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 Hello Darkness my old friend... [Portal & Will Porter]

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MessageSujet: Hello Darkness my old friend... [Portal & Will Porter]   Dim 5 Déc - 22:11



HELLO DARKNESS MY OLD FRIEND
───────────────── TASHA & WILL ─────────────────
Elle avait courut. Longtemps. Plus que ce qu'elle ne pouvait normalement courir. Elle n'avait jamais remarqué qu'elle pouvait aller aussi vite. Mais ce n'était pas le moment de s'extasier sur ses capacités physiques. En fait, elle releva finalement la tête pour observer où elle était. Elle n'était carrément plus à Brooklyn. En fait, elle se trouvait apparemment en centre ville, bien loin des quartiers résidentiels sympathiques et rassurants. Sa maison… Enfin, elle devrait plutôt dire son "ancienne maison" car à présent elle était une sans-abri. Elle s'approcha d'un mur et s'y mit contre. C'est à ce moment précis qu'elle se rendit compte qu'elle était entrain de trembler entièrement. A travers son jean trop grand pour elle, elle sentait ses genoux s'entrechoquer et ses muscles se contracter de manière anarchique. Ses doigts étaient tendus et écarter comme pour se protéger au cas ou. Ses pieds se tordaient régulièrement l'un sur l'autre. Elle respirait très vite et très fort. Ses cheveux étaient collés sur son visage noyé de sueur. Son cœur battait tellement fort qu'elle avait l'impression que la peau allait se déchirer pour laisser partir l'organe. Mais elle savait qu'elle n'allait pas en mourir. Mais était-ce mieux ? Les gens disent tout le temps "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" mais et si c'était des grosses conneries ? Parce que les blessures forment forcément des cicatrices et ça ne fait que rappeler les douleurs passées… Elles se muent ainsi en douleurs muettes interminables qui rongent et rongent encore nos os jusqu'à nous casser avant même qu'on se soit levé. On se lève et pourtant on se rend compte qu'il nous manque des membres. Et en ce moment, c'était tout ses organes et ses os qui s'étaient brisés en même temps que le corps de ce garçon qui avait simplement eu la mauvaise idée d'être stupide. Etre stupide. En quoi être stupide était une condamnation à mort ? Depuis quand elle se sentait si puissante qu'elle pouvait se permettre de décider de la vie ou de la mort des gens ? Et Jammy où était-il ?

Les évènements lui revenaient par flashs intermittents. Des sons, des odeurs, surtout des odeurs… D'abord l'alcool, ensuite la sueur, la peur et ensuite le sang et la mort. Les gens ignorent que la mort a une odeur. Elle semble avoir rassemblé toutes les odeurs de la vie d'une personne en un pot-pourri répugnant et pathétique. Vous savez, on pense toujours que prendre pleins de trucs bons et les mettre ensemble sera forcément bon et bien pas du tout du tout… Et là, c'était la même chose. Et si il y avait bien une odeur qu'elle n'avait pas encore expérimentée c'était celle de la mort. Et elle avait du mal à savoir laquelle de celle de la mort ou de la folie était la pire… Mais à n'en point douter, les deux étaient intimement liés dans le sens ou la folie est une mort de l'âme sociale. Et en ce moment, Tasha se sentait morte socialement. Elle se sentait totalement en décalage avec tout ce qui l'entourait ce qui lui créait un sentiment étrange. Elle était sur ce sol mais avait l'impression de s'en détacher fatalement et de ne plus jamais pouvoir y revenir. Il fallait bouger.

Elle n'avait qu'une pensée : il fallait bouger, ce reprendre. Elle se pencha et constata de la poussière sur son jean. Elle l'épousseta pendant 5 minutes le temps que chaque parcelle de poussière soit partie. Enfin elle se redressa et enleva ses cheveux du visage. Elle se passa une main sur les joues. Elle était glacée malgré la sueur qui lui dégoulinait dans le cou et dans le dos. Elle avait l'impression d'être morte à la place du garçon qui gisait quelque part dans une ruelle sombre… Elle souffla un bon coup et inspira. Elle regretta de ne pas avoir mit son masque à gaze. Il était dans son sac comme son équipement, toute sa vie… Mais elle ne pouvait se permettre de le mettre maintenant et de se faire repérer. Oui, se faire plus repérer que ce qu'elle avait déjà fait. Elle se redressa avec difficulté comme si chaque mouvement n'était plus un automatisme ou un réflexe mais devait être pensé précisément pour marcher.

Elle s'avança dans la ruelle, incapable de savoir où elle était tombée. Soudain, quelque chose bougea à côté d'elle. Elle sursauta d'un mètre environs et se tourna. C'était un clochard affalé sur le sol qui venait de relever la tête vers elle. Il la scanna du regard et fronça les sourcils. Puis il se leva. Cette scène n'aurait pas choqué Tasha avant ce soir, mais là, elle était tétanisée. Elle avait l'impression qu'il savait ce qu'elle avait fait. Il s'approcha d'elle et Portal resta interdite. L'homme tendit la main et marmonna. Parmi la bouillie de mots la jeune fille comprit "monnaie" elle secoua la tête négativement. L'homme ne parut pas satisfait de la réponse. Il fit un pas en avant, resserrant dangereusement le vide entre lui et elle. Il réitéra son geste d'un air un peu plus déterminé. Il marmonna quelque chose du genre "je sais que tu en as" et s'avança, voyant que la gamine ne réagissait pas vraiment. Il finit par commettre l'impensable : il lui saisit le bras.

La réaction ne se fit pas attendre. Telle une attaque épidermique violente, Tasha dégagea vivement son bras et sa main gauche laissa échapper un portail bleu. Juste sous le vieux. Alors qu'elle recula pour se mettre contre le mur et que le clochard constatait la lumière bleue sous lui, Tasha leva la main pour essayer de s'expliquer mais le faisceau partit de sa main droite créant un portail rouge. Les deux portails étant mit en place pour créer un passage, le vieux tomba dans le portail bleu pour en sortir du portail rouge un peu plus haut sur le mur. Il s'effondra à terre devant Portal paniquée qui commençait déjà à crier, n'osant pas aller voir si le vieux était vivant ou mort… Elle était prise de tremblements incontrôlables et des larmes lui coulaient le long des joues. Elle était incapable de bouger. Deux morts en une nuit ? Elle ne pourrait pas le supporter.


Dernière édition par Portal le Lun 6 Déc - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hello Darkness my old friend... [Portal & Will Porter]   Lun 6 Déc - 21:04

    « Regarde maman y’a un homme tout nu las-bas ! »
    « Oh mon dieu ! »
    Il venait de se faire repérer par un gamin. Will courut dans la ruelle la plus proche pour éviter le scandale. Merde ! Comment est-ce qu’il avait pu en arriver la ? Tout était arrivé si vite. Il courait dans les ruelles presque nu, seul son boxer gardait ce qui lui restait d’intimité cachée. Il fallait qu’il trouve quelque chose à se mettre sur les épaules. On avait beau être en été, la nuit était plutôt fraiche pour se balader à moitié nu.

    -----------------------------------
    20 minutes plus tôt

    « Will ? »
    « Hmm ? »
    Grace venait de le réveiller. Il se retourna dans le lit et lui tourna le dos. Elle se rapprocha de lui et lui caressa le dos.
    « Tu m’aimes ? »
    « Je dors Grace… »
    « Parce que moi je t’aime. »
    « Oui, oui c’est bien allez dors maintenant. »
    Elle se releva alors, sans doute un peu vexée puis lui secoua le bras pour le réveiller. Il resta de marbre.
    « Tu sais … Je serais prête à le quitter pour toi… »
    Et ca y’est c’était reparti pour une petite scène… Will se retourna brusquement pour lui dire ses quatre vérités mais avant qu’il pu placer un mot on entendit la porte d’entrée située au rez-de-chaussée claquer.
    « Chérie ! Je suis rentré ! »
    Grace affolée, sortit du lit à toute vitesse.
    « Ciel ! Mon mari ! »
    « Quoi ? »
    Will était à présent complètement réveillé. Il fallait vraiment que ca tombe sur lui, Donald, le mari de Grace ne devait rentrer que dans 5 jours et pourtant il était là. Quelle poisse !
    « Vite il faut que tu partes ! »
    Grace chuchotait, son visage était convulsionné de peur, ce qui fit sourire Will.
    « Tu te fout de moi ? Tu veux pas que je passe par la fenêtre tant que j’y suis ? »
    Grace le regarda alors gravement.
    « Non. N’y pense même p… »
    Mais avant qu’il est eu le temps de finir sa phrase elle l’avait déjà acculé jusqu’à la fenêtre.
    « Will ! S’il nous trouvent il nous tuera tout les deux ! »
    « Chérie ? »
    La voix venait à présent du couloir du premier étage.
    « Vite ! »
    La jeune mariée pris d’angoisse poussa alors son amant qui tomba à la renverse dans le jardin. Le choc fut douloureux et Will échappa un gémissement de douleur. Il regarda la fenêtre ou il se tenait il y’a à peine quelques secondes et aperçu le visage de Grace apparaître derrière le rideau. Elle laissa échappé un dernier cri étouffé avant de se retourner pour accueillir son mari.
    « Je t’aime ! »
    « J’te hait ! »
    Il resta quelques secondes allongé sur la pelouse, Ses coudes et ses genoux lui faisaient mal. Il tenta instinctivement de saisir sa chemise pour se rendre compte qu’il l’avait oublié dans la chambre. Il poussa un juron dans la nuit sombre tout en se maudissant lui-même. Bordel ! Sale nuit. Il fallait qu’il bouge.

    -----------------------------------



    Toujours caché dans une ruelle sombre, Will observait maintenant un homme qui passait pas très loin. Encore quelques secondes et il serait à portée pour l’intercepter. 3 … 2 ... 1 ... Avec une rapidité étonnante son bras saisit l’homme par le col et l’emmena dans l’obscurité.
    « Aaaaaah ! Qu’est ce que vous me voulez ?! Prenez mon argent si vous voulez ! »
    « Tes fringues suffiront ! »
    « Quoi ? »
    Quelques minutes plus tard Panic sortit de la ruelle et arriva sous un lampadaire, il était vêtu d’un 2 pièces marron, très laid, mais qui suffisait pour le moment. Décidemment la soirée était mémorable il avait fait 3 patés de maison presque nu.
    À présent il était plus calme et prenait son temps pour marcher dans les rues. Il n’avait aucune idée d’ou il se trouvait mais à l’image des maisons qui se dessinaient il semblait qu’il avait couru jusqu’au Bronx, ou peut être était-ce le New Jersey… Peu importe. Évitant les grandes rues il passait de ruelles en ruelles avec l’espoir de trouver un accès aux égouts ou aux rames de métro ou il pourrait alors retrouver le QG des rebelles après une petite demi heure de marche. Les ruelles se ressemblaient toutes et pas moyen de trouver une bouche d’égout… Il tourna à un croisement quand soudain il aperçu deux silhouettes au bout de la rue, la première était assez grosse et difforme, la seconde en revanche était plus petite et plus fine. Une agression ? Will avait déjà assez d’ennui pour jouer au chevalier servant. Il commença à changer de direction quand une lumière bleu attira son attention, elle provenait de l’autre côté de la rue la ou les silhouettes se tenaient juste auparavant. La lumière bleue éclairait toute la rue. Maintenant il savait à qui il avait affaire et fut attiré inexorablement vers cette lumière. Une deuxième lumière apparaissa alors à côté, rouge cette fois-ci. Will n’était plus qu’a une dizaine de mètres à présent, les lumières étaient en fait des sortes de cercle de couleur. Un cri retentit alors, un cri d’effroi, il en avait entendu tellement ces temps-ci … Will aperçu une jeune fille, plantée là, totalement crispée devant le corps inanimé d’un homme, sans doute un clochard. La jeune fille était en pleurs. Alors ? Mutante ou pas mutante ? Will en mettrait sa main à parié qu’elle avait quelque chose à voir avec ses cercles rouges et bleus qui se trouvaient à proximité. Le tout était de ne pas l’effrayer vu qu’elle semblait en état de choc. Will leva les deux mains devant lui comme pour montrer qu’il n’était pas un danger, il était à présent à quelques mètres d’elle. Lorsqu’elle l’aperçut Will engagea tout de suite le dialogue
    « Vous n’avez rien à craindre. Je ne suis pas la pour vous blesser, au contraire … »
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MessageSujet: Re: Hello Darkness my old friend... [Portal & Will Porter]   Lun 6 Déc - 22:40

Autour d’elle tout avait comme ralenti doucement. Elle avait les yeux fixés sur le corps de l’homme gisant. Il semblait respirer doucement mais sonné. En fait, son dos se gonflait et se dégonflait régulièrement. Mais Portal ne voyait pas vraiment le vieil homme à terre en fait. Non, elle voyait encore le jeune. Ce jeune homme n’ayant rien fait et qui lui aussi avait gît comme ça auparavant. Il était aussi tombé, mais de plus haut… Combien ? Environs 9000 mètres assez facile vu la durée de l’ouverture d’un portail et la vitesse de chute… Non non non il ne fallait pas qu’elle calcule elle allait encore plus paniquer et manquer l’évanouissement. En fait elle avait de petits vertiges. En plus la lumière qu’offraient les portails lui brouillait encore un peu plus le regard. Elle était dans une sorte de royaume ou tout était flou et tout tanguait doucement au rythme de ses battements de cœurs. Des fois l’image se troublait mais elle se recentrait tout le temps sur l’homme et son corps et son inactivité angoissante. Elle aurait presque voulue qu’il l’attrape à la gorge, qu’il la tue, qu’il lui crache à la gueule, qu’il la violente, qu’il la viole dans l’ordre qu’il voulait, mais surtout elle ne voulait pas tant de passivité. Elle voulait qu’il bouge, elle voulait savoir qu’il allait vivre pas comme d’autre… Ses pensées tournaient encore et encore dans un ballet incessant. Sans jamais trouver de fin, comme le chien se mordant la queue elle pensait successivement au vieux monsieur à la mort au jeune qu’elle avait tué et ainsi de suite jusqu’à revenir au premier, passer au second, au troisième et encore une fois… Elle semblait presque entendre le rythme d’une valse… Et un deux trois et un deux trois et un deux trois et un deux trois et un deux trois et un deux trois et un deux trois… Mais la valse prit soudainement fin lorsqu’elle vit du coin de l’œil un mouvement, encore. Elle sursauta, encore. Un jeune homme, pas plus de 30ans. Il était habillé en brun et il contrastait étrangement avec son costume. En fait il avait l’air de ne pas avoir été taillé pour lui. Il avait levé les mains et avait dit quelque chose. Mais dans son brouillard visuel, Tasha s’était aussi perdue dans un brouillard visuel épais. Une sorte de bouillasse de sens. Si Baudelaire avait inventé la synesthésie, Tasha venait d’inventé la ratatouille des sens. Elle ne savait pas si elle voyait les sons, entendait les images ou touchait les goûts. Elle ne savait simplement pas quoi utiliser comment.

Finalement son rythme cardiaque ralenti à un rythme un peu plus « humain » dirons-nous. Doucement, la tierce présence que représentait le jeune homme avait coupé la boucle infernale et infinie dans laquelle elle s’était perdue et enfoncée hors du temps. Il était une sorte de rebord auquel elle s’était accrochée pour sortir de son train de penser. Elle se concentrait à présent sur le garçon bizarre. En effet, bizarre. Déjà pour le lieu. Quelqu’un qui arpente les ruelles glauques et dangereuses est bizarre. Oui, comme elle. En plus il ne semblait pas plus paniqué que ça à la vision des portails. A ce moment là, des centaines d’hypothèses naquirent dans la tête : c’était un agent gouvernemental qui l’avait repérer lorsqu’elle avait tué le jeune et il l’avait suivit grâce à une antenne satellite à travers toute la ville et à présent il allait la tuer pour éviter qu’elle ne parle. De quoi ? Tasha n’en savait rien mais c’était forcément ça. Ou alors c’était un ami du mort et il venait pour la tuer ou alors la kidnapper, lui retirer ses organes pour les vendre au marché noir et ensuite récupérer sa peau pour la vendre à un chirurgien esthétique frauduleux. Oui oui c’était ça ! Ou alors c’était aussi un clochard et il venait défendre son ami ou son compagnon (ne soyons pas restrictifs) et il allait la tuer sauvagement parce qu’il avait perdu toute humanité à force de vivre dans la rue… Les hypothèses s’enchaînaient vite, amenant Tasha à une conclusion : il fallait s’expliquer. C’est pas comme ça qu’on fait dans la société ? On s’explique de nos actes devant nos pairs qui nous jugerons ensuite coupable ou non coupable. Mais ses pairs ces derniers temps n’étaient pas des plus sympathiques envers les gens « de son genre ». Rha ce qu’elle détestait ça, se sentir coupable avant même d’avoir commit l’irréparable. Avant même cette soirée, où elle avait tué quelqu’un, elle était coupable. Dès l’instant où elle était née elle avait été coupable pour le reste de sa vie et sur son front brûlait le mot « guilty » en gros, en noir, en sale. Car les coupables sont sales, c’est comme ça qu’on se plait à les voir. On ne voit pas l’humain derrière le masque, on voit le simulacre qu’on a construit autour d’une personne pour porter tout le poids de sa culpabilité, pour recevoir la haine des gens. Une haine abstraite et portée seulement sur le désir d’haïr quelqu’un. Les gens doivent haïr quelqu’un ou quelque chose. Ainsi, on reporte le fardeau de ses propres fautes sur le fardeau d’un autre porté publiquement comme étant celui à détester. Et Tasha ne voulait pas finir comme ça. Même pas Martyre elle serait. Elle ne serait qu’une assassin quelconque qu’on devait détester car elle s’était détachée de la société avec le luxe d’enlever une vie sur son chemin. Et pourtant ce n’était pas son genre de jouer à la diva dans un vieux film des années 50. Non. Elle ne portait pas de boa immense et ne fumait pas avec un porte cigarette de 15kilomètres de long. Elle ne détachait pas non plus ses syllabes pour les faire claquer sur sa langue et se donnait une prestance de speakerine. Elle ne se baladait pas non plus dans une robe droite à frange en se déhanchant sous le nez d’homme en costume trois pièces inévitablement attirés par ses longues jambes ayant attirées à elle la gravité de la pièce. Elle n’avait pas cette atmosphère qui l’enveloppait et envoûtait les hommes. Elle n’était pas cette tigresse qui manipule tout le monde pour enfin tuer l’homme riche et récolter son argent. Elle n’était pas jetée en prison en brisant le cœur du commissaire tombé éperdument amoureux d’elle, lui promettant de venir la chercher… Non.

Elle serait sûrement jetée dans une prison faite pour elle, petite et isolée. Elle serait arrêtée, interrogée avec tellement de simplicité qu’elle était déjà désespérée devant le manque de romantisme de la chose. On se fait toute une image de la mort, du meurtre, de l’enquête, de l’arrestation. Tout une sorte de cérémonial entourant des choses moches, simples et pathétiques. Le corps n’est pas beau. Le corps n’est rien qu’une machine marchant et s’arrêtant un jour de fonctionner. Et comme une machine qui ne marche plus, le corps est absurde et inutile. Ainsi elle avait peur de ça : devenir absurde et inutile. Il ne fallait pas le devenir, non, pas inutile, non, pas absurde. Pourtant, elle ne trouvait pas d’explications logiques à fournir… Tout ce qui sortit de sa bouche fut simplement :

« Je… C’est pas ce que je voulais faire… Je voulais juste qu’il me lâche… Juste qu’il me lâche et puis… Enfin, je ne l’ai pas voulu… Non non non… je ne l’ai pas voulu du tout. »
Tasha se parlait largement plus à elle qu’au jeune homme sortit de nulle part. Elle voulait se convaincre. La puissance de paroles dites est deux fois plus forte que celles qu’on retient dans sa gorge et qu’on se dit dans sa tête. Là on sent la réalisation de ce qu’implique les mots. On en goûte vraiment le sens.
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MessageSujet: Re: Hello Darkness my old friend... [Portal & Will Porter]   Mer 4 Mai - 22:28


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