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 Le prix de la liberté

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MessageSujet: Le prix de la liberté   Dim 16 Oct - 17:15

Lieu: Prison de Ryker's Island
Date: Avril 2008



*Avril 2008, Voila, cela fait bientôt 42 ans que je suis enfermé ici. Ryker's Island n'a jamais été le paradis, mais vu ce qui se prépare dehors, je me demande si l'enfer est si loin de nous. Bien sûr au quartier de haute sécurité pour mutants de West Facility on a notre petit confort. Cellule individuelle de 2 mètre sur 3 avec commodités et lavabo, caméra de surveillance avec détecteur de mouvements et tout un tas d'autres sécurités toutes plus anticonstitutionnelles les unes que les autres. Pas le droit d'avoir une télévision, les visites sont pratiquement interdites, et les lettres censurées. De toute façon ma femme m'a quitté il y a plus de quarante ans, du coup je n'ai jamais eu de visites, et la dernière lettre que j'ai reçu d'elle c'était les papiers du divorce. Pourtant on arrive à savoir à peu près ce qui se passe dehors. Les gens parlent, les gardiens discutent et les rumeurs courent. Parait que les mutants et autres supers humains ont fait une grosse bavure et que les politiciens en ont profité pour pondre une loi de recensement ou un truc du genre. Décidément, si la statue de la liberté pouvait bouger, elle tournerai le dos à cette nation d’hypocrites. On se croirait presque revenu au bon vieux temps des nazis et des petites étoiles jaunes.*
*Bha, ça ne serait pas aussi dramatique si ça n'avait pas l'air de diviser les premiers concernés. Au moins s'ils avaient fait front ensemble contre cette stupidité de loi, le gouvernement n'aurait jamais pu appliquer cette idiotie. Mais là ça devient pire que tout, si ça continue ça va finir en super affrontement. Quelle décadence !*

Les pas du gardien me tirent de mes pensées, c'est bientôt l'heure de la bouffe.

"Détenus ! mettez vous en place !"

Une courte sonnerie retenti, et presque machinalement je me lève de mon lit pour me placer derrière la grille de ma cellule.

"Bloc B, ouverture !"

La même sonnerie se fait entendre à nouveau vite couverte par le bruit des grilles qui s'ouvrent en roulant sur le coté.

"Détenus, sortez dans le couloir !"

J'avance dans le couloir, puis on se retrouve en file indienne à marcher vers l'ordinaire. La bouffe servie directement dans un plateau métallique est aussi insipide que le décor. Je mange seul dans un coin. Depuis le temps que je suis là, je passe presque inaperçu. Au début ça n'a pas été aussi simple, mais maintenant je fais partie des meubles. Il y a là un beau ramassis de supers crapules. Et encore les seuls qui sont autorisés à manger à l'ordinaire sont ceux dont les pouvoirs ont étés neutralisés ou qui ne sont pas dangereux, les autres restent à l'isolement en permanence. Après la bouffe, retour à ma cellule, et longue attente avant le repas du soir. A mon âge on ne m'oblige plus à travailler alors je lis un livre pour passer le temps.
*Encore une dizaine d'années et j'aurais sans doute lu tous les livres de cette fichue bibliothèque.*
Mais aujourd'hui est un jour particulier finalement. Les pas du gardien qui s'arrêtent devant ma cellule me font lever la tête de mon bouquin.

"Owen, tu a de la visite. Approche toi et passe tes mains à travers les barreaux."
"Vous êtes sûr de ne pas vous tromper ? Je n'ai jamais de visites."
"Me fais pas perdre mon temps Owen, et amène toi."


Je me lève et tends les mains à travers une ouverture entre les barreaux. L'un des gardiens me passe une paire de menottes puis se baisse pour en attacher une autre à mes chevilles.

"Greg, laisse tomber, il est à moitié boiteux, et si tu lui met ça, on va mettre trois plombes à aller jusqu’au parloir."


Finalement la grille s'ouvre et je sors sous bonne garde avec seulement les poignets entravés. Même sans menottes aux chevilles mon pas est lent et trainant ce qui semble irriter un peu mes gardiens.
* Les visites sont très difficile à obtenir, et seule la famille les forces de l'ordre ou les membres du gouvernement peuvent en obtenir ici. Vu que je n'ai plus de famille depuis belle lurette, que peut bien me vouloir le gouvernement ?"*
Mes doutes se confirmés lorsque au lieu d'aller au parloir, on me dirige vers une salle d'interrogatoire privée. Là, on m’assoit sur une chaise métallique fixée au sol et on passe la chaine de mes menottes dans un crochet de la table. Assis en face un type avec un physique de catcheur dissimulé sous un costume noir sur mesure et une cravate de la même couleur. Devant lui est posé un dossier aussi épais que l'annuaire de l'état de New-York, j'ai cru voir mon nom dessus.
* Incroyable qu'ils aient réussi à écrire autant de choses sur ma misérable petite vie. Finalement c'était bien le gouvernement. NSA, FBI, CIA ??? Surement pas la police locale en tout cas.*
Le gars Ne me jette même pas un regard derrière ses lunettes noires il se contente d'ouvrir ce qui semble être mon dossier et commence à en tourner les pages une par une.
* Décidément ils regardent trop de films d'espionnage.*

"Si vous me disiez ce que vous me voulez que je puisse au plus vite retourner finir mon livre !"
"Monsieur Reece, Même enfermé ici, je suis sûr que vous êtes au courant des récents évènement qui se sont produits dehors ?"
"Tout dépend de ce que vous appelez évènements."
"Je veux parler de la loi de recensement des mutants et autres méta-humains qui pensent pouvoir jouer aux supers héros sans en assumer les conséquences. Le maintien de l'ordre et la sauvegarde des citoyens américains ne peuvent pas être laissés à une bande d'amateurs en costumes de carnaval sous prétexte qu'ils ont des supers pouvoirs."
"Je ne vois pas en quoi cela me concerne, je n'ai jamais joué au super héros."
"Non, monsieur Reece, vous avec préféré faire le contraire. Et s'il y a quelque chose que je déteste encore plus qu'un crétin en costume qui veut faire sa loi, c'est un super vilain. Néanmoins, il semblerai que le gouvernement ait une proposition à vous faire. Nous avons besoin de vos talents particuliers pour nous aider à combattre les opposants à la loi de recensement."
"Je suis désolé, mais j'ai bien peur d'avoir passé l'age de jouer au super héros."
"Non, bien sûr. Nous ne vous demandons pas de combattre pour nous. En fait votre don nous intéresse d'une autre façon."


L'agent du gouvernement se penche alors sous la table et prend une boite métallique dans son attaché case. Il la pose sur la table, l'ouvre et en sort un petit lingot de métal argenté qu'il pose devant lui.

"Savez vous ce que c'est monsieur Reece ?"
"Un lingot de métal, il me semble."
"Oui, bien sûr, mais de quel métal s'il vous plait ?"
"Comment voulez vous que je le sache ? Vous l'avez posé à deux mètres de moi, et ma vue n'est plus aussi bonne que dans le temps."
"Voyons, monsieur Reece, nous savons tous les deux que vous n'avez pas besoin de vos yeux pour connaitre l'exacte nature de ce lingot. Alors faites moi plaisir et dites moi de quoi est fait ce lingot ?"
"Malgré l'épaisseur de ce dossier sur moi, vous semblez oublier que mon pouvoir a été bridé il y a des années par le professeur Xavier et que de toute façon cette pièce possède un inhibiteur de pouvoir."
"Tststs. Je sais parfaitement que le bridage s'est émoussé durant toutes ces années, et que vous avez déjà fait usage de votre pouvoir au moins trois fois depuis votre arrivée ici. Ce qui est très peu en 42 ans même si l'on considère que les inhibiteurs de pouvoirs n'ont étés installés qu'il y a 9 ans. Au fait, celui de cette pièce à été désactivé sur mon ordre. Alors pour la dernière fois, dites moi en quoi est fait ce lingot. Si votre réponse me déplait, vous pourrez retourner à votre livre et finir les quelques années qui vous reste enfermé ici. Dans le cas contraire, il se pourrait que nous puissions trouver un arrangement et qu'une amnistie vous soit accordée."


je ne pus empêcher mes yeux de trahir ma surprise. *Une amnistie ? Ce type me raconte des salades.* Pourtant il semble plus que sérieux. Instinctivement, Je me laisse aller et tends mon esprit autour de moi. Aussitôt je ressens chaque atome qui compose les menottes que j'ai aux poignets, la chaise sur laquelle je suis assis, le sol, les murs et le plafond autour de moi, jusqu'au lingot d'Adamantium posé sur la table en acier.

"C'est de l'adamantium à 98% avec des traces d'acier, de titane, de chrome et de tungstène. Voila vous êtes satisfait ?"
"Plus que satisfait. Je n'ai remarqué aucun changement en vous, aucun signe de l'activité de votre pouvoir. Pourtant non seulement vous avez identifié le lingot, mais vous en avez donné l'exacte composition."
"Maintenant passons au Test suivant."


L'agent sort alors un autre lingot apparemment identique de sa poche. La barre de métal fait une dizaine de centimètres de long sur trois ou quatre de large et seulement un d'épaisseur. Sa teinte est assez semblable au lingot d'adamantium, mais une fois posé à coté il est facile de voir qu'il est plus terne.

"C'est du vulgaire Acier à 10% de carbone."
"Là n'était pas la question du test. En fait je veux que vous me transmutiez ce vulgaire morceau d'acier en Adamantium pur."
"J'ai peur que ce que vous me demandiez ne soit plus en mon pouvoir, cela fait trop longtemps que je ne l'ai plus utilisé et le bridage de Xavier est encore très fort."
"Écoutez moi bien monsieur Reece. Soit vous transmutez ce morceau d'acier, soit vous restez ici pour toujours !"
Non, pitié, je ferai ce que vous voudrez !! Donnez moi votre morceau de métal, ce sera plus facile si je le touche."


L'agent dépose le lingot dans mes mains et se rassied sur sa chaise. je fixe alors mon esprit sur la barre métallique, puis sur l'acier qui la compose et enfin sur chaque atome de fer et de carbone. Puis j’emploie mon pouvoir afin de déstructurer les liaisons atomiques pour ensuite les recombiner de manière différente. Quant je relâche mon pouvoir, la moitié de la barre métallique a changé de couleur.

"Je suis désolé, je manque de pratique. mais je crois être arrivé à en transmuter la moitié. Si vous me laissez un peu plus de temps je pourrai surement faire le reste. Mais je suis un peu fatigué."

L'agent me reprend le morceau de métal et l'examine avec une sorte d'appareil électronique, puis le compare avec l'autre, et change plusieurs fois d’appareillage. les secondes semblent interminables avant qu'il ne reprenne la parole.

"Incroyable !! C'est de l'Adamantium Pur à 100%. Je vais rapporter cet échantillon au laboratoire, et si ce que je crois est vrai, alors nous nous reverrons monsieur Reece."

Su ces mots il range les deux lingots de métal et mon dossier dans sa mallette et quitte la pièce tandis que les gardiens viennent me détacher de la table et me raccompagner à ma cellule. Sans même essayer je savais que l'inhibiteur de pouvoir avait été réactivé. Mais pourtant je ne peux empêcher un petit sourire d'apparaitre sur mon visage. Je vais peut être bientôt retrouver ma liberté...



Dernière édition par Owen Reece le Mar 18 Oct - 7:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 16 Oct - 17:17

Je suis à nouveau dans ma cellule, comme hier, comme le jour précédent, et comme celui d'avant depuis plus de 42 ans. Ça fait belle lurette que j'ai arrêté de compter les jours vu que j'étais censé crever ici. Pourtant avec l'étrange visite de l'autre gus en costard noir, l'espoir et revenu. Un espoir insensé bien sûr, mais un espoir quant même. Cela fait Trois jours que j'ai reçu cette visite et j'ai l'impression d'attendre depuis trois ans. Einstein avait raison, le temps est relatif. Il suffit qu'un petit espoir de liberté s'offre à moi, et la moindre minute passée à espérer devient un supplice.
*Bon sang que foutent ils ? Si mon pouvoir les intéressaient autant, ils seraient déjà revenus me chercher. J'ai échoué au dernier test, c'est ça ! Si j'avais réussi à transmuter la barre en entier, j'aurais peut être pu sortir d'ici. Au lieu de ça j'ai à peine pu en faire la moitié. J'aurais du transmuter la table et les chaises pendant que j'y étais. Bon sang, pourquoi c’est si long ? Et s'ils ne revenaient jamais ? Non, ils ne peuvent pas me faire espérer comme ça puis m'oublier ??*
Le sommeil m'avait quitté, la nourriture ,déjà insipide, ne me plaisait plus. J'avais tant de mal à me concentrer sur ma lecture que je n'avais pas réussi à finir un chapitre depuis cette visite. On dit que l'espoir fait vivre, mais là j'ai bien peur qu'il ne me rende fou.
Au bout de 5 jours, j'avais presque abandonné tout espoir quant, dans l'après midi, les gardiens s'approchèrent de ma cellule.

"Owen, je crois que tu a encore de la visite. Prépare toi on y va.*

Le même cérémonial que l'autre jour, les menottes et les longs couloirs jusqu’à la même salle d'interrogatoire. Le trajet m'a paru trop long et trop lent, j'avais plus que hâte de leur prouver que je pouvais leur être utile.
On m’attacha de la même manière que l'autre fois, mais cette fois ci, il y avait deux agents en costume noir, le même baraqué que l'autre fois, et un autre plus petit et plus maigre. Le même dossier trônait sur la table en face d'eux.

"Monsieur Reece, votre petite démonstration de l'autre jour a bien impressionné mes employeurs."
"Ce n'était rien ,je suis sûr de pouvoir faire mieux avec un peu de pratique."
"Nous n'en doutons pas monsieur Reece. Aussi le gouvernement souhaiterai vous faire une proposition."

A ces mots, je ne pu empêcher une larme de couler sur ma joue tandis qu'un petit sourire apparaissait sur mon visage.

"De qu'elle proposition voulez vous me parler ?"
"Comme je vous l'avais suggéré, le président à le pouvoir de vous amnistier et de faire de vous un homme libre. Bien sûr cette liberté aura un prix. Il faudra travailler pour nous et nous fournir les matériaux que nous vous demanderons. "
"De l'adamantium ??"
Pas seulement. Acceptez vous monsieur Reece ?"


J'avais attendu trop longtemps pour y réfléchir à deux fois. Et pourtant si j'avais su ce jour là, je n'aurai surement pas signé. J'aurais mieux fait de passer un contrat avec Méphisto en personne, j'aurais eu plus de chance de ne pas me faire avoir.
L'agent poussa vers moi une feuille de papier que je lut en diagonale avant de prendre un stylo et de signer .

"Sage décision monsieur Reece. Vous êtes désormais un membre du gouvernement, et accessoirement vous êtes libre."
A ces mots un gardien entra et défit les menottes qui me retenaient à la table et il me fit signe de le suivre. Nous quittâmes la salle derrière les deux agents, mais au lieu de partir vers les cellules, nous allâmes vers la sortie. Libre, j’allais enfin être libre...
Aucun effet personnel ne me fut rendu à ma sortie de prison. Après tout je n'étais jamais sensé sortir d'ici. Je portais encore l'uniforme orange de la prison lorsque les deux agents du gouvernement me firent entrer dans leur voiture.

"Où allons nous messieurs ?"
"Vous n'avez pas besoin de le savoir monsieur Reece, profitez bien du paysage et reposez vous, la journée va être longue."
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 16 Oct - 17:18

Lieu: New York
Date: Avril 2008


*Et voila qu'au bout de 42 ans je quitte enfin cet enfer.*
La voiture qui me conduit vers la liberté file comme une flèche noire sur l'unique pont qui mène à Ryker's Island.
*Je n'aurais jamais cru quitter cet endroit vivant, ni que ce serait le même gouvernement qui m'y avait enfermé qui m'en ferai sortir.*
Pourtant l'ambiance dans la voiture est presque sinistre. Voiture noire, conducteur et passager avant en costumes noirs. Si je n'étais pas habillé en combinaison orange, on pourrait croire à un corbillard se rendant au cimetière. De toute façon je n'ai pas vraiment la tête à discuter et je doute que mes deux chaperons ne me répondent de toute façon. Alors autant profiter du paysage. C'est fou comme New York a pu changer en quarante deux ans. Même si je suis né dans cette ville, j'y suis maintenant comme un étranger. Plus rien ne semble pareil. Non, plus rien n'est pareil. Toutes les boutiques où j'avais l'habitude d'aller étant jeune doivent avoir fermé. Mes amis, si j'en avais eu, seraient surement presque tous morts ainsi que mes parents. Je me rendis compte au fur et à mesure que la voiture roulait, que j'étais devenu un étranger dans ma propre ville natale. A cette idée, ma vision se brouilla soudain, et je sentis des larmes couler sur mes joues. Je me dépêcha de les essuyer afin que mes deux chiens de garde ne me voient pas pleurer.
Le trajet fut aussi lent que le permit la circulation de la mégapole à cette heure de la matinée. Cela me permit de profiter pleinement du paysage comme le ferait un gosse qui vient pour la première fois dans la grosse pomme. Chaque minute passée dans cette voiture me révélait les nouvelles merveilles de la ville. Puis au loin j’aperçus un immense Building, non une tour, dont le sommet semblait se perdre presque dans les nuages. Je ne pus n’empêcher de demander.

"Bon sang, c'est quoi cette tour au loin ?"
"C'est la Tour Stark mon vieux. C'est là que nous allons." Répondit le passager.

Je sentais bien que je n'aurais pas plus de détails, aussi je n'insista pas. Pourtant je ne pus décrocher mon regard de cette tour qui grossissait au fur et à mesure que nous en approchions. Il avait l'air tout près, mais en réalité il était encore à plusieurs blocs de nous. Ce bâtiment devait être gigantesque pour que l'on puisse le voir d'aussi loin. Décidément l'Empire State building faisait pale figure à coté de lui.
Pourtant loin de m’émerveiller devant ce prodige architectural, je me mis à me sentir oppressé par sa présence et par son gigantisme. Comme si cette masse imposante représentait un obstacle, une autre prison d'où je ne pourrais jamais sortir.

* C'est quoi cette fichue tour ? Et c'est qui ce Stark ? J'ai entendu des rumeurs en prison, mais rien de bien précis. Ce serait un richissime homme d'affaire ou un truc du genre. Pas facile de rester au courant en isolement. Cette tour est trop gigantesque, trop monstrueuse pour avoir été bâtie par un homme normal. Si c'est là que je vais c'est surement à cause de lui. J'aurais du bien lire ce fichu contrat qu'ils m'ont fait signer. J'ai peur d'avoir vendu mon âme au diable. Et ce diable semble s'appeler Stark...*
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Jeu 20 Oct - 22:25

La tour Stark occupait de plus en plus l’horizon au fur et à mesure que la voiture s'en approchait. L'oppression que je ressentait persistait, mais elle céda la place à la curiosité et à l'émerveillement. Le prodige architectural du lieu ne pouvait laisser insensible et je me sentais un peu comme un gamin admirant un château de légende. Le rêve fut pourtant de courte durée. Moi qui aurait apprécié de marcher ne serais ce que quelques pas sur les trottoirs de New-York, je fus terriblement déçu lorsque je vit le véhicule emprunter une rampe et descendre dans ce qui semblait un parking souterrain.
Une première barrière se souleva devant le véhicule avant que celui ci ne descende vraiment et après avoir circulé parmi d'innombrables files de voitures stationnées il s'arrêta devant une porte métallique. là, le chauffeur descendit sa vitre et passa une sorte de badge devant un boitier de contrôle avant de taper un code sur un clavier. Enfin, une étrange lumière vint frapper son œil droit avant que la lumière ne passe au vert et que la lourde porte métallique ne se soulève.
*Bon sang c'est quoi cette sécurité ? On se croirait dans une banque ou pire encore !!*
La voiture reprit sa route et s'enfonça plus avant dans les profondeurs du bâtiment. A force de tourner et de descendre, je fus bien en mal de savoir à quel niveau ni où nous nous trouvions. La voiture finit par s'arrêter et mes deux gardes du corps me firent descendre.
Nous nous dirigeâmes vers un ascenseur qui ne s'ouvrit lui aussi qu'après un contrôle de sécurité identique à celui de la porte précédente. A ma grande surprise, au lieu de monter dans les étages, nous descendîmes. Après dans doute trois ou quatre niveaux plus bas, mes nouveaux amis m'accompagnèrent dans un couloir terne éclairé par des néons qui diffusaient une lumière aussi artificielle que possible. Nous passions régulièrement devant des portes closes sans aucunes marques distinctives. Et finalement il me firent entrer dans une salle vide, à l’exception d'une table et de deux chaises. Elle ressemblait en tout point, en beaucoup plus propre et moderne, à la salle d'interrogatoire de Ryker's Island où j’avais été testé quelques jours auparavant. Durant tout le trajet nous n'avions pas échangé un mot, et les dernières paroles de mes charmants accompagnateurs furent:

"Asseyez vous ici..."

Décidément ils étaient moins loquaces que le mime Marceau pendant une représentation. Étant encore seul, j'avais le choix du siège, aussi je pris celui qui faisait face à la porte, histoire de voir qui allait venir me dire un petit bonjour. Le mains posées sur la table, je jetais un coup d’œil alentours. Je ne vis aucune caméra de surveillance, pas plus que l'éternel miroir sans teint que l'on s'attendait à trouver dans un tel endroit. Pourtant je soupçonnait fortement la présence de caméras et de plusieurs paires d'yeux me surveillant. Je voulus en avoir le cœur net et tentais de ressentir mon environnement par le biais de mon pouvoir. Je fus très étonné lorsque j'y parvint. Non pas que j'en sois incapable, mais parce que j'aurais cru qu'un inhibiteur aurait été activé ici.
Après avoir sondé la pièce et découvert pas moins de dix caméras et encore plus de micros et autres appareils sensitifs aux fonctions inconnues, je relâchait mon pouvoir et attendit patiemment...
*Ils veulent sans doute m'observer un moment avant de me cuisiner encore une fois. Je dois me montrer patient et plus malin qu'eux. Si je leur cède trop vite ce qu'ils veulent ils risquent de me remettre très vite en prison une fois qu'ils n'auront plus besoin de moi. Et si je me montre trop réticent, cela risque d'être pareil.*
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Ven 28 Oct - 22:32

« Ne baisse pas le son Jarvis. »

Mes yeux ne quittent pas ma voiture, cela faisait bien trop longtemps que je ne l’avais pas bichonnée de la sorte et la détente que cette légère occupation m’offre n’est pas négligeable.
Le moteur surpuissant que je lui ai confectionné à partir d’un modèle allemand ne me convient plus, je veux qu’il ronfle davantage au démarrage, qu’il soit plus performant encore mais pour ça il faudrait que je recalcule puis réessaye les…

« Monsieur s’il vous plait, le mutant est là. »

Un lourd soupir censé faire comprendre mon désarroi à mon interlocuteur s’échappe d’entre mes lèvres et mon regard sombre se pose sur l’agent face à moi. C’est quoi déjà son nom ? Qu’importe ; la musique a disparue et je déteste ça il faut que je change ce réglage stupide qui désactive le son lorsque quelqu’un m’adresse la parole dans cette salle. Elle est à moi, la musique persiste tant que je le veux.
Je devine l’ordinateur fixé au mur et passe à la chanson suivante, mettant un son plus élevé que tout à l’heure avant de replacer mon attention sur cet homme ennuyeux.

« Vous n’aimez pas le groupe Police, c’est ça ? »

C’est à lui de soupirer – bien qu’il se retienne autant que possible de se faire trop indiscret – puis sa main m’indique la sortie avec une once de pitié dans le regard.
Fichtre de quoi se plaint-il ?
Je lâche le chiffon que j’ai entre les mains et j’accepte de me lever, ça a l’air important.

« Il est là depuis moins de dix minutes il peut bien attendre encore, il me semble qu’il n’a rien d’autre à faire ! »

Je remonte les escaliers quatre à quatre, les préférant en général à l’ascenseur puis je prends le temps de boire un coup, me laver les mains, me rincer le visage, jeter un œil à l’écran de télévision allumé et sourire avec moquerie face aux stupidités diffusées en direct avant de me rendre – enfin – dans cette salle ou je suis censé convaincre un tolard de créer pour nous divers matériaux indispensables.

Le type de la sécurité m’ouvre et je hoche la tête en guise de remerciement. Mes mains glisses dans mes poches et j’avance lentement, mon regard scrutant ledit tolard avec insistance. Le silence qui plane est pesant, donnant à la situation une atmosphère cruellement grave ; je relève le menton pour m’occuper de la chaise sur laquelle je m’installe puis je me racle la gorge avant de commencer.

« Monsieur…Reece, c’est ça ? Tony Stark, ravit, non intéressé surtout. Votre don a fait ses preuves lors d’un test depuis la prison, vous avez, j’imagine, compris que vos capacités nous intéressent. Seriez-vous prêt à travailler pour nous au prix de votre liberté ? »

Quand à savoir qui nous sommes et pourquoi, ça ne le regarde pas vraiment. Je crois pourtant que je ne serai pas contre une légère explication s’il me questionnait. Après tout si je peux le mettre en confiance en me faisant habilement indulgent et relativement sympathique, je ne vois pas pourquoi il refuserait d’être nourrit logé pour un don qui est chez lui inné, naturel…

« Ne faites pas le timide les cellules étaient bien plus inconfortables que cette salle non? Je ne vous demande pas grand chose en fait, j'ai besoin de vos "talents" pour pouvoir mener les miens à des fins qui se veulent utiles et salvatrices pour tout le monde. Humains, mutants et tout supers héros confondus...Vous comprenez ce que je dis? J'ai peu de temps à perdre monsieur, mais beaucoup à vous offrir : votre liberté. Vous ne rêvez pas, vous êtes bien hors des murs de la prison et ceci pourrait devenir votre quotidien si vous acceptez... »

Je suis presque trop gentil, ce type sort de taule non? Aller, il va forcément céder; il a le droit d'être méfiant voire sceptique quand à mes intentions mais la liberté dépasse tous les entendements, c'est évident.
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 29 Oct - 15:08

Owen avait attendu pas mal de temps avant que la porte ne s'ouvre. L'attente, il savait gérer, après tout il avait passé 42 ans à attendre ce jour là et ce n'étaient pas quelques minutes de plus qui feraient la différence. L'homme qui entra était assez jeune, du moins selon les critères d'Owen. Il semblait athlétique et portait une tenue assez chic qui devait avoir été coupée sur mesure. Rien à voir avec les sbires qu'il avait rencontré plus tôt. Son attitude est hautaine, presque méprisante. Il domine le Owen et compte bien le montrer. Il s’assoit, les mains dans les poches, l'air faussement décontracté.

« Monsieur…Reece, c’est ça ? Tony Stark, ravit, non intéressé surtout. Votre don a fait ses preuves lors d’un test depuis la prison, vous avez, j’imagine, compris que vos capacités nous intéressent. Seriez-vous prêt à travailler pour nous au prix de votre liberté ? »

Alors cet homme n'est autre que le fameux Tony Stark ? Même à l'isolement au fond de sa cellule, difficile de ne pas avoir entendu parler de lui. Il est tel qu'Owen se l'imaginait. La question, n'est qu'une pure formalité. Owen connait déjà les termes du contrat. On le sort de prison en échange de sa coopération, et surtout de son don. La seule chose qui tracasse Owen c'est la façon dont cet homme à dit: au prix de votre liberté ? Comme s'il venait de s'acheter la liberté d'Owen, comme si cette liberté qu'on lui avait fait miroiter, n'était en fait qu'une illusion et qu'on allait seulement le mettre dans une prison différente.

« Ne faites pas le timide les cellules étaient bien plus inconfortables que cette salle non? Je ne vous demande pas grand chose en fait, j'ai besoin de vos "talents" pour pouvoir mener les miens à des fins qui se veulent utiles et salvatrices pour tout le monde. Humains, mutants et tout supers héros confondus...Vous comprenez ce que je dis? J'ai peu de temps à perdre monsieur, mais beaucoup à vous offrir : votre liberté. Vous ne rêvez pas, vous êtes bien hors des murs de la prison et ceci pourrait devenir votre quotidien si vous acceptez... »

Owen continue de regarder Stark dans les yeux essayant de le jauger, mais il ne perçoir rien.

"Merci pour votre offre généreuse Monsieur Stark. La liberté n'a pas de prix pour un homme qui comme moi à passé autant de temps enfermé. D'après le peu que j’ai cru comprendre, il est évident que c'est plus mon pouvoir de contrôle moléculaire que mes dons en cuisine qui vous intéressent. Reste seulement à définir en quoi exactement je peux vous aider, dans quelles limites, et bien sûr aussi définir ce que vous appelez "liberté". Aurais je le droit de sortir d'ici, d'aller en ville ? Ce genre de choses..."

Owen voulait en savoir un peu plus sur ce qu'on attendait de lui, et surtout sur ce que liberté signifiait. Non pas qu'il ne fasse pas confiance au gouvernement ou à Stark, seulement il était devenu méfiant avec les années, et pour tout dire, il n'avait aucune confiance en ces gens là. Maintenant si la proposition était honnête et la liberté réelle, il ferait de son mieux pour ne pas froisser ces généreuses personnes...
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 29 Oct - 15:54

Le vieil homme – quoi ? Autant admettre ce qui est – a l’air relativement attentif, sérieux et prône un certain sang froid qui doit directement découler de ses longues années d’emprisonnement. Après tout, vivre ce genre d’enfer doit laisser des conséquences autres que sales ou négatives, et je crois que j’ai à faire à l’une d’entre elles.
Une petite demi heure qu’il est arrivé et Mr Reece ne montre aucun signe d’impatience. Remarque, il n’a pas franchement intérêt à le faire, j’en oublie presque que je viens – et le gouvernement, certes – de lui rendre sa liberté.

Mon dos prend confortablement appui dans le dossier de la chaise une fois que j’ai terminé de faire rapidement les présentations du contexte et j’attends que ce brave me donne son avis, prenne la parole au moins.
Je suis curieux de voir comment il va prendre la situation, le marché, je dirais même le chantage. Bien sur, je vais faire de mon mieux pour que le mutant ne se sente pas séquestré, ce n’est de toute façon pas le but je ne suis pas gardien de prison et j’ai bien assez de boulot comme ça. Le seul ennui que ce type représente est égal à son intérêt : il peut produire pour nous différents matériaux indispensables…Il pourrait très bien le faire pour nos ennemis.
Le surveiller sera donc important, cela ne devrait pas pour autant le priver de totale liberté.
En somme, ce sera toujours mieux que ce qu’il a vécu en taule jusqu’à aujourd’hui.

J’esquisse un léger sourire une fois qu’il a bien voulu me parler et je penche lentement le visage sur le coté, regardant mes mains que je viens de lier sur la table puis je hausse les épaules.

« Il n’y a pas réellement de "limites" proprement dites à ce que nous vous demandons. Nous avons besoin d’une certaine quantité de matériaux que vous êtes en mesure de créer pour nous. Nous vous ferons la demande et bien entendu, qu’elle soit effectuée dans les temps les plus brefs est nécessaire. Hum, d’après ce qu’on m’a dit vous êtes efficace et rapide. »

Je pose sur lui un regard relativement espiègle, qu’il ne puisse avoir de doute : nous avons vu ses compétences, l’effort que ça lui demandait, le succès certain de ses prouesses. Nous savons le nécessaire donc pour le jauger et ne pas nous faire avoir.
Je ramène mes bras à moi que je croise sur mon torse et je continue, sur un ton toujours calme, pesé, posé.

« L’argument liberté n’est pas un leurre. Vous êtes libre si vous nous fournissez ce que nous vous demandons. Dans les temps décidé, sans broncher. »

Je préfère ne pas lui faire part d’une possible surveillance. Je ne l’imagine pas capable de trahison, j’ai plutôt l’impression qu’il ne comprend pas dans quel monde étrange il vit, il ne m’inquiète pas. La surveillance n’aura aucun but d’espionnage ou de méfiance mais bien de protection. Qu’il ne se fasse pas kidnapper par l’ennemi dans le pire des cas, mais le simple accident m’embêterai, on n’a pas intérêt à perdre un tel avantage que lui.

« Vous serez joliment logé, je m’assurerai que vous ne manquiez de rien, vous avez tout à gagner il vous suffit d’accepter ce que nous vous demandons Mr Reece. La fabrication de matériaux, des métaux surtout. Nous ne vous imposerons rien de plus. D’autres questions ? »

Ma main se place sur mon menton que je frotte un instant, sans le quitter des yeux, puis mon regard remonte à la porte à travers laquelle l'un des gardiens semble vérifier si tout se passe bien.
Un brin paranoïaque ces mecs.
Je replace mon attention sur le "mutant du jour" et j'affiche un air curieux, même impatient de savoir ce qu'il peut avoir à dire ou demander...
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 29 Oct - 19:11

Décidément ce type est plus que confiant. Il respire la tranquillité. Owen cherche dans ses paroles le piège, le petit truc qui pourrait signifier qu'il va se faire avoir en beauté, mais il ne trouve rien, ou presque. "Sans broncher" a-t-il dit. Mais il est normal qu'un patron donne des ordres à ses employés Après tout.

"Il va de soi que je ferais tout ce qui est en mon "pouvoir" pour mériter cette liberté ainsi que votre confiance. Et je vous remercie encore de la chance que vous m'accordez. Toutefois une petite chose me chiffonne. Je suis persuadé que vous en savez beaucoup sur moi pour être venu me chercher là bas. Mais à quel point connaissez vous mon pouvoir et ses limites ? Je ne vous demande pas ça pour savoir ce que vous savez de moi, mais pour vous expliquer les limites de mon pouvoir au cas où vous les ignoreriez."

Owen marqua une pause attendant sans doute une réaction de la part de Stark. Puis devant son silence, Owen reprit.

"Comme vous les savez sans doute, mon pouvoir agit directement sur les molécules et les atomes de la matière que je peux réorganiser à ma guise. Mis à part le temps de concentration nécessaire pour visualiser la manipulation à réaliser, la transmutation est presque instantanée. Par contre une fois terminée, elle semble permanente, ou du moins je pense qu'elle l'est vu qu'aucun objet que j'ai transmuté n'est revenu à son état initial de lui même depuis presque 50 ans."

Owen observait la réaction de Stark, cherchant à voir si ses révélations étaient nouvelles pour le milliardaire ou bien s'il les connaissait déjà.

"Quant a mes limites, je crains qu'elles ne soient plus importantes depuis mon incarcération. Avant je pouvais sans effort transmuter de grosses quantités de matière. Mais aujourd'hui, outre mon âge et le manque d'entrainement, le bridage imposé par le professeur Xavier n'est qu'en partie levé. Compte tenu du fait que je n'ai plus usé de mon pouvoir depuis longtemps, hormis lors de votre test, j'ignore combien de matière je suis capable aujourd'hui de transmuter d'un seul coup."

Owen marqua une autre pause tout en cherchant toujours sur le visage de son interlocuteur des réactions ou d'autres signes qui l’aideraient à savoir où il mettait les pieds.

"Je peux aussi réarranger les atomes de matière sans pour autant changer leur nature interne. Je peux forcer des atomes de carbone à adopter une structure cristalline parfaite et ainsi changer un vulgaire morceau de carbone en diamant, ou bien orienter les molécules d'un alliage pour changer ses propriétés mécaniques. Je peux même déformer des objets ou fusionner la matière. D'ailleurs, normalement ce type de transmutation m'était beaucoup plus facile que la transmutation totale et donc devrait toujours l'être."

Owen sentait qu'il captait l'attention de Stark. Il lui donnait sciemment des informations qu'il connaissait déjà, ou qu'il connaitrait très vite, de façon à bien lui montrer qu'il coopérait pleinement. Stark était un peu le roi ici, et pour survivre à la cour, il fallait plaire au roi...

"Et comme vous devez le savoir, j'ai été physicien. J'avais de bonnes connaissances en physique qui m'aident beaucoup dans l'utilisation de mon pouvoir. Le plus simple pour moi reste bien sûr de transmuter un objet par rapport à un modèle existant. Mais je devrais pouvoir aussi le faire d'après une description atomique ou théorique et j'y arrive bien sûr de mémoire. Du coup grâce à moi vous devriez être capable de fabriquer n'importe quel matériau dont vous pourriez rêver."

Owen semblait s'être vendu comme pour un entretien d'embauche. Même si le salaire n'entre pas en ligne de compte, le besoin pour le vieil homme de plaire à son futur employeur semblait évident. Restait à Stark de savoir si cette attitude était sincère ou feinte...

"Je commence quant Monsieur Stark ???"
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 30 Oct - 10:11

Le regard attentif que je pose sur cet homme explique sans mal tout l’intérêt qu’il représente aux yeux du SHIELD et de l’Initiative ; je n’ai pas l’intention de perdre cette chance que son don peut nous offrir puisque à vrai dire ce Owen m’importe peu. Je suis contraint de le séduire avec cet argument de liberté pour être certain qu’il mette son pouvoir à ma contribution. Ce serait plus simple s’il était déjà dans notre camp mais après tout les choses trop simples ne sont pas mes préférées !
Je le laisse énoncer sa question que je trouve très adroitement posée. Il veut que je lui dise ce que je sais sur lui pour qu’il puisse – soit disant – compléter mes informations le concernant ?
J’esquisse un sourire diverti et je hausse les épaules sans le lâcher des yeux.

« Eh bien expliquez-moi votre pouvoir comme si je ne savais rien. Ça ne me dérange pas d’entendre ce que je sais déjà et puis, de la bouche du premier concerné cela ne peut être que plus précis. »

Non, en effet je ne vais pas lui dire ce que je sais pour attendre que monsieur complète et fasse le tri et les corrections pour moi. Peut être que ma remarque expose ma méfiance mais le gentilhomme ne me parait pas extrêmement confiant non plus, ce que je comprends.
Nous sommes ici en train de clairement marchander son pouvoir avec sa liberté en arrière plan et j’ose espérer que l’impression sérieuse qu’il dégage est réelle. J’ai besoin que ce type soit appliqué et investi dans son travail, je ne veux pas d’un mutant animal de foire.

Je ne rajoute rien après ça et d’un mouvement de la main je l’incite à me définir autant que faire se peut son don si intéressant.
L’effet permanent des transmutations qu’il est capable de créer est bien entendu fascinante, c’est bien pour ça qu’il m’intéresse de toute façon. Que ferions-nous d’un matériau qui se change au fil du temps ?
Le vieil homme enchaine sur les limites de son don mais mon visage reste impassible, fermé, seul mon regard exprime l’intérêt certain ressenti. Ses limites ne m’apparaissent pas comme un réel problème après tout, sa présence apportera toujours des avantages.

Déformation et fusion attirent mon attention et je m’avance jusqu’à la table sur laquelle je replace mes avants bras, joignant mes mains. Ces capacités restent moins alléchantes que la transmutation totale mais comme il le dit lui-même, elles lui étaient moins complexes avant. Ainsi il pourrait en faire davantage ?
Je plisse les yeux sous la réflexion, cherchant les alliages les plus intéressants à fusionner pour la création de matériaux que nous utilisons pour ainsi dire : en masse. Tout mur, sol ou extérieur d’appareil blindé est sans doute ce qu’il nous faut en plus grande quantité.
Je me perds une seconde dans le calcul de la masse atomique relative, proportionnellement au nombre de ses nucléons dans le simple but d’imaginer de quoi est capable ce type. Comme si je cherchais une illustration, c’est passionnant. Impressionnant. J’ai observé les objets qu’on m’a ramenés de ses tests en prison et j’étais déjà étonné à ce moment là; le voir à l’œuvre risque de me rendre presque jaloux.
Sa dernière phrase contenant le mot « rêver » rappelle mon attention et je replace mon regard dans le sien, esquissant un sourire au coin des lèvres.

« C’est à peu près la conclusion à laquelle j’étais arrivé. Elle est bien entendu satisfaisante… »

Son impatience quand à entamer son travail me fait à nouveau sourire. Trop excité d’être libre ? De retrouver un rôle dans la société ? De remettre son don en application ? De travailler avec quelques autres connaisseurs en la matière physique ?
J’ignore ce qui le motive tant mais j’ai quand même une vague idée qui se rapprocherait d’une envie certaine de m’assurer qu’il sera à la hauteur.

« Eh bien le plus tôt serait le mieux, vous vous doutez. Juste, concernant vos limites » dis-je en me relevant, indiquant ce point ci en repliant mon avant bras pour lever la main, « je pense que le manque d’entrainement comme vous l’avez signalé est conséquent. J’ose espérer qu’avec le temps vos difficultés s’amoindriront face à l’activité certaine que nous allons vous demander. »

Un certain sourire mi hypocrite mi sympathique nait sur mes lèvres et j’acquiesce, confirmant mes propres mots comme s’il les approuvait. J’en viens à me placer à sa droite, bras croisés et je lève le menton avec un air interrogateur.

« Je vous met en relation avec ceux qui s’occuperont de vos tâches dès à présent ? »

Fausse question, certes. Après tout il n’a pas vraiment intérêt à refuser et puis suite à cette façon d’être pressé, s’il montre que ses envies freinent ce pourrait être embêtant.
Je précise néanmoins, avant qu’il ne prenne la parole.

« Vous commencerez demain au plus tôt, je tiens à ce que votre nouveau lieu de vie vous soit présenté et que vous puissiez vous y reposer cette nuit… »
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 30 Oct - 14:00

Owen A l'impression d'être sur la même longueur d'onde que Tony. Il semble très intéressé par ce que peux faire Owen pour lui, et en retour, il offre au vieil homme la seule chose qui lui manquait, la liberté. Ne dit-on pas que la meilleurs affaire est conclue quant les deux parties pensent y avoir gagné quelque chose ? Lorsque Stark émet l’hypothèse du retour du pouvoir d'Owen grâce à l'entrainement, le vieil homme ne peut s'empêcher de faire un commentaire.

"Cela ne sembla pourtant pas aussi évident qu'il pourrait y paraitre. Le manque de pratique n'est pas le seul facteur amoindrissant mes pouvoirs. Il y en a à mon avis deux autres majeurs, dont un malheureusement irréversible. Je veux parler de mon âge. Il est évident que je me fatigue plus vite et que j'aurais plus de difficultés à user de mon don à pleine puissance. Mais il faudra bien s'en accommoder. L'autre facteur qui lui pourrait être éliminé, reste le bridage imposé par le professeur Xavier. Il s'est, certes, émoussé au fil des ans, mais je pense qu'il en demeure quelques traces qui pourraient freiner le plein usage de mon pouvoir. Maintenant reste à savoir si Xavier* ou même vous, seriez d'accord pour lever cette entrave psychique."

Stark semble de plus en plus détendu voire même impatient de voir Owen à l’œuvre. Mais il sait se contrôler. Aussi propose t-il à Owen de commencer dès demain après bien sûr avoir pris un peu de repos dans ses nouveaux quartiers.
Sur ces mots Stark se leva et après un bref salut à Owen, et quitta la pièce. Quelques instants plus tard, un homme en costume sombre entra et fit signe au vieil homme de le suivre. La balade dura un long moment et Owen perdit le fil de sa route avant même la moitié. La seule chose dont il fut certain, c'est qu'ils n'étaient plus dans les sous sols, mais bien plus haut dans l'une des tours, mais sans savoir laquelle. Après avoir pas mal marché et changé plusieurs fois d'ascenseur, Owen et son guide arrivèrent devant une porte. Le vigile passa une carte électronique dans la serrure puis posa sa main sur une sorte de scanner.

"Voici vos appartements monsieur Reece. Pour l'instant vous n'avez pas encore d'autorisation d'accès, mais dès demain votre identification biologique sera faite, et vous pourrez vous déplacer librement dans toutes les zones où vous serez habilité à aller."

Ce qui signifiait clairement qu'il aurait des endroits où il ne pourrait pas mettre les pieds.
Owen entra à la suite de son guide dans sa nouvelle cellule. Le vieil homme pensait que le vigile avait parlé d'appartements par pure forme, mais c'était exactement ça. L'entrée donnait directement dans un salon qui devait faire cinq à six fois la taille de son ancienne cellule et qui comportait un petit coin cuisine avec juste une table et un réfrigérateur et de l'autre un canapé et une télévision écran plat. Il y avait une grande chambre avec un lit tout aussi grand et une salle de bain attenante avec une baignoire. De l'autre coté se trouvait un petit bureau avec une bibliothèque au trois quarts vide. Owen fut estomaqué de voir tout l'espace dont il disposait.

"Heuu... Excusez moi, nous sommes combien à partager cet endroit ?"

"Mais ce sont vos appartements personnels monsieur Reece. Le téléphone à coté de l'entrée donne directement au standard. Pour vos repas, il vous suffit de commander ce que vous voulez à n'importe qu'elle heure. S'il vous arrivait d'oublier, quelqu'un appellerait de toute façon pour prendre votre commande. Si vous avez le moindre besoin, n’hésitez pas. La télévision possède plus de 900 chaines, vous avez aussi une chaine hifi. Vous pouvez aussi demander n'importe quel disque ou DVD ainsi que des livres si ceux de la bibliothèque ne vous suffisent pas. Vous pouvez aussi commander des journaux ou des magazines. Si vous avez le moindre souci, je reste à proximité dans le couloir. Bonne journée monsieur Reece."

Owen restait médusé. Même si cet endroit se révélait n'être qu'une autre prison, elle n'avait rien à voir avec l'ancienne. Elle n'aurait pas dépareillé dans un hôtel de luxe. Au moins quant monsieur Stark avait des invités il savait les recevoir.
Owen fit le tour de l'appartement. Le placard de la chambre contenait trois costumes identiques tous à sa taille. Il s’installa devant la télévision et commença à passer les chaines en revue mais renonça au bout de dix minutes, n'ayant pas trouvé les chaines d'info. Un exemplaire du New-York Times du jour était posé sur la table basse et Owen le lut avidement. Il y avait des lustres qu'il n'avait pas pu en lire un qui ne date pas de plus d'un an. n'ayant pas vu le temps passer, Owen fut surprit par la sonnerie du téléphone. Une voix féminine à l'autre bout du fil se présenta et lui demanda ce qu'il souhaitait manger. Ne sachant que répondre, elle lui proposa le menu du jour qu'il s'empressa d'accepter, trop heureux de ne pas avoir à choisir.
Vingt minutes plus tard, son guide de tout à l'heure entra avec un chariot et son repas avant de repartir non sans demander à Owen s'il désirait quelque chose.
Le fameux menu du jour se révéla être en fait un véritable festin. Il avait en entrée une sorte de timbale de fruits de mers en sauce, sans doute des coquilles saint jacques, suivie d'un pavé de viande mariné en sauce avec un gratin dauphinois et enfin un petit plateau de fromages et un tiramisu en dessert. Owen ne reconnut pas la moitié de ce qu'il mangea, mais il ne laissa rien dans son assiette.
Lorsqu'il eu terminé, il alla jusqu’à la porte et ne fut qu'à moitié étonné d'y trouver son geôlier. Il s'empressa de débarrasser le chariot et Owen en profita pour lui demander de lui indiquer les chaines de télévision les plus intéressantes.
Owen alla ensuite prendre une douche dans la salle de bain et se prépara pour aller se coucher, non sans être passé prendre un livre dans la bibliothèque. Ce fut avec la lumière et le livre en main que le vieil homme s'endormit pour se réveiller aux premières lueurs de l'aube.
Le lendemain, lorsque l'on frappa à la porte, le vigile fut surprit de trouver Owen déjà debout et habillé de l'un des costumes de sa penderie. Il lui apporta son petit déjeuner avant de lui dire qu'on viendrai le chercher dans une heure afin de l'accompagner jusqu’à son nouveau lieu de travail...

[HJ: *Owen n'est semble t-il pas encore au courant de la mort du professeur Xavier, victime du Clean.]


Dernière édition par Owen Reece le Dim 30 Oct - 22:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 30 Oct - 21:57

Mr Reece me fait doucement sourire lorsqu’il insiste davantage sur les limites de son don. Je ne perçois pas cela comme une envie de réduire l’aide qu’il pourrait nous fournir mais plus comme une réelle crainte de ne pas être à la hauteur.
Enfin, dans un cas comme dans l’autre il ne ment sans doute pas car il n’a pas tord : il est relativement âgé et la prison n’a rien du arranger – pour la pratique de son don j’entends, le reste ne me regarde pas –. Je tape doucement son épaule en hochant la tête, me voulant plus ou moins rassurant alors que le vieil homme me surprend à parler du professeur Xavier.
Je n’ajuste rien et me contente simplement de clore notre marché là-dessus :

« Notre intérêt est en effet qu’il y ait le moins de limites possibles à l’utilisation de votre don. Mais rassurez-vous nous verrons tout cela plus tard. »

Sur ce je m’éclipse assez rapidement pour rejoindre mes appartements.
Le don évoqué avec ce type est réellement important, il se pourrait même devenir conséquent pour nos avancées, nos victoires aussi pourquoi pas.
Je m’installe dans le fauteuil en jetant un simple coup d’œil à la liste confectionnée par plusieurs secrétaires qui relate les choses qui se sont déroulées dans la journée. Je n’y vois rien de plus intéressant que l’arrivée de ce mutant, et après une heure d’intense réflexion je retourne à mon bricolage sur ce modèle de moteur allemand…

________

La nuit fut un peu courte à mon gout – mais l’amante délicieuse – et lorsque je termine d’avaler mon déjeuner je m’assure auprès de Pepper et Jarvis que je n’ai pas bêtement balancé d’informations, donné de rendez-vous ou encore blessé le faible égo d’un concurrent lors de cette soirée au casino du coin de la rue.
Visiblement non, tout roule je n’ai rien à régler de particulier ce matin – enfin, si, des tas de choses mais rien qui ne plairait à votre attention – et après une longue douche je n’arrive à me retenir : il faut que j’aille admirer les prouesses de ce vieux taulard. Qui ne l’est plus, il va falloir que je m’y fasse, quel est son prénom déjà ?

Vêtu de façon à pouvoir m’offrir un peu de sport après cette visite, je me rends dans les laboratoires ou notre nouvel hôte fraichement débarqué est censé se trouver avec une partie de l’équipe. La plupart sont des mécaniciens qui montent habilement les engins et appareils que j’invente. Ils sont tous extrêmement doués et leurs connaissances en technique comme en théorie sont impressionnantes.
Je les observe au fond de ce garage en train d’expliquer à Owen les matériaux les plus utilisés. Je prends soin de vérifier qu’aucun véhicule trop étonnant ou même une arme soit accessible à son champ de vision et une fois ceci fait, je m’annonce d’un léger raclement de gorge, coupant la parole au jeune homme qui s’exprimait.
Les regards se tournent d’un même mouvement vers moi et j’affiche un sourire leur imposant de se détendre.

« Mr Reece, j’ose espérer que la nuit fut plaisante ! Les appartements convenables ? Bon, si vous pensez ne pas rencontrer de problème pour la création des matériaux cités je voudrais m’entretenir avec vous à propos d’un sujet plus…formel. »

Je passe mon bras sur ses larges épaules et l’entraine un peu plus loin de ce groupe de jeunes employés qui entament les discussions basses et chuchotées.
J’ignore totalement l’opinion que porte le physicien à propos du professeur Xavier, mais une chose me laisse penser que lui apprendre son décès ne sera pas sans impact. J’ai choisi de lui faire l’annonce qui a été faite par le gouvernement, ainsi lui apprendre la mort « officielle » de ce grand homme sans rentrer dans les détails officieux…

« …Voilà je vais aller droit au but. Vous avez évoqué hier le bridage du professeur Xavier…Je tiens à vous annoncer avec regret qu’il nous a quitté en décembre dernier. Une hémorragie, au cerveau. »

Je le regarde avec une désolation discrète mais sincère, la mort de cet homme ne m’a jamais importée, bien au contraire c’était un type respectable.
Laissant le mutant accuser la nouvelle, je stoppe mes pas pour me pencher sur l’une des passerelles nous plaçant au dessus d’un avion de transport, plus large et imposant qu’un jet privé mais bien moins grand qu’un avion de ligne standard. Son architecture très personnelle à mes coups de crayons rend le véhicule indéniablement unique et moderne ;
Je l’observe avec une petite fierté avant de me replacer face à Owen.

« Ceci dit, comme je veux pouvoir vous offrir les meilleures conditions de travail et recevoir de vous les meilleurs résultats possibles, je peux m’arranger pour étudier ce bridage et peut être essayer de trouver quelqu’un en mesure de vous en débarrasser… Je propose dans un premier temps que vous fassiez ce qu’on vous demande, mes techniciens ne devraient en aucun cas abuser de votre pouvoir et si vous ressentez trop de fatigue, faites le savoir.»

Pas du tout dans mon intérêt qu’il souffre, j’ai bien trop besoin de lui et je suis du genre à entretenir le bien être de mes salariés pour bénéficier d’un travail qualifié.

« Nous évaluerons vos capacités au mieux, vous aurez les meilleurs soins à votre disposition et je continue de croire qu’une remise en pratique ne peut que vous aider… »

J’observe alors l’un des chef du service arriver vers moi avec une feuille sur laquelle figure une liste de matériaux que Owen doit faire. C’est une sorte de second test mais cette fois ses prouesses serviront réellement au SHIELD ; dans un premier temps. Les matériaux sont divers et variés sans doute dans le but de tester la pureté de chacun lors de la création, il y a également des demandes de transmutation partielle, complète, et à peu près tout ce dont il prétend être capable de faire, en fait.
Je récupère la liste avec un hochement de tête et je la tends à Mr Reece.

« Voici pour vous. Votre lieu de travail sera ce garage, il s’étend jusqu’au hangar que vous voyez ici, et de l’autre côté jusqu’à ces portes. Pour ce qui est des horaires, conditions et autres détails je vous laisse gérer ça avec l’équipe à laquelle vous êtes rattaché. Au revoir Mr Reece.»

Mon regard se porte alors sur l’homme près de nous et je commence à m’éloigner d’eux en me frottant les mains, je hausse le ton à l’attention du chef d’équipe et disparais.

« Considérez-le comme votre fournisseur officiel Highman ! »

« Bien Monsieur Stark… »
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Lun 31 Oct - 13:25

Owen prend un petit déjeuner frugal, il n'est plus trop habitué à beaucoup manger aussi tôt le matin, surtout après le festin de la veille au soir. Le vieil homme avait demandé au vigile de rester pour lui tenir compagnie, mais s'il avait accepté, il avait par contre refusé le café qu'il lui avait proposé. Tout en mangeant une succulente pâtisserie Française appelée croissant et en buvant son café, Owen discuta avec son gardien. Mais il semblait peu loquace et finalement le vieil homme aurait pu déjeuner seul sans que cela ne change rien. Une fois le petit déjeuner terminé, Owen se leva et alla se brosser les dents avant de revenir dans la salon pour annoncer qu'il était prêt.

"Vous êtes un peu en avance monsieur Reece. Du coup, si cela ne vous dérange pas, nous pourrions aller en salle de contrôle afin de valider vos accréditations et aussi relever vos données biologiques pour les points de contrôle."

"Volontiers, je vous suis."

Owen à la suite de l'homme en costume noir parcourut une fois de plus suffisamment de couloirs et d'ascenseurs pour perdre son chemin. Mais finalement au bout d'une dizaine de minutes ils arrivèrent dans une pièce avec d'autres types en costume noir ainsi qu'une sorte de technicien en blouse blanche. Owen répondit à quelques questions pendant que le technicien prenait des notes sur une sorte de tablette électronique, puis il prit l'empreinte de la main droite d'Owen sur cette même tablette ainsi qu'un échantillon de voix et enfin il enregistra son empreinte rétinienne. Quant toutes ces formalités furent terminées, le technicien remis à Owen un badge qu'il devait porter en permanence de manière apparente à chaque fois qu'il sortirait de ses appartements, ainsi qu'une sorte de téléphone portable tactile. Il expliqua à Owen qu'en plus d'un téléphone classique, cet appareil contenait un plan des bâtiments couplé à un système de géolocalisation qui lui permettrai de ne pas se perdre. Pour l'instant deux destinations avaient étés programmées dans l'appareil: ses appartements, et le laboratoire où il allait travailler. afin de se familiariser avec ce système, il proposa à Owen de s'en servir pour aller au laboratoire.
L'utilisation du smartphone semblait simple, mais Owen appartenait à une génération où les téléphones avaient encore un fil et où l'informatique rimait avec science fiction. Son guide lui montra comment faire, et Owen se retrouva à suivre les indications qui apparaissaient au fur et à mesure sur l'écran du portable. Heureusement, même s'il le tenait à l'envers, l'appareil indiquait toujours la bonne direction, sinon le vieil homme se serait sans doute perdu. Contre toute attente, Owen arriva moins de dix minutes plus tard au laboratoire où l'attendait un certain Highman.
Le chef du laboratoire présenta à Owen le reste de l'équipe dont les noms lui échappèrent, puis il lui indiqua les vestiaires afin qu'il enfile une tenue plus adaptée, chaussures anti-statiques pantalon et blouse blanche. Puis il le conduisit au cœur du laboratoire afin de lui faire visiter plus en profondeur son nouveau lieu de travail.
Owen n'était pas arrivé depuis plus d'une demi heure que Stark fit son apparition, tout sourire envers Owen et le reste du personnel.

« Mr Reece, j’ose espérer que la nuit fut plaisante ! Les appartements convenables ? Bon, si vous pensez ne pas rencontrer de problème pour la création des matériaux cités je voudrais m’entretenir avec vous à propos d’un sujet plus…formel. »

Étrangement, Stark passe carrément son bras sur les épaules du vieil homme et l'entraine un peu à l'écart.

« …Voilà je vais aller droit au but. Vous avez évoqué hier le bridage du professeur Xavier…Je tiens à vous annoncer avec regret qu’il nous a quitté en décembre dernier. Une hémorragie, au cerveau. »

L'annonce fit un petit choc à Owen. Non pas qu'il eut véritablement connu le professeur Xavier, mais apprendre sa mort comme ça...

"C'est regrettable, j'ai cru comprendre que c'était un grand homme, et quelqu'un de respecté dans la communauté mutante."

Owen ne remarque pas que Stark semble plongé dans ses pensées et regarde ailleurs jusqu’à ce qu'il lui adresse à nouveau la parole.

« Ceci dit, comme je veux pouvoir vous offrir les meilleures conditions de travail et recevoir de vous les meilleurs résultats possibles, je peux m’arranger pour étudier ce bridage et peut être essayer de trouver quelqu’un en mesure de vous en débarrasser… Je propose dans un premier temps que vous fassiez ce qu’on vous demande, mes techniciens ne devraient en aucun cas abuser de votre pouvoir et si vous ressentez trop de fatigue, faites le savoir. Nous évaluerons vos capacités au mieux, vous aurez les meilleurs soins à votre disposition et je continue de croire qu’une remise en pratique ne peut que vous aider… »

Owen n'avait pas vraiment envie qu'un inconnu farfouille dans sa tête après tant d'années. Surtout que le bridage semblait avoir fortement diminué vu qu'il arrivait de nouveau à utiliser son pouvoir.

"Je dois vous avouer ne pas être très chaud pour laisser un autre télépathe entrer dans ma tête. Au moins avec le professeur Xavier, j'étais sûr qu'il saurait quoi faire. De toute façon je pense que c'est encore un peu prématuré, il vaudrait mieux attendre de voir ce que je suis capable de faire avant de vouloir envisager cette option."

Stark ne répond pas sur le moment, mais cela ne veux pas dire qu'il est d'accord avec Owen sur ce point. Il se contente de répondre que son équipe essayera d'évaluer ses réelles capacités au fur et à mesure. Donc nous verrons bien s'il a besoin qu'Owen puisse dépasser ses limites actuelles. Il tendit même à Owen une liste d'objets et de matériaux à transmuter ou à remodeler.
Enfin Stark lui montre l'ensemble du laboratoire où il travaillera en lui présentant officiellement le responsable du lieu, un certain highman. Ensuite le milliardaire quitta la pièce.
Une fois le grand patron parti, Highman semble se détendre un peu. Pourtant il semblait quelque peu distant d'Owen presque hostile.

"Et bien monsieur Highman, par où commençons nous ?"

"Professeur highman, s'il vous plait. Donnez moi cette feuille et allons y."

Owen suivit le professeur jusqu’à une table où était posée diverses pièces mécaniques et autres morceaux de métal. Il lui présenta tout d'abord une sorte de piston très fin qu'il souhaitait qu'Owen transforme en Adamantium. Owen n'eut même pas besoin de se concentrer plus de deux secondes pour effectuer la transmutation, et lorsqu'il annonça au professeur highman que c'était fait, celui ci crut d'abord à une plaisanterie avant de réaliser que c'était vrai. Ensuite une sorte de compétition sembla démarrer entre les deux hommes. Le premier présentant des pièces de plus en plus complexes ou volumineuses et demandant des transmutations ou des manipulations plus complexes, et l'autre qui essayait d'effectuer les transmutations aussi vite que la pensée dans le seul but de clouer le bec à ce professeur arrogant. Après deux heures acharnées, Owen demanda à faire une pause. De la sueur commençait à couler sur son visage et il avait le souffle court. Il devait avoir effectué pas moins d'une cinquantaine de transmutations, mais les dernières plus volumineuses que les autres semblaient l'avoir vidé. Ce fut avec un petit sourire que le professeur highman accepta.

"Venez monsieur Reece, vous avez largement mérité un petit café. Il faut que nous discutions."

Owen fut ravi du soudain changement de ton du professeur, qui semblait augurer de meilleurs rapports entre les deux hommes. Arrivés en salle de repos, Highman servit un mug aux couleurs de Stark industries à Owen et à lui même avant de reprendre.

"Je dois vous avouer que lorsque monsieur Stark m'a dit qu'il allait m'adjoindre un mutant transmutateur pour résoudre certains problèmes de fournitures et d’ingénierie, j'ai été un peu réticent. Mais je n'ai rien dit, après tout Stark est un génie, et on ne peut pas vraiment le contredire même quant il a tord. Ce qui n'est d'ailleurs jamais arrivé. Mais alors là vous m'avez bluffé. Votre don est impressionnant et ouvre certaines possibilités intéressantes. Vu votre passé de scientifique, j'ai bien compris qu'il serait beaucoup plus facile de travailler avec vous que je ne l'avais espéré. Mais il se fait tard, et nous en reparlerons cet après midi pour un projet spécial."

"Merci professeur Highman."

"Allons plus de professeur avec moi monsieur Reece, appelez moi Charles."

"Uniquement si vous m'appelez Owen."


Owen prit congé du professeur highman et rejoint ses appartements sans trop de difficultés malgré l'appréhension de ne rien comprendre au fonctionnement du GPS. Arrivé sur place il commanda le menu du jour et attendit tranquillement un livre à la main. Il avait trois bonnes heures à tuer en attendant de reprendre le travail.

Pendant ce temps au laboratoire le professeur Highman était au téléphone avec Tony Stark.

"Monsieur Stark, les tests complémentaires sont terminés. Il les a tous réussi haut la main et même au dela de nos espérances. Toutes les transmutations ont étés effectuées en un temps record. Il n'a montré que quelques signes de fatigue à la fin, mais rien de bien alarmant. Pour l'instant je dirais que sa limite en terme de volume transmutable se situe aux alentours d'un demi mètre cube de matière brute, mais il peut aller au delà si la transmutation n'est pas totale. Il est même arrivé à transmuter des objets sans les toucher ou même sans les voir. Il a réussi à transmuter un morceau de fer enfermé dans une gangue de plomb de plus de 50 cm d'épaisseur en uranium pur. Je pense que lui confier la tache de fabriquer les piles nucléaires miniatures pour nos équipements ne devrait poser aucun problème. Vous devriez venir cet après-midi pour superviser les choses et pour y assister de visu."
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Mar 1 Nov - 13:22

De retour à mes appartements je prends d’abord une ou deux heures – je n’ai pas vraiment vu le temps passer – pour m’occuper, encore, de ce moteur. Simple, le moteur à la base ; mais j’en fais un hybride en y mettant diverses touches personnelles qui ne pourront faire leurs preuves qu’après une bonne séance d’essai ! Que je ne me refuserai pas ; cependant j’ai promis à diverses personnes de leur rendre visite dans la journée, j’ai largement le temps mais je sais parfaitement que je ne pourrais tous les voir.
Croient-ils vraiment que je suis à leur disposition ?

Je quitte alors mes ateliers pour rejoindre le bâtiment ouest et plus précisément la salle de contrôle. J’exige d’avoir des nouvelles des différentes équipes de l’Initiative dans chacun des États ; m’installant confortablement dans le siège d’un employé – à qui je prends la place, en fait – un bon café à la main, j’attends les comptes que l’on doit me rendre.
La pile de dossiers qui est déposée devant moi est désagréables rien qu’à regarder, mais je feuillette assez vite le tout, passant les détails inintéressants pour me pencher davantage sur les faits importants.
Rien de grave à signaler, juste un jeune mutant récemment placé dans l’équipe du Kansas qu’il faut sans doute remettre à sa place. Quels esprits de cow-boy immatures ! Je me contente d’ordonner à l’ainée de ladite équipe de s’occuper sérieusement de lui avant de me retirer – non sans esquisser un sourire amusé en observant l’employé récupérer son siège.

C’est avec la hâte de tester ma nouvelle voiture que je me dépêche de rejoindre le garage mais l’on me contacte et je réponds sans frôler mon téléphone qui trône au fond de ma poche. Je crois.
Tiens, Highman, je l’avais oublié celui là !
Je prends l’air le plus blasé du monde, me forçant à rester attentif à ses mots tandis que j’approche du bolide fraichement monté. Magnifique pièce !

« Hum…vous doutiez de mon choix peut être ? Allons Highman…oui, je vois. Je suis ravit qu’il soit aussi utile que je l’imaginais mais permettez moi : je ne suis guère étonné. Bien bien mon vieux je serai là vers 15h… »

Je raccroche, coupant négligemment les quelques semblants d’excuse que le brave type essayait de formuler et je saute à pieds joint au volant de ma voiture.
Faisant bruyamment ronfler le moteur j’ignore le second coup de fil qui me vient directement de la maison blanche et je m’élance dans les rues les plus larges de la grosse pomme pour frôler des vitesses inespérées.
Comblé par ma petite dernière je m’amuse le plus longtemps possible avant de replonger la tête dans mes quelques responsabilités. Une dizaine de coups de fil, trois ou quatre cafés et une ou deux courtes conversations plus tard je rejoins le garage où j’ai quitté dans la matinée ce cher Owen qui – j’espère – a fait bonne connaissance de ses équipiers comme de son travail.
Je serre quelques mains en souriant machinalement sans réellement posé mon regard dans ceux de ces personnes puis je jette un regard ci et là pour repérer mes deux compères.
16h30 ; parfait je suis quasiment à l’heure.

« Highman, Reece ; vous voilà tous deux satisfaits de votre coéquipier ? Je n’en doutais pas. Alors Owen, vous avez surpris bien du monde d’après ce que j’entends depuis que je traverse les couloirs de ce garage, me feriez-vous l’honneur d’assister à une transmutation ? »

Le chef d’équipe s’apprête à prendre la parole mais je l’interromps d’un simple regard, préférant laisser le vieil homme s’exprimer librement.
Je tire une chaise sans me soucier de savoir à qui elle appartient et je m’installe dessus en levant le menton vers le mutant.

« Je veux de l’ Adamantium, je veux cette table en Adamantium. »

J’attends patiemment, avec curiosité mais sans arrogance dans la voix car je n’ai toujours pas de doute. Je veux simplement voir cela de mes propres yeux. Je suis fasciné par un tel don et le voir à l’œuvre est une bonne chose ; je devrais peut être remercier Highman d’avoir interrompue ma séance de récréation.

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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Mar 1 Nov - 20:30

Owen est interrompu dans sa lecture par son ange gardien qui vient frapper à sa porte. Owen enfile sa veste et armé de son téléphone GPS il se dirige tranquillement vers le laboratoire. Il est encore hésitant et a quelques difficultés à utiliser cet engin pour trouver sa route dans le dédale des couloirs, mais le vigile à ses cotés le remet sur le bon chemin à chaque erreur. Il semble bien connaitre les lieux, vu qu'il n'utilise même pas son GPS.
Owen arrive au labo sans vraiment savoir s'il est en retard ou en avance, vu qu'il n'a pas de montre. Mais en passant devant une horloge, il s'aperçoit qu'en fait il est à peine 14h30, il à donc une demi hure d'avance. Pourtant Highman est dans tous ses états, comme si la fin du monde devait arriver d'ici peu. Il aperçoit Owen et il semble se détendre quelque peu avant de faire signe au vieil homme de le rejoindre au pus vite. Juste le temps d'enfiler une blouse et des chaussons de protection que le professeur est de nouveau en proie aux affres de la nervosité.

"Quelque chose ne va pas Prof... heu Charles ??"

"Non monsieur Reece, rien, rien, juste un peu de stress avant une expérience importante. Monsieur Stark doit arriver dans moins d'une demi heure et rien n'est prêt. Je voulais lui montrer quelque chose de vraiment impressionnant, mais je crains que votre don ne m'ait fait perdre le sens des réalités et promit l'impossible."

"Si vous m'expliquiez ce que vous avez promis à monsieur Stark, je pourrais voir si l'impossible l'est vraiment."

Owen avait dit ça d'un ton détaché comme si cela lui importait peu, et c'était surement le cas. Le professeur Highman déroula plusieurs plans sur la large table de décharge en métal qui était devant eux, et il utilisa les quelques objets hétéroclites qui trainaient dessus pour en caler les coins. Dessus était dessiné des schéma complexes que Owen eut du mal à comprendre. Highman lui expliqua qu'il s'agissait des plans fortement agrandis d'un nouveau type de batteries miniaturisées utilisant des nanotubes de carbone comme électrodes et des bobines de supraconducteurs à taille microscopiques.

"Ces plans sont encore théoriques. Nous n'arrivons pas à concevoir la technologie qui nous permettrait de fabriquer les éléments de base à une échelle aussi réduite. Pour l'instant le prototype que nous avons réalisé produit 15 Volts dans une batterie de la taille d'une pile LR6 de 1,5 volts. Le secret comme vous le voyez réside dans la miniaturisation des nanotubes de carbone et de la bobine à fils d'or. Il devient difficile de réduire les composants au niveau que nous souhaiterions atteindre sans que les coûts de réalisation ne deviennent carrément prohibitifs. Ce prototype nous à couté la bagatelle de deux millions de Dollars, et il n'atteint pas le quart des espérances de monsieur Stark."

"Et vous espériez qu'avec mon pouvoir je puisse vous affranchir de ces contraintes ?"

Owen marqua volontairement une pause tout en souriant. Il sentait le désespoir de Highman et il prenait un malin plaisir à le faire douter.

"Si vous arrivez à m'expliquer plus en détail ce que vous attendez de moi, il se pourrait que je parvienne à régler votre petit problème de batterie."

"Les nanotubes que nous avons réussi à produire, ne font qu'une dizaine d'atomes de carbone de diamètre. Mais si vous parveniez à les réduire ne serai-ce que de moitié, cela multiplierait par 3 la puissance de la pile. Ensuite vient le problème de la bobine. Elle ne peut être faite de fils enroulés au hasard comme dans un vulgaire moteur électrique. Nous avons réussi à filer un fil d'or de 4 atomes de diamètre que nous avons entouré d'un isolant polymère de 3 atomes d'épaisseur. Le fil fait donc 10 atomes de diamètre. Le problème est le temps pour l'enrouler dans des bonnes conditions sans le briser et de manière régulière. Je ne sais pas si vous pouvez encore réduire son diamètre et donc augmenter encore la puissance de la pile."

Owen et le professeur discutèrent de longues minutes des divers matériaux utilisés, des choix technologiques et autres modifications dont serait capable Owen. Si au début Highman n'arrêtait pas de regarder l'horloge au fur et à mesure que 15H00 approchait, passé 15H30 il fut totalement absorbé par leur travail et il ne vit même pas Tony Stark arriver avec une heure et demi de retard, ce qui était pour lui un exploit.
Highman accueillit cordialement son patron sans même lui faire la moindre remarque sur son retard.

"Bienvenue monsieur Stark."

« Highman, Reece ; vous voilà tous deux satisfaits de votre coéquipier ? Je n’en doutais pas. Alors Owen, vous avez surpris bien du monde d’après ce que j’entends depuis que je traverse les couloirs de ce garage, me feriez-vous l’honneur d’assister à une transmutation ? »

Highman voulut prendre la parole, mais avant même de pouvoir exposer le projet fou qu'il avait mis au point avec Owen, Stark l'interrompit.

« Je veux de l’ Adamantium, je veux cette table en Adamantium. »

Owen leva un sourcil d’étonnement et d'interrogation. Décidément ce Tony Stark était plein de surprises. Le voila qui réclamait une démonstration des plus inutiles et non productive. Après tout quel intérêt d'avoir une table en Adamantium ? Une fois formée, il serait presque impossible de la détruire, mais aussi d'en faire autre chose qu'une table.

"Si c'est ce que vous désirez monsieur Stark. Mais je doute que la transmutation proprement dite ne soit aussi impressionnante que vous l'espérez. Cette table est déjà en métal et la différence ne sera pas flagrante. En plus tout cet Adamantium sera un peu gâché, vu qu'il sera ensuite impossible de l'utiliser pour autre chose que d'y déposer des objets dessus..."

Stark allait interrompre Owen lorsque celui ci le coupa, un petit sourire en coin..."Mais c'est vous le patron. En fait c'est déjà fait ! Votre table est en Adamantium."

Devant l’étonnement de Stark Owen ne put s'empêcher de sourire de nouveau avant de reprendre.

"Je vous avais dit que vous n'alliez pas voir grand chose. Par contre nous allions le professeur Highman et moi même tenter une petite expérience qui devrait vous satisfaire beaucoup plus. Elle concerne votre projet de batteries miniaturisées à chargement ultra rapide. Je devrais être en mesure d'accroitre leur puissance et leur autonomie de presque 10 fois ce que pouvait faire votre dernier prototype."

A cette annonce Strak parut intéressé, et le professeur Highman fut carrément estomaqué. Ils ne savaient pas vraiment si le vieil homme bluffait, mais ils le regardèrent avec intérêt lorsqu'il prit l'une des piles posée sur la table et qui devait lui servir de base pour son essai.
Owen s'assit devant la table en Adamantium, la pile au creux de sa main droite, l'autre main à quelques centimètres au dessus. Il ferma les yeux et sembla se concentrer longuement. Ni Stark ni Highman n'osèrent faire le moindre bruit de peur de troubler le vieil homme. L'attente sembla durer une heure alors que lorsque Owen ouvrit les yeux avec un profond sourire, à peine une minute s'était écoulé.

"Voila c'est fait.",

Highman prit la pile et la mit sur un testeur qui indiqua Zero volts.

"Il n'y a rien, vous avez échoué Reece."

"Elle n'est pas chargée. Mettez la en charge et vous verrez."

Highman brancha la pile sur un chargeur électronique spécial qui adapta automatiquement la tension. La machine débita du courant pendant quelques secondes avant de s'éteindre. Highman reprit la pile visiblement déçu mais la mit tout de même sur son testeur qui grilla aussitôt. La dernière tension affichée dépassait les 100 volts.
Owen visiblement satisfait expliqua ce qu'il avait fait.

"J'ai reformé les nanotubes de carbone comme vous le souhaitiez. Je dois être arrivé à en créer de seulement 3 atomes de diamètre, ce qui est le minimum en fait. Un atome d'épaisseur pour le tube et un atome pour le trou. J'ai fait la même chose pour la bobine d'or, elle ne fait qu'un seul atome de diamètre ainsi que son isolant. Mais au lieu de votre polymère souple, j'ai utilisé du silicium pur vu que je n'avais pas besoin d'enrouler le fil à la main. En plus je n'ai pas entouré le fil avec, je l'ai intercalé entre les fils. Bilan, la bobine compte un fil environ 200 fois plus long dan un espace identique, et le silicium est bien sûr un meilleur isolant. Cela vous convient-il monsieur Stark ?"

Highman intervint avant que Stark ne put répondre.

"Il nous faudra bien sûr effectuer toute une batterie de tests avant de connaitre les réelles capacités de cette pile, mais vu la description qu'en à faite Owen, elle risque de dépasser très largement toutes nos espérances. Le seul point qu'il sera peut être plus long à vérifier sera sans doute celui de l'autonomie et de la stabilité de la charge. Mais le principal problème restera surtout la production à grande échelle..."
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Jeu 3 Nov - 11:54

Je réclame une table en Adamantium, cette table sur laquelle les deux compères travaillent depuis peut être ce matin, et le vieil homme conteste mon ordre ? J’observe Highman secouer la tête dans sa direction pour l’inciter à obéir malgré l’inutilité de ma demande.
Lui ai-je demandé de développer l’intérêt de ce que j’ordonne ?
J’ouvre la bouche tout en acquiesçant pour lui confirmer mon ordre – après tout c’est le premier que je lui donne je peux bien lui pardonner sa petite insolence – mais je n’ai pas le temps de prendre la parole qu’il m’affirme avoir terminé le boulot réclamé…
Je laisse ma main glisser sur la table et j’esquisse un sourire satisfait en portant mon regard sur Highman, comme si je cherchais une fois de plus à lui démontrer que j’avais entièrement confiance en cet Owen.
Qu’on se permette encore de douter de mes choix.

Ne me laissant pas le temps d’évoquer mes idées pour cette table désormais inutile – sauf en tant que table – Mr Reece visiblement confiant expose les intérêts de son don pour accroitre notre prototype de batteries.
Je fronce les sourcils doucement sous la curiosité et comme il semble ne pas vouloir me laisser parler, je le laisse agir, croisant les bras sur mon torse.
Le vieux mutant semble se concentrer, énormément, en plaçant la pile dans sa main comme s’il s’agissait d’un objet aussi précieux que conséquent. Je plisse les yeux en observant son visage fermé, crispé, concentré. C’est impressionnant de voir comment ce type s’y prend pour faire un véritable tour de magie…
Lorsqu’il prétend avoir – déjà – terminé, je regarde Highman faire le professeur méfiant et lorsqu’il teste la pile, je lève les yeux au ciel contenant difficilement un soupir de lassitude.
Quel idiot quand il veut celui là.
Une fois le test correctement réalisé, je me relève en souriant à Owen avec satisfaction ; ne répondant pas à Highman que j’ai assez vu pour aujourd’hui.

« C’est du beau travail Monsieur Reece, l’utilisation de silicium est judicieuse et effectivement bien pratique une fois combinée à votre don. Je suis pour le moment satisfait, mais j’attendrais le dossier que me fera Highman sur toutes les caractéristiques de cet exploit ; l’autonomie, la stabilité ainsi que votre capacité à produire toutes les pièces dont nous avons besoin. »

Je déplace mon regard vers le chef du service en m’assurant qu’il ait comprit ce que je veux, et je les regarde l’un après l’autre en souriant à nouveau.

« Je vous laisse voir entre vous comment arranger les capacités de Mr Reece et les besoins de Highman pour les garages et les avancées de notre production. »

Jouant avec mes mains le temps de vérifier si j’ai dit tout ce que j’avais à dire, je m’interromps pour préciser, en visant la nouvelle table du bout de l’index :

« Votre bureau, Owen, faites le déplacer ou bon vous semble. Je pense que vous aurez plus souvent votre place directement dans les garages mais j’insiste pour que vous ayez un espace de travail à vous. Highman ? »

« Oui monsieur je vais voir si on peut trouver mais… »

« Le mieux qui soit. »

« Oui monsieur. »

J’acquiesce, venant serrer la main de notre nouvelle recrue. Pas besoin d’attendre les détails que j’ai réclamé à son chef de service, je sais déjà que le mutant ne me décevra pas ; je l’espère du moins.
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 5 Nov - 13:09

Et voila. Owen a fait sa petite impression sur son nouveau patron et son supérieur direct. Du coup il a droit à tous les égards, nouveau bureau, sorties surveillées, bibliothèque remplie, etc... La belle vie quoi. Pourtant Owen se sent mal à l'aise dans ses nouvelles fonctions. Tout cela semble trop beau, trop blanc, trop brillant pour être totalement honnête. Mais le vieil homme n'arrive pas à le voir, ou ne veux pas le voir, trop content de sa nouvelle vie, de sa liberté retrouvée. Parlons en de sa liberté. Elle aussi n'est pas toute blanche. Elle n'est qu'illusion. Toujours accompagné de son garde chiourme accroché à ses basques jours et nuits. Et encore plus lors des rares sorties qui lui sont autorisées où là ils sont pas moins de trois à le surveiller.
Mais bon, toutes ces petites tracasseries quotidiennes, Owen essaye de les oublier. Il faut dire que sans ça il serait toujours dans sa cellule de 2m sur 3 à Ryker's Island. Alors il fait profil bas et profite des largesses de monsieur Stark.
Il faut dire qu'il la à la bonne. Tout ce qu'il désire, Owen le lui fournit. Aussi bien de nouvelles plaques de blindage réactif en feuilleté Adamantium, Vibranium, Tungstène, Acier au cobalt et encore pleins d'autres métaux, que de nouvelles piles nucléaires à l'uranium, des diamants d'une taillé démesurée et sans aucun défaut pour des lasers sois disant chirurgicaux.... Bref tout ce qui semble trop difficile à obtenir, ou trop rare, Owen le crée en deux secondes.
Tout cela dure depuis plusieurs semaines, presque deux mois. Les cadeaux pleuvent, et les libertés semblent infinies tant que Owen ne tire pas trop sur sa laisse. Et pourtant tout bascule le 5 juin 2008.
Owen profite d'un après midi calme pour lire un livre avec la chaine info en bruit de fond. Ils rabâchent la même chose depuis des heures et le vieil homme n'y prête vraiment plus attention jusqu’à ce que la nouvelle tombe. Captain América qui venait de se rendre afin de mettre fin au conflit entre super héros vient de se faire assassiner. Owen fait tomber son livre et regarde ébahi tandis qu'il essaye de comprendre qui peut être responsable d'une telle chose. Il a choisi son camp en rejoignant le gouvernement, Stark et le SHIELD qui ont combattu les rebelles et leur charismatique leader. Mais c'en est une autre que d'apprendre que ce dernier vient d'être assassiné alors qu'il venait de se rendre. Une seule question, QUI ?
D'un coup la télévision devient noire. La chaine semble out. Owen zappe immédiatement, aucune chaine d'infos ne fonctionne. Que se passe-t-il ? La censure existe encore aux USA, ou seulement dans la Stark Tower ?
Owen est bouleversé. Il craint de s'être trompé de camp, d'avoir choisi des personnes prêtes à tout pour maintenait leur paix, même au prix de vies innocentes. Il se sent sali. Pourquoi avoir muselé sa télé si ce n'est pour l'empêcher de savoir ce qu'ils ont fait.
Owen se sent alors vulnérable. Il risquent de le renvoyer en prison s'il pose trop de questions ou s'il fait mine de se rebeller. Il vaut mieux ignorer l'histoire et voir ce qu'il se passe.
Owen se replonge dans son livre mais son esprit est ailleurs. Il a du mal à se concentrer sur autre chose. Il décroche son téléphone et appelle la réception, commande son repas du soir et en profite pour commander son petit déjeuner accompagné des trois ou quatre quotidiens avec entre autre le New-York Times et le Dayly Bugle.
Owen attend toute la nuit. Essaye en vain d'avoir des infos à la télé ou à la radio et finalement passe toute la nuit éveillé en lisant plusieurs livres et d'anciens journaux.
Le lendemain arrive avec le petit déjeuner ainsi que ses journaux tant attendus. Et là stupeur... RIEN... Rien sur la mort de Cap, à croire que le flash d'hier n'était qu'un simple canular. Les chaines infos sont revenues, mais là aussi rien du tout. Owen ne comprend pas. Quelqu’un aurait-il piraté la télévision pour faire passer un message ? Owen lit et relit les journaux, retourne les pages et cherche en vain. Pourtant quelque chose cloche, mais quoi ? C'est en comparant deux anciens numéros du New-York Times et du Dayly Bugle qu'Owen comprend. Le papier n'est pas le même. Les deux journaux de la veille sont imprimés sur un papier différent que ceux qu'on lui a apporté aujourd'hui. Un homme normal s'y serait laissé prendre, mais instinctivement Owen s'est servi de son pouvoir et à analysé le papier. Non seulement les papier n'est pas le même que celui employé habituellement par ces journaux, mais les quatre qu'on lui a amené ce matin sont imprimés sur le même papier. Ce sont des faux...
Owen n'a plus aucun doute quant à la culpabilité des gens pour qui il travaille, et donc pour lui même. Il se demande comment il va faire pour continuer à travailler pour eux alors qu'ils essayent de le tenir au secret. Il doute tout de même encore un peu, il veut être sûr, ne pas culpabiliser pour rien. Alors il demande l'autorisation de sortir, d'aller dans l'un des restaurants où il était allé la dernière fois. Refusé. Sans aucune explication, on lui refuse l'autorisation de quitter le bâtiment, soit disant des soucis de sécurité. Le doute fait place à la certitude. Ici ils peuvent contrôler l'information, dehors c'est une toute autre histoire.
Owen ne veux plus travailler pour ces gens là, il ne veux plus leur servir de mine, de gisement, de complice pour tous leurs gadgets, toutes leurs armes. Même s'ils ont tout fait pour lui cacher certains de leurs projets, il n'est pas dupe. Certains des objets et autres matériaux qu'il a créé avaient des applications clairement militaires.
Mais Owen est un lâche. Il ne peut choisir entre sa conscience et sa liberté. Même si cette liberté est en fait une illusion, une cage dorée. Elle vaut toujours mieux que celle crasseuse de Ryker's Island, ou pire cette fameuse Zone négative dont il a entendu parler. Alors comment faire pour tout arrêter ?
Owen a une idée, il est vieux, et il peut jouer sur ça. Il ne peut stopper tout d'un seul coup, mais il peut fortement ralentir la cadence et prétendre à un peu de fatigue. Et s'ils ne le croient pas, il peut toujours forcer un peu sur son pouvoir pour rendre les choses plus crédibles.
Une fois cela décidé, Owen met son plan en application dès le lendemain. Il arrive au travail comme si de rien n'était et commence à travailler sur la longue liste de produits qui lui sont demandés. Comme d'habitude il commence par expédier les plus simples, les moins contraignants, puis il garde ceux plus complexes, plus volumineux ou qui lui semblent importants ou pouvant servir à concevoir des armes. Il Espère en rater quelques uns afin de saboter un peu le travail tout en faisant passer ça pour de la fatigue. Owen trouve un moyen assez simple pour ça, Au lieu d'une seule transmutation, il en effectue plusieurs à la suite, transmutant le même objet en divers matériaux similaires afin d'augmenter la charge de travail. Le résultat est au delà de ses espérances. Non seulement en effectuant les dernières transmutations à la va vite, il bâcle le travail et fragilise l'objet, mais en plus il atteint très vite ses limites et finalement perd connaissance en plein laboratoire.
La suite il ne peut que l'imaginer, vu qu'il se réveille dans une chambre de ce qui semble être un hôpital, mais qu'il soupçonne d'être dans la tour Stark.
Au loin il entend faiblement un docteur parler avec une autre personne, surement Stark lui même.

"Alors que lui est-il arrivé?"

"Surement le surmenage. Il a trop abusé de son don et son corps, voire son cerveau n'ont pas réussi à tenir le coup. Il va lui falloir beaucoup de repos. Nous allons devoir lui faire pas mal de tests afin de connaitre son état de santé, mais je ne vous cache pas que nous sommes en territoire inconnu. Son pouvoir est unique et nous ignorons les répercutions que peut avoir son usage intensif sur le corps d'un homme de son âge..."

"Dans combien de temps pourra t'il reprendre le travail ?"

"J'ignore même s'il pourra le reprendre un jour. Si ce genre d'accident devait se reproduire, qui sait si monsieur Reece y survivrait ?
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 6 Nov - 13:21

La mort de Goliath m’a secoué ; énormément. Je n’aurai jamais imaginé que nous arriverions à nous entretuer mais ce drame m’a fait ouvrir les yeux sur une chose aussi limpide qu’évidente : à nous battre de la sorte un drame ne pouvait que se produire.
J’ai tellement culpabilisé suite à ce décès que plusieurs cauchemars m’ont fait douter. Pour mes choix, presque mon camp, pour les décisions prises par le gouvernement, pour certains de mes discours, pour ces actions que j’entreprends à l’encontre de ceux qui prônent l’identité secrète…
Mais il faut se faire une raison non ? J’ai choisi un camp et je maintiens qu’il vaut mieux être dans l’un d’eux que comme ces X-men aussi indécis qu’hypocrites.
Hum, j’ai fait le tour de la question plus d’une fois croyez moi, j’ai pesé à maintes reprises le pour et le contre et je suis désormais certain d’être du « bon » côté ; du moins le côté qui correspond le mieux à mon caractère, mon rôle, ma personne tout simplement.

La disparition de Goliath me reste en mémoire, incontestablement comme le véritable début de cette sombre guerre…Mais j’avoue que jamais, jamais je n’aurai pu imaginer que Cap’ disparaisse dans des conditions si terribles…
Il venait tout juste de se rendre…la nouvelle vague de culpabilité et de pensées sombres qui s’en est prise à moi ce jour là est indescriptible ; j’ai l’impression d’avoir perdu un frère et que tous ces regards qui autrefois admiraient ce super soldat me foudroient aujourd’hui avec haine et dédain.
Que faire ? J’assume ma position, mon statut, et essaye au possible d’assurer des funérailles digne de ce nom…Steve n’aurait pas du y laisser la peau ; ça n’aurait pas du se terminer ainsi mais en portant mes yeux au ciel éclairé d’étoiles je remercie cet homme pour les diverses choses qu’il m’a apprises mais tout simplement pour être entré dans ma vie un jour.

Je reconnais avoir bu ; un peu ce jour là suite au nouveau conflit sanglant. Au point de m’endormir négligemment sur le comptoir du bar mais il fallait relever la tête rapidement car tout n’était pas vraiment terminé. Loin de là pour tout dire.
Une longue douche censée me réveiller m’a plutôt contraint à réfléchir à toute cette histoire et je saute dans mes vêtements pour essayer d’obtenir une audience avec le président au plus vite, il faut faire quelque chose; et vite.

Sauf que voilà, croyez-vous que je fais ce que je veux quand je veux ? C’est un peu ce qui se dit à mon sujet mais détrompez-vous j’ai souvent l’impression d’être malmené. Ahem, j’exagère peut être.
Toujours est il que divers coups de fils m’imposent plusieurs visites ci et là, de nombreuses personnes exigent de me voir et cette ombre de mort qui plane au dessus de moi ne me laisse pas bien le choix : je dois essayer de satisfaire tout le monde, encore plus en ces jours funestes.
J’enfile rapidement une veste pour me rendre dans un premier temps à l’hôpital situé dans la tour.
Owen Reece, que lui arrive-t-il à celui là ? Je n’ai peut être pas assez de problèmes !
Je rejoins en vitesse la chambre ou il a été installé et j’interroge avec un air plutôt pressé le médecin face à moi.

« Surmenage ? Un type comme lui ? Pardon docteur mais nous n’avons pas à faire un à inconscient, il connait pertinemment ses capacités et… »

« Il n’y a pas d’autres explications monsieur Stark, et puis comment pouvait-il anticiper les conséquences de ce nouveau rôle que vous lui avez confié il y a peu, après des années entières d’inactivité ? »

« …Vous comptez peut être me faire la morale ? Je vais lui parler. »

Je m’écarte du passage pour franchir la porte de cette chambre. Qui sait s’il survivrait à une reprise du travail ? Pas moi, c’est certain pour le moment mais ça ne m’empêche pas de poser sur le vieil homme un air déçu.
Il semble en effet bien faible, cette fois le visage qu’il affiche reflète totalement son âge et je soupire en plongeant les mains dans les poches, sans tenir compte des remarques du médecin qui ne voulait peut être pas que j’entre ici.

« Bonjour Reece. Comment vous sentez-vous ? Il semblerait que vous ayez surestimé vos compétences… »

J’affiche un léger sourire qu’il est difficile de définir comme sincère ou hypocrite et j’attire une chaise à moi pour m’assoir un instant.
Je suis quelque peu méfiant, cet homme m’apparait toujours comme un simple mutant déconnecté de ce qu’il se passe à l’extérieur mais je n’en reste pas moins très prudent et attentif à ce qui m’entoure. Je n’oublie pas – et je suis loin de l’oublier – que Steve a rendu son dernier souffle hier et il se trouve que le vieux mutant est aujourd’hui au bout du rouleau.

« Il serait embêtant que le travail que je vous réclame vous malmène. Je vais veiller à ce que la charge de travail soit moins conséquente…Et si c’est vous qui jouez les imprudents, je pourrais même vous faire surveiller pour que vous vous ménagiez. »

Mon discret sourire toujours aux lèvres je l’observe avec attention, va-t-il réagir ou est-il trop faible pour tenir une conversation ?
Je n’émets en aucun cas l’hypothèse d’une interruption de son travail. Nous avons encore besoin de lui, et peut être plus encore qu’avant…Les nouveaux évènements ne doivent pas être pris à la légère et j’ai bien l’intention de calmer cette bande de rebelles énervés.

« Qu’en pensez-vous ? »

Je veux son avis, je n’ai pas pour habitude d’agir sur les conditions de travail de mes employés – ou protégés – sans savoir ce qu’ils en pensent. Et puis pour être honnête sa réaction m’intéresse réellement…




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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 6 Nov - 19:47

Owen redoutait la confrontation avec Stark. Il savait qu'il lui serait difficile de mentir tout en étant convainquant. Le mieux que le vieil homme avait à faire était encore de feindre un état de fatigue extrême et de ne répondre qu'au minimum de questions.
Il entendait parfaitement la conversation entre Stark et le docteur et l'avis de celui ci le rassurait, il avait réussi à le berner. IL faut dire que son malaise avait été réel et en partie simulé. A ce petit jeu là Owen était devenu assez bon, vu que c'était la seule façon pour lui d'avoir un peu de tranquillité et de luxe à Ryker's Island, en se faisant admettre à l'infirmerie pour quelques temps. C'était devenu plus facile avec l'âge, étrangement, on s'occupait assez bien des prisonniers.
Owen garda les yeux fermés, aussi bien pour pouvoir plus facilement se concentrer sur la conversation que pour feindre le sommeil. Il fallait qu'il analyse la situation. IL avait un tuyau d'oxygène dans le nez, ainsi qu'un appareil qui surveillait son pouls et sa tension en émettant des bips réguliers. Il avait également une perfusion au bras gauche, à laquelle était reliée une poche de sérum salé. Il avait tout l'air du vieillard mourant, et il fallait qu'il laisse cette impression.
Owen entendit des pas rapides approcher de son lit. En arrière il cru entendre comme un hoquet de frustration avant d'entendre la vois ce Stark toute proche.

« Bonjour Reece. Comment vous sentez-vous ? Il semblerait que vous ayez surestimé vos compétences… »

Owen ouvrit faiblement les yeux et tourna lentement la tête vers Tony. Il prit tout son temps, histoire de laisser penser que ce simple geste lui demandait un gros effort.
*Ne rien répondre pour l'instant, ce serait prématuré. Il vaut mieux laisser parler Stark.*

« Il serait embêtant que le travail que je vous réclame vous malmène. Je vais veiller à ce que la charge de travail soit moins conséquente…Et si c’est vous qui jouez les imprudents, je pourrais même vous faire surveiller pour que vous vous ménagiez. »

Owen prends son temps. IL sait que Stark est un homme qui a l'habitude de tout obtenir très vite dès qu'il claque des doigts. Il sait attendre quant c'est nécessaire, mais il déteste ça. Le vieil homme avale sa salive comme sa sa gorge était trop sèche, puis il passe doucement sa langue sur ses lèvres.

« Qu’en pensez-vous ? »

Owen ouvre la bouche comme s'il cherchait ses mots ou qu'il peinait à trouver la force de répondre. Finalement c'est un murmure qui s’échappe des lèvres du vieil homme, à peine audible.

"Merci..."

Juste un mot. Owen referme les yeux immédiatement après, laissant Stark se débrouiller seul avec ses questions. Tant que les médecins iraient dans son sens, il n'avait pas besoin d'aider Stark à penser le contraire. Sur cette conversation à sens unique, le docteur entra dans la pièce, partagé entre la fureur de voir son patient dérangé et la peur de la réaction de son patron.

"Excusez moi monsieur Stark. Je crains que Monsieur Reece ne soit pas encore en état de parler. Ce dont il a besoin c'est surtout de repos et de calme. Vous pourrez surement revenir demain."

Joignant le geste à la parole, le docteur essaya de pousser Tony hors de la chambre, sans toutefois trop insister. Owen gardait les yeux fermés et une attitude calme presque endormie. Les bips et les graphiques de l'appareil de surveillance ne changèrent pas tandis que le vieil homme écoutait sans en avoir l'air la réaction de Tony Stark...
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 6 Nov - 20:29

Incroyable ces vieux ; ils ont tendance à toujours se faire plaindre, quand en plus ils en ont les raisons, inutile de préciser qu’ils en profitent et adorent ça !
Owen me paraissait jusque là comme assez solide, endurant pour un homme de son âge. D’ailleurs il ne le faisait pas, son âge. Et voilà que j’entre dans cette chambre pour tomber nez à nez avec un mutant mourant ? C’est une blague, je ne comprends pas réellement comment un malaise peut mettre dans un tel état, ou quel genre de malaise plutôt…Qu’est ce qu’il lui arrive ? J’ose espérer que ce n’est pas le genre « prise de conscience tardive» trop violente pour son âge poussé.
Je soupire profondément et très peu discrètement suite à son faible « merci », puis je continue de le fixer avec autant de pitié pour un ancien de son genre que de méfiance.
Je n’ai aucun intérêt à être mauvais avec ce type qui est doué en plus de ça. Il a déjà fait beaucoup, pour le SHIELD notamment, mais il m’est impossible de concevoir qu’il n’en fera pas davantage ; ça me semble tout bonnement improbable !

« …Prenez soin de vous, et le temps de vous remettre, je suis impatient d’avoir de bonnes nouvelles de votre part. »

Dis-je lourdement en sous entendant autant ses problèmes de santé que ses capacités à travailler pour moi. Je déteste attendre, je déteste être impuissant et pire que tout je déteste être dupé. On ne me ment pas, on ne se joue pas de moi ; et cette dégradation de son état de santé ne m’inspire rien de bon.
Qu’il mente ou non ; quelques soient les raisons ; ce problème n’est pas une bonne chose. J’ai besoin de lui pour obtenir encore des matériaux. Je n’avais – fort heureusement – pas négligé tout autres procédés pour disposer des matériaux importants, j’avais bien sur anticipé un éventuel ennui ou simplement une incompatibilité de Reece avec nos entreprises, mais quand même, ses capacités ont aidé la progression de nos travaux de façon non négligeable…

« Je reviendrai quand cela me chante docteur ! Vous n’allez quand même pas me faire croire que l’utilisation de son don l’ai rendu si faible ! S’il a tant besoin de dormir c’est peut être qu’il tente d’échapper à votre présence. D’ailleurs, Perkins s’occupera de lui désormais. »

« …Mais monsieur Stark ! Diane Perkins ? »

« Diane Perkins effectivement, cela pose-t-il un problème ? Je veux son point de vue, son diagnostic, vous l’assisterez si vous voulez vous donner une importance mon brave. »

« Bien monsieur. »

Il contient difficilement sa rancœur en s’éloignant et j’affiche un sourire malicieux à l’idée de recroiser cette doctoresse très séduisante…Mais mon emploi du temps est fort chargé et je m’empresse de quitter l’hôpital pour vaquer à des occupations quelques peu plus importantes dans un premier temps…

Les journées sont passées plus vite qu’en temps normal, ça devient presque ingérable tous ces bouleversements ! J’en suis arrivé à prendre mes premières heures de sommeil depuis quatre jours cette nuit, après avoir stupidement parlé seul à la photographie – ou plutôt le poster – de Captain qui trône au dessus des sièges de la salle de réunion des vengeurs.
J’ai beau prévoir et anticiper tout ce que je peux, la suite des évènements m’est bien mystérieuse ; inconnue…J’en suis frustré.
Ceci dit, je profite d’avoir une heure de retard à peine chez Red pour passer à l’hôpital avant de prendre la voiture.
Un certain Owen Reece doit certainement se demander ce que je fais depuis cinq jours qu’il est à l’hôpital…



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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Mer 9 Nov - 13:20

Normalement lorsqu’on est à l'hôpital c'est pour se reposer, reprendre des forces. Cela fait maintenant cinq jours qu'Owen ronge son frein, alité dans une chambre individuelle à se remettre de son petit malaise. Enfin petit, c’est ce que lui sait. Pour les médecins, il a bien faillit y passer. Ils ont craint le pire: AVC, risque de rupture d'anévrisme, problèmes cardiaques vairés etc.... Tous sauf un, ou plutôt une.
Le Docteur Perkins, Diane Perkins, semble beaucoup moins crédule, plus méfiante à l'égard du vieil homme dont elle s'occupe maintenant. Sa silhouette de top model sous sa blouse blanche pourrait donner des fantasmes à la moitié des hommes ici présents si l'autre moitié était aveugle. Pour Owen, ce n'est qu'un divertissement, il y a longtemps que ces choses là ne viennent plus le troubler. Néanmoins c'est toujours plus agréable que son ancien docteur, sauf...
Sauf que ce docteur là passe son temps à faire et refaire des tas d'examens à Owen et que plus elle avance, moins elle semble convaincue de la gravité de l'état du vieil homme. Owen en vient à redouter qu'elle ne découvre qu'il a fait exprès de légèrement pousser son pouvoir afin de provoquer ce malaise pour ensuite simuler un état plus grave qu'il n'y parait. Malheureusement difficile de berner longtemps un médecin. Le vieil homme a été obligé de montrer qu'il allait mieux au fur et à mesure que le temps passait, sinon cela aurait pu être suspect. Au pire, il pourrait reprendre le travail et refaire une crise dans quelques jours.
Pour l'instant le docteur Perkins venait de prendre ses constantes et notait ses observations sur le carnet qui ne le quittait jamais. Owen aurait donné cher pour lire ce qu'elle y avait marqué, histoire de savoir à quoi s'en tenir.
Owen avait bien tenté à plusieurs reprises de brouiller certains instruments d'analyse avec son pouvoir, mais il ne pouvait pas trop se faire remarquer ou tout serait découvert. Le vieil homme s'impatientait lorsqu'il entendit arriver monsieur Stark. Le docteur Perkins s'éloigna aussitôt d'Owen pour aller à la rencontre du milliardaire et referma la porte de la chambre derrière elle, sans doute pour qu'Owen ne puisse entendre leur conversation. Cela ne présageait rien de bon.

"Monsieur Stark, J'ai fait faire toutes les analyses possibles ici depuis que vous m'avez appelée, et certaines plusieurs fois. D'un point de vue purement physique, monsieur Reece est en bonne santé. Nous avons écarté tout problème cérébral ou cardiaque profond ainsi que tout dérèglement hormonal ou chimique. En théorie il devrait pouvoir reprendre le travail dès demain."

Au sourire que commença à esquisser Tony, elle répondit.

"Toutefois, il reste certains paramètres impossibles à vérifier. En premier lieu, son âge avancé le rend vulnérable à une trop grosse charge de travail. Je suggère de diviser par deux celui ci et de ne le faire travailler d'une demi journée par 24 heures. De plus son travail consiste à utiliser un pouvoir dont nous ignorons tout. Il est presque certain que c'est l'usage de celui ci qui est la cause de son malaise, et il convient d'être extrêmement prudents quant à son utilisation future si nous voulons éviter un autre incident. Bien sûr, il est difficile de dire si ce malaise est accidentel, ou bien volontairement provoqué par monsieur Reece dans le but d'échapper à son devoir envers vous. Je dirais que c'est du 50/50."

La jeune femme répondit au sourire charmeur de Tony, le laissant songeur. Était elle seulement satisfaite de son travail, ou répondait elle aux avances à peine voilées du milliardaire coureurs de jupons ???
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Mer 9 Nov - 18:13

A peine puis-je apercevoir la chambre de monsieur Reece, que la délicieuse Diane s’en éclipse et referme la porte derrière elle. Le sourire séducteur et gourmand que j’affiche en dit long sur ce qui me passe par la tête et l’air amusé qu’elle arbore n’est que positif et appréciable.
Ceci dit ne me voyez pas comme un véritable loup, je sais être sage et posé – juré – je lève alors le menton pour l’inciter à entrer directement dans le vif du sujet – sans aucune connotation sexuelle bien sur – et je plisse les yeux en me faisant très attentif.
L’état de santé de ce vieux mutant est assez important, voir carrément primordial pour le moment, je ne peux pas laisser ses capacités nous échapper. Le travail de la jeune femme est très utile et j’ai une confiance quasi implacable en ses talents de médecin.

« En théorie… »

Cela sous entend clairement un 'mais'. Il y a toujours un 'mais' dit-on. Et puis quand même, ce serait trop beau et trop surprenant que Owen se remette aussi vite que lui ont prit ces maux…Je reste extrêmement méfiant le concernant, surtout depuis ce malaise brutal qui l’a interrompu dans un travail lourd mais visiblement faisable.
Il se trame un truc que je n’aime pas. Magouille d’un vieux scientifique ou réelle décadence physique, je ne saurai encore le dire bien que ma méfiance fasse pencher la balance.
Laissant la charmante doctoresse terminer ses explications je me pose dos contre le mur et croise les bras, obligé de me faire attentif face à un si beau sourire.

« Je ne peux pas réduire sa charge de travail, pas en la divisant par deux en tout cas. »

Je secoue doucement la tête en posant ma main sur son fin poignet pour lui éviter de rétorquer quoique ce soit. Je préfère terminer de donner mon avis.

« Ce que nous lui demandons lui est accessible, il a lui-même estimé la charge de travail avec le chef d’équipe à son arrivé et j’ai clairement imposé qu’il soit ménagé ! Ce malaise est inexplicable mais il ne découle pas du mystère de son don…J’en mettrai ma main à couper. »

« Mais s’il arrivait à faire un malaise plus conséquent ?...Tony ce serait de la folie ! »

« Vous l’avez dit vous-même, d’un point de vue physique il est en bonne santé…Si son problème est psychologique vous allez voir : je vais le ramener à la raison ! »

« Un gros chèque ? »

« Vous auriez une meilleure idée ? »

« Me concernant, peut être… »

Mon regard pétillant accompagne ce sourire affamé mais je la frôle pour m’introduire dans la chambre, laissant la belle à l’extérieur. Elle nous rejoindra peut être, je dois d’abord parler avec ce mutant relativement exaspérant, à ce moment précis tout du moins.

« Monsieur Reece, bonjour. Pardonnez moi de n’avoir pu venir vous voir avant, j’ai été très occupé. On me dit que vous vous sentez mieux, j’aimerai vous l’entendre dire pour en être persuadé. »

Je le regarde avec profondeur, sans méchanceté bien sur. Je ne suis toujours pas un mauvais patron et je ne compte pas le devenir ; le malaise qu’il a fait était bien réel et je veux m’assurer qu’il se sent mieux.
Non sans avoir l’envie de le tester, je le reconnais.
Mais comme il s’attarde je reprends.

« Un médecin s’occupera quotidiennement de vous, même une fois sortit d’ici. La charge de travail sera réduite, mais je veux surtout que vous vous ménagiez, je ne plaisante pas Owen vous pourriez prendre de trop gros risques. Ne soyez pas trop gourmands de vos dons, contentez-vous de faire ce que l’on vous demande dans la journée…Quitte à étaler votre travail ou a demander du repos. »

Je marque une pose en m’appuyant contre la fenêtre pour jeter un regard curieux à l’extérieur avant de reprendre, posant sur lui mes sombres yeux avides de promesse.

« Suis-je clair ? »

Dis-je sur un ton de protecteur qui se veut autoritaire pour être sur que son protégé prenne soin de lui.
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Mer 9 Nov - 21:38

L'attente semble interminable. Owen regarde la pendule accrochée au mur, trois minutes seulement depuis que le docteur Perkins est sortie faire son rapport au grand patron, Tony Stark. Le vieil homme se met à réfléchir, ce qui dans sa situation n'est pas vraiment le plus indiqué. Il semble tiraillé entre sa conscience qui lui dit qu'il a vendu son âme contre l'illusion de la liberté et que même s'il n'est pas directement responsable de la mort du plus grand symbole de l'Amérique, il travaille pour ceux qui ont tué Cap. De l'autre, il se dit que s'il n'avait rien fait, il serait certainement encore à pourrir à Ryker's Island, et que Cap serait sans doute mort quant même. Alors pourquoi avait-il ce gout de fiel dans la bouche ? Pourquoi se sentait-il si mal ? Surement pas à cause de ce pseudo malaise. Souvent les blessures de l'âme sont plus douloureuses que les blessures du corps. Non pas qu'Owen eut été un modèle de vertu, sinon il n'aurait pas fini en prison pendant toutes ces années. Mais là bas, il avait sans doute trouvé la rédemption ou quelque chose d'approchant. Sinon comment expliquer cette douleur.
Le vieil homme fut tiré de ses réflexions par l'entrée de Tony. Celui ci s'approcha de son lit et s'excusa poliment de ne pas avoir pu venir le voir plus tôt. Il lui annonça que les médecins le disaient guéri mais que par mesure de précaution sa charge de travail serait allégée et qu'il aurait quotidiennement la visite d'un médecin.

* Difficile de dire si Stark est au courant ou pas de mon petit manège. Mais pour l'instant il ne semble pas. Il va falloir que je fasse attention à l'avenir, me ménager visiblement, tout en continuant de fournir des efforts importants, histoire de continuer à entrainer mon pouvoir et à fatiguer mon corps. Juste ce qu'il faut pour que le médecin pense que le travail m'épuise constamment.*

"Merci de vous inquiéter de mon sort monsieur Stark. Si les médecins pensent que je suis bon pour le service, alors je serais plus qu'heureux de quitter cette chambre, je commençais à m'ennuyer. Je serais bien en mal de vous dire comment je vais, si j'avais pensé que l’utilisation de mon don m'épuise autant, j'aurais ralenti la cadence. Mais bon, plus de peur que de mal je crois. Mais si vous pensez que réduire ma charge de travail est plus raisonnable, essayons comme ça..."

Owen ne sut pas si ses paroles avaient rassuré son employeur, mais il était sorti de l'aile médicale dans l'après midi, et on l'avait accompagné jusqu’à ses appartements en fauteuil roulant. Owen fut surprit de ne pas reconnaitre le trajet, ni ses anciens appartements une fois à l'intérieur. Ils étaient semblables, mais Owen vit immédiatement la différence. Lorsqu'il interrogea le vigile, celui ci lui dit qu'il avait été décidé de lui accorder des appartement plus proches du laboratoire afin de réduire ses trajets journalier et sa fatigue.
Owen commanda son repas du soir et alors qu'il s’apprêtait à aller au lit, il reçu la visite du docteur Perkins pour son check-up du soir.

"Moi ou l'un de mes collègues viendra chaque soir prendre vos constantes et vérifier votre état de santé. Si jamais les indicateurs décèlent une anomalie, nous ferons aussi des bilans le matin et l'après midi. Demain, vous commencez une heure plus tard, selon un nouveau planning adapté à votre état de santé actuel."

Owen subit l’examen sans dire un mot puis une fois le docteur Perkins parti, il se mit à réfléchir à la marche à suivre.

*Recommencer à transmuter à la limite de mes capacités serait risqué. Je ne sais pas si provoquer d'autres malaises ne finirait pas par m'être fatal au bout du compte. Et de toute façon, cela risquerait de mettre la puce à l'oreille de Stark ou du docteur Perkins. Je dois utiliser une autre méthode, et ces bilans quotidiens vont me servir finalement. Je connais un moyen de m'épuiser mentalement et physiquement sans que cela ne soit perceptible ou détectable de l'extérieur. Il me suffit de constamment utiliser mon sens moléculaire autour de moi. A force cela m'épuisera fatalement, mais ce sera progressif inexorable, et surtout sans réel danger finalement...*

Cela décidé, Owen prit un livre et ne s'endormit que tard dans la nuit. Le manque de sommeil l'aiderait à parfaire sa mascarade. Dès le lendemain matin, le vieil homme mit son plan à exécution. Il resta constamment depuis son réveil avec son sens moléculaire en alerte, analysant chaque molécule de la matière ambiante et décortiquant la composition de tout objet dans un rayon de 60 mètres. Avantage non négligeable, cela lui permit de déceler nombre d'appareils de surveillance dans ses nouveaux quartiers, caméras, micros et même glaces sans tain, ainsi que de sentir la présence de ses geôliers à travers les cloisons ou les portes de ses appartements car étrangement, même si Owen pensait être incapable de modeler la matière organique, il parvenait tout de même à la "sentir". Cela faisait deux heures qu'Owen s'était levé, préparé et restauré lorsqu’on frappa à la porte afin de l’accompagner jusqu’au laboratoire.
Effectivement ses nouveaux appartements étaient bien plus près du laboratoire, en fait au même niveau. Lorsque Owen prit enfin connaissance de son travail de la matinée, il fut surprit par la charge de travail. Stark, l'avait réduite, mais pas autant que ce que l'aurait dru Owen. Néanmoins, même si le vieil homme pensait pourvoir expédier ces taches avant midi, il lui fut demandé de n'en faire que les deux tiers et de garder le reste pour cet après midi.
Malgré le fait d'avoir maintenu son sens moléculaire, Owen ne se sentit pas particulièrement fatigué en retournant à ses appartements à la pause déjeuner. Il y resta jusqu’à quinze heure à lire et à regarder les infos où l'on ne parlait toujours pas de la mort de Cap. Il resta volontairement éveillé afin de maintenir son sens actif, puis retourna au laboratoire. La charge de travail de l'après midi sembla dérisoire à Owen, pourtant une fois terminé, il se sentit un peu plus fatigué qu'il ne l'aurait cru. Finalement ses efforts semblaient payants. Une fois de retour à ses appartements, il continua d'utiliser son sens moléculaire,et anticipa l'arrivée du médecin.
Le docteur Perkins vint refaire les prises de constantes sans rien dire. Mais Owen vit à son air que quelque chose clochait. Il ne pensait pas qu'elle puisse déceler qu'il utilisait une partie de son pouvoir, mais par précaution il avait coupé le lien avant son arrivée. Elle ne dit rien, mais en annonçant qu'elle ferait un nouvel examen demain matin, le vieil homme fut certain que ses efforts avaient payé. Owen savait que ses résultats du lendemain seraient meilleurs avec une nuit de sommeil vu qu'il ne pouvait maintenir son sens en éveil pendant qu'il dormait, mais cela rendrait les examens plus crédibles. Cette nuit, Owen ne put lire très tard, car une migraine vint assez vite le perturber, et il dut prendre quelques antalgiques avant de pouvoir trouver le sommeil.
Le lendemain, Owen reçu très tôt la visite du docteur Perkins qui sembla un peu plus satisfaite que la veille. Owen recommença dès son réveil à utiliser son pouvoir sauf en présence du médecin. Un nouvel examen fut pratiqué l'après midi avant la reprise du travail, ainsi que le soir. A aucun moment le docteur Perkins ne dit un mot à Owen sur ses résultats, même quant celui ci posa directement la question. Ce petit cirque dura une semaine pendant laquelle Owen accumula de la fatigue. L'utilisation prolongée de son pouvoir le rendit de plus en plus faible et de lourdes cernes se creusèrent sous ses yeux. Même le docteur Perkins commença à s'inquiéter pour la santé du vieil homme, et lui ordonna un repos total de deux jours complets pendant lesquels Owen continua tout de même à utiliser son sens moléculaire. Bien sûr, il se fatigua bien moins que les autres jours vu qu'il n'utilisait pas son pouvoir pour effectuer de transmutations.
Maintenant Owen en était persuadé, Stark, n'avait aucun moyen de savoir quant il utilisait cet aspect de son pouvoir, car il le modifiait rien autour de lui, ni n'émettait la moindre onde ou vibration, tout comme la vue ou l’ouïe. C'était un sens, rien de plus...

Devant les résultats désastreux des examens d'Owen ,le docteur Perkins semblait déboussolée. Elle doutait maintenant que le vieil homme put simuler cet état de fatigue extrême qui semblait s'accumuler inexorablement. Même les deux jours de repos n'avaient pas changé grand chose, à peine le vieil homme avait-il eu comme un léger mieux qu'à la reprise du travail tout s'était à nouveau effondré. C'est avec une certaine gravité qu'elle fit son rapport à Tony.

"Monsieur Stark, je crains qu'à propos de monsieur Reece, le pire des scénarios ne soit en train de se produire. Le malaise n'était qu'un avertissement. L'état de santé de monsieur Reece s’aggrave de façon alarmante de jour en jour. Plus il utilise son pouvoir, plus il s'affaiblit. Si nous continuons à ce rythme, le prochain malaise pourrait s'avérer fatal. J'ignore s'il le fait exprès, mais j'ai de gros doutes à ce sujet. Aucun des détecteurs placés au labo ou dans ses appartements n'a décelé d'activité cachée de son pouvoir, et pendant son travail, il se contente de faire ce qui lui est demandé. Pourtant chaque jour, ses constantes s'effondrent et le lendemain elle ne reviennent pas au même niveau que la veille. Son pouvoir semble puiser dans ses dernières réserves. Si nous le laissons ainsi il risque de mourir avant la fin du mois. Il faudrait le laisser se reposer au moins deux semaines entre chaque séance de transmutation afin qu'il puisse récupérer de l'effort fourni."

Le docteur Perkins semblait convaincue de l'état de santé de Reece. Comment aurait elle pu savoir que le vieil homme tout en jouant avec sa santé, contrôlait parfaitement son pouvoir et ce qu'il faisait. Restait à savoir ce qu'en penserai Stark et s'il préfèrerait tuer le vieil homme à la tache plutôt que de s'en passer...
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Jeu 10 Nov - 10:21

"Plus qu’heureux de quitter cette chambre…" ben voyons ; je lui affiche un air sceptique non sans sourire et j’acquiesce en montrant que malgré son côté gâteux, je suis satisfait de voir qu’il montre tant d’intérêt à reprendre son activité.
Il ne manquerait plus qu’il refuse de travailler, je pense que ce serait la goutte de trop.

« Oui nous allons essayer ainsi, vous reprendrez dès que le docteur Perkins vous autorise à sortir d’ici ; bonne chance monsieur Reece. »

Je m’éclipse aussitôt de cette chambre d’hôpital, aussi détestable que toutes les chambres de ce genre même si dans cet établissement là, tout est beaucoup plus luxueux qu’ailleurs.
Un dernier conseil donné à la jolie doctoresse – de ne pas se laisser attendrir par l’âge poussé du patient – et je retourne vaquer à mes nombreuses occupations, en commençant par rendre visite à Red qui m’attend depuis un bon moment maintenant.
Il faut savoir se faire désirer non ?
_____

Voilà quelques jours que l’état de santé du vieux mutant semblaient s’améliorer après son malaise mais la charmante Diane vient m’affoler alors que je renvois une équipe de l’Initiative au boulot dans l’Etat à laquelle elle est rattachée.
La jeune femme semble déboussolée et ce n’est en rien pour me rassurer car elle est du genre à avoir la tête bien sur les épaules et ne pas se laisser perturber par quelques difficultés ;
Je paris avant même qu’elle ouvre la bouche que l’ennui vient de Owen et lorsqu’elle me le confirme je lève les yeux au ciel, visiblement aussi embêté qu’elle mais qu’on se rassure : pas pour les mêmes raisons.
Je laisse planer un silence pesant quelques secondes avant de lui répondre avec une voix grave et contrariée.

« Ça n’est pas normal. Il a travaillé plusieurs semaines pour nous et tout allait bien ; je ne peux pas croire que subitement son don l’affaiblisse ! Malgré son âge, malgré la charge de travail. Je ne l’explique pas, certes, mais cet affaiblissement n’est pas normal…Il est forcément provoqué. Le premier suspect reste le premier concerné Diane je suis navré mais il y a bien trop de correspondances qui m’inspirent un doute. »

« …Je ne comprends pas monsieur, le mutant a travaillé tant qu’il a pu en maintenant un état de santé acceptable mais depuis ce malaise il est de plus en plus faible, je ne vois ni comment il pourrait provoquer ça, et encore moins pourquoi ! De quelles correspondances parlez-vous ? »

« Hum peut être un malheureux hasard…La mort de Captain à bouleversé plus d’un esprit croyez moi. »

« Quoi ? Je ne vois ni le rapport, ni comment cet homme peut être au courant ! Vous l’avez sortit de prison, vous croyez vraiment qu’il a un intérêt à changer de camp ? »

Je me rapproche d’elle lentement, plongeant mon regard dans le sien et la faisant reculer jusqu’au mur, j’acquiesce avec assurance.

« L’intérêt de ce vieux ne m’intéresse pas, il agit sans doute inconsciemment…comme toute personne de son âge. Toujours est-il qu’il agit avec efficacité et discrétion… Continuez de le soigner docteur. Je vais lui en toucher deux mots et si sa santé de s’améliore pas, la prison l’attend peut être encore. »

Elle attrape mon bras d’un geste vif mais sans violence et son regard se fait presque suppliant. Que veut-elle ? Que je prenne le risque de relâcher un type doté d’un tel don ?
Je soupire doucement en réalisant que de toute façon, le président l’a gracié, je ne pourrais rien faire d’autre que le surveiller.

« Allez vous reposer Diane, vous reviendrez travailler demain. »

« Mais monsieur Stark j’ai des patients à voir et.. »

« Vous êtes peut être la meilleure mais vous n’êtes pas le seul docteur, rassurez-vous. »

L’ai dépité qu’elle porte me fait plus pitié qu’autre chose, mais en lui imposant la surveillance de Reece je lui ai donné une charge de boulot en plus de tout ce qu’elle fait déjà. Quelques heures de repos ne changeront pas grand-chose à l’état de santé de ce vieux comme des autres.
J’alerte autant de médecins que possible pour la remplacer pour la journée et je me rends dans cette pénible chambre qui dégage l’odeur des soins.

« Il n’aurait jamais du disparaitre ainsi…Il n’aurait jamais du disparaitre tout court. Mais les faits sont là, aussi pesants pour moi que pour vous, peut être davantage Owen, mais vous ne pouvez vous laisser mourir pour un état d’âme. Nous avons besoin de vous, votre travail permet – indirectement – de sauver des vies et je voudrais que vous en ayez conscience. »

Mon entrée fracassante l'a peut être surpris mais je n'y porte pas d'attention.
J’ai bien sur volontairement effacé le nom de Cap’, ainsi que les détails des différents moyens que nous utilisons pour freiner la rébellion et maintenir la loi en place. Mais pour une fois ce que j’avance n’a rien d’hypocrite, je suis persuadé de mes bonnes actions et totalement conscient que le vieux mutant a une réaction due à la disparition de Steeve.
J’attends de voir à quoi il veut jouer. Feindre l’ignorance ? Avouer ce qu’il sait ? Avouer carrément son point de vue ?
Et si ce brave Owen ne savait rien ? Non, c’est trop limpide dans mon esprit, il le sait c’est évident ; et je compte bien attendre qu’il m’éclaire sur ses intentions...

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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Jeu 10 Nov - 13:33

Owen est à nouveau en repose forcé. Ordre formel du médecin. Le docteur Perkins bien que largement plus compétente que la plupart de ses collègues ne peut pas deviner ce qui affecte en réalité le vieil homme. Néanmoins, elle a prit quelques mesures préventives soit disant alors qu'à ce stade la prévention est largement dépassée. Néanmoins, Owen se retrouve dans ses appartements, en chaise roulante avec une perfusion dans un bras, reliée à une poche de soluté. NaCl, Glucose, Magnésium, Potassium, Antalgiques, et diverses autres molécules en plus du H²O que contient la majeure partie de la poche. Le sens moléculaire d'Owen est toujours en alerte et l'informe de la composition de tout ce qui l'entoure. Jamais il n'avait maintenu ce sens aussi longtemps sans interruption, et le malaise qui en résultait n'avait rien d'agréable. Mais s'il fallait en passer par là pour ne plus être forcé de travailler pour ces gens, pour ce type.
Quant on parle du loup... Owen sentit Stark arriver avant même qu'il n'approche de la porte. De tous ses invités mystères, Stark était sans doute le plus facile à repérer.Le réacteur ARK implanté dans sa poitrine était plus qu'une signature pour le vieil homme. Et dire qu'il lui suffirait d'une pensée pour fausser cette jolie machinerie et provoquer la mort du milliardaire en transformant ce truc en bombe. Mais Owen n'était pas un assassin, contrairement à certaines personnes. Avant qu'il n'entre, Owen avait coupé son sens moléculaire.
Stark entra sans même frapper. Owen ne leva même pas la tête de son livre. Il semblait abattu, fatigué, et les profondes rides de son visage et les poches sous les yeux trahissait encore mieux son état que tous les diagnostics des médecins. L'entrée en matière de Stark surprit le vieil homme.

« Il n’aurait jamais du disparaitre ainsi…Il n’aurait jamais du disparaitre tout court. Mais les faits sont là, aussi pesants pour moi que pour vous, peut être davantage Owen, mais vous ne pouvez vous laisser mourir pour un état d’âme. Nous avons besoin de vous, votre travail permet – indirectement – de sauver des vies et je voudrais que vous en ayez conscience. »

Owen n'eut pas à se forcer pour paraitre surprit par la question de Stark. Les antalgiques présents dans sa perfusion et la fatigue extrême accumulée par le vieil homme rendait son esprit un peu confus.

"Bonjour monsieur Stark. Pardon, mais vous parlez de qui ? Ou de quoi ? Et pourquoi parlez vous de me laisser mourir ? Je tiens encore à la vie, malgré mon âge avancé. Maintenant je crains que certains de vos désirs ne soient contradictoires. D'un coté vous souhaitez me voir aller mieux, ne plus me laisser mourir selon vos termes, et de l'autre vous m'encouragez à poursuivre mon travail ici. Pourtant même moi qui ne suis pas médecin j'ai bien compris que c'était mon pouvoir qui m'affaiblissait jour après jour. Je ne suis qu'un outil pour vous, un outil précieux certes, mais un outil quant même. Le souci c'est que normalement quant un outil fatigue puis casse, on le remplace. Mais comment remplacer un outil unique, irremplaçable. Le problème ne viens pas de moi... Il vient de vous monsieur Stark. Avant mon arrivée ici, comment travaillez vous ? Depuis que je suis là vous êtes devenu trop dépendants de mon pouvoir, pensant qu'il était une source infinie et inépuisable de ressources. Malheureusement rien n'est inépuisable, et que je me tue à la tache ou que vous décidiez de tout arrêter le résultat sera le même: vous devrez poursuivre votre travail sans mon pouvoir comme avant. Peut être qu'en passant outre les conseils du docteur Perkins, j'arriverai à poursuivre mon travail une semaine ou deux avant de mourir, mais au final le résultat sera le même. Reste à savoir si ce que vous désirez accomplir grâce à mon sacrifice en vaut le coup. C'est je n'en doute pas, un choix difficile monsieur Stark. A moins que vous n'ayez aucune conscience et que ma mort ne vous importe pas plus que ça."

Owen avait réfléchi longtemps à ce qu'il dirait à Stark lorsqu'il viendrait lui parler. Il ne le connaissait pas assez pour savoir à quel point la mort de Cap pouvait lui importer personnellement. Mais contrairement à Owen, il avait personnellement connu le super héros. il ne pouvait donc pas rester totalement insensible. Ce qui rendait son implication dans la mort de ce symbole encore plus méprisable. Maintenant Owen se demandait simplement s'il croyait ou non en son état de santé et s'il préférerait l'utiliser jusqu'au dernier moment avant de le jeter comme un vulgaire kleenex...
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Ven 11 Nov - 16:27

Étonnant qu’un homme aux apparences si faibles et allongé dans un lit d’hôpital depuis plusieurs jours maintenant soit si limpide et conscient dans ses propos.
Étonnant également qu’il ait parfaitement étudié ce que je viens de dire, alors qu’il affichait il y a moins d’une seconde l’air d’un mourant. Qu’il tient toujours relativement bien mais je mets ça sur le dos de l’âge uniquement.
Étonnant, enfin, que monsieur Reece soit capable de tant développer point arguments, avis et…reproches ? Sans paraitre particulièrement déphasé.
Rien ne colle avec l’état de santé qu’il est censé avoir et il n’arrange pas les choses en pointant du doigt ma responsabilité. Je le prends excessivement mal mais ne laisse rien paraitre d’autre que de l’attention à son égard. Je veux tout entendre, tout analyser et pouvoir jouer habilement des mots lui prouvant – pauvre vieux – qu’il ne fait que s’enfoncer en se croyant malin.

Je relève le menton, affichant un faux air sympathique et décroisant mes bras j’expose les mains paumes au ciel comme attendant une réponse gentille de ce mutant handicapé ;

« C’est terminé monsieur Reece ? »

Je n’attends en réalité aucune réponse, mais je le laisse néanmoins acquiescer pour que je puisse reprendre.
Je suis amusé qu’il n’ait pas davantage cherché de qui je parlais, lorsque j’évoquais la mort de Captain. Il a bien vite enchainé sur sa condition ce qui me prouve clairement qu’il sait pour Steeve. Mon raisonnement ne vous parait peut être pas logique mais croyez-moi je n’ai plus aucun doute.
Finalement son petit discours m’a diverti mais je ne dois pas oublier que ses compétences sont importantes et que je n’ai pas franchement intérêt à les perdre.

« Ne craignez rien, pour reprendre vos termes, mes désirs ne sont en rien contradictoires. Vous m’avez parfaitement compris Owen, je veux que vos dons continuent de nous servir comme c’était prévu en échange de quoi nous vous faisions sortir de prison…j’ose espérer que vous vous souvenez de vos conditions de vie avant d'entrer dans ma tour. Vous y avez passé suffisamment de temps pour vous en rappeler je n’en doute pas. »

Je fais quelques pas autour de son lit, me rapprochant de cette fenêtre donnant vue sur le monde actif extérieur puis, reprenant une profonde inspiration je place sur lui un regard qui démontre tout à fait que je suis loin d’être dupe.
En manque de preuves, peut être, mais je n’entrerai pas dans son jeu qu’il le remarque bien.

« Ainsi il vous suffirait d'utiliser votre don pour faire ce que l’on vous demande, vivant agréablement. Vous rendant qui plus est utile pour la paix. Or, mon cher Reece, vous préférez utiliser vos dons pour autre chose ? Ne pas les canaliser uniquement sur notre contrat ? Vous êtes généreux dans son utilisation ?...Méfiez-vous si je n’ai pas le pouvoir de vous renvoyer derrière les barreaux je peux simplement vous retirer le paradis que je vous offre et le monde extérieur est bien différent que celui que vous avez connu il y a des décennies… »

Une menace ? J’esquisse un sourire tout seul face à cette pensée et je reprends mes pas, retournant près de la porte de la chambre sans sortir pour autant.
Je n’ai pas terminé de mettre les choses au clair avec lui.

« Autre chose : aucun problème ne vient de moi ; concernant notre accord tout du moins. Le reste ne vous concerne pas, sommes-nous bien d’accord ? Avant vous mes productions étaient toutes excellentes et prometteuses, depuis vous elles s’améliorent encore mais tournez nous le dos et nous resterons parfaitement à l’aise avec nos progrès et la compétence de nos chercheurs, employés et ouvriers. S’il vous plait, ne vous sentez pas ainsi indispensable mon vieux vous risqueriez de tomber bien bas à me tenir tête… »

Mes muscles se sont progressivement contractés tandis que je parlais, haussant légèrement le ton. La doctoresse – qui visiblement n’a pas suivit mon conseil pour aller se reposer – fait irruption dans la pièce et son regard de nouveau suppliant m’énerve au plus haut point.

« Ne vous ai-je pas offert cette journée Diane ? »

« …S’il vous plait monsieur Stark, vous énerver n’arrangerait rien, monsieur Reece est trop faible. Aujourd’hui du moins. Quel que soit son point de vue vous ne pourriez plus bénéficier de son don avant quelques jours si amélioration il y a… »

« Je ne fais qu’attendre une remarque sincère de la part de ce type ! »
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Le prix de la liberté

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