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 Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]

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MessageSujet: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Lun 18 Juil - 20:40

*L'été est enfin là. Après un printemps pluvieux et froid à se geler sous un arbre ou un pont. Certains peuvent penser que c'est la meilleure saison pour un SDF, mais trop de touristes amènent trop de problèmes. Tout d'abord les autorités n'aiment pas faire étalage de la misère humaine. Ils veulent nous cacher, nous faire disparaitre pour que le monde ne sache pas que nous sommes là. Et pourtant nous existons. Cruelle et ironique analogie avec les mutants. Et le pire dans tout ça c'est que je fais partie des deux mondes.*
*D'un coté la lumière ou du moins ce qu'il appellent comme tel, avec les apparences, les faux semblants. Tous des hypocrites qui passent devant moi en détournant le regard comme si je n'existait pas, qui font comme s'ils pouvaient vaincre la misère simplement en refusant son existence. De l'autre les ténèbres, l'oubli, l'indifférence qui sont devenues mon quotidien. Finalement ce n'est que justice pour les crimes que j'ai commis par le passé. Finalement c'est mieux pour moi, l'oubli et la solitude afin que nul ne se souvienne de moi, de mes erreurs, de mon passé, de mon pouvoir... *
*Maudit pouvoir, lui qui m'a fait tourné la tête, m'a fait croire que j'étais le plus fort, que les lois de ce monde ne s’appliquaient plus à moi. Que de mal j'ai pu faire dans ma bêtise et mon ignorance. Au moins aujourd'hui ce fichu pouvoir n'a plus lieu d'être, même si je sais qu'il est toujours là, quelque part en moi. Maintenant c'est une autre sorte de pouvoir qui semble diriger ma vie: L'ignorance. Je me sent comme la femme invisible. Les gens passent devant moi et font comme si je n'existait pas. Cela pourrait être excitant, si cela ne durait pas jour après jour sans arrêt.*
*Encore heureux que mon pouvoir ne soit plus vraiment là, qu'il soit en sommeil et invisible aux yeux des hommes. Déjà que je suis un paria de la société parce que je suis un SDF, que se passerait il s'ils savaient que je suis un méta-humain ? Mutant, Méta_humain quelle différence ? Tous fourrés dans le même sac, haïs et méprisés par tous. La différence engendre la peur, la peur engendre la haine, et la haine engendre la violence. Hier c'étaient les noirs, les indiens ou les portoricains qui subissaient ça. Aujourd'hui ce sont les mutants. Et non contents de tout ça, le gouvernement à voté cette fichue loi. A croire que la seconde guerre mondiale et son lot d'horreurs ne leur ont pas suffit. Au moins j'ai réussi à m'en servir pour quitter cette fichue prison. Mais pour quoi finalement ?*
*Depuis combien de temps suis-je assis sur mon banc, la main tendue, perdu dans mes pensées ?*

Owen lève les yeux vers les passants, eux aussi l'ignorent. Le vieux chapeau posé entre ses pieds est aussi vide que son estomac. Le soleil s'est déplacé depuis qu'il s'est assis et le soleil cogne un peu trop fort sur son crane. Owen ramasse son chapeau, le remet sur sa tête puis se relève tant bien que mal à l'aide de sa cane. les jambes du vieil homme tremblent un peu mais il arrive à marcher tant bien que mal. Au fur et à mesure qu'il avance, la vie semble à nouveau circuler dans ses membres meurtris et son pas se fait plus régulier. Owen se dirige vers un autre banc à l'ombre des arbres lorsque sa cane et son pied droit dérapent soudainement.
Il chute violemment au sol sans même avoir le réflexe de se retenir. sa cane vole au loin tandis qu'il 'entend un rire mauvais.

-"Et alors papy, on tiens plus sur ses guiboles ??"

Owen se retourne tant bien que mal pour voir la personne qui vient de parler, et il comprend que c'est à cause d'elle qu'il est tombé. Le vieil homme est allongé aux pieds d'une sorte de voyou à la mine patibulaire et qui semble sourire de son mauvais coup. Il tient sa cane dans sa main droite comme s'il se demandait s'il n'allait pas s'en servir pour le frapper.

-"Qu'es ce que tu fiche ici vieux déchet ? T'es sur mon territoire, et les vieilles cloches j'aime pas les voir trainer là à fourrer leurs yeux et leurs oreilles n'importe où. C'est mauvais pour le business."

Owen essaye de ramper en arrière pour s'éloigner de lui, mais il bute contre quelque chose. En se retournant il s’aperçois que c'est un autre voyou. Celui-ci le repousse d'un coup de pied qui le fait rouler dans la poussière du chemin. Comme par hasard, les touristes et les passants ont quitté les lieux au plus vite, et le chemin est maintenant désert à par les deux voyous et le vieux SDF. Mais qu'attendre d'autre de ces lâches qui se soucient de leur prochain comme de leur dernière paire de chaussettes ?

-"S'il vous plait, laissez moi partir, je ne mettrai plus les pieds sur votre territoire, promis. Mais ne me faites pas de mal !!"

-"J'aime bien qu'on me supplie. Mais j'aime encore plus défoncer la tronche des cloches dans ton genre. Alors ça oui tu mettra plus les pieds ici, mais pas parce que tu sera parti. Plutôt parce que tu va finir dans un sac à la morgue."

Joignant le geste à la parole, le voyou lève la cane d'Owen pour le frapper avec. Il ferme les yeux et lève les bras pour se protéger en attendant le premier coup...


Dernière édition par Owen Reece le Mer 23 Nov - 13:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Ven 22 Juil - 22:05

Le planeur violet à l'éclat métallique se situait en hauteur, presque à la limite de son altitude maximale. Vu du sol, il se confondait facilement avec un prédateur volant, et son sifflement sinistre ne résonnait pas assez fort pour parvenir aux oreilles des nombreux New-yorkais présents. Ainsi embusqué, le Bouffon vert n'éveillait aucun soupçon. Dans l’incapacité de permettre le vol en sur-place, l'engin de mort opérait depuis plusieurs minutes un large cercle à vitesse réduite au-dessus du plus célèbre parc de la ville qui ne dort jamais, laissant largement à son conducteur l'occasion de surveiller les mouvements qui avaient lieu au sol. Ce dernier, entièrement revêtu de sa tenue d'un vert d'émeraude, promenait un regard menaçant parmi les ormes feuillus et les fins frênes de Central Park, son attention principalement fixée sur une silhouette lointaine et solitaire. Ni le vent froid des hauteurs, ni la réverbération du soleil sur les lacs du parc, ni la distance réduisant chaque individu à un soldat de plomb animé ne le détournaient de son objectif.

* Il est toutefois regrettable que mon casque ne dispose pas de jumelles intégrées...Devoir me fier à ma seule vue ne me facilite pas la tâche... * Songea Norman tandis que la silhouette de fourmi qu'il s'efforçait de ne pas perdre des yeux se mit à bouger.

Sa curiosité ravivée par la mise en mouvement du vieil homme, l'ancien businessman prit le risque de se rapprocher du sol d'une dizaine de mètres, effectuant une descente en diagonale avant de reprendre la spirale de sa trajectoire initiale. Désormais assez près pour pouvoir différencier les hommes des femmes et pour distinguer nettement la tête du corps des marcheurs, l'agent Osborn put assister à un début de migration de la part de son centre d'intérêt tandis qu'un jeune homme s'avançait à se rencontre. Une lueur d'excitation enflamma le regard d'ordinaire professionnel de Norman alors qu'Owen Reece basculait maladroitement vers le sol.


* Oui ! C'est ça, mes jolis agneaux ! Craquez donc l'allumette qui déclenchera le brasier de votre destruction... Jubila le Bouffon de son insupportable voix aigre, s'attendant indéniablement à voir l'homme Molécule ressurgir de derrière le masque dOwen pour châtier ces misérables moucherons. Mais... Que ? Aaaaarrrggghhh ! Stupide vieillard incapable ! * Fulmina l'alter-Ego d'Osborn en voyant l'objet de ses espérances s'avachir à terre sans réagir, subissant le joug de deux malheureux idiots qu'il aurait pu tuer sans effort.

Droit comme un I sur son planeur, le responsable du projet Thunderbolt lança un dernier regard écœuré en direction de la chétive et pitoyable créature qui avait autrefois donné du fil à retordre aux Quatre Fantastiques, avant de déplacer tout son poids sur son genou gauche pour réaliser un virage sec à 180°.


" Adieu, M. Reece. J'ai pitié de vous. " Cracha le quadragénaire par-dessus son épaule, ses mots emportés par le vent.

Flash-Back

Comme à l'accoutumée, Norman Osborn se trouvait assis à son bureau de la Stark Tower, occupé à réfléchir puissamment à la façon dont il allait bien pouvoir mener à bien ses objectifs personnels. L'atmosphère studieux et les piles de dossiers impeccablement rangées de la pièce auraient pu laisser penser que Tony Stark avait enfin daigné accorder une secrétaire à son employé, ce qui n'était absolument pas le cas. On avait installé les quartiers des Thunderbolts à un étage intermédiaire, un peu pour rappeler qu'ils n'appartenaient pas aux hautes instances de l'Initiative, mais surtout parce que les étages intermédiaires pouvaient êtres saturés d'agents du S.H.I.E.L.D. en quelques minutes. Chose étonnante : la méfiance ambiante n'avait pas le moins du monde surpris l'ex-supercriminel lorsqu'il s'était installé. Et depuis, le parfum musqué de la peur avait durablement imprégné les murs, se mariant parfaitement à la tension qui régnait quotidiennement parmi les membres du personnel chargés de travailler à côté d'anciens meurtriers. L'ensemble faisait à présent partie du décor, était devenu familier pour le businessman à la coiffure gominée.

Tapotant distraitement de l'index sur son bureau, Norman relisait pour la cinquième fois le rapport qu'il avait réussi à extirper du fichier central de l'Initiative en mêlant persuasion, manipulation et piratage informatique (rien de strictement illégal, naturellement). Il y était question d'une rencontre classée secret défense entre un employé du Gouvernement et le détenu Owen Reece de Ryker. Pour y avoir été interné dans les quartiers de haute sécurité, Osborn connaissait bien la prison insulaire et sa faune. Il y courait quantité d'histoires, la plupart de simples bruits de couloirs répétés par les gardes, et probablement inventés par l'un d'entre eux pour rompre avec la monotonie du quotidien. En revanche, certains on-dits plus crédibles avaient fait état "d'accidents" incluant Reece, des évènements ayant entraîné la blessure ou la mort suspecte d'un ou plusieurs détenus sans qu'à aucun moment une enquête n'ait été ouverte. En dépit de tous ses efforts, celui qui se faisait autrefois surnommer le Bouffon Vert n'était jamais parvenu à démêler le vrai du faux de ces racontars, ne sachant pas si Owen s'était contenté de poignarder ses agresseurs ou si il avait fait appel à ses ressources personnelles. Ces préoccupations lui étaient plus ou moins sorties de la tête à sa libération conditionnelle, avant de lui revenir en apprenant que le vieil Homme Molécule avait été lui aussi gracié.


* Voilà bien une surprenante histoire... Un premier rapport relate une rencontre avec le détenu Reece. Rien n'y est indiqué de précis, si ce n'est que l'entretien aboutit à une conclusion des plus prometteuses. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que le vieux scientifique possédait quelque-chose que le Gouvernement recherchait. Or, que peut bien posséder un super-criminel prisonnier depuis plus de quarante ans, si ce ne sont ses pouvoirs ? Une cachette secrète ? Une arme, dissimulée à l'abri de la convoitise, et qui pourrait devenir utile dans le contexte actuel ? Raisonna l'employé de l'Initiative, le menton calé dans la paume de sa main et un coude appuyé sur son bureau froid. Un froncement de sourcils trahissait sa réflexion. Seulement, il y a cette allusion à un recrutement... Ce qui ne laisse guère place à l'imagination : inutile de recruter une personne si on ne désire que lui extorquer une information. On lui offre un cadeau, une monnaie d'échange, et pas un contrat d'embauche... Donc, on vient chercher Owen Reece à Ryker, dans le but de lui faire une proposition similaire à la mienne : sa liberté en échange de sa coopération. Jusque-là, rien que de très classique. Mais alors, pourquoi la procédure a-t-elle été gelée ? *

Car c'était effectivement le cas. Aucun employé de l'Initiative n'avait été enregistré sous le nom de Reece, Owen. C'aurait pu être le signe d'un changement d'identité convenablement réalisé si un certain Owen Reece, septuagénaire, n'avait pas reçu des papiers d'identité récemment, et si un tampon rouge d'aspect officiel ne précisait pas "gracié". Le rapport expliquait simplement que le projet avait été abandonné, venant se poser en totale contradiction avec ce que le reste des écrits laissaient penser. Un revirement difficilement qualifiable d'anodin, qui intéressait le quadragénaire pour l'espoir qu'il représentait. Mû par son désir de renforcer les Thunderbolts en grossissant leurs rangs, Norman n'avait pas mis longtemps à envisager d'intégrer l'Homme Molécule dans son unité spéciale. Un homme doté de tels capacités, et disposant d'un passé aussi glorieux que riche en expérience, constituait évidemment un allié de poids pour faire chuter Stark. Cependant, la zone d'ombre entourant son retour à la vie civile tempéra les ardeurs du Bouffon vert, l'enjoignant à faire preuve de prudence. Le responsable du projet Thunderbolt, au vue du peu d'éléments dont il disposait pour décider si oui ou non il devait essayer de recruter Reece, résolut d'aller puiser les détails de l'histoire à la source. Une chose d'autant plus aisée que Reece (qui était tout de même discrètement surveillé, par mesure de précaution) fréquentait toujours la même zone. Ne restait plus qu'à patienter jusqu'à ce qu'une mission l'envoie dans le secteur, et ensuite de traîner un peu dans les parages.

Back to Present

Norman regrettait d'avoir autant perdu son temps. Il était pourtant logique de penser que, si le Gouvernement s'était désintéressé de l'ex-Homme Molécule, ce pouvait tout simplement être parce que ce dernier n'était plus capable d'user de ses pouvoirs. Toutefois, l'intérêt passager qu'avait suscité l'un des plus vieux détenus de Ryker's island invalidait facilement cette théorie. Dépossédé de ses dons, que restait-il donc à Reece ? Un savoir, une aptitude particulière ? Plus il y réfléchissait, et moins Osborn n'y voyait la moindre cohérence. Néanmoins, les faits étaient là : le célèbre méta-humain s'était retrouvé en situation d’agression, et n'avait pas su se défendre, même faiblement. L'évidence ne se discutait plus : l'Homme Molécule n'existait plus.


"Agent Osborn ? Puis-je savoir ce que vous fabriquez au-dessus de Central Park ? "

Sans prévenir ni s'annoncer, l'homme de permanence à la tour de contrôle de la Stark Tower se mit à aboyer sèchement dans l'oreillette du pilote du planeur, qui étouffa à grande peine un juron. La régie ne se donnait même pas la peine de prétendre ne pas surveiller en permanence les faits et gestes de celui qui avait terrorisé tout New-York sous le pseudonyme du "Bouffon vert". Professionnels et aussi aimables que des portes pénitentiaires, les techniciens du service logistique n'avaient qu'une hantise : que Norman réussisse à échapper à leurs radars. Nul briefing n'avait été nécessaire pour faire comprendre à ces employés de l'Initiative toutes les horreurs que le Némésis du Tisseur était à même de perpétrer si jamais on commettait l'erreur de lui laisser trop de mou. Et à dire vrai, l'intéressé avait largement participé à la paranoïa générale, en faussant compagnie à ses chaperons deux ou trois fois. En réponse, il lui devenait de plus en plus compliqué de mettre un orteil en-dehors de son bureau, et ses velléités de prise de pouvoir en pâtissaient durement. Cerise suprême sur le gâteau : l'intangible spectre de sa Majesté Starkienne planait désormais au-dessus de la tête du responsable du projet Thunderbolt, aussi menaçant et prégnant qu'une épée de Damoclès. Ou un couperet de guillotine. Lequel ne manquerait pas de s'abattre sur le crâne du businessman lorsque viendrait l'heure de la confrontation avec son "cher" employeur.

* Aïe ! On dirait bien que je vais devoir me montrer us que convaincant, cette fois... J'imagine que c'est ma rencontre avec Marko qui les a autant énervés. A moins qu'ils ne m'en veillent encore pour cette histoire avec la pyrokinésiste... Ou alors c'est une autre chose, peu importe, de toute façon. Comment m'en sortir sans heurt ?

- Envoies-les paître, Norman ! Jettes donc cette foutu oreillette loin de nous, et fonces tout détruire dans cet étron géant qu'ils ont l'indécence d'appeler "ville" ! *

Le voltigeur schizophrène à la coiffure gominé ne prêta pas attention à cet écho faible et chimérique. Il savait que, grâce au traitement du S.H.I.E.L.D., le bouffon n'aurait plus l'énergie de babiller avant de longues et savoureuses heures. Et il gaspillait l'ensemble de ses forces pour émettre des commentaires aussi inutiles que grossiers. Comment Norman avait-il pu se retrouver esclave d'une abomination à ce point impulsive qu'elle en perdait le sens des réalités ?

"Agent Osborn, ici Central. Vous nous avez indiqué le succès de votre intervention sur Central Park North il y a plus de dix minutes. Vous devriez déjà être rendu sur la trente-sixième avenue pour stopper un automobiliste ayant perdu le contrôle de son véhicule ! Justifiez votre présence dans ce secteur aérien ou nous vous neutralisons séance tenante ! C'est notre seule et unique ultimatum ! "

C'est avec froideur et brièveté que l'interpellé répondit.

- Ici Osborn, Central. Je viens d'assister à une agression physique caractérisée sur une personne sans défense et je m'apprêtais à intervenir, comme cela est spécifié dans la liste de mes prérogatives.

Devoir sauver la mise à un misérable déchet dégoutait par-avance le vigilant traqueur. Malheureusement, en-dehors de cet incident, les environs étaient d'un ennui mortel, totalement paisibles et calmes. Entre ça et être prit en flagrant délit de désobéissance avec enregistrement audio, son choix (cornélien) avait prestement été fait. Il poursuivait déjà la courbe de son demi-tour pour le transformer en un 360° lorsqu'une réponse, dégoulinante d'amertume et de suspicion, grésilla vers son tympan :

" Entendu, Agent Osborn. Une patrouille va se charger de la mission que vous auriez dû remplir. Et n'y consacrez pas plus de temps que nécessaire ! Terminé."

La première chose que l'ancien Bouffon vert remarqua, c'était qu'Owen Reece était entouré par deux silhouettes patibulaires debout, tandis que lui-même persistait à coller au plancher des vaches tel un vermisseau. Sans perdre un instant, Norman s'inclina pour descendre en pente raide, choisissant une trajectoire serrée lui permettant d'accélérer plus que si il avait suivi la diagonale le menant à son objectif. Le but était de faire une quasi-chute pour maximiser l'accélération avant de redresser au dernier moment pour parcourir les dizaines de mètres le séparant de Reece en un éclair. Maître de l'équilibre lorsqu'il chevauchait son planeur, le quadragénaire se laissa tomber comme une pierre, imitant la manœuvre ancestrale des oiseaux de proies pour fondre sur Central park. Le décor autour de lui devint flou, commençant petit à petit à perdre sa dominante bleu azur pour devenir un patchwork de vert bouteille et de bruns. La brutalité de l'accélération comprima les membres de l'agent en action, lui donnant l'impression de plonger dans un liquide aussi impalpable que la brume et aussi dur que le roc. Rapprochant ses bras de son torse pour réduire l'influence de la résistance de l'air, il se vouta pour concentrer sa masse et grappiller davantage de vitesse, frôlant les deux cents quatre-vingt kilomètres par heure tandis qu'il parvenait aux premières cimes. Rendu à une aussi basse altitude, et avec une telle célérité, le sifflement sinistre de l'engin volant en devenait suraigu, agressant. Le Bouffon n'en avait cure, car son attention était concentrée sur sa conduite. Le temps parut ralentir, alors que sa descente l'amenait à moins de six mètres des lampadaires éteints à cette heure de la journée. Le temps que son œil transmette l'information à son cortex, que celui-ci décrypte et analyse l'image puis qu'il prenne une décision et envoie la commande motrice aux muscles, quelques centaines de millièmes de secondes, le responsable du projet Thunderbolt serait mort. Mais c'était loin d'être le cas.

Une boucle réflexe ordonna aux jambes puissantes du pilote de redresser dès qu'il fut en mesure de voir le détail de l'asphalte, provoquant un changement de direction qui étouffa temporairement le sifflement du planeur, avant que ce dernier ne reprenne de plus belle, montant graduellement en intensité au fur et à mesure que le prédateur se rapprochait de sa proie.


* Je n'aurais pas le temps d'atteindre le point de rencontre assez tôt. Évalua rapidement l'ennemi juré de Spiderman en avisant la canne tendue et prête à venir frapper Reece. Mais même si j'adorerais laisser ce débris recevoir la correction de sa vie, il y a trop de témoins pour que je fasse semblant de ne pas pouvoir agir. Dommage... *

A contrecœur, Norman se saisit sans difficulté d'une petite boule fixée magnétiquement à sa ceinture, avant d'enfoncer l'unique bouton figurant à sa surface et de projeter de toutes ses forces la sphère en une courbe légère. L'objet, lancé depuis un planeur dépassant les deux-cents cinquante km/h par un bras capable de soulever quatre-vingt dix kilos aisément, fila comme une flèche, son petit gabarit la protégeant des frottements. Puis, rendue à mi-course, elle éclata avec un claquement métallique, libérant deux lames incurvées tourbillonnantes. Ces dernières sectionnèrent proprement la canne à cinq centimètres de la main du jeune homme qui prévoyait de l'abattre sur sa victime, faisant choir dans l'herbe la majorité de l'ustensile. Et dans l'intervalle, le lanceur des lames avait poursuivi sa course, zigzaguant fluidement entre les troncs, dédaignant tous les doigts pointés sur lui et les bouches grandes ouvertes de stupeur (ou d'effroi, peut-être). Calculant soigneusement son arrivée, il sauta du planeur tout en activant la commande d’atterrissage automatique, et se réceptionna une jambe tendue et une main au sol, devant le nez du plus proche agresseur de Reece. Le turbulent jeune homme n'aurait pas survécu à l'impact d'un appareil lancé à grande vitesse, et Osborn pressentait plus qu'il ne savait qu'un décès causé par une de ses interventions aurait signé son retour sans délai pour la prison. Son vis-à-vis avait dû avoir une sacré surprise en essayant de frapper avec sa canne imaginaire. Sans attendre qu'il comprenne quoi que ce soit à la situation, le responsable du projet Thunderbolt expédia un poing de la puissance d'un boulet dans le thorax du voyou, qui se plia en deux, le souffle coupé. D'un même mouvement, Norman plaça son autre main sous l'entrejambe de son adversaire avant de pivoter et de le lancer sur son comparse, qui s'écroula comme une quille. Pas le moins du monde essoufflé, le "héros" bomba le torse, avant de débiter l'habituel jargon législatif sans lequel il n'était autorisé à ne rien faire :

" Plus un geste ! Je suis un agent du S.H.I.E.L.D. Vous avez été surpris en train de vous en prendre à une personne dans l'incapacité de se défendre, ce qui est passible d'emprisonnement si votre avocat commis d'office ne s'avère pas suffisamment doué. Du reste, vous êtes autorisés à garder le silence, et tout ce que vous dites pourra et sera utilisé contre vous. "

* Barbant. J'étais déjà lassé avant même d'avoir commencé cet insipide laïus se voulant une justification honnête de l'usage de la force. *

Laissant les deux suspects rassembler leurs esprits, le quadragénaire dissimulé sous son masque grimaçant lorgna sur l'Homme Molécule. Ou son ombre. Ou un ersatz de ce dernier. Il avait fait exprès d'ajouter un couplet sur le côté "sans défense" de Reece, espérant contre toute attente que ce dernier, piqué au vif, ne réagisse enfin. Son planeur ronronnant sagement dix mètre derrière lui en reflétant l'éclat de l'astre solaire, le businessman en costume émeraude fit un pas en direction de la victime qui l'avait échappé belle. Il savait que d'ordinaire, les sauveurs aidaient les gens à se relever, mais toucher le vieillard était au-dessus des forces du célèbre sociopathe sous médication. Un bon compromis consistait à se montrer avenant, une solution pour laquelle Norman finit par opter.

" Est-ce que vous allez bien, Monsieur ? Tout est fini, vous pouvez vous relever. "

On demandait aussi aux victimes de venir faire une déposition, classiquement. Mais Osborn souhaitait se servir de l'excuse de la paperasse pour gagner du temps, et pouvoir s'entretenir davantage avec l'énigme que représentait le méta-humain. Jouer cette carte trop tôt serait du gaspillage, ce que le stratège calculateur ne pouvait pas se permettre.
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Dim 24 Juil - 23:05

Avant un orage, le temps semble comme suspendu, comme si tout s’arrêtait autour de soi, jusqu’à ce que le premier éclair ne zèbre le ciel, annonçant le début de l'orage proprement dit. C'est un peu ce que ressentit Owen lorsque le voyou leva le bras pour le frapper avec sa propre cane, une sorte de blocage temporel, d'attente interminable qui ne prendrait fin qu'avec le premier coup qui lui serait porté. Pourtant rien ne vint.
Un bruit terrible, voire terrifiant, semblable au cri strident de quelque monstre tout droit sorti d'un film d'horreur, se fit entendre derrière le malfrat. Owen ouvrit les yeux et dévala son bras juste à temps pour apercevoir un éclair orangé venir sectionner sa cane juste au dessus de la main du voyou. Le bout de cane tranché net semble flotter un instant immobile avant que les lois de la gravité ne reprennent le dessus et qu'il ne tombe sans un bruit sur le gazon du parc.
Le voyou semble tout aussi étonné qu'Owen et se retourne dans la direction d'où semble être venue l'attaque. C'est alors qu'une silhouette verdâtre tombe littéralement du ciel juste devant lui et lui décoche un coup de poing en pleine poitrine qui le plie en deux. Owen à même l'impression d'avoir entendu un horrible bruit de cotes qui se brisent. Puis sans même laisser le temps au malfrat le temps de tomber au sol, il l'attrape d'un seul bras et l'envoie voler sur son complice avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit. En quelques secondes les deux agresseurs d'Owen se retrouvent au sol, inconscients.
Owen, allongé sur le dos, relève la tête pour mieux faire face à la personne qui vient de lui sauver la vie, et ce qu'il voit le laisse perplexe. La vision qui s'offre à lui le fait se demander s'il doit être reconnaissant au ciel, ou bien s'il doit s'attendre à pire maintenant. Il faut dire que l'homme en costume vert avec cet horrible masque de démon aux yeux jaunes est tout sauf rassurant. Alors Owen ne peut que le regarder avec de grands yeux ou se mêlent stupeur, effroi et une pointe de soulagement.

" Plus un geste ! Je suis un agent du S.H.I.E.L.D. Vous avez été surpris en train de vous en prendre à une personne dans l'incapacité de se défendre, ce qui est passible d'emprisonnement si votre avocat commis d'office ne s'avère pas suffisamment doué. Du reste, vous êtes autorisés à garder le silence, et tout ce que vous dites pourra et sera utilisé contre vous. "


Étonnamment, l'apparition au masque vert semblait travailler pour le gouvernement, ce qui rassura un peu Owen, du moins dans l'immédiat. Après tout son apparence terrifiante était peut être voulue pour son travail. Néanmoins lorsqu'il fut certain que les deux malfrats étaient hors combat et qu'il se tourna vers Owen, le vieil homme eut du mal à réprimer un mouvement de recul.

" Est-ce que vous allez bien, Monsieur ? Tout est fini, vous pouvez vous relever. "
"Heu.... Merci... Je ... Je pense que ça devrait aller. Me relever ?? je ne sais pas. Attendez."

La voix tremblante d'Owen trahissait encore son effroi mais aussi le choc encore très fort de l'agression. Le vieil homme recula jusqu'au banc tout proche et s'appuya dessus pour se relever. Pourtant il ne se mit pas debout, mais se contenta de s'asseoir dessus, l'air fatigué et las.

"Merci encore monsieur. Sans vous je crains que ces deux voyous ne m'aient tabassé à mort. Décidément le monde est devenu bien sauvage."

Le vieil homme semblait encore très choqué par l'agression ainsi que par l'intervention du bouffon vert. ses mains tremblaient encore un peu comme sa voix, et il n'arrivait pas à regarder en face le visage, ou plutôt le masque, de celui qui l'avait sauvé. Owen se tenait encore la tête entre les mains à se remettre de ses émotions.

* Bon sang, il bosse pour le gouvernement. Ça veut surement dire qu'il sait qui je suis, voire même qu'ils me surveillent encore depuis que je suis sorti de prison. J'aurais du m'en douter. Mon pouvoir les intéressaient trop pour qu'ils lâchent le morceau aussi facilement. Heureusement que je n'ai pas utilisé mon pouvoir, sinon j'aurais été grillé. S'il était intervenu quelques secondes plut tard, je n'aurais peut être pas eu le choix.*

Owen se força à se redresser et à regarder son sauveur dans les yeux. Ce n'était pas facile et le vieil homme dut faire un gros effort pour lui adresser un petit sourire crispé avant de le remercier à nouveau.

"Encore merci monsieur. Avoir été secouru alors que tout le monde se fout de ce qui peut arriver à un malheureux SDF est déjà un miracle. Mais l'avoir été par un super héros au service du gouvernement est encore moins banal. Je crains de ne pas connaitre votre nom, ou votre surnom, malheureusement. Moi, je m'appelle Owen, Owen Reece."

Owen tendit une main tremblante vers celui qui l'avait sauvé sans savoir s'il était là par hasard ou bien s'il le surveillait pour le compte du gouvernement.

*S'il sait déjà qui je suis, il ne sert à rien d'essayer de cacher mon identité, sinon à me rendre encore plus suspect à ses yeux. Et s'il ne le sait pas encore, ça ne saurait tarder. Et puis rien ne prouve qu'il sache pourquoi j'ai été libéré.*




[HJ: Après quelques essais à la première personne, je préfère revenir à un RP plus classique à la 3eme personne. J'espère que ça ne choquera pas. J'essayerai d'éditer mes autres textes au plut tôt pour les remettre eux aussi à la 3eme personne...merci de votre compréhention...]
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Dim 30 Oct - 18:53

Autour d'eux, les promeneurs ayant assistés à l'intervention du Bouffon Vert s'étaient arrêtés, et commençaient à discuter de ce qu'ils avaient vu. Par petits groupes de deux ou trois, chacun y allait de son commentaire. Un badaud d'une vingtaine d'années pointa Norman avec insistance en faisant de grands moulinets des bras ; plus loin, deux joggeuses ne cessaient de se couper la parole, apparemment en désaccord. Habitué à cette réaction (qu'il jugeait par-ailleurs ridicule et tout à fait digne de la masse grouillante et stupide peuplant New-York), l'agent Osborn attendit de voir si la victime qu'il venait de sauver parviendrait ou non à traîner sa maigre carcasse jusqu'à un banc situé à proximité. Dans l'unique but de paraître amicale, l'homme à la tenue d'émeraude encouragea Owen d'une voix rassurante.

« Surtout, allez-y par étape. C'est ça, continuez. Respirez à fond, prenez votre temps. Je suis sûr que vous pouvez y arriver. »

Intérieurement, le responsable du projet Thunderbolt savoura l'absence totale de réaction de son alter-ego. D'ordinaire, le Bouffon n'aurait pas manqué de vitupérer âprement contre l’écœurante sollicitude qu'affectait son hôte pour donner le change. Son ton grinçant et railleur avait fini par occasionner d'épouvantables migraines au fondateur d'Oscorp.

* Mais plus maintenant. Maintenant, c'est MOI qui commande. * Songea Norman en s'époussetant.

L'ancien détenu de Ryker assis face à lui ressemblait véritablement à n'importe quel vieillard anonyme. Dégarni, ridé, usé jusqu'à la moelle, on l'entendait soupirer à chaque mouvement qu'il entreprenait de faire, et le poids des années alourdissait sa silhouette à n'en plus finir. Le déguisement parfait pour se faire oublier. Toute la question était de savoir si Reece visait à se reconvertir pour de bon, ou si l'ensemble de son personnage n'était qu'une façade très bien élaborée. Dans le second cas, l'Homme-Molécule deviendrait LA personne à recruter pour le quadragénaire businessman.


« Ne me remerciez pas, monsieur, car je ne fais que remplir mon rôle. Remerciez plutôt l'Initiative d'avoir donné une seconde chance à l'ancien criminel que j'étais... Une occasion de prouver que j'ai bel et bien changé. » Répondit sournoisement l'agent du gouvernement sans ôter son masque.

Le responsable du projet Thunderbolt ne pensait pas avoir été reconnu par son interlocuteur, et décida de pousser son avantage aussi longtemps que possible. Pour gagner la confiance du septuagénaire, tous les moyens étaient bons. Jouer la carte du discours patriotique et de la fierté du devoir accompli n'était pas agréable, cependant cela permettait de présenter le Bouffon Vert comme un exemple parfait de reconversion réussie. Reece s'était vu offrir une proposition similaire, mais l'avait très probablement déclinée. Par incapacité d'utiliser ses dons, ou pour une autre raison. Dans tous les cas, le laisser constater que l'Initiative avait positivement métamorphosé l’ennemi juré du Tisseur favoriserait le dialogue entre les deux vétérans d'une époque passée.


« Agent Osborn, ici Central. Où en êtes-vous dans votre intervention ? Nous avons un code cinq sur la quarante-cinquième Ouest, deux de nos unités mobiles ont intercepté un vol de banque mais peinent à rattraper les malfaiteurs. »

* Ils ont dû voir sur le GPS que je ne bougeais plus à grande vitesse, et en ont conclu que j'avais terminé. Bon sang, ils ne me lâchent plus d'une semelle ! J'imagine qu'en plus, ils ont été averti de la possible présence d'Owen Reece dans le secteur. Navré, mes petits messieurs, mais je n'en ai pas encore terminé ici... *

Hasard du Destin, c'est à ce moment précis que le sans domicile fixe décida de se présenter à son sauveur, lui tendant comme le voulait l'usage la main. Norman repéra plusieurs signes trahissant peut-être une nervosité manifeste, qui pouvaient tout aussi bien n'être que des signes d'un Parkinson latent. Posséder des super-pouvoirs n'immunisait pas forcément contre les maladies les plus triviales. L'idée de serrer les misérables phalanges d'un tel concentré de faiblesses donnait des nausées au schizophrène patenté, qui préféra prendre la tangente plutôt que d'entrer en contact avec un potentiel déchet humain. Interrompant son interlocuteur en levant une main pour faire barrière, il s'excusa:

« Une seconde, monsieur Reece. Portant une main à son casque, il activa le micro intégré et déclara à voix haute. Ici Osborn. J'ai neutralisé deux agresseurs qu'il va falloir arrêter, au motif de coups et blessures caractérisées sur la personne d'un certain Owen Reece. Central, pourriez-vous envoyer... »

Le quadragénaire n'eut même pas le temps de terminer sa phrase qu'on lui hurlait déjà avec violence:

- ELOIGNEZ-VOUS DE CET HOMME ! Osborn, je vous préviens, si vous ne quittez pas immédiatement les lieux, il s'écoulera moins d'une seconde avant que vous ne soyez réexpédié manu militari en prison!

Souriant derrière son masque en voyant les choses se dérouler exactement telles qu'il l'avait prévues, l'ancien super-criminel rétorqua d'une voix neutre et subtilement humble:

- Sauf votre respect monsieur, suite à une agression, je ne suis en aucun cas autorisé à quitter la zone si il n'y a pas au moins une patrouille disponible pour prendre le relais auprès de la victime. La seule exception serait un ordre de mission émanant de M. Starck lui-même, ou de la directrice Crawford. Mais soyez assuré qu'à la seconde où une patrouille m'aura rejoins, je m'envolerais pour intervenir sur cette histoire de fuite après un vol de banque.

Un silence étranglé suivit. Norman pouvait très facilement se figurer le rictus rageur de son interlocuteur assis quelque-part dans la tour Starck, en train de briser tous les objets passant à portée de ses mains. Obtenir une dérogation prendrait plus de temps à ce préposé que de construire l'Empire State Building avec des allumettes. Dans les deux cas, Osborn disposait d'une bonne dizaine de minutes avant d'avoir à débarrasser le plancher. Ravi du tour que prenait la situation, il savoura son instant de triomphe. La bureaucratie était sur ce point très comparable aux échecs : quiconque n'était pas assez méticuleux pouvait rapidement se retrouver mat.

- Si il arrive QUOI QUE CE SOIT à Reece, Osborn, je vous garantis que vous le regretterez!

- Bien compris. Osborn, terminé. Conclut l'agent du gouvernement en ignorant royalement la menace creuse.

Il avait également fait en sorte de dévoiler « par inadvertance » son nom à Owen, dans le but inavoué de provoquer une réaction chez son vis-à-vis. Pour ne pas laisser la moindre place au doute, l'ancien détenu de Ryker se débarrassa même de son casque, qu'il cala négligemment contre son côté droit. Papillonnant des yeux pour s'habituer à la luminosité non-filtrée du parc, le businessman lança un regard inquisiteur au SDF.


« Bien ! J'ai pour ordre d'assurer votre protection le temps qu'une patrouille vienne prendre votre déposition, moment auquel je vous quitterai. Désireux d'amener le célèbre criminel à se dévoiler en lui faisant un peu plus confiance, le responsable du projet Thunderbolt enfonça d'abord une porte ouverte, avant de tendre une belle perche au vieil homme assis sur un banc. Vous savez, le gouvernement semble accorder beaucoup d'importance à votre bien-être. Ce qui est assez paradoxal, si l'on considère le fait qu'on vous a laissé subir les coups de ces deux hommes sans lever le petit doigt... Mais passons ! Ce sujet ne me concerne aucunement. D'ici quelques minutes, des agents qualifiés vont venir sur place, vous emmènerons au poste de police le plus proche, vous demanderons de leur décrire exactement ce qui s'est passé, puis vous laisserons repartir. Bien entendu, je pourrais me charger de prendre votre déposition... On y gagnerait en temps, et ça nous permettrait de manger un morceau, parce que personnellement, je meurs de faim ! Plaisanta l'homme aux cheveux gominés en prenant un air affable et complice.

Sourire enjôleur aux lèvres, Norman mit toutes les chances de son côté pour persuader Reece de l'accompagner. En premier lieu, il s'efforça de paraître plus amicale, plus compétent et plus compréhensif qu'un policier de base. Ensuite, en soulignant leur passé commun, il tâcha de prouver à l'ex-détenu que lui saurait privilégier les intérêts personnels de l'Homme-Molécule avant les prérogatives de l'Initiative. Enfin, en affichant le masque d'un agent de terrain performant et maître de lui-même, le Bouffon Vert essaya de dissiper les craintes éventuelles d'Owen quand à la confiance relative que l'on pouvait accorder à un sociopathe de renommée mondiale. La mention d'un repas chaud et consistant était plus un léger coup de pouce qu'une véritable argument pouvant convaincre l'indécis vieillard de faire confiance à la Némésis de Spiderman.

D'autre part, le voltigeur émeraude avait comme l'ombre du pressentiment que le septuagénaire ferait tout pour éviter de se retrouver confronté à l'Initiative. Pour sa réinsertion, on l'avait métaphoriquement fait sortir "par la porte de derrière", et ce détail n'avait rien d'anodin.
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Dim 30 Oct - 22:33

Malgré l'air effrayant de son costume, le super héros qui venait de sauver Owen semblait assez serviable et soucieux de sa santé. Il encouragea même le vieil homme lorsqu'il éprouva quelques difficultés à rejoindre le banc pourtant tout proche afin de s'asseoir. C'est surtout l'absence de sa cane qui a rendu le trajet un peu plus périlleux. Même en s'étant arrêté un instant afin d'en ramasser les deux morceaux, elle ne lui serait plus d'aucune utilité maintenant. Et ce fut avec dépit qu'il l’observa un long moment en la faisant tourner entre sas mains. Elle avait été coupée en deux pratiquement sous la poignée recourbée.
Lorsque Owen tendit la main à son sauveur tout en se présentant, il y eut comme un flottement, un long moment de silence pendant lequel le super héros au costume vert sembla absent. Owen ne comprit pourquoi qu'au moment où celui ci porta la main à son casque afin de répondre à ce qui semblait un appel radio.

« Une seconde, monsieur Reece. Ici Osborn. J'ai neutralisé deux agresseurs qu'il va falloir arrêter, au motif de coups et blessures caractérisées sur la personne d'un certain Owen Reece. Central, pourriez-vous envoyer... »

Osborn !!! Owen connaissait ce nom. C'était celui d'un super criminel qui comme lui avait été enfermé à Ryker's Island. Ils n'avaient du se croiser que très rarement vu que l'on évitait de mélanger les gens comme eux. Mais il en avait entendu parler, et pas forcément en bien, ce qui était malheureusement le cas de presque tous les pensionnaires de l'ile. Alors lui aussi avait profité de l'amnistie du gouvernement et faisait partie des Thunderbolts, ce groupe de supers Héros gouvernemental constitué en majeure partie de criminels reconvertis. Sauf que lui faisait toujours partie du système au contraire d'Owen qui l'avait quitté.

*Sacré coup du sort que de tomber sur lui maintenant. Je doute qu'ils chargent un gars comme lui de me surveiller. A moins que depuis le temps ils aient réussi à soigner ses tendances violentes, je n'aimerai pas me retrouver seul dans un endroit sombre avec ce type. Mais je suis sûr qu'ils me surveillent toujours.*

"- Sauf votre respect monsieur, suite à une agression, je ne suis en aucun cas autorisé à quitter la zone si il n'y a pas au moins une patrouille disponible pour prendre le relais auprès de la victime. La seule exception serait un ordre de mission émanant de M. Starck lui-même, ou de la directrice Crawford. Mais soyez assuré qu'à la seconde où une patrouille m'aura rejoins, je m'envolerais pour intervenir sur cette histoire de fuite après un vol de banque.
- Bien compris. Osborn, terminé."


Osborn semblait avoir quelques soucis à la radio. Impossible pour Owen d'entendre la personne qui lui répondait, mais le ton semblait avoir monté d'un cran malgré le calme dont faisait preuve le Thunderbolt on sentait la tension et la raillerie dans sa voix. Le Nom de Stark fit tiquer Owen. Il était évident que le milliardaire était derrière tout ça. En tant que grand patron du SHIELD et de l'Initiative, il devait sans doute vouloir éviter que des ennuis n'arrivent au vieil homme. Du moins tant qu'il penserait qu'il pouvait encore lui servir.

Osborn retira finalement l'horrible casque au visage grimaçant et Owen n'eut aucun mal à reconnaitre le visage de son interlocuteur.

« Bien ! J'ai pour ordre d'assurer votre protection le temps qu'une patrouille vienne prendre votre déposition, moment auquel je vous quitterai. Vous savez, le gouvernement semble accorder beaucoup d'importance à votre bien-être. Ce qui est assez paradoxal, si l'on considère le fait qu'on vous a laissé subir les coups de ces deux hommes sans lever le petit doigt... Mais passons ! Ce sujet ne me concerne aucunement. D'ici quelques minutes, des agents qualifiés vont venir sur place, vous emmènerons au poste de police le plus proche, vous demanderons de leur décrire exactement ce qui s'est passé, puis vous laisserons repartir. Bien entendu, je pourrais me charger de prendre votre déposition... On y gagnerait en temps, et ça nous permettrait de manger un morceau, parce que personnellement, je meurs de faim !

La proposition d'Osborn de manger quelque chose rappela à Owen qu'il n'avait rien avalé de la journée et fut plus que tentante. Aussi, oublia t-il ses préjugés et accompagna le super héros jusqu'au stand de Hotdogs le plus proche. Owen dut s'appuyer un peu sur Norman, sa cane ne pouvant plus le soutenir, mais il parvint à marcher assez vite. Osborn s'offrit un Hotdog et en acheta un autre pour Owen, devant la mine étonnée du vendeur que ne devait pas avoir l'habitude d'avoir ce genre de clients.
Ils allèrent ensuite un peu à l'écart pour manger, autant pour pouvoir parler tranquillement que pour permettre à Owen se s'asseoir un peu.Le vieil homme avala un peu trop rapidement son sandwich et faillit même s'étouffer avant de pouvoir enfin répondre à Norman.

"Comme vous devez le savoir, j'ai moi aussi bénéficié de l'amnistie tout comme vous. Par contre à cause de mon âge je n'ai pas été enrôlé dans les Thunderbolts. Ils espéraient sans doute que mon pouvoir leur servirait à autre chose. Mais ils m'en ont trop demandé, et mon état de santé s'en est ressenti. Je ne pouvais pas utiliser mon pouvoir autant qu'ils l'auraient souhaité. Mais comme ils avaient promis de me libérer c'est ce qu'ils ont fait. Et regardez où je vis maintenant."
Même si Owen ne le dit pas, cela ressemblait à un avertissement sur ce qui risquait d'arriver à Norman s'il ne faisait pas attention avec ses nouveaux patrons.
"Je serais ravi de vous faire ma déposition tout de suite. Je n'aime pas trop aller au commissariat. Je marchais tranquillement là bas, quant voyou m'a fait tomber au sol. Le second m'a ensuite envoyé valser d'un coup de pied et le premier a ramassé ma cane e voulait s'en servir pour me frapper quant vous êtes intervenu. Ils m'ont parlé de ne plus mettre les pieds sur leur territoire, mais c'était plus un prétexte pour casser du SDF qu'autre chose. Ils m'auraient surement tabassé à mort si vous n'étiez pas intervenu. Encore merci..."

Owen se serait attendu à tout, ici à New York, mais pas à être sauvé par un super héros, et encore moins par un ancien détenu du nom de Norman Osborn, alias le bouffon vert...
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Mar 1 Nov - 23:34

« Hotdogs ! Demandez mes bons hotdogs! » Claironna un timbre gras et rocailleux, prématurément éraillé par un usage excessif des muscles laryngés.

L'homme adossé à son chariot correspondait au stéréotype du vendeur de hotdogs : une tenue vestimentaire simple composée d'un jean, d'un pull à col roulé et de baskets, une allure générale débonnaire et un physique bonhomme (des cheveux clairsemés châtains, un regard clair et placide, une silhouette relâchée éprouvant l'élasticité du pull). Son secteur d'activité devait être clairement délimité, car il ne s'aventura pas à héler une famille s'éloignant vers l'intérieur du parc. Quatre potentiels clients qui quittaient à pas lents son territoire, et qui selon toute probabilité finiraient par faire le bonheur d'un autre grilleur de saucisses.


* Il tombe bien, celui-là! * Se fit la réflexion Norman en avisant l'alléchante chape de fumée dégagée par la viande en train de cuire. Le nuage blanc s'élevait haut dans le ciel, tourbillonnant tel le fanion hissé pour annoncer la présence de nourriture bon marché à un point du parc.

Frappant dans ses mains pour manifester son entrain (simulé), le quadragénaire déclara d'une voix forte et décidée:


« Que diriez-vous d'un bon vieux hotdog, M. Reece ?  »

* « Que diriez-vous d'un bon hotdog, M. Reece ? » PAR L'ENFER, NORMAN ! Cesse donc de jouer les dames de compagnie ! Balance-moi ce vieillard décati du haut d'un immeuble, son épouvantable crâne fripé orienté vers l'asphalte, et repartons faire des choses plus intéressantes. Il ne nous est d'aucune utilité, et tu le sais PAR-FAI-TE-MENT! * Martela furieusement le bouffon, démontrant qu'il avait recouvré assez d'énergie pour tempêter contre la situation.

Comme à l'accoutumée, Osborn se borna à ignorer la bruyante intervention de sa chimère, certain que cette dernière, épuisée, le laisserait tranquille un moment. Pour autant, le fondateur d'Oscorp remarqua que son alter-ego manifestait une hargne particulièrement virulente. En général, l'intervalle entre deux diatribes du Némésis de Spiderman se comptait plus en heures qu'en minutes... Néanmoins, l'étrangeté de la chose cessa de le préoccuper lorsque le septuagénaire qu'il avait gentiment invité à déjeuner manifesta le besoin d'être épauler pour pouvoir se déplacer. Le responsable du projet Thunderbolt regretta à cet instant d'avoir impulsivement tranché net la canne d'Owen. Ne lui restait plus qu'à jouer les béquilles humaines tout en gardant le sourire.

Aux alentours, les commérages allaient toujours bon train. Les nouveaux arrivants se faisaient immédiatement briefer par les spectateurs de la première heure, qui se sentaient obligés d'informer tout un chacun de l'identité des deux hommes en train de se diriger vers un stand de hotdogs. Le décalage de tenues suffisait déjà à attirer les regards (un homme habillé en vert éclatant, soutenant un SDF dépenaillé), restait juste à nommer Osborn pour achever d'orienter l'attention général sur un carré délimité de la pelouse de Central Park. L'agent gouvernemental en mission aurait pu se fendre d'une plaisanterie, ou simplement demander à son camarade si être au centre de l'attention le gênait. Mais c’eût été prêter des vertus miraculeuses au traitement mis au point par les scientifiques du S.H.I.E.L.D.

Le vendeur de Hotdogs, voyant s'approcher lentement le duo, dût s'appuyer de tout son poids à son chariot pour ne pas tomber. Le bougre n'avait évidemment pas pour habitude de se retrouver fixé par une foule de curieux, ni de fournir des grillades aux super-héros en action. A la dernière minute, submergé par la nervosité, il tâcha de mettre de l'ordre dans sa coiffure (et ne fit qu'empirer les choses), puis s'essuya trois fois de suite le visage et laissa brûler deux saucisses. Le malchanceux colporteur bataillait âprement contre son grill pour en extraire rapidement les cadavres carbonisés lorsque Norman l'apostropha, formulant poliment sa commande


« Bonjour mon bon monsieur. Serait-il possible d'avoir deux hotdogs, je vous prie? »

Un adolescent aventureux et placé non loin filma la scène avec son portable, un sourire simplet étirant ses lèvres pour dévoiler une rangée de dents mal arrangées. L'ancien super-criminel s'efforça de ne pas céder à la pulsion grandissante qui lui suggérait d'aller empoigner l'imbécile heureux cinéphile par la peau du cou pour ensuite l'enfoncer dans le grill afin de débarrasser la Terre d'un attardé patenté. Le planeur, en vol stationnaire, devint également l'objet de courts-métrages amateurs.

« V-Voici vos Hotdogs, Monsieur.] » Béguailla bravement le cuisinier ambulant, qui avait préparé les deux sandwichs avec une déférence infinie. On aurait cru assister à l'assemblage de deux bombes.

- Vous êtes bien aimable. Gardez la monnaie, vous le méritez largement ! Remercia généreusement Osborn en tendant au chanceux commerçant un billet de cinquante dollars, avant de s'emparer des deux hotdogs non-assaisonnés.

Le vendeur avait complètement oublié de leur proposer une sauce, et Norman décida d'autorité que Reece se contenterait très bien d'un hotdog nature. De toute façon, l'homme n'aurait pas supporté une seconde de plus le stress de devoir répondre à une autre demande de l'ex-sociopathe schizophrène. Mieux valait le laisser reprendre ses esprits. Les deux compères, partageant le souvenir d'un séjour à Ryker's island, reprirent leur marche lente, avant de rapidement opter pour un banc un peu plus excentré des chemins de promenade. La végétation, un peu plus dense, ajoutait aux environs une note de verdure appréciable et un camouflage bienvenu face à l'indiscrétion des passants. Dédaignant l'espace libre à côté de l'Homme-Molécule, le conspirateur aux yeux verts laissa la chaleur résiduel de son déjeuner lui réchauffer la main. Le bruit d'une mastication effrénée lui indiqua qu'effectivement, Owen ne s'offusquait pas de l'absence d'assaisonnement. Après avoir fait disparaître le dernier morceau de pain dans son gosier affamé, ce dernier prit d'ailleurs la parole. Son vis-à-vis en profita pour se sustenter (avec plus de mesures et d'élégance).

Jouer l'étonnement en apprenant que le Gouvernement avait approché le transmutateur aurait été inutile. Apprendre que l'Initiative n'hésiterait pas à se débarrasser de lui si il devenait encombrant n'émut pas une seconde l'ancien criminel, pour qui ce genre de raisonnement paraissait naturel et justifié. Et, même si il restait dubitatif sur le fait que Reece ne soit plus capable d'utiliser ses pouvoirs, Osborn jugea nettement préférable, pour la poursuite de son examen, de se montrer faussement crédule et compatissant. Les traits plissés par la désapprobation, il commenta avec une amertume parfaitement imitée dans la voix :



« En d'autres termes, on a exploité ce que l'on pouvait de votre corps avant de rejeter le reste dans le caniveau, comme un vulgaire déchet. C'est tout bonnement... Logique! ... Répugnant! »

Pour la première fois depuis longtemps, Norman laissa tomber son masque de bonimenteur, et laissa son étonnement transparaître l'espace de quelques secondes. Par chance, son interlocuteur profita de la pause pour lui faire sa déposition (que le cerveau du quadragénaire enregistra au mot près, par réflexe). Les paupières grandes ouvertes, le visage allongé de stupeur, le responsable du projet Thunderbolt reprit son air concentré aussi vite qu'il l'avait perdu, réfléchissant à toute vitese pour comprendre ce qui venait de lui arriver.

* Qu'est-ce que... C'est impossible. Il ne peut pas encore être là ! Ce monstre devrait se trouver bâillonné, saucissonné dans un repli de mon inconscient, loin de ma psyché éveillée. Je ne devrais même pas pouvoir l'entendre. Alors comment pourrait-il... Serait-ce le contre-sérum ? Mais... Je n'en ai utilisé qu'une dose ! Alors qu'il aurait fallut m'injecter les quatre pour voir un effet se manifester. Une seule dose suffirait à diminuer l'inertie neutralisant le Bouffon ? *

Norman l'avait presque oublié. L'homme de l'ombre, la boite métallique qu'on lui avait donné pour qui puisse retrouver « l'ensemble de ses capacités ». Quatre fioles, contenant un liquide rose pâle, qu'il devait s'injecter en suivant un schéma précis pour progressivement désarmer le S.H.I.E.LD., mettre fin à la camisole mentale qu'on lui avait mis en l'enrôlant. C'était donc pour ça ? On avait voulu faire de lui le loup lâché dans la bergerie ? Sous prétexte que, avec le traitement faisant taire son pensionnaire imaginaire, ses aptitudes physiques diminuaient lentement?

* Un mensonge, évidemment ! Tout ce qu'ils voulaient, c'était m'utiliser comme pion pour discréditer Starck, et le remplacer par un de leurs hommes. Bureaucrates fourbes ! Ils ont l'audace de me manipuler ? * Enragea le requin des affaires en son for intérieur.

Peu importait l'identité des comploteurs. Qu'ils soient de telle ou telle agence, américains ou polonais, ces considérations laissaient l'ennemi juré du Tisseur de marbre. En revanche, il jugeait inenvisageable de se faire couper l'herbe sous le pied par une bande d'arrivistes anonymes. Un énième remerciement provenant de Reece lui rappela où il se trouvait, et avec qui. Soudainement confronté à un problème et pas au meilleur moment, Osborn évalua rapidement le temps qu'il lui restait avant de devoir repartir traquer les criminels. Il ne disposait plus d'un intervalle suffisant pour se lancer dans une analyse attentive de la gestuelle de l'ex-détenu, et ne pouvait prendre le risque d'inclure prématurément le senior dans ses machinations. Un nombre non-négligeable de paramètres restaient dans le flou, rendant toute tentative de pronostic impossible. Il décida donc de consolider la timide confiance que le septuagénaire lui accordait, et opta se faisant pour une franchise aussi directe qu'inattendue Cette méthode avait fait ses preuves par le passé, notamment pour persuader un individu qu'il pouvait faire confiance au fondateur de Oscorp.

Ce dernier, conservant une mine sérieuse, se fit violence et vint s’asseoir à côté du vieil homme dégarni. Les chances pour que son discours se révèle payant étaient infimes, mais, au vue des bénéfices escomptables, le ratio demeurait très intéressant. Le Bouffon vert posa une main sur l'épaule de son interlocuteur, et soupira pour amorcer sa tirade.


« Owen, vous m'avez l'air d'être quelqu'un d'intelligent, c'est pourquoi je vais être honnête. Les choses ne se déroulent pas vraiment comme le Gouvenement le voudrait. La guerre civile n'était pas destinée à se poursuivre autant, à devenir une telle guerre de tranchée. Sur le long terme, l'usure a contraint l'Initiative a se rabattre vers des solutions de plus en plus... Discutables. Vous et moi en sommes de parfaits exemples. Puis le Gouvernement a radicalisé sa position, comme à chaque fois qu'un pays se retrouve confronté à une situation exceptionnelle. Ces seuls paroles, rapportées à la moindre autorité, auraient suffis à condamner Norman pour la Zone Négative. Mais, convaincu que par empathie, son interlocuteur n'en ferait rien, il poursuivit, s'enfonçant la sédition: Starck n'a pas été épargné par la métamorphose. Certains rapports mentionnent un comportement d'Iron Man plus que troublant. Le Vengeur d'Acier est plus décidé que jamais à remporter le bras de fer amorcé par Captain America, mais je vous le dit tel que je le pense : il n'est pas dit cette fois que ceux qui œuvrent en faveur de la Loi fassent partie des gentils.. »

Précautionneusement, l'orateur au brushing soigneusement entretenu vérifia l'absence d'oreilles étrangères, puis se releva et fit face à l'Homme-Molécule.

« Ne regrettez pas d'avoir été délaissé par l'Initiative, M. Reece. Regrettez d'avoir voulu travailler avec eux ! Moi qui n'ait pas eu d'autres choix, qui ne peut vivre sans avoir en permanence une charge explosive logée dans mon crâne et prête à sauter, je ne pouvais bouder la proposition de devenir un chien en laisse pour le S.H.I.EL.D. Mais apprenez que, pour un homme fatigué et possédant votre statut, le recensement n'est pas la bonne solution. Rester neutre fera de vous un SDF soumis à la vindicte des passants, je ne vous le cache pas. Alors quelle solution vous reste-t-il ? Je ne parlerais pas des X-men, idéalistes rêvant de pouvoir pacifier un débat qui aurait dû depuis longtemps avoir lieu. Ces mutants indécis font mine de l'admettre, mais tôt ou tard, on exigera d'eux qu'ils prennent position. Et alors, la guerre les happera. »

Tout ce que raconta avec emphase le responsable du projet Thunderbolt n'était pas vrai. Néanmoins, incapable de résister, il chercha à influencer l'opinion de son vis-à-vis, joignant parfois le geste à la parole pour appuyer ses affirmations erronées. Pour terminer, il pointa du doigt les écrans géants sur lesquels défilaient depuis des mois déjà, les avis de recherche des leaders connus de le Rébellion : une femme blonde au regard enflammé, un jeune homme brun aux yeux rieurs, la mutante en cavale Blink si reconnaissable avec son teint violet... A force de défiler dans tout New-York, tout un chacun connaissait ces individus jugés extrêmement dangereux. Blink n'était-elle pas parvenue à se libérer des geôles de la Starck Tower environ deux mois auparavant ?

« Votre meilleur ticket pour un avenir paisible, ce sont eux. Les rebelles. Un groupe de mutants, d'hommes et de femmes, qui ont prouvé au cours des mois leur détermination, leur organisation ainsi que leur capacité à se dissimuler aux yeux du monde. Et contrairement à l'Initiative, qui fait de chaque adhérent doté de pouvoirs un agent ou un futur soldat, les rebelles acceptent sans problème des membres passifs. Plusieurs cas de fugue non-résolus laissent à penser qu'ils hébergent les enfants mutants ; ce qui ne serait pas surprenant. Comme toute minorité mise à l'écart, les Rebelles manifestent pour les leurs une solidarité sans limite. Vous y gagneriez un toit, la tranquillité, des repas quotidiens, l'assurance d'être bien traité et ce, sans devoir monnayer votre séjour avec vos pouvoirs. Qui plus est, vous seriez entourés de gens avec qui partager vos sentiments, des gens qui, comme vous, ont connu le rejet, la solitude, l'errance... »

Norman laissa sa voix s'éteindre. Son plaidoyer en faveur du camp adverse était rien moins qu'une corde à nœud coulissant qu'il s'accrochait lui-même autour du cou. Reece n'aurait qu'à subir un interrogatoire en présence d'un mutant capable de détecter les mensonges pour qu'Osborn soit oblitéré de la réalité sans autre forme de procès. En général, si l'autre était un tantinet doué de pitié, d'empathie ou de respect pour le quadragénaire, il en venait à faire confiance à ce dernier, instinctivement. Un homme qui tend un pistolet chargé à un inconnu à peu près sain d'esprit sait qu'en donnant une telle preuve de confiance, il apaise l’inquiétude de l'intéressé. Toute la difficulté consistait à prendre un risque apparemment énorme pour soi-même. Que se passerait-il si, en face, on décidait finalement et contre toute logique d'appuyer sur la détente ?

Pour cette raison, l'ex-génie du Crime n'avait jamais employé cette méthode en toute honnêteté. A chaque fois, il faisait en sorte de donner l'illusion de se mettre en position de faiblesse, chose qui n'arrivait jamais en vérité (Osborn était bien trop paranoïaque pour ça). Ici, tout ce qu'aurait à faire le responsable du projet Thunderbolt pour ne pas être inquiété, c'est de prétendre avoir voulu localiser le QG des rebelles en se servant de Reece (un interrogatoire en présence d'un mutant doté du
trust démontrerait qu'il n'était effectivement pas honnête en proposant à Owen de rejoindre la Rébellion).

* Excellent, Norman ! Tu montres enfin des signes décelables d'intelligence. Félicita le Bouffon. Plissant les yeux, l'hôte de la chimère hurla de toute sa volonté : SORS DE MA TÊTE! *

Un rire, lointain mais narquois au possible, lui répondit. Voulant chasser l'angoissante perspective d'une perte soudaine de contrôle, l'agent du Gouvernement songea à la patrouille de police qui était désormais sur le point de débarquer. Imaginer le sentiment de frustration qui émanerait des officiers quand il leur annoncerait qu'au final, on n'avait pas besoin de leurs services fut pour le schizophrène en tenue de Bouffon une perspective des plus réjouissantes. Revigoré, le fondateur d'Oscorp appuya sur un bouton situé sur l'avant-bras de sa combinaison. Avec un sifflement sinistre, le planeur effectua une bref accélération, avant de ralentir et de reprendre un vol stationnaire derrière son dompteur. Droit comme un I, il guetta l'arrivée des voitures blanches et noires, le son croissant des sirènes et l'éclat voyant de gyrophares.

« Mon opinion vaut ce qu'elle vaut, mais n'oubliez jamais que c'est celle d'un homme qui vit la traque pour dénicher les rebelles de l'intérieur. »
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Ven 4 Nov - 13:16

Owen ne faisait pas vraiment confiance à Norman. Après tout il avait une sale réputation même avant Ryker's Island, et le peu que le vieil homme avait entendu à son sujet dans le quartier de haute sécurité pour mutants ne faisait rien pour l'améliorer.
Pourtant il avait profité du même programme de réinsertion que lui et il venait de le sauver. Jouer maintenant au super héros pour le gouvernement semblait une bonne voie pour obtenir la rédemption. Owen avait choisi la solitude et le froid. Il ne fut que moyennement surprit lorsque Osborn parut dégouté par le sort que lui avait réservé le gouvernement quant ils avaient jugé qu'il ne leur était plus d'aucune utilité. Il ne savait sans doute pas qu'en fait le vieil homme avait en partie choisi cet état de fait, refusant de continuer à servir un gouvernement en qui il ne croyait plus.
La suite du discourt d'Osborn ne surprit qu'a moitié Owen. Après tout il avait déserté pour des raisons identiques à celles que lui décrivait l'ancien bouffon vert. Il avait sentit que le gouvernement prenait une route que le vieil homme ne pourrait suivre sans y perdre son âme. Pourtant entendre la confirmation de ses pires craintes de la bouche de quelqu'un qui continuait de travailler pour eux le laissa perplexe. Si Owen se demandait pourquoi Norman continuait à les servir, il n'eut pas à attendre beaucoup pour avoir la réponse.

*Bon sang une charge explosive dans le crane. C'est pas possible, comment peuvent-il en arriver à de telles extrémités?*

Pourtant un doute assaillit le vieil homme. Osborn pouvait très bien lui mentir. Dans quel but, Owen l'ignorait, mais il était difficile pour Owen de démêler le vrai du faux. Alors instinctivement il étendit son sens moléculaire autour de lui et plus précisément sur Norman. Bien entendu, à part lui personne ne pouvait voir ce que faisait le vieil homme. En quelques secondes Owen analysa son interlocuteur. Sa combinaison, son planeur, ses gadgets, tout fut décortiqué en des milliers de combinaisons d’atomes et de molécules diverses, jusqu’au dispositif implanté à l'arrière de son crane. Même si Owen ne connaissait pas la véritable fonction de cet appareil, il se doutait, vu sa composition, qu'il n'était pas là pour faire du bien à son infortuné porteur.
Osborn avait donc dit vrai pour cet implant. Cela ne voulait pas dire que tout le reste l'était, mais cela le rendait beaucoup plus plausible. Du coup lorsqu’il prétendit que rester neutre ou rejoindre les X-mens n'étaient pas vraiment la solution, Owen l'écouta d'une oreille attentive. Son exposition des avantages à rejoindre la rébellion semblait tentante, surtout si comme il le disait, on ne l'obligeait pas à utiliser son pouvoir comme monnaie d'échange. Owen avait du mal à croire que c'était un agent du gouvernement qui lui proposait de rejoindre l'autre camp, mais après tout il était agent par obligation, sous la contrainte d'une bombe cérébrale.

"Encore merci Mr Osborn. J'ai en fait été soulagé lorsque le gouvernement m'a jeté à la rue. Je ne voulais pas retourner à Ryker's et je ne pouvais plus travailler pour eux.... Pas après ce qu'ils ont fait à Cap, enfin vous savez... Mon don, ils s'en sont servi pour fabriquer toutes sortes de choses, et certainement des armes, même s'ils ont bien pris soin de ne jamais me les montrer directement. Je suis en partie responsable de certains des blessés ou même des morts qu'ils ont put causer avec cet équipement. Peut être même que certaines pièces de votre planeur ou de votre bombe corticale ont étés fabriqués par mes soins. Votre proposition de rejoindre la rébellion semble alléchante, mais je crains de ne plus pouvoir prendre parti pour l'un ou l'autre des camps. Trop d'horreurs de chaque coté, trop de cadavres dans trop de placards. Et de toute façon, comment ferais-je pour les contacter ? J'ignore qui ils sont, et même s'ils savent que j'existe. Je doute qu'ils acceptent un ancien collabo devenu inutile comme compagnon. Non, j'en viens à douter de chaque camp, et j'avoue presque regretter l'absence d'une troisième solution autre que celle des X-mens."

Owen S'arrêta en plein milieu de son discourt, comme s'il ne voulait pas en dire plus, ou ignorait quoi rajouter. De toute façon les sirènes étaient maintenant toutes proches et il aperçu des uniformes approcher...
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Ven 11 Nov - 19:44

« Agent Osbron ? Deux véhicules vont rejoindre votre position d'ici moins d'une minute. Veuillez regagner votre planeur. Préparez-vous à intervenir sur la cinquante-et-unième Ouest. L'équipe envoyée à votre place a rencontré des difficultés. Nos hommes attendent votre renfort au plus vite. »

Aucune réponse n'était attendue, juste le déplacement du petit point brillant symbolisant Norman sur l'écran géant de la Stark Tower. Étant donné l'état de fureur dans lequel se trouvait son chaperon, le responsable du projet Thunderbolt n'aurait pas pu entamer une tentative de négociation sans se faire désactiver à la première syllabe. Par chance, le quadragénaire n'envisageait pas le moins du monde de prolonger sa pause dans Central Park

En entendant les explications de Reece, l'homme à la tenue d'émeraude avait compris deux choses : Owen était bel et bien le vieux bonhomme fatigué et paresseux qu'il paraissait être ; et ses pouvoirs n'étaient plus d'actualité. A la teneur des propos du septuagénaire (l'Homme-Molécule n'existait définitivement plus), Osborn considéra qu'il bénéficiait d'une réponse honnête, ou très proche de la Vérité. Peut-être Reece parvenait-il encore à utiliser son pouvoir, pour réaliser des tâches de moindre envergure, toutefois sa capacité à jouer un rôle dans les machinations du Bouffon Vert se bornait à peau de chagrin.


* Au final, j'avais raison : cet entretien n'était qu'une perte de temps. J'aurais dû laisser ses deux agresseurs le battre comme plâtre. *

Sans mot dire, Norman replaça son casque grimaçant sur son crâne. Le vendeur de hot-dogs commençait à redescendre sur terre, juste à temps pour voir déferler une marée de clients tous désireux d'entre son récit de première main de sa rencontre avec l'ennemi juré de Spiderman. D'un ton un peu trop sec pour rester dans le domaine de la politesse, le fondateur d'Oscorp gratifia son interlocuteur d'un:

« Je pense, M. Reece, que nous sommes nombreux à regretter l'absence de cette hypothétique solution... Il faut malheureusement composer avec les maigres ressources à notre disposition pour veiller à ce que notre sort n'empire pas, à défaut d'essayer d'améliorer les choses. » Mais le cœur lui manquait, et son intonation perdit rapidement en crédibilité.

Maintenir les apparences devenait fastidieux pour le schizophrène sous médication, tant son opinion d'Owen venait de diminuer. Il en venait à douter du simple intérêt qu'il y avait à afficher un masque devant un vieillard tremblotant luttant pour ne pas s'écrouler sou l'assaut du vent...


* Sauf que le S.H.I.E.L.D. le surveille de très près, et qu'il t'a entendu évoquer explicitement l'hypothèse d'un passage vers le camp ennemi. Ça, ajouté au type de la surveillance qui n'attend qu'une occasion pour t'épingler au mur, constitue une raison convenable pour ne pas cesser la comédie du gentil Norman. * Se morigéna l'intéressé sans remarquer qu'il parlait de nouveau de lui à la troisième personne.

Soliloquer ainsi pouvait paraître courant, anecdotique, néanmoins, il s'agissait d'une habitude du businessman remontant à l'époque où ses deux personnalités se confondaient l'une avec l'autre en un étroit ballet symbiotique. En ce temps, l'alter-ego du super-criminel pouvait se manifester à l'envie, prenant les commandes sans prévenir. Son hôte s'en moquait royalement, n'y voyant pas d'inconvénient puisque les deux entités tombaient d'accord sur de nombreux points.

Dans le contexte actuel, on pouvait en revanche difficilement imaginer pire scénario que celui d'un tueur psychopathe libre de se manifester à sa guise.

Les véhicules de la police New-Yorkaise déboulèrent à plein régime dans l'espace vert, à grand renfort d'avertisseurs sonores et lumineux. Fin du temps imparti.


« Ne vous en faites pas, M ; Reece. Ces hommes ne vous interrogerons pas. » Assura le responsable du projet Thunderbolt en faisant venir son planeur à lui. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne continuation. Je doute que nous ayons l'occasion de nous revoir, cependant. L'Initiative ne verrait pas d'un bon œil nos entrevues, en dépit du fait que j'ai beaucoup apprécié nos échanges. »

Tout était dit. Sobrement, l'agent gouvernemental monta sur son véhicule, cala ses appuis et inclina l'appareil en vue d'une ascension modérée. La caresse amicale du vent chassa les relents fétides de sa déception et de sa rancœur, laissant son esprit libre de se focaliser sur le petit tour qu'il allait jouer aux larbins de Stark.

« Central ? Ici Osborn. Je confirme mon mouvement vers la cinquante-et-unième Ouest. Dites aux policiers présents de tenir bon encore quelques minutes. Et vous pouvez rappeler les deux patrouilles de Central Park : j'ai pris la déposition de Reece, comme vous me l'aviez demandée. »

Le voltigeur vert crut déceler le son d'un juron étouffé, suivit du fracas d'une tasse de café qui se brise. Anticipant sur ce qui allait suivre, il coupa son micro, et accéléra son allure en riant franchement.

[HRP]Voilà ! Désolé pour cette dernière réponse un peu courte et tardive Embarassed Ce fut un réel plaisir de RP avec toi Wink[/HRP]
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MessageSujet: Re: Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]   Sam 12 Nov - 13:37

Owen resta planté là en plein milieu tandis que la police arrivait. Il suivit du regard l'éclat émeraude du costume du bouffon vert qui s'éloignait à toute vitesse dans le ciel de New-York. Les gens autour de lui aussi regardaient tous dans la même direction. Ils semblaient avoir étés un peu effrayés au début par l'apparence et la réputation d'Osborn, mais maintenant ils riaient ou discutaient entre eux ou avec le vendeur de Hotdogs.
La police fit irruption et put appréhender les deux malfrats que le bouffon vert avait interpelé. Un agent prit la déposition d'Owen qui refusa d'aller au commissariat. Vue la moue que fit le policier, il sembla soulagé de ne pas avoir à transporter le vieil homme crasseux dans sa voiture.
Les policiers ne restèrent sur les lieux que quelques minutes avant de repartir, laissant Central Park et Owen tranquilles.
Le vieil homme voulut aller se reposer sur un banc tout proche quant il réalisa que sa cane, qu'il tenait toujours en main, était coupée net en deux. Il rassembla les deux morceaux au niveau de la coupure comme pour regarder comment ils pouvaient s'emboiter. Puis il maintint les deux bouts ensemble dans sa main serrée. Une seconde après Owen reposa sa cane intacte au sol et se dirigea vers le banc pour s'y asseoir.
Un peu de réflexion s'imposait après cette rencontre fort peut anodine. Soit Osborn était là par hasard, soit il faisait partie d'un dispositif de surveillance dont il était la cible. Normal après tout, Stark n'allait pas le lâcher comme ça dans la nature avec les doutes qu'il avait eu quant à son état de santé réel.
Owen se sentit épié, et regretta presque d'avoir réparé sa cane à l'aide de son pouvoir. Même si ça avait été discret, et même si c'était une infime fraction de ce qu'il était capable de faire, n'importe qui le surveillant de près aurait pu le voir faire.
Owen regarda autour de lui, essayent de repérer d'éventuels espions, en vain.
Dépité, il finit par se lever pour aller un peu marcher dans le parc, en espérant que ses prochaines rencontres soient plus agréables.
Owen avait tout de même du mal à chasser de ses pensées ce qu'Osbron lui avait dit à propos de la rébellion. Soit il était sincère et ça pouvait être une solution pour ne plus avoir à vivre dans la rue, soit il avait essayé de lui tendre un piège, et Owen avait failli y tomber dedans. Heureusement que le vieil homme n'avais pas dit que cette option l'intéressait, sinon qui sait ce qui se serait passé.


[FIN: Merci pour la participation de Norman Osborn.....Dont les réponses n'ont jamais étés courtes bien que parfois tardives....lol]
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Agression à Central Park [LIBRE]. [TERMINE]

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