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 un déluge californien (Kiyo)

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Jonathan McGregor
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MessageSujet: un déluge californien (Kiyo)   Ven 14 Oct - 8:39

La Californie était pourtant réputée pour ses belles journées... Mais je n'étais pas vraiment du genre à avoir de la chance... Parce que pour une fois que j'y venais, j'avais droit un déluge digne de la Bible! Une vraie cata! D'ailleurs, il n'y avait personne sur cette route, et je comprenais pourquoi! Le jour qui se couchait et cette pluie rendait la conduite presque dangereuse à cause du manque de visibilité. La pluie brillait dans la lumière des phares, la route aussi... Je me concentrais donc sur les bandes blanches du milieu de la route pour rester dans la voie qui était attribuée à ce sens de circulation.

Au volant de la voiture d'occas' que j'avais acheté en juillet dernier, j'avais roulé toute la journée et je n'avais plus qu'une envie: trouver un motel qui n'afficherait pas "complet". Je me souvins que j'avais vécu une petite aventure alors que la clim' m'avait lâché, alors que ça ne faisait que quelques jours que je l'avais achetée... Je m'étais arrêté à une station service en plein désert du Nevada, et cinq braqueurs avaient décidé de s'en prendre à cette boutique. Étant tombés sur Johnny Storm et moi-même, on pouvait dire qu'il n'avait pas eu de chance, mais que les Carter, eux, en avaient eu! Du coup, ça avait été vite réglé, sans mal ni douleur, sans blessé aucun. Mais je me souviendrai longtemps de cette petite aventure...

Je roulais doucement, mais lorsque j'aperçus une silhouette mouvante sur le bord de la route, je ralentis encore. Je crus d'abord qu'il s'agissait d'un animal, puis me rapprochant un peu, je me rendis compte qu'il s'agissait d'une silhouette d'apparence humaine. Me rapprochant doucement, et en ralentissant encore afin d'éviter de la percuter, mes soupçons furent confirmés. Il s'agissait bien d'une silhouette humaine, qui d'ailleurs, éclairée par mes phares se retourna et me fit signe. Comment pouvait-on se retrouver dehors à marcher au bord d'une grande route en pleine nuit et par un temps pareil? Cette personne devait être trempée jusqu'aux os! Arrivé à sa hauteur, je m'arrêtais et ouvris la vitre du côté passager afin de pouvoir communiquer avec cette silhouette qui ruisselait d'eau. La personne se rapprocha alors de la voiture et se pencha à la vitre pour me parler. Il s'agissait d'une jeune fille trempée et grelottante... Avant même qu'elle ne m'ait dit quoi que ce soit, j'avais déjà pitié de cette pauvre fille...
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MessageSujet: Re: un déluge californien (Kiyo)   Ven 25 Nov - 17:23

✝ Leave me alone in the despear... ✝




~~



Putain si j'aurais cru me retrouver dans une situation pareille j'aurai sûrement arrêté mon business depuis longtemps. Merde, comment ont-ils pu aller aussi loin? Qu'est-ce que j'ai fait pour que quelqu'un meure à ma place? J'ai encore cette vision encrée dans ma tête, celle d'un cadavre avec la tête totalement charcutée par une balle. Je sais même pas quel mini-mètre c'était mais dans tout les cas, il était assez gros pour lui exploser le crâne. J'm'en veux. Bah ouais que je m'en veux. Tu crois quoi? Quelqu'un est mort par ma faute et là ce que j'ai sur le cœur c'est de la culpabilité rien d'autre. Oui moi j'ai un cœur. Étrange? Peut-être. En tout cas j'aurais aimé l'aider, j'aurais aimé être quelqu'un de différent : qui puisse enfin sauver des gens. Cette nuit-là, la route était déserte. La pluie tombait en grosse gouttes sur la route créant ainsi une douce mélodie... Ça m'endormait. J'étais lasse de tout ça. J'voulais juste partir. Partir loin même. Sur une île déserte, mais fallait pas qu'ils me retrouvent sinon adios amigos. S'ils m'en voulaient ? Oh oui. J'ai quand même fait la conne, j'me suis vengée et j'les ai éradiqué pour mon pur plaisir. Un moment de sadisme parmi tant d'autre. Mais je crois... Que je commençais à changer. Ouais, ça m'a bien fait réfléchir. Peut-être que la violence ne résout pas tout. En tout cas, j'voulais uniquement me barrer de cet endroit. C'était pas sûr du tout. Ils m'attendaient aux moindres recoins. J'étais traquée en fait. Comme un animal après qui on cris "vengeance". Je m'assis sur le bord de la route en songeant à tout cela. Étrangement je me sentais bien à ce moment. J'avais uniquement besoin d'être seule. Sauf qui fallait pas que je traine si je tenais à mes fesses. Je devenais paranoïaque à moitié et je m'imaginais des ennemis un peu partout. Si je voulais survivre, c'était la bonne réaction. Je me suis mise alors à faire du stop. Dès qu'une voiture passait je levais mon pouce dans sa direction tout en lâchant des pour que le véhicule s'arrête. Sauf qu'à chaque fois c'était la même chose: ils me passaient devant sans demander leur reste et filait à vive allure... Mon moral diminuait de minutes en minutes. Je sentais que j'allais devoir faire le chemin à pied, mouillée comme si j'avais fait un saut dans un lac... Sans défense. Quoi? Moi sans défense ? Ouais. Ça m'arrive. J'avais trop usé de mon pouvoir, de mon don pour me venger et maintenant j'étais tellement fatiguée que je somnolais. Les hôtels étaient tellement loin, et l'herbe était tellement humide que je pouvais pas me résigner à dormir. J'allais passer une nuit blanche certainement.

Les heures passèrent. Toujours pas de voiture. J'étais bloquée, mes jambes ne me permettaient plus d'avancer. Le sommeil me gagnait et je commençais à avoir terriblement mal de partout: mes plaies s'étaient ré-ouvertes. Oui, j'étais blessée, oui j'étais totalement vulnérable. La seule chose qui me permettait de me défendre c'était mon flingue bien rangé contre mon cœur. Je l'avais piqué à un des types avant de l'attacher et de m'enfuir... J'avais peu de chose sur moi, un pull, un jean déchirés et un tee-shirt en lambeaux. Si un camionneur passait il aurait pu me prendre pour une pute. Sérieux j'avais pas fière allure. On aurait dit que je m'étais fait battre et abandonner ! Je déteste qu'on ait cette vision de moi. Je suis pas faible ! ... Enfin ... Ce cas-ci un peu quand même. Je soupirai de désespoir. Personne ne passait et la pluie s'était intensifiée. Les gouttes me tombaient sur le visage, me lavaient de mon sang et me gelaient jusqu'à la moelle. Je tremblais de tout mon long. J'avais les cheveux attachés mais ça ne me tenait pas chaud pour autant. J'ai commencé à claquer des dents et à essayer de me réchauffer. Cette putain de nuit était tellement froide ! J'avais rien sur moi ou presque. Mes vêtements étaient trempés, pas d'écharpe, à peine un pull et des trous partout sur mes effets... Je fermai mes yeux en me laissant tomber sur la route... La malchance m'avait rattrapée. C'était peut-être une question de temps avant qu'ils me retrouvent. Bon sang... Je commençai à songer à des passages de ma vie, comme le ferais un condamné... Et puis là d'un coup lueur d'espoir. Je fus aveuglée par une lumière blanchâtre et le bruit d'un vieux moteur me sortit de mes pensées. Merde j'suis en plein milieu de la route ! Je paniquai légèrement et me mis sur le bas côté en boitant. Ouais ma jambe me faisait un mal fou! Quel enfoiré celui qui m'la déboité là... Je n'avais même plus la force de lever mon bras pour lui demander de s'arrêter. Je m'attendais à ce qu'il passe comme tout les autres avant lui... Puis par miracle il ralentit et s'arrêta à ma hauteur. Quoi? Il baissa sa vitre et se dévoila, attendant que je dise quelque chose. Putain je devais vraiment faire pitié. Mon réflexe fut d'être étonnement surprise. C'était rare les gens comme lui, qui s'arrêtent comme ça. Je penchai ma tête vers lui pour l'observer. Il semblait être un riverain rien de plus basique. Je voulus parler mais rien à faire, je claquais uniquement des dents. Un long soupire s'échappa de ma bouche et je finis par baisser la tête pour lui parler... Enfin, le supplier:





      - Excusez moi je... Je peux ... Monter ?



'Tain, il dut vraiment me prendre pour une désespérée. Je déteste ça. En même temps... Je l'étais. J'm'en contre-fichait d'où il allait, j'voulais uniquement déguerpir... Qu'ils ne me retrouvent pas. Le jeune homme alla me répondre quand un bruit siffla l'air. Je me retournai et avant même que j'eus tourné la tête une balle vint se ficher dans la carrosserie de la bagnole. Je posai ma main sur ma joue, l'air ayant sifflé juste à côté et je me rendis compte que je saignais. Merde ! Ils m'ont retrouvés! Je ne me préoccupa pas du mec après tout, c'était mon unique chance de survivre et de fuir ce calvaire une bonne fois pour toute. Avant qu'un autre coup parte, je pris place sur le siège passager et je sortit mon flingue en demandant au mec d'avancer. Et vite. Enfin s'il tenait à la vie. Peut-être que j'aurais du le laisser tranquille, peut-être m'aurait-ils aidé tout simplement, sans même me demander mon avis, mais bon, seul mon instinct me guidait et le seul mot à lequel je pensais c'était vivre. Oui, j'avais l'envie de vivre même si je déprimais. Une seconde balle fusa. Je me figeais tandis que ma peur de la Mort revenait. Putain mais comment je pouvais les faire fuir ?! J'avais tout épuisé pour m'enfuir, plus aucune énergie à distribuer à mon pouvoir ! Je soupirai longuement et sortit des balles de ma poches. Le pauvre conducteur... Il a vraiment dut me prendre pour une timbrée qui amène les emmerdes. Sincèrement, d'un côté il n'avait pas tort. Dès que j'eus chargé entièrement mon arme, je me plaçai légèrement contre la portière en demandant au mec de se baisser s'il tenait pas à se prendre une balle perdue et je tirai dans le tas. Peut-être qu'il faisait nuit, peut-être qu'il faisait sombre j'en avais rien à foutre. Je songeais juste à me barrer et ce rapidement. Tant qu'il bougeait pas cette putain de bagnole je tirerai ! J'épuisai rapidement mon unique chargeur tandis que les tirs ne cessaient de fuser. La voiture commençait à ressembler à une passoire mais heureusement je m'en sortais plutôt bien. Lui ? L'autre là ? Celui que j'ai embarqué, disons que j'y prêtais pas grande attention, pour le moment, je voulais mettre en fuite les tireurs et ce le plus vite possible. Lorsque je pointai mon flingue vers un énième point imaginaire j'entendis le *clic* caractéristique de l'arme sans missiles. Je jurai d'un coup me plaquant contre le siège. Si ça continuait nous allons ressembler à des passoires ! Hein ? Nous ? Je jetai un regard perplexe sur lui tout en tentant de reprendre mon calme. L'énervement et l'excitation du combat me revenaient. Un énième coup de feu retentit. Je tournai la tête vers l'extérieur et j’aperçus un tireur cagoulé. A ce moment là, je ne pensais qu'à une chose et et je lâchai :





      - Que ... BAISSE TA TÊTE !



Sans même attendre la moindre réaction de sa part, j'apposai ma main sur son crâne et lui enfouie son visage contre le klaxon de la voiture. Un gros boucan provenant de la voiture cacha le sifflement de la balle. J'étais perdue. Comment faire pour ne pas avoir la mort d'un innocent sur la conscience ? Car oui, ils ne visaient pas que moi, mais lui aussi. Pourquoi ? Si j'en avais la moindre idée. C'était sûrement car il a voulu me prendre et qu'ils sont arrivés avant. Je le lâchai en lâchant un énième juron. Je ne pouvais me résigner à sortir et à affronter la torture une nouvelle fois. Non, c'était tout bonnement impensable. Mais là, je venais de me rendre compte que si ça continuait comme ça, ça allait coûter la vie à ce mec. Je m'en remettais pas d'Irène. J'avais toujours son meurtre ancré dans ma mémoire, comme marqué à l'encre de chine qui s'efface pas. J'étais pas prête d'oublier, alors j'étais pas non plus prête à voir quelqu'un d'autre mourir par ma faute: ami ou inconnu. Je grimaçai tandis que la carrosserie fondait toujours autant. Je n'avais toujours pas la moindre idée de comment sortir de ce calvaire... Enfin si, mais fallait que je fasse un choix entre mes deux options possibles, et tout ce bruit n'arrangeait pas les choses. Je retirai donc ma prise pour lui permettre de lui relever la tête en lui criant de se plaquer contre le siège. Malheureusement ça je ne l'avais pas vu. A peine eus-je ma main de légèrement levée, trop voyante et à découvert, une balle me traversa la paume. Je lâchai un cri étouffé entre douleur et surprise. BON DIEU QUE CA NIIIIIIIQUE ! Ouais désolée du langage mais là... Là je peux pas. C'était tellement douloureux. Ah non hein. Je soufrai en silence. Difficilement en silence plutôt. L'autre devait tellement paniquer. Si seulement j'étais capable d'invoquer un de mes monstres ils n'auraient pas cette chance. Je lui lâchai un regard peiné. Pour moi c'était évidemment: on n'avait pas d'autres solutions. Soit il démarre cette putain de bagnole, soit on crève. Ou du moins "je". Je serrai les dents une nouvelle fois en appuyant sur ma main pour retenir l'afflux de sang. Même si la douleur me lancinait j'étais toujours capable de parler et de réfléchir. Ces fumiers n'allaient pas s'en tirer comme ça moi j'vous l'dis ! Dès que j'eus repris partiellement le contrôle de mes émotions et de ma colère je lui criai :




      - Qu'est-ce que t'attends pour démarrer la voiture ?! Sauve ta peau ! C'est trop dangereux pour toi ! Allez démarre laisse moi juste le temps de descendre !



Etais-je suicidaire ou juste totalement barge ? Oui, je voulais descendre. J'avais fait mon choix entre égoïsme et charité. Oui j'étais conscience de ce que je disais ! J'étais à moitié morte, ça pleut, ça fuse de partout, ça sent la mort, je pisse le sang et JE DESCEND DE CETTE VOITURE ?! Mais Kiyo reprends toi là ! C'est ton unique chance de survie ! Mais merde j'en ai rien à faire de sauver ma peau au péril d'une autre ! Je soupirai longuement en lui ordonnant carrément d'avancer avec que ses pneus soient crevés tandis que je commençai à me préparer à sortir. Mes jambes n'allaient pas me porter bien loin. Non. Mais qu'importe, j'aurai au moins sauver quelqu'un. Si c'est pas héroïque...

~~


P.S.: En espérant que ça te convienne !




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Jonathan McGregor
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MessageSujet: Re: un déluge californien (Kiyo)   Jeu 8 Déc - 16:04

La jeune fille s'approcha alors de la portière et me demanda si elle pouvait monter. Avant même que je puisse l'inviter à monter, j'entendis un coup de feu. Puis tout se passa très vite. La jeune fille monta en voiture et me menaça de son arme pour que je démarre. De toute évidence, le coup de feu lui avait été destiné, et l'avait d'ailleurs frôlé... Elle avait une blessure à la joue qui saignait. Assise sur le siège passager, la jeune fille rechargea son arme. Soudain elle me dit de baisser la tête, et me plaqua la tête contre mon volant. Je pris alors un grande inspiration et me concentrais. Lorsqu'elle relâcha sa prise; je me glissais de façon à voir mon rétroviseur et réorientais ce dernier afin de voir ce qui était derrière nous. Je vis plusieurs hommes armés et masqués. Je me concentrais alors sur leurs armes afin de les enrayer.

C'est à cet instant qu'elle me cria de partir pour sauver ma peau et qu'elle engagea sa descente de voiture. Je la saisis alors par le bras afin de l'empêcher de descendre, redressais la tête pour voir la route et appuyais un grand coup sur l'accélérateur. La voiture partit alors sur les chapeaux de roues - c'était le moins qu'on pouvait dire! - et nous plaqua au fond de nos sièges. Tout en conduisant, je me concentrais également sur les roues dont les pneus crevés pouvaient nous envoyer au fossé. Je voyais nos agresseurs s'éloigner peu à peu dans le rétroviseur. Je m'adressais enfin à la jeune étrangère.

" Tu vas peut-être pouvoir me dire qui tu es et ce qui t'arrive maintenant? "

Je surveillais le rétroviseur afin de vérifier que nous n'étions pas suivis. Je me concentrais aussi sur mes roues, en espérant qu'elle tiennent jusqu'à la prochaine station service. Et j'attendais que la jeune étrangère s'explique un minimum. Elle était trempée. Elle grelotait probablement à cause de la peur ou parce qu'elle avait froid, peut-être même à cause des deux. Mais au fait, elle était peut-être blessée!
" à part à la joue, tu n'es pas blessée? ça va? Il y a une couverture sur la banquette arrière, tu peux la prendre si tu veux... et boucler ta ceinture aussi, ce serait bien. Je garde un œil sur le rétro pour vérifier qu'on est pas suivi... Il y a une station service à quelques kilomètres, j'espère qu'on arrivera jusque là. "
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MessageSujet: Re: un déluge californien (Kiyo)   Dim 19 Fév - 0:12



☠ Bang, I shout you down. ☠




~~



Je m’apprêtais à sauter, je m’apprêtais à foutre ma vie en l'air, tout ça parce que j'avais le coeur "léger" incapable de supporter la moindre mort. Je posais un pied à terre et je priai intérieurement que Dieu vieille encore un peu sur moi. Car oui, même si je fais ça pour lui, j'en reste pas moins égoïste à la fin. Seulement, le petit miracle eut lieu ! Oui, le mec m'a prit par le bras et me força alors à monter. Je failli l'en empêcher mais je récupéra légèrement ma tête et je me laissai faire. Disons qu'au fond de moi, j'avais envie de vivre et s'il assumait sa mise en danger, y'a pas de soucis alors ! Je posai mes fesses sur le siège tandis qu'il démarra la voiture sur les chapeaux de roues. Je m'enfonçai alors dans mon siège, serrant la mâchoire et fermant mes paupières. Je me tins la main tandis qu'aucun coup de feu ne retentit sur la carrosserie, chose qui m'étonna excessivement. Je n'osais quand même pas passer ma tête par dessus la fenêtre pour vérifier qu'ils ne nous attaquaient plus. Je soupirai longuement de soulagement tandis que l'autre se mit à moitié à paniquer " Tu vas peut-être pouvoir me dire qui tu es et ce qui t'arrive maintenant? ". Je lui adressai un regard inquisiteur et mis ma paume meurtrie sur mon arme. Dieu sait les réactions étranges que les gens peuvent avoir de temps à autre, alors autant que je sois préparer à la moindre réaction de défense qui peut s'avérer dangereuse pour moi. Oui, toujours à la fin, j'pense à mes fesses. Quand même. Mais s'il m'avait invité à monter aussi, c'était uniquement pour m'aider hein ? Pas pour m'envoyer chier juste après. Je soupirai quant à sa question et me mordit la lèvre. Je passai ma seconde main sur ma joue pour m'essuyer le sang qui coulait de ma plaie et je tentai un minimum de me réchauffer, quoique ça ne marchait pas trop... Si je comptais lui répondre ? Pas vraiment. Il avait voulu être embarqué, il assume, mais pour le moment, j'ai pas envie de blablater et de dévoiler qui je suis, ce que je fous dans un merdier pareil et tout ce tralala bien chiant. En tout cas, ces petits regards quelques peu interloqués et inquiets en disaient long. Il était assez terrifié quant à la situation et surtout qui suis-je moi ? Il devait sûrement paniquer intérieurement. Mais au moins il fait preuve d'une certaine ... "générosité" et "attention" à mon égard : " à part à la joue, tu n'es pas blessée? ça va? Il y a une couverture sur la banquette arrière, tu peux la prendre si tu veux... et boucler ta ceinture aussi, ce serait bien. Je garde un œil sur le rétro pour vérifier qu'on est pas suivi... Il y a une station service à quelques kilomètres, j'espère qu'on arrivera jusque là. " Je grognai légèrement. Bah oui j'espère aussi que ces fichues roues tiennent sinon adieu la valise ! Il devait sûrement attendre ma réponse quant à ses deux questions mais je n'étais pas pressée de lui répondre. Seul le bruit du moteur et des roues meurtries animait les bruitages diurnes. Je finis enfin par me décider à lui parler, après que j'eus récupérer un semblant de sang froid, et surtout un rythme cardiaque normal, car oui, avant j'ai eu quand même la frayeur de ma vie. Je lâchai un énième soupir et croisa mes bras sur ma poitrine, montrant alors mon arme en évidence. Quoi ? Moi, l'intimider ? Nooon vous croyez ?!




      - Je ne suis pas blessée, enfin rien de grave... Faut juste atteindre l'hôtel et tout ira bien. Et si tu veux je te raconterai tout ça au calme.



Ouais, si tu veux. Je suis gentille sur le coup, je dis "si tu veux" car en fait là j'ai la flemme de le faire. La flemme finira par me tuer ~. Un jour... Peut-être. Je baillai légèrement, le sommeil me gagnant peut à peu. J'avais un mal fou à la main. J'lui ai pas dit, sinon j'allais avoir droit au formalités, et ça allait me saouler. Déjà là, j'étais au bord de péter un câble à cause de tout ça... J'avais envie de chialer, et je déglutis difficilement. J'avais même pas envie de le remercier, là en ce moment j'me disais que ... j'allais devoir tout raconter. Et ça allait me foutre dans tout mes états. Je grognai intérieurement et je posai ma tête contre le bord de la voiture, fermant mes paupières, tenant toujours ma paume qui saignait abondamment. Je n'avais pas le droit de m'endormir. Dieu sait où il pouvait m'emmener, peut-être au poste de police ? Peut-être même à l'hôpital psychiatrique ! Bon, là je m'invente des scénarios bizarres. Un long soupire traversa le seuil de mes lèvres. Heureusement pour nous, les roues semblaient encore bien tenir... Il nous fallut une bonne dizaine de minutes avant d'arriver à un hôtel. Et quand je dis "hôtel" je dis bien n'importe quel hôtel hein ! On allait pas se payer un luxe, enfin surtout moi. J'ai pas de fric, j'ai pas un rond. On laissa la voiture sur le parking. La station était un peu plus loin. J'lui ai bien évidemment demandé de s'arrêter, et heureusement pour moi, il m'a écouté. Je sorti sous la pluie encore une fois, j'm'attendais pas à ce qu'on m’accueille à bras ouverts, mais mon état à dût choquer le personnel pour qu'il me propose une grande chambre sans rien me demander. Enfin j'exagère... Quand je dis grande chambre c'est le genre de vieux taudis avec deux lits quoi. Car oui, j'allais dormir avec lui, évidemment, il m'avait suivit. Je sais pas pourquoi, d'ailleurs. A sa place, j'aurais rapidement fait la malle sans demander mon reste. Je m'assis sur le matelas de mon lit et le fixai interloquée et perplexe. Une dame m'avait fait un bandage dans un élan de bonté. 'Tain', ils devaient pas avoir un bon chiffre d'affaire pour m'accorder de telles faveurs. Je retirai mon manteau avant de poser mon regard argent sur lui et de demander d'une voix assez claire malgré la fatigue et la peur qui me frappaient de pleins fouets.





      - Pourquoi tu me suis ... ? T'as vu ce qui s'est passé, à ta place je partirais sans demander mon reste. C'est déjà super sympa ce que tu as fait pour moi.



Non, je ne lui disais pas quoi faire, je le conseillait juste. Car tels que je les connais, ils me retrouveront. Du moins ils essayeront. Un long soupire s'échappa de mes lippes. Je l'avais remercié, oui, c'était en quelques sortes ma façon de le faire. J'attendis sa réaction... Je voulais savoir ce qu'il allait dire. Il faisait ce qu'il voulait, même si au fond de moi j'voulais avoir quelqu'un... Au fond. Bien au fond. A gauche en plus. Bref, j'examinai la chambre. Elle était simple, assez sale, vieux taudis quoi. Le prix allait être à la hauteur de la chose. Du moins j'espère car sérieusement je sais pas comment je vais faire. J'vais sûrement devoir jouer la carte de la peur ou de la détresse. Au pire s'ils veulent pas me laisser partir, j'utilise mon flingue pour les intimider. Mais bon, je verrais ça demain. Je songeais à me changer, d'aller prendre une douche, avant de me redresser pour lâcher mes cheveux et soupirer quant à sa mine. J'osai un sourire, et pour le rassurer, le mettre un peu plus à l'aise.




      - Au fait, si tu veux savoir quelque chose à propos de ce qui s'est passé, vu que j'te l'ai promis... J'suis dispo.



Bon bah voila, avant d'aller me réchauffer, il allait pouvoir poser ses questions. Et j'allais devoir avoir la patience d'y répondre, chose un peu plus dure...


~~


P.S.: Bon, bah voila mon petit bisounours ! ... J'espère que ça te plaît et surtout que ça te convient et désolée encore pour l'attente... Je suis trop longue ! > <"



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