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 The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]

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MessageSujet: The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]   Mar 17 Aoû - 23:04

[italique + gras = dialogue en russe]




Terra-616
98 jours 14h 34 min 28 sec.
25° 18′ 35″ Nord
82° 59′ 19″ Est
Ville de Vârânasî - Etat d’Uttar Pradesh – INDE


Vladimir descendit du train de l’enfer. La sueur, la crasse et la fatigue lui collaient immanquablement à la peau au point qu’il avait l’impression de commencer à fusionner avec. Il passa un mouchoir en tissus sur sa nuque, en sachant pertinemment que ça ne serait d’aucune aide pour atténuer ses souffrances. Lui et ses compagnons de voyage avaient passé prés de 13h empaqueté en troisième classe, entre la population locale et des poules dont les relents de déjections ne faisaient qu’empirer la situation avec la chaleur accablante.

Depuis qu’ils avaient foutu les pieds au pays de Gandhi, ils avaient pu constater que pas grand choses ressemblaient aux décors haut en couleur des films bollywoodien. Oh, bien sure depuis New-Dehli ils auraient pu prendre un avion pour venir jusqu’à Vârânasî… s’il n’y avait pas eut qu’une place disponible. Tout était complet pour les 3 jours à venir. Ils étaient pressés par le temps. Ce n’était pas des vacances qu’ils s’offraient, mais un véritable exile. Chacun d’eux aurait préféré finir au goulag plutôt que de remonter dans ce train « express ». Ils rêvaient tous d’en finir avec cette histoire et retourner à New-York.

Sergei les attendait à l’extérieur de la gare. Il n’avait pas eut à traverser l’enfer avec eux. Non monsieur avait fait un voyage agréable en avion, avec de surcroit la clim et des boissons fraîches. Il avait pris le seul billet d’avion disponible.

-Bien voyagé ?


Ils lui jetèrent tous un regard noir. Sergei les mena dans leur chambre d’hotel qu’il avait déjà pu réserver. A peine la porte fermé, ils commencèrent à établir leur plan de bataille.

-J’ai déjà repéré les lieux pour demain. On l’aura cette fois. C’est la dernière fois qu’elle nous file entre les doigts.


-Cette garce s’est bien foutu de nos gueules suffisamment longtemps comme ça
, s’exclama Grigori après avoir craché par la fenêtre. Filipp soupira.

-J’ai comme une impression de déjà vu… Ah oui c’est vrai… C’est exactement ce qu’on à dit à Chicago, puis au Mexique, à Paris, Hambourg, Stockholm, ah et sans oublier Kiev qui fut un véritable désastre alors que cette fois ci on était bien plus d’une cinquantaine ! Et maintenant on est même pas une dizaine, et vous pensez tous sincèrement qu’aujourd’hui on va la cueillir comme une fleur ?! Nan mais la chaleur vous fait dérailler ou quoi ?! Vous avez pas compris que cette gosse n’est pas humaine ? Il a fallut rien qu’un mois juste pour remonter à elle, et encore ! Cette fille est un véritable fantôme, on a eut beau chercher on a toujours pas d’info concrète sur elle, comme si y a encore 3 mois elle existait pas ! Et maintenant ça va faire un mois et demis qu’on la traque à travers le globe. On a eut beau s’entourer de plus en plus d’homme à chaque rencontre, elle réussit toujours à s’en sortir de justesse en nous décimant. En faite on perd plus de frics en ressources, en lui courant après et en payant les factures d’hôpital en comparaison au fric qu’elle nous à tiré ! A ce stade là c’est plus de la chance !!!

SLAP !

Filipp se massa la joue. Sergei venait d’étaler son poing sur le jeune russe déjà passablement agacé par cette longue chasse. Vladimir s’était déjà levé pour se mettre entre les deux hommes.

-T’as finit de parler comme une gonzesse ? Tsss, de mon temps y avait pas autant de tafiole qui s’affolait au moindre inconvénient.

-Dixit le type qui s’est fait étalé par une gamine dans sa propre cuisine !

-Répète un peu pour voir espèce de drogué abruti ?!


-WOH OH ! Calme ! Vous aurez bien l’occasion de vous battre tout à l’heure. Pour l’instant on a un boulot important à faire. J’vous rappel qu’on pourra pas rentrer tant qu’on l’aura pas attrapé. La seule raison pour laquelle elle est encore en vie, c’est tout simplement parce que le boss la veut vivante pour l’instant et pas six pieds sous terre. On a peut-être pas d’info sur elle, mais elle, elle en a suffisamment sur notre compte depuis qu’elle a tiré la clef en même temps que le pognon. Et cette fois-ci on la choppera, on a Ivan et Nikolei. Vladimir fit un signe de tête vers un coin de la pièce où un jeune-homme à l'air arrogant, mâchouillait un chewing-gum en jouant aux cartes avec un homme légèrement plus vieux et concentré sur son jeu. On aura la fille et les infos pour le boss.

Après avoir mis au point leur plan, Vladimir pris à part Sergei.

-La prochaine fois évite de frapper des membres de l’équipe comme ça, t’as beau être un ancien Kamarad d’arme du boss, c’est moi qui suis en charge ici.

-… J’suis juste le cuisto…


99 jours 16h 29 min 58 sec.


Akshay était assis à sa table habituelle, au fond à droite de la salle, avec la porte dans son champ de vision. Le visage balafré, les yeux encadré par des lunettes rondes et les cheveux strié de blanc, Il regardait les clients entrer et sortir dans son échoppe en fumant sa cigarette. Sa clientèle ? Principalement des gens peu dévoué à la loi comme des voleurs ou arnaqueurs qui passaient de temps en temps pour littéralement lui payer son respect. A cette heure de l’après-midi, avec la chaleur étouffante, il y avait pas mal de clients qui venaient se rafraichir et se mettre hors de porter du soleil d’aout, même des touristes innocents échouaient dans son échoppe à cette période de l’année.

Un sourire caustique et particulièrement réjouit marqua son visage lorsqu’une nouvelle personne franchit le seuil de son territoire. Il reconnu immédiatement la personne malgré le fait que son visage était voilé par ce qui ressemblait à un Duppata* noir, même s’il n’avait jamais vu de tissus semblable. Elle portait un pantalon indien, un salwar noir en coton fin qui ne se refermait pas sur ses chevilles. Son haut était une tunique en coton blanc qui lui arrivée au niveau du genou, avec des manches longues et légèrement évasées, plus connu en Inde sous le nom de « Kameez ». Le Salwar Kameez était une tenue répandu en Inde, beaucoup porté par les jeunes car bien plus pratique et rapide à enfilé que le Saree. La personne se dirigea vers la table sans la moindre hésitation. Akshay regarda avec une certaine convoitise le sac à bandoulière pourvu de broderie, qui arrivée à mi-cuisse du nouvel arrivant. Il fit signe à ses hommes de s’éloigner un peu afin d’avoir un peu d’intimité lorsque sa visite s’assit face à lui. Ils tirèrent un paravent et surveillèrent les environs.

-Vous avez les renseignements que je souhaite ?


-Bien sur, je suis un professionnel… Et vous, ce que moi je souhaite ?


Alexiel se contenta d’hocher la tête de façon affirmative en braquant son regard impassible sur son interlocuteur. Akshay était effectivement un professionnel en ce qui concernait vendre des renseignements utiles. C’est bien pour cela qu’elle avait finit par péniblement arriver dans son échoppe. Alexiel sorti de son sac un bout de tissus refermé sur lui-même et le fit glisser sur la moitié de la table. Akshay s’en empara aussitôt et l’ouvrit. Une petite rivière de diamant aux tailles variées, mais à la pureté incontestable, brilla dans les yeux de l’homme. Il fit signe à l’un de ses hommes qui vint les examiner avec extase, confirmant ainsi leurs valeurs.

-Vous aurez l’autre moitié lorsque vous m’aurez dit ce que je veux entendre.

-Bien entendu,
il claqua des doigts et un homme apparut immédiatement, il lui chuchota quelques paroles et il revint avec un petit dossier. Trouver des informations sur cette personne n’as vraiment pas était de tout repos, surtout discrètement. "Noir" est un personnage particulier. Il n’a pas à envier son rang parmi les personnes les plus recherché par Interpol. Comme vous le savez déjà, il est principalement recherché pour trafique d’arme et aussi surnommé "Yami" en asie. Voici une liste d’affaire dans lesquelles on soupçonne fortement son implication. Il tendit le fichier vers Alexiel, qui l’ouvrit et le parcourut. Plusieurs opérations ont bien étaient mené pour l’attrapé, mais il négocie jamais ses affaires en personnes et ses intermédiaires une fois attrapés, ont la fâcheuse tendance à mourir rapidement avant de pouvoir donner n’importe quel renseignement utiles. Généralement des suicides. Personne ne sait qui est Noir exactement, son seul objective semble de vendre n’importes quelles armes aux plus offrant.

-Bien, mais ça je le savais déjà. Vous avez rien d’autre en stock ?

-J’y viens. Noir ne serait pas une personne mais deux en réalité. Deux associés particulièrement effrayants. Mes contacts étaient vraiment retissant à me dire quoi que se soit de vraiment intéressant. J’ignore pour qui vous travaillez, mais je vous conseil d’être particulièrement prudent. Ils ont beau être recherché, ils ont aussi le soutient de certains gouvernements du monde dit « civilisé et développé » qui usent de leur services. Vous ne vous attaquez pas à n’importe qui, si telle est votre intention…

-Comment les contacter ?

-On ne prend pas contact avec ce genre de personne. On est introduit à eux. Tenez, il fit glisser une photo vers Alexiel, c’est votre meilleure chances si vous souhaitez faire affaire avec eux. Il est le dernier intermédiaire en date de Noir. Trouvez le, faite bonne impression et il vous conduira certainement à Noir.

Alexiel prit la photo et la regarda. Elle représentait un homme d’une quarantaine d’années. Depuis la commémoration, Spitfire avez passé une bonne partie de son temps à chercher qui exactement étaient le groupe qui avait usurpé des uniformes du SHIELD, provocant Hulk et les événements qui en suivirent. Pour cela elle avait commencé par rechercher l’origine de leurs armes, qui la menèrent jusqu’au fameux trafiquant Noir.

Entre temps la mafia russe ne l’avait pas oublié et avait finit par remonter à elle. Elle avait quitté précipitamment New-York sans un regard en arrière. Après avoir constaté la perte du Celte, les mafieux ne lui avaient donnée qu’une raison de plus de fuir la ville. Une fois dans les Everglades aux coté de Valentin, elle n’avait pas non plus tardé à abandonner son compagnon cybernétique dès qu’il eut le dos tourné. Elle avait laissé son micro-ordinateur en sachant pertinemment qu’autrement Valentin la retrouverait aussitôt, ainsi que ses deux revolvers qui lui rappeler trop le Celte… Elle n’avait emporté que quelques affaires et sa combinaison qu’elle portait en permanence sous ses vêtements. Elle avait laissé un mot à Valentin, lui ordonnant de la laisser tranquille et de ne pas chercher à la contacter, en sachant pertinemment qu’il n’en ferait rien à cause de son programme de protection qui la concernait. Chose qui rendait bien plus difficile ses déplacements.

Son choix de quitter Valentin lui sembla encore plus judicieux lorsque les mafieux lui étaient aussitôt tombés dessus à Chicago, n’impliquant pas ainsi le jeune-homme dans cette poursuite effréné. Ces mafieux étaient une vraie plaie. Ils semblaient toujours savoir où la retrouver, parfois même avant qu’elle-même ne soit arrivé. Elle ignorait comment ils s’y prenaient exactement, mais soupçonnait fortement la complicité d’un mutant. Un jeu du chat et de la souris avait rapidement prit forme alors qu’Alexiel poursuivait l’ombre de Noir, jusqu’à arriver à Vârânâsi.

Alexiel se leva et posa sur la table un deuxième tissus replié sur lui-même contenant également des diamants. Akshay les prit est les vérifia de nouveau. Par sécurité elle avait fait croire à l’informateur qu’elle n’était qu’un intermédiaire, endormant la méfiance de l’homme par des joyaux. Des diamants qu’elle avait elle-même réalisé dans sa chambre d’hôtel, à partir de mine de crayon. Il suffisait de re-agencer les atomes entre eux afin d’obtenir des diamants. Rien de bien compliqué pour Alexiel. Si elle avait du réaliser quelques arnaques et fréquenter les bookmakers russes, c’était uniquement parce qu’elle avait eut besoin de beaucoup de liquidité en très peu de temps pour la commémoration. Les diamants ne s’écoulent pas si facilement, surtout de façon non officielle.

Spitfire quitta la table d’un Akshay satisfait de sa journée. Elle se figea en regardant la porte d’entrée. Elle reconnu immédiatement deux des hommes de Brighton Beach et qui depuis la poursuivait. Elle qui commençait à penser que depuis Kiev on l’avait laissé tranquille… Gregori l’avait déjà remarqué et la regarder avec un sourire sadique. 2 longues secondes où Alexiel prit le temps d’analyser la situation. Une fois fait les évènements s’enchaînèrent rapidement, elle couru vers les cuisines. Les deux russes se mettaient déjà en mouvement, bousculant tout sur leur passage. Par pur réflexe Gregori sorti son arme. Une erreur. Les gardes d’Akshay sortir la leur et tirèrent son sommation. Encore une fois ce fut Filipp qui le sauva en le poussant. Ils répliquèrent à leur tour, débutant ainsi la fusillade.

Alexiel entendait déjà les cris dans son dos. Mais pour l’instant elle avait d’autre problème. Sergei faisait face à la jeune-fille, deux couteaux en main prêt à l’accueillir au bout de la cuisine exigüe. Sa corpulence ne laissait pas beaucoup d’espace pour le contourner et atteindre la porte de sortie.

-Comme on se retrouve, ça me rappel des souvenir…


-Alors tu sais comment ça va se finir pour toi, répondit Alexiel en prenant à son tour un couteau de cuisine… qu’elle lança sur l’homme avec quelques autre ustensiles qui lui tombaient sous la main. Il recula en parant les attaques avec ses couteaux, avant de sentir une décharge électrique qui le paralysa, suivit d’un coup contre sa mâchoire. Il s’effondra en voyant Alexiel tenir une poêle. Ce que Ashkay avait prit pour un dupatta, s'enroula alors autour de la tête d'Alexiel, afin de former son habituel casque sous ses yeux violine.

Elle sortie et commença à courir dans un sens… puis dans l’autre en voyant d’autres hommes arrivée vers elle. Alexiel comptait s’enfoncer dans le dédale de ruelles et perdre ses poursuivants. Elle courait vite, mais comme toujours Vladimir était tenace. Il ne la lâcha pas du regard malgré la distance qui augmentait. Il finir par la perdre à un carrefour. Encore une fois il s'était fait avoir. Il contacta les autres par radio pour savoir où il en étaient. Filipp et Gregori avait survécu à la fusillade et trainait avec eux un Sergei qui était encore un peu dans les vapes. Ivan et Nikolei ne donnaient aucune réponse.

-Ok, on se séparent, Sergei avec moi, Filipp et Gregori vous restez ensemble. Si l'un de vous la repère n'engagez pas le combat avant que les renfort arrivent. Contentez-vous de la suivre.

Vladimir prit une ruelle suivit par un Sergei de plus en plus mécontent à chaque fois qu'il se remettait. Ils tournèrent tout les deux la tête quand il entendirent un énorme bruit. Ils virent un nuage de poussière s'élever au dessus des habitations à une centaines de mètre d'eux à vole d'oiseau. Ils échangèrent un court regard puis se dirigèrent vers l'épicentre de ce qui ressemblait à une explosion. Vladimir écarquilla les yeux en arrivant.

Le masque d'Alexiel était à moitié détruit, sa tunique était déchiré, laissant apparaitre sa combinaison noir. Les bras pendant, ses genoux touchant presque le sol, Nikolei la maintenait par les cheveux en mâchouillant un chewing-gum d'un aire passablement ennuyé. Ivan se tenait non loin et époussetait sa veste, le visage sérieux. Ils étaient entourés de débris. Le sol était fissuré à leurs pieds. Tout trois se trouvaient au centre d'un cratère d'une vingtaine de centimètres de profondeur et de 3 mètres de diamètre. Autour d'eux, plusieurs bâtiments était en partie détruit. Malgré quelques corps de malheureux qui s'étaient trouvé au mauvais endroits au mauvais moment, étant dans un quartier peu fréquenté, il n'y avait pas beaucoup de monde. La plupart avait déjà fuit.

-Tss, et dire qu'on m'a fait déplacé pour toi...Spitfire leva les yeux. Son regard commença à luire d'une couleur violette. Nikolei abattit son poing sur le visage de la jeune-fille sans la moindre hésitation. Il fronça les sourcilles et constata la présence d'une coupure entourant son avant-bras. Il regarda le sang s'écouler le long de son membre puis posa ses yeux sur Alexiel. Kleb za Kleb, Krov' za Krov' **. Il releva de nouveau son poing ensanglanté, seulement cette fois-ci Ivan arrêta le coup du jeune-homme au dernier moment.

-Ce ne sont pas les ordres...

Spitfire sentit une piqure dans son cou, puis perdit totalement connaissance. La dernière chose qu'elle vu, fut les chaussure de Nikolei. Ivan se tenait au-dessus d’elle avec une seringue à la main. Une fois la stupeur passé, Vladimir se précipita vers eux à moitié furieux.

-Bordel ! J’espère pour vous qu’elle sera rapidement en état de répondre à nos questions !

Nikolei ne lâcha pas du regard Alexiel en serrant le poing. Il porta la main à son propre bras. Il lui semblait que sa coupure s'était approfondit juste avant que n’intervienne Ivan. Il avait l'impression qu'encore une seconde de plus, et il aurait perdu son bras. Il frissonna... d'excitation. Sous les ordres de Vladimir ils traînèrent le corps de la fille jusqu’à l’hôtel. Personne ne faisait vraiment attention, car trop occupé pour s'en soucier.

Alexiel fut réveillé par un énorme mal de crâne. Elle cligna des yeux en grognant sous la douleur. Elle se débâtit dès que ses derniers souvenirs lui revinrent en tête. Elle eut le déplaisir de constater qu’elle était fermement attaché à une chaise. Son premier réflexe fut de vouloir utiliser ses pouvoirs pour se sortir de se mauvais pas. Elle fut prise de peur quand elle constata qu’elle en était incapable. Elle regarda une aiguille planté dans son avant bras. Elle suivit des yeux le tube en plastique qui la reliait à une pochette de perfusion. Les mafieux l’observaient, fière d’eux.

-Surprise.


L’interrogatoire débuta…







* Dupatta = sorte d'écharpe en tissus généralement fin et qui accompagne certaine tenues indienne. Elle peut être porté au cou, ou bien glissé sur les bras, ou tout simplement rabattu sur la tête comme un foulard.

** Kleb za Kleb, Krov' za Krov' : signifie en russe "du pain pour du pain, du sang pour du sang"
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MessageSujet: Re: The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]   Mar 17 Aoû - 23:07


    L'Inde. Avec ses espèces de pétrolettes qui fonçaient à toute berzingue (genre cinquante kilomètres heure) sur les routes à moitié défoncées ou, quand le bitume disparaissait, sur les chemins terreux qui laissaient flotter en permanence un épais nuage de poussière, aucun doute, avec sa Harley Davidson flambant neuve - tout juste "empruntée" - Logan faisait aussi tâche qu'un tigre dans un refuge pour chat à la SPA. Le simple rugissement du moteur de son bolide suffisait à faire passer ceux des mobylettes de la guerre de quatorze pour des piaillements de joueurs de claquettes rouillés. Ne se formalisant pas plus que ça du code de la route qui de toute façon ne semblait même pas exister dans ce pays, ou du moins l'arrière-pays de ce pays, Logan fonçait à vive allure dans un nuage de poussière ocre, cigare aux lèvres et sac à dos sur ce dernier, comme le biker totalement libre qu'il était, surtout aussi loin de son pays. Enfin, libre. Façon de parler. On était pas vraiment libre quand on était perdu loin de la civilisation dans un pays étranger qui n'inspirait pas plus que ça, surtout après une dizaine d'heures de route depuis New Dheli jusque... Quelque part.

    « Okay je suis perdu. Toi la boîte, sers à quelque chose, on est où ? »
    « Veuillez entrer votre destination. »
    « Qu... Okay... Tu commences sérieusement à me gonfler... » maugréa Logan qui lâcha une main du guidon pour tenter d'entrer, sur le clavier du GPS high-tech volé au SHIELD à la frontière américano-canadienne, la destination qu'il essayait d'atteindre ici en Inde, à savoir Jharkhand. Sauf que le GPS en question lui tapait sur le système à lui demander toutes les dix minutes d'entrer sa destination.
    « Veuillez entrer votre destination. »
    « Oui bah deux secondes. »
    « Veuillez entrer votre destination. »
    « J-H-A-R-K-H-A-N-D. Je... valide. »
    « Veuillez entrer votre destina... »
    « Put*** soit je capte que dalle soit Stark arnaque son propre camp avec de la technologie made in China. Fais pas chier tu m'as amené jusqu'ici c'est pas le moment de me... »

    Mais le mutant se tut lorsqu'il se retrouva forcé de freiner subitement face au groupe de personnes qui courrait dans sa direction avec un air plus que paniqué sur le visage, en criant des trucs incompréhensibles. Ne s'arrêtant pas pour autant, Logan ralentit donc et se fraya un chemin à travers la foule et le nuage de poussière, remotivé par le fait d'ailleurs visiblement trouvé un semblant de civilisation, chose qu'il n'avait pas vu depuis au moins quatre heures de routes depuis la ville précédentes.Tant mieux, il avait besoin de faire le plein.

    Il ne tarda donc pas à pénétrer dans la ville, zigzaguant à faible allure dans les ruelles pour éviter les obstacles divers qui se trouvaient sur son chemin. Toujours le même bordel. Des vaches partout avec des machins décoratifs sur les cornes, des charrettes qui traînaient n'importe où n'importe comment, des mendiants à tous les coins de rues et des gosses qui jouaient en plein milieu des chemins et qui, comme dans chaque ville et village précédent, se fascinaient de suite pour la grosse cylindrée américaine qui traversait. Logan, comme toujours, les ignora superbement, se contentant de gueuler simplement quand c'était nécessaire pour pouvoir avancer à une vitesse un minimum constante bien que peu rapide. Les dents nerveusement serrées sur son cigare, l'air éternellement peu commode, le mutant prit le GPS et se mit à le frapper plus ou moins durement contre le guidon devant lui.

    « J'veux savoir où j'suis tombé. Localisation, allez. »
    « Votre position actuelle : Vârânasî. »
    « J'suis à combien de J... »

    BOUM !

    Sans que Logan n'ait eu le temps de rien comprendre et encore moins de voir au milieu de la terre flottante en quasi permanence dans les airs sous ce soleil de plomb, la moto se planta brutalement dans le sol et l'envoya valser droit devant lui pour le faire finir sa course cinq mètres plus loin où il roula encore sur plusieurs mètres dans la terre ocre, en bouffant à pleine bouche autant qu'à pleines narines dans un atterrissage plus que violent et douloureux. Pendant quelques secondes, après les cris de stupeur, on n'entendit plus rien hormis le moteur de la Harley qui continuait bruyamment de tourner visiblement dans le vide, complètement retournée. A cela ne tarda pas à s'ajouter un grognement plus que mécontent tandis que Logan, à plat ventre sur le sol, grimaçait de douleur en se relevant, couvert de cette terre sableuse et rougeâtre qui composait le sol de la majeure partie de ce pays. Il fit craquer ses vertèbres en étirant sa nuque de chaque côté tandis que, les sourcils froncés, il balayait du regard le nuage de poussière qui lui masquait la vue sur sa moto et surtout ce qui avait provoqué cet accident qu'il n'avait même pas vu venir. Toussant ce qu'il avait ingurgité en crachant les plus gros morceaux, le mutant, plutôt en colère, se dirigea d'un pas agressif vers sa moto qui ne cessait de vrombir. C'est là qu'il manqua de s'étaler une fois de plus de tout son long quand il loupa une marche. Enfin, une marche, ça n'en était pas vraiment une. Il s'agissait plutôt des rebords d'un... Cratère ?

    Logan arqua un sourcil interrogateur alors qu'il balayait le sol partout autour de lui, se rendant compte qu'en effet, il était tout simplement tombé en moto dans un cratère de plusieurs mètres de diamètre et de plusieurs bons centimètres de profondeur.

    « Veuillez entrer votre destination. Veuillez entrer votre destination. Veuillez entrer votre destina... bip... »

    GPS désactivé - et non transpercé à coup de griffes, y avait du progrès - par les bons soins du mutant qui venait de revenir auprès de sa bécane, ce dernier la souleva et la remit à l'endroit en éteignant le moteur. Il constata très vite que le cadre de la roue avant était complètement défoncé. Génial. Mais ce qu'il remarqua aussi, ce fut l'étrange silence qui régnait subitement dans la rue où il se trouvait. Elle était pour ainsi dire, absolument vide. Pas un chat, pas une vache, pas un seul être humain, bien qu'il savait à l'odorat qu'il y en avait pas très loin. Ils devaient certainement se cacher. Alors c'était soit parce qu'ils avaient peur de lui et du raffut qu'il avait provoqué avec son accident, soit c'était à cause de quelque chose qui était passé par là juste avant lui, et qui avait provoqué ce cratère plus qu'anormal. Une bombe ? Une mine ? Un mutant ? Il y avait un truc de louche. Mais pour l'instant, le principal soucis de Logan, c'était que, de un, il avait gâché un cigare, perdu pendant son vol plané, de deux, il allait devoir perdre du temps à réparer le cadre de sa roue avant, et de trois, il savait que cela lui prendrait plusieurs heures et que par conséquent il y avait de fortes chances qu'il doive dormir ici cette nuit. Mais déjà, trouver du carburant et un hôtel.

    Empoignant son guidon de chaque main, Logan s'attela à ses tâches prioritaires et se mit à la recherche d'un possible être vivant doué de parole qui pourrait lui indiquer où trouver ce dont il avait besoin. Il lui fallut pour cela bifurquer dans plusieurs rues, marchant à côté de sa moto, pour trouvr quelqu'un. Enfin, trouver, ce n'était pas le mot exact. Coincer quelqu'un était plus juste, dans une impasse en le tenant par le col plus précisément, vu la tendance que les habitants des lieux avaient de se carapater vite fait à son approche. C'était quoi leur problème ici ? Franchement, c'était bizarre.

    « Toi comprendre l'anglais ? Le Français ? Le Japonais ? le Russe ? J'parle tout ça mais pas Indien. »
    « Moi parler anglais un peu. Vous pas faire de mal à moi. Moi rien dire de ce que moi avoir vu. »
    « Toi avoir vu quoi ? »
    « Rien du tout. Moi avoir rien du tout vu. »
    « Toi me dire ce que toi avoir vu sinon moi casser la gueule à toi, pigé ? »
    « Okay... O... Okay. Moi avoir vu hommes blancs méchants avoir fait magie dans là-bas la rue. »
    « Hmpf... Des mutants. Bon okay, et sinon, un hôtel et de l'essence, toi savoir où je peux trouver ça ? »
    « Oui... Oui oui... Deuxième rue gauche là-bas... Bon hôtel et réservoir pour voyageurs avec argent. »
    « Cool. Et cigares ? Moi en avoir plus qu'un et moi en vouloir d'autres sinon moi être sur les nerfs sans mes cigares. Toi comprendre ? »
    « Cigares ? Oui oui, moi comprendre, mais pas cigares ici. Cigarettes mais pas cigares. Vous pas taper moi. »
    « Mais non moi pas taper toi. Mais toi dégager vite quand même. »

    Lâchant l'homme dans un soupire ressemblant plus à un grognement qu'autre chose, Logan resta un instant face au mur, les poings sur ses hanches tandis qu'il réfléchissait un court instant. Des mutants, ici, qui avaient foutu le bordel. Ca aurait pu s'agir de tous jeunes mutants indiens ne maitrisant pas encore leurs pouvoirs si l'homme n'avait pas précisé la couleur de peau des hommes en question, blanche, ce qui éliminait l'hypothèse première. Logan haussa les épaules. Qu'est-ce que ça pouvait lui foutre de toute façon ? Il revint prendre sa moto quelques mètres plus loin et suivant la direction indiquée par l'homme, il se retrouva quelques minutes plus tard devant ledit hôtel qui franchement ne payait pas de mine. Mais Logan n'étant pas du genre douillet, loin de là, il se fichait éperdument de quelle gueule pouvait avoir l'hôtel où il allait crécher le temps d'une nuit, du moment qu'il avait juste un toit au-dessus de la tête et de quoi réparer sa bécane.

    Il laissa la moto aux bons soins des mécaniciens du garage juste à côté en donnant des instructions claires et précises sur le fait que si elle était pas réparée comme il fallait demain, c'est à lui qu'ils auraient tous à faire. Il put ensuite pénétrer dans l'hôtel et demander une chambre à la réception. Pas de quoi casser des briques vis-à-vis de la déco mais bon, du moment qu'il pourrait passer une nuit à peu près tranquille. Marchant d'un pas tranquille dans le couloir de l'étage où se trouvait sa chambre, son sac sur l'épaule, Logan sortit son dernier cigare et le porte à ses lèvres après l'avoir coupé. Il sortit ensuite ses allumettes pour l'allumer, mais à peine eut-il eu le temps de savourer sa première bouffée qu'un coup brutal dans l'épaule fit tomber son précieux cigare. Ni une ni deux, il chopa l'épaule du type baraqué qui venait de le bousculer, volontairement d'après lui, et le retourna de force vers lui.

    « Tu ramasses et tu dis pardon. »

    Pour toute réponse, l'homme étira un sourire narquois en venant écraser du pied le cigare au sol, avant de se dégager d'un coup d'épaule de son emprise et de continuer sa route. Okay. Y avait vraiment que des crétins suicidaires sur cette Terra. Lâchant un soupire d'exaspération, se disant que vraiment c'était une journée de merde et que visiblement elle était pas terminée, Logan suivit l'homme qui s'était arrêté devant une porte au bout du couloir, prêt à y frapper alors qu'il percevait déjà des mots de Russe en émaner avec son ouie surdéveloppée. Sauf que ce ne fut pas vraiment le poing de l'homme qui toqua à la porte en question.

    Une seconde plus tard en effet, sa tête percutait pour la deuxième fois ladite porte dans un boum significatif avec l'aide précieuse de Logan qui, par-dessus tout, détestait qu'on lui fasse perdre un de ses cigares. La troisième fut la bonne, elle traversa le bois pour se coincer dans le trou crée, le sang ne se faisant pas prier pour couler sous l'attaque des énormes échardes qui composaient l'ouverture. D'un bon coup de pied bien placé au cul, Logan n'en resta donc pas là et le fit complètement défoncer la porte pour l'envoyer terminer sa course plusieurs mètres plus loin contre le mur de la pièce intérieure, la porte en guise de joli collier autour du cou. Une seconde plus tard, il se retrouvait avec une dizaine d'armes braquées sur lui, un flot de mots russe se faisant entendre entre les mecs qui le tenaient en joue.

    « Doit vraiment y avoir que moi sur cette Terre qui arrive à tomber sur des mafieux russe en plein milieu d'un trou paumé en Inde. »

    Soudain, une étrange odeur de sang lui parvint aux narines et son regard dévia aussitôt à l'intérieur de la pièce pour se poser sur la jeune femme qui, ligotée à une chaise et dans un sale état, était visiblement maintenue sous perfusion. Torture ? Ok. C'était quoi ce bordel ? C'était qui ces mecs ? Là ça changeait absolument tout. Y allait avoir du grabuge à n'en pas douter. Les mecs ayant compris qu'il l'avait vue, le "tuez-le" ne tarda pas à se faire entendre, mais son exécution eut beaucoup plus de mal à se faire car le X-men n'avait à vrai dire pas attendu cette confirmation de danger pour se jeter sur l'homme le plus proche dont le revolver tomba en plusieurs morceaux sur le sol sans avoir eu le temps de tirer sa première balle. Un morceau de sa main sembla y être passé aussi vu le hurlement qui s'éleva aussitôt et le sang qui gicla.

    Ce fut pour ainsi dire un vrai massacre. Les balles fusèrent, déchirèrent sa chair sans pour autant le toucher aux points vitaux qui l'auraient irrémédiablement mis out pour quelques minutes, esquivant les attaques, contre-attaquant sans se faire prier. La salle fut entièrement redécorée dans les tons de rouge alors que les corps tombaient un à un, mais pas avec la facilité que Logan aurait cru. En effet, il s'avéra que ces crétins étaient ni plus ni moins que des mutants. Il le comprit plutôt vite quand l'un d'eux usa de son pouvoir contre lui, se recevant une énorme flèche en plein dans l'épaule après que l'un d'eux ait fait apparaître une arme de nulle part. Sans parler de l'autre gugus qui bougeait tellement vite qu'il le faisait frapper dans le vide. Et Logan détestait vraiment frapper dans le vide.

    Mais visiblement, la vitesse n'était pas que son seul pouvoir, car soudain une force invisible enserra le cou du X-men pour l'envoyer valser contre le mur avec violence, puis contre un autre, le russe face à lui se contentant de bouger ses bras comme s'il le tenait au bout d'un fouet invisible. Maintenu comme une bête par un collier qui l'étouffait, une deuxième flèche vint se planter dans son flanc. Grognant de douleur et de colère, le visage rouge alors qu'il commençait à manquer d'air, Logan agrippa le lien invisible à son cou et inversa les rôles, tirant fermement dessus pour faire venir le type jusqu'à lui qui se fit aussitôt empaler sur ses griffes. Des griffes que Logan se fit un plaisir de bien enfoncer dans la chair en les tournant de gauche à droite avec un air plus que mauvais sur le visage tandis que du sang s'échappait de la bouche de sa victime qui vivait ses derniers instants. Il balança ensuite son corps sur l'archer pour le déstabiliser avant de lui trancher la carotide sans attendre une fois sur lui dans un cri bestial, à un mètre à peine sur le droite de la jeune fille ligotée sur sa chaise envers qui pour le moment il n'accordait aucune attention, et valait mieux vu le mode sanguinaire dans lequel il était lancé.

    Un genoux à terre au-dessus de sa dernière victime, Logan tourna rageusement la tête, les coudes repliés contre ses flancs alors qu'il plantait son regard meurtrier sur le dernier homme encore vivant derrière lui. La détonation du fusil à pompe retentit au moment même où d'un bond agile il se jeta sur lui pour lui prendre l'arme des mains et la lui envoyer violemment en pleine face pour l'assommer direct dans un bruit métallique alors que le plafond se retrouvait percé de multiples trous. Oui. L'assommer. Et non le tuer. Il ne savait pas où il était tombé ni ce que signifiait tout ce bordel, mais il savait par expérience que pour avoir des réponses il valait mieux garder au moins un crétin en vie pour pouvoir lui poser des questions. Surtout vu le peu de chances qu'il y avait pour que des russes se trouvent ici en Inde en même temps que lui qui cherchait toujours des réponses sur l'assassinat de Steve. Sûrement qu'il n'y avait aucun lien, mais on ne savait jamais. Et puis ça pourrait toujours servir à celle qu'ils avaient tenté de torturer.

    Se rappelant soudain de la présence de la jeune fille, Logan se retourna vers elle en manquant de se casser la gueule quand une douleur aigue lui traversa la cuisse. Il se rendit compte qu'il s'était aussi pris une balle à cet endroit là. Grognant quelques jurons inaudibles, il arracha d'un geste sec chacune des flèches en serrant les dents pour contenir la douleur, puis se dirigea en boitant vers elle jusqu'à ce que la balle en question eut été rejetée de son organisme quelques secondes plus tard et sa blessure cicatrisée comme si rien ne s'était passé, comme les autres plaies qui ne tardèrent pas à faire de même.

    Sans attendre, rétractant ses griffes, il retira la perfusion et détacha la jeune femme qui semblait pas mal shootée et bien amochée bien que consciente. Sans dire un mot, il la fit basculer dans ses bras et la souleva pour sortir de la pièce dévastée et l'emmener plus loin dans sa propre chambre en s'assurant que personne ne le voit faire. Là, il alla la déposer sur le lit puis ressortit pour aller chercher son sac dans le couloir. Il revint dans la pièce du massacre et se mit à fouiller un à un les mecs morts éventrés ou égorgés qui gisaient dans leur marre de sang. Il récupéra un flingue qu'il cala à l'arrière de son pantalon même si techniquement il n'avait pas vraiment besoin d'arme, mais savait-on jamais, ça pouvait toujours servir, et miracle, trouva une boîte à cigares dans la poche intérieure du type avec les chaînes invisibles. Au moins un point positif aujourd'hui, il n'avait pas tout perdu. Ne perdant pas de temps, il en porta un de suite à ses lèvres rien que pour en sentir le goût même sans l'avoir encore allumé.

    Rangeant le reste dans sa poche, il chopa le seul survivant du lot et le balança sur son épaule pour revenir dans sa chambre. C'était dingue, l'hôtel semblait encore plus désert que tout à l'heure. Sûrement les coups de feu qui avaient du faire flipper tout le monde. Tant mieux. On viendrait pas le faire chier avant quelques temps. Il se fit un réel plaisir de le ligoter toujours assommé sur l'une des chaises en le mettant donc sous sédatif, puis, refermant la porte à clef, laissant le carnage où il était dans l'autre pièce, revint auprès de la jeune femme. Après avoir été cherché une serviette et une bassine d'eau qu'il posa sur la table de chevet bancale à côté du lit, il prit une autre chaise et s'assit à côté d'elle.

    « Hey. Hey, gamine. Réveille-toi. Allez, » marmonna-t-il en lui donnant de petites baffes sur les joues dans le but de la secouer un peu vu l'état semi-conscient dans lequel elle semblait se trouver à cause de la perfusion, et sûrement des coups qu'elle avait reçus.

    Oui, Logan et la délicatesse, ça faisait deux. Sans compter qu'il était passablement énervé par cette énième journée de merde qu'il venait de passer et peu patient. Fallait toujours qu'il tombe sur des embrouilles plus grosses que lui et qui ne le concernaient même pas. Mais bon, il n'était pas un monstre, il n'ayait pas pu ne pas intervenir en la voyant dans cet état à la merci de ces crétins qui à n'en pas douter l'auraient tuée au final. Il ne savait pas qui elle était, si ça se trouve c'était elle la méchante dans l'histoire, mais franchement elle n'en avait pas l'air, puis du point de vue de Logan, quelqu'un qui lui écrasait son cigare juste devant le nez en le narguant, c'était lui le méchant à qui casser la gueule. Le fait qu'ils torturaient une gamine passait juste après dans les critères.

    Attendant qu'elle émerge un peu plus, il soupira et prit le linge humide en commençant à le lui passer sur le visage pour la rafraîchir - il faisait une chaleur à crever dans ce pays et le ventilateur au plafond tournait trop lentement pour brasser efficacement de l'air, de l'air chaud en plus alors - et nettoyer un peu ses blessures et ses bleus. Il n'aimait pas trop avoir à s'occuper de gens comme ça, encore moins des étrangers, mais là le choix n'était pas vraiment permis. Cette gamine avait dégustée sévère et il avait toujours eu ce côté protecteur qui lui jouait souvent des tours, mais qu'il ne pouvait nier. Les injustices du genre de frapper à plusieurs une jeune fille sous sédatif, il avait ça en horreur. Alors il se devait d'assumer jusqu'au bout son petit "sauvetage improvisé et pas du tout prévu" et ainsi veiller à ce que la jeune fille soit en état de pouvoir se débrouiller seule par la suite avant qu'il s'en aille. Histoire d'avoir la conscience tranquille quoi même s'il n'avait pas que ça à foutre.
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MessageSujet: Re: The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]   Mar 17 Aoû - 23:09

[italique + gras = dialogue en russe]



"Don't fret precious I'm here,
Step away from the window
Go back to sleep
[...]
I'll be the one to protect you from
Your enemies and all your demons
I'll be the one to protect you from
A will to survive and a voice of reason
[...]
I must isolate you
Isolate and save you from yourself "

Counting Bodies Like Sheep to the Rhythm... - A Perfect Circle


******************

Un flash venait de lui traverser l’esprit. Il cligna des yeux et se massa les tempes de sa main gauche. Il devait avoir bu plus qu’il ne devait, pensa-t-il. Un second flash, puis un troisième l’assaillirent, il lâcha son verre qui se renversa sur la moquette grise qui s’assombrit au contact du liquide. Des visions fugaces d’un homme qui l’attaquait avec un sourire malsain aux lèvres, des bribes de combats où il était aux premières loges, prisonnier d’un corps battu, incapable d’agir, alors qu’il savait parfaitement qu’il pouvait tuer d’une pensée ses assaillants. Pourtant il n’en fit rien, cherchant jusqu’au bout le moyen de s’en sortir sans prendre de vie. Trop de gens avaient déjà péris par sa faute… La dernière chose qu’il vit fut les chaussures de son agresseur avant que sa vision s’évanouisse... Il secoua légèrement la tête de façon vive, puis passa les mains sur son visage. Son regard se posa sur son bourbon étalé sur sa moquette. Alexander soupira.

******************


Assis sur sa chaise retourné, les bras posé sur le dossier, Vladimir regardait intensément Alexiel. Elle avait l’air si fragile, assise dans cette chaise, complètement inconsciente. Et dire que c’était la personne qui avait eut le toupet de, non seulement leur voler de l’argent sous leur nez, mais en plus de les faire courir à travers le globe. Elle les avait ridiculisés. Leur boss avait du se montrer encore bien plus intransigeant que d’accoutumé, afin que personne n’ait l’idée stupide de penser qu’ils étaient des clowns, chez qui on pouvait se servir dans les caisses, ou ne pas honorer ses dettes.

Nikolei et Boris n’en avait fait qu’une bouchée. Certes il aurait préféré qu’ils soient un peu plus discret dans leur intervention, mais bon, le plus important était qu’ils l’aient eut. Et puis dans ce patelin qui osait porter le nom de ville, les habitants étaient toutefois suffisamment intelligents pour se découvrir une soudaine cécité et surdité passagères. Il avait été heureux de constater que la loi du bakchich était internationale. Quelques billets au réceptionniste de l’hôtel, qui en était également le propriétaire, et l’indien se contenta d’un « namaste » pour confirmer son agrément. Il leur fit même monter du thé.

Vladimir commençait à se demander si Nikolei et Boris n’y étaient pas allé un peu fort, ou bien si la perfusion de sédatif était trop puissante, quand Alexiel commença enfin à émergeait. La plupart cessèrent leur activité, espérant enfin un peu plus d’action. Avec un réjouissement mal caché, Vladimir annonça d’une voix claire « Surprise », quand elle se tourna vers eux après avoir vu la perfusion. Il attendit encore un peu avant d’agir, afin d’être sur qu’elle soit à peu prêt concentré sur eux, observant s’il devait réduire ou non le sédatif. Sergei exultait de plaisir devant l’appréhension et la peur qui commençaient à poindre sur le visage de leur prisonnière. Malgré la situation, Grigori ne pu s’empêcher de penser qu’une fois que Vlad aurait eut l’info qu’il souhaitait, il se paierait du bon temps avec leur captive.

-Tu as étais une vilaine fille… Dis-nous où est la clé, et la punition sera douce, demanda Vladimir.

-… Quelle clé ? répondit Alexiel en tentant de gagner du temps. Sergei répondit à sa tentative en la giflant. Elle était cernée, et ses pouvoirs hors-service. Elle avait beau réfléchir, aucune idée lumineuse ne lui venait à l’esprit. Un esprit encore à moitié embrumé par le sédatif, et qui était déjà corrompu par une peur et une angoisse grandissante, gangrénant peu à peu son intellect.

-Celle que tu as prises en nous volant de l’argent à Brighton Beach. Tu sais ce quartier de New-York qui se trouve dans ce pays lointain appelé si fièrement les Etats-Unis d’Amérique.

-Oh ça… la clé avec les livres de comptes et quelques autres informations complémentaires ? Vous tarderez pas à le savoir en regardant votre boss se faire arrêter dans les news du soir, si je passe pas un coup de fil rapidement.

C’était au tour d’Alexiel de braquer son regard sur Vladimir. Ses hommes échangèrent quelques coups d’œil inquiets en entendant les paroles de la jeune-fille. Vladimir conserva le silence, essayant de déterminer si elle bluffait ou non…

-Elle ment, intervint calmement Boris.

Vladimir se tourna vers lui. Il était quasiment dans l’angle mort d’Alexiel. Assit à une table, il étudiait minutieusement les débris de son casque. Il avait ramassé les morceaux sur leur lieu de combat avant de le quitter. Arrivé à l’hôtel, il était parvenu à enlever le reste en possession d’Alexiel qui venait uniquement de son apercevoir.

-Elle l’a certainement revendu à quelqu’un depuis le temps. L’argent n’était qu’une diversion, histoire de gagner un peu de temps. Je me demande même si les informations en soit était importantes. En faite elle a du jeter la clé si elle ne l'a pas donné. Si ça se trouve rien de tout ça faisait partis du plan initial…

-Et ça y est il recommence son délire de parano, soupira Nikolei.

-Est-ce que vous avez vérifié s’il n’y avait pas de micro ou autre chose du genre ? Poursuivit Vladimir de son air sérieux, en ne prêtant aucune attention à l’intervention de Nikolei. Le silence de Vladimir fut éloquent.
-Qu’est-ce qui te fait dire qu’y aurait des micros ?

-Parce qu’on vient pas piquer quelques billets et une misérable clé usb, avec un tel niveau de technologie…
Il montra l’un des bouts du casque d’Alexiel et le lança à Vladimir qui l’attrapa et le regarda sans comprendre. Sans oublier que vous avez strictement rien trouvé sur elle. Elle a certainement du être repéré durant sa « mission » et à du improviser pour la sauvegarder. Donc la bonne question est « Pour qui tu travailles ? » finit-il par demander à Alexiel avec un faible accent russe.

La jeune-fille avait tenté de faire comme si elle ne comprenait pas un traitre mot de russe. Peu réussit, mais tout le monde mettait son expression angoissé sur le compte de la situation. Elle avait du mal à évaluer jusqu’à quel point son cas venait d’empirer. Alexiel fut surprise lorsque Boris s’adressa d’un coup à elle-même. Cette réaction fut interprétée comme la confirmation de ses soupçons.

-Attend, t’essaye de dire qu’elle est une sorte d’espion ? Pourquoi ?


-T’es crétin ou tu le fait exprès ? Je vous rappel que vous avez parfois des gens importants qui passe dans votre petit bar, qui peuvent eux-mêmes mener à d’autre gros poisson jusqu’à la mère patrie pour certains.

Vladimir restait sceptique. Boris soupira.

-J’ai vu pas mal de protection dans ma vie. Mais ça, c’est pas un truc que t’achète chez l’épicier du coin. Nikolei et moi, avons du user de nos pouvoirs combiné pour le détruire. Et sa tenue… à peine une égratignure avec… , Boris s’approcha d’Alexiel et lui palpa les cotes, hmf armature en métal disposer en écaille. Définitivement pas l’épicier du coin.

Les choses ne faisait qu’empirer pour Alexiel. Ce type lui faisait plus peur que tous les autres réunis. Tout simplement parce qu’il avait remarqué l’avancé de son équipement qui était unique au monde. L’utilisation des nanotubes était encore appliquée nulle part, même au niveau des prototypes. Les compétences pour fabriquer autant de nanotube, suffisant ne serait-ce que pour fabriquer un douzième de son casque, étaient loin d’être atteintes. Si elle ne l’avait pas porté, sa cervelle serait certainement en train de sécher au soleil.

-Donc pour qui tu travailles ?

-Personne
, une réponse honnête.

Boris soupira.

-Je vois…

-AAAAARGH !

Alexiel écarquilla les yeux. Boris venait d’enfoncer un couteau qui trainait sur une table, dans la cuisse de l’un de ses collègues, qu’il attrapa ensuite par les cheveux, tirant sa nuque en arrière au niveau de son visage, exposant ainsi bien sa gorge. Boris arracha le couteau de la cuisse de sa victime qui jurait et le balada le long de son visage.

-Tu vois…, Boris commença alors à faire des entailles sur le visage de son pauvre collègue, ne crois pas que j’aurais la moindre retenus avec toi. Il est l’un de mes Kamarads… Pourtant, je n’ai pas hésité une seule seconde. Si je peux faire ça sur lui sans scrupule… Qu’est-ce que je peux bien faire de toi ? Nikolei et moi-même peuvent disons… se montrer très imaginatif et entreprenant. Donc pour qui tu travailles ? Boris posa son regard sur Alexiel. Ne me fait pas répéter de nouveau.

- Per… Personne…
finit-elle par répondre. Si le but était de la déstabiliser…c’était réussit.

-Je vois…

Il repoussa son collègue tailladé, puis planta son couteau dans la main droite d’Alexiel, qui malgré les sédatifs sentait parfaitement la douleur. Elle cria puis, les larmes aux yeux, haleta sous la souffrance du coup. Il reposa la question. Elle donna une réponse semblable à la première. Boris s’employa à commencer à la briser. Alexiel fut rapidement dans un tourbillon de peur et d’affliction. Laissant crier une détresse silencieuse. Elle était seule. Personne ne viendrait la sauver. Elle commença à tomber rapidement dans ses psychoses, se déconnectant peu à peu de la réalité.

*Stop… Reviens.*


Alexiel senti une force la tirer lentement des méandres où elle s’enfonçait sans possibilité de retour. Quelque temps après ses flashes, Alexander en avait eut de nouveaux. Plus fort, plus précis, plus long. Sentant la peur et la détresse s’infiltrer en lui. Les sentiments et pensées d’Alexiel étaient devenus si fort qu’ils étaient devenus siens. Spectateur muet, jusqu’ici il n’avait fait que regarder, partageant de plus en plus les sensations et l’état d’esprit d’Alexiel. Il l’avait vu, sentit, s’enfoncer et perdre pied en ne trouvant aucun repère auquel se raccrocher. Il avait du se débattre avec force pour interagir avec elle.

Tout deux isolé du monde extérieur, Alexander observa la forme psychique d’Alexiel. Ce n’était qu’une enfant parcouru de certaines cicatrices émotionnelles. Une haine profonde naquit en lui pour leurs tortionnaires. Il la rassura, l’apaisa puis l’endormi. Elle n’avait pas à subir tout ça. Il savait qu’il ne pourrait pas la sauver de la réalité. Mais qu’au moins elle passerait ses derniers instants en paix… A défaut de son corps, il préserverait sa psyché.

Boris regarda la pupille dilatée d’Alexiel. Elle était déjà inconsciente. Et dire qu’il s’était à peine échauffé. Il ne lui avait que brisé quelques doigts, jouant sur son mental, la frappant, appliquant quelques brulure de cigarette sur sa peau, il venait de faire une coupure superficielle au niveau de son arcade sourcilière qui saignait abondamment, quand il remarqua plus aucune réaction. Elle s’était manifestement évanouie. Il soupira. Il allait devoir attendre qu’elle reprenne conscience…

Vladimir fumait sur le balcon, ne comprenant plus rien à ce qui se passait. Boris et Nikolei jouaient ensemble aux cartes. Le plus jeune des deux avait du mal à rester calme, dès qu’il gagnait ou perdait, on avait droit un braillement de sa part. On commença à frapper à la porte. Certainement Grigori qui revenait de sa petite balade… Le souci ? C’est qu’il n’était pas seul.

La tête encastré dans la porte, il laissa place à un type avec une tête pas du tout commode. Les évènements s’enchainèrent bien trop rapidement. Il eut à peine le temps d’attraper un fusil à pompe que tout le reste de son équipe était déjà décimé. Il voulut tirer sur cette bête sauvage et sanguinaire. Mais le monstre était trop rapide, lui envoyant son fusil à pompe en pleine figure. Vladimir s’écroula net sous le choc.

Alexander regardait la scène à travers les yeux d’Alexiel, lui offrant un champ de vision limité, vu qu’elle ne bougeait pas. « Ennemi ou ami ? » fut la seul question qui l’obséda durant le massacre. Il avait beau être en train de décimer leurs tortionnaire, ça n’en faisait pas pour autant un ami. Il fut rassuré quand il aperçut enfin les griffes et le visage du nouvel arrivant. Un X-men bien connu. Il commença à ramener peu à peu Alexiel. Elle commença à rependre vaguement conscience quand le mutant enlevait sa perfusion. Alexander la garda dans un état calme afin d’éviter toute crise de panique.

Une fois dans la chambre, il continua à réveiller Alexiel doucement, en la rassurant, lui disant ce qu’elle avait besoin d’entendre pour qu’elle reprenne le contrôle d’elle-même et retrouve son flegme. Il resta silencieusement auprès d’elle. Seule les produits injecté en elle, embrumait encore son cerveau. Mais elle s’en sortirait. Alexander fut soulagé.

Son corps lui faisait mal. Alexiel cligna des yeux à plusieurs reprise, commençant à se réveiller. Les sédatif ne faisait presque plus effet. La scientifique fronça les sourcilles. Elle ne se souvenait plus de ce qui s’était passé une fois que Boris avait fait une démonstration sur l’un de ses kamarad. Un total black-out. La jeune-fille ignorait si c’était une bonne ou mauvaise chose. Elle tourna la tête et aperçut un homme à ses cotés. Elle finit par le reconnaitre comme étant Wolverine. Elle devait certainement rêver. Ou bien avoir une chance incroyable… Alexiel ne croyait pas en la chance, donc elle devait rêver. Seule la douleur la rappelé à la réalité. Alexiel se concentra sur le personnage. Parmi les données piratées à l’institut Xavier sur 719, elle avait pu lire une fiche d’information le concernant. Elle ignorait quelles informations étaient semblables avec celles de cette dimension.

-C’est vous… qui… qui êtes intervenue en ma faveur ?

En d’autre termes : « c’est vous qui m’avez sauvé ? Merci beaucoup ! ». Mais c’était déjà trop demander. Elle progressait tout doucement dans ses techniques de communication. Elle tenta de se redresser pour mieux observer où elle se trouvait, répétant sans cesse dans sa tête les coordonnées satellite de la ville. Avec un peu d’appréhension, elle finit par poser une question cruciale.

-Est-ce qu’ils sont tous mort ?


******************


Alexander rouvrit les yeux. Il était en sueur, affalé dans son fauteuil. Essoufflé, il reprit son souffle. Il n’était plus dans une pièce étouffante, sans défense et entourait de ses tortionnaires. Il desserra sa cravate et finit par tendre le bras pour se servir un verre de cognac cette fois-ci. Il réfléchissait sur ce qui venait de se passer. Il ne partageait de lien psychique qu’avec deux personnes. Son frère ainsi que son fils. Jusqu’ici, il n’avait eut qu’une série de flashes épisodique, qui s’introduisait parfois dans son sommeil. Comme le jour de la commémoration à New-York. Il avait eut des flashes d’un combat entre Tony Stark et Hulk, ainsi que la vision d’une femme se faisant brutalement poignardé, le corps d’une autre femme blessée par balle, ainsi qu’un hôpital bondé de blessés agonisant… Il fut surpris, lorsqu’au petit déjeuner, il avait pu voir quelques images du combats entre Iron Man et Hulk qui avait déjà fait irruption dans son sommeil. Alexander avait mis le phénomène sous le nom de « déjà-vu ». Mais était-ce vraiment le cas ?

Ses réflexions furent interrompues par une voix féminine qui s’échappa de la boite, composée de métal et de plastic, qui se trouvait sur son bureau.

-M. Kowalsky, votre frère sur la ligne 2.


-Merci, répondit-il en appuyant sur l’un des boutons du boitier, puis il en pressa un second et porta le combiné à son oreille. Allo Peter ?
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MessageSujet: Re: The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]   Sam 28 Aoû - 13:32

    Une chose était sûre, c'était que feu les crétins de la pièce d'à côté n'y avaient pas été de main morte sur leur ex-prisonnière. Quels enfoirés. S'en prendre à plusieurs à une gamine. Bon peut-être que la gamine en question était un danger ambulant et que c'était elle la méchante dans l'histoire, mais franchement, Logan en doutait. Au vu de la tronche des mecs, du fait qu'ils soient Russes et armés comme des mercenaires, d'après lui aucun doute, il avait bien fait de les démolir. Non pas qu'il avait quelque chose contre la Russie, au contraire il y avait vécu un certain temps et avait même rencontré là-bas la célèbre Veuve Noire, mais hormis elle, toutes ses autres rencontres de l'Est avaient eu une certaine tendance à tâcher ses vêtements de sang à chaque fois.

    Observant toujours d'un oeil quelque peu sombre la jeune fille qu'il avait allongée sur le lit, Logan arrêta de passer le linge humide sur son visage en remarquant sa main ensanglantée, littéralement transpercée. Il grogna légèrement, retenant l'envie d'aller transpercer de la même manière le gus ligoté derrière, se rappelant surtout qu'il avait déjà transformé en arrosoir tous ceux de la pièce d'à côté, puis s'employa toujours silencieusement à nettoyer la plaie de sa main, mais le sang ne cessait de couler après chaque passage avec le linge. Il allait falloir des désinfectant sinon avec cette chaleur et la profusion de bactéries elle allait attraper une saloperie de gangrène ou quelque chose du genre. Logan n'était pas un expert en médecine réparatrice, n'en ayant pas besoin lui-même, mais après plus d'un siècle de vie, il avait vécu des dizaines de situations où il avait du venir en aide à d'autres, à des alliés, et à force il avait acquis un minimum de réflexes au lieu de s'en foutre comme il aurait pu le faire.

    Elle se mit soudain à bouger légèrement, émergeant progressivement du coma anesthésié et qui pourtant avait du être douloureux sous la torture, dans lequel les autres l'avaient plongée. Logan reposa le linge dans la bassine d'eau et attendit qu'elle émerge assez pour capter à peu près ce qui se passait autour d'elle. Toujours assis près d'elle sur sa chaise, un bras accoudé nonchalamment sur l'un de ses genoux une épaule voutée par rapport à l'autre du fait de ce déséquilibre, il serra légèrement son poing, prêt à sortir ses griffes au moindre mouvement suspect. Certes il pensait qu'il avait sauvé la "gentille" dans l'histoire, sauf qu'il avait toujours été un grand méfiant, et qu'il savait par expérience qu'on n'était jamais trop prudent. Et surtout qu'il existait des histoires où aucun des deux camps n'était "gentil". Comment savoir au final s'il n'avait pas sauvé une mutante capable de le désintégrer ou de le neutraliser d'une pensée hein ? Bon. Qu'elle essaye seulement. Il avait son odeur mémorisée désormais. Il la retrouverait et la réduirait en charpie si jamais il lui prenait l'envie de l'agresser en guise de remerciement. C'est que sa galanterie avait des limites.

    Elle parla enfin. Wow. C'était quoi ce langage du siècle passé ? Intervenu en sa faveur. Ah ah, c'était le moins que l'on pouvait dire ! Il était intervenu en sa faveur en défonçant la gueule de brutes épaisses aux accents assurément russes plus armés que des tanks en train de la torturer. En gros, ce qu'elle lui disait, c'était visiblement la façon polie de décrire ça oui. Il mit cette drôle de phrase sur l'effet de l'anesthésie encore un peu active dont elle essayait d'immerger.

    « Faut croire. »

    Réponse courte, claire et net. Ah ça, Logan savait économiser sa salive, mais pas son humeur en quasi permanence ronchonne. Elle tenta de se relever, il n'aima pas ça mais ne fit rien pour l'en empêcher, la guettant toujours d'un regard suspicieux et interrogateur.

    « Presque tous, » lui répondit-il en se contentant de tourner la tête lentement sur le côté pour poser un regard sombre sur le type amoché ligoté sur la chaise, sous anesthésiant, sa mâchoire se crispant rien qu'en sentant de nouveau l'envie de le buter lui aussi sans attendre. Les pourritures du genre, quand on avait l'occasion d'en enlever une de cette Terre, Logan avait appris à ne jamais laisser passer l'occasion. Qui sait combien de vies futures il avait sauvé en quelque sorte en massacrant les autres dans la pièce d'à côté. Qui sait quel mal ils auraient continué à faire durant les prochaines années. C'était de la mauvaise herbe ça, ça pourrissait tout. Mais non. Il ne fallait pas. Il fallait encore attendre un peu avec celui-là, histoire de lui secouer le pruneau pour l'interroger un minimum.

    Il tourna de nouveau la tête vers la jeune fille, sans changer son regard. Les trois griffes en adamantium de son poing commençèrent à sortir lentement, droit dans sa direction bien qu'elles étaient encore assez loin d'elle. Mais la menace était claire.

    « Bon, maintenant que t'es réveillée, tu vas pouvoir me dire. C'est qui ces marioles ? Qu'est-ce qu'ils ont après toi ? Et surtout, qui t'es exactement ? Parce que moi, les personnes qui arrivent à rameuter des mercenaires Russes jusque dans un tel coin paumé, j'ai pas forcément plus confiance qu'en eux... - il fit un bref signe de la tête vers le mur qui donnait sur le couloir qui donnait lui-même sur la pièce remplie de cadavres de l'autre côté - Tu leur as fait quoi pour qu'ils t'en veuillent autant ? »

    Comme déjà dit, il y avait des histoires où les deux camps étaient tout bonnement méchants. Alors il voulait avant tout s'assurer qu'ici ça n'était pas le cas, et qu'elle n'allait pas l'agresser ou lui faire un coup foireux avant de pouvoir rentrer les griffes et ravaler un peu de sa méfiance maladive envers la race humaine. Une race humaine dont il avait déjà vu à peu près toutes les tares et tous les vices, depuis la Guerre de Sécession jusqu'à la Guerre Civile, en passant par la Seconde Guerre Mondiale et ses fours crématoires, entre autres choses. Oh ça oui, il en avait vu. Assez pour ne plus posséder une once de naïveté concernant l'homme. Il était fourbe et traître. Point barre. A partir de là, il savait à quoi s'attendre, et surtout il savait quelle règle appliquer : ne faire confiance à personne. Cependant il y avait bien évidemment une nuance à établir. Il avait vu des horreurs, mais des choses bien aussi, et des hommes et femmes remarquables. Captain America, avec qui il avait combattu à la Guerre, en était un exemple parfait. Tout ce que l'homme pouvait avoir de bon en lui, Logan l'avait vu en cet homme. Et quelques rares autres. Mais c'était là que le bas blessait, ils étaient en effet plutôt rares, les gens dignes de confiance.

    « Juste pour info, t'as intérêt à rester calme. J'suis pas du genre à avoir des états d'âme s'il faut cogner des nanas qui tentent de me buter dans le dos. Sans compter que t'es salement amochée et que t'as besoin de soins, ou au moins de désinfectant. J'irai te chercher ça si tu réponds à ces questions... A toi de voir, gamine. »

    Au moins elle était prévenue. Il n'était vraiment pas du style à prendre des gants, que ce soit filles ou garçons. Bon il avait un minimum de galanterie, à savoir qu'il réagirait au quart de tour comme tout à l'heure s'il voyait des crétins frapper des nanas, mais après si une femme s'en prenait à lui, alors c'est qu'elle était autant prête à donner des coups qu'à en recevoir. Plus de galanterie, pour Logan, un combat était un combat. C'était ça l'égalité des sexes après tout.

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The Runners, the Savages & the Proud ones [PV Wolvy]

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