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 Le prix de la liberté [SOLO]

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MessageSujet: Le prix de la liberté [SOLO]   Lun 18 Juil - 22:56

*Avril 2008, Voila, cela fait bientôt 42 ans que je suis enfermé ici. Ryker's Island n'a jamais été le paradis, mais vu ce qui se prépare dehors, je me demande si l'enfer est si loin de nous. Bien sûr au quartier de haute sécurité pour mutants de West Facility on a notre petit confort. Cellule individuelle de 2 mètre sur 3 avec commodités et lavabo, caméra de surveillance avec détecteur de mouvements et tout un tas d'autres sécurités toutes plus anticonstitutionnelles les unes que les autres. Pas le droit d'avoir une télévision, les visites sont pratiquement interdites, et les lettres censurées. De toute façon ma femme m'a quitté il y a plus de quarante ans, du coup je n'ai jamais eu de visites, et la dernière lettre que j'ai reçu d'elle c'était les papiers du divorce. Pourtant on arrive à savoir à peu près ce qui se passe dehors. Les gens parlent, les gardiens discutent et les rumeurs courent. Parait que les mutants et autres supers humains ont fait une grosse bavure et que les politiciens en ont profité pour pondre une loi de recensement ou un truc du genre. Décidément, si la statue de la liberté pouvait bouger, elle tournerai le dos à cette nation d’hypocrites. On se croirait presque revenu au bon vieux temps des nazis et des petites étoiles jaunes.*
*Bha, ça ne serait pas aussi dramatique si ça n'avait pas l'air de diviser les premiers concernés. Au moins s'ils avaient fait front ensemble contre cette stupidité de loi, le gouvernement n'aurait jamais pu appliquer cette idiotie. Mais là ça devient pire que tout, si ça continue ça va finir en super affrontement. Quelle décadence !*

Les pas du gardien me tirent de mes pensées, c'est bientôt l'heure de la bouffe.

"Détenus ! mettez vous en place !"

Une courte sonnerie retenti, et presque machinalement je me lève de mon lit pour me placer derrière la grille de ma cellule.

"Bloc B, ouverture !"

La même sonnerie se fait entendre à nouveau vite couverte par le bruit des grilles qui s'ouvrent en roulant sur le coté.

"Détenus, sortez dans le couloir !"

J'avance dans le couloir, puis on se retrouve en file indienne à marcher vers l'ordinaire. La bouffe servie directement dans un plateau métallique est aussi insipide que le décor. Je mange seul dans un coin. Depuis le temps que je suis là, je passe presque inaperçu. Au début ça n'a pas été aussi simple, mais maintenant je fais partie des meubles. Il y a là un beau ramassis de supers crapules. Et encore les seuls qui sont autorisés à manger à l'ordinaire sont ceux dont les pouvoirs ont étés neutralisés ou qui ne sont pas dangereux, les autres restent à l'isolement en permanence. Après la bouffe, retour à ma cellule, et longue attente avant le repas du soir. A mon âge on ne m'oblige plus à travailler alors je lis un livre pour passer le temps.
*Encore une dizaine d'années et j'aurais sans doute lu tous les livres de cette fichue bibliothèque.*
Mais aujourd'hui est un jour particulier finalement. Les pas du gardien qui s'arrêtent devant ma cellule me font lever la tête de mon bouquin.

"Owen, tu a de la visite. Approche toi et passe tes mains à travers les barreaux."
"Vous êtes sûr de ne pas vous tromper ? Je n'ai jamais de visites."
"Me fais pas perdre mon temps Owen, et amène toi."


Je me lève et tends les mains à travers une ouverture entre les barreaux. L'un des gardiens me passe une paire de menottes puis se baisse pour en attacher une autre à mes chevilles.

"Greg, laisse tomber, il est à moitié boiteux, et si tu lui met ça, on va mettre trois plombes à aller jusqu’au parloir."


Finalement la grille s'ouvre et je sors sous bonne garde avec seulement les poignets entravés. Même sans menottes aux chevilles mon pas est lent et trainant ce qui semble irriter un peu mes gardiens.
* Les visites sont très difficile à obtenir, et seule la famille les forces de l'ordre ou les membres du gouvernement peuvent en obtenir ici. Vu que je n'ai plus de famille depuis belle lurette, que peut bien me vouloir le gouvernement ?"*
Mes doutes se confirmés lorsque au lieu d'aller au parloir, on me dirige vers une salle d'interrogatoire privée. Là, on m’assoit sur une chaise métallique fixée au sol et on passe la chaine de mes menottes dans un crochet de la table. Assis en face un type avec un physique de catcheur dissimulé sous un costume noir sur mesure et une cravate de la même couleur. Devant lui est posé un dossier aussi épais que l'annuaire de l'état de New-York, j'ai cru voir mon nom dessus.
* Incroyable qu'ils aient réussi à écrire autant de choses sur ma misérable petite vie. Finalement c'était bien le gouvernement. NSA, FBI, CIA ??? Surement pas la police locale en tout cas.*
Le gars Ne me jette même pas un regard derrière ses lunettes noires il se contente d'ouvrir ce qui semble être mon dossier et commence à en tourner les pages une par une.
* Décidément ils regardent trop de films d'espionnage.*

"Si vous me disiez ce que vous me voulez que je puisse au plus vite retourner finir mon livre !"
"Monsieur Reece, Même enfermé ici, je suis sûr que vous êtes au courant des récents évènement qui se sont produits dehors ?"
"Tout dépend de ce que vous appelez évènements."
"Je veux parler de la loi de recensement des mutants et autres méta-humains qui pensent pouvoir jouer aux supers héros sans en assumer les conséquences. Le maintien de l'ordre et la sauvegarde des citoyens américains ne peuvent pas être laissés à une bande d'amateurs en costumes de carnaval sous prétexte qu'ils ont des supers pouvoirs."
"Je ne vois pas en quoi cela me concerne, je n'ai jamais joué au super héros."
"Non, monsieur Reece, vous avec préféré faire le contraire. Et s'il y a quelque chose que je déteste encore plus qu'un crétin en costume qui veut faire sa loi, c'est un super vilain. Néanmoins, il semblerai que le gouvernement ait une proposition à vous faire. Nous avons besoin de vos talents particuliers pour nous aider à combattre les opposants à la loi de recensement."
"Je suis désolé, mais j'ai bien peur d'avoir passé l'age de jouer au super héros."
"Non, bien sûr. Nous ne vous demandons pas de combattre pour nous. En fait votre don nous intéresse d'une autre façon."


L'agent du gouvernement se penche alors sous la table et prend une boite métallique dans son attaché case. Il la pose sur la table, l'ouvre et en sort un petit lingot de métal argenté qu'il pose devant lui.

"Savez vous ce que c'est monsieur Reece ?"
"Un lingot de métal, il me semble."
"Oui, bien sûr, mais de quel métal s'il vous plait ?"
"Comment voulez vous que je le sache ? Vous l'avez posé à deux mètres de moi, et ma vue n'est plus aussi bonne que dans le temps."
"Voyons, monsieur Reece, nous savons tous les deux que vous n'avez pas besoin de vos yeux pour connaitre l'exacte nature de ce lingot. Alors faites moi plaisir et dites moi de quoi est fait ce lingot ?"
"Malgré l'épaisseur de ce dossier sur moi, vous semblez oublier que mon pouvoir a été bridé il y a des années par le professeur Xavier et que de toute façon cette pièce possède un inhibiteur de pouvoir."
"Tststs. Je sais parfaitement que le bridage s'est émoussé durant toutes ces années, et que vous avez déjà fait usage de votre pouvoir au moins trois fois depuis votre arrivée ici. Ce qui est très peu en 42 ans même si l'on considère que les inhibiteurs de pouvoirs n'ont étés installés qu'il y a 9 ans. Au fait, celui de cette pièce à été désactivé sur mon ordre. Alors pour la dernière fois, dites moi en quoi est fait ce lingot. Si votre réponse me déplait, vous pourrez retourner à votre livre et finir les quelques années qui vous reste enfermé ici. Dans le cas contraire, il se pourrait que nous puissions trouver un arrangement et qu'une amnistie vous soit accordée."


je ne pus empêcher mes yeux de trahir ma surprise. *Une amnistie ? Ce type me raconte des salades.* Pourtant il semble plus que sérieux. Instinctivement, Je me laisse aller et tends mon esprit autour de moi. Aussitôt je ressens chaque atome qui compose les menottes que j'ai aux poignets, la chaise sur laquelle je suis assis, le sol, les murs et le plafond autour de moi, jusqu'au lingot d'Adamantium posé sur la table en acier.

"C'est de l'adamantium à 98% avec des traces d'acier, de titane, de chrome et de tungstène. Voila vous êtes satisfait ?"
"Plus que satisfait. Je n'ai remarqué aucun changement en vous, aucun signe de l'activité de votre pouvoir. Pourtant non seulement vous avez identifié le lingot, mais vous en avez donné l'exacte composition."
"Maintenant passons au Test suivant."


L'agent sort alors un autre lingot apparemment identique de sa poche. La barre de métal fait une dizaine de centimètres de long sur trois ou quatre de large et seulement un d'épaisseur. Sa teinte est assez semblable au lingot d'adamantium, mais une fois posé à coté il est facile de voir qu'il est plus terne.

"C'est du vulgaire Acier à 10% de carbone."
"Là n'était pas la question du test. En fait je veux que vous me transmutiez ce vulgaire morceau d'acier en Adamantium pur."
"J'ai peur que ce que vous me demandiez ne soit plus en mon pouvoir, cela fait trop longtemps que je ne l'ai plus utilisé et le bridage de Xavier est encore très fort."
"Écoutez moi bien monsieur Reece. Soit vous transmutez ce morceau d'acier, soit vous restez ici pour toujours !"
Non, pitié, je ferai ce que vous voudrez !! Donnez moi votre morceau de métal, ce sera plus facile si je le touche."


L'agent dépose le lingot dans mes mains et se rassied sur sa chaise. je fixe alors mon esprit sur la barre métallique, puis sur l'acier qui la compose et enfin sur chaque atome de fer et de carbone. Puis j’emploie mon pouvoir afin de déstructurer les liaisons atomiques pour ensuite les recombiner de manière différente. Quant je relâche mon pouvoir, la moitié de la barre métallique a changé de couleur.

"Je suis désolé, je manque de pratique. mais je crois être arrivé à en transmuter la moitié. Si vous me laissez un peu plus de temps je pourrai surement faire le reste. Mais je suis un peu fatigué."

L'agent me reprend le morceau de métal et l'examine avec une sorte d'appareil électronique, puis le compare avec l'autre, et change plusieurs fois d’appareillage. les secondes semblent interminables avant qu'il ne reprenne la parole.

"Incroyable !! C'est de l'Adamantium Pur à 100%. Je vais rapporter cet échantillon au laboratoire, et si ce que je crois est vrai, alors nous nous reverrons monsieur Reece."

Su ces mots il range les deux lingots de métal et mon dossier dans sa mallette et quitte la pièce tandis que les gardiens viennent me détacher de la table et me raccompagner à ma cellule. Sans même essayer je savais que l'inhibiteur de pouvoir avait été réactivé. Mais pourtant je ne peux empêcher un petit sourire d'apparaitre sur mon visage. Je vais peut être bientôt retrouver ma liberté...




Dernière édition par Owen Reece le Mer 27 Juil - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté [SOLO]   Mer 20 Juil - 22:07

Je suis à nouveau dans ma cellule, comme hier, comme le jour précédent, et comme celui d'avant depuis plus de 42 ans. Ça fait belle lurette que j'ai arrêté de compter les jours vu que j'étais censé crever ici. Pourtant avec l'étrange visite de l'autre gus en costard noir, l'espoir et revenu. Un espoir insensé bien sûr, mais un espoir quant même. Cela fait Trois jours que j'ai reçu cette visite et j'ai l'impression d'attendre depuis trois ans. Einstein avait raison, le temps est relatif. Il suffit qu'un petit espoir de liberté s'offre à moi, et la moindre minute passée à espérer devient un supplice.
*Bon sang que foutent ils ? Si mon pouvoir les intéressaient autant, ils seraient déjà revenus me chercher. J'ai échoué au dernier test, c'est ça ! Si j'avais réussi à transmuter la barre en entier, j'aurais peut être pu sortir d'ici. Au lieu de ça j'ai à peine pu en faire la moitié. J'aurais du transmuter la table et les chaises pendant que j'y étais. Bon sang, pourquoi c’est si long ? Et s'ils ne revenaient jamais ? Non, ils ne peuvent pas me faire espérer comme ça puis m'oublier ??*
Le sommeil m'avait quitté, la nourriture ,déjà insipide, ne me plaisait plus. J'avais tant de mal à me concentrer sur ma lecture que je n'avais pas réussi à finir un chapitre depuis cette visite. On dit que l'espoir fait vivre, mais là j'ai bien peur qu'il ne me rende fou.
Au bout de 5 jours, j'avais presque abandonné tout espoir quant, dans l'après midi, les gardiens s'approchèrent de ma cellule.

"Owen, je crois que tu a encore de la visite. Prépare toi on y va.*

Le même cérémonial que l'autre jour, les menottes et les longs couloirs jusqu’à la même salle d'interrogatoire. Le trajet m'a paru trop long et trop lent, j'avais plus que hâte de leur prouver que je pouvais leur être utile.
On m’attacha de la même manière que l'autre fois, mais cette fois ci, il y avait deux agents en costume noir, le même baraqué que l'autre fois, et un autre plus petit et plus maigre. Le même dossier trônait sur la table en face d'eux.

"Monsieur Reece, votre petite démonstration de l'autre jour a bien impressionné mes employeurs."
"Ce n'était rien ,je suis sûr de pouvoir faire mieux avec un peu de pratique."
"Nous n'en doutons pas monsieur Reece. Aussi le gouvernement souhaiterai vous faire une proposition."

A ces mots, je ne pu empêcher une larme de couler sur ma joue tandis qu'un petit sourire apparaissait sur mon visage.

"De qu'elle proposition voulez vous me parler ?"
"Comme je vous l'avais suggéré, le président à le pouvoir de vous amnistier et de faire de vous un homme libre. Bien sûr cette liberté aura un prix. Il faudra travailler pour nous et nous fournir les matériaux que nous vous demanderons. "
"De l'adamantium ??"
Pas seulement. Acceptez vous monsieur Reece ?"


J'avais attendu trop longtemps pour y réfléchir à deux fois. Et pourtant si j'avais su ce jour là, je n'aurai surement pas signé. J'aurais mieux fait de passer un contrat avec Méphisto en personne, j'aurais eu plus de chance de ne pas me faire avoir.
L'agent poussa vers moi une feuille de papier que je lut en diagonale avant de prendre un stylo et de signer .

"Sage décision monsieur Reece. Vous êtes désormais un membre du gouvernement, et accessoirement vous êtes libre."
A ces mots un gardien entra et défit les menottes qui me retenaient à la table et il me fit signe de le suivre. Nous quittâmes la salle derrière les deux agents, mais au lieu de partir vers les cellules, nous allâmes vers la sortie. Libre, j’allais enfin être libre...
Aucun effet personnel ne me fut rendu à ma sortie de prison. Après tout je n'étais jamais sensé sortir d'ici. Je portais encore l'uniforme orange de la prison lorsque les deux agents du gouvernement me firent entrer dans leur voiture.

"Où allons nous messieurs ?"
"Vous n'avez pas besoin de le savoir monsieur Reece, profitez bien du paysage et reposez vous, la journée va être longue."

[Suite: http://terra616.nextgenforum.com/t552-le-prix-de-la-liberte-suite-solo#5932]
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