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 Starting a new life [PV Katherine]

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MessageSujet: Starting a new life [PV Katherine]   Jeu 12 Jan - 6:02

    Comment parler de ce qui était arrivé en restant fidèle avec les faits ? Il n'y a pas de mots, en tout cas aucun ne me vient. Soudain, avant-hier soir, j'avais découvert un sentiment nouveau, celui du courage. Il avait fallu cent douze années pour que je trouve enfin le courage d'affronter mes parents, autant d'années pour que enfin j'ose saisir la liberté qui était offerte à ma portée. D'être ici je le devais entièrement à mon frère, lui qui pendant tant d'années avait été si bien avec mes parents à leurs faire profiter de son don et à vivre richement avec eux tandis que j'étais prisonnière d'un manoir sur une île loin de tout. Il avait pourtant suffis d'un abus de mon père, d'un moment de violence noyé dans l'alcool consommé pour que mon frère me voit détruite et presque morte sous les coups et qu'enfin son coeur se tourne vers moi. Même après cela, il avait encore fallu vingt années, presque vingt-cinq en réalité, pour que enfin le plan parvienne à être exécuté. Mon frère m'avait donné les armes nécessaires, la base dans des arts martiaux chinois qu'il pratiquait depuis longtemps mais à l'inverse de lui je n'avais rien à faire de mes journées que m'entrainer. Quatre heures par jour pendant plus de vingt ans m'avaient permises de devenir une martialiste extrêmement douée mais pourtant n'ayant aucune envie de se battre. J'avais encaissé beaucoup de coups, trop pour oser en donner comme ça sans que ça soit pour me défendre. Je pourrai sans doute trouver un poste d'enseignant dans le domaine des arts martiaux ou même un truc dans la détente, mon frère m'a expliqué que le Tai-chi était souvent utilisé et enseigné pour ça. Je ne suis pas certaine de vouloir apprendre à quelqu'un le She-Quan par contre, ça reste un art martial agressif et les grands maitres de cet art martial les plus récents ont été des personnages particulièrement violents même si je doute qu'il y ait nécessairement un rapport entre les deux.

    C'est en tout cas avec soulagement que l'île s'est éloignée, je ne la vois plus, je navigue dans la direction donnée par mon frère depuis deux jours entiers, je n'ai même pas pris le temps de dormir. Je suis non seulement exténuée mais en prime j'ai froid, cela fait deux jours qu'il pleut à verse, en fait je suis en train d'avancer avec les nuages et la pluie mais j'ai trop hâte d'arriver pour m'en soucier. Avoir un rhume sera bien le dernier de mes soucis après avoir goûté enfin à la liberté ! Au loin, enfin, les buildings se profilent, je vois les lumières de la ville, il fait nuit noir, il est deux heures du matin et soudain je coupe les moteurs. C'est étrange, toute ma vie j'ai rêvé de ce moment, celui où je rejoindrais la civilisation ou je serais libre et là, je l'ai à portée de main, ce n'est qu'à quelques minutes à bateau et pourtant j'ai peur de parcourir les derniers mètres qui me séparent de cette liberté. Pourquoi cette peur si soudaine ? Je fixe les bâtiments et je me demande : Et si mon frère a mentis ? Et si j'étais mieux sur mon île ? Si j'étais mieux loin de tout ? Il n'est pas trop tard pour faire demi-tour, mon père me passerait sûrement à tabac mais me garderait en vie pour continuer à profiter de l'éternité. Et si je retournais en arrière ? Non impossible, je le devais à mon frère. Il s'est battu pour que je puisse vivre libre, il est mort sous mes yeux et dans mes bras pour cela, je lui dois de vivre libre désormais. Pourtant j'ai peur, c'est si grand et si ... inconnu. Et si je n'y arrivais pas ? Si je n'étais pas faite pour ça ? Il y a tellement de questions qui me viennent, ma vie d'avant, celle que j'avais eu dans ma toute petite jeunesse, bien avant mon premier pouvoir, je l'avais oubliée. Les relations sociales, les interactions avec les gens, les codes et manies, le temps avait tout balayé, le temps et l'isolement. Je devais ré-apprendre, recommencer mais avec cette fois avec un corps adulte et mon passé. Peut-être serait-ce plus facile que je veux le croire ?

    Finalement les moteurs remis en marche, j'arrive au port où j’amarre le bateau tant bien que mal. C'est une première mais ce n'est pas si mal, je n'ai rien percuté, ni personne, je suis à l'arrêt pile dans un emplacement prévu à cet effet et je n'ai qu'à attacher le bateau pour éviter que la dérive ne l'emporte. Finalement jusque là tout se passe bien. La vraie difficulté commence maintenant. A l'abri des gouttes, je prends la petite liste faite par mon frère. "Une fois arrivée au port, prends un taxi pour aller à l'adresse indiqué sur la petite carte que je t'ai donnée". Prendre un taxi ? J'ai bien lu ça dans quelques livres mais j'avoue que je me fais difficilement à l'idée de comment ça peut se passer en réalité. Au final ça ne se passe pas si mal que ça ! Le premier auquel je fais signe, joyeusement plantée au plein milieu de la route, me fait un geste de la main que je ne comprends pas. Quand au second, il klaxonne joyeusement en me hurlant un truc qui semble "sale pute". Ce monde est vraiment bizarre mais par chance je trouve une station de taxis assez aisément. Bien sagement je monte dans le premier et m'assois, honnêtement impressionnée de cette nouvelle aventure. L'homme au volant me demande où on va, sans un mot, je lui donne la carte qui indique l'adresse. Il me la rend et se met en route tandis que discrètement je fais l'inventaire de mon sac. Il y a dedans une carte d'identité et un "permis de conduire" ce qui est hasardeux car je n'ai jamais réalisé une seule heure de conduite. Il y a une bouteille d'eau dont je bois une gorgée qui la termine, mon ventre lui gargouille, j'ai faim mais ça attendra. Dans le sac se trouve quelques uns de mes livres préférés et les écrits sur les arts martiaux en chinois. Enfin il y a la lettre que mon frère m'a donnée, celle que je dois donner là où je vais pour qu'ils sachent que je viens de sa part et que c'est prévu. Tout en bas de la lettre une signature à côté de celle de mon frère, une belle signature féminine à côté d'un nom "Frost". Inconnue complète. La lettre dit simplement qu'il est accordé que je vienne rejoindre l'institut pour surdoués. "Surdoués" ? C'est comme ça qu'on nomme les mutants alors ?


    « Vous êtes une surdouée mademoiselle ?»

    Je relève la tête et regarde l'homme assis qui viens de me faire sursauter :

    « Oui.»
    « Et vous faites quoi exactement ?»
    « Je peux vieillir les objets.»


    Tout d'un coup, il pile, la voiture glisse et se tournant vers moi il me dit que je dois sortir tout de suite. Je ne comprends pas mais il s'énerve, se fait menaçant, je descends de la voiture alors qu'il me dit que c'est dans un kilomètre, ne jamais quitter cette route. Je ne comprends pas ce qui lui a pris, en tout cas il est pressé de repartir et moi je marche, sous la pluie. Fatiguée j'ai du mal à avancer et je me surprends même à penser m'arrêter et dormir en voyant un banc. Pourtant je peux voir l’endroit où je dois me rendre et je continue ma marche. Ma montre indique trois heures et demi du matin au moment où je toque doucement à la porte. Non mais de qui je me moque ? Personne ne viendra m’ouvrir à cette heure-ci et pourtant si. Un homme, grand, baraqué, avec une barbe à faire peur, une bière à la main … Je tends timidement le papier signé par apparemment quelqu’un d’important ici il me fait entrer tout en grommelant sur sa bière qui n’a pas de bulles :

    « Si vous voulez, je peux arranger ça … je veux dire les bulles … dans la bière. »

    Il me tend sa bière, un petit coup de pouvoir et la voilà aussi pétillante qu’à son ouverture. Un drôle de son sort de sa bouche en guise de « merci », il me dit d’attendre là, comprenez dans le hall, qu’il aille trouver quelqu’un pour « jouer le baby-sitter ». Sagement mais trempée et grelotante, j’attends, me demandant qui il pourrait bien trouver à cette heure-ci. Enfin il était bien debout lui non ?
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Katherine Pryde
~ Scénariste Passee Partout ~
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Jeu 12 Jan - 18:27

« Starting a new life. Hoping this one will be better. »
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« Tournevis. » Assise à même le sol, Katherine tendait une main dans les airs, attendant manifestement qu’une aide divine, ou un quelconque assistant, lui donne sa commande. Au sol se trouvait les restes éparpillés, éventrés d’un cadran, et qui occupaient toute son attention. La jeune mutante releva la tête en sentant un objet inconnu se poser au creux de sa main. « J’ai dit un tournevis… » Elle passa son regard sceptique de l’objet qu’elle tenait, à celui qui le lui avait donner. Un fin sourire se dessina sur ses traits, puis il se fit plus large à mesure qu’elle comprenait où il voulait en venir. « Ma montre ? Tu as confondu un tournevis avec ma montre ? Est-ce que se serait un message subtil pour me dire qu’il se fait tard ? » Un petit rire sortit de sa bouche, trouvant manifestement cela très drôle. Elle regarda l’heure qu’affichait le petit objet dans sa main, et eut le bon sens de paraître réellement surprise. Elle passa les mains sur ses yeux, s’étira et dit, sans tourner la tête : « Tu veux me faire manquer ma parole ? » Elle regarda à sa droite. « Tu sais que je me suis promis qu’il ne gagnerait pas ? » Elle prenait un à moitié sérieux en disant cela. « Et je t’interdis de dire que ce n’est qu’un cadran! Il va se remettre à fonctionner. » Il y eut à ses côtés ce qui ressembla à un soupir. Katherine, qu’en t’a elle, se retint de bailler, ce qui n’échappa pas à son ami. Elle dû céder et se relever, les jambes en compotes. Elle se dirigea vers la porte à reculons, pour conclure : « Cadran 2, Kitty 0, prochain match indéterminé. Tu prends les paris pendant que je vais boire un truc, Lockheed ? » Et elle passa au travers de la porte. Son ami vola à tir d’aile jusqu’au lit où il s’installa confortablement, probablement aussi fatigué que sa maîtresse qui, elle, ne l'admettait pas.

Trois heures et demi du matin. Kate n’avait franchement pas vu le temps passé. Mais il fallait aussi dire qu’elle s’était levée extrêmement tard la vieille. Il fallait aussi préciser qu’elle avait tenu à démonter son cadran brisé, pour savoir ce qui clochait et espérait secrètement le réparer. Elle était douée à ce petit jeu, mais le cadra résistait. Pourquoi elle y tenait à ce point là ? Mystère. Au final, le dernier match risquait d’être gagné par la poubelle verte. Tragédie. Maintenant, elle déambulait dans les couloirs, pour se rendre à la cuisine. Maintenant, elle commençait à sérieusement à ressentir la fatigue.

Un verre d’eau à la main, la jeune mutante allait remonter en direction de sa chambre, pour un repos bien mérité, jusqu’à ce qu’elle fasse face à Wolverine. « Logan ? » Les deux s’étaient arrêtés et se faisaient face, Katherine en haussant en sourcil, plus pour souligner qu’il était tôt pour une bière, que le fait qu’il était toujours debout – parce que ça, ça n’avait rien d’étonnant. Il lui répondit sobrement de la même manière, bien qu’il n’y avait aucun étonnement dans sa voix. Surprendre Logan était bien difficile de toute manière. Quelque chose se modifia dans son air, quelque chose qui inquiéta Kitty, depuis le temps qu’elle le connaissait. Il lui dit alors, en passant à côté d’elle : « Y’a quelqu’un à la porte. » « Et ? » Et il lui remit un papier plus ou moins explicatif, pour l’empêcher de répliquer ou de poser des questions. Lorsqu’elle eut survolée les quelques lignes d’un coup d’œil rapide, et repéré la signature d’Emma, elle se tourna pour répliquer à Logan qu’il était en train de l’envoyer servir de baby-sitter à sa place… trop tard, il s’était déjà envolé. Elle secoua la tête de gauche à droite avec un sourire, puis son attention se focalisa de nouveau sur la dite personne à la porte. Elle poussa un soupir, passa la main dans ses cheveux pour les ramener vers l’arrière et leur donner un peu de constance. Pas qu’elle n’était pas contente d’accueillir quelqu’un, elle était trop sociable pour ça, mais quel genre de personne se pointait à cette heure, alors qu’un bon lit était assez attrayant pour pousser n’importe qui à dormir ? Et pourquoi cet heure-là, justement?

Katherine tenait à la main le papier explicatif de Christie, lorsqu’elle apparut dans le hall d’entrée. Elle s’arrêta non loin de l’inconnue et écarquilla les yeux devant la vue trempée que lui offrait la nouvelle. « Il pleut encore ? » Ce n’était pas vraiment une question, plutôt une constatation démontrant la surprise de Kitty. « Désolé pour Logan il est… Logan. » C’était bien toute l’explication qu’il suffisait pour le décrire. Logan était Logan. À parier qu’il n’avait pas été de grand accueil, en plus de l’avoir laisser dans l’entrée toute seule. Katherine serait prête à parier que Wolverine aurait laissé là la jeune femme s’il n’avait trouvé personne pour s’en occuper. Et puis, elle remarqua qu’elle grelottait, ce qui n’était pas particulièrement étonnant. « Vous devez être gelée ! » Non mais, comme elle était gentille, cette Katherine, pleine de sollicitation, même à cette heure pas croyable où n'importe qui aurait été sur les nerfs ! Katherine posa un instant les yeux sur le papier, puis releva la tête. « Christie, c’est ça ? Je crois qu’on devrait commencer par vous trouvez des vêtements sec. » Elle lui offrit un sourire.

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You chose the name shadowcat as the true expression of your soul, Kitty. You are not a mere shadow, my heart... Your world's in ruins, you're all alone. Time's come to make a choice: Embrace who you are, stop being afraid of what you can become. Above all else, a cat is a predator.
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Jeu 12 Jan - 18:52

    Les deux derniers jours avaient été très longs. Depuis que j’avais quitté l’île, que j’avais vu ma mère et mon frère mourir, je n’avais pas fermé l’oeil. Il fallait quelqu’un pour piloter le bateau et même si j’étais loin d’être experte en la matière ou même y ayant la moindre expérience, c’était finalement assez facile. Je veux dire que ce n’est pas comme si il avait fallu slalomer entre des dizaines d’obstacle, il suffisait de maintenir cap au Nord en s’aidant de la boussole et de toujours aller dans cette direction sans foncer dans rien. Pour autant, je n’avais pas arrêté un seul moment l’avancée du bateau alors il avait fallu tenir la barre et surveiller pour éviter d’heurter un autre bateau par exemple, ou de dormir en arrivant au port et d’enfoncer un ponton. Pas de sommeil, c’était épuisant à la longue mais il y avait aussi ce temps, deux jours qu’il pleuvait des cordes, une pluie glacée, je ne l’avais plus sentie une fois trempée, mais le froid m’avait rattrapée dans le taxi bien chaud puis quand je m’étais faite virée du fameux taxi. Pour une première expérience avec un humain inconnu, on ne peut pas dire que c’était réussis, je crois que je lui avais sérieusement fais peur à ce brave homme. Pourtant il savait que cet endroit accueillait des mutants, des « surdoués » alors pourquoi avait-il eu tellement peur ? Mon frère m’avait dit que là où j’allais je pourrai vivre sans avoir peur de parler de mon pouvoir, que je pourrai être simplement moi-même. Il avait aussi promis qu’il m’aiderait à affronter ce monde avec la bonne dose d’humour et d’amour pour que je sois vraiment complètement à l’aise sauf que … Il ne tiendrait jamais sa promesse. Je ne ramène pas les morts à la vie, je peux prolonger à jamais ma vie ou celle d’une personne mais uniquement dans le temps, je ne soigne pas d’un cancer, je ne soigne pas une personne qui meurt, ce n’est pas mon pouvoir. Et je ne pourrai même pas l’enterrer d’une façon digne car je ne peux pas retourner sur l’île, je crois que si je le faisais, je retournerai dans ma cage dorée et j’y resterai à jamais. Finalement si je n’avais jamais voulu partir, si mon frère ne m’y avait pas encouragée, il serait encore en vie, ma mère serait encore en vie et mon père … il aurait sûrement moins mal. J’aurais peut-être dû le tuer, je suis certaine qu’il reviendra se mettre à ma poursuite pour me récupérer, je lui suis « si importante ma fille ». Ce n’est pas moi qu’il veut et je le sais, la seule chose qui l’intéresse c’est mon pouvoir, ma capacité à l’empêcher de mourir de l’âge. Est-ce que ça sera vraiment différent quand j’aurais franchis cette porte ?

    C’est déjà une petite frayeur de voir l’homme qui ouvre, trois heures quinze du matin, une bière à la main, un air de tueur, une barbe, une carrure de boxer et dans la pénombre de la lumière dans son dos, il fait vraiment peur. Drôle de seconde rencontre, d’autant qu’il semble plus inquiet par se bière sans bulles que par ma présence. Je crois qu’il lit à peine le mot que je tends, j’aurais pu écrire n’importe quoi dessus ça aurait peut-être fais le même effet. A tout hasard, tentant tant bien que mal d’être polie et sociable, je propose de remettre quelques bulles dans sa bière, même avec la fatigue, l’effort est si minime que ce n’est pas difficile. En plus j’ai vraiment une très bonne maitrise de mon pouvoir sur l’altération temporelle des objets. Il me fait entrer et me laisse dans le hall, me disant qu’il va voir si il trouve quelqu’un. Ce n’est qu’après l’avoir vu disparaître que je me demande ce qu’il va se passer si il ne trouve personne ? Ne sachant pas franchement trop où me mettre et quoi faire, je reste plantée au milieu du hall, je regarde simplement dans mon sac ce qui s’y trouve encore et je trouve une carte d’une banque avec un numéro de compte et un mot de passe. Mon frère a « un peu mis de côté » pour moi. C’est que j’ignore que « un peu » dans son langage veut dire que je pourrai vivre loin du besoin pour l’éternité en vivant sur les seuls intérêts de ce compte. Et je pourrais vivre richement avec les intérêts, seulement si je n’ai aucune notion de ce qu’est vraiment une banque, sauf ce qui est dans les livres, je n’ai pas non plus la notion des chiffres. Et je n’ai encore pas vu le montant de ce compte, il faudra que je m’en inquiète. Je sursaute en entendant une horloge annoncée qu’il est trois heures trente, visiblement il n’a trouvé personne et ne reviendra probablement pas. Dois-je rester là ? Je pourrais passer la nuit debout ici, ça avait parfois été la punition de mon père quand je ne m’entrainais pas assez à maitriser mes pouvoirs. Privée de sommeil, privée de nourriture … Privée de vie.

    Je hoche la tête tout en tâchant d’adresser un sourire à la jeune femme qui vient d’avoir une remarque plutôt … logique. Et à ses excuses, un petit geste de main pour lui dire que ce n’est pas grave, après tout, ce n’est pas franchement sa faute si l’homme qui m’a ouvert est comme il est. Je suis cependant rassurée de savoir que ce n’est pas déjà spécialement contre moi qu’il est distant et euh … pas très causant. D’ailleurs question pas très causant, je me sens hocher la tête quand elle dit que je suis gelée, c’est plutôt le cas oui, je me demande si le fait que je grelotte et que mes lèvres soient bleues l’a aidée ou pas. Nouvelle question de sa part, celle-là pourtant est facile mais quand j’ouvre la bouche, aucun son ne sort. Je me contente donc de hocher la tête, sans comprendre, mon père hurlait que je parlais trop et là je n’arrive pas à parler. Même quand elle propose si gentiment des vêtements secs avec un énorme sourire, tout ce que j’arrive à faire c’est avoir l’air penaude et gênée parce que ça ne me ressemble pas d’être aussi … figée. Je suis épuisée, gelée, je me sens responsable pour mon frère, sa gentillesse à cette heure-ci est incroyable mais tout ce que j’arrive à lui offrir c’est un air complètement perdu et des hochements de tête. J’essaye à nouveau de parler mais je n’arrive pas, c’est comme si je ne savais plus parler, les mots sont là mais bloqués. Gênée, je baisse la tête et regarde le sol en jouant nerveusement avec mes mains. Et puis soudain comme un coup violent, sans doute plus à cause de la fatigue qu’autre chose, je me dis qu’il y a une raison à mon incapacité à parler, je me dis que je ne devrai pas être ici, que je ferai mieux de fuir avant qu’il arrive quelque chose à quelqu’un d’ici. Je me tourne vers la porte et en attrape la poignée, gênée par mon attitude d’incapable devant cette jeune femme si gentille. La première depuis cent ans et je suis figée devant elle, mieux vaut partir, retourner sur l’île.
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Katherine Pryde
~ Scénariste Passee Partout ~
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Jeu 12 Jan - 21:44

Katherine restait plantée là avec son sourire avenant, sourire qui camouflait très bien la fatigue de ses yeux. Et puis la fatigue ce n’est rien. Les heures de sommeil manquées, ça se rattrape. Non, ce qui était réellement important à cet instant précis, c’était la jeune femme. Cette jeune inconnue qui était venue cogner au beau milieu de la nuit, comme sortant d’un songe, ou d’un cauchemar pluvial. Mais le sourire de Kitty perdit peu à peu de son éclat devant l’immobilité et le silence éloquent de Christie, jusqu’à s’éteindre. Katherine espéra qu’elle ce n’était pas de sa faute, ni à cause du mauvais accueil de Logan, que la jeune femme arborait un air perdue, gênée, comme si elle ne se sentait pas à sa place, comme s’il y avait trop de pression à se retrouver ici même. Lorsque Katherine l’avait vu dans le grand hall, elle l’avait soudain trouvé trop grand, trop immense, trop obscure pour la jeune femme qui l’y attendait sagement, comme on le lui avait demandé. L’éclat du soleil n’entrait pas par les immenses vitraux du devant ; et puisque l’inconnue ne répondait pas à sa question, il y avait maintenant un retour au silence ; aucun bruit, c’était presque rare dans cet institut qui grouillait de monde. Juste un grand vide dans le hall autour d’elles. L’atmosphère n’était plus tout à fait la même, maintenant que l’école elle-même dormait paisiblement.

La jeune mutante ne réitéra pas sa question, pour ne pas la bousculer. Il lui sembla qu’elle était fragile, prête à se brisée en morceau comme de la porcelaine sur le sol si Kitty disait quelque chose de déplacé. Mais ce ne pouvait pas vraiment être entièrement de sa faute, tout de même. Katherine n’avait rien d’imposant, elle n’était pas bien grande d’ailleurs. Cependant, et devant le regard interloquée de la préposée à l'accueil, Christie se détourna vers la porte d’entrée avec, manifestement, en tête de partir. Kate avança de quelques pas. « Attendez ! » Il n’y avait là rien qui soit un ordre, plutôt presque une supplication. « Je suis désolée, je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise. » Deuxième fois qu’elle s’excusait à moins de trois minutes, si elle continuait elle allait devenir la reine de l’excuse. « C’est l’averse dehors, vous allez vous rendre malade. » Fait pur et simple, et juste à voir ses lèvres bleues, c’était à ce demandé si elle ne le serait pas, quoi qu’on en fasse. Elle ne pouvait pas la laisser partir ainsi. Pourtant, elle ne l’arrêta pas réellement, ne fit aucun mouvement de plus et dit : « Si vous voulez partir, je ne vous retiens pas. Mais si vous êtes venue jusqu’ici, c’est parce qu’il y avait une raison. On peut vous aidez. » Et il y avait plein de sollicitation dans sa voix. Katherine lui tendit ensuite la lettre qu’elle avait tenu en main, signe qu’elle pouvait la reprendre si elle le désirait, et effectivement quittée. Ce serait très dommage, mais ce ne serait pas Kitty qui lui tordrait le bras pour la faire rester – ce qui était de toute manière contre les principes de l’institut.

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Jeu 12 Jan - 22:09

    Vous savez ce qui me manquait le plus quand j’étais toute seule sur mon île comme une idiote ? Quelqu’un avec qui parler. Ca peut sembler idiot je sais, mais si j’étais bavarde quand mes parents et mon frère étaient là, c’était parce que le reste du temps je ne parlais pas. Certains parlent seuls, moi je ne le faisais pas, seule j’étais la plus silencieuse des personnes, j’avais appris à aimer les silences et surtout à écouter. Les gens souvent se contentent d’attendre qu’on ait finit de parler pour pouvoir prendre la parole, ils se fichent de ce qu’on dit pourvu que ça soit à eux de parler, moi je sais écouter. Pas mieux que n’importe qui, mais je sais apprécier d’écouter quelqu’un, sans que ça soit en attendant mon tour de parler, sans que ça soit pour converser sur n’importe quoi, je me tais et j’écoute tout simplement. Dans le manoir pourtant, absolument toute seule et sans un bruit jamais car il n’y avait ni radio, ni télévision, j’occupais parfois les silences avec un vieux gramophone mais puisque je n’avais à portée de main que trois compositions différentes, j’avais eu le temps en cent ans de les connaître par coeur. Alors dans l’océan de silence qu’avait été ma vie jusque là, devant tous ces jours où je priais secrètement que quelqu’un vienne me parler, je n’aurais jamais pu imaginer que quand enfin ça serait le cas, je ne parviendrai pas à faire sortir un mot de ma bouche. Pourtant devant cette jeune femme, cette gamine si l’on comparait nos ages, je reste aussi muette qu’une tombe, mes lèvres bougent mais aucun son ne veut sortir. J’entends les mots dans ma tête, je les entends avec ma voix comme si je les avais prononcés mais aucun son ne veut franchir ma bouche. C’est comme si les mots mourraient dans ma gorge, sans avoir la possibilité jamais de sortir. J’aimerai pourtant, parce qu’elle est la première à me témoigner une telle gentillesse mais je n’arrive pas, je reste figée devant elle et finalement je veux fuir. Retourner à ma vie, celle pleine de silence, celle où pour ouvrir la bouche je dois attendre l’autorisation, celle où mon frère n’est pas mort, où ma mère vit encore, où mon père boit et me bat le seul jour où il daigne venir dans l’année. Noël. La main sur la poignée à présent, prête à partir.

    Je ne tourne pourtant pas la poignée, figée immobile devant cette porte, ne lâchant pas pour autant la poignée. Je l’ai entendu approcher, à trop écouter de silence on a l’ouïe fine, elle a le pas léger mais elle est trop près pour que ça m’échappe. Sa voix est pleine de supplique, pourquoi ? Pourquoi fait-elle ça alors que je suis une inconnue ? Elle s’excuse encore et je me sens d’autant plus mal à l’aise qu’elle ait le sentiment de devoir s’excuser quand j’arrive à trois heures du matin et que tout ce que je parvienne à faire c’est hocher la tête et vouloir partir. Sa phrase parvient à m’arracher un sourire, je suis trempée depuis deux jours entiers, je suis glacée jusqu’aux os, j’ai faim, soif, je suis épuisée, j’ai déjà tout ce qu’il faut pour tomber malade. Je veux être dans mon Manoir, allongée dans le canapé devant un bon feu, avec une couverture, une tisane bien chaude et un roman d’aventure. Mes doigts tremblent sur la porte, prête à l’ouvrir et à repartir. Elle dit qu’elle ne me retient pas si je veux partir mais que je suis venue pour une raison. Oui je suis venue pour mon frère, celui-là même qui est mort par ma seule et unique faute ! Elle peut m’aider. De quel genre d’aide aurais-je besoin ? Je suis complètement perdue, j’ai tout à apprendre sur la vie en société, sur la vie dans le monde d’aujourd’hui, sur la télévision, la radio, les gratte-ciels, toutes ces choses qui lui semblent à elle anodine et qui pour moi sont comme si je venais de faire un bon dans le futur. Elle me tend le papier que je regarde comme si il en allait de ma vie ou de ma mort, en un sens oui. Si je passais cette porte, je retournais chez mon père et si je faisais ça, non seulement j’aurais tué mon frère mais aussi ce pour quoi il s’est battu. Me voir libre. Il me l’a dit, que ça ne serait pas facile, que j’aurais beaucoup à apprendre, il m’a dit de faire confiance à ceux qui sont ici, que ce sont les « gentils ». N’a-t-il pas dit aussi que les mutants sont acceptés alors que j’ai terrorisé le chauffeur de taxi ? Qu’a-t-il dit pour me rassurer ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Elle semble si innocente cette jeune femme aux airs d’enfant, mais moi-même ? Avec mes vingt ans qu’on me donne et mon pouvoir qui pourrait tuer ? Ne suis-je pas l’exemple de ne pas se fier aux apparences ? Mon sac tombe de ma main au sol dans un bruit qui me donne l’impression d’un coup de feu. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je serre la jeune femme contre moi et j’éclate en sanglot. La fatigue, le froid, être trempée, affamée, les nerfs à vif, mon frère disparu, tout ce que je ne sais pas et ce monde qui me terrorise ont raison de moi, je pleure. Et quand après quelques minutes je parviens à calmer les torrents de larmes, je me recule, gênée et désolée, je parviens enfin à dire d’une petite voix intimidée :


    « Merci. »

    Ce n’est qu’un tout petit mot, perdu tout seul. Il y aurait tellement plus à dire pour la remercier, pour m’excuser de l’avoir trempée, de la déranger au milieu de la nuit, d’avoir pleuré sur son épaule alors que je suis une inconnue. Pour l’heure pourtant j’ai peur que c’est ce que je puisse faire de mieux. Un frisson me parcourt et me fait éternuer, je grelotte de plus belle et finis même par parvenir à dire, toujours d’une voix à peine audible :

    « J’aimerai bien des vêtements chauds, oui. S’il vous plait. »

    Et même un sourire glacé et à peine visible mais un petit sourire quand même.
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Katherine Pryde
~ Scénariste Passee Partout ~
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Ven 13 Jan - 0:34

C’était une situation spéciale de voir une personne comme ça arrivée en pleine nuit, vraiment au beau milieu de la nuit, incertaine sur ses jambes, ayant un papier attestant et justifiant sa venue, un droit de laisser passer pour intégrer l’Institut, papier signer de la main de Frost, et d’une autre qui n’était pas Christie. Katherine aurait aimé être au courant des faits entourant la lettre, mais elle n’allait pas réveiller Frost pour le savoir, encore moins pour lui refiler la nouvelle venue. Il y avait deux raisons à cela. D’abord, parce que même si elle n’aimait pas particulièrement la directrice, elle ne pouvait tout de même pas la privée d’heures de sommeil qu’elle avait grandement besoin. Ensuite, parce que rien ne pressait, tout serait fait le lendemain, tout simplement, Emma n’avait pas besoin d’être au courant de tout à la minute où les choses arrivaient. Enfin il y avait une autre raison, beaucoup plus importante que les autres, celle-là : Christie semblait avoir besoin d’une tonne d’autre chose qu’un accueil officiel, qu’une visite guidée ou que l’explication du but et fonctionnement de l’Institut.

Une tonne de choses, mais Shadowcat était loin de se douter que ce qui trônait au dessus de cette liste, était un besoin de réconfort, celui de pleurer et de s’épancher sur une épaule, aussi inconnue soit-elle. Après un instant d’hésitation et d’égarement, Katherine se détendit et la laissa pleurer. Elle lui rendit son étreinte, toute fois un peu mal à l'aise, et étrangement profondément touchée par les larmes que versait l’inconnue. Fallait-il que son tourment soit grand justement pour qu’elle ait éclaté en sanglot ainsi ? Elle ignorait tout de ce qui l’amenait ici au pourquoi elle était dans un tel état. Mais ça n’avait pas réellement d’importance. Même la pluie froide qui imprégnait désormais ses vêtements n’était pas grand-chose. Ça se change, des vêtements. Les siens, elle les aurait troqués depuis longtemps pour des vêtements plus léger, pour ensuite s’étendre sous les couvertures, si ce n’avait été de cette visite surprise. Mais elle n’y pensait déjà plus, l’esprit vidé par l’étrangeté et la puissance du moment présent, véhiculé dans ses larmes.

Par la suite, l’inconnue la remercia. « Inutile. » répondit Katherine avec un sourire. Inutile de la remercier, car ce n’était rien. Qu’avait-elle fait, en réalité, à part prononcer quelques mots ? Mais peut-être avait-ce été les mots qu’elle avait eu besoin d’entendre. Retour à la réalité, il semblait que Christie allait rester, finalement. Elle grelottait, éternua même ce qui n’était pas nécessairement bon signe. Elle accepta les vêtements chauds, choix judicieux ! Katherine hocha la tête. « Ça devrait pouvoir se faire, suit moi. »

Elle prit l’escalier dans le hall pour monter au premier étage, et s’orienta facilement en direction de la buanderie. N’importe quel nouveau avait, les premiers temps, quelques difficultés d’orientation, mais elle qui avait vécut pratiquement toute sa jeunesse ici pourrait se diriger les yeux fermés. « Au fait, moi c'est Katherine. » Elles arrivèrent rapidement à la buanderie, non loin des escaliers principaux qu’elles venaient d’emprunter. La lumière qui jaillit fut terrible pour les yeux de Kitty, qui mit quelques secondes d’adaptation. Là-bas, elle lui donna une serviette, pour que la nouvelle puisse au moins s’essuyer, et, pendant ce temps, elle farfouilla dans les étagères pour lui trouver de quoi se mettre sur le dos en attendant. Elle trouva d’ailleurs des vêtements dans une pile de linge garder à cet effet, pour les imprévus, jugea rapidement que cela devrait lui faire et les mit de côté, à la vu. Curieuse de nature, elle lui demanda : « Tu es venue à pied ? » Question très pertinente, parce que si elle était venu en voiture, elle n’aurait pas l’air d’une fontaine, dégoulinante un peu partout. Mais venir ici à pied, c’était quand même une bonne marche !

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Ven 13 Jan - 9:38

    Pourquoi avais-je parlé au fameux Logan mais avais-je tant de mal à parlé avec elle qui semblait pourtant mille fois plus accueillante ? L'explication était très simple, Logan était un personnage rustre, dur, qui n'en avait strictement rien à faire de moi, ça faisait cent ans que j'avais mon père et ma mère pour faire ça, je savais donc de quoi il retournait. Alors qu'avec la jeune femme c'était encore très différent, elle était gentille avec moi, elle s'inquiétait de moi et ça faisait toute une différence. Finalement c'était stupide, je restais figée devant la personne la plus gentille que j'ai rencontré jusque là, incapable de dire un mot et ne pensant qu'à fuir. C'est tellement stupide que je pourrai finir par en pouffer de rire, un rire nerveux bien entendu. La main sur la poignée, je suis vraiment prête à partir, je montre bien mon indécision car si j'avais vraiment été sûre, il était peu probable qu'elle ait pu me retenir. J'étais certes épuisée mais depuis vingt années que je pratiques les arts martiaux plusieurs heures par jour, j'en étais devenue une combattante très douée et pourtant je me battais peu. Je n'aime aucunement me battre, en fait je n'en sais rien, j'ai aimé me battre contre mon père, ça m'a fait beaucoup de bien mais elle ... Je ne pourrai jamais lever la main sur elle ou l'affronter, ce n'est pas mon genre, je ne suis pas très compétitrice et puis je vois bien qu'elle est dans l'erreur avec moi. Elle semble croire qu'elle a à faire avec une jeune femme de vingt ans, oui c'est vrai comment pourrait-elle savoir que j'ai quatre fois son âge ? Pour l'heure je ne dis rien, vu la réaction du dernier à qui j'ai dis avoir un pouvoir, je préférais éviter même si visiblement Logan ne s'était pas vraiment inquiété de savoir comment j'ai remis des bulles dans sa bière. Et elle ? A-t-elle des pouvoirs ? Et si oui, quoi ?

    Pour l'heure, je craque, lâchant la poignée pour aller me blottir dans les bras de la jeune femme. Je la sens surprise de mon attitude si soudainement changeante, je ne suis pas lunatique, je suis simplement épuisée et là, ce câlin est providentiel. Les larmes coulent rapides et nombreuses, sa chaleur me fait du bien, elle me réchauffe, je m'en veux de la tremper de toute cette eau qui me couvre mais ça fait vraiment du bien d'avoir des bras dans lesquels pleurer. La pauvre ne doit rien comprendre à ce changement soudain de comportement mais elle ne dit rien et finit même par me rendre étreinte. Je me détends, je me sens apaisée entre ses bras, les larmes finissent par se calmer, je n'ai pas envie d'en parler et je remarque qu'elle ne pose aucune question. Je doute être capable de m'ouvrir pour le moment et si elle avait parlé de ça ou aurait voulu comprendre, il est probable que je me sois braquée et que mon mutisme ait été encore pire. Pourtant mon mutisme va finir par évoluer, je vais enfin réussir à parler, pas beaucoup, juste un petit mot d'abord, auquel elle répond par un petit mot à son tour. Je sens bien qu'elle n'a pas idée de ce qu'a été mon passé, mon frère n'a donc rien dit sur moi sauf que je devais venir. Ou en tout cas la jeune femme ignore tout et je préfère qu'il en soit ainsi pour le moment. J'admets que j'apprécierai des vêtements chauds, ce n'est pas que le fait d'éternuer mais le fait d'être complètement frigorifiée aide énormément, ça va me faire du bien.

    Me voilà donc guidée par la jeune femme dans le grand Manoir et j'avoue que de s'y perdre risque d'être assez facile, est-on chez elle ? Etait-ce son père qui m'a ouvert ? Je ne sais pas trop quoi croire, en tout cas je la suis sans rien demander, dans un silence religieux, souriant quand elle se présente sans forcément sentir le besoin de lui répondre puisqu'elle connait déjà mon prénom. Je m'avoue intimidée par cet endroit, par la liberté nouvelle que j'expérimente, j'ai du mal à vraiment accepter le fait que ça soit vrai et que je puisse en profiter. Une lumière vive quand elle allume me fait plisser les yeux et puis je la vois qui me donne une serviette. C'est avec un grand plaisir que je m'essuie avec la serviette, tandis qu'elle cherche de quoi me vêtir, je me dévêtis dans son dos, enroulant la serviette autour de mon corps, cherchant du regard un endroit où jeter les vêtements que je portais jusque là. Ils appartiennent à un passé auquel je veux dire "au revoir", ils n'ont donc pas leur place dans ma nouvelle vie. Je sens Katherine un rien surprise de me voir simplement enroulée dans la serviette seulement si je peux paraitre timide et gênée, la pudeur est un mot que je connais pas. Je ne me rends pas franchement compte que ça pourrait la gêner quand je défais la serviette pour passer les vêtements qu'elle m'a donnée. Un simple jean, un haut et un gilet, même des ballerines ! Je m'habille tout en répondant :


    « Oui. Pas que à pieds mais je n'ai pas envie d'en parler. Désolée. »

    Petite mimique gênée alors que je termine de m'habiller. C'est sec et ça sent le propre, ça fait énormément de bien. Je passe mon sac en bandoulière et ramasse mes vêtements trempés ainsi que la serviette. Je lui adresse un sourire moins frigorifié que avant :

    « Merci. Ca fait beaucoup de bien. Est-ce qu'il y a une poubelle où je peux jeter ces vêtements ? Je ne pourrai plus les porter. »

    Quatre heure signale une horloge quelque part dans le manoir :

    « Il est très tard, vous devriez aller vous coucher. Vous n'avez qu'à me dire où je peux jeter ça et trouver quelque chose à manger, je me débrouillerai seule. Je ne veux pas vous déranger. »
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Ven 13 Jan - 19:39

Vous savez, la vie réserve plein de surprise, même à 4 heures du matin. Il aurait pu en être autrement, si Katherine s’était couchée de bonne heure, si elle n’avait pas trifouillé dans les entrailles de son cadran, ou encore si Lockheed ne lui avait pas subtilement indiqué l’heure. Drôle, comme les choses s’enlignent parfois pour vous conduire à un endroit précis pour vous permettre d’accomplir un acte précis, faire une rencontre. Dans quel beau drap serait Christie, si Kitty dormait ? Logan n’aurait franchement trouvé personne à cette heure, peut-être aurait-il réveillé quelqu’un, en désespoir de cause, peut-être se serait-il à contrecœur occupé de la nouvelle. Les choses seraient bien différentes, alors. Et parlant de surprise, la jeune mutante en eut une bonne, lorsqu’elle vit Christie déjà déshabillée, enroulée dans la serviette qu’elle lui avait passé quelques instants plus tôt. Eh bien, elle ne perdait pas de temps ! Et elle ne perdit pas plus de temps pour défaire la serviette et enfiler les vêtements secs. De la surprise au décontenancement, Katherine détourna le regard en toussotant un peu, d’embarras peut-être. Pour une fille qu’elle croyait timide et gênée… Elle avait mal jugé. Elle passa les mains dans ses cheveux, trouva le plafond très beau et posa une question pour passer un peu le temps, ou camoufler l’instant de gêne qu’elle avait eu. Ce à quoi Christie lui répondit qu’elle n’avait pas envie d’en parler. Curieux, pourquoi donc ? Enfin, c’était quand même son choix de ne rien dire. Elle répondit donc vaguement et n’insista pas : « D’accord… »

Katherine est curieuse, mais se retenait étrangement très bien. C’en est même étrange, tant elle est sage. Ce doit être l’heure tardive qui engourdit certaines fonctions de son cerveau. Ce doit aussi être l’expérience qui lui dicte sa conduite. A trop poussé pour savoir, on finit par ne rien savoir du tout, et Christie ne semblait pas prête à se dévoiler complètement, nudité mis à part. Parlant de ça, elle avait finit de s’habiller, et Katherine pu de nouveaux la regarder de face. L’inconnue la remercia, mais ajouta quelque chose qui amena une interrogation dans l’esprit de Katherine : « Est-ce qu'il y a une poubelle où je peux jeter ces vêtements ? Je ne pourrai plus les porter. » Elle fronça alors les sourcils, se demandant, en tout logique, pourquoi elle ne pourrait plus les porter. S’ils avaient été particulièrement abîmés, elle l’aurait remarqué. Comportement un peu drastique envers les pauvres vêtements qui n’avaient rien demandé à personne, elle en était sûr. « Heu, en fait, oui. Juste dans le coin. » Et elle pointa du pouce une petite poubelle dissimuler, qui en fait, et Katherine s’en rendit alors compte, ne s’y trouvait plus pour le moment. Les vêtements allaient peut-être survivre finalement. « Ou pas. Il y en a d’autre, je vous montrerai. » Elle décida, de par le fait même, d’éviter de trop penser, ce qui n’est jamais bon à une heure aussi matinale. Mais Katherine espéra quand même réussir à savoir quelque chose de cette drôle d’inconnue qui jetait des vêtements pour la simple raison qu’ils étaient mouillés.

La grande horloge du manoir fit 4 petits sons, pour annoncer aux deux femmes encore debout qu’il était le temps de regagner un bon lit. « Il est très tard, vous devriez aller vous coucher. » Ce qui n’était pas faux. Pas bête non plus. Elle devrait aller se coucher. Comme elle devrait faire une tonne d’autre chose qu’elle ne faisait jamais de manière raisonnable. Elle le devrait aussi, parce que sinon son corps allait la détester et se rebeller, et qu’il ne voudrait plus se lever le lendemain. Déjà qu’il lui faisait sentir les désagrément de veiller trop tard. « Vous n'avez qu'à me dire où je peux jeter ça et trouver quelque chose à manger, je me débrouillerai seule. Je ne veux pas vous déranger. » Oh mais la déranger c’était en un sens déjà trop tard. Même si ça ne la dérangeait pas vraiment de se faire déranger. Katherine rit un peu et dit tout bonnement : « Je ne crois pas que je pourrais dormir en sachant que vous êtes perdue quelque part dans le manoir, en train de mourir de faim. » Ce qui était vrai. Elle lui sourit. « Et je m’en voudrais même, parce que ça ferait de moi une pire hôte que Logan. » Et tout le monde pourrait en témoigner, Wolverine n’était pas le champion pour faire en sorte qu’on se sente chez soi. À sa place, il aurait même sûrement sauté sur l’occasion pour partir. « Ensuite… j’ai de toute manière oubliée mon verre d’eau dans la cuisine. » Katherine se déplaça en direction de la porte, avec un sourire un peu fatigué, mais une voix quand même joyeuse. « Alors ? »

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Ven 13 Jan - 20:22

    Je restais bluffée par la gentillesse de cette jeune femme, il était très tard ou peut-être même devait-on déjà dire qu’en réalité il était très tôt et pourtant elle m’accueille sans aucun problème. A cette heure où les gens civilisés dorment, elle est là avec moi, à prendre soin de moi et m’aider à me réchauffer, je ne comprends pas pourquoi, je suis une inconnue pour elle, mais elle le fait et ça me touche énormément. C’est justement ça qui me touchait le plus, de ma vie je n’avais pas eu beaucoup de relation sociale et sur ces cent dernières années, ça avait été le niveau zéro des relations sociales. Avec Logan ça avait été facile, c’était un personnage dur, distant, il s’en foutait de moi autant que de l’an quarante, alors c’était facile de parler et d’être moi-même mais face à cette jeune femme et sa désarmante gentillesse, je reste muette dans les premiers temps. Puis je me sers dans ses bras pour pleurer, ça fait beaucoup de bien, ça dure quelques minutes et puis ça passe alors que je semble retrouver finalement la parole. Je lui parle enfin, la remerciant, demandant des vêtements chauds ainsi qu’elle me les avait proposés. Je me laisse donc conduire dans le grand manoir jusqu’à une salle contenant apparemment des vêtements pour ce genre de cas, je me sèche avec la serviette et l’enroule autour de mon corps. J’ai perdu toute notion de pudeur, je suis timide oui, je peux être gênée oui mais je n’ai aucune pudeur, alors c’est le plus naturellement du monde que je défais la serviette devant son regard pour m’habiller. Je crois en fin de compte qu’elle est gênée de cette situation, je suis vraiment une idiote, j’aurais dû y penser avant, mais c’était un peu tard à présent et puis j’étais rapide pour m’habiller, la preuve, j’étais déjà toute habillée.

    Je sens la question au bord des lèvres de la jeune femme, savoir pourquoi je ne veux pas en parler, il est difficile de parler de la mort de presque toute sa famille. De son frère tué par son père pour m’avoir aidée à fuir de l’île où j’ai passé cent ans. Je pense que ce pouvoir je le tairai pour tout le monde, personne jamais ne saura que je peux altérer l’âge des gens et le mien. Ils sauront pour les objets mais pas pour l’âge, j’ai vécu cent ans déjà, c’est peut-être trop, surtout en en paraissant vingt. Si je demande une poubelle pour les vêtements, ce n’est pas nécessairement que je les trouve en mauvais état, c’est juste qu’ils appartiennent à une vie qui doit finir derrière moi, je veux l’oublier, m’en débarrasser pour oublier cette vie qui fut mienne. Elle semble surprise mais finalement me dit où je peux trouver une poubelle, me désignant un endroit où je me rends pour trouver … en fait pour ne trouver absolument rien sauf le vide. Visiblement elle est aussi surprise que moi qu’il n’y ait rien, mais loin de se démonter, elle me dit qu’elle m’en montrera une autre. J’aimerai pouvoir lui expliquer, ne serait-ce que pour la sympathie qu’elle me témoigne mais c’est trop tôt pour parler de ce que fut ma vie, je préfère me taire pour le moment et voir comment les choses vont évoluer par la suite, voir ce qu’il va advenir avec elle et avec cet endroit. Aussi je reste sagement avec elle, lui faisant remarquer l’heure et le fait qu’une bonne nuit de sommeil lui ferait sans doute autant de bien qu’à moi. Mais non, elle ne souhaite pas m’abandonner, trouvant même une excuse pour me mener dans la cuisine :


    « Merci encore une fois. Je vous suis. »

    Je la suis donc en direction de la cuisine dans laquelle nous nous retrouvons rapidement. Je me permets de faire comme chez moi mais mon appétit me fait un peu oublier les bonnes manières. Je me permets de regarder et trouve un reste de riz et un peu de poisson. Je fais réchauffer le riz et me permets de prendre une poêle qui pend pour faire cuire le poisson. Je prépare avec une petite sauce au citron et au beurre, j’ai vraiment faim mais je suis bonne cuisinière et le poisson m’a inspiré. J’ai rapidement préparé tout ça, ça sent plutôt très bon, je me sers une assiette, laissant le reste dans une casserole. Je m’assois à table avec l’assiette et des couverts que Katherine semble avoir posée à mon intention. Je commence doucement à manger remarquant toutefois que :

    « Désolée, je n’ai même pas demandé si vous en vouliez. J’en ai fais un peu trop alors si vous voulez. Je vous promets que c’est bon, je suis une cuisinière assez douée. »

    C’est là que reparait l’homme qui m’avait accueillie, je me fige un peu tout en le regardant arriver, prendre la casserole, humer et partir avec. Un peu surprise mais visiblement pas Katherine je demande :

    « Il est toujours comme ça ? Est-ce que c’est … votre père ? »
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Ven 13 Jan - 23:50

Katherine était ce qu’elle était. Il était inutile de la remercier pour ça. Elle ne faisait pas quelque chose pour se voir remercier, mais simplement pour aider. Katherine n’était pas une fille bien compliquée. Souriante plus que de raison. On ne pouvait pas lui enlever sa gentillesse, pas plus que son honnêteté et encore moins sa spontanéité qui faisait d’elle une bonne vivante. Elle avait un bon tempérament. C’était probablement toutes ses qualités qui lui avaient permis de passer à travers tous les mauvais moments qu’elle avait connus dans sa vie. Elle n’était certes pas vieille comme Christie, mais elle avait vécu pour deux, avait vécu même plus d’aventure qu’il ne lui en aurait suffit, alors que d’autres étaient injustement morts autour d’elle. Injustement, car il était idiot de dire qu’ainsi allait la vie, quand toutes ces disparitions auraient pu se passer de cent façons totalement différentes. Christie et Katherine avait peut-être plus de choses en commun qu’elle ne pourrait le penser à prime abord.

Sur le chemin menant à la cuisine à l’étage d’en dessous, Katherine indiqua une poubelle à Christie, pour qu’elle puisse se débarrasser de ses fameux vêtements. Après tout, c’était les siens, elle pouvait en faire ce que bon lui semblait, qu’importe ce qu’en pensait Kitty. Dans la cuisine, la mutante se tint un moment immobile, à regarder aller et venir la petite nouvelle. Elle constata alors très rapidement avec un brin de surprise – mais c’était une bonne surprise cette fois – qu’elle avait devant elle un véritable chef cuisinier, à l’aise dans une cuisine qui n’était même pas la sienne. Du moins, elle était probablement cent fois meilleur qu’elle-même. Rendant service, elle sortit le couvert, évitant que Christie ne cherche dans les armoires pour rien, attrapa le verre d’eau dont elle parlait, et s’assit regarder tranquillement la préparation du plat. Ça sentait plutôt bon, et ça aurait mit l’eau à la bouche à n’importe qui, alors quand la cuisinière lui promit que c’était bon, ajoutant qu’elle était une cuisinière assez douée, elle n’en doutât même pas, et répliqua avec un sourire : « Ne le criez pas sur tous les toits, ou la cuisinière va en prendre ombrage. »

Un plat qui sent bon attire immanquablement des gens. Il pouvait être étonnant de voir Logan débarquer à ce moment. Mais il avait le don pour, justement, débarquer aux bons moments. Son odorat super développer aidant en grande partie, il avait dû sentir le plat mijoté de loin. Katherine trouva cela plutôt drôle. « Il est toujours comme ça ? » Ce à quoi elle répondit tout naturellement et catégoriquement : « Ouais, toujours… En fait, non, des fois c’est pire. » Puis, elle lui posa une autre question, drôle celle-là de par le fait qu’elle était saugrenue. « Est-ce que c’est … votre père ? » Katherine fit d’abord les yeux ronds, surprise que l’on puisse penser que c’était son père, eut un sourire et un rire, trouvant l’idée très étrange. « Logan, père ? Ça se serait drôle ! Et je plaindrais ces enfants. » Et Logan, avec ses super sens, devaient entendre, ce qui était plutôt amusant à envisager. Elle adorait Logan, et s’était une relation amicale réciproque. Il n’était pas si vieux que ça, mais en un sens oui ; il ne vieillissait pas comme tout le monde. Mais il refusait de dire son âge. Elle l’avait déjà taquiné à ce propos, lui demandant même une fois, il y a bien longtemps maintenant, s’il ne pouvait pas l’aider avec son devoir portant sur la première guerre mondial, soutenant qu’il devait avoir vécu à cette époque et était donc le meilleur pour lui venir en aide. Katherine retrouva rapidement son sérieux, pencha un peu la tête sur le côté et demanda : « Pourquoi, on se ressemble ? » Parce que oui, elle était obligé de demander, ne serais-ce que pour savoir pourquoi elle lui avait demandé ça. Personne n'aurait jamais essayé de leur donner un lien de parenté pour la simple et bonne raison que Logan est... Logan.

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 14 Jan - 0:10

    Je me détendais de plus en plus, il faut dire que de ne plus avoir ce même poids sur le coeur faisait du bien. La mort de mon frère était un poids qui resterait très longtemps, surtout que je me considérais comme entièrement responsable, bien sûr je n’avais pas appuyé sur la détente, mais si à la base j’avais dis à mon frère de ne pas me faire évader, rien de tout ça ne serait arrivé. Je m’en voulais, les larmes de culpabilité et de fatigue avaient fais énormément de bien, j’étais toujours épuisée, j’avais toujours aussi faim, j’étais toujours trempée et frigorifiée mais au moins j’avais pleuré, soulagé un peu le poids de mon coeur. D’ailleurs trempée, je ne le restais pas beaucoup plus longtemps, ne réalisant cependant que trop tard que ma nudité pouvait gêner la jeune femme, c’était un réflexe que je n’avais plus, bien des fois j’avais eu peur que mon père me viole. Il avait cette façon quand il était présent de toujours s’arranger pour être là quand j’étais nue, dans mon bain, sous la douche, le soir pour mettre mon pijama, il était toujours là dans ces moments, « comme par hasard ». Il ignorait que je savais pour les caméras dans le Manoir et si au début j’avais joué à me dissimuler, j’avais finis par arrêter quand il en avait mis même dans les armoires où je me changeais. Je n’étais pas exhibitionniste, j’avais simplement perdu toute forme de pudeur et j’avais également perdu la notion de gêne qu’entrainait la nudité, qu’elle pouvait notamment entrainer chez les autres. Ca faisait parti des choses qu’il me faudrait apprendre, mais la liste était longue, ça allait des choses les plus simples comme d’apprendre à nager jusqu’à des choses plus complexes comme d’apprendre à conduire. Mon frère m’avait fourni un permis de conduire tout en étant bien conscient que je n’avais absolument aucune idée de comment conduire, il y avait ce que je lisais dans les livres mais je ne crois pas que ça soit comparable. Et dans cet éventail des choses à apprendre, il y avait beaucoup de choses technologiques. Pas d’électricité dans le Manoir aussi je ne connaissais pas les ordinateurs, je ne savais pas ce qu’était vraiment Internet, je n’avais jamais regardé la télévision de ma vie entière, tout ce que je savais venait des livres, autant le dire sur bien des points j’étais comme un bébé tout juste né. Un bébé avec un pouvoir terrible et cent ans derrière elle cela dit.

    Katherine ne dit rien sur ma façon de faire, de me comporter comme chez moi, mais il se trouve que j’ai faim et que ce dont j’ai besoin pour cuisiner est à portée, alors je me prépare un petit plat rapidement, rien de trop évolué, j’improvise avec ce qu’il y a. Riz et poisson avec sauce au beurre et citron, rien que l’odeur me fait gargouiller et j’avoue que je fais un effort sur moi-même pour ne pas sembler un glouton et tout avaler en quelques secondes. Katherine arrive même à m’arracher un rire quand, après le passage de Logan pour venir chercher le reste du plat que j’avais préparé, elle me dit qu’il est toujours ainsi mais que des fois c’est pire. Je dois avouer que je me retiens de demander si il est dans un bon jour parce que honnêtement … peu causant, un air dur sur le visage, pas de sourire, si ça c’est un bon jour, je ne tiens pas à le rencontrer en pétard ! Ce qui m’amène à la question suivante, est-elle sa fille ? La question lui semble idiote, je le vois dans ses yeux avant même qu’elle me réponde et visiblement ma question a énormément d’humour, un humour que je ne saisis visiblement pas mais qui amuse beaucoup la jeune femme. Qui aurait-il de mal à ce qu’il soit père ? Il est un homme dont l’âge pourrait correspondre pour un père pour Katherine, il est plutôt bel homme, il trouverait sans doute une épouse. Et puis j’étais ici dans un Manoir, lui m’avait ouvert et elle m’avait accueilli, de là à avoir imaginer qu’ils sont une famille, je dois avouer qu’il ne m’en avait pas fallu plus. La question suivante de Katherine me fait sentir comme si j’avais posé une question idiote ou gênante, non ce n’est pas tant qu’il se ressemblait c’est juste que :


    « Mon frère m’a dit de venir ici, que je serai en sécurité et que je n’aurais pas à avoir peur d’être une mutante ici. Comme il m’a ouvert et que vous êtes venue m’accueillir ensuite. Je veux dire qu’il aurait l’âge pour être votre père et vous d’être sa fille alors je me suis dis que ça pouvait être logique pour ce que j’en savais. Lui est votre père, madame Frost votre mère et vous la fille, mais apparemment je me suis trompée. Alors … qu’est-ce que c’est au juste cet endroit ? »
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 14 Jan - 4:47

Il n’y avait bien aucune ressemblance, ni aucune association autrement possible entre elle et Logan. Il n’était pas son père, elle le voyait plutôt comme un frère. Et il n’avait strictement rien à voir avec son père, voilà certainement ce qu’il y avait de mal à ce que Logan soit son père. Il ne pourrait pas même le remplacer, maintenant que ce dernier était mort moins d’un an plus tôt dans le massacre de Génosha. Une grande perte, qui l’avait beaucoup affectée. Et si ce pouvait être d’une quelconque consolation tardive, la séparation de ses parents quelques années plus tôt aura évité la mort de sa mère là-bas – sauf qu’en contre partie c’était probablement cette séparation qui avait amené son père dans l’île où avait eu lieu le massacre des mutants. Enfin, il était inutile de chercher le pourquoi du comment, seul les sentinelles étaient responsables. Le poids de la mort restait, ne partait jamais. Certains jours étaient plus faciles que d’autre. Certains jours passaient sans même y penser. Mais ça ne s’en allait jamais vraiment. Et c’était correct ainsi. C’était comme ça que ce devait être. Pour ne jamais totalement oublier.

Christie pouvait se comporter comme elle le voulait dans cette cuisine, elle appartenait à tout le monde. Tout comme elle pourrait faire à peu près ce qu’elle voudrait dans l’Institut, à condition de suivre les règles de base. Entre les bouchées de l’affamée, elles réussissaient à avoir une conversation. D’ailleurs, Christie lui expliqua son raisonnement, son mépris quand elle avait cru que Logan était son père : « Mon frère m’a dit de venir ici, que je serai en sécurité et que je n’aurais pas à avoir peur d’être une mutante ici. » Oh ouais, comme le monde pouvait être dur. Katherine hocha la tête. Elle-même avait eu subit les foudres des anti-mutants. Quand est-ce que ça avait commencé à déraper, déjà ? « Comme il m’a ouvert et que vous êtes venue m’accueillir ensuite. Je veux dire qu’il aurait l’âge pour être votre père et vous d’être sa fille alors je me suis dis que ça pouvait être logique pour ce que j’en savais. Lui est votre père, madame Frost votre mère et vous la fille, » Oh merde ! Katherine se serait étranglée si elle avait été en train de boire ou de manger. Le simple fait d’associer Emma à sa mère était calomnie, injure. Le bon Dieu avait été assez gentil, au moins, pour lui épargner cette épreuve. « mais apparemment je me suis trompée. Alors … qu’est-ce que c’est au juste cet endroit ? » Alors la voilà, l’explication. Où croyait-elle qu’elle était au juste ? Kitty releva la tête, réalisa qu’en réalité ce lieu avait d’abord la tête d’un manoir, et non d’une école. Un « Oh » de constatation et de surprise lui échappa. Elle réalisa qu’elle avait prit pour acquis que Christie était au courant. Tout ceux qui franchissaient cette porte était au courant. L’Institut, s’était des millions de trucs. Une maison, d’abord. Une famille. « Eh bien. Pour faire court, disons que c’est une sorte d’école qui accueille les « mutants », généralement pour les aider contrôler leur pouvoir. Mais c’est aussi un refuge. C’est parce qu’il se fait tard et que tout le monde dort, mais tu verras demain – …enfin dans quelques heures – que beaucoup de personnes vivent ici. » Dans quelques heures, ça rappelle qu’il est quand même 4h30. Kitty espérait bien ne pas être encore là avec les premiers rayons de soleil. Ce serait démoralisant. « Alors oui, ton frère avait raison. C’est bien le dernier endroit où tu devrais avoir peur d’être ce que tu es. » Son frère, oui d'accord, cela expliquait la signature inconnu sur la lettre. D'ailleurs, pourquoi n'était-elle pas juste venu directement ? Comme Christie ne voulait même pas lui dire si elle avait marché ou était juste venu sur un tapis volant, ça aussi ça resterait mystère et boule de gomme.

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 14 Jan - 13:07

    La jeune femme me donnait le sentiment que je disais énormité sur énormité. D’abord en laissant entendre qu’elle pouvait être la fille du fameux Logan, après tout c’était bien possible non ? J’étais dans un énorme Manoir où devait bien vivre une famille, alors lui le père, elle la fille et madame Frost qui avait signé le papier serait la mère, pour moi ça tenait la route. Logan avait parfaitement l’âge d’être un père de famille, il avait largement l’âge d’être le père de Katherine, alors finalement dans ma tête ça se tenait logiquement. Seulement à voir la tête de Katherine quand j’avais énoncé la première hypothèse, j’avais déjà l’impression d’avoir dit vraiment quelque chose de tellement énorme que personne n’y croirait, apparemment elle n’était pas prête à prendre Logan pour père. Et alors quand j’avais parlé de madame Frost, son visage semblait sur le point de se décomposer, je pense que si elle avait été en train de boire de l’eau, j’aurais à nouveau été mouillée où elle se serait probablement étranglée avec. Non visiblement elle n’est pas la fille d’une joyeuse petite famille avec Logan pour père et Frost pour mère, donc venait la question de savoir ce qu’était cet endroit ? C’était grand, vraiment énorme mais apparemment il n’y avait pas de majordome car sinon il aurait ouvert et non Logan. Habiter ici devait coûter une vraie fortune, j’imagine donc qu’ils devaient être plutôt riches pour pouvoir garder cet endroit dans un si bel état et y vivre. Donc en définitive, si je me suis trompée sur le fait qu’ils soient une famille, j’imagine quand même qu’ils doivent être riches, je pense que ça tombe sous le sens, on ne vit pas dans un Manoir comme celui-là sans avoir énormément de ressources, il faut être réaliste. Le Manoir sur l’île était plus petit et revenait déjà à cher à mes parents, bon j’y vivais seule alors pas tant que ça et puis il y avait le fait qu’ils aient acheté toute l’île soit, mais il n’empêche que ça devait coûter vraiment cher. Je pose donc la question de ce qu’est cet endroit à Katherine, parce qu’il faut bien que je m’informe et que je sache. Je regrette que mon frère ne m’en ait pas dit plus, pour m’éviter de passer pour une idiote mais que dire d’autre ? Il faut à présent écouter.

    La surprise de Katherine me donne plus encore l’impression d’être une idiote qui ne comprend rien à rien mais finalement ses explications arrivent rapidement et je dois avouer que je suis sur le cul de ce que j’entends. Je me suis totalement trompée du tout au tout, ce n’est pas une demeure familiale géante mais une école pour mutants et un refuge ? Ce terme sonne très barbare à mes oreilles, refuge pour mutants, comme si ils ne pouvaient pas vivre avec les humains, est-ce que mon frère m’aurait donc mentis ? Est-il possible que les mutants ne vivent pas tellement en harmonie avec les humains, qu’il m’ait mentis là-dessus ? Je sens que Katherine a beaucoup de questions qui ne trouvent pas de réponses mais je ne suis pas prête à les donner, mon passé récent a été douloureux et les cent années précédentes n’ont pas été glorieuses pourtant il faudra bien que je lui dise. Elle remarquera, elle ou un autre d’ailleurs puisque apparemment il y a du monde ici, que je n’ai aucune véritable notion de ce monde. Je connais beaucoup de choses par les mots que j’ai lu comme le téléphone, la télévision, les voitures, même dans le taxi, si je n’avais pas été aussi frigorifiée j’aurais eu des étoiles dans les yeux devant le spectacle brillant de la ville et des gratte-ciels. Je termine de manger en silence, dois-je partager mon pouvoir avec elle ? Juste celui des objets, je doute que ce monde ne soit prêt à savoir pour l’autre, qui sait qui pourrait vouloir m’enfermer pour avoir l’immortalité ? Et mon père est en vie, il pourrait vouloir me retrouver ! Je prends l’assiette et les couverts ainsi que le verre que Katherine m’avait donnée et dans un silence religieux, perdue dans mes pensées et considérations, je réfléchis tout en faisant la vaisselle. Je mets le tout à égoutter en me jurant de l’essuyer et le ranger après une nuit de sommeil, mais je me sens prête à bâiller et m’effondrer, pourtant avant que ça ne soit le cas, je me tourne vers Katherine, j’ai encore quelques questions :


    « Alors si je comprends bien, tout ceux qui sont ici ont des pouvoirs ? Toi par exemple tu as des pouvoirs ? Et Logan ? C’est sa mauvaise humeur son pouvoir ? »

    Bien il semblerait que j’aille mieux, j’arrive à faire de l’humour ! Enfin essayer d’en faire.

    « Tu as dis que c’était un refuge, alors j’imagine que mon frère m’a mentis quand il disait que les humains et les mutants vivent main dans la main pas vrai ? Non en fait j’aimerai mieux que tu ne répondes pas, et ça peut attendre demain. Il y a quand même quelque chose que tu dois savoir, je crois que ça vaut mieux, depuis ma naissance je n’ai jamais vu le monde, je n’y ai jamais vécu, mes parents m’ont gardé captive et cachée par peur de la réaction des gens devant mon pouvoir. Alors je sais ce qu’est un téléphone, une télévision ou même internet mais uniquement avec ce que j’ai lu dans les livres. Je n’ai aucune idée de ce que c’est vraiment le monde, tout ce que je sais c’est ce qui vient des livres et en venant j’ai voulu prendre un taxi, c’est pas en se mettant au milieu de la route qu’on lui fait signe pas vrai ? »

    C’était la confession du soir, elle n’en aurait pas beaucoup plus mais c’était surtout le plus important, ce qu’elle devait absolument savoir : je ne connais rien à ce monde autrement qu’à travers ce qu’on a écrit dans les livres.
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 14 Jan - 19:59

Ça avait commencé il y a déjà plusieurs mois de cela. Et d’ailleurs ce devait arriver un jour ou l’autre. La peur de l’inconnu. L’envie et une tonne d’autres défauts humains. Car qu’on se le dise, les mutants étaient tout aussi humain que n’importe quelle personne. Le problème venait des pouvoirs, évidemment. Source de bienfait, quand on s’en servait pour le bien. Et source de destruction ultime, quand on décidait de se prendre pour monsieur Apocalypse. Le deuxième problème, c’est qu’avec des pouvoirs, certains avaient effectivement tendance à se permettre certains trucs. Mais ça tenait probablement plus du tempérament de chacun. Katherine aurait pu devenir une superbe cambrioleuse, qu’aucun coffre fort ne peut arrêter. Ça n’était jamais arrivé. D’autre en aurait sûrement profité, à sa place. Ça avait commencé il y a plusieurs mois. Un accident qui détruisit une grande partie de la ville de Standford. Ce n’était certes pas le premier truc que les mutants faisaient exploser, ou détruisaient, mais c’était quand même plus grave qu’une ruelle, un magasin, une banque ou un palais de justice. C’était inacceptable, Kitty était bien d’accord là-dessus, et c’était bien pour cette raison que depuis des années les X-men existaient. À partir de ce jour, ça devenait un peu fouillis. Certains humains s’étaient mis à détester les mutants. Pas étonnant, à vrai dire, si on regarde de plus près le groupe des rebelles et extrémiste. Une nouvelle loi, un nouveau régime, et tout étaient différents. C’était ça le monde d’aujourd’hui.

Katherine était accoudée à la table, la tête soutenue par sa main, pensant un peu à ce qu’elle avait dit à Christie, repensant aux derniers mois. L’institut avait toujours été un refuge, peu importe les raisons, certaines qui n’avaient vraiment rien à voir avec les humains. Un bruit derrière elle la ramena à la réalité, alors qu’elle avait failli se perdre dans ses pensées, ou dans la brume du sommeil. Elle se redressa, s’étira, et jeta un coup d’œil derrière à Christie qui terminait de faire la vaisselle. Elle semblait avoir elle aussi beaucoup pensée en accomplissant sa tâche. « Alors si je comprends bien, tout ceux qui sont ici ont des pouvoirs ? » Il y avait des exceptions, mais de manière générale, oui. Un véritable nid de mutant. Katherine se contenta d’hocher la tête pour répondre à l’affirmative. «Toi par exemple tu as des pouvoirs ? Et Logan ? C’est sa mauvaise humeur son pouvoir ? » Cette réplique lui arracha un rire. Par contre, au lieu de continuer sur cette lancée, Katherine décida de lui répondre. « Il a des sens accrus, guérit très rapidement et a des griffes rétractables. » Ce n’était pas comme ça qu’il fallait décrire Wolverine, il fallait plutôt dire qu’il n’était pas tuable, n’était jamais malade, ne vieillissait pas comme tout le monde et était une véritable machine de guerre à lui tout seul. Un peu trop casse cou, d’ailleurs. Mais il pouvait se le permettre. « Je peux passer à travers la matière solide. Un mur, un table… n’importe quoi. » En même temps, parlant de pouvoir, peut-être lui dirait-elle les siens. Katherine n’insisterait pas, la dernière mutante à qui elle avait demandé ses pouvoirs s’étaient étrangement fâchée et lui avait coller la migraine.

Christie continua dans sa lancé de question. « Tu as dis que c’était un refuge, alors j’imagine que mon frère m’a mentis quand il disait que les humains et les mutants vivent main dans la main pas vrai ? » C’était à ce demander si elle avait ouvert la télévision, ces dernières semaines. Kitty ouvrit la bouche pour parler, dire que c’était complexe. Et ce l’était, beaucoup trop pour être résumé en quelques mots. Dire qu’humains et mutants vivaient main dans la main étaient peut-être un peu trop exagéré. C’était difficile à expliquer, parce qu’elle n’avait jamais eu à l’expliquer. Tout le monde était au courant. Suffisait de voir les nouvelles, suffisait de se servir de ses pouvoirs en public, de croisée des gens qui savaient que vous aviez des pouvoirs – et qui détestaient l’idée même. On appelait ça des anti-mutants. Mais Katherine ne pu rien dire, couper par la jeune femme qui ne souhaitait pas entendre la réponse. Elle lui dit ensuite qu’il y avait quelque chose qu’elle devait savoir, que ça valait mieux. L’attention de Kitty fut toute captée. Christie lui conta une histoire triste de parents cachant son monstre d’enfant par peur des autres, et de son ignorance face au monde. Kitty en fut touchée. Et ça expliquait beaucoup de choses, tout en amenant de nombreux nouveaux points d’ombres, de nouvelles interrogations. Car sa captivité n’expliquait pas à elle seule le fait qu’elle ne connaisse rien de ce monde. N’avait-elle pas eu d’enfance, avant l’apparition de sa particularité, comme tout le monde ? Christie lui avait offert un résumé qui ne devait être que l’ombre de ce qu’elle avait vécu. Elle termina par une question, parlant du taxi qu’elle avait voulu prendre. Ce n’était donc pas sur un tapis volant qu’elle s’était dirigée jusqu’ici. Ce n’était pas non plus son frère qui l’avait reconduite. Pourquoi en avoir fait un tel mystère ? « Je suis désolé. » Et elle l’était sincèrement, même si c’était un peu tout ce qu’elle trouvait à dire sur le moment. Désolé qu’elle ait eu à vivre captive, cachée. Mais désolé de ne pas pouvoir en dire plus, parce qu’elle ne pouvait mesurer l’ampleur de la chose. Katherine se demanda comment des parents pouvaient faire ça à leur enfant. Ce n’était pas elle la monstre mutante, mais bien eux les monstres de parents. « Et se tenir au milieu de la route est plutôt une façon rapide de se faire écraser par un taxi. » Ou tout autre truc qui roulait normalement sur une route. « Pourquoi ton frère ne t'a pas accompagné ? C'est bien lui qui a signé la lettre ? »

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 14 Jan - 20:26

    Le pire dans tout ça, c’est que je suis parfaitement consciente que je vais devoir m’ouvrir un jour ou l’autre, je n’ai aucunement le choix de le faire. Je ne connais rien de ce monde, rien qu’étant ici dans cette cuisine, il y a un micro-onde pour réchauffer rapidement les aliments ou les faire dégeler, je sais à quoi ça sert mais demandez-moi de m’en servir et j’en serai incapable. Je crois avoir aperçu une télévision, sans doute Logan regardait-il quand j’étais venue toquer mais je ne saurais pas dire comment ça marche. J’ai un siècle entier de retard technologiquement parlant, je ne connais rien de l’électricité, je ne sais pas nager, je ne sais pas conduire. En revanche je sais utiliser mes pouvoirs, je sais me battre, je sais faire du roller, je suis experte en sudoku et je suis probablement imbattable au Trivial Pursuit. Jouer seule au Trivial Pursuit pouvait semblait idiot mais j’avais beaucoup appris sur ce monde actuel avec ce jeu, il y avait dedans beaucoup de références sur des objets ou des morceaux de l’histoire, je ne dis pas qu’on se ferait une culture avec, mais ça aide plutôt bien à comprendre l’histoire relatée dans les manuels scolaires et les recueils. J’ai grandi et vécu à la lueur de torches et de bougies, je vivais au rythme du soleil et le soir d’un feu de bois, pourtant ici il fait jour. Je sais que c’est grâce à l’électricité, aux ampoules mais demandez-moi de changer une ampoule et tout ce que je pourrais faire c’est la ramener a un moment où elle fonctionnait. J’ai beaucoup de retard, tout ce qui semble normal et commun dans la vie de Katherine est pour moi totalement inconnu, ordinateur, téléphone portable, carte bancaire, lampe de chevet, je suis un peu comme un dinosaure dans un monde technologique. J’avais déjà découvert l’éclairage public, les voitures et les taxis, ce n’était pas si mal mais quelque chose me dit que c’était une si petite goutte d’eau dans l’océan que je ne pouvais nullement en être fière.

    Faire la vaisselle peut sembler idiot, je suis prête à parier que le truc sous l’évier c’est un lave-vaisselle, un robot qui fait le nettoyage tout seul. Seulement j’ai vécu sans électricité et surtout toute seule alors faire la vaisselle était quelque chose que j’avais amplement le temps de faire. Surtout qu’en cet instant, ça me permettait d’être dos à Katherine, ça me permettait de réfléchir et de ré-organiser mes pensées pour commencer à poser des questions, celles qui me permettront de comprendre un peu mieux cet endroit. Visiblement je vais un peu mieux puisque j’arrive à faire de l’humour et même à faire rire Katherine, c’est idiot mais ça me fait du bien de l’entendre rire à ce que j’ai dis. Cependant je reste vraiment surprise par sa réponse sens accrus ? Alors il a sentis la nourriture que je préparais ? Guérison rapide comme par exemple si il se coupe en quelques secondes plus rien ? Griffes rétractables comme un chat ? Ou carrément autrement ? Cela dit je n’ai pas le temps de poser la question car déjà Katherine me parle de son pouvoir à elle. J’ouvre de grands yeux et une grande bouche. Passer à travers les objets, ça c’est carrément cool. Elle, elle passe à travers la porte fermée et moi je la fais vieillir jusqu’à ce qu’elle tombe en miettes, pas mal du tout dans le genre ! Je pourrai lui dire mon pouvoir sur les objets mais j’hésite, si elle me demande un exemple, comment lui expliquer que absolument toute seule j’ai réussis à le maitriser comme c’est le cas en seulement quelques années ? Mon corps joue contre moi en cet instant, je ne peux pas lui dire mon pouvoir, je ne pourrai pas non plus le cacher éternellement, mais je ne suis pas prête, comment savoir comment elle réagira en apprenant que je pourrai vivre éternellement ? Comment j’expliquerai ma maîtrise alors que je suis si jeune ?


    « C’est … cool. J’ai longtemps cru que j’étais seule quand j’ai eu mes pouvoirs et puis mon frère a découvert qu’il était télépathe, enfin il lisait les pensées c’est tout, il ne les contrôlait pas. Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir tellement de pouvoirs différents. Et tellement de personnes qui en ont, j’ai hâte de voir ce matin. »

    Je m’en veux de ne pas lui dire la vérité, de ne pas partager avec elle comme elle a partagé avec moi, mais j’ai encore trop peur. Je ne suis pas encore certaine de pouvoir me fier à elle et ceux de cet endroit, je préfère attendre. En tous les cas, je dois au moins confesser un peu de la vérité à Katherine, ne serait-ce que sur mon ignorance sur ce monde. Je la sens surprise et vraiment désolée par mon histoire, pourtant elle ne devrait pas, ce n’est pas elle qui m’a mise dans la cave, puis dans une autre, et une autre, et une autre avant finalement de m’isoler du reste du monde sur une île. Je lui adresse un petit sourire :

    « Ce n’est pas votre faute. »

    Sa remarque suivante sur se tenir au milieu de la route me fait sourire puis le sourire disparaît quand elle parle de mon frère. Comme si quelque chose venait de se briser en moi, mon visage devient triste, les larmes semblent revenir, mon regard se perd sur le sol. Le dire n’y changera rien, ce qui est fait est fait, aussi je parviens à dire d’une petite voix :

    « Il est mort. »

    Je ne laisse pas le temps à Katherine de dire quoi que ce soit, j’approche d’elle, tâchant de reprendre de l’assurance et même un petit sourire :

    « Je ne veux pas en parler, je suis de toute façon trop épuisée pour ça. Je vais encore vous embêter mais est-ce que vous pourriez me montrer un endroit où je peux dormir ? Même un canapé, je suis tellement épuisée que je dormirai sur une chaise de toute façon. »
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Lun 16 Jan - 4:50

Elle ne la presse pas, ne la pousse pas. Il est trop tard pour ça, bien trop tard. Et ce n’est pas grave. Il n’y avait absolument rien de grave à ne pas se confier en retour. Aucun mal à ne pas révéler la nature de ces pouvoirs. Il ne fallait aucunement se sentir obligée. Même si la mystérieuse inconnue n’avait prononcé aucun mot, Katherine lui serait quand même venu en aide. Il y aurait d’autres moments, d’autres discussions. Peut-être que ça viendrait plus naturellement. Katherine sourit, lorsque la jeune femme lui parla du pouvoir de son frère – étrangement, parler de se pouvoir-ci ne dérangeait pas – et avoua avoir hâte au matin pour voir toutes ces personnes aux pouvoirs multiples. Elle en aurait probablement une surprise. Ce n’était pas ça qui manquait, à l’institut.

Même cette histoire triste, elle n’aurait pas été obligé de la lui dévoilée, tout comme elle avait été réticente sur d’autre sujet. Pourtant, Katherine apprécia le geste. Elle fut également touchée, s’excusa pour ce que Christie avait pu vivre. « Ce n’est pas votre faute. » Non, oh non effectivement. Mais ça ne rendait pas moins cette histoire tragique. Et il y eut un sourire sur son jeune visage, un sourire qui mourut rapidement lorsque Katherine mentionna le jeune frère, et le visage tout entier s’altéra devant ses yeux. La voix même qui prononça les prochains mots semblaient altéré au plus profond : « Il est mort. » Le visage de Katherine prit alors un air encore plus désolé que précédemment. Désolé qu'il soit mort, Et désolé de le lui avoir rappelé. Mais elle ne dit rien, cette fois. Sentant peut-être qu’il n’y avait rien à ajouter. Et aussi parce que Christie fit un geste dans sa direction, pour prévenir une quelconque réponse à cette révélation un peu crue.

Son assurance et son sourire semblaient un peu feints, après la tristesse que Katherine avait vue dans son regard. Mais la jeune mutante remarqua que la voix avait reprit un peu d’aplomb. « Je ne veux pas en parler » Oh, et Katherine n’aurait pas oser aborder le sujet, ni poser quelques questions indiscrètes comme les gens avaient parfois tendance à faire. Le sujet semblait trop à vif pour ça. « je suis de toute façon trop épuisée pour ça. » Alors Katherine réalisa à quel point Christie avait dû avoir toute une journée, plus longue encore que la sienne; trempée, affamée, arrivée au beau milieu de la nuit, probablement aussi fatiguée qu’elle-même, voir plus. Christie lui demanda alors si elle pouvait lui montrer un lieu où elle pourrait dormir, n’importe quoi, parlant encore de l’embêter – verbe utiliser inutilement puisque cela ne dérangeait vraiment pas Katherine. « Oh, oui. J’aurais dû y penser avant. » Bien que c’était Christie qui avait eu une tonne de questions à lui poser. « Il y a des chambres d’amis à l’étage, en attendant qu’Emma… Frost, la directrice, ne vous déniche autre chose. »

Alors comme prévu Katherine mena Christie à l’étage au dessus. En chemin, elle croisa Logan qui rapportait la casserole à la cuisine, comme un bon garçon – qu’il déposerait sans doute tout simplement dans le lavabo, sans y toucher. Kitty lui jeta un drôle de regard, Wolverine lui en renvoya un, et les deux semblèrent très bien se comprendre de cette manière, parce que Kitty afficha un sourire en coin et l’homme fit presque de même. « Tu ne dis pas merci à notre chef cuisinier ? » fut les seules paroles qu’elle lui dit, sur un ton un peu moqueur, sachant qu’en fait c’était quelque chose qui lui était passé dix pieds au dessus de la tête. Logan se contenta de grogner un truc, peut-être parce qu’il n’aimait pas l’ironie de Kitty, ou parce que les remerciement n’étaient pas son fort. Arrivée à l’étage, la mutante mena Christie en direction de la fameuse chambre d’ami, qu’elle ouvrit pour elle. D’un mouvement ample, elle lui désigna l’ensemble de la chambre. « Nous y voilà ! C’est un peu petit, mais il y a tout. Si vous avez besoin d’aller à la toilette, il y en a une au bout du couloir. » Mais c’est qu’elle pensait à tout, la petite Katherine. « Est-ce que vous avez besoin de quelque chose d'autre ? » Il faut croire que même en étant fatiguée Katherine restait très fonctionnelle. Bon, en même temps il ne fallait pas trop lui en demander. Lorsqu'elle saurait que tout allait bien du côté de Christie, elle allait tomber sur son lit comme une souche et ne plus se relever.

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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Lun 16 Jan - 19:49

    J'apprécie que Katherine n'essaye pas de me faire parler, de toute façon ça serait sans doute vain, je ne parlerai pas quand bien même elle me mettrait un couteau sous la gorge. Je crois qu'une partie de moi n'a toujours pas accepté ce qui est arrivé, alors ne pas le dire c'est comme si quelque part ça n'était pas vrai, comme si ça n'était pas vraiment arrivé alors que si je le disais, c'était forcément vrai, c'était arrivé. Se leurrer d'illusions a toujours été le propre de l'Homme et même si j'ai perdu tout contact avec la société depuis cent ans, je n'ai pas pour autant oublié que parfois il vaut mieux un petit mensonge qu'une horrible vérité. Mon petit mensonge est en l’occurrence mon silence, de faire comme si rien était arrivé parce que si rien de tout ça est arrivé, alors mon frère est encore en vie, bientôt il viendra me rejoindre ici, me prendra dans ses bras et me dira que tout va bien aller. Mais c'est faux, tout n'ira pas bien, parce qu'il est mort que je le sais, je l'ai vu mourir sous mes yeux, je sais donc de quoi il retourne. Seulement je ne veux pas avoir à le dire, tout comme je n'ai pas envie de parler de ma vie et ce qu'elle fut avant de venir toquer, c'est une vie qui me fait honte surtout quand on sait comment toute cette histoire se termine, comment j'ai pu finalement récupérer ma liberté et revenir dans le monde des vivants. Dans un monde qui ne m'a pas attendu pour évoluer et changer, un monde dans lequel je suis perdue.

    Je me dévoile un petit peu, sans plus, le minimum, ce qu'il lui faut savoir pour comprendre que je suis dans ce monde comme un nouveau-né, fragile et quelque part inconscient. Bien entendu j'ai des notions du danger contrairement aux enfants mais ce n'est pas que pour moi que je risque d'être dangereux mais également pour les autres. Je pense que Katherine a bien saisis mon problème mais l'entendre me dire qu'elle est désolée me touche, elle n'est pas coupable pour autant que je sache, ce n'est pas elle qui m'a retenue prisonnière pendant tellement d'années. Ce n'est pas non plus de sa faute si mon frère est mort, elle n'avait pas besoin d'aide pour être libérée, elle ne tenait pas l'arme qui l'a tué. Quand elle me demande où est mon frère, j'ai envie de dire "ailleurs" ou "il n'avait pas le temps", n'importe quoi qui me permettrait de me voiler la face mais je ne le fais pas, il est temps pour moi d'affronter la réalité et donc de dire précisément de quoi il retourne. Je trouve le courage au fond de moi de dire la vérité à Katherine, c'est cru et très direct, il ne m'a fallu que trois mots pour résumer la situation et manquer d'exploser à nouveau en larmes. Pourquoi ça n'est pas arrivé ? Parce que je suis épuisée, beaucoup trop pour parvenir à pleurer, c'est pathétique je sais, mais si je ne pleure pas mon frère en cet instant, c'est que je n'ai plus la force de pleurer, je suis trop épuisée même pour ça.

    Il ne fait aucun doute que la jeune femme ne voudra pas parler de mon frère, toutefois comme si je voulais en être certaine ou que je voulais offrir à Katherine une possibilité de s'éviter de m'entendre parler de mon frère, je dis moi-même ne pas vouloir en parler. C'est vrai, je ne veux pas en parler, non pas forcément que je sois trop épuisée, ainsi que je l'annonce, mais surtout que je n'ai aucune envie d'énoncer les fais face à qui que ce soit. Dire comment c'était arrivé ne m'intéresse pas, ça ne fera que me faire souffrir, sans doute finira-t-on par me dire que pour oublier mon frère et commencer à me faire à sa mort, il le faudra mais je ne suis pas prête. C'est trop tôt, je suis trop épuisée pour ça et de toutes façons, je n'ai aucune envie de parler. Je me sens étrangement redevable face à Katherine, j'ai encore le sentiment de la déranger, n'oublions pas après tout que nous sommes au milieu de la nuit quand même ! Pourtant elle semble à peine s'en inquiéter et quand je parle d'un coup de canapé pour dormir, elle parle de suite d'une chambre d'amis, j'avoue qu'un bon lit me fera beaucoup de bien, roulée bien au chaud dans des couvertures, à récupérer de presque trois journées sans sommeil, je risque de faire ma marmotte une bonne partie de la journée de demain tiens !


    « Vous savez, un petit coin de canapé ou même juste une couverture, ça suffirait, je ne suis pas difficile et je suis tellement épuisée que je dormirai sur une planche en bois. »

    Je suis Katherine vers l'étage où nous croisons à nouveau Logan. Il ne dort donc jamais lui ? Cela dit ce n'est pas vraiment le genre de personnage avec qui j'ai envie de discuter, il a l'air vraiment rustre et sincèrement, il me fait un peu peur. Je vois bien que la jeune femme le tient en très haute estime mais sincèrement moi-même, j'ai du mal avec lui, il faut dire qu'il se déplace en silence, sans dire grand chose, qu'il a tendance à grogner ses mots plus qu'autre chose, bref c'est un personnage impressionnant qui me rappelle mon père, ça joue contre lui. Pourtant c'est le plus naturellement du monde que Katherine va le taquiner, ce qui n'est pas pour me mettre à l'aise puisque le "chef cuisinier", il regarde le sol avec insistance et le rouge aux joues. J'avoue que mettre au point un traducteur Logan-langage de tout le monde, c'est pourquoi timidement, une fois Logan un peu plus loin, je murmure tout doucement à Katherine :

    « On finit par le comprendre ? »

    Nous voilà finalement à la chambre et honnêtement c'est largement plus que beaucoup trop pour moi. Je secoue doucement la tête quand Katherine me demande si j'ai encore besoin de quelque chose tout en précisant :

    « Non, c'est parfait. Merci beaucoup. Je vais sûrement dormir une bonne partie de la journée demain ... enfin aujourd'hui. Merci encore pour cet accueil à cette heure du soir ou du matin. C'est vraiment très gentil de votre part. »

    Je lui souris et la regarde s'éloigner alors que je ferme la porte. Je ne me lance même pas dans un combat contre mes vêtements, je me contente de m'allonger bien au chaud sous les draps, quelques secondes passent, tout au plus et je m'endors comme une masse. Même une bombe ne me réveillerait plus.

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Katherine Pryde
~ Scénariste Passee Partout ~
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Sam 21 Jan - 3:57

Oui, c’était le milieu de la nuit. Mais il y avait bien des évènements plus dramatiques que ça, et la vie de Katherine n’allait pas s’arrêter pour si peu – sinon voilà longtemps qu’elle reposerait six pieds sous terre, avec tout ce qu’elle avait enduré. Lorsque Kitty proposa la chambre d’ami à Christie pour qu’elle puisse se reposer – et qu’elle-même en fasse autant – la jeune femme sembla ne pas vouloir déranger plus qu’il ne le fallait, et précisa qu’un canapé et même juste une couverture suffirait pour son grand bonheur. Et bien Kitty n’était pas vraiment du genre à laisser les gens dormir par terre, alors ce serait la chambre d’ami. Et puis, elle imaginait la tête d’Emma, si elle apprenait qu’elle avait fait dormir une invitée dans le salon… À la question qui se fit plus loin, à savoir si on finissait par comprendre Logan, Katherine sourit, se retint pour ne pas en rire. Elle répondit avec un haussement d’épaule : « Une fois qu’on le connaît, il est même très prévisible. Au bout d’un certain temps, tu pourras même jeter ton dictionnaire Anglais/Logan. » Et puis, arriver à la chambre, Katherine demanda à Christie si elle avait besoin de quelque chose. La réponse fut négative. Elle la remercia même, ce à quoi Katherine fit un signe vague pour dire que ce n’était rien. Elle lui souhaita bonne nuit et s’éloigna en direction de sa propre chambre, traînant un peu des pieds vers la fin du trajet.

Lorsqu’elle s’y trouva, elle tomba comme une masse sur son lit, dérangeant par le fait même Lockheed qui dormait. Dormait, car il se réveilla fasse à cette intrusion. Il lui dit quelque chose « Si longtemps, pour un verre d’eau ? » Déjà un peu dans les vapes, elle se contenta de répondre : « Oui. » Puis, la jeune mutante entendit dans sa tête : « Où est-il ? » et Katherine partit d’un fou rire, en grande partie dû à la fatigue. Elle pensa alors : « Je l’ai oublié. » Elle s’endormit presque aussitôt après et ne remarqua qu’en se réveillant plus tard que son ami avait placé sur elle les couvertures.
[ The End ]

__________________________
You chose the name shadowcat as the true expression of your soul, Kitty. You are not a mere shadow, my heart... Your world's in ruins, you're all alone. Time's come to make a choice: Embrace who you are, stop being afraid of what you can become. Above all else, a cat is a predator.
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Terra Justice
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MessageSujet: Re: Starting a new life [PV Katherine]   Mar 1 Avr - 11:34

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Starting a new life [PV Katherine]

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