respiration se couper de nouveau, Kervarrec lui ayant foncé dessus brutalement au niveau du ventre. Tony encaissa le coup et celui qu'il se prit dans le dos en percutant le mur, étouffant un râle de douleur dû au choc, s'il avait eu son réacteur en bon état, il aurait pu se débarrasser de son assaillant en se servant de l'unirayon qu'il lui aurait balancé en pleine tête depuis son torse, mais comme ce n'était pas le cas, il ne put réagir à temps et cela profita au pyrokinésiste. Il s'empara de son bras et l'envoya dans l'autre sens, sans lui laisser le temps de rien comprendre, le noyant dans un tourbillon de flammes destructrices, ses capteurs grésillants de nouveau, tous ces chocs - qui se répercutaient malgré l'armure sur son corps sous forme de violentes vibrations qui ne pouvaient être absorbées par les systèmes de l'armure étant donné que cette dernière n'avait plus la puissance normale - aggravant son état physique, rappelant cette douleur qu'il cherchait à étouffer sous sa rage alors que ça le brûlait de l'intérieur et qu'il avait toujours plus de mal à avoir les idées claires.

    Accusant le coup une énième fois, n'ayant pas d'autre choix de toute façon, le Vengeur traversa donc un nouveau mur et, dans un puissant jet de flammes, fut propulsé non pas dans une autre salle mais bel et bien à l'extérieur du bâtiment. Il percuta lourdement le bitume, creusant une rigole en le craquelant tout au long de sa traînée avant de terminer sa course avec violence en plein dans un fourgon du SHIELD, les agents dedans ayant eu juste le temps de sauter pour éviter la collision. Sous le choc, le fourgon bascula, Tony à l'intérieur, alors que tout autour les journalistes s'agitaient comme des fous et que les unités du SHIELD en faction sécurisaient le périmètre de l'impact. Pendant quelques secondes, rien ne se passa, chacun scrutant le fourgon retourné et fumant avec appréhension, puis soudain, le fourgon se mit à bouger un fois, deux fois...


    ...avant de se faire littéralement éventrer, la tôle s'écartant comme du papier sous la forte pression des deux mains métalliques dont les répulseurs consumaient les bords au niveau des emprises. Iron Man en émergea, l'air plus féroce que jamais, sa fureur transparaissant plus que jamais même à travers son armure.

    « Put***, je vais tuer ce type. Je vais VRAIMENT LE TUER ! » rugit Tony à l'intérieur de son casque, hors de lui alors qu'il sentait déjà un mince filet de sang perler de son nez, transpirant de plus en plus non seulement à cause de la chaleur que son armure régulait tantôt bien tantôt moins bien mais aussi à cause de l'épreuve que son corps subissait.

    « Directeur, est-ce que vous allez bien ? Vous avez besoin de renforts ? »
    « Personne n'approche. Il est à moi. »

    A peine sorti de la carcasse du fourgon, il décolla en trombe droit vers l'immeuble le plus proche pour atteindre son toit. Sans attendre, paramètres calculés vis-à-vis de la masse, la résistance etc., le Vengeur vint sectionner au laser les pieds de supports de l'énorme château d'eau pour aussitôt planter ses doigts métalliques dans la structure d'acier et le soulever, forçant sur sa puissance en grimaçant sous l'effort et la colère de savoir que s'il avait eu son générateur normal, il aurait soulevé ces milliers de litres d'eau comme une plume. Une fois sa force stabilisée, il revint avec sa cargaison vers le tribunal et n'hésita pas une seconde. Revenu en lévitation à à peine deux mètres du sol sur le côté du bâtiment, il calcula bien son coup et balança dans un cri de colère le conteneur en plein dans le trou béant qu'il avait ouvert après que son ennemi l'ait envoyé valser accompagné d'une puissante attaque enflammée. La salve de répulsion ne tarda pas à suivre et le percuta pile quand il arriva au milieu de la salle d'audience où devait toujours se trouver le mutant pyrokinésiste.

    Le conteneur explosa dans un vacarme assourdissant, tout son contenu liquide se répendant comme une bulle explosée à travers toute la pièce que Tony pouvait observer être submergée d'eau de tous les côtés, au plafond comme au sol. La vague balaya tout, éteignit toutes les flammes d'après ce que les capteurs thermiques de Tony purent lui montrer alors que, depuis qu'il était dehors, il était passé aussitôt sur les capteurs solaires pour récolter le plus d'énergie possible avant de revenir à l'intérieur. Il espérait vivement que sans une aussi belle source d'approvisionnement en chaleur, le mutant allait perdre ses capacités pyrokinésiste. Il avait bien vu qu'il se nourrissait de chaleur déjà présente, qu'il était d'ailleurs plus thermokinésiste que le reste. Et ce que ses capteurs lui indiquaient de son état physique commençaient à jouer de plus en plus en sa faveur. Il le sentait s'affaiblir, et avec un peu de chance, il ne serait pas en mesure de se recréer un tel environnement favorable.

    Il se rapprocha du trou béant et se posa devant, avant de passer une jambe à l'intérieur sur les gravats, l'autre restant pliée sur l'ouverture qu'il tenait le bord d'une main, son regard robotiquement glacial et déterminé se posant alors de nouveau sur cette pièce dont les flots avaient chassé la grande majorité du foyer incendiaire. L'eau avait déjà commencé à se retirer de la pièce, filtrant de tous les côtés à travers les interstices provoqués par les dégâts dû au combat mais sans pour autant pouvoir partir totalement, quelques centimètres persistants au sol semblant ne pas pouvoir se retirer comme le reste. Le tout, depuis son éjection hors du bâtiment à son retour sur le seuil de cette ouverture apocalyptique, n'ayant duré tout au plus qu'une ou deux minutes à peine.

    « Fini de jouer Kervarrec, il est temps de régler nos comptes... » déclara la voix métallique de l'armure alors que son porteur rentrait enfin pleinement dans la pièce, se dirigeant vers le centre, ses pieds résonnant avec intransigeance sur le filet d'eau au sol.

    « ...définitivement. »

    Sûrement avait-il brisé la source de pouvoirs de son ennemi, mais il savait aussi qu'en revenant à l'intérieur, cet intérieur qui continuait à s'effondrer lentement mais sûrement de part et d'autres, il se retrouvait également de son côté sans source d'énergie. Ni soleil ni feu. Il allait devoir jouer sur les réserves accumulées depuis tout à l'heure qui il en était persuadé allaient suffire à lui faire terminer ce combat une bonne fois pour toutes. Il n'avait pas vraiment eu le choix quant à changer la donne de l'environnement de la zone de combat. Le feu rendait les coups de son adversaire très puissants, assez pour exploiter sa faiblesse physique et il savait que s'il continuait à recevoir des coups si forts dans le thorax, sur son réacteur plus précisément, il risquait trop gros.

    Son taux de risque de crises cardiaques avait beau s'être stabilisé une fois qu'il avait coupé son générateur de l'armure, à chaque coup dessus qu'il avait reçu, il avait continué à augmenter. Et il le sentait lui-même, même si ce n'était en rien perceptible de l'extérieur, il commençait à trembler dans son armure, signe avant-coureur des paralysies partielles qui menaçaient de l'assaillir, elles-mêmes derniers signes avant une crise cardiaque assurée. Sans parler du sang qui continuait à couler de son nez, provoqué par le lien biologique de l'armure défaillante à son système nerveux et donc son cerveau qui contrôlait le tout et subissait en quelque sorte les mêmes défaillances. Alors sans son feu pour le booster, il espérait vraiment que Kervarrec frapperait bien moins fort. Et de toute façon il ne comptait plus le laisser atteindre une seule fois son réacteur. C'était lui qui allait frapper à présent. Tout allait se jouer dans les prochaines longues minutes, certainement plus au corps à corps qu'autre chose, et sur ce point-là, Tony se savait avantagé, ne serait-ce que grâce à ses capteurs d'anticipations qui bien qu'ils marchaient par intermittence vu l'état du système interne, marcheraient quand même un minimum. Sans compter que frapper dans du métal était rarement agréable et il serait parfaitement protégé à l'inverse de son adversaire, beaucoup plus vulnérable dans sa simple enveloppe de chair humaine et d'os qu'il se languissait de briser, ne serait-ce que pour les dernières paroles qu'il avait eu sur Steve, Bill et Happy...


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MessageSujet: Re: Une Justice de Fer [Le Celte]   Mar 17 Aoû - 15:55

Le Celte a écrit:

    En plein dans le mille! Avait il surestimé son adversaire? Il n'avait même pas essayé d'esquiver et avait traversé dans un fracas assourdissant le mur extérieurs. Ça lui donnait donc le temps de respirer. Il se releva et essuya son oeil, histoire de voir un peu mieux, il étira aussi son dos jusqu'à le faire craquer pour apaiser la douleur lancinante puis regarda le trou béant, il finit par entendre le fracas de la taule et les exclamations de la foule. Il sourit alors et d'un claquement de doigt, créa une boule de feu dans sa main, pas plus grosse qu'une balle de baseball, il se mit alors à chantonné la musique des matchs de ce sport purement américain qui pouvait rassembler des milliers de fans, la mélodie dont le rythme s'accélérait, il mima un joueur mâchant grossièrement un chewing et retourna une casquette imaginaire sur sa tête.






    -Nous sommes donc dans la dernière phase de jeu avec une balle déterminante qui pourrait changer irrémédiablement ce magnifique sport pour l'amérique, bouleversant jusqu'à l'économie même de notre beau pays, vive l'amérique, vive les ***!

    Puis il lança sa boule de feu à travers le trou béant et vola jusqu'au trou dans le plafond alors que l'explosion du vanne retentissait au loin.

    -Strike 3! Stark est out!





    Il rigola et regarda par le trou l'état de la structure du toit, elle était extrêmement fragilisé, mais pas encore suffisamment au goût du mutant, il tira donc quelques boules de feu a des points techniques pour la fragiliser encore plus, il estima que le tout était parfait et redescendit dans la salle ou avait lieu son jugement quelques minutes plus tôt mais qui ne pourrais plus jamais rien accueillir. De part et d'autres de cette salle ou quelques foyer d'incendies s'étaient ravivés après qu'il ait aspiré les flammes en lui. Les nombreux corps calcinés n'étaient pour la plupart plus que cendre et traces calcinés sur le sol ravagé. Il avait quand même réussi à mettre un beau bordel ici, ça faisait plaisir à voir, et si jamais il ne crevait pas, il se ferait un plaisir de recommencer. Lorsqu'il regarda encore à travers le trou du mur extérieur en espérant voir poindre son adversaire flanqué de deux ou trois héro en plus, il ne vit qu'une masse étrange qu'il n'arrivait pas à identifier à cette distance. Par précaution, il décida donc de charger la paume de ses mains de son feu destructeur. Il devina ensuite que Stark, cela ne pouvant être que lui à l'origine, lui lancer l'étrange objet qui se révéla être de plus en plus gros au fur et à mesure qu'il se rapprochait pour finalement apparaître comme un château d'eau, sans doute piqué à un toit quelconque. Le Celte dirigea alors une de ses paumes chargé avec toute sa puissance vers la structure métallique sans voir que le vengeur faisait de même de son côté. Leur tir respectif rentrèrent en collision à l'intérieur du réservoir métallique, voué à l'origine à prévenir les incendies dans les immeuble, ce qui produisit une explosion intense dont l'onde de choc déchira les plaques métallique et propagea l'eau sous forme d'une sphère parfaite à l'image de l'onde de choc qui fit trembler tout le batiment. Frappé par l'un des morceaux de la paroi de métal en pleine tête et par la vague d'eau projeté violemment, il tomba sur le sol à quatre pattes et entièrement mouillé. Terminé les jeux d'incendie pour lui. Il n'y avait plus une seule trace de haute température. Trempé jusqu'à la moelle, il regardait son reflet sur le sol inondé ou tombaient une à une les gouttes de sang de son visage. A moitié assommé, il entendit néanmoins le soldat d'acier dire de sa voix robotique:

    « Fini de jouer Kervarrec, il est temps de régler nos comptes... définitivement. »

    La situation semblait avoir finalement tourné à l'avantage du vengeur dont la voix déformé ne suffisait pas à masquer la rage présente en lui, plus rien ne semblait pouvoir profiter au criminel, il était mouillé et ne pouvait plus utiliser son feu. Ca c'était l'erreur habituelle de ceux qui pensait qu'il n'était qu'un pyromane. C'est pour cela qu'en dépit de cette situation, en dépit de cette défaite assuré, en dépit de tout ce qui pouvait être contre lui. Le celte se mit une dernière fois à rire.
    Son corps recroquevillé devint alors de plus en plus blanc, même les vêtements sur lui, à son contact, l'eau aussi gelait ainsi que les débris autour de lui. Oui l'erreur était de pensé que l'eau était son ennemi, mais en fait elle était un autre de ses alliés, la salamandre n'est pas qu'un simple pyrokinésiste, il est un thermokinésiste, son pouvoir affecte la vitesse de déplacement des atomes responsable de la température, il est spécialisé dans leur accélération et donc la création de feu, mais il peut tout aussi bien les stoppés, les ralentir pour gelé ce qu'il touchait, en conséquence, il était en train de se couvrir d'une armure de glace, mais pour l'instant il ressemblait plus à une statue inerte et immobile. Alors comment allait il se relevé pour frapper? En fait ce n'était pas là le but visé.

    Un bruit strident et assourdissant résonna finalement, avec le choc des deux attaques, les vibrations avaient finit de mettre à mal le toit qui avait finit par céder, voilà donc que le plafond et la structure du toit tombait sur les deux hommes. Le celte se trouvant sous le trou du plafond ne reçu que le toit, et avec cette protection de glace, il en était plutôt bien protégé. Par contre les plus lourd débris tombèrent sur l'homme à l'armure et tout deux furent finalement recouvert par les débris. L'effondrement du toit du bâtiment résonna à travers toute la ville, et le nuages de poussières soulevé balaya les alentours du tribunal. La demeure de la justice n'était plus que ruines ou régnait à présent le silence le plus morbide.

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    « I hit you and you hit me back
    We fall to the floor / the rest of the day stands still
    Fine line between this and that »

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    Le Celte fut le premier à en ressortir dans un hurlement de rage et de victoire, couvert encore de quelques morceaux de glace sur son corps, notamment un sur son visage qui lui recouvrait un oeil et une partie de son crane. Il regarda tout autour de lui, il voyait à travers les vitres et les trous, il voyait des dizaines de soldat le tenant en joue, tous attendant les ordres suprêmes, au dessus de lui, deux, non trois hélicoptères de télévision et l'héliporter du SHIELD, était-ce Maria Hill aux commandes? Ou La Veuve noirs? Does'nt matter. Il savait que des dizaines de points rouges étaient présent sur sa poitrine et que tous se demandait s'il fallait attendre que le grand manitou se réveil ou non. Tristan tourna sur ses pieds regardant tout ça, tout ce bordel, ce beau bordel, il passait ses mains dans ses cheveux et sur la glace qui le recouvrait, plaquant en arrière ce qu'il pouvait, son regard était dément, l'adrénaline coulait dans ses veines et l'excitation ne le quittait pas malgré la fatigue, ses yeux roulait dans tous les sens en essayent de se canaliser, de se focaliser sur une seule chose, IRON MAN. Il finit par se retourné tout en se laissant tomber sur le sol en frappant le sol de ses poings avec fureur et de manière répété.

    « RELEVE TOI RELEVE TOI RELEVE TOI!!! » hurla t'il avant de se tenir a moitié allongé sur le ventre, soutenu par ses poings sur le sol, fixant comme un prédateur l'endroit ou se trouvait Tony peu de temps auparavant. Il scruta le moindre mouvement, mais non, rien.

    Rien ne bougeait, l'avait il finalement vaincu? L'inconvénient avec les armures c'est qu'on ne sait pas dans quel état est celui qui se trouve à l'intérieur, peut être qu'il l'avait plus blesser qu'il ne le pensait. Il l'avait finalement tué. Vaincu l'homme de fer. Il l'avait eu par l'ingéniosité et la puissance. Il finit par se relevé et laissa une dernière fois son adrénaline s'exprimer par un hurlement victorieux. Et tout ces abrutis qui pensait qu'ils allaient pouvoir le tuer avec de vulgaire fusil, il allait les tuer, tous les tuer pour leur arrogance. Il était le vainqueur, ils ne pouvaient pas l'avoir si facilement.

    Il y eut un bruit étrange alors qu'il tournait la tête pour voir ailleurs, un drôle de bruit, une lumière rouge, puis une odeur de brulé. Il baissa les yeux, et vit sur sa poitrine un trou sombre et ensanglanté. D'ou est ce que ça venait? La douleur arriva finalement, et le sang dans la gorge qu'il rejeta dans un vomissement, tomba à genou alors qu'un morceau de débris du toit se souleva. Iron man en ressorti, l'air indemne comme toujours, tenant à bout de bras un morceaux qui devait bien pesé son quintal. Il le jeta comme si de rien et s'avança vers lui alors que le dos de sa main gauche fumait, un rayon rouge hein? Une arme qu'il ne connaissait pas. Le fait qu'il soit encore conscient sur le coup montrait qu'il n'avait pas touché le coeur, mais il avait quelque peine à respiré, avait il touché son poumons? Ou la glace sur son torse avait elle réussi à le protégé un minimum en déviant le rayon mortel ne serait-ce que de quelques millimètres? Cela n'avait plus d'importance, il était à genou, à moitié conscient, et le véritable vainqueur dans son armure rouge et or se tenait devant lui, le tenant en joug. Toussant encore un bon 50cl de sang Le Celte se mit à sourire en disant:


    « Bien joué, vraiment, j'y ai cru. Koff! Koff! Mais tu ne me tueras pas. Et pour trois raisons. Tu veux savoir? »

    Il fut saisit par la gorge et ramené près de la visière du vengeurs, il pouvait se voir dans son reflet.

    « Premièrement les tv sont là, et comme je l'ai dit, tu ne veux pas passé pour un homme dément ne sachant plus gérer tes sentiments, tu perdrais en crédibilité tôt ou tard. Deuxièmement, tu va avoir des questions, et j'ai des réponses. Sur pleins de sujet qui vont t'intéresser, et en bon directeur du SHIELD tu ne veux pas perdre ces infos capitales. Et enfin... Sa tête bascula en avant et crachait le sang qui était remonté dans sa bouche. Les jolis hélicoptères présent sont en train de diffusés ces images dans un immeuble ou se trouve ta secrétaire, avec un mec que j'ai engagé, c'est si simple d'engager un tueur. » Il ria un moment « Tu ne me crois pas? Tu crois que je me serait rendu dans un bar pour me faire arrêter afin de pouvoir te faire face mais sans aucun filet? Je suis plus intelligent que ça. Je te déconseille néanmoins de l'appeler, il le tueras sur le coup. »

    Il ne pouvait s'empêcher de sourire, c'était du bluff, pur et dur, et qui ne durerais pas longtemps, mais suffisamment pour casser ses envies meurtrières. Mais il verrait bien, pour l'instant, il perdait conscience, ses yeux se fermaient sans qu'il le veuille, et sa volonté s'affaiblissait.

    *lisa, j'arrive...*

    Le Celte était vaincu.

    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    « I tried so hard
    And got so far
    But in the end
    It doesn't even matter
    I had to fall
    And lose it all
    But in the end
    It doesn't even matter »


Tony Stark a écrit:
    Les douleurs musculaires maintenant. Génial. Avoir balancé ces milliers de litres d'eau n'avaient pas épargné ses bras et ça même si c'était l'armure qui faisait le principal. Le fait que l'armure soit devenue depuis le Virus Extremis une extension de son propre corps avait ses avantages comme ses inconvénients. Des avantages énormes tant que tout fonctionnait à merveille, des désavantages proportionnels dès que ça n'était plus le cas. Et bon Dieu, à chaque geste, chaque utilisation de puissance, il ressentait le contre-coups là où auparavant il pétait le feu sans aucun problème ni aucune douleur de quelque sorte que ce soit. Il le savait, plus il utilisait l'armure, plus il aggravait progressivement sa pathologie, la brèche de son réacteur. Mais il avait encore de la marge. Quelques mois au moins d'après ses estimations.

    Bon sang, qu'il avait envie de revoir Natasha là de suite, pour oublier tout ça, ne plus y penser et trouver un peu de paix par sa seule présence à ses côtés. Troquer toute cette douleur, ces tremblements, ces saignements, cette rage, contre ses caresses, ses regards, ses sourires, son affection. Mais non, impossible, il avait une sa**perie d'ordure à arrêter et si possible à tuer pour en finir une bonne fois pour toutes. Une ordure qu'il avait pas mal amoché, le visage en sang et l'air plus fou que jamais, et qui virait au cristallin à mesure que les capteurs grésillant montraient très clairement une perte de température ambiante très distincte autant qu'une fragilisation croissante de toute la structure du bâtiment, ses hologrammes sur l'architecture se couvrant de surfaces rouges de plus en plus étendus et de points d'alerte tout aussi affolants. Voilà qui était plus clair, il n'était pas pyrokinésiste, mais thermokinésiste.

    Il ne lui fallut vraiment pas beaucoup de temps, à peine un quart de seconde tout au plus en analysant sur tous les plans les données que son armure lui transmettaient en un temps qui se comptait en dizaines d'infos minimum par millisecondes - pour que son cerveau optimisé ne comprenne la tactique de son ennemi et le piège qu'il lui tendait, à savoir se faufiler par le trou dans le plafond et le laisser se faire écraser. Tellement grossier. Son regard se braqua sur la statue de glace à quelques mètres de lui le temps d'une seconde avant de tendre les bras le long du corps et de se propulser vers le haut au moment même où un grondement assourdissant signalait l'écroulement du toit pour ne pas dire de tout le bâtiment.

    Le peu d'hologrammes qui ne sautaient pas toutes les deux secondes dans son casque lui permit de calculer approximativement une trajectoire d'esquive pour éviter dans sa course les énormes blocs qui chutaient vers le sol mais malheureusement, dans l'impossibilité d'user de son potentiel maximum, l'un d'eux lui défonça l'épaule, lui faisant perdre son équilibre aérien. Un deuxième encore plus gros vint aussitôt le percuter violemment dans un bruit métallique significatif, et bientôt, dans un cri étouffé par les chocs alors qu'il tentait d'attraper à bras le corps l'énorme bloc dans le but de le stopper et ainsi empêcher d'être écrasé, le Vengeur se stabilisa un moment avant que le toit en entier ne s'effondre sur lui. Il ne put soutenir la charge sans sa source d'énergie normale et se retrouva très vite aplatis sur le sol pour ne pas dire littéralement enseveli. Son cri de fureur de s'être fait avoir fut étouffé par le vacarme assourdissant de l'écroulement de la bâtisse sur elle-même et surtout sur lui.

    Bientôt, ce fut le silence. Sous un dôme de blocs de béton et de débris de bois, Tony avait senti son sang ne faire qu'un tour lorsqu'il avait enclenché son champ de force et que celui-ci ne s'était activé que le temps d'une seconde avant de s'éteindre aussitôt. Il s'était pris plusieurs épais morceaux de mur dessus avec une brutalité douloureuse avant que le champ de force ne se réactive bel et bien cette fois et qu'il ne repousse ces derniers dans un grésillement électrique en les pulvérisant pour la plupart avant de se stabiliser à un deux mètres de diamètre autour de lui. Pendant environ quatre secondes, Tony n'entendit plus rien hormis un sifflement strident très désagréable qui perçait ses tympans à cause du choc de l'un des blocs qu'il avait reçu en pleine tête. Cette fois il sentit ses oreilles se noyer lentement de ce sang qu'il sentait couler comme un liquide chaud le long de son cou. De pire en pire. Allongé de tout son long, les bras croisés devant son visage en ayant eu peur de se faire ensevelir pleinement quand son champ de force avait déraillé, Tony les enleva et se tourna lourdement sur le côté pour pouvoir prendre appui sur ses mains et se relever alors que ses bras tremblaient toujours, son armure laissant s'échapper quelques grincements peu avenants tandis qu'il poussait de furieux jurons.

    Analysant les données sur son écran tout en se tenant la tête d'une main, clignant des yeux légèrement embrumés pendant quelques secondes, Tony tenta de retrouver ses esprits tout en essayant de ne pas s'affoler devant le niveau de puissance de son armure qui, depuis qu'elle ne pouvait plus s'alimenter par aucune source d'énergie, avait baissé progressivement pour en être à présent à 53%. Il leva la tête et observa sa situation, avec un gigantesque morceau de toit juste au-dessus de lui entouré de morceaux plus petits, seul dans une obscurité quasi totale seulement percée vivement de part et d'autre par le scintillement d'un bleu électrique du champ de protection. Ce dernier le protégeait donc pour le moment ensevelis sous l'éboulement, et il pouvait déjà percevoir les hurlements frénétiques de Kervarrec qui lui hurlait de se relever alors que dans sa voix se ressentait l'euphorie du sentiment de victoire. Tony serra les poings. Il croyait avoir gagné ? Il allait vite déchanter.

    Prenant sur lui et ignorant au mieux son état physique de plus en plus proche de la rupture, le milliardaire inspira profondément et éteignit absolument toute les fonctions de son armure hormis évidemment le champ de force et un seul hologramme de visée pour une arme particulière, et ça afin d'économiser sa puissance le temps de faire ce qu'il voulait. Fermant les yeux, et tentant de calmer le sang qui battait furieusement ses tempes, Tony projeta sa pensée cyberpathique pour aller se connecter directement aux caméras de télévision qui filmaient au-dehors, et qui, à l'inverse de lui sous son tas de gravats, avaient une vue parfaite et même zoomée sur la position de son ennemi, sans parler des caméras encore plus précises des hélicoptères et agents du SHIELD positionnés tout autour. Et il jubilait cet enfoiré, à sautiller sur les ruines, se fichant d'être ciblé par des dizaines de snipers qui il le savait ne tireraient pas tant qu'ils n'en auraient pas l'ordre.

    Tony le vit s'allonger sur les débris comme en train de le chercher et, à travers les multiples points de vue des caméras - à travers lesquelles il naviguait simultanément grâce à Extremis et ça dans une concentration extrême et difficile tant son cerveau tambourinait dans son crâne, assaillis par tous les points nerveux de douleur touchés à travers son coeur et surtout son foutu générateur défaillant - il calcula distance, portée, obstacles et anticipations possibles de sa cible qui n'avait pas bougée. Tony leva son bras avec l'amplitude prédéfinie d'après ses calculs et fit sortir du dessus de son gant un mini-canon aussi fin qu'un stylo dont le bout rayonnait de rouge. Il fixa la trajectoire sur son hologramme de visée interne, se servant aussi de son capteur thermique qui à travers les gravats lui montrait très distinctement sa cible. L'objectif était simple. Il allait le tuer. Un tir bien placé, il pourrait toujours prétendre par la suite qu'il a été perturbé dans son tir par un gravât qui aurait fait bouger son bras ou autre chose, de toute façon, le meurtre "accidentel" d'un tel criminel ne serait que bien vu autant par les autorités que par la population. Iron Man ne devait pas tuer parce qu'il était le gentil héros modèle ? Cette affirmation ne serait désormais plus valable dans les prochaines secondes.

    Ses yeux haineusement sombres s'ouvrirent d'un coup. Le rayon laser fusa à la vitesse de la lumière à peine une fraction de seconde après qu'il eut désactivé son champ de force pour laisser passer ce dernier, qui transperça comme du beurre dans un bruit aigu les plusieurs mètres de blocs de béton, de tuiles et de poutres qui le séparaient de la surface et surtout de sa cible. Sauf qu'ayant bougé au dernier moment, le tir à la base visé en plein coeur fut dé quelques centimètres mais le toucha quand même gravement, le transperçant comme chaque obstacle précédent pour foncer dans le ciel à la diagonale et y terminer sa course aussitôt. Ca n'avait duré qu'une seconde à peine, une seconde pendant laquelle il avait aussitôt réactivé son armure pleinement en levant les bras pour retenir l'énorme bloc et le reste des ruines qui, champ de force désactivé, avaient voulu terminer leur travail à savoir écraser littéralement l'homme de fer en-dessous.

    Dans un bruit de mécanique mise quelque peu à mal, Tony serra les dents aussi soudainement qu'il se retrouva donc les deux mains à plats sous le gros bloc à tenter de le retenir au-dessus de lui tandis que ses genoux se pliaient progressivement sous la charge visiblement trop lourde. Poussant un hurlement retenu derrière ses lèvres pincées à en devenir bleues, le visage crispé, il dévia tous les circuits d'alimentation pour permettre à toute l'ossature de son armure de se solidifier complètement, de se gainer et bientôt il put inverser la tendance et se redresser, pour finalement se retrouver à l'air libre tandis qu'il lui semblait de plus en plus facile de soulever la charge au-dessus de lui et ça malgré ses bras qui tremblaient assez violemment. C'était l'armure qui portait sans qu'il ait de moins en moins à user de son propre physique.


    A peine était-il apparu dans le champ de vision des centaines de personnes agglutinées autour de la zone de combat qu'un tonnerre d'applaudissements s'éleva dans les airs. Il balança le bloc plus loin alors que son armure repassait sur l'énergie solaire, lui faisant donc reprendre un peu plus de puissance et d'énergie pour le soulager quelque peu. Le bourdonnement lui sifflait toujours dans l'oreille alors qu'il sentait son coeur en pleine tachycardie mais il s'en fichait, tout autant qu'il se fichait de tous ces appels qui agressaient les portes de son esprit et provenant pour la plupart de l'Héliporteur du SHIELD qui voulait il pouvait aisément le deviner un ckeck-up de la situation.

    Mais ses yeux remplis de haine et de fureur ne voyaient que Kervarrec à ses pieds, dont ses mains gantées de fer s'étaient déjà emparées de sa gorge pour la serrer avec une retenue extrêmement frustrante alors que le mutant agonisant lui avait affirmé qu'il ne pourrait le tuer pour trois raisons.

    « Vas-y fais-moi rire, » maugréa Tony en resserrant sa poigne sur sa nuque alors que ses capteurs analysaient l'état du thermokinésiste désormais à sa merci la plus totale.

    Il avait beau s'être précédement connecté aux caméras, le fait était qu'il était dans un état psychologique tellement intense qu'il avait depuis fait abstraction de tout le reste hormis de celui dont il tenait la vie souillée du sang d'innocents entre ses mains. Alors quand il lui parla de commettre un meutre en direct, le Vengeur se retint de refermer encore plus ses doigts sur sa gorge déjà prise dans un étau très étroit. Il ne pouvait faire ça en public. Il ne pouvait faire ça tout court d'ailleurs. Pourtant l'envie était très loin de lui manquer. Il en était presque à vouloir se foutre complètement d'être vu en train d'atomiser ce type. Ses nerfs étaient plus que jamais mis à mal dans ce dilemme.

    Un dilemme qui balança à peine un peu plus vers le bon côté face au deuxième argument. Des informations, le SHIELD en voudrait forcément et lui le premier. Pourtant cette protection qu'avaient tous les criminels en se cachant derrière cette dernière carte l'insuppoortait plus que tout et là il avait plus qu'envie de se foutre aussi de ces informations, dont il n'était même pas sûr qu'il en ait véritablement. Ce mec était un fou, un psychopathe, ça se lisait sur son visage de cinglé bouffé par la démence. Et les chiens enragés, on ne les enfermait pas, on les faisait piquer. Et ça encore c'était la méthode humaine. Pour le milliardaire, ce chien là méritait d'être battu jusqu'à ce que mort s'en suive, pour payer à chaque coup les vies qu'il avait prises.

    « Les jolis hélicoptères présents sont en train de diffusés ces images dans un immeuble ou se trouve ta secrétaire, avec un mec que j'ai engagé, c'est si simple d'engager un tueur. Tu ne me crois pas ? Tu crois que je me serais rendu dans un bar pour me faire arrêter afin de pouvoir te faire face mais sans aucun filet ? Je suis plus intelligent que ça. Je te déconseille néanmoins de l'appeler, il la tuera sur le coup. »

    Il ne fallut pas plus d'une seconde pour que le Vengeur ne soulève par le cou le mutant face à lui jusqu'à ce que ses pieds ne touchent plus le sol, pas plus d'une autre seconde pour que son autre main ne vienne le frapper en plein dans l'estomac au point de traverser la chair comme s'il ne s'agissait que de papier maché. Ses doigts métalliques saisirent fermement sa colonne vertébrale et sans aucune pitié, il écarta violemment ses deux bras, tirant la colonne vers le bas et la nuque vers le haut, éventrant, écartelant vivant Tristan Kervarrec dont le sang et les tripes ne perdirent aucune pour venir se répandre tout autour, maculant l'armure luisante rouge et or de cette chair, de ce corps déchiré en deux avec une cruelle facilité. Chacune des deux parties du corps au bout de chaque bras le long de cette structure d'acier plus froide et insensible que jamais, le regard robotique fixé férocement droit devant en haut de ce tas de ruines cerclé d'une foule aussi abasourdie que muette, deux puissants rayons jaunes finirent sèchement le travail en pulvérisant les morceaux de corps en question. Seules retombèrent sur le sol les rares bouts de vêtements, de chair et d'os ayant survécus. L'homme de Métal serra alors rageusement les poings face à cette foule silencieuse qui le toisait. Le hurlement qui s'en suivit fut indescriptible alors que, les paumes levées vers le ciel, il laissait pleinement évacuer toutes ces émotions, ces frustrations, ces colères, ces drames qui depuis ses 21 ans n'avaient fait qu'être compartimentés et compartimentés encore au point qu'il en soit arrivé aujourd'hui au point de rupture, au point de ne plus pouvoir supporter toute cette pression, toutes ces horreurs qu'il vivait au quotidien, toutes ces angoisses de perdre à chaque instant par sa faute ceux qu'il aimait.


    La vision, qui n'avait durée qu'une demi seconde, disparut aussi vite qu'elle était venue. Mais ça avait suffit à déstabiliser durant ce même laps de temps le Vengeur de Métal venait de se surprendre à vouloir faire une telle chose, là, de suite. A vouloir écarteler cet homme sans aucun état d'âme hormis celui de la haine et d'une notion de justice noyée dans un besoin de violence qui se décuplait de jour en jour. C'était la toute première qu'il avait de ce genre en pleine action, et éveillé, en dehors de ses cauchemars récurrents. La peur passa dans ses yeux à la vitesse de l'éclair. Avait-il halluciné ? Il se reprit aussitôt. Sa poigne d'acier enserrant la gorge du mutant, Tony grimaça de colère sous son casque métallique et fit rayonner ses répulseurs dans un réflexe agressif, l'un brûlant la peau de la gorge contre lui tandis que les doigts de son autre main le long du corps se resserraient et se desserraient nerveusement sur le rayonnement, comme hésitant.

    Il tenait son ennemi à bout de bras, ses pieds toujours au-dessus du sol alors qu'il le voyait ricaner en crachant du sang autant qu'il semblait sombrer doucement vers l'inconscience à cause de ses blessures.

    Pourtant, cette demi seconde pendant laquelle son impulsivité à la simple évocation du danger que pouvait courir Pepper aurait pu devenir réalité était passée. Il ne l'avait pas fait, et il ne le ferait plus. Observant d'un air toujours plus mauvais son ennemi vaincu, il n'eut que trois connections cyberpathiques totalement indétectables à faire pour savoir qu'il mentait. Il n'eut en effet d'abord qu'à consulter Jarvis pour la rechercher dans la Tour. Elle n'y était pas. Il passa à la deuxième option, à savoir activer la puce secrète qu'il avait incorporé dans le collier du chien de Pepper pour obtenir, par une salve d'ultrasons générés par celle-ci, un aperçu de tout ce qui se trouvait autour du chien. Et par signature vocale, il sut que Pepper était avec lui, avec également un autre homme. Et cet autre homme, grâce à cette même reconnaissance vocale comparée instantanément dans sa base de donnée, s'avéra n'être autre que Richard Carter, le compagnon actuel de la jeune femme. Elle était chez lui. Il n'y avait personne d'autre. Hormis sûrement Miss Hulk non loin dans les parages pour veiller à sa sécurité comme il le lui avait demandé. Il replia son bras pour approcher le visage ensanglanté du mutant près du sien.

    « Je n'ai pas besoin de l'appeler pour savoir que tu bluffes. Tes mensonges sont risibles. Tu n'es en rien plus intelligent que ça. Tu es un malade, une saleté de psychopathe qui va vivre seulement parce que je l'autorise, et tu vas finir le reste de ta vie dans le pire endroit qui puisse exister dans cet univers. C'est terminé. Tu n'es plus rien, Kervarrec. »

    Et, dans un geste de rage à la seule idée d'avoir en effet affirmé qu'il lui laissait la vie sauve, il le balança sur le côté comme un vulgaire sac, le laissant rouler le long du tas de ruines jusqu'aux pieds de la première unité du SHIELD venue. Le choc passé, le souvenir du massacre incendiaire des 50 personnes du tribunal toujours bien présent pour y avoir assisté quelques temps plus tôt, la foule dans sa grande majorité, sans avoir rien pu entendre de leur échange verbal, fit de nouveau un tonnerre d'applaudissement au Vengeur tandis que les journalistes ne savaient plus où donner de la tête devant leurs caméras en direct pour imposer une conclusion à ce qui venait de se produire et tenter de passer les barrières d'agents du SHIELD et de la police pour venir interviewer le héros une nouvelle fois vainqueur, mais à la victoire extrêmement violente. Ce dernier n'en eut que faire, il se tourna vers les agents du SHIELD autour du thermokinésiste désormais inconscient.

    « Même si c'est la dernière chose que je souhaite, vous vous démerdez mais vous me le maintenez en vie pour l'interrogatoire. »

    Les agents acquiescèrent, cleanèrent, menottèrent et emportèrent aussitôt le mutant dans un hélicoptère où, mis en joue par quatre hommes, une équipe médicale s'empressait à contre coeur de venir s'occuper de lui pour exécuter les ordres. L'adrénaline redescendant déjà, Tony sentit son corps y réagir aussitôt en conséquence et subir une augmentation de souffrance et de tremblements durant ce relâchement progressif, le stress ne tenant plus sa concentration sur le duel. Le goût de son propre sang dans la bouche, il ne devait pas traîner ou il allait s'effondrer et risquer une crise en public s'il ne prenait pas rapidement des dispositions que seul son atelier pouvait lui donner. Parce qu'en l'occurrence, c'était plus l'armure qui le maintenait debout que l'inverse, et sa tête semblait sur le point d'exploser, sa sous-directrice l'assaillant d'appels qui l'épuisaient un peu plus tant il devait se concentrer pour les refuser. Il y eut une détonation et deux secondes plus tard, Iron Man n'était déjà plus qu'un point noir à la traînée scintillante loin dans le ciel de New York.


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MessageSujet: Re: Une Justice de Fer [Le Celte]   Jeu 3 Avr - 0:38

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Une Justice de Fer [Le Celte]

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