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 Norman Osborn/ Le Bouffon Vert

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MessageSujet: Norman Osborn/ Le Bouffon Vert   Lun 27 Sep - 21:40

- REGISTRE D'ETAT CIVIL -


    Carte d'identité ;
    ...







      Norman Virgil, Osborn - Le Bouffon vert
      "Let's see how loyal is a hungry dog".



      - Age : 45 ans, né le 26 juin 1965, à New York
      - Nationalité : Américaine
      - Race : Surhumain
      - Camp : Initiative
      - Statut : Veuf
      - Métier : Employé de l'Initiative
      - Poste : Chef du projet Thunderbolts
      - Casier judiciaire : Vidé après sa réinsertion par le S.H.I.E.L.D. Autrefois constitué de milliers de chefs d'inculpations pour : atteintes à la sûreté nationale, tentatives de crimes contre l'humanité avec récidive, meurtres multiples avec préméditation, destruction de bien publics et de trésors nationaux, etc. La liste comprenait quasiment toutes les accusations existantes du code pénal et son effacement n'aurait pas pu être réalisé par une autre agence que l'Initiative.

      - SIGNE PARTICULIER Considéré par de nombreuses personnes comme la Némésis du Tisseur. Souffre d'une schizophrénie profonde aggravée par une vie de criminel international



      Wanna learn more about me ?
      ...




      PROFIL PSYCHOLOGIQUE
      Conclusions de l'évaluation psychologique du patient Norman Osborn par le Dr. Samantha Jorkins


      Suite à la proposition émanant de M. Osborn, le S.H.I.E.L.D. m'a chargée d'établir un profil aussi complet, fiable et détaillé que possible du criminel afin de déterminer si le projet se révélerait ou non viable. Le présent document résulte de la synthèse des observations menées par trois psychanalystes ne se connaissant pas et éminemment qualifiés (leurs noms ne seront pas cités, à la demande des intéressés. Je suppose que, si la tentative s'avérait être un échec, aucun d'entre eux ne souhaiterait y voir son nom associé).
      Ne figurent ici que les remarques communes aux trois études, d'inévitables divergences d'opinion ou parfois même contradictions sur certains points empêchant d'attribuer le moindre crédit aux déductions restantes.

      Norman Osborn souffre de schizophrénie, de crises violentes de démence paranoïaque et présente des épisodes de délire mégalomane lorsque l'on en vient à discuter de sujets considérés comme "déclencheurs" (Spiderman, sa relation avec son fils, pour ne citer que les plus évidents). C'est donc a priori un inadapté social tout juste bon à être tenu sous bonne garde dans une geôle de haute sécurité, des implants crâniens prêts à court-circuiter son cortex dans l'éventualité où il se montrerait trop violent. Ce dernier n'a d'ailleurs pas daigné faire l'effort de nier la satisfaction qu'il éprouvait en frappant des héros de ses phalanges, en les faisant souffrir par le biais de tortures infligées à leurs proches ou en semant le chaos et les flammes. Sur le moment, l'expression et le faciès qu'il affectait fut unanimement décrit comme "d'une perversité sans nom". Il va sans dire qu'à aucun moment, des remords ne furent évoqués.

      Néanmoins, les trois experts sollicités décrivent également l'individu comme étant capable (hors de ses moments "d'égarement") d'une très grande maîtrise de soi, pouvant constituer un interlocuteur parfaitement courtois, intelligent et intéressant dans ses discours, en mesure d'argumenter de façon précise et efficace en développant un raisonnement logique et bien construit sur un thème particulière. Ce masque charmant enfilé durant les "accalmies" ne laissait d'ailleurs aucun indice trahir le travestissement de personnalité. Rappelons que cet homme parvint à donner le change pendant de nombreuses années auprès d'individus qui le connaissaient, eux, personnellement et depuis longtemps.

      Cette dualité marquée illustrerait (une hypothèse émise par les trois analystes) le fait que l'alter-ego diabolique de cet industriel ne soit en vérité qu'un reflet des velléités et pulsions les plus viles, les plus basses de son hôte (l'explication la plus courante des cas de schizophrénie). Autrement dit, le Bouffon n'est pas né des modifications profondes subies par Norman après qu'il se soit inoculé son sérum. Il provient bien des tréfonds sombres, abyssaux et suintants de son "moi" intérieur, et ce quasiment depuis l'enfance. Ce subconscient constamment refoulé, n'attendait que l'impact du sérum sur la psyché de son créateur pour s'émanciper réellement, faisant de ce cas classique de dédoublement frustré de la personnalité un instable psychopathe imperméable aux substances classiques pourtant réputées efficaces pour soigner ce type de pathologie. Récemment capturé par les autorités, le malade, qui avait par ailleurs imploré qu'on lui vienne en aide durant une garde à vue, accepta donc de suivre un traitement synthétisé spécifiquement pour répondre à ses besoins très... Particuliers.

      Chaque praticien a eu l'occasion d'évaluer durant deux séances d'une heure les modifications observées chez cet ennemi de la Loi. Celles-ci sont sans précédent : le médicament affranchi le sujet de l'influence néfaste de son double maléfique, qui est perçu comme "replié et bâillonné dans un recoin de son esprit". Et si M. Osborn avoue encore entendre parfois des bribes d'ordres aboyés par sa chimère pour qu'on la libère, lui s'estime avoir les idées bien plus claires et limpides. Ces deux heures furent exploitées par les trois psychanalystes pour en apprendre plus sur les vraies motivations qui ont poussé notre homme a vouloir rentrer dans le rang, et a tester son autonomie en société. Il s'avère que la décision résulte d'une crainte (injustifiée pour certains, logique pour d'autres) de voir l'escalade des résolutions drastiques empirer.

      Pour le new-yorkais, la loi du recensement marque un tournant majeur dans l'Histoire de l'humanité. Pour la première fois, une action est menée à grande échelle dans le but de sécuriser un territoire au niveau mondial, une résolution qui conduit les héros à se montrer beaucoup moins tolérants envers ceux qui ne respectent pas l'Ordre et à opter pour un radicalisme en cas de résistance active. Le sort qui était autrefois réservé aux criminels se trouve appliqué à d'anciens combattants du Bien. L'évolution logique des choses serait, d'après l'interpelé, que se durcisse la lutte contre les "vrais" bandits ; ceux qui volent, détruisent et tuent. Or, la marge d'évolution n'est plus ici comparable à celle d'anciens héros. Elle ne laisserait même (c'est toujours ici le point de vue de Norman Osborn qui est développé) que la peine de mort systématique en cas de violation trop importante de la législation en vigueur.

      Bien que critiquable, cette vision a conduit le fondateur de Oscorp a faire un choix : risquer la mort à la prochaine infraction, ou bien faire peau neuve et rentrer dans le rang en cherchant un moyen de se réinsérer. Ce qu'il fit en contactant nos services. Le brusque revirement a éveillé nos soupçons, de même que les résultats quasiment prodigieux entraînés par un prototype de synthèse ; cela va de soi. Cependant, les trois avis indépendants ont affirmé que Norman Osborn, une fois traité correctement, semblait disposer d'un empire suffisant sur lui-même pour être simplement qualifié de "bourru et un peu brutal" par un observateur lambda. Nos doutes purent ainsi être réfutés par un argument tangible et valable.

      Au vu de ces observations, et en insistant sur le fait que, dans un premier temps le cas Osborn sera très surveillé (nanites de contrôle, médicaments prescrits à heures fixes, dispositif de mise hors-tension de ses équipements, interdiction d'utiliser le moindre explosif) pour prévenir tout risque, je suis en mesure d'affirmer que le projet Thunderbolts est validable par nos services. Par mesure de sécurité, il faudra ménager une période de mise à l'épreuve, durant laquelle les missions attribuées ne dépasseront pas le niveau de la reconnaissance ou du rapatriement des unités en difficulté. Mais à terme, ce pourrait être le début d'un vaste circuit de réorientation très rentable pour nos services.

      P.S. : j'ai bien reçu la note relative au port du casque. La possibilité que le déguisement criminel fasse ressurgir l'ancienne personnalité du Bouffon n'a été évoquée que par deux des trois analystes, et paraît très peu probable au vu de l'efficacité du neuroleptique de synthèse. Aussi l'équipement de l'agent Osborn pourra-t-il contenir son casque (qui reste, en premier lieu, une protection lors des affrontements).


    APPARENCE PHYSIQUE Portrait descriptif libre d'être diffusé en tant qu'avis de recherche

    Étant donné le risque constitué par la présence d'un ancien supercriminel dans les rangs du S.H.I.E.L.D., le descriptif qui suit pourra être employé en cas de perte de contrôle de M. Osborn afin de faciliter sa traque.

    Le teint pâle, le visage sec et façonné par des mimiques de concentration, Norman Osborn mesure exactement un mètre quatre-vingts pour quatre-vingts quatre kilos. Son allure de businessman expérimenté, soulignée par des tenues convenant au rôle (chemises blanches impeccables, vestes et pantalons noirs à boutons, montre de grande marque à aiguilles, cravates sombres et sobres), ne doit pas vous faire oublier que cet individu tue un agent des forces spéciales comme un enfant écrase une fourmi : facilement et avec brutalité. Certes, ses cheveux châtains épais ramenés en arrière, sa silhouette peu impressionnante et son sourire d'une blancheur éclatante ne le distinguent pas des autres hommes d'affaires dédaigneux et fluets, mais attendez de voir la chose qui coexiste en lui prendre les commandes pour vous faire une idée.

    Attendez de voir ses yeux sombres briller d'un éclat prédateur tandis qu'il passera son regard expert sur votre corps, en y cherchant le moindre signe trahissant votre nervosité pour passer à l'attaque. Attendez de voir son visage si lisse et mesuré se tordre en un masque de haine incandescente aux reliefs accentués par de multiples muscles, tous plus saillants et tendus les uns que les autres. Attendez enfin d'entendre le son de sa voix. Rien à voir avec le timbre chaud et paternel de Norman Osborn, aussi onctueux et bienveillant qu'une coulée tiède de chocolat au lait. Le Bouffon lui, parle d'une voix rauque, d'un ton raclé tel du givre solide du fond de son larynx pour le remonter en un souffle, glacial et décapant à la fois, en direction de votre face. Qui ou quoi que ce soit, il n'est que colère et bile, un âcre personnage motivé par le seul souhait de voir les autres souffrir.

    La façon dont il se déplace, si sûr de son avantage et si vigilant en même temps... Est à vous glacer le sang. L'agilité et l'endurance qu'il déploie au combat trahissent une totale inégalité entre l'être humain et ce surhomme. Mais pire encore est sa faculté à imposer sa volonté aux autres. Peu sont ceux qui ont supporté l'expérience d'entendre les mots venimeux de ce criminel, corrupteurs à n'en plus rien croire. D'une voix insupportable, et sans sourciller, il vous dépeint un monde plus noir et flétri que la gangrène, et vous pousse à adhérer à son opinion par des intonations impérieuses de malice. Sachez-le : en rencontrant Norman Osborn, vous rencontrerez le Diable, tout en duplicité et en sadique malveillance.




      POUVOIRS -
      Conséquences du sérum expérimental mis au point par Oscorp : amélioration de l'ensemble des capacités physiques, augmentation de l'intellect. Engendre des complications mentales croissantes.

      Niveau un : Après injection du sérum, Norman ne s'est pas réellement sentit mieux. Son endurance lui permettait pourtant désormais de courir un footing de quatre kilomètres à bonne allure avant de devoir faire une pause ; face à un délinquant armé d'un couteau, il s'en serait tiré avec quelques égratignures, ses réflexes lui permettant d'éviter la majorité des attaques. Ses coups sont de plus à présent dignes d'un bon boxeur pratiquant en club, et de petites cicatrices disparaissent en trois jours. Intellectuellement, sa réactivité a un peu augmentée, et il lui arrive de croire que des inconnus le suivent.

      Niveau deux : A la paranoïa naissante s'ajoute un attrait prononcé pour la violence et le sang. Cette sauvagerie se retrouve dans une force inhabituelle pour un homme du physique de Norman, qui lui permet de soulever en développé-couché deux cents-quatre-vingt kilos ou d'enchaîner huit séries de cent pompes avant d'être fatigué. En combat à mains nues, le new-yorkais est à même de battre un judoka ceinture bleue grâce notamment à d'excellentes esquives et à des mouvements d'une agilité féline. Son intelligence entame une ascension notable qui lui permet de résoudre une équation à deux inconnus tout en tenant une discussion cohérente avec un interlocuteur.

      Niveau trois : D'une sagacité surprenante, le fondateur de Oscorp dispose d'un intellect et d'une mémoire suffisante pour assimiler sans mal les équations d'Einstein ou l'intégralité d'un texte de deux pages en un quart d'heure de concentration. Sa réactivité rivalise avec celle des plus vifs combattants tout en ne lésant pas sa force de frappe (à présent suffisante pour envoyer au tapis en un coup un poids lourd au mieux de sa forme ou soulever par le col un adulte de chaque main). En état de se relever après qu'une brique soit tombée sur son crâne depuis le troisième étage d'un immeuble, l'intéressé peut sans problème courir un quatre cents mètres à la vitesse d'un sprint olympique avant de devoir reprendre son souffle. En contrepartie, il développe une irascibilité et une indifférence à la souffrance d'autrui des plus malsaines...

      Niveau quatre : Aucune norme ne peut servir à décrire le niveau des capacités du père d'Harry Osborn. Stimulé par l'envie toujours plus forte de provoquer la mort et la destruction, l'homme développe un besoin pathologique de torturer son prochain. Aidé en cela par une intelligence démoniaque lui conférant un coup d'avance sur le commun des mortels, il se sert de sa force herculéenne (neuf tonnes déplacés couché sur le dos) pour affronter des adversaires de talent (ceintures noirs d'un art martial) et s'en tire sans mal. Esquivant de nombreuses attaques, le pervers jubile en encaissant un coup censé le laisser inconscient et récupère deux fois plus vite que la moyenne de sa fatigue. Des coupures peu profondes se referment dans la journée, et une blessure mortelle le laisse gravement affaibli.

      Niveau cinq : D'une manière générale, les aptitude surélevées de Norman lui permettent de gagner en un contre un face à un superhumain lambda. Force capable de soulever jusqu'à treize tonnes, des réflexes et une endurance tout bonnement inhumaine, Norman ne laisse pas la moindre chance à un adversaire seul et peut se défaire aisément d'une dizaine d'agresseurs armés de fusils automatiques. En cas de blessure par balle ou de brûlure due à une explosion, son facteur de régénération réduira la gravité du coup à un hématome ou une marbrure superficielle. et son endurance supérieure à l'origine empêchera une collision avec une voiture de lui faire le moindre mal. Intellectuellement génial, il se trouve à même de reproduire la formule du sérum de super-soldat et d'en améliorer les possibilités sans risques d'altérations mentales létales. Pour ce qui est de la personnalité, le Bouffon s'illustre par un comportement destructeur insatiable et une manie de ne plus pouvoir tolérer une situation demeurée fixe plus d'une heure, ce qui rend son travestissement d'homme d'affaire respectable très difficile à tenir.

      EQUIPEMENT -
      Norman Osborn a, au fil du temps, développé un arsenal toujours plus complet et efficace d'armes et gadgets destinés à ne rendre que plus mortelles ses apparitions en public. Le S.H.I.E.L.D. a consenti à lui fournir cet arsenal, toutefois non sans y avoir ajouté un dispositif de contrôle. En cas de problème, un signal diffusible via un satellite rendrait inopérant tout l'arsenal d'Osborn.

      Niveau un : Le premier moyen de transport du bouffon est un balai volant aux teintes argentées, rigide à diriger et ne dépassant pas les cent-trente km/h. Le costume ne recèle aucun accessoire particulier, se composant d'une tenue verte émeraude complétée par un casque figurant une tête gobelinoïde coiffée d'un bonnet violet. Les explosifs qu'il emploie sont de simples bombes à mèche peintes en orange conservées dans une sacoche violette en bandoulière.

      Niveau deux : Le balai est remplacé par un planeur gris métal, plus stable et maniable qui, de surcroît, présente l'avantage d'atteindre les deux-cents km/h. Les bombes deviennent des grenades (plus puissantes, dépourvues de mèche à allumer) et son costume dispose d'épaisseurs supplémentaires au thorax, aux coudes et genoux ainsi qu'en région cervicale pour atténuer les chocs. Le masque de gobelin devient un casque protégeant partiellement sa tête, et la couche de verre ambrée opaque au niveau des yeux peut être relevée par commande manuelle pour améliorer la visibilité.

      Niveau trois : Ici, c'est le costume qui se voit nettement amélioré : les gants sont équipés d'un système permettant de délivrer une décharge de cent cinquante volts sur commande (un contact prolongé engendre la mort, un choc peut entraîner un arrêt cardiaque), les bombes se perfectionnent encore et deviennent des charges explosives activables par simple pression (peuvent se fixer sur une surface plane, disposent d'un minuteur et couvrent un champ plus étendue dans le souffle d'impact) gardées à la ceinture., juste à côté de lames effilées pouvant être lancées deux par deux. Le costume en lui-même est réadapté pour offrir une meilleure amplitude de mouvement et éviter de gêner la vision du porteur tout en conservant ses protections.

      Niveau quatre : Le planeur, agrandi, contient désormais un système d'auto-pilotage. Par simple pression sur un bouton, le bouffon peut émettre un signal couplé à une séquence écho informant le véhicule de sa position dans l'espace afin que l'intelligence artificielle de ce dernier calcule le trajet le plus sûr pour rejoindre son créateur en évitant les obstacles. Deux roquettes sont armées sur chaque aile de l'appareil, à présent repeint en violet sombre, qui recèle également deux lames inoxydables longues de cinquante centimètres à l'avant (les lames peuvent être dissimulées par une commande manuelle). Du côté de son costume, le bouffon possède une cartouche de gaz paralysant permettant de mettre hors-jeu une cible pour une heure. Le gaz est projeté via un orifice sur son avant-bras droit. Autre nouvel armement : des bombes fumigènes dégageant une épaisse fumée émeraude irritante comparable à un puissant gaz lacrymogène. Le casque a été doté d'un micro pour modifier la voix de Norman Osborn et ajouter du crédit à son aspect monstrueux.

      Niveau cinq : Après des heures incalculables d'espionnage subtils et de recherches laborieuses, Norman Osborn parvient à se doter de sa propre armure. Basée sur l'un des modèles les plus vétustes de Tony Stark, elle est colorée selon le motif américain : bleu étoilé, avec treize bandes rouges et blanches alternées. L'exosquelette octroie au Bouffon la force nécessaire pour soulever cent tonnes, lui donne accès à une vitesse en vol de deux cents quatre-vingt dix km/h même en haute altitude et intègre un canon à énergie au centre de chaque paume. Le casque fournit une interface optimisée détaillant diverses données tactiques, une communication radiofréquence longue portée et une vision dans le spectre ultra-violet jusqu'aux infra-rouges avec un facteur maximal de grossissement de fois trois cents. L'ensemble a été réalisé pour s'adapter aux capacités physiques du porteur et ne restreint en aucun cas la liberté de mouvement de Norman Osborn. Sous ce nouveau jour, il se dote d'un nom de code adéquat : Iron Patriot.

      PLUS -
      Chimiste chevronné ; dispose d'une bonne connaissance de l'économie et des sciences de gestion financières ; entraîné au combat rapproché par une expérience aiguë acquise sur le vif au cours d'années de crimes ; familier de chacun de ses accessoires pour les employer depuis un bon bout de temps (notamment en ce qui concerne son expérience du planeur).


      C'mon ! Let me show you the roots of my insanity...
      ...



    Il ne faisait pas vraiment chaud, dans l'Audi noire. Le cuir des sièges, pareil à un rocher resté à l'ombre, paraissait absorber la chaleur des deux corps installés sur lui. Dehors, le décor défilait à une allure sobre, offrant à l'unique passager de la banquette arrière un spectacle appréciable, visible au travers des vitres impeccables. Le printemps battait son plein, bien que peu de gens y prêta attention.
    Les feuilles les plus téméraires s'agitaient à la cime des conifères, s'élançant parfois dans une chute gracieuse momentanément interrompue par des tourbillons aériens. Le ciel d'azur ponctué de cumulus paisibles laissait sa place d'honneur au disque solaire iridescent, ses bienveillants rayons venants agrémenter l'après-midi tempéré de sa tiède caresse immatérielle. Des oiseaux entamaient sporadiquement les premiers balais nuptiaux de la saison, gazouillant en une relative cacophonie dans les rues peu fréquentées. Tout cela, Zachary Wessel l'ignorait. Le trentenaire à la coupe impeccable, tiré à quatre épingles, n'avait eu de cesse lors du voyage que de lire et relire intensément l'épais dossier qu'on lui avait remis. Et ce qu'y lisait l'homme du S.H.I.E.L.D. lui causait des sueurs froides.

    Sur ses genoux, l'agent de liaison entassait des évaluations psychologiques, des procès-verbaux, des rapports médicaux et des comptes-rendus de toutes provenance. La masse de données qu'il s'était résolu à assimiler donnait à Zachary le tournis, et il s'éventa mollement le temps de faire une pause dans son travail de mémorisation.


    * Le 26 Juin 1965, naissance à 19h27 au Metropolitan Hospital Center de New-York. Le 03 Octobre 1972 : dépôt d'une plainte classée sans suite pour violence conjugale par Patricia Osborn... Récita mentalement le studieux envoyé de l'agence, des rides de concentration striant son front. ... Le 18 Mai 1993, décès d'Emily Osborn suite à la mauvaise prise en charge de complications à l'accouchement. Naissance d'Harold Osborn. Fonde Oscorp Industries l'année suivante, une florissante entreprise, aidé par son ancien professeur de sciences, Mendel Stromm, avant de le livrer à la police pour une affaire de transactions illégales. Tente de mettre au point seul la formule de super-soldat établie par Stromm le courant de l'année 94. 14 Mars 1995 : inocule à un cobaye humain, Nels Van Adder, une première version du sérum. Le sujet se transformera en un monstre à peau rouge et tentera de tuer l'expérimentateur. Hiver 1996 : aidé par des notes supplémentaires, Osborn met au point une version nouvelle du sérum, qui lui explose au visage. il est hospitalisé... *

    Un coup d'œil rapide sur le récapitulatif laissé sous son nez apprit à l'agent Wessel qu'il avait confondu deux dates.

    * Bon sang ! C'est le 18 Mai 72 que la plainte est déposée. Le 03 Octobre, c'est la mort de sa femme. Quel incapable je fais, c'est pas possible. J'ai intérêt à retenir tout ça, et vite... * Se morigéna le passager alors que le trajet arrivait à son terme.

    Un peu isolé dans l'environnement austère et gris de la campagne laissée à l'abandon, Ryker surplombait la végétation disséminée dans ce panorama glacial d'implacable vigilance. Le gris de l'imposant bâtiment carcéral avait étrangement déteint sur son voisinage, poussant à l'agonie toute tache de couleur plus vive que le brun-ocre des chênes ou le vert profond du gazon bordant la route ponctuée de miradors. Par illusion d'optique, le ciel lui-même perdait en intensité, et ce fut avec une boule dans la gorge que le voyageur salua de la tête les sentinelles affectées à la surveillance du périmètre. Maintenant que la confrontation approchait, Zachary réalisait nettement que sa nervosité le trahissait dans des tremblements incontrôlables et une respiration plus difficile. Réajustant le nœud de sa cravate anthracite, l'homme se força à inspirer profondément tout en se dévissant le cou pour vérifier que les soldats en faction devant la massive porte d'entrée principale étaient bien armés de fusils d'assaut. Légèrement rassuré, il patienta le temps que son chauffeur (désespérément peu loquace, le reste du temps) montre patte blanche au contrôle d'identité, avant d'aller se ranger dans la place réservée à cette effet, devant le quartier de haute sécurité. Les nombreux postes de sécurités, les verrous biométriques et l'imposant nombre de surveillants ratissant la prison ne parvinrent pas à effacer le malaise croissant du porte-parole qui, histoire de se donner contenance, vérifia une fois de plus que son document était bien officiel, peinant à isoler le décret des autres dossiers avec ses mains moites.

    Le communiqué, portant le cachet du S.H.I.E.L.D., autorisait le détenu Norman Osborn à être libéré pour qu'il puisse remplir sa nouvelle affectation au sein de l'Initiative. Un papier indéniablement authentique, et indéniablement inutile, puisque le directeur de Ryker avait été prévenu plus d'une semaine à l'avance de cet état de fait. Néanmoins, procédure oblige, on avait fourni à Zachary une pièce d'attestation à exhiber en cas de doute.
    Les circonstances entourant la validation du projet étaient restées très flous. Cependant, pour être directement concerné, l'agent Wessel savait qu'une organisation nommée CSA (dont le rôle au sein du gouvernement ne lui avait pas été clairement défini) avait joué un rôle important lors des débats.
    A présent assuré de n'avoir rien négligé, l'agent se prépara avec réticence à quitter l'habitacle luxueux de l'Audi pour se rendre là où était enfermé le Bouffon Vert. Obligeant, le chauffeur taciturne épargna à son passager la peine d'ouvrir sa portière, et lui offrit même son meilleur sourire sardonique. Beau joueur, son vis-à-vis eu assez de nerfs pour étirer les commissures de sa bouche en un rictus de remerciement.


    * Bien... Alors... Heu... Allons-y... * S'encouragea mentalement le porteur de bonne nouvelle en s'extirpant de la banquette.

    ***


    * Bientôt libre, bientôt libre, bientôt libre, bientôt libre,... *

    Assis droit sur sa chaise, le regard dans le vague, Norman jouait avec la chaîne de ses menottes. Ses mains avaient ce besoin névrosé de s'occuper lorsque la tension grandissait. Et, en ce jour, elle électrisait véritablement l'air. Plusieurs altercations entre prisonniers et gardiens avaient déjà eu lieu, causées par la jalousie maladive de certain et une colère face à l'injustice d'autres. Le directeur s'était pourtant échiné à empêcher la moindre fuite concernant la sortie de l'un de ses plus récents pensionnaires. Malheureusement, ses efforts avaient été vains, et il régnait dans les couloirs sévères du bâtiment de taille comme un constant vrombissement de rage. Réveillé au matin du grand jour dans cette ruche explosive, l'ancien businessman n'avait pas perdu de temps, occupant sa demie-journée à remettre en ordre sa cellule. Sa dose journalière encore présente dans les veines, le sociopathe s'était concentré sur son labeur pour ne plus prêter attention à la chimère qui polluait son esprit par sa contine répétitive. Vêtu d'un ensemble orange, mis au fer par principe, Norman avait été conduit dans une salle sans fenêtre, décorée d'une table en acier, de deux chaises tout juste sorties de l'usine et éclairée par deux ampoules basse consommation.

    Gardien de la prison :" Quelqu'un va venir te chercher, Osborn. D'ici là, tu t'assoies et tu bouges pas ! "

    - Oui patron.

    * Vas te faire f***** ! * Développa le Bouffon dans un écho de murmure tout juste perçu par son hôte.

    Les deux personnalités du détenu ne faisaient plus jeu égal, à présent. Libre de s'exprimer comme il le souhaitait, l'ancien supercriminel ne ressentit même pas de honte à répondre aussi servilement à son interlocuteur. A quoi bon s'énerver ? Dans un instant, on viendrait le sortir par la grande porte, un contrat de travail taillé sur mesure en poche. Libre à lui ensuite de réitérer ses exploits passés : détrôner le leader d'un marché brassant des millions.

    La porte bleu marine s'ouvrit silencieusement, dévoilant un individu en costume trois pièces visiblement anxieux. Ses cheveux blonds coupés court ramenés en arrière renforçait l'impression d'avoir à faire à un introverti maniaque et propre sur lui. Ses yeux ambrés, soulignés de sourcils châtain clair, manquaient de la profondeur nécessaire pour rendre son regard dissuasif. Quand au dossier qu'il tenait en main, ç'aurait pu être un être une source d'intérêt si personne n'avait su ce qu'il contenait.
    Du reste, le badge maladroitement accroché à sa veste constituait l'élément le plus impression chez cet homme.
    Désireux de faciliter sa réinsertion, Norman se leva souplement en repoussant sa chaise et, posant une main en appui sur la table le séparant du nouvel arrivant, tendit sa paume ouverte accompagnée d'un sourire éclatant. Il fallut un sursaut supplémentaire de courage à Zachary pour oser saisir la main tendue entre ses doigts humides.


    "A... Agent Wessel, détaché du S.H.I..E.L.D. par le service de réinsertion des anciens criminels. " Énonça timidement le représentant de l'Agence.

    - Enchanté ! J'imagine ne pas avoir à me présenter ? Plaisanta aimablement l'homme libre sans quitter son sourire.

    Incapable de saisir la réplique au vol, l'anxieux libérateur hocha la tête de gauche à droite, la bouche entrouverte. Son imagination avait beaucoup travaillé depuis qu'on était venu lui annoncer qu'il irait escorter Norman Osborn lors de sa sortie de prison. Comble de malheur, aucun des horribles scenarii concoctés par son subconscient ne s'était aventurée à croire que l'ennemi public jouerait autant avec ses nerfs. Passant sa langue sur ses lèvres anormalement sèches, le porte-parole s'efforça de reprendre le fil du sujet. Il était venu pour valider une information importante, aussi, se laisser déstabiliser par les provocations d'un prisonnier lui parut rapidement ridicule.


    " Alors, le projet a été accepté ? C'est une joie, vraiment, de voir que dans ce pays, une seconde chance est toujours accordée à ceux qui font l'effort de la mériter. Et je me demandais : vous allez, je suppose, me faire signer un papier et m'emmener dans un centre où on me fera traverser la machine administrative et ses formalités... Comment se passeront mes injections, une fois sorti de Ryker ? Vous me les livrerez chez moi ?" S'enquit onctueusement l'heureux élu avec force mimiques de joie.

    * NORMAN ! Tu me dégoûtes ! Rampes encore un peu dans la fange et c'est avec elle que tu t'étoufferas ! * Mugit l'alter-ego de l'industriel dans un dernier sursaut, avant d'être définitivement happé par les effets du neuroleptique.

    Pour sa part, Zachary reçut les questionnements de son interlocuteur comme un soufflet : gentillement envoyés, mais insolents au possible. Il était tacitement établit que, lorsqu'une décision importante était prise, on attendait qu'elle soit confirmée oralement avant de la considérer comme acquise. Le masque de bienséance présentait donc encore des fissures... Lâchant prestement la main de l'impétueux relaxé, l'envoyé gouvernemental prit le parti de s'assoir et d'ouvrir majestueusement son dossier, dévoilant le précis sésame vers la liberté qu'il contenait, en plus d'un stylo. Se saisissant de celui-ci, le protocolaire superviseur jeta pour l'une des rares fois de son existence un regard froid à son vis-à-vis.


    " Monsieur Osborn, comprenez bien que, si l'Initiative a pris le risque de vous recruter, ce n'est pas pour vous laisser la moindre chance de lui fausser compagnie. N'espérez donc pas retourner chez vous. Vous logerez dans un quartier militaire qui vous sera assigné. Vos nanites resteront actives en permanence, et l'on vérifiera que vous recevez votre dose quotidienne, je vous en fais le serment. Faites mine d'échapper à notre contrôle et Ryker restera dans votre mémoire comme un charmant coin de paradis à côté de la geôle dans laquelle on vous parquera. "

    C'était dit. Avec le ton et les intonations qu'il fallait. Pourtant, Zachary ne se sentit pas fier, ou énervé. Il se sentait foudroyé, sur la sellette. Car, bien qu'il renâclait à l'admettre, il y avait une bonne raison au fait qu'on l'ait choisis pour jouer les messagers : en temps que second couteau, le trentenaire constituerait une perte négligeable si jamais le Bouffon Vert réussissait à mettre en échec les nanites et le contre-sérum. Si, tout de suite, Norman tentait de lui arracher la tête à mains nues pour le punir de son impudence, sa seule consolation serait qu'il figurerait enfin en première ligne... De la rubrique nécrologique.

    Mais il ne se passa rien. Contractant brièvement les mâchoires, l'homme rappelé à l'ordre courba l'échine en signe de contrition et s'assit à son tour. Stimulé, Zachary s'empressa de profiter des bonnes dispositions de son interlocuteur.


    " Donc... Vous signez ce document attestant que vous vous engagez à respecter le contrat librement consenti entre vous-même et l'Initiative. En effet, il s'agira pour vous de superviser votre projet. Mais vous resterez dépendant de la hiérarchie pour vos décisions et actes. Je vais vous conduire dans le centre de gestion des nouvelles recrues où on aura l'occasion de répondre à vos questions. "

    Faisant glisser la feuille d'attestation et lui offrant le stylo, Zachary contempla l'ennemi héréditaire du Tissuer, une note de curiosité au fond des yeux. Norman Osborn, condamné à porter pour le reste de ses jours la marque de ses crimes tel une épée de Damoclès, parapha au bas de la page, d'un geste vif et fluide d'homme d'affaire. Aussi forte que fut son aversion pour le criminel, l'agent du S.H.I.E.L.D. ne manqua pas de remarquer qu'une absence était perceptible, chez son vis-à-vis. Il fallait y prêter une grande attention, mais il apparaissait que la sauvagerie nauséabonde du Bouffon ne polluait plus la gestuelle de son hôte. Un soupir songeur s'échappa des narines de l'observateur en costume trois pièces. Que pouvait-on réellement espérer ressortir de cet alliance avec les ténèbres diluées d'un ex-sociopathe ?



        Summary
        ...



        [justify] Né à New-York d'un père alcoolique et violent ayant vu son entreprise faire faillite, Norman Osborn avec l'envie de reconquérir la fortune familiale et de laver l'honneur de sa famille. Hanté par le spectre d'une créature globlinoïde cristallisant ses plus profondes angoisses, le garçon finira par prendre le pas sur sa chimère en l'exploitant comme une arme projeter contre ses adversaires. L'homme ressortira de l'Empire States University avec un diplôme de chimie et d'électronique industrielle, en compagnie d'une camarade de classe prénommée Emily. Le couple vivra un amour partagé et intense, atténuant grandement les aspirations mégalomanes et égocentriques d'Osborn.

        Mais la perte tragique de sa femme à la délivrance de leur fils unique, Harry, poussera le malheureux sous le coup du sort dans une rechute en cercle vicieux. Dépossédé de ses repères, il se tournera vers d'anciens objectifs dans une quête désespéré pour trouver un sens à sa vie et néglige totalement l'éducation de son enfant. Carriériste et agressif, Norman fonde Oscorp, une licence que l'industriel fera fructifier à grands renforts de menaces, de coups bas et de trahisons. Dépourvu de scrupule et obnubilé par sa soif de pouvoir, le mégalomane s'injectera involontairement un sérum censé améliorer les capacités physiques. A sa sortie de l'hôpital, le scientifique se découvre plus fort, mais aussi plus intelligent et ne tarde pas à sombrer dans une folie criminelle l'amenant à revêtir l'apparence du Bouffon Vert. Stoppé inlassablement par Spiderman, il n'en devient pas moins un génie du Mal redouté à juste raison pour ses actes d'une rare violence, et pour son penchant à capturer les proches de son adversaire rouge et bleu.

        Au terme d'un affrontement particulièrement éprouvant, Norman quittera New-York pour la France, où il sera appréhendé par le S.H.I.E.L.D. alors que la Civil War a débuté. Une proposition de travailler du bon côté de la barrière lui est faite, que le psychopathe au planeur ignorera. Sa tentative pour agresser Ben Ulrich après son évasion se soldera par un échec, et conduira Norman à se retrouver à Ryker, des nano-machines intra-craniènes prêtes à le mettre hors-combat à la moindre alerte. Dos au mur, traité pour combattre les effets néfastes du sérum sur sa psyché, l'humain amélioré présentera alors le projet Thunderbolts, visant à faire d'anciens supercriminels des agents de l'initiative. Le projet est finalement validé, et Osborn propulsé responsable de sa bonne mise en route.


    To be Marvel or not to be, that's the question ;
    ...



ils arrivaient enfin en vue de la base nord-africaine. Le sol aride et brun, monotone dans son schéma de teintes terreuses, n'avait cessé de défiler à grande vitesse depuis que les deux hommes s'étaient envolés du point de repli, en laissant l'agent Walton rejoindre le reste de son unité. Presque une heure et demie de trajet, effectué à une altitude où le vent redevenait frais malgré la proximité du soleil de plomb et où l'air ne vous brûlait plus la gorge. Sur l'épaule gauche de son sauveur, Josh reposait, poids mort conscient par intermittence seulement. Les rafales secouant ses cheveux bruns et les oscillations transmises à son oreille interne lui laissaient penser qu'il volait, probablement grâce à un engin à réacteur si il se fiait à sa seule ouïe. Mais de là où se trouvait sa tête, le blessé ne distinguait que la succession des formes floues du plancher des vaches, ainsi que des éclats de réverbération. Surtout, l'employé du S.H.I.E.L.D. percevait la brûlure couvrant son flanc droit. La chair à vif, il suffisait d'un rien, d'un petit soubresaut, pour déclencher une cascade de souffrance dans les fibres de ses muscles. Chaque seconde signifiait subir l'explosion fracassante tailladant son cerveau à grands coups de messages douloureux et aiguës. Josh s'étonnait d'ailleurs de ne pas avoir sombré dans l'inconscience pour de bon. Son ambulancier s'était certes mit en devoir de le ramener à bon port au plus vite, mais ses mouvements en saccades sapaient totalement ses efforts pour abréger les souffrances de son blessé.

Pour sa décharge, Norman Osborn en était à sa cinquième mission de la journée, et il pouvait raisonnablement espérer en recevoir autant avant sa pause. Considéré comme "plus endurant que les autres soldats", l'ex-criminel s'était vu sillonner la région environnant le poste de Commandement d'Azelik en long et en large, transportant des matériaux de première nécessité, effectuant des missions de repérage ou, plus récemment, récupérant des soldats blessés en situation grave. L'agent Josh Kingston avait apparemment été grièvement touché alors que lui et le reste de son équipe cherchaient à localiser un mutant pyrokinésiste. L'état de la victime avait conduit ses camarades à se scinder en deux groupes : l'un d'eux restant sur place avec lui tandis que les autres poursuivaient leur tâche. L'éloignement du signal de détresse et le pronostic peu optimiste avaient désignés le seul super agent disponible comme dernier espoir pour l'agent du S.H.I.E.L.D.


" Agent Osborn, code d'identification 21 JK 978. En approche avec la cible. Demande d'ouverture du sas aérien. " Annonça dans son oreillette le pilote du planeur d'une voix neutre. La fatigue n'était pour rien dans son attitude. Malgré tous les efforts des psychiatres, le médicament de synthèse qu'on lui administrait tous les jours ne parvenait pas à lui faire éprouver la moindre compassion pour ses camarades. A peine considérera-t-il la tache grandissante de sang souillant sa combinaison comme de mauvais augure pour son passager.

Concentré sur sa manœuvre, l'ancien Bouffon Vert ramena en arrière son centre de gravité, stabilisant les propulseurs de son appareil pour effectuer un vol stationnaire. Puis, s'abaissant progressivement en pliant les genoux graduellement, l'agent se posa sur l'aire prévue à cette effet, à grands renforts de courants d'air générés par la répulsion du système de propulsion. Un charriot médical d'urgence piaffant d'impatience réceptionna le grand brûlé, les yeux à moitié révulsés, avant de le conduire au service des soins intensifs de la caserne. Habitué à ce qu'on ne le félicite pas pour son travail, Norman ôta son casque et bondit à terre. Alentours, des groupes s'activaient à relire une dernière fois leurs ordres de mission, provocant un brouhaha difficilement suportable. S'essuyant le visage d'une main lasse, le héros ignoré décida de profiter de l'intervalle le séparant de sa prochaine affectation pour aller se désaltérer. Après plus de trois semaines passés dans l'annexe Nigérienne de l'Initiative, retrouver le chemin du mess lui était aisé.

Cette mise à l'essai, le businessman s'y était attendu. Patient, il n'avait pas mesuré ses efforts, remplissant chaque mission avec brio. Pourtant, en dépit de son incontestable mérite, Norman demeurait très impopulaire parmi ses collègues. Trop d'entre eux avaient perdu un proche ou un ami par la faute de sociopathes de son genre. Et l'infime pourcentage restant se rangeait sous cet état de fait, par solidarité plus qu'autre chose.


* J'imagine que c'est cela que l'on appelle "payer pour ses crimes"... * Relativisa l'esseulé aux cheveux décoiffés.

* Lâche, Norman ! * Essaya de dire son alter-ego fortement amoindri par la cure d'assainissement offert par son employeur.

Un couloir en coude, peu fréquenté à cette heure de la journée, annonça au penseur solitaire qu'il arriverait sous peu à destination. Par avance, sa gorge desséchée le picotait de plaisir, et sa langue recouvrit un semblant d'humidité dans un ultime baroud d'honneur.


" Monsieur Osborn ? Pourrais-je vous parler ?

La voix, métallique et grave, provenait d'un embranchement plongé dans la pénombre. Le pantalon beige et les chaussures cirés d'un individu de taille indéfinissable s'y trouvaient. intrigué, l'interpellé chercha à s'avancer pour distinguer les contours du visage de son interlocuteur. Ce dernier, réagissant tel un félin nerveux, recula précipitamment.

" Je représente certains intérêts qui n'approuvent pas la façon dont on traite un homme doté du... Potentiel qu'est le vôtre. Des intérêts qui veulent vous voir améliorer les choses. "

Ne cherchant plus à découvrir l'identité de cet intrigant personnage, le déshydraté combattant plissa les yeux, méfiant. Le discours ne lui était pas étranger...

" Je présume que rien de ce dont vous allez me parler n'est strictement légal...

- Je n'ai à vous dire que deux choses. En premier lieu, que Thunderbolt a séduit un public suffisamment large pour recevoir des libertés supplémentaires. Vous ne tarderez pas à devenir le leader d'une véritable équipe, M. Osborn.

- Il est vrai que diriger un projet ne comptant qu'un individu n'était ps très stimulant... Mais... Qu'appelez-vous une "véritable équipe" ?

- Inutile d'en dire plus, vous serez informez en détail le moment venu. Par ailleurs, il y a plus pressant à savoir... Tenez.

Mouvements dans l'ombre. Avec un raclement sourd, une boite métallique rectangulaire glissa sur le sol dallé du couloir. Sobre, sans ornement, son couvercle cède sans difficultés entre les mains de son nouveau propriétaire. A l'intérieur se trouvent cinq ampoules recelant un liquide rosâtre. Le fondateur de Oscorp orienta son regard vers la mystérieuse figure, qui travaillait visiblement pour des personnes très haut placées.

" Ce composé annulera les effets du contre-sérum sur vos facultés. une dose par jour, pendant cinq jours. Et ensuite, vous redeviendrez aussi performant et avisé que vous l'étiez. Surtout, vous retrouverez cette indépendance d'esprit propre à vous faire décrocher la Lune ! " Promit le bonimenteur d'un timbre de confidence.

Interdit, son vis-à-vis admira le jeu des couleurs à la lumière d'une fenêtre. Norman crut apercevoir deux petites bulles entamer un ballet aérien sous ses yeux, avant de remarquer que les tubes avaient été rangés par ordre de couleur croissant. La dernière dose (ou la première ?) étant d'un rose floral presque opaque, si l'on l'agitait vigoureusement. Rapidement lassé de ces enfantillages, le biochimiste se demanda si il serait prudent d'analyser la structure du composé en vue de le reproduire. Ignorant tout de la marche à suivre, il reporta son attention sur le couloir.

Plus personne. Le constat dérangea Osborn, qui s'était jusqu'alors pensé prémunit contre ce genre de mauvaise surprise grâce à ses sens plus aiguisés que la moyenne. Visiblement, son acuité n'était plus si bonne...


* A moins que ce ne soit vrai... A moins que le contre-sérum n'amoindrisse mes pouvoirs avec le temps... * Songea l'industriel avec une angoisse naissante, la main droite faisant tourner devant ses yeux une ampoule aux sombres promesses de pouvoir.

Au fond de son cortex, dans les abysses insondables de sa psyché profonde, un monstrueux bouffon riait jouissivement. Son heure était venue.


[/size][/justify]


Et l'homo sapiens derrière l'écran ? ;
...


- célébrité prise ; William Dafoe.
- prénom ou pseudo ; Lukas (mais "Girouette" me conviendrait bien aussi T_T)
- présence sur 7 sur le forum : Hem... Disons deux
- personnage inventé ou prédéfini : Prédéfini (précisons que nombre des informations employées lors de l'élaboration de cette fiche ont été puisées sur comic vines, et je rends donc hommage au travail rendu par les membres de ce site)
- doublon : Aucun..
- comment as-tu connu Terra 616 ? : I used to be Warpath
- as-tu lu le règlement ? Validé par Archangel


Dernière édition par Norman Osborn le Mar 28 Sep - 20:51, édité 2 fois
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Warren Worthington
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~ Mutant lv5   ~
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MessageSujet: Re: Norman Osborn/ Le Bouffon Vert   Lun 27 Sep - 22:15

Re-bienvenue.
Il te manque un code du règlement. Wink

Edit : C'est bon.

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Spoiler :
 
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Kyana Mayers
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MessageSujet: Re: Norman Osborn/ Le Bouffon Vert   Ven 1 Oct - 19:35

Coucou mon grand.
Bon on s'en doutait hein tony l'a confirmé. très très belle fiche et donc...

Fiche Validée
Tu as passé l'épreuve avec succès, tu recevras bientôt en guise de diplôme, ton joli niveau et tu as de plus l'autorisation de te lancer en rp. Les premières chose à faire:

• Créer tes fiches de relations et fiches rp Afin de t'intégrer plus facilement.
• Bien remplir ton profil
• Recenser tes noms, prénom, pouvoirs, poste et célébrité utilisés
• Si tu as besoin d'un logement, en faire la demande
• Observer régulièrement le Terra News et la partie scénario pour rester informer.
• Pour toutes autres questions, conseils n'hésites pas a nous contacter par Mp ou autre.



Re bienvenue parmi nous mon cher osborn.
Amuse toi bien et rend dingue tony si tu le peux Wink

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MessageSujet: Re: Norman Osborn/ Le Bouffon Vert   Ven 1 Oct - 22:32

Youhou ! Merci beaucoup miss Very Happy (pardon pour le temps de réaction, mais bon, vous savez ce que c'est : on va regarder les fiches des autres, on tombe sur celle de Rachel Summers, et là... On reste un temps indéfini, noyé dans les magnifiques yeux bleu-vert de la belle...).

Merci encore de cette validation et no soucy, Tony va s'arracher les cheveux "grâce" à moi !

EDIT : Wahouwahouwahouo... Niveau quatre Shocked ?

Vient de s'en rendre compte Qui dois-je remercier pour tant de gentillesse I love you ?
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Kyana Mayers
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MessageSujet: Re: Norman Osborn/ Le Bouffon Vert   Ven 1 Oct - 22:49

huhu *dira pas tony et moi*
Moi, tony tu dois lui rendre la vie impossible Razz

Roh baver sur rachelle non mais tu n'a pas honte vilain garçon. Ouai en même temps ile st vilain et fou, pourquoi il aurait honte hein lol

(comment ca j'essai de saborder le camp adverse? je fais mon boulot c'est tout)

Contente de te revoir Wink

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Norman Osborn/ Le Bouffon Vert

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