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 De l’Ombre à la Lumière [LIBRE]

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MessageSujet: De l’Ombre à la Lumière [LIBRE]   Sam 13 Aoû - 17:43


[J'attends Shanique & Kitty en premières, mais libre aux autres de venir s’incruster après Wink]

19 aout 2009. Derrière mes paupières clauses, je distinguai une lumière forte, claire, presque aveuglante. Hésitant un moment à les ouvrir, je mis un certain temps avant de me rappeler de l’endroit où j’étais et ce que s’était passé la veille, ou disons plutôt quelques heures plus tôt. Emma Frost, Institut Xavier … voilà qui résumait bien le tout. Mes yeux s’ouvrirent et la lumière m’assaillit, éclatante et rayonnante. Je les refermai à plusieurs reprises afin de m’habituer à ce nouvel environnement, avant de voir enfin apparaître devant moi un plafond d’un blanc un peu cassé. Je me sentis respirer tandis que, tournant la tête ça et là, je redécouvrais l’endroit que j’avais entre-aperçu pendant la nuit. Un peu abasourdis par toutes ces heures de sommeil auxquelles je n’étais déjà plus habitué, je me redressai lentement, prenant appuis sur le matelas qui grinça doucement. Un léger malaise m’envahit alors que, probablement pour la première fois, je me rendis compte de ce qui était en train de se passer … mes parents étaient morts. Morts. J’étais désormais dans un endroit où j’ignorais finalement tout et que mon paternel avait toujours dénigré. Qu’allais-je faire, maintenant ? Les hommes qui me poursuivaient me trouveraient-ils ici ? Il était dit que le meilleur moyen de cacher un arbre était de le mettre dans une forêt … Je savais que je finirai par le savoir bien assez tôt.

Mes ailes engourdies par une immobilité prolongée semblèrent émerger à leur tour, doucement, tandis que, au prix d’un effort surhumain, je me relevai, m’appuyant sur mes coudes. Je me trouvais – et donc par analogie, mon lit aussi – au milieu de la pièce, contre un mur aussi blanc que le plafond. A ma gauche, j’aperçus la porte par laquelle j’étais entré quelques heures plus tôt. Elle était en bois, plutôt clair. Tout en continuant d’observer la pièce, mes pieds se posèrent sur le sol, qui au contact de ma peau nue s’avéra être du parquet. Lorsque mon regard se posa dessus, je vis qu’il était de la même couleur que la porte. Face au lit se trouvait une commode et plusieurs étagères, sur lequel étaient posées les affaires que je portais la veille. Elle avait été lavé et soigneusement plié, et j’en fus soulagé, car petit détail qui pour moi avait son importance : je n’en avais pas d’autre (et je me demandais bien comment j’allais faire pour en récupérer d’autre, étant donné que je n’avais pas un sous …). Un peu plus à gauche, une autre porte dissimulait un passage vers une autre pièce. Je me promis d’aller l’ouvrir sous peu. Mon intention fut attirée par un mouvement sur ma droite, vers la fenêtre. Je découvris alors qu’elle donnait sur un immense parc, recouvert d’herbe verte et d’arbres somptueux. Le vent faisait bouger leurs branches et chanter leurs feuilles, et le ciel était d’un bleu que j’avais rarement vu. Il me sembla que je redécouvrais soudainement le monde.

La porte à côté de la commode menait vers une salle de bain, où se trouvait tout ce dont je pouvais avoir besoin. Je pris alors une douche rapide mais efficace, qui me fit le plus grand bien. En sortant de la pièce, je vis gisant sur le sol, au pied du lit, le harnais qui avait toujours maintenu mes ailes. Sans le quitter des yeux, j’enfilai ma chemise à manche courte, grise, sur laquelle j’avais, le jour même de son achat, découpé des ouvertures afin d’y laisser passer mes ailes. Cette petite personnalisation n’avait jamais été très élégante, mais elle restait, à ma connaissance, la plus pratique.

Il me fallu faire un gros effort pour sortir de ma chambre sans ce harnais. Sentir mes ailes libres de tout mouvement n’était pas une chose à laquelle j’étais habitué, et à plusieurs reprises je craignis de faire tomber quelque chose, par inadvertance ou par maladresse. J’ignorais encore que ce n’était pas elles qui allaient percuter quelque chose, et que ce quelque chose n’était pas une chose, mais quelqu’un.

Je tirai la porte de ma chambre et aperçu devant moi, à quelques mètres, une autre porte, similaire à celle que je venais d’ouvrir … en tournant la tête d’un côté, je me rendis compte que ma chambre se situait au beau milieu d’un long couloir vide, désert. Combien de temps avais-je dormis ? Quelle heure était-il ? Je n’en avais pas la moindre idée … relativement tard, à en croire la luminosité que j’avais vue dans le parc. Je tournai la tête de l’autre côté, tout en continuant d’avancer lentement … mon cœur fit un bond lorsque je vis, à quelques centimètres de moi une personne s’approcher. Je n’eu le temps que de me rendre compte que la collision était, à mes yeux, inévitable.
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MessageSujet: Re: De l’Ombre à la Lumière [LIBRE]   Dim 4 Sep - 13:03

Ah ouais, quand même.

Shanique ne s’était pas attendue à une petite bicoque, bien sûr : elle avait lu la brochure et trouvé le nombre de chambres hallucinant. N’empêche que sa frileuse imagination de petite provinciale n’avait pas vu si… grand. Toute excitée, elle ressortit de sa poche le prospectus mille fois chiffonné pour y admirer la vue aérienne. Son regard passa rapidement du minuscule cliché au grandeur nature, puis de nouveau au modèle réduit. Ses petits doigts boudinés mesurèrent au pouf l’échelle de grandeur, et ses lèvres formèrent un « oh » plus qu’éloquent. Pour ceux qui auraient néanmoins besoin d’une traduction, elles disaient plus ou moins : « Oh purée, la piscine doit être giiiiigantesque ! ». Ouais, on ne se refaisait pas.

C’était pas l’envie qui lui manquait de sauter partout comme une folle, mais bon… c’était quand même impressionnant, mine de rien, un grand manoir comme ça. Pour ne pas dire intimidant : elle se sentait toute petite et toute pauvrette devant un tel étalage de grandeur. Elle se sentait peu comme une fermière qui débarquerait dans un grand collège anglais avec plein de boue dans les bottes (sauf qu’elle avait jamais crotté de bottes de sa vie et qu’elle n’avait pas encore quitté les États-Unis). Le stress du premier jour, sans doute, mais le sourire de Kitty sut réchauffer son cœur. Elle prit la valoche qu’elle lui tendait, avant de lui demander tout de go :

« Tu me montreras la piscine, hein ? »

Comme quoi elle avait pas perdu le Nord, la miss.

***
Elle n’avait tellement pas perdu le Nord que, arrivée dans sa chambre (immmmense !), elle commença par éparpiller ses affaires en petits paquets informes jusqu’à trouver, tout au fond de sa valise, ce qui aurait dû être la dernière de ses priorités : son bikini. Eh oui, il faisait décidément trop beau pour rester à l’ombre ! Elle avait besoin de lumière, de vitamine D et, surtout, d’un saut dans l’onde rafraîchissante de la Piscine Promise. C’était vrai, à la fin : après 2h30 de vol, elle méritait bien de se ressourcer un peu… et puis zut, elle avait pas à se justifier, d’abord : il irait rejoindre Kitty dans sa chambre pour qu’elles aillent ensemble piquer une tête, un point c’était tout.

Sortant en trombe de la pièce pour retrouver sa nouvelle amie (qui avait sa chambre « cinq portes plus loin, à gauche »), elle ne prit pas la peine de regarder devant elle, ou alors trop tard. Tellement tard, en fait, qu’elle réalisa la présence d’un quelconque obstacle quand son élan la mit sur le cul, et la nature de l’obstacle en question quand elle releva la tête, d’un air tout con. Ça avait une belle gueule, un corps d’athlète et des ailes.

« Ah, heu… hein hein, b’jour toi », bafouilla le petit monstre noir en maillot de bain rose.

Elle était définitivement au paradis.


Dernière édition par Shanique Wright le Dim 2 Oct - 10:19, édité 1 fois
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Katherine Pryde
~ Scénariste Passee Partout ~
~ Scénariste Passee  Partout ~
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MessageSujet: Re: De l’Ombre à la Lumière [LIBRE]   Sam 10 Sep - 17:43

« Même la lumière à sa part d'ombre »
.

« L’hirondelle à posé ses ailes » Alors, l’homme a qui elle s’adressait répondit : « Quelle hirondelle ? » Et Katherine y alla avec un autre synonyme éloquent : « Le colis est arrivé à bon port… la… enfin le… Tu comprends quoi ! » D’abord, surpris, il en rit avec Katherine. « Mission accomplie ! » La jeune mutante haussa les épaules. « Je lui ai montré sa chambre, je passais en avertir Emma. » Qu’elle aime ou non cette femme, cette dernière gérait la place. De ce fait, elle ne pouvait pas sans cesse l’éviter, pour le bien de l’Institut. Et Kitty s’éloigna avec un : « Au fait, tu peux rayer "faiseur de pancarte" dans la liste de tes possibles futurs métiers ! » Et il sembla trouver cela très amusant, comme s'il savait que la pancarte qui avait servit à l'aéroport n'avait pas été une réussite.

***
C’est ainsi qu’elle revenait en direction de sa chambre, plusieurs minutes après avoir laisser Shanique s’installer à sa guise. La piscine avait été la première chose que la jeune adolescente lui avait demandé de lui montrer. Eh bien, c’était une belle journée pour ça ! En passant par la cuisine, Katherine attrapa une pomme qu’elle croqua à pleine dent. Il faudrait aussi qu’elle lui fasse visiter les lieux, si elle ne voulait pas la perdre dans l’Institut ou la retrouver morte de faim dans sa chambre pour avoir été incapable de s’orienter vers la cuisine. Une personne attira son regard : « Hey, Scott ! » Lorsque l’homme en question tourna la tête dans sa direction, elle lui lança les clefs qu’il attrapa au vol, un peu interloqué malgré tout. Et Katherine devança le questionnement pour dire, sérieuse, le plus naturellement du monde : « Désolé. Ta voiture est à la casse… Démolit, réduite à l’état de tas de ferraille. Mais je t’ai ramené le volant, il est dans le garage, avec la note du taxi que j’ai dû prendre pour revenir. » L’homme ouvrit la bouche. À l’air qu’il affichait présentement, il devait être en train de se demander s’il devait le croire ou non, après tout Kitty pouvait éviter un accident en passant au travers. Mais savait-on jamais! Et puis, parce qu’il prenait sa voiture très à cœur, il s’écria : « Tu as eu un accident avec… Est-ce que c’est une blague ?! » Et un sourire se dessina sur le visage de Kitty qui continuait son chemin : « À toi de me le dire ! »

La mutante grimpa ensuite à l’étage des chambres, direction la sienne. Son téléphone bipa. Elle s’en saisit, fronça les sourcils. Au beau milieu de l’allée se trouvait une masse vague qui, d’un semblant de coup d’œil, semblait bloquer le chemin. Elle ne s’arrêta pas pour autant, fit à peine un mouvement de côté, ne prit pas la peine de dire quelque chose, tout occupé qu’elle était a appuyer sur les touches de son portable avec acharnement et phasa au travers d’une grande partie des ailes sans vraiment y porter attention. Elle les dépassa, fit cinq pas plus loin, ralentit comme si elle réalisait quelque chose. Des ailes ? Venait-elle vraiment de passer au travers d’une paire d’aile ? Elle se retourna avec une pensée en tête : Warren. Et ce fut donc avec un air de surprise et de confusion qu’elle regarda le nouveau. Ce n’était pas l’Archange. D’ailleurs, comment aurais-ce pu être le cas, puisque ce dernier avait rejoint la rébellion ? Elle en eut une petite pincée au cœur, comme si elle avait espéré que ce pu être Warren. C’était bien la première fois qu’elle voyait celui qui se tenait dans le couloir. Un nouveau ? Il y en avait plein, ses derniers temps. Puis, le regard de Kitty se détacha du jeune homme, et atterrit sur Shanique quelques secondes.

« Eh bien… » commença t-elle « Déjà une rencontre fracassante ? Tu es vite en affaire ! » Un petit sourire, elle revint vers l’inconnu et pencha un peu la tête sur le côté. « Vous êtes nouveau, non ? » C’était une question sans en être une, car elle n’aurait pas pu le manquer dans le cas contraire. Une manière, peut-être, de lui demander son nom et de faire connaissance.

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You chose the name shadowcat as the true expression of your soul, Kitty. You are not a mere shadow, my heart... Your world's in ruins, you're all alone. Time's come to make a choice: Embrace who you are, stop being afraid of what you can become. Above all else, a cat is a predator.
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Terra Justice
~ Maître du Jeu ~
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MessageSujet: Re: De l’Ombre à la Lumière [LIBRE]   Mar 1 Avr - 11:46

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