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 Le prix de la liberté

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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 12 Nov - 14:20

Owen en avait trop dit. Même s'il ne simulait pas son état actuel, il avait donné à Stark l'impression qu'il avait les idées trop claires par rapport à ce qu'il aurait du. Erreur de la part du vieil homme, sans doute causée justement par la fatigue ou le besoin d'en finir au plus vite avec cette mascarade. Owen écouta Stark attentivement, même si parfois ses maux de tête l'empêchaient de réfléchir correctement. Il se laissa aller dans le lit, histoire de calmer le bourdonnement incessant qui était apparu après qu'il eut cessé d'user de son sens moléculaire.
Il eut un petit coup au cœur qui dut apparaitre sur le scope lorsque le ton de Stark commença à monter. Owen avait peur, non pas de l'homme mais de ce qu'il pouvait faire pour obliger Owen à lui obéir. Mais la pression retomba lorsqu'il mentionna le fait qu'il n'avait pas le pouvoir de le renvoyer en prison. Au lieu de cela il le menaçait de lui retirer le luxe dans lequel il vivait maintenant depuis plusieurs mois et de le jeter simplement à la rue.
Owen réfléchit pendant que Stark s'adressait au Docteur Perkins. Puis il se retourna vers Owen pour lui demander d'être sincère avec lui. Cela fit sourire Owen au début, puis il ne put s'empêcher de rire franchement avant d'arrêter à cause d'une quinte de toux qui inquiéta immédiatement le docteur Perkins. Owen lui fit signe que tout allait bien, et après avoir repris son souffle, il répondit à Stark.

"Vous voulez que je sois sincère et honnête avec vous monsieur Stark ?? Je crains que vous ayez oublié ce que cela signifiait lorsque vous avec empoché votre premier million, à moins que ce ne soit plus récemment lorsque vous êtes devenu directeur du SHIELD ?"

Owen marqua une pause pour reprendre à nouveau son souffle et s'essuyer la bouche. Contrairement à tout à l'heure il avait un peu plus de mal à parler, et la colère rendait sa voix plus forte.

"Je suis heureux que vous m'ayez rappelé un point essentiel de notre fameux accord, j'ai été amnistié par le président, et vous ne pouvez me renvoyer en prison. Mais cet accord devait me rendre la liberté en échange de mes services. J'ai rempli ma part du contrat durant toutes ces semaines de dur labeur dont je paye aujourd'hui le prix. Mais où est ma liberté ???"

Owen s'arrêta de parler et embrassa la pièce du regard tout en levant un bras pour montrer ce qui l'entourait.

"Ce n'est qu'une autre cellule monsieur Stark. Certes plus grande et bien plus confortable que celle ou j'ai passé les quarante deux dernières années, mais une cellule tout de même. Mes rares sorties autorisées, l'ont étés sous bonne escorte, même les criminels en liberté surveillée ne le sont pas autant que moi. Tout ceci n'est pour moi qu'une autre prison, une prison dorée certes, mais une prison tout de même."

Owen s'arrêta encore une fois. Non pas pour reprendre son souffle, bien qu'il en ait besoin, mais pour se calmer. Il ne voulait pas dire de choses qu'il aurait regretté sous le coup de la colère. Aussi respira t-il profondément afin de mieux se contrôler. Au bout de quelques instants il reprit.

"Vous me parliez de sincérité monsieur Stark. Alors comment expliquez vous la censure que mes journaux ainsi que de ma télévision ont subit depuis plusieurs jours ? Quel besoin auriez vous de filtrer les informations qui pourraient m'arriver du monde extérieur si comme vous semblez le prétendre je ne suis pas prisonnier ici ? Et surtout que craignez vous que je découvre ? J'ai du mal à être sincère et honnête avec quelqu'un qui ne l'est pas lui même."

Owen regarda attentivement Stark. Il n'en montrait rien, mais Owen était persuadé que ses propos devaient fortement le contrarier. Lui qui avait l'habitude que tout fonctionne comme il l'entendait ne pouvait pas concevoir que ce vieil homme puisse lui tenir tête.

"Vous croyez que me menacer de me jeter à la rue me fasse peur ? Je me considère ici comme en prison, Alors me libérer, même si c'est pour me retrouver dans le caniveau ne peux pas m'effrayer."

Voyant que visiblement son patron risquait de se laisser emporter par la colère, le docteur Perkins se permit d'intervenir.
"Monsieur Stark !! Je ne sais rien de vos accords avec monsieur Reece. Mais le jeter à la rue dans son état actuel équivaudrait à le tuer. Je ne sais pas ce que vous avez l'intention de faire, mais ce serait immoral et ne servirait qu'a vous attirer la colère de l’opinion publique sans parler des vos détracteurs qui seraient trop heureux de vous trainer dans la boue..."
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Ven 18 Nov - 23:37

Le rire le plus détestable qui soit…a cet instant du moins. Le vieil homme joue avec mes nerfs mais contrairement à lui – et son vieil âge – je ne peux plus réellement sentir mon cœur s’affoler (ou trop le sentir, c’est vrai). Je le vois bien réagir à mon ton qui s’emballe mais il m’en faudra plus pour que je me calme ; s’il n’aime pas m’entendre lever la voix tant pis pour lui j’ai d’autres chats à fouetter que de remonter les bretelles d’un mutant septuagénaire hospitalisé.
Je le foudroie d’un regard impatient et plus que méfiant désormais. Je n’ai pas davantage de preuves qui me conforteraient dans mes soupçons, mais son tempérament me lasse et me fait perdre du temps, ça lui retombe dessus même si ce n’est pas très objectif…

Il parle ; parle ; et parle encore avec stupidité. Mon regard s’apaise ainsi que tous les traits de mon visage, je sais parfaitement quoi rétorquer à toutes ses prétendues attaques et ce sentiment de confiance inébranlable qui me revient me fait sourire ; de plus en plus alors que le vieillard s’essouffle.
J’attends qu’il termine avant de prendre la parole mais malheureusement pour moi la demoiselle – sexy demoiselle – qui lui sert de médecin se permet de me conseiller…Bon sang, est ce qu’ils ont décidé de tous se faire arrogant aujourd’hui ? Qu’à cela ne tienne, je les remettrai à leur place un par un et leur ferait payer cette perte de temps.
Je regarde la jeune femme d’une façon qui la fait taire dans l’instant et je reporte mon attention sur ce mutant amusant.

« Permettez que je reprenne tout dans l’ordre, monsieur Reece. J’ai connu un avocat qui déballait ses arguments les uns à la suite des autres dans le même genre que vous, pensant pouvoir me faire perdre mes moyens ou ma répartie. C’est moi qui ai soufflé à l’idiot qui me servait d’avocat toute ma défense et ce brave homme a quitté le barreau. »

Je me racle la gorge en retenant ce trop grand sourire qui tente de s’afficher sur mes lèvres et je reprends, fronçant les sourcils comme cherchant un minimum de concentration, peut être dans le but de mon donner un brin d’humanité…Le génie à tendance à en choquer plus d’un.

« Votre premier argument n’en était par réellement un mais il est trop tentant de vous répondre que comme tous : vous pensez me connaitre, et comme tous à nouveau : vous ne me connaissez pas. Un mutant dans votre genre, de votre rareté est forcément moins honnête que moi Owen. Remarque, si ça n’était pas le cas c’est en train de se former en vous, cette hypocrisie. Faites attention. »

Lui dis-je avec une ironie certaine. Je n’ai pas vraiment envie de le conseiller, clairement qu’il se démerde !
Je reprends, faisant quelques pas dans la chambre, évitant le corps de la doctoresse qui fait mine de surveiller la santé du mutant.

« Vous avez ensuite évoqué – avec moins d’indiscrétion – notre contrat. Il était simple il me semble : nous vous faisions sortir de prison, vous travailliez pour nous. Ça s’arrête là, la définition de liberté était simplement définie par « sorti de son cachot », voyez vous-même avec le président très cher. Le retrait de certains articles faisait partie de la captivité. J’ai fait ce que j’ai pu pour que la nouvelle geôle soit plus agréable, permettez moi de croire que j’ai réussi avec brio mais que vous jouez les difficiles…Un trait de l’âge. »

Je murmure la fin de ma remarque en levant les yeux au ciel avec amusement. Non, sincèrement, un type tel que lui a-t-il réellement pu croire qu’il serait libre ? Alors qu’il aurait du crever en taule ? Je n’en reviens pas, je ne peux d’ailleurs le croire ! Il se fout de moi, il avait parfaitement compris les termes du contrat et j’avais dans l’idée de lui rendre la tâche la plus agréable qui soit…

« Enfin, détrompez-vous. Je n’essaye pas de vous faire peur en pointant la rue du doigt. Je parle avec beaucoup d’honnêteté ; si vous ne me servez plus à rien je vous fou dehors. Qu’importe si vous vous y sentirez mieux ou non, si cela m’inquiétait il y a peu, désormais soyez en sur : je m’en fiche. Je vous ai offert le maximum, si les médecins persistent à dire que vous êtes trop faible pour nous ; bon vent ! »

Je me rapproche de la sortie, visiblement sur de moi et très peu inquiet. Nous nous débrouillions très bien avant que ce Reece n’arrive parmi nous, ce qu’il a fait servira incontestablement le SHIELD mais nous n’allons pas manquer de lui.
Ses prouesses ont même affuté ma curiosité et attisé mon esprit…
Je m’adresse à Perkins en sortant.

« Veillez à ce que tous les soins lui soient donné du moment qu’il fait partie des nôtres, dans le cas contraire fournissez lui le strict nécessaire pour qu’il puisse retrouver sa chère liberté… »
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Sam 19 Nov - 13:47

Owen était visiblement plus faible qu'il ne l'aurait cru. Il écouta Stark débattre sans interruption sur ce qu'il devait faire et sur les conséquences de ses choix passés et futurs, et pas une fois le vieil homme ne put lui répondre. Son esprit était un peu embrouillé par la trop longue utilisation de son pouvoir et de son sens moléculaire. Tout restait confus et encore vague.
Stark laissa ses consignes au docteur Perkins avant de quitter la pièce visiblement contrarié. Owen ne savait pas vraiment si c’était une victoire ou non. Pourtant il venait de lui dire qu'il était plus ou moins libre.
Owen essaya de se lever, mais la main du docteur l'en empêcha. De toute façon, il s'était senti bien trop faible pour y parvenir même sans ça. Il se laissa retomber dans le lit et ferma les yeux.

"Monsieur Reece, vous ne devez pas vous lever pour l'instant. Vous êtes encore trop faible et vous devriez garde le lit encore au moins une semaine."

"Pourtant vous avez entendu monsieur Stark. Si je ne fais plus partie des vôtres, je dois m'en aller."

"Une fois remis sur pieds, vous pourrez faire comme bon vous semble, mais en attendant vous resterez ici."

"Merci de votre compassion, mais je crains que votre patron ne la partage pas. Vous semblez aimer votre travail, je ne voudrais pas vous attirer d'ennuis."

"Ne jugez pas monsieur Stark trop vite. Il à sans doute l'air dur comme ça, mais il ne jetterai jamais quelqu'un dans votre état à la rue. Ce n'est pas un monstre. Une fois remis, vous pourrez partir si c'est toujours ce que vous souhaitez. Mais en attendant, vous restez mon patient, et je vous demande de garder le lit encore une semaine."

Owen ne répondit rien et se contenta de fermer les yeux afin de profiter un peu de ce repos salvateur. Plus que les efforts qu'il avait du faire pour maintenir son pouvoir aussi longtemps, c'étaient ces joutes verbales avec Stark qui l'avaient épuisé. Pas étonnant que ce type soit milliardaire. Il avait des idées et la force nécessaire pour les mettre en œuvre quels que soient les obstacles.
Owen resterai donc encore une semaine ici avant que Stark ne mette ses menaces à exécution. Owen ne doutait pas qu'il puisse faire ce qu'il avait dit, et de toute façon cela lui convenait parfaitement. Restait à savoir comment se passerait cette dernière semaine dans cette prison dorée, et si au bout du compte la chute ne serait pas trop dure...

Le docteur Perkins alla bien sur faire son rapport à son patron, espérant que ses charmes ou au moins l'estime qu'il devait lui porter le laisserait convaincre de ménager un peu le vieil homme.

"Monsieur Stark. Owen Reece est pour l'instant dans l'incapacité physique de quitter cette tour et sa chambre. Il a besoin d'au moins une semaine de repos. Il a exprimé son désir de nous quitter, mais je pense que vous devriez mettre à profit cette semaine pour essayer de le convaincre de rester. J'ignore quels arguments lui donner, mais je suis sure que vous saurez quoi dire. Même une fois sur pieds, je crains que sans ressources et livré à lui même, vous ne condamniez cet homme à une fin terrible si vous le jetez à la rue..."
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Dim 20 Nov - 13:38

Plus que lassé par cette histoire de mutant incapable, je me réfugie dans les sous sols de la tour pour vaquer à des occupations censées me détendre. Le problème est que ça n’arrive pas ; rien ne me détend, je suis contrarié et chaque muscle de mon corps est violemment contracté.
Si je laisse passer cette chance d’avoir à disposition un homme capable d’être un fournisseur impressionnant de matière, je vais en décevoir plus d’un. Mais le véritable ennui n’est pas là. Je continue de croire que ce vieux se joue de moi et – au-delà de contrarier mon arrogance – cela m’inquiète…
Si les rebelles découvrent son existence, l’étendue de ses talents, ils seront prêts à beaucoup pour se servir de lui. Le capturer, l’obliger, le violenter ? Ou même le convaincre.
Merde !

Je balance la clé et la boite d’écrous que j’avais dans les mains avec tant de violence que le cadre posé contre le bureau éclate sous le choc. Le bruit que provoque l’impact me fait tourner la tête et en voyant ces débris de verre au sol je pousse un long soupir, essayant de me calmer.
La colère n’arrange rien je le sais plutôt bien.
Je retourne à mes appartements, sommant à la secrétaire qui me harcèle d’annuler tous les rendez vous que j’avais aujourd’hui. J’ai à faire.
M’isolant dans le salon je prie même Jarvis de la mettre en veilleuse et je m’écrase sur le canapé, bras croisés derrière la tête. Suis-je censé me plier aux volontés du vieux ? En supposant qu’il ait des envies particulières qui finiraient par le faire rester.

Il se passe moins d’une heure durant laquelle je somnole à moitié avant que Perkins ne vienne me voir. J’ai demandé à être seul, mais elle a réussi à passer…J’esquisse un sourire face à ce tempérament de feu qu’elle possède.
Je reste installé dans le fauteuil, levant néanmoins le menton pour l’inciter à m’expliquer les dernières nouvelles. Que ça ne traine pas.

« Je n’ai jamais dit qu’il devait sortir d’ici dans cet état de faiblesse. Je vous ai même ordonné de poursuivre les soins dont il a besoin il me semble. »

« C’est exact monsieur Stark mais… »

« Il n’y a pas de mais. Cet homme a décidé de ne plus travailler pour mes organisations, que dois-je faire ? »

« Il ne peut plus monsieur ! Il est beaucoup trop faible, tous les tests prouvent qu’il serait incapable de se servir de son don sans faire un nouveau malaise et… »

« Alors pourquoi devrais-je essayer de le convaincre si mes tentatives sont perdues d’avances ? Si ce mutant ne peut réellement plus travailler pour moi, qu’est ce que mes offres pourraient changer ? Maintenant qu’il a commencé à faire croire qu’il n’y arrive plus…ce serait bien suspect qu’il y arrive finalement après quelques arrangements, qu’en dites vous ? »

« …Oui vous avez raison. Mais d’après ce qu’il vous a dit, je commence à croire qu’en effet il ne veut plus travailler pour vous. Maintenant, il est fort possible qu’en plus de ça il soit physiquement incapable d’en faire davantage. »

Je m’approche d’elle en soupirant et je pose mes mains sur ses fines épaules. Mon regard jauge le sien avec charme mais sérieux et je pose d’une voix confiante cette conclusion.

« Alors il y a deux possibilités : soit Owen est réellement faible et l’utilisation poussée de son don n’est plus possible, ça finirait par le tuer. Ainsi quelles que soient les propositions que je pourrais faire, ça ne changerait rien.»

« Oui. »

« Soit Mr Reece a décidé volontairement de ne plus travailler pour le SHIELD, l’Initiative ou même le gouvernement. Si je lui fais d’alléchantes propositions qui le tentent, il devra avouer avoir menti – ce qu’il ne fera pas je crois – et, si les propositions ne suffisent pas il restera sur sa décision. »

« …Oui. »

« Ce mutant n’est pas stupide. Il ne prendra pas le risque d’émettre une trahison, il ne prendra pas le risque d’avouer un mensonge. Qu’il soit mourant ou menteur, aucun argument ne sera suffisant car s’il change maintenant d’avis, cela lui retombera dessus…Je peux me passer de lui, mais je déteste qu’on se joue de moi. »

« Mais Tony, même si je m’occupe de lui une semaine ou deux, une fois dehors il n’a rien ni personne ! »

« Il se débrouillera très bien croyez-moi !! Je n’ai pas l’intention de le torturer pour qu’il travaille pour moi et je n’ai pas plus l’intention de foutre un homme à la rue sachant qu’il ne possède rien ! Cependant j’ai cru lire dans son regard une énorme envie de s’éloigner au plus de moi. Je ne peux ni le loger, ni l’accueillir encore. Il aura de quoi survivre un ou deux mois, après quoi sa petite intelligence l’aidera sans doute… »

« Monsieur.. ! »

« Sortez. »

Sans me résister la jeune femme se résigne à sortir de la pièce, avec un pas décidé que je lui connais bien. Je passe une main nerveuse sur mon visage et finis par me mettre à courir pour la rattraper.
J'attrape son bras et la retourne face à moi. La belle n’a pas l’air de me haïr mais je sais à quel point elle aime venir en aide à ses patients, jusqu’au bout. Si j’ordonne que l’on mette Owen à la rue elle se sentira responsable.

« S’il a besoin de plus de temps, je ne m’y opposerai pas. Mais n’exagérez rien, d’ici deux mois grand maximum il sera dehors. Si bien sur il veut toujours partir. Dites lui que j’attends sa décision finale, je n’ai pour ma part rien à ajouter…Et vous n’avez pas à culpabiliser, je serai l’entier responsable. C’est compris ? »

La suite de la soirée ne vous regarde pas, je crois.
Pourtant, malgré tout le plaisir prit cette nuit là, je n’ai pas oublié de faire comprendre à la doctoresse qu’elle devait mettre Mr Reece au courant.
Ce qu’elle fit, sans aucun doute.
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MessageSujet: Re: Le prix de la liberté   Lun 21 Nov - 14:34

Owen ne savait pas vraiment à quoi s'attendre de la part de Stark. Il doutait que le milliardaire le jette immédiatement à la rue, cela aurait surement signé son arrêt de mort et il ne pensait pas qu'il pouvait aller aussi loin pour si peu. Néanmoins un doute planait dans l'esprit du vieil homme tandis qu'il se reposait dans sa chambre. Ce ne fut qu'au soir qu'il en sut un peu plus, alors que la belle docteur Perkins revint à son chevet.
Elle lui expliqua que monsieur Stark acceptait qu'il reste le temps qu'il faudrait pour qu'il ait complètement récupéré de son malaise, et qu'il aurait tout ce temps pour réfléchir au futur de ses relations avec Stark Entreprise, le SHIELD et l'Initiative. Néanmoins, Monsieur Stark insistait sur le fait qu'il était libre de sa décision et que si après mure réflexion il décidait de partir, il serait libre de le faire.
Owen Remercia le docteur Perkins avant qu'elle ne le quitte et avant de s'endormir il reprit sa lecture.
Même si Owen semblait avoir coupé tous les ponts entre lui et Stark, il continuait à réfléchir à la situation avec sérieux et réflexion.
D'un coté, il pouvait à tout moment reprendre sa liberté, ce qui prouvait en fait que Stark ne le retenait pas vraiment prisonnier. Mais d'un autre coté il allait le laisser à la rue sans revenus et sans un endroit où loger. De l'autre il pouvait continuer à faire ce que Stark lui demandait, mais il serait un peu suspect qu'il parvienne tout d'un coup à nouveau à utiliser son pouvoir sans que cela ne lui cause le moindre mal. De plus il commençait sérieusement à douter de l'utilisation que faisait Stark et ses associés des ressources qu'il produisait. Il ne doutait pas qu'une partie serve à fabriquer des armes, et même avec la meilleure volonté du monde, les armes servaient à tuer. De plus malgré le luxe et les soins dont il bénéficiait, tout ceci ressemblait trop à une prison pour ne pas lui rappeler les quatre décennies qu'il venait de passer derrière les barreaux. Ici, il était étroitement surveillé et sa liberté avait un gout amer et sentait le renfermé.
A force de ressasser tout ça dans sa tête Owen perdit le fil de son livre et lorsqu'il posa à nouveau le regard sur les pages, il soupira avant de le poser sur la table et d'éteindre la lumière.

Les jours qui suivirent furent identiques au précédent. Il recevait plusieurs fois par jour la visite du docteur Perkins qui pendant qu'elle l'auscultait ne cessait d'essayer de le convaincre de rester, tout en dépeignant Stark comme le meilleur des patrons, et en assurant à Owen qu'il vivait aussi mal que lui, voire bien plus, la mort de Cap. Owen ne doutait pas de la sincérité de la jeune femme, mais il avait du mal à croire tout ce qu'elle disait. Au fil des jours, il lui parut évident que le docteur Perkins éprouvait une profonde admiration pour son patron qui faussait complètement son jugement. Néanmoins sa façon d'insister et la gentillesse qu'elle montrait à l’égard d'Owen laissa le vieil homme perplexe et ne fit que le troubler un peu plus chaque soir avant qu'il ne s'endorme.

Plusieurs semaines passèrent et à part les employés qui venaient s'occuper de la chambre, des repas d'Owen et le docteur Perkins, le vieil homme ne reçut aucune visite. Il ne s'en étonna pas. Stark avait été assez clair, il n'insisterait pas, et il était sans doute trop fier et arrogant pour s'abaisser à venir supplier un vieil homme. Dommage, Owen aurait aimé assister à un tel spectacle, sans pourtant vraiment y croire.
Au bout de cinq semaines, le docteur Perkins se dit satisfaite de l'état d'Owen et l'autorisa à quitter sa chambre pour aller un peu se promener et se dégourdir les jambes. Cela signifiait que le jour de la délivrance arrivait et qu'Owen allait pouvoir enfin quitter cet endroit et gouter à la vraie liberté.
Le vieil homme voulait partir au plus vite car chaque jour qui passait minait un peu plus sa résolution, et il avait peur qu'a force les arguments du docteur Perkins ne fassent mouche et qu'elle ne parvienne à le convaincre de rester.
Aussi seulement quelques jours après qu'elle l'eut autorisé à quitter sa chambre, il lui demanda à partir.

"Docteur Perkins. Comme me l'avait promis monsieur Stark, je souhaiterai quitter cet endroit au plus vite. Je vais beaucoup mieux grâce à vos soins et je crois être capable de me débrouiller seul à présent. Bien sûr c'est vous le médecin, et c'est vous qui décidez, mais le plus tôt sera le mieux."

Le docteur Perkins fut un peu ébranlée par la demande d'Owen, mais elle lui répondit finalement.

"Vos derniers examens étaient très bons, vous vous êtes admirablement bien remis. J'aurais aimée vous garder encore deux ou trois semaines, mais si vous insistez, je devrais pouvoir vous faire sortir d'ici deux ou trois jours. A condition que vos examens restent stables."

"Bien, merci docteur."

Les trois jours suivants parurent une éternité au vieil homme. Il espérait que Stark viendrait le voir une dernière fois pour le convaincre, mais il ne lui fit pas ce plaisir. Et le jour J arrivé, Owen s'habilla, emballa le dernier livre qu'il n'avait pas fini et se dirigea vers la porte. Là le vigile lui ouvrit et l'accompagna jusqu'aux ascenseurs puis jusqu'au rez de chaussé. Owen se retrouva dans le hall d'entrée de la tour Stark pour la première fois. A chaque fois qu'il était entré ou sorti d'ici c'était en voiture par le parking souterrain. L'endroit était grandiose, tout en verre avec des gens qui allaient et venaient dans tous les sens, on se serait cru dans le hall d'une gare. Le vigile conduisit Owen vers un guichet d’accueil où une jeune hôtesse se tourna vers lui.

"Monsieur Reece, voici vos papiers d'identité, ainsi qu'une enveloppe de la part des entreprises Stark."

Owen ne dit pas un mot et examina ce que lui tendait la jeune femme. La carte d'identité n'avait rien à voir avec celle qu'il possédait à son entrée en prison. Elle était plus petite, plastifiée et rigide. Owen tiqua en voyant imprimée dessus la mention: Méta-Humain recensé dans les signes particuliers. L'enveloppe lui fit aussi ouvrir des grands yeux. Elle contenait une grosse liasse de billets de cent dollars, deux mille dollars en fait, une fortune pensa Owen. Il était loin de se douter de combien le cout de la vie avait pu augmenter en quarante ans et à quel point cette somme pouvait être dérisoire.
Il remercia la jeune femme et le vigile l'accompagna jusqu’à l'entrée.
Owen ne vit pas Stark qui l'observait depuis une terrasse située plus haut dans le hall. Il n'avais pas voulu s'abaisser à tenter une dernière fois de convaincre le vieil homme, mais il tenait à le voir partir. L'argent qu'il lui avait donné n'était rien, il le savait pertinemment. Après tout il lui avait explicitement dit, qu'il le jetterait à la rue s'il refusait de continuer à coopérer avec lui. Mais Stark n'était pas assez mesquin pour envoyer un gorille attraper un homme de plus de soixante dix ans par le col et le jeter dans la rue comme un malpropre. Il avait un peu plus de classe que ça...

Owen se retrouva donc seul sur le trottoir au pied de la tour Stark, libre pour la première fois depuis plus de quarante deux ans....


[HJ: tu peux ajouter une dernière intervention de Tony avant que je ne continue seul le fil de l'histoire. Merci de ta participation. Et j'espère que l'occarion se présentera à nouveau de faire un RP avec toi....]
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