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 Cold Light

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MessageSujet: Re: Cold Light   Mar 15 Mai - 12:29

Il est là. Il est passé. Il m’est venu. Je n’ai plus qu’à le décrypter.
C’est réellement surprenant et alléchant, exaltant, de saisir ce qui nous arrive. Je ne sais si Lexie pèse véritablement l’exploit que notre don commun nous permet d’effectuer. Pas totalement un exploit bien sur puisque ce transfert de message n’est autre qu’une des nombreuses possibilités qui s’offrent à nous, une des nombreuses conséquences de cette rencontre entre deux technopathes.
Je suis ravi, et je me demande si la rouquine le ressent en étant ainsi connectée à moi. Je ne cache pas cette part de contentement afin qu’elle puisse le mesurer. Le supposer tout du moins.
Oui j’ai envie qu’elle lise ou discerne l’appréciation que je porte depuis l’arrivée de son message – peut être en fait depuis que j’ai compris qu’elle et moi pourrions faire de grandes choses…

* Est-ce que ça va ? *

Voilà, j’ai simplement ouvert le fichier envoyé et voici ce que je lis. Un sourire s’étire discrètement sur le coin de mes lèvres alors que je lutte une seconde pour éloigner le mal de tête naissant. Il ne s’attarde pas cependant, l’aura de la jeune femme épouse tendrement mon esprit pour le couver, le protéger de toute douleur et je plisse les yeux, surpris.
Elle veut récupérer mes maux ? Je ne l’aurais pas laissé faire mais c’est elle qui, sans doute gênée d’aller si loin dans l’attention qu’elle me porte, se retire en délicatesse.
J’émets une caresse tendre contre son esprit avant de le laisser prendre ses distances afin de la remercier – si j’ai bien compris ses intentions, rien n’est moins sûr – puis je reviens à la réalité physique et tangible lorsque sa voix vibre légèrement contre mes tympans.

« Monsieur Stark ? Est-ce que tout va bien ? » Bah oui je crois que ça va, il me faut juste quelques secondes pour revenir à elle sans risquer de provoquer une sérieuse migraine. « Voulez-vous que l’on arrête ? Dois-je appeler quelqu’un ? » Wait wait wait wait ! Mais elle va se détendre la petite Redfield ? Un peu plus et c’est amusant ; ahem.
Je lève les yeux au ciel sans cacher ma moquerie et je tapote le dessus de ses mains – que j’ai toujours entre les miennes.

« Hey Lexie détendez-vous s’il vous plait ! Vous allez me stresser. »

Rolling Eyes faux, mais cocasse.
Je resserre mon esprit contre le sien, juste assez pour qu’ils soient proches, un peu comme nous, face à face, sans que leur contact devienne plus solide. Je ne veux pas qu’ils s’éloignent, je n’en ai pas envie je…je préfère quand ils sont ainsi. Simplement. C’est difficile à expliquer, impossible même.
C’est mieux de la sorte. Point.

« On ne va pas s’arrêter en si bon chemin, à moins que votre douleur persiste j’appellerais un médecin moi-même dans ce cas. »

Je crois qu’elle sait. Elle sait que j’ai perçu sa douleur au niveau des côtes. Je l’ai jaugée, calibrée et j’ai pu la comparer à des douleurs que j’ai déjà subies. Si je ne me trompe pas, ce n’est pas insupportable, mais elle a reçu un bon coup et ça me désole une fois encore d’en être le responsable indirect.
Je lui souris et reprend le fil plus professionnel de notre conversation.

« Et pour répondre à votre question ; oui. Ça va. »

A la question qu’elle m’a envoyée. Transférée. Expédiée ? Vous assimilez.
Le léger bouleversement ressenti lors de la réception de son message n’était pas dramatique, du tout. Bien loin de ce que Lexie semble avoir vécu lors de mon copier-coller qui va devenir véritable repère chronologique dans l’avancée de nos progrès si cela continue.
Je ne voulais pas la blesser, j’ai – à tord – considéré que nous pouvions user de nos dons sans prendre trop de gants et ce faux pas m’embête tant pour elle qu’il blesse mon orgueil, ma fierté.

« Je voudrais désormais essayer quelque chose. Laissez-moi faire à moins que cela n’aggrave vos sensations, c’est bien clair ? »

Logiquement, je devrais percevoir ces-dites sensations, éprouver si oui ou non elles empirent et je saurais alors m’éloigner d’elle et cesser toutes bêtises.
Le ton autoritaire et impératif sert plutôt pour la forme du coup ; ou alors j’ai du mal à me défaire de cette impression que j’ai de la pourtant si discrète et fragile Lexie Redfield. Elle a dans le regard, quelque chose de rebelle.
Dans le regard ? Ou dans l’esprit ; je l’ai forcément observé quelque part.

Alors que mes mains se referment sur les siennes, reflétant le sérieux et la concentration qui me reviennent, je replace mes sombres pupilles dans ses beaux yeux au moment ou mon esprit semble prendre le sien par la taille.
Le ballet va commencer, la musique est relancée. Le foyer crépitant est de nouveau actif et son ronronnement chaleureux me replonge très rapidement dans un état d’aise, de confiance.
Donc, je voulais tenter quelque chose…

L’entité Stark, toujours aussi imposante aux côtés de l’aura fine et attrayante de ma partenaire se fait compréhensive, attentive, suave et tendre et je jauge ci et là les différents ressentis de ma cavalière…je cherche. Pour être exact.
Je lui tourne autour, glisse contre ses formes changeantes et insiste dans certains recoins sans jamais m’imposer, n’étendant ma sphère lumineuse contre la sienne qu’avec consentement de cette dernière. Puis je trouve.
La douleur est ici. De la même intensité que tout à l’heure. Elle ne s’arrange pas ; bien qu’elle ne soit pas en train de s’aviver. Si je pouvais…
Une part de moi – de mon esprit plutôt – la cajole, la caresse et la couvre de bienveillances tandis que j’assimile ce mal en elle. Je le ressens presque, là, mes côtes, mais rien ne se déplace chez Lexie, la douleur s’accrochant à son entité comme jalousement possessive de la demoiselle.

Comment a-t-elle fait, plus tôt, lorsqu’elle a tenté de s’approprier mon mal de tête ? Je n’ai pas rêvé elle l’a tenté et si elle a mis fin à son essai, la rouquine y était presque. Pourquoi ne puis-je prendre sa douleur ? La retient-elle sciemment ? J’en doute.
Délicatement toujours, je cherche et tâche de réussir. Je ne resterais pas sur un échec ! Cependant, j'ose espérer une aide de sa part. La jeune femme va de toute façon percevoir que je réclame son soutien non ?
Il faudrait que cette douleur ne se dédouble pas comme elle le fait à l’instant même, mais bien qu’elle se déplace de son esprit au mien…Rien de plus simple, hein ?
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Lexie A. Redfield
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MessageSujet: Re: Cold Light   Mar 15 Mai - 14:24


Il avait l’air heureux. Enfin, peut-être pas heureux, mais au moins ravi, elle pouvait le voir au léger sourire qui flottait sur ses lèvres ou aux étincelles qui crépitaient dans son regard si sombre. Même mentalement, elle pouvait le sentir plus vivace, plus brillant. Avec application, elle nota que visiblement, les émotions pouvaient agir sur la « luminosité » de l’esprit. Peut-être sa chaleur aussi. Il avait visiblement reçu le message, ça devait expliquer sa joie apparente. Elle autorisa un petit sourire elle aussi, ravie d’avoir réussi à lui transmettre quelque chose. Enfin, il fallait maintenant qu’il arrive à le décoder et vérifier qu’il n’avait pas souffert pendant le transfert. Mais visiblement, ça allait bien. Elle sentit presque sa peau frissonner quand son esprit s’étendit vers le sien en une légère caresse, comme une langue de chaleur glissant sur son âme. Le message était clair, merci. Elle n’avait pas osé aller plus loin, mais peut-être aurait-elle dû après tout. Elle n’aimait pas l’idée d’être à l’origine d’une quelconque douleur chez son patron.

Puis, la réalité reprend progressivement ses droits sur eux deux et il leva les yeux au ciel devant son inquiétude. Oh, il pouvait bien se moquer, n’empêche que, il fallait y aller doucement et de toute façon, Lexie était du genre à s’inquiéter beaucoup trop pour les gens qu’elle appréciait. Et elle appréciait Stark. C’était forcément dû à leur lien, elle ne voyait pas d’autre explication. Tapotant légèrement ses mains, lui faisant stopper ses caresses rassurantes, il lui répondit tranquillement. « Hey Lexie détendez-vous s’il vous plait ! Vous allez me stresser. » Oh. Pardon. Elle baissa un peu la tête en signe d’excuse et s’apaisa. S’il n’avait mal nulle part alors ça allait, mais elle ne voulait pas qu’il tente de lui cacher quelque chose pour la rassurer. Elle n’était pas une petite chose fragile... enfin, du moins pas mentalement. Elle s’apaisa bien vite cependant quand elle sentit son esprit revenir vers elle pour se rapprocher sans solidifier la connexion. Juste pour être mentalement près d’elle. Se laissant un peu aller à son instinct, elle libéra un peu la retenue qu’elle s’efforçait d’avoir et laissa son esprit aller rejoindre celui de Tony, se collant en douceur à lui. Elle pouvait sentir sa chaleur mentale irradier sur la sienne, tout comme elle lui renvoyait la sienne. Ils ne cherchaient pas à se connecter, simplement être... là. Proches de l’autre.

Nul besoin de mot ou de message.

Elle se sentait instinctivement mal à l’aise quand son esprit s’éloignait un peu trop du sien de toute façon. C’est dingue comme on s’habitue vite aux choses agréables. « On ne va pas s’arrêter en si bon chemin, à moins que votre douleur persiste j’appellerai un médecin moi-même dans ce cas. » Elle baissa de nouveau la tête. Elle allait bien. Vraiment. Elle avait mal mais ce n’était pas la fin du monde. Instinctivement pourtant, son bras se resserra légèrement contre son flanc blessé, comme pour le protéger. C’était sûr que si quelqu’un retapait dessus, les côtes allaient finir par se fêler, mais il ne fallait pas exagérer. Elle retint un soupire et n’insista pas, se disant que lui répéter qu’elle allait bien ne servirait pas à grand-chose. Elle était sûre qu’il avait bien senti l’étendue de la blessure, et pourtant ça ne l’empêchait pas de vouloir appeler un médecin qui allait lui dire qu’elle n’avait trois fois rien. Bon, elle savait qu’elle avait une notion particulière de la douleur. Son passé dans les Opérations Spéciales et les sports extrêmes qu’elle adorait pratiquer faisaient qu’elle se blessait régulièrement et plus ou moins gravement. Sans s’y habituer, la douleur devenait au bout d’un moment moins gênante.

Mais là, il y avait quand même un peu exagération. Il balaya ses éventuelles protestations avec un sourire avant de reprendre la parole. « Et pour répondre à votre question ; oui. Ça va. » Oh, cela voulait dire qu’il avait bel et bien reçu son message, dans son intégralité et qu’il avait réussi à la lire. Leur première expérience avait donc été un franc succès. Elle ne put empêcher un beau sourire s’épanouir sur ses lèvres. La douceur, il n’y avait que cela de vrai. Elle reprit cependant rapidement le contrôle d’elle-même, il ne fallait pas oublier qu’elle était devant son boss. « Je voudrais désormais essayer quelque chose. Laissez-moi faire à moins que cela n’aggrave vos sensations, c’est bien clair ? » Le ton est autoritaire, assez froid pour qu’elle en frissonne, contrastant terriblement avec la chaleur de son esprit. Par automatisme, Lexie hoche fermement la tête, séquelle de son passé militaire. A vos ordres, chef. Aussitôt, elle força son esprit à se faire plus doux et à abaisser les barrières qu’elle aurait pu éventuellement avoir, se replongeant dans sa concentration.

Elle ne savait pas à quoi s’attendre, pas plus qu’elle ne savait ce qu’il comptait faire. Il fallait donc s’apaiser et lui faire confiance, pour lui faciliter les choses, se laisser guider pour éviter toute réaction de surprise et de rejet de sa part. Elle effaça les dernières appréhensions qu’elle avait pu éprouver à la suite de son précédent viol mental, apaisée par la douceur et la délicatesse de ce qu’ils venaient de partager. Elle serra ses mains dans les siennes par réflexe et se perdit de nouveau dans son regard au moment où son esprit semble saisir le sien. Ils replongent rapidement dans leur monde mental et cybernétique, et la connexion qu’elle avait pris du temps à créer se reforme presque aussitôt, se plongeant avec délice dans sa lumière et sa chaleur. Les muscles de la demoiselle se délièrent et son emprise sur ses mains se fit plus douce, presque tendre. Ce fut au tour de l’esprit de Stark de devenir séducteur et caressant. La demoiselle se laissa paisiblement conquérir sans opposer de résistance, baissant chaque barrière que son esprit pourrait trouver alors qu’il semblait glisser sur elle de toutes parts.

Le temps n’avait plus d’importance. Le temps était comme suspendu dans la pièce de l’héliport. Rien n’avait d’importance en fait, à part son esprit caressant le sien, suave et attentif. Elle ne chercha pas à brider ses réactions, le laissant l’étudier à son gré sous toutes les coutures. Elle pouvait sentir qu’il cherchait quelque chose, mais elle n’arrivait pas à deviner quoi. Elle le laissa faire, décidant de lui accorder une confiance aveugle et de ne pas s’en faire. Elle ne chercha pas à « bouger » mentalement, son esprit répondant naturellement à ses caresses sans toutefois s’échapper de son contact. Et puis, il semble trouver ce qu’il cherchait. Son esprit coule comme un baume réparateur sur la source de la douleur, et il lui semble presque que ses côtes chauffent légèrement, comme s’il avait doucement posé sa main dessus. La douleur ne s’intensifia pas, mais ne diminua pas non plus. Un peu gênée, elle ne tenta cependant pas de s’en soustraire et se laissa manipuler par ses tendres attentions.

Elle devina rapidement ce qu’il cherchait à faire. Il souhaitait reproduire ce qu’elle avait tenté plus tôt et qu’elle avait avorté : lui prendre sa douleur. Elle se retint de se replier sur elle-même, comme par pudeur. Ce n’était pas de sa faute, il n’en était pas responsable, il n’avait pas à souffrir à sa place. Elle n’avait qu’à pas ouvrir ces fichues portes, aussi. Avec réticence, elle se laissa faire cependant, le laissant cajoler et caresser cette douleur pulsante. Il n’augmentait pas la douleur, mais il le lui rappelait en mémoire alors qu’elle avait tenté de la repousser dans le fond de son esprit. Elle tâcha de passer outre et raffermit simplement sa concentration, ses mains se refermant légèrement sur les siennes. Il semblait vouloir l’assimiler. Il n’y arrivait pas visiblement, se contentant de ressentir les mêmes sensations qu’elle par son biais. Comment avait-elle fait un peu plus tôt ? Elle ne savait pas exactement, elle n’avait agi que par instinct. Sans doute la nature plus douce que celle de son interlocuteur lui permettait de faire cela plus facilement et sans doute pourrait-il faire d’instinct d’autres choses qu’elle aurait du mal à effectuer.

Tant de choses à découvrir.

Elle sentit son esprit s’agiter, signe qu’il ne réussissait pas à faire ce qu’il voulait. Elle n’était pas trop d’accord pour qu’il prenne la douleur à sa place, mais au pire, elle n’avait qu’à la reprendre par la suite. Le prétexte de vouloir essayer à son tour pourrait marcher. Eventuellement. Il avait visiblement besoin de son assistance. Elle n’avait pas envie d’être accusée de mauvaise volonté, et ce genre de considération ne ferait que les ralentir dans leurs découvertes. Autant y mettre du sien donc. Tendant avec lenteur son esprit vers le sien pour ne pas le surprendre, elle se fit caressante à son tour et se mêla suavement contre lui. Elle commença par apaiser la légère agitation qui l’avait saisi, cela n’allait pas les aider alors autant faire les choses calmement. Elle supposait que c’était normal de galérer un peu au début, ce n’était que les premières fois qu’ils se liaient après tout. Elle tenta de reproduire ce qu’elle avait fait, mais à l’inverse. Elle se concentra sur la douleur qu’elle ressentait pour mieux l’identifier. C’était plus difficile. Elle ne pouvait pas analyser son propre esprit comme Stark pouvait le faire, il fallait se concentrer à la fois sur ce qu’elle ressentait physiquement sans perdre sa concentration mentale.

C’était un exercice dont elle avait plus ou loin l’habitude, quand elle devait bricoler ses machines tout en les analysant avec sa technokinésie, mais cela restait fatiguant. Elle fronça légèrement les sourcils. Concentration. S’apaisant sous l’emprise mentale de Stark, elle chercha la connexion, le lien qui l’unissait à cette douleur. Pour son esprit de cyberpathe, elle voyait un peu cela comme un élément branché en USB qu’il fallait qu’elle enlève et qu’elle branche à Tony. A force de tâtonnement et d’essais, elle finit par y arriver et laissa la douleur s’en aller de son corps, laissant l’esprit de son boss en prendre possession. Sans doute était-ce ce qu’il cherchait à faire, prendre sa douleur pour lui tout seul. Egoïste. Elle quitta peu à peu sa concentration cybernétique pour reprendre contact avec la réalité, laissant son esprit proche de celui de son vis-à-vis et cligna des yeux.

Première nouvelle, elle n’avait plus mal.

Deuxième nouvelle, elle ne ressentait plus rien du tout du côté droit de ses côtes, sur une zone plus étendue que celle du coup qu’elle avait reçu. C’était malin ça. Enfin, pour une première fois, ce n’était pas si mal. Un peu surprise, elle lâcha une main de Stark pour se la passer avec délicatesse sur le flanc, délimitant du bout des doigts la zone insensibilisée. Elle leva les yeux vers Stark, l’air indécise et un peu hésitante. « ... Je ne ressens plus rien de ce côté-là. » L’avait-il pris avec lui ? Sentait-il à sa place les caresses que ses doigts effectuaient ? Ne sentait-il que la douleur ? ... Avait-elle perdu définitivement le sens du touché de cette zone ? Avaient-ils déjà fait quelque chose d’irréparable ? Penchant la tête sur le côté, elle constata qu’un lien semblait unir leurs deux esprits, sans doute le « câble USB » qu’elle avait cherché à lui transmettre. Bon. Maintenant il allait falloir le reprendre. Parce que quand il s’éloignerait un peu trop et que leur connexion se brisera, sans nul doute allait-elle retrouvé la douleur et tout ce qu’il y allait avec. Surtout que maintenant, elle aussi avait mal au crâne à cause de la concentration dont elle avait dû faire preuve. Ses nanites se chargeront toutefois de lui gommer tout ça. Elles étaient passées maitre dans l’art de faire disparaitre les migraines. « Comment vous sentez-vous Monsieur ? » Elle allait finir par le tuer si ça continuait comme ça.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Mar 15 Mai - 15:42

Je suis peut être – en effet – quelqu’un de plus nerveux ou colérique que la demoiselle qui se tient face à moi. Je ne la connais pas encore bien – pour ne pas dire pas du tout – mais si elle m’apparait parfois plus courageuse qu’elle n’en a l’air lorsque mon esprit danse contre le sien au rythme de nos curiosités, je peux aussi ressentir l’admirable sang froid dont elle fait preuve. Constamment.
Je pense même que cet état de calme de Lexie n’est pas propre à nos exercices de technopathes ni même à son environnement de travail. La rouquine doit être maitresse d’elle-même à longueur de temps ce qui lui permet peut être de réaliser de surprenantes prouesses dans bien des domaines…Ce qui lui permettrait d’être impressionnante en tout cas.
Après tout je ne sais de quoi sont faites ses journées, ça se trouve elle ignore à quel point un esprit si apaisé – malgré la nouveauté de nos contacts, la présence de son boss, la violence subie il y a peu et j’en passe – peut servir d’exemple, de modèle de cran, de bravoure et de courage.
Non jamais je n’aurais pu voir la jeune Redfield de cette façon si nous n’avions pas la possibilité de nous lier par la pensée…

Ceci dit. Mon caractère on ne peut plus opposé au sien – d’un point de vue trépidant – m’empêche vraisemblablement de réussir à m’approprier sa douleur. WTF ?! Je n’suis quand même pas n’importe qui bordel, je suis Tony Stark, le seul et l’unique !
Je peux assimiler des bouquins entiers en quelques heures et pouvoir vous en faire un exposé précis quand bien même je ne connaissais pas le sujet la veille et…et je ne parviens pas à reproduire ce qu’elle avait brillamment entamé tout à l’heure ?
Ça me vexe. Ça me contrarie au point qu’elle le ressente car son esprit qui vient consoler le mien avec tant de tendresse est très explicite. Et rajoute une certaine dose de déception. J’ai presque honte. Mais c’est subtil bien entendu, rien de dramatique. Je me suis déçu, malgré ce que chacun pense ça m’arrive et je la remercie en participant à cette étreinte discrète que nos auras brillantes l’une contre l’autre effectuent.
Difficile de se rendre à l’évidence lorsqu’une femme – jeune, aux airs naïfs et rousse qui plus est ! *out* – vous devance dans un exercice…Mais j’accepte l’aide qu’elle me propose alors.

Tout devient subitement beaucoup plus simple, évident. Comme si elle avait toujours su faire, la rouquine enveloppe sa douleur – que je perçois toujours aussi bien – de son esprit et l’apporte délicatement jusqu’à moi. Je n’ai qu’à m’ouvrir et je ne me contente plus de ressentir le mal mais je l’assimile totalement.
Il est là, je l’éprouve entièrement au rythme lent de ma respiration. Tel un point de côté très net et appuyé contre mes côtes. Je sais aussi qu’elle ne le ressent plus.
Bingo ! J’ai…nous, nous avons réussi.

« ... Je ne ressens plus rien de ce côté-là. »

C’est encore une fois moi qui mets du temps à sortir de nos pensées, à revenir à la réalité du moins. Je la regarde et observe ses doigts glisser sur son flanc alors que par réflexe ma main vient se plaquer contre la source de ma douleur.
Sur mes côtes, autrement dit.
Je ressens ce que…hein ? Mais ce n’est pas du tout ça que je voulais faire ! Elle m’en a trop donné, beaucoup trop ! A défaut de m’avoir transféré sa douleur, Lexie m’a donné toute une zone de ressentis. Fichtre, c’est surprenant, presque écœurant.
Je fixe alors cette zone que nous partageons – elle possède le physique et moi les sensations voyez ? - et je tends la main pour l’inciter à insister.

« Comment vous sentez-vous Monsieur ? »

« Ça va ça va, vous voulez bien appuyer un peu ? Touchez encore je… » Alors qu’elle s’exécute je me plis en deux dans un râle et lutte contre un souffle quasiment coupé…avant de relever vers elle un visage illuminé, on ne peut plus souriant. « Je vous ai eu. Pardon, blague de mauvais gout mais je vous en prie cessez de vous inquiéter autant nous risquons de nous « blesser » durant nos exercices, je ne veux pas que vous culpabilisiez. C’est compris ? De la même façon que vous devez immédiatement me prévenir lorsque vous êtes mal, je vous le dirais de mon côté…Et je ne vous en voudrais pas. »

Trêves de plaisanteries. Nous avons mieux à faire.
J’ai rendu – plutôt nous ! Nous sommes responsables – une zone bien délimitée de son anatomie entièrement insensible, comme si nous avions procédé à une anesthésie locale ! Formidable ! Enfin, dans le contexte actuel ça n’est pas si fantastique que ça mais ; merde, vous vous rendez compte ?
Je me lève alors et viens déposer ma main sur cette même zone. Sur son corps. Me permettant de la surprendre. Bah ; c’est moi que je touche accessoirement, je peux encore me tripoter comme je veux non ?

« Incroyable…vraiment incroyable. Enfin je préfère qu’on remédie à ça, si vous n’y voyez pas d'inconvénients. Je n’ai pas franchement envie de ressentir les caresses qu’un potentiel amant pourrait vous…hum. Je ; faisons une pause. Vous semblez fatiguée. »

Je me frotte le visage d’une main nerveuse. Mes paroles ne m’ont posé aucune gêne, c’était peut être déplacé mais je n’ai rien dit de mal. Cependant je me suis levé bien vite et la douleur est montée…Ah non, elle s’est étendue. Mais pourquoi diable ? Elle est restée un long moment dans le même état quand elle appartenait à Lexie, pourquoi change-t-elle ? Qu’est ce que j’ai encore fait ?
Comme si j’avais ouvert ce nouveau fichier transféré avec le mauvais logiciel, les données se modifient d’elles même et je me permets de reprendre un contact plus précis avec l’esprit de la demoiselle pour le lui montrer – sans pour autant le lui faire partager ceci dit. Je m'abstiens pour cela de toute connexion trop directe.
La douleur devient non négligeable et je laisse mon dos se caler dans le dossier de la chaise que je rejoins pour souffler.

« …Comment arrête-t-on ce truc ?! »

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Lexie A. Redfield
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MessageSujet: Re: Cold Light   Mar 15 Mai - 18:21


Lexie était un peu plus entraînée que Stark visiblement. Rien d’étonnant à cela, elle avait découvert sa cyberpathie et sa technokinésie il y avait une quinzaine d’année, et le tout progressivement. Elle s’en servait tous les jours à présent, mêlant ses deux capacités tout en gardant un contact avec la réalité... sans parler de son entraînement militaire et ses sports à haut risque. Maitriser ses dons avait été vital, et elle avait appris à toujours garder son sang-froid. Elle ne savait pas depuis combien de temps il était cyberpathe, comment ni pourquoi mais cela faisait moins de temps qu’elle. Ou alors il n’avait jamais essayé de gérer sa technopathie et le monde réel. Ou alors, plus simplement, il était possible qu’il ne ressente pas les mêmes choses instinctivement qu’elle. Il avait tenté de reproduire quelque chose qu’elle avait senti d’instinct, sans doute aurait-elle les mêmes difficultés quand l’inverse se produira. Elle nota soigneusement dans sa tête d’y aller tout doux avec lui. Il ne fallait pas le brusquer pauvre chou.

Elle eut un petit air coupable, consciente qu’elle n’avait pas réussi à faire ce qu’il lui avait demandé de faire.Elle avait déçu son patron, bravo Lexie, félicitations. « Ça va ça va, vous voulez bien appuyer un peu ? Touchez encore je... » Elle s’exécuta mais cessa aussitôt tout mouvement quand il se plia en deux dans un gémissement d’agonie. Oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu, elle avait fait n’importe quoi et maintenant... et maintenant il s’était relevé vers elle avec un visage radieux. Connard. « Je vous ai eu. Pardon, blague de mauvais gout mais je vous en prie cessez de vous inquiéter autant nous risquons de nous « blesser » durant nos exercices, je ne veux pas que vous culpabilisiez. C’est compris ? De la même façon que vous devez immédiatement me prévenir lorsque vous êtes mal, je vous le dirais de mon côté... Et je ne vous en voudrais pas. » Elle se mordilla sa lèvre endolorie avant de hocher simplement la tête. D’accord, elle voulait bien faire ça. Enfin, elle ne pouvait pas lui garantir qu’elle cesserait de culpabiliser ou de s’en faire, mais elle pouvait au moins essayer de ne pas trop lui montrer.

Elle se rendit brusquement compte des possibilités énormes que leur lien allait rendre possible. Ce qui au départ n’était qu’un simple échange de donnée se transformait en quelque chose de beaucoup plus vaste, beaucoup plus important. Elle en eut presque le vertige. Elle ignorait les limites d’une telle connexion. S’il était capable de ressentir à sa place toute une zone de son corps, qu’est-ce qui l’empêchait de tout ressentir ? Qu’est-ce qui disait qu’il ne serait pas capable, plus tard, d’en prendre le contrôle ? Qu’est-ce qui les empêchait de s’échanger purement et simplement de corps ? Était-ce seulement possible ? Un transfert d’âme. Elle stoppa là son imagination, Tony venait de se lever et elle évita de trop bouger ou de respirer trop fort pour ne pas réveiller sa blessure et faire souffrir Stark. Se rapprochant d’elle, il passa avec douceur une main sur son corps, à l’endroit exact où elle ne ressentait rien. Elle écarquilla un peu les yeux et se retint difficilement de rougir. Même si elle ne sentait rien, ça restait son corps. Même si c’était lui qui avait ses sensations. Non non non, c’était son corps, et il venait de poser sa main dessus.

Elle se doutait bien que c’était une façon de tester lui-même le lien mais tout de même. Elle resta là, sans bouger ni même respirer, attendant la suite. Même si elle ne pouvait pas sentir à proprement parlé sa main, l’idée même que quelqu’un la touche de façon prolongée sur un endroit aussi sensible que les flancs lui donnait la chair de poule. Elle n’avait pas l’habitude des contacts physiques. Elle n’aimait pas vraiment cela. Elle supportait le contact des machines. Les humains, même cyberpathe, c’était une autre histoire. « Incroyable... vraiment incroyable. Enfin je préfère qu’on remédie à ça, si vous n’y voyez pas d'inconvénient. » Oh non, elle n’y voyait pas le moindre inconvénient, si ça pouvait lui faire retirer ses mains de là au contraire, ça l’arrangerait grandement. « Je n’ai pas franchement envie de ressentir les caresses qu’un potentiel amant pourrait vous... hum. » Cette fois, il avait gagné, elle hésitait entre pâlir totalement – l’idée de quelqu’un laissant courir ses mains sur sa peau nue partout et de façon prolongée était insupportable – et virer à l’écarlate. « Je ; faisons une pause. Vous semblez fatiguée. » Une pause, merveilleuse idée. En fait non, si elle pouvait récupérer ses côtes avant, ça l’arrangerait un petit peu.

Elle n’était pas fatiguée. Ou plutôt... oh, étrangement si. Elle n’y avait pas fait attention jusqu’alors mais elle pouvait sentir à la tension des muscles de son dos et à la migraine qui commençait à pulser dans ses tempes qu’elle commençait à être un peu fatiguée. Elle fronça les sourcils. Bon sang, elle était capable de rester connectée à plusieurs appareils simultanément des journées entières sans ressentir rien d’autre qu’une légère gêne passagère, et là, elle restait cinq minutes en contact avec quelqu’un et c’était la mort ? Elle fronça les sourcils d’agacement devant sa propre faiblesse. Non non non, c’était quoi ces manières, elle n’était pas fatiguée, un point c’était tout. Ce n’était pas son corps qui allait faire la loi non plus. L’homme s’était frotté le visage avec sa main libre et maintenant il semblait... mal. Genre, vraiment mal. Inquiète, elle se leva avec précaution et lui attrapa le bras au cas où il ferait mine de tomber. « Monsieur ? » Son esprit se rapprocha du sien et c’est avec une facilité déconcertante qu’ils se rejoignent et qu’ils partagent de nouveau les choses. C’était dingue à quelle vitesse ils avaient évolué tous les deux.

C’était quand même pratique, pas besoin de mot pour se comprendre. Elle ragea un peu en sentant qu’il se contentait de lui montrer les choses sans pour autant les lui faire partager. Hm. Elle commençait à s’énerver. C’était mauvais signe. La fatigue surement. Très vite, elle reprit le contrôle d’elle-même et replongea dans son calme olympien. Rester maître de soi-même en toutes circonstances. Son esprit s’enveloppa autour du sien comme il l’avait déjà fait lors de sa migraine, cherchant à le soutenir alors qu’elle le guidait pour ne pas rater la chaise derrière lui. Elle resta très proche de lui, à demi-baissée, vivement inquiète. « ... Comment arrête-t-on ce truc ?! » D’accord, cette fois il n’allait vraiment pas bien, il fallait qu’ils stoppent cela tout de suite. « Laissez-moi faire Monsieur. » Ce n’était pas vraiment un ordre, plutôt une demande formulée en situation d’urgence. Elle ne voulait pas que la situation dégénère et devienne hors de contrôle, d’autant plus qu’ils n’y connaissaient rien. Elle ne savait pas d’où venait cette vive douleur qu’il semblait ressentir, certainement pas d’elle ou alors il n’avait pas le même seuil de tolérance à la douleur qu’elle.

Non, il devait y avoir autre chose. Impulsivement, elle attrapa avec douceur son visage entre ses fines mains et pencha la tête pour coller son front contre le sien. Le contact se reforma avec plus de puissance que lorsqu’ils se tenaient les mains, sans doute à cause de la proximité avec le cerveau. Son esprit encore en contact avec celui de Stark sembla s’étendre pour l’envelopper tout entier dans un cocon chaud et protecteur. Son âme se déploya et remonta doucement la mince connexion qui existait entre eux et qui reliait ses côtes à son esprit. Se fondant presque en lui avec douceur, elle mit quelques secondes – une éternité – à rompre ce mince filament pour récupérer la douleur et tout ce qui allait avec. Son esprit resta un moment ainsi, enlaçant doucement le sien avec tendresse, refoulant toute douleur pour ne pas lui laisser sentir, le berçant presque en attendant que tout disparaisse, comme une empreinte sur le sable qui s’efface au gré des vagues.

Une fois sûre que rien de néfaste ne soit resté dans sa tête, elle se permit de reculer mentalement et physiquement, relâchant sa tête et vacillant en arrière. Elle voulut s’asseoir, chercha à attraper la chaise derrière elle, rata la chaise et se péta mâlement la gueule par terre. Ah, ça allait mieux ! Assise sur le sol, le dos reposant sur les pieds de la vile chaise, elle laissa une incroyable fatigue mentale s’abattre sur ses épaules. Wouh, c’était dû à quoi cela. Elle ne sentait plus qu’à peine ses côtes tant ses oreilles bourdonnaient. Elle avait agi mentalement dans l’urgence et en vitesse, dans un exercice auquel elle ne s’entraînait que depuis quelques minutes. C’était comme se jeter dans un immeuble en flamme seulement après avoir appris à éteindre un feu de camp avec un extincteur. Le vertige disparut cependant, et elle passa une main moite sur son visage pâle. La douleur sur son flanc la rappela à l’ordre. On ne bougeait pas. Pour mal faire, elle s’était cognée de nouveau sa blessure en tombant. C’était malin ça. Elle lança un regard inquiet vers Stark sans oser prendre la parole. Elle avait dit qu’elle cesserait de li demander à tout va s’il allait bien. N’empêche, elle voulait être sûre que la douleur qu’il avait ressentie était bien partie. Elle semblait avoir récupérée les sensations de son flanc, et pour vérifier, elle passa sa main sur... aïe, non c’était sûr, elle sentait bien le passage de sa main.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Mer 16 Mai - 18:43

La zone douloureuse était chétive.
Je le sais depuis que mon esprit s’est connecté à celui de Lexie car j’ai pu percevoir son mal et parfaitement le situer. Le coup donné par l’agent abruti fut solide et il ne serait pas étonnant de voir un bleu grandissant, étendant la blessure sur quelques centimètres…mais la douleur, la souffrance à proprement parler ne devrait pas évoluer !
Pas pour un simple – et bien bel – hématome !
Et pourtant je ne divague pas : je la sens s’accroitre et s’allonger un peu plus bas sur mon flanc, remonter près de mes poumons, et ça ne s’arrête pas là !
L’espace pénible s’étend, certes, mais l’intensité du mal grandit elle aussi et je m’affaisse sur la chaise en essayant de calmer mon souffle qui incite la douleur à se faire plus vive.

Je ne me sens pas bien. Je ne pense pas être un type trop faible en matière de constitution physique, disons que j’en ai vu d’autres et que le mal qui s’empare de moi n’est pas la pire chose qui me soit arrivée. Je ne réagirais pas ainsi, c’est certain.
Et pourtant le malaise n’est pas que maux. Psychologiquement je divague ; la forme large et brillante qu’est mon esprit se met à trembler comme si l’on venait de jeter un caillou dans cette espèce d’étendue d’eau ; de liquide.
C’est douloureux et je ne sais plus ou me tenir ; en réalité comme en pensée. Je me perds et de la même façon que l’on croit voir le sol s’ouvrir sous nos pieds je tends mon esprit soudainement pour essayer de lui trouver par réflexe une prise. Un soutien.
Le voilà mon repère. Lexie Redfield.

Sa douceur m’enivre, sa chaleur m’enveloppe, sa tendresse me caresse et je me blottis tout contre avec égoïsme. Oui je suis égoïste. Je ne sais ce qu’elle fait, je ne sais comment l’aider et si je soupçonne un risque – quel qu’il soit ! – je n’arrive pas à la repousser.
J’ai besoin d’elle et je me laisse totalement faire, ouvrant mon esprit au sien sans la moindre pudeur pour la laisser agir. Son instinct semble plus efficace que nos intelligences réunies, par moment en tout cas.
Autant laisser la rouquine intervenir ; aucune suspicion à son égard. J’ai confiance.
Encore une chose qui doit venir de notre connexion.
Si l’envie d’être prudent est présente je ne la laisse pas s’imposer ; j’ai réellement et indéniablement besoin, envie, qu’elle apaise ce malaise qui me malmène.

Avec un talent certain aux allures innées, la jeune Lexie, ses exquises mains posées sur mon visage, nos fronts embrassés, se réapproprie très rapidement cette fameuse zone douloureuse. Immédiatement de nombreuses interrogations – attachées à des craintes – me viennent en tête et la première est très logique : a-t-elle récupéré le mal anormal qui grandissait en moi à partir du moment ou je lui ai volé ses ressentis ?

Il me faut néanmoins quelques secondes pour revenir à la réalité – on commence à le savoir, que j’ai du mal à passer d’un monde à un autre – et quand je rouvre les yeux il est malheureusement trop tard…
J’ai à peine le temps de la voir percuter la chaise et s’allonger lourdement sur le sol, la maudite chaise lui servant de dossier, alors que je n’ai pu que tendre le bras dans un cri grave de peur.

« Lexie ! Ne ; ne bougez pas, vous vous êtes fait mal ? »

Je ne sais si ma question est très utile. Dois-je répéter que j’ai déjà pesé le poids de sa douleur imposée par le coup d’un agent du SHIELD ? Je peux donc aisément mesurer l’aggravement engendré par cette chute monumentale – cascadeuse professionnelle la petite rousse ? – et si on suppose dans le pire des cas qu’elle a hérité du mal qui grandissait en moi c’est ; terrible !
Mais il n’y a pas de raison, n’est ce pas ?
Lexie a retrouvé sa « simple » souffrance qui a cependant du s’aggraver suite à ce traitre coup de la chaise.

En un rien de temps je me précipite à ses côtés, glissant sur les genoux, et je lui prends la main pour immédiatement rétablir un contact plus précis, plus intime, pourtant discret. Je ne lui impose pas ma présence, disons que je la propose…
Physiquement par contre je suis là, qu’elle le veuille ou non et je n’ai pas l’intention de partir ! De toute façon le téléphone de l’infirmier de l’étage – je crois – sonne déjà et je peste tout ce que je sais pour que ce bougre daigne répondre !

« Vous avez mal ? Vous êtes retombée sur votre blessure c’est, bordel c’est pas malin ! Ne touchez pas. »

Je retire son autre main de là et me retrouve de nouveau possesseur de ses dix doigts avec lesquels je joue doucement mais nerveusement.
Nous allons trop loin, c’est notre première fois et nous jouons avec le feu et l’inconnu mêlés comme si nous étions capables de tout anticiper. Combien de fois la jeune Redfield et moi-même avons rencontrés un mur en si peu de temps ?
Conneries ! J’aurais du interrompre ce si – plaisant mais – dangereux exercice.
Mais merde pourquoi ils ne répondent pas ?!!! Ah ;

« Venez immédiatement dans le laboratoire le, le bureau, au fond du couloir de l’étage des projets de…F*ck ; je vous mail le lieu vous avez deux minutes. Pas une de plus. »

Je raccroche sans avoir eu à toucher le téléphone et grâce à Jarvis qui s'est connecté depuis un des ordinateurs je trouve le plan et signale notre position.
Mon regard n’a pas quitté celui de la technopathe que je n’ose toucher. J’aimerais l’aider à se redresser et l’assoir correctement, ou au contraire faire en sorte qu’elle s’allonge mais je ne peux pas prendre le risque de déplacer ses éventuelles fractures – ouais, toujours imaginer le pire, ça m’évite de faire trop de bêtises supplémentaires ; en temps normal.

« Dites moi quelque chose ! Et ne vous avisez pas de bouger. Je suis là, on va s’occuper de vous. »

Mon esprit quand à lui ne se déplace qu’en réponse au sien. Comme s'il lui laissait les reines de ce nouveau et étrange ballet. Retranché, reculé, il semble traumatisé. Est-ce ma faute ? Est-ce qu’il fuit mon entité ? Dois-je vraiment culpabiliser ? Suis-je responsable ?...Bon sang.
La brillante bulle ne tremble plus et s’avance avec fière allure et air protecteur. Je veux l’enlacer, la consoler, comme elle l’a si bien fait pour moi tout à l’heure ;
Mais j’ai tellement peur. Peur de moi-même.
Je veux à tout prix éviter de lui faire endurer quoique ce soit…
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MessageSujet: Re: Cold Light   Mer 16 Mai - 20:37


Elle ne se souvenait pas s’être sentie si mal depuis des années, et pourtant elle en avait fait des choses. Elle était tombée, s’était fracturée, brisée ou fêlée les os, s’était transformé en dalmatien en se faisant des bleus impressionnants mais cela n’égalait en rien ce qu’elle ressentait à cet instant même. Ce n’était pas tant la souffrance physique, celle-là elle pouvait aisément la gérer et passer outre, mais là son esprit-même avait l’air de vouloir s’effondrer sur lui-même. Cela lui rappelait ses premières migraines quand elle avait découvert ses pouvoirs, en beaucoup, beaucoup plus fort, ou peut-être même ces effroyables expériences qu’elle avait subi lorsque les Opérations Spéciales avaient cherché à brider ou à contrôler sa mutation. Elle savait qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, c’était un mal d’esprit, pas un mal physique. La souffrance martelant ses côtes au rythme de ses pulsations cardiaques n’était rien en comparaison. La douleur monta lentement, prenant sadiquement son temps pour monter jusqu’à son crâne et s’épanouir pleinement. Elle se sentait mal, elle ne voyait plus rien, son esprit se dispersait, ses oreilles bourdonnaient et elle trancha violemment tout ce qui pouvait la lier cyberpathiquement aux appareils électroniques – appareils seulement, Stark étant un cas à part.

Elle sembla reprendre contact avec la réalité quand les mains de Tony saisirent les siennes, sans doute pour l’empêcher de se faire davantage mal. Si elle l’entendit, elle ne réussit pas à assimiler ses paroles qui traversèrent son esprit comme les millions de données que sa cyberpathie lui délivrait, sans pouvoir freiner ou contrôler ce flot d’information. Elle devait avoir vraiment très froid, car la peau de l’homme lui semblait vraiment chaude contre la sienne, brûlante presque. Son épiderme réagit et une succession de violents frissons la parcourut, lui faisant secouer la tête pour les chasser. Elle serra ses mains mollement dans les siennes – ce qui signifiait de toutes ses forces dans le cas présent – et tenta de se raccrocher à la voix de son boss qui résonnait près d’elle. « ...édiatement dans le laboratoire le, le bureau, au fond du couloir de l’étage des projets de... Fuck ; » Ah non pitié ne criez pas... « je vous mail le lieu vous avez deux minutes. Pas une de plus. » Hein que quoi, pardon ? Elle tourna son visage pâle vers lui, se demandant ce qu’il était en train de raconter. Elle rêvait où il était en train d’appeler des secours ?

Soudainement, la douleur de son esprit lui parut bien secondaire comparé à l’affreuse perspective de se faire examiner de partout par des médecins. Ils ne pourraient rien faire. Il n’y avait aucun traitement contre les maux de crânes cybernétiques. Elle en avait essayé pourtant, et rien ne fonctionnait. Il y avait bien des médicaments contre la migraine qui, à défaut de faire disparaître la chose, l’atténuer et la faisait partir plus vite. Ses médicaments. Il lui fallait ses putains de médocs. Elle n’avait pas envie de se faire palper de partout tout ça pour qu’on lui dise qu’elle avait un bleu et que ça allait passer, et que si elle avait trop mal elle pouvait mettre de la crème. Même si ses côtes étaient effectivement fêlées... bah c’était des côtes, que voulez-vous y faire, on n’allait pas lui plâtrer la cage thoracique non plus. Elle secoua la tête de nouveau, maudissant sa faiblesse et planta son regard d’azur dans celui inquiet de Stark. « Dites-moi quelque chose ! Et ne vous avisez pas de bouger. Je suis là, on va s’occuper de vous. » On ? Qui ça on ? Elle allait beaucoup mieux d’un seul coup. Allez Lexie courage, tu peux le faire. Elle avait survécu à tout, elle n’allait pas se laisser faire par une bête migraine qui la clouait au sol. Elle n’était plus une ado, elle avait l’âge de supporter les choses en serrant les dents.

Il lui fallait ses médicaments. Elle n’avait pas le courage d’ouvrir la bouche et d’expliquer à Stark où ils étaient dans tout ce foutoir. Elle n’avait pas la force de lui transmettre un message cybernétique. Elle avait la sensation que son esprit s’était brusquement roulé en boule, enveloppant de toutes ses forces la douleur pulsante pour l’empêcher de s’étendre et surtout, d’atteindre Tony. Elle ne voulait pas qu’il ressente ça. Au dur et à mesure qu’elle reprenait le dessus, son esprit semblait perdre de sa lumière, comme un feu qui s’éteint après un trop gros incendie et dont il ne reste plus que braise sous la pluie. Maitriser la douleur. La contenir. Passer outre. Se rattacher au monde physique, pour oublier le mental. Sa respiration se calma et elle se pencha en avant, légèrement tremblante. « Je... ça va aller. » Oui c'est ça, t'as juste l'air d'un zombie. Rien que de prononcer ses simples mots était difficile et douloureux, ses côtes lui expédiant une douleur lancinante au cerveau. Si le monde physique s’y mettait aussi ! « Je suis solide, ça va passer ne vous en faites pas. » Si elle avait l’air de reprendre du poil de la bête, son âme elle, galérait pour retrouver ses repères. Debout. Médicaments. Tu peux le faire.

Elle serra avec tendresse et un peu plus de force que tout à l’heure ses mains dans les siennes, lui caressant le dos des siennes pour le rassurer tout en lui offrant un léger sourire. Oui. C’était elle qui morflait, mais c’était elle qui voulait le rassurer. Il avait l’air vraiment inquiet et nerveux le monsieur. Elle se redressa, serrant les dents pour chasser la douleur et commença par plier ses jambes tendues pour les ramener vers elle. Bien. Il fallait se relever maintenant. Après une dernière caresse, sa main quitta celle de Stark pour venir prendre appui sur le sol pour se relever. Si Tony tenta de l’en empêcher, elle ne l’écouta pas – elle ne s’en rendit même pas vraiment compte en fait – elle était têtue et il lui fallait ses saloperies de médocs. Sa main quitta le sol pour s’appuyer contre la chaise rebelle, puis sur la table, se laissant aider et guider par son patron. Voilà, elle était debout. Un peu tremblante, les jambes mal assurées mais elle était debout. Sauvons les apparences. Elle leva un peu la tête, pas peu fière de son exploit. Elle l’emmerdait sa saloperie de migraine, elle avait gagné ! Maintenant, les médocs.

Et là bien entendu, ce fut le drame.

Les lois de la physique la rappelèrent bientôt à l’ordre. Il n’y avait pas que mentalement qu’elle n’allait pas bien, physiquement non plus et bien que la douleur de son esprit soit suffisamment forte pour outrepasser celle de son corps, cela ne la faisait pas disparaître pour autant. S’étant levée trop vite pour son état de fatigue, son sang déserta son cerveau, son cœur n’étant pas assez solide ou en forme pour réagir à son changement de position et battre plus fort pour expulser le sang jusqu’à sa tête. Sa vision se troubla brusquement et ses jambes cédèrent sous son poids, et sans doute aurait-elle pu se faire vraiment mal en tombant sur quelque chose comme les chaises ou les tables – et pire encore, faire tomber les lourdes machines sur elle en les entraînant dans sa chute – si Tony n’avait pas été là pour la rattraper. D’accord, elle allait peut-être attendre un peu avant de se lever toute seule. La tendance s’inversa. Ce fut son esprit qui céda sa place à la douleur physique, qui s’embrasa dans son corps. Oh putain. C’était quoi encore ce bordel. De la même manière qu’un pincement ou une baffe ramène brusquement à la réalité, ses côtes attirèrent on ne peut plus son attention.

Et pas uniquement ses côtes. Un peu à la manière d’un check-up complet qu’effectuerait une machine sur chacun de ses rouages, son corps entreprit de demander consciencieusement un rapport complet de la zone de sensibilité revenue, histoire de vérifier qu’il ne manquait pas des bouts. Rapport que s’empressa de rédiger avec application chaque cellule qui formait la zone en question. Un rapport fait de signaux douloureux, qui se ruèrent dans sa tête, aggravant encore son mal de crâne. « Merde. » souffla-t-elle. Elle n’avait plus la force de parler plus fort. Sa main s’agrippa avec fermeté sur son bleu – ne se rendant pas compte qu’elle allait surtout aggraver les choses – en une tentative instinctive de se protéger et elle serra violemment les doigts, cherchant à se rouler légèrement en boule pour se recroqueviller. La douleur qu’avait ressenti Stark quelques temps après le dernier « transfert » vint réclamer ses droits et l’assaillit elle, puisque c’était elle qui était responsable de cette partie maintenant. Son esprit semblait pulser d’un trop plein d’information, à la fois physique et mental et se noya rapidement sous la douleur, incapable de faire autre chose que de se replier sur lui-même pour tout concentrer en lui et subir tout cela.

Cela allait passer. Cela commençait déjà à passer. Une fois que chacune de ces petites putes de cellule eut fini d’envoyer son rapport, la douleur – physique du moins – se calma, ne laissant que la trace cuisante de ses doigts crispés sur ses côtes. Elle mit cependant un moment à retrouver le contrôle de sa main et à ôter ses doigts un à un et à lâcher le tout. Elle n’était plus à ça près cependant. Une migraine atroce lui martelait le crâne. Son esprit s’était presque éteint, comme vidé de ses forces. Elle était exténuée, mentalement parlant. Ouvrant les yeux difficilement – elle les avait fermé et plissé si fort qu’elle en avait mal au front – elle se força à regarder autour d’elle. Elle était toujours dans son labo. Elle avait froid, mais il lui semblait que quelque chose lui tenait chaud, à moins que ce ne soit son imagination. Elle n’était pas capable de dire si elle était allongée ou assise. Sa crise n’avait pas dû durer longtemps, puisqu’elle ne voyait aucun infirmier d’aucune sorte, ou alors ils s’étaient perdus, ou alors ils n’avaient pas réussi à ouvrir la porte. Elle sourit doucement à Stark d’un air un peu gêné. « Vous voyez ? C’est passé maintenant, ça va mieux. De la rigolade. » Ouais, enfin là elle était crevée, elle allait avoir besoin d’une ou deux minutes pour s’en remettre mais elle allait mieux.

Elle n’avait pas senti la présence mentale de Stark jusque-là, sans doute l’avait-elle instinctivement mis à l’écart pour l’empêcher de souffrir à son instar. A présent, même fatigué, elle arrivait à le percevoir. Légèrement. Rassemblant toutes les forces qui lui restaient, elle laissa son esprit rejoindre le sien, à la même allure qu’aurait un animal blessé qui s’approcherait de son maître en boitant pour tomber à ses pieds. Il émettait cependant une douce pulsation rassurante. Elle allait mieux, c’était bon. Trois fois rien, elle allait s’en remettre, pas de soucis à avoir.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Jeu 17 Mai - 9:04

« Et ne vous avisez pas de bouger. »

Que n’a-t-elle pas saisi dans cette simple et impérative phrase ? Je lui donne un ordre, peut être doucement dissimulé sous les airs d’un conseil mais soyez certains que le ton que j’emploie ne laisse aucun doute : je le lui ordonne !
Alors pourquoi s’affole-t-elle ?
Je mets sa réaction sur une espèce de folie passagère du à la douleur, au trouble psychologique, que Lexie ressent peut être. Après tout je viens de traverser un petit bouleversement là dedans et il m’a bien fallut quelques secondes pour saisir de nouveau la réalité. Correctement.
Ce doit être ça…Mais je n’aime pas du tout le contexte étrangement glauque dans lequel nous nous sommes plongés tous les deux. Elle divague comme si elle était fiévreuse mais il n’en est rien…
« Je suis solide, ça va passer ne vous en faites pas. »
Je ne la crois pas et je lève les yeux au ciel pour montrer – ou pour moi-même – que je ne suis pas dupe.

« J’vous en prie ne soyez pas plus imprudente ! »

On a suffisamment joué les aventuriers d’un « monde » inconnu en bien peu de temps. Si tout allait bien je ne dis pas, j’aurais été un enfant qui ne se lasse de son nouveau jouet durant les premiers jours.
Mais ça n’est pas le cas. Nous avons subit diverses migraines à plusieurs niveau de douleur différents et l’espèce de mal que je lui ai dérobé plus tôt fut si pénible que malgré son absence j’ai la vague impression de le sentir encore. Sans en souffrir, je saurais le localiser parfaitement. Il m’a marqué.

Mais que fait-elle ?!
Cette gamine rousse pourrait avoir été créée pour me rendre fou je crois ! Son 1er don est une excellente surprise, le second un trésor, son caractère un mystère et son histoire s’apparente pour le moment à une ombre qu’elle s’efforce de tenir éloignée de moi !
En parlant de ça, mon esprit ne réussi pas un seul instant à séduire sa partenaire de danse. Plus de ballet ; même pas de slow.
Refoulé au fin fond de cette étrange dimension, la petite bulle censée représenter la miss Redfield me fuit. Sans violence aucune, comme si au contraire elle me demandait une faveur : la laisser…
Je ne réalise pas immédiatement qu’elle agit ainsi dans le but de m’épargner ses ressentis.
C’est par respect pour sa pudeur, son intimité ainsi que par précaution envers sa fatigue que je n’insiste pas.
Un peu comme si j’étais là, face à elle, et que lorsqu’elle ouvrira les yeux, elle pourra prendre la main que je lui tends…

Je disais ; que fait-elle ?! Elle se lève. Je marmonne son prénom dans un faux reproche et je l’aide à ne pas s’écrouler, ses jambes menaçants de se dérober à tout moment. Je m’en voudrais tant qu’elle s’abime davantage. La petite.
Une fois plus ou moins debout, je l’observe avec sérieux, sourcils froncés et mes mains fermement serrées contre ses bras. Pas question que je la lâche ; ce serait folie et devinez quoi ?
J’ai eu raison.

A peine a-t-elle le temps d’entrer dans son rôle – presque bonne comédienne la technopathe – que son corps semble abandonné par tout muscle et choit de « tout » son discret poids ; dans mes bras.
J’ai dit que je ne la lâcherais pas. Je suis néanmoins le premier étonné car elle avait vraiment l’air d’aller un peu mieux. Ce n’est pas une bonne anticipation qui m’a permis d’être là pour l’empêcher de rejoindre le sol mais bien un côté collant et pénible de ma personnalité.
Pour le coup, elle ne pourra s’en plaindre !
Je la serre contre moi par réflexe avant d’alléger mes mouvements et de restreindre la force de mes gestes. Douceur Tony, douceur.
Que font ces p*tain de médecins ?

« Lexie ! Lexie dites quelque chose ou, laissez-moi vous aider ! Partageons ! »

Égoïste ! Elle !
C’est pas vrai elle va me clapser dans les bras tant elle est faible mais son esprit se défend, devenant mur infranchissable pour le mien. Je sais qu’en forçant, je pourrais l’atteindre. On se souvient tous du copier-coller n’est ce pas ?
Mais je ne le ferais pas. Ce serait lui donner le coup de grâce.
Péniblement je soupire en prenant sur moi. Essayant d’insuffler douceur et compassion, tout mon être – physique et psychologique – se fait le plus attentionné des camarades. C’est tout ce que je puisse faire…Aucune possibilité de l’aider car je serais pour cela contrains de prendre des risques bien trop dangereux.
Merde ; elle tremble presque. Ou c’est moi ?

Les secondes paraissent heures et je contracte et décontracte la mâchoire au rythme des battements de son cœur. Elle lutte, c’est terrible. Je suis là inutile au possible et bouffé par une culpabilité des plus frustrantes alors que…Ah bon sang, les voilà !
A cet instant même ou j’entends les pas lourds de deux ou trois hommes obéissant à mes ordres, la demoiselle ouvre doucement les paupières et ses sursauts s’atténuent progressivement.
Elle a réussi ? Elle a refoulé ce truc grandissant et foutrement douloureux ?!

« Vous voyez ? C’est passé maintenant, ça va mieux. De la rigolade. »

« Ne dites pas de conneries ! »

Je n’arrive pas bien à lui faire part de mon contentement, mais elle m’a fait peur la peste. A vouloir se la jouer solo. Ce n’était pas la meilleure solution c’était !...c’était du moins une solution. Puisqu’il semblerait que la plaie grandissante se soit rétractée et ait repris sa place initiale : un petit coin des côtes.
Après avoir posé sur elle un regard quasiment fraternel, tout du moins amical, j’ouvre une des portes du laboratoire pour permettre à l’équipe médicale de nous rejoindre. Je n’ai pu les ouvrir toutes, un peu fatigué figurez vous. Ils n’avaient qu’à se présenter au bon endroit mais les voici qui accourent.

« Monsieur Stark que se passe-t-il ?!! »

« Elle a pris deux mauvais coups sur les côtes, ici. C’est probablement fêlé mais il faut vérifier ça et lui donner des calmants. Immédiatement ! »

Hochant plusieurs fois la tête le premier d’entre eux tend le bras vers moi – puisque je porte toujours la demoiselle en détresse – mais celle-ci semble avoir un geste de recul en se serrant contre mon torse et je l’observe avec incompréhension.
Bah, quand on a mal on n’aime pas trop que quelqu’un, même un pro, y mette les mains. Je la déplace alors pour l’allonger sur le brancard que ces types ont eu la justesse d’apporter.

« Calmez vous Redfield, c’est un ordre, ne cherchez pas à jouer la rebelle une fois de trop. Ces gens sont là pour vous aider. »

« Il faudrait qu’elle se détende mais elle a l’air sous le choc, on peut l’attacher à… »

« Non non, ça n’va pas ? Elle me ferait sauter tous les ordinateurs de la pièce. Faites ce que vous avez à faire je m’occupe d’elle. »

Je m’empare de sa main que je caresse doucement et mon esprit tente une Nième fois de s’approche du sien. De le caresser, de le consoler. Sans chercher à le séduire ou le corrompre, je ne veux que l’apaiser. Je ne la quitte pas des yeux mais au moment ou l’infirmier soulève le vêtement de la jeune femme c’est moi qui l’interromps.
Sans prévenir je l’attrape par le poignet et secoue la tête. Très sérieusement, très gravement. Mettre des mots sur ce que je ressens parait impossible, mais il ne doit pas la toucher. Le pouls de Lexie s’affole – bêtement – et ça ne me rassure guère.

« Je peux peut être…je peux peut être regarder, moi. Sans avoir à la toucher. »

« Mais monsieur ! »

« Lexie cessez de me fuir et laissez moi entrer…si je réussi à percevoir votre blessure dans ses moindres détails je pourrais peut être la matérialiser et… » L’ordinateur face à nous s’allume et je mets en route le logiciel de dessin informatique – que j’ai moi-même conçu – afin de pouvoir, si ça marche, y placer le scan de ses côtes. « Allez, aidez moi. Ou je laisse les médecins s’occuper de vous. A moins que ce ne soit par pudeur par rapport à moi que vous faites la difficile et dans ce cas, je vous laisse avec eux… »

Je commence à me redresser un peu pour m’éloigner d’elle.
Sait-on jamais. J’ai peut être mal interprété l’étincelle de frayeur qui brillait au fond de ses yeux. Qui sait. J’attends une réaction de la blessée cependant, car quelque chose me dit qu’elle préférera que je sois là.
Orgueil et prétention oui, mais peut-elle nier l’attachement qui est né ?

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Lexie A. Redfield
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MessageSujet: Re: Cold Light   Jeu 17 Mai - 10:33


Elle allait mieux. La douleur avait presque disparu du moins, il lui restait bien celle lancinante de ses côtes mais ce n’était franchement rien en comparaison de ce qu’elle venait de traverser. Elle était juste épuisée, mentalement parlant. Elle était au fond d’un trou, et elle tentait faiblement de retrouver la lumière que dégageait l’esprit de Stark. Et elle y arriva, progressivement. Son esprit s’étendit de plus en plus, restant cependant presque éteint et alla retrouver celui de son vis-à-vis. Elle s’en voulait de l’avoir mis à l’écart comme ça, mais qu’ils soient deux à souffrir au lieu d’un seul ne servait pas à grand-chose, surtout que c’était à cause de leurs petites expériences sur le sujet de « transmission de douleur » qu’elle était dans cet état. « Ne dites pas de conneries ! » Il avait parlé fort, aggravant la migraine qui martelait ses tempes. Elle ne lui en tint pas rigueur cependant, se contentant de lui sourire doucement. Elle pouvait encore sentir l’inquiétude qu’il ressentait et le soulagement qu’il semblait éprouver de la voir reprendre conscience. Les mots étaient inutiles. A quoi bon parler quand on pouvait ressentir ?

Et les choses recommencèrent à déraper.

Bon sang, pourquoi ne pouvait-il pas simplement attendre que ça passe ? Cela n’allait que faire empirer les choses ! La demoiselle se tendit et son esprit qui jusque-là s’était laissé reposer contre celui de Stark pour se calmer sembla se durcir à son tour. Ah, non non non, ça, ça n’allait pas du tout, du tout. Laissant de côté son monde cybernétique, elle tenta de se redresser dans... dans les bras de Stark ? Que foutait-elle dans ses bras ? Ah oui, elle avait failli tomber. Mais pourquoi ne l’avait-il pas reposé au sol ? Elle était trop fatiguée pour piquer un fard. C’était lui qui lui tenait chaud depuis tout à l’heure. Elle se demanda l’espace d’un instant comment elle pouvait se tenir si proche de quelqu’un sans s’enfuir en courant. Heureusement, elle allait pouvoir bien vite remettre les choses en place, car après avoir ouvert une porte – cela allait être à son tour de l’engueuler, pourquoi avait-il ouvert la porte ? – les infirmiers se précipitèrent dans la pièce. « Monsieur Stark que se passe-t-il ? » Rien du tout. Tout le monde va bien, retournez-vous coucher. Et si elle était dans ses bras à cet instant même c’était pour euh... lui prouver qu’elle était très légère. Voilà.

Mais forcément, son patron ne voyait pas les choses de la même manière. « Elle a pris deux mauvais coups sur les côtes, ici. C’est probablement fêlé mais il faut vérifier ça et lui donner des calmants. Immédiatement ! » Et là, comble de l’horreur, l’infirmier se rapprocha d’eux pour certainement la prendre des bras de Stark. Ah non. Noooon non non non non, c’était mort, il s’approchait pas l’autre abruti avec ses mains pleines de doigts. Elle se crispa, se tendit et s’accrocha un peu plus fort à son actuel porteur. Non. Elle voulait pas. Qu’ils dégagent. Elle n’eut pas vraiment conscience qu’elle ne faisait que se blottir contre lui. Heureusement, son sauveur sembla s’en rendre compte puisqu’il préféra la déposer sur le brancard. Elle resta tendue mais ne fit pas sa difficile et se contenta de détacher un à un ses doigts de sa chemise. Elle voulait bien se mettre où il voulait tant qu’ils ne l’approchaient pas. « Calmez-vous Redfield, c’est un ordre, ne cherchez pas à jouer la rebelle une fois de trop. Ces gens sont là pour vous aider. » Elle allait lui en foutre de l’aide.

Son esprit éteint s’anima d’une fausse énergie traitresse et nerveuse que lui insufflait l’adrénaline dans ses veines. « Il faudrait qu’elle se détende mais elle a l’air sous le choc, on peut l’attacher à... » What ? Une minute mec, échec critique, tu peux me la refaire ? L’attacher ? Alors là mec, tu pouvais toujours courir, si jamais il faisait mine de s’approcher avec ses sangles, elle allait lui faire bouffer et pas forcément par la bouche. Mais Stark était là et veillait au grain, et elle ne put que s’émerveiller devant l’incroyable vitesse à laquelle ils s’étaient attachés l’un à l’autre au travers de leur cyberpathie. « Non non, ça n’va pas ? Elle me ferait sauter tous les ordinateurs de la pièce. Faites ce que vous avez à faire je m’occupe d’elle. » Oh, elle était même capable de faire bien pire. Comme poser sa main sur la première machine venue, concentrer sa détresse et en faire un Transformer du gabarit de Ghost qui irait bouffer tout ce qui se trouvait à proximité.

Ghost !

La pauvre bête était coincée. Elle ne pouvait pas agir, enfermée dans sa pièce. Si elle s’était relativement tenue tranquille quand les agents avaient agressé Lexie parce que cette dernière lui avait explicitement demandé de ne pas intervenir, c’était une autre paire de manche à cet instant. Parce que là, le message de Lexie était clair. Protège-moi. Elle ne voulait pas que ces sales connards de scientifiques reviennent poser les mains sur elle et continue leurs expériences. Non, attendez, quoi ? Elle n’était plus dans les Opérations Spéciales, il fallait qu’elle se ressaisisse... mais rien à faire, ils ne l’approcheraient pas. Avec douceur cependant, comme si à cause de leur lien elle pouvait parfaitement différencier le monde extérieur de Stark, elle caressa en retour la main du milliardaire. Elle sentit clairement son esprit se rapprocher du sien, pour venir l’apaiser de sa chaleur douce et réconfortante. Elle le laissa s’approcher, répondit presque à ses caresses malgré son état de fatigue et elle s’était presque un peu calmée quand l’infirmier attrapa sa chemise pour la soulever. Non mais c’était pas vrai, pourquoi s’acharnaient-ils à faire échouer toutes ses tentatives d’apaisement ?

Le cœur de Lexie s’emballa alors qu’elle se relevait brusquement sur le brancard. Stark attrapa le poignet du soignant en secouant la tête. A-t-il compris – sentit même – ce qui n’allait pas ? Même sans le lui transmettre, même sans lui expliquer, il semblait savoir instinctivement ce qui n’allait pas. « Je peux peut être... je peux peut-être regarder, moi. Sans avoir à la toucher. » Mais pourquoi s’acharnaient-ils donc tous à vouloir l’examiner ? Elle allait bien bordel, elle était juste crevée et ils n’arrangeaient pas les choses. « Mais monsieur ! » « Lexie cessez de me fuir et laissez-moi entrer... si je réussis à percevoir votre blessure dans ses moindres détails je pourrais peut-être la matérialiser et... » Elle osa quitter des yeux le danger potentiel – l’infirmier – et regarder son boss. Elle sentit dans un coin de son esprit qu’un des ordinateurs était en train de s’allumer et qu’un logiciel qu’elle utilisait souvent – tout le temps en réalité – se lançait déjà. Heureusement, elle l’avait optimisé pour sa cyberpathie. Il allait falloir qu’il y mette ses préférences. « Allez, aidez-moi. Ou je laisse les médecins s’occuper de vous. A moins que ce ne soit par pudeur par rapport à moi que vous faites la difficile et dans ce cas, je vous laisse avec eux... »

Non mais elle était en train de rêver ou il était bel et bien en train de la menacer là ? Elle n’avait pas envie qu’il parte. Ou plutôt, s’il partait, c’était elle qui pétait un câble et qui sautait à la gorge du premier qui osait l’approcher. Il s’était redressé, comme pour s’éloigner d’elle mais dans un geste instinctif, sa main était venue se refermer sur son bras et l’arrêter dans son geste. Non. Partez pas. J’ai besoin de vous. Elle en avait rien à foutre de la pudeur ou de l’orgueil. Ce n’était pas par fierté qu’elle l’avait tenu éloigner de sa douleur tout à l’heure, juste par désir de le protéger. Elle savait ce qu’elle lui avait fait endurer, à le forcer à rester là impuissant mais elle n’avait pas le choix. Qui sait comment les choses auraient pu déraper si elle n’avait pas agi ainsi et s’ils avaient essayé une nouvelle fois de partager la souffrance. Elle culpabilisait et elle baissa rapidement les yeux face à lui. Mais là, ce n’était pas la même chose. Elle ne supportait pas – ou plus – les contacts physiques, surtout venant des médecins. Elle ne voulait pas qu’ils la touchent, elle ne voulait pas qu’ils injectent encore l’un de leur infâme produit dans ses veines.

Elle avait un bleu. Même si sa côté était brisée ou même broyée, ils allaient lui donner des antidouleurs et de la pommade dans le meilleur des cas. Elle en avait déjà de ces machins-là. Pour sa fatigue mentale, il n’existait aucun remède à part se reposer. Pourquoi personne ne l’écoutait jamais ? De toute façon, là elle avait mieux à faire. Un bruit attira son attention à sa droite, et elle tourna la tête juste à temps pour voir Aya ouvrir la porte de la salle qui retenait Ghost comme une grande fille. Elle ne pouvait pas protéger elle-même Lexie, mais elle pouvait faire au moins ça. Et bien sûr la panthère n’attendit pas une seconde de plus pour pousser un rugissement mécanique et menaçant avant de se ruer dans la pièce, faisant reculer les infirmiers pendant qu’elle se plantait fièrement entre eux et Lexie. Ghost laissa Stark tranquille cependant, son esprit lié à celui de Lex lui conférant une certaine immunité. Il ne voyait pas seulement deux personnes l’une à côté de l’autre, il ressentait plutôt le lien qui les unissait et savait instinctivement que les séparer ne ferait qu’empirer les choses.

Et puis, Lexie l’avait accepté.

Alors il l’acceptait lui aussi. Il l’avait protégé en son absence, c’était un bon gars. Cela ne l’empêcherait pas de le réduire en charpie si jamais il lui faisait du mal mais tout de même. Pour le moment, il était sauf. Mais pour les autres, le message était on ne peut plus clair, s’ils s’approchaient, ils allaient se rendre compte que ses dents n’étaient pas en pastique et que les nombreuses pièces métalliques qui formaient son corps recelaient bien des surprises. Lexie ne pouvait pas le contrôler totalement, il avait tendance à faire ce qu’il voulait mais elle pouvait au moins lui indiquer son attitude générale. En l’occurrence, ne pas attaquer. Rester en position de défense. La conscience de Ghost s’étendit sur son esprit mais, au lieu de couper la connexion qui existait avec Stark, elle préféra l’inclure dans l’équation, lui offrant une légère protection mentale, comme un bouclier. Ghost était son protecteur. Physique... et mental. Elle tendit une main pour la passer sur la carcasse métallique et l’apaiser. Pas bougé. Reste près du brancard. Prêt à mordre peut-être, mais tant qu’ils ne font rien de menaçant, les choses iraient très bien.

Cependant, elle n’avait pas vraiment l’intention de rappeler sa bête. Elle était très bien là où elle était. Avec le soutien de Ghost et la sécurité qu’il lui offrait, son esprit s’était apaisé et avait retrouvé quelque peu son énergie, au lieu de la monopoliser pour le maintenir en alerte. Il s’ouvrit naturellement à celui de Stark et vint le retrouver avec un certain soulagement, une certaine faiblesse aussi. Elle était toujours crevée, mais elle allait mieux. Elle lui offrit une douce caresse mentale, acceptant de s’ouvrir et de faire ce qu’il voulait. Qu’il se rende compte par lui-même que ce n’était rien, juste un coup dans les côtes, une belle fatigue mentale et des nerfs exacerbés par la présence des médecins. Elle était transparente, elle s’ouvrait sans pudeur ni hésitation à lui, se rallongeant calmement sur le brancard. Qu’il l’examine s’il voulait. Mais les autres connards là, ils s’approchaient pas.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Jeu 17 Mai - 17:00

Je le savais. J’en étais sûr.
La petite Lexie ne veut pas que je m’éloigne. Aucun doute quand à la raison qui la pousse à s’emparer de mon bras d’une petite poigne – solide malgré tout au vue de sa faiblesse actuelle – notre connexion, notre contact, ce lien qu’y s’est matérialisé quand je suis arrivé sur l’héliport et que nous avons consolidé dès la première réelle connexion nous a insufflé des émotions. Des sensations. Un attachement.
Rien de très surprenant quand on y réfléchi un instant. En quelques minutes à peine la demoiselle Redfield et moi-même nous sommes ouvert l’un à l’autre, avons échangés tendresse et chaleur alors que nous ne nous connaissions pas du tout il y a une heure à peine !
De plus, en savoir un peu sur la miss n’est pas la seule raison qui me pousse à l’apprécier. Ce que nous avons partagé ne s’est pas contenté de passer de l’un à l’autre, d’être ressenti. Je l’ai assimilé.
L’application et la volonté de ses faits quand elle cherchait à prendre soin de moi, ce réflexe qu’elle a de me rassurer – quand bien même c’est elle qui souffre ! – tous ces petits détails qui font que je ne suis plus une simple connaissance de la technopathe, je suis à l’heure actuelle une source d’émotions bien humaines – contrairement à tout ce qu’émanent en temps normal les machines auxquelles nous nous connectons – un peu comme une clé USB qui rapporte des informations qu’elle ne trouverait ailleurs ;
Une richesse ? Ou à l’inverse un virus ; honnêtement je ne saurais dire…Mais quand je la vois là, paniquée et au bord du malaise j’aurais tendance à supposer la seconde hypothèse.

Alors que le martellement des sauts de la bête contre la porte métallique nous servent de musique de fond, je place toute ma concentration dans ce regard noir que je place dans celui de Lexie, ainsi que dans les chaleureux échanges que nos esprits effectuent ;
Je voudrais la mettre en confiance. Je voudrais qu’elle ait autant confiance en moi que je n’ai eu confiance en elle lorsqu’elle est venue à mon secours – disons ce qui est, elle m’a sauvé – cependant je n’ai pas son aise avec nos dons et je crains qu’elle n’ait des doutes quand à mes compétences.
En dehors du fait que cette idée blesse ma fierté, je m’inquiète de savoir si je pourrais l’ausculter sans la blesser !

Mais pas le temps de me mettre au travail. Le bruit familier de la porte en fer qui s’ouvre ne m’effraie pas dans l’immédiat et il me faut attendre les cris de stupeurs des hommes en blouse blanche pour me souvenir : le monstre !
Je me retourne en hâte par instinct protecteur du monde qui m’entoure mais sans l’armure, soyez en sur je me la ramène moins. Qu’est ce que je peux faire contre ce truc plein de dents, moi ? Surtout dans cet état d’angoisse et de fatigue mêlé.

« J’appelle les secours ! »

Essaye toujours, je viens de pourrir ton téléphone. Pareil pour l’autre.
Aucun agent de sécurité ne mettra les pieds dans ce laboratoire aujourd’hui, ils ont fait assez de mal.
Le bas de mon dos collé au brancard, je fixe la bête mécanique qui grogne, agressive, en nous…en observant les infirmiers. Pas moi. En tout cas je n’ai droit à aucun grondement et je me décale d’un pas timide lorsque l’énorme chat semble vouloir s’approcher de sa maitresse.
C’est étrange, j’ai beau savoir qu’il lui appartient, je crains une seconde qu’il ne s’en prenne à elle. Mais il n’en fait rien ; au contraire. La jeune femme lui caresse le haut du crâne calmant ainsi son animal et au moment ou notre connexion émet un mouvement, un sursaut, je réalise que je perçois ce…truc. Là.
C’est vrai, c’est une machine. Dotée d’un caractère propre certes, mais une machine. Incroyable…Je n’ose m’approcher de l’aura qu’elle émane mais je la survole et la salue poliment. Je suis si fasciné que…que j’en oublie mes priorités bordel !

« Je vais faire tout mon possible pour ne pas vous faire souffrir ; je le sentirais si jamais je m’y prends mal de toute façon… »

« De quoi parlez vous monsieur Stark ? Je n’arrive pas à joindre la sécurité et l’agent Taggert responsable de ce niveau ne.. ! »

« Ne me parlez pas de cet incapable je vous prie ! La situation est sous contrôle ; laissez-moi faire et contentez-vous de rassembler les calmants et autres médicaments nécessaires ! »

Tandis que l’un s’éloigne pour chercher ce que je réclame – je l’espère, il a tout intérêt – l’autre fait plusieurs pas en arrière jusqu’à s’adosser au mur et ne quitte pas des yeux le matou qui vraisemblablement ne laissera pas passer le moindre faux pas.
J’espère qu’il ne réagira pas mal à ce que je m’immisce dans l’esprit de sa chère et tendre Lexie…

Je m’exécute – enfin – en approchant la petite et séduisante bulle aux reflets captivants. La fatigue se fait ressentir ; la sienne c’est certain, elle est palpable, et je crois que c’est la mienne qui vient se poser sur mes épaules. Je ferme alors les yeux comme s’il m’était ainsi plus facile d’établir un contact de qualité cependant je ne détache pas nos peaux ; gardant sa main dans la mienne.
La rouquine est consentante et son esprit s’ouvre au mien sans réticence aucune. Je souris malgré moi, et ne me permet aucune brusquerie.
Je pense que la marque encore présente de la douleur de ses côtes dans ma mémoire m’aide à localiser le mal plus rapidement que la première fois. En effet je retombe bien vite sur la zone pénible et avec une extrême attention j’en fais le tour, je la caresse, conscient que je peux la blesser malheureusement.
Je prends sur moi pour me faire patient sans me faire lent. Difficile, mais si je lui fais du mal je m’en voudrais vraiment. J’ai fait assez de conneries pour une seule fin de journée…

« Je…C’est difficile de me focaliser sur les seuls os et…non ça y est. Il n’y a aucune fracture il me semble ; je ‘scanne’ le tout, docteur penchez vous devant l’écran s’il vous plait je pense pouvoir matérialiser une partie des cotes. C’est d’ici que se dégage principalement la douleur. »

Je serre la mâchoire et préfère me taire pour ne pas ébranler la connexion.
Voilà un exercice complexe, imprévu, intéressant. Je me délecte des découvertes et des prouesses – permettez, le mot est pesé – que j’effectue à ce moment.
Quand enfin, après peut être 3 ou 4 minutes l’un des aides soignants pousse une exclamation de joie et/ou d’étonnement je rouvre les paupières et regarde d’abord la demoiselle. Hum elle a l’air en vie, je ne l’ai pas tuée Rolling Eyes je lui souris et caresse sa main, agissant avec autant de soin au niveau de nos esprits.

« Ça a marché ?...je ; c’est génial. Vous pouvez ainsi effectuer un diagnostic tout en sachant qu’elle a un hématome aussi large que ma main, n’est ce pas ? »

Le type confirme mes dires au moment ou l’autre revient et ensemble ils établissent les soins qu’il faudra. Je n’écoute pas vraiment mais il semble que rien ne soit cassé. Fêlé peut être ceci dit, je m’en fiche, j’avais peur de la fracture allez savoir pourquoi ;
Ravi d’avoir réussi cette « radio » improvisée, je pousse un soupir de soulagement tant je suis rassuré pour Lexie et tant je suis épuisé.
Merde, c’est crevant tout ça !
Je tends alors timidement la main vers la bestiole après avoir lâchée sa maitresse et je hoche la tête comme pour la remercier. Bah ; ce monstre aurait pu égorger un des agents ! Je n’en ai pas le moindre doute, mais il s’est contenté de protéger la demoiselle ; quel garde du corps de choix !
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MessageSujet: Re: Cold Light   Jeu 17 Mai - 20:08


Lexie s’était progressivement détendue alors que Ghost veillait au grain, s’interposant entre les soignants et elle. Le moindre faux pas, le moindre geste menaçant et il y avait fort à parier que la personne en question ne ferait plus jamais le moindre geste après cela. Même s’il se « contentait » de lui arracher un bras, le temps que quelqu’un puisse se débarrasser de la machine pour aller porter secours au malheureux, il se sera déjà vidé de son sang. Et c’était bien fait pour lui. La machine émettait un grondement perpétuel. Elle n’avait pas besoin de respirer, donc pas besoin d’air, donc pas besoin de faire de pause dans ses grondements. Et si jamais quelqu’un avait la mauvaise idée de s’y habituer et de l’oublier, un petit kilo de moins au niveau de la cuisse ne lui ferait pas de mal. Non mais oh. « J’appelle les secours ! » Ben voyons coco, tu peux toujours les appeler, le temps qu’ils se ramènent, Ghost était capable de tous les étriper un à un. L’esprit de Ghost, enlaçant fermement celui de Lexie, redonna des forces à la demoiselle et éveilla en elle ses instincts militaires endormis. S’ils arrivaient à passer outre Ghost, c’était elle qui allait mâlement leur péter la gueule.

Heureusement, la présence de Stark, à la fois mentale et physique apaisa la demoiselle et la grosse bête par son intermédiaire. Naturellement connectée aux appareils dans la pièce, elle sentit très distinctement les deux téléphones cellulaires se griller sauvagement, sans doute grâce à l’intervention de Tony. Levant la tête vers lui, elle calma légèrement sa bête. Il n’y avait pas de secours, pas de renfort. Cela restait entre eux, et c’était tant mieux, elle se voyait mal combattre tout l’héliport pour une côte fêlée. La machine rendit son salut à l’homme. C’était un contact étrange, indépendant et indéniablement vivant et plus développé qu’un animal, mais toujours incapable de formuler de réelles pensées, tout se passait au travers de ressentit et d’émotion. Mais intelligent, cela ne faisait aucun doute. Ghost était capable de comprendre n’importe quoi, au même titre qu’un être humain, mais il agissait uniquement par l’instinct. Et surtout, il n’avait peur de rien, même s’il devait affronter l’intégralité du SHIELD à lui tout seul. Enfin, il l’aurait probablement déjà fait si la conscience ferme et bien présente de la demoiselle ne l’avait pas retenu pour l’empêcher de faire trop de bêtise.

Elle savait qu’au fond, ils ne faisaient que répondre aux ordres de Stark et leur boulot. Elle n’allait pas leur en vouloir pour cela. Cependant, ils n’avaient pas intérêt à s’approcher. « Je vais faire tout mon possible pour ne pas vous faire souffrir ; je le sentirais si jamais je m’y prends mal de toute façon... » Il pouvait y aller. Elle lui faisait une confiance aveugle, il pouvait bien lui briser les côtes pour de bon qu’elle ne lui en voudrait pas. Elle se contenta donc de hocher la tête, alors que l’infirmier paniquait dans son coin. « De quoi parlez-vous monsieur Stark ? Je n’arrive pas à joindre la sécurité et l’agent Taggert responsable de ce niveau ne... ! » Ah non ! Il ne manquait plus que lui ! Elle n’osa pas imaginer ce qu’il se passerait si jamais Taggert venait à se pointer et à vouloir régler la situation. S’il ne faisait qu’un seul pas dans la pièce, Lexie était certaine de ne pas pouvoir contenir Ghost et que le sang allait couler. Heureusement, Tony partageait son avis. « Ne me parlez pas de cet incapable je vous prie ! La situation est sous contrôle ; laissez-moi faire et contentez-vous de rassembler les calmants et autres médicaments nécessaires ! »

Elle sentit une reconnaissance énorme l’envahir. Il n’était pas obligé de faire cela après tout, s’il l’avait voulu il aurait pu laisser l’infirmier lui planter une aiguille dans le corps pour l’endormir pour de bon et l’attacher à son foutu brancard. Mais non. A la place, il se tenait ici, juste à côté d’elle, envoyant bouler les autres gugusses en lui tenant la main, s’inquiétant pour elle. Elle le sentait fatigué et nerveux, et pourtant, il restait là. Avec douceur, elle serra sa main dans la sienne alors qu’elle se mettait à culpabiliser. Dans quel état avait-elle mis son patron vraiment. Si elle n’avait pas d’ennui après tout cela, c’était plus que de la chance, ce serait un foutu miracle. Laissant son esprit s’ouvrir tout contre celui de Stark, elle se détendit et se fit presque transparente. Ils étaient tous fatigués, peut-être pas au bout de leurs forces, mais elle commençait toutefois à se faire sentir. Se fondant presque dans le sien, elle lui proposa doucement de lui transmettre son énergie, la partager avec lui. C’était lui qui était en train de bosser là, c’était lui qui en avait besoin.

Elle se força à lui faciliter la tâche, s’ouvrant à lui en abaissant toute barrière, en confiance, apaisée. Son esprit se voulut plus chaud et réconfortant, le laissant lire en elle comme un livre ouvert, le rassurant sur ce qu’il faisait et qu’il s’y prenait très bien malgré toute la prudence dont il faisait preuve. Elle sentit son esprit la scanner, l’analyser, cherchant à situer la douleur. Elle tenta de l’aider au maximum, l’amenant aux frontières de son esprit pour qu’il puisse la trouver plus facilement. « Je... C’est difficile de me focaliser sur les seuls os et... non ça y est. Il n’y a aucune fracture il me semble ; je 'scanne' le tout, docteur penchez-vous devant l’écran s’il vous plait je pense pouvoir matérialiser une partie des côtes. C’est d’ici que se dégage principalement la douleur. » Elle ne fit pas très attention à la position des soignants, elle savait à peu près où ils étaient grâce à la surveillance de Ghost qui agitait sa queue métallique, nerveux, son regard sanglant scannant la pièce toutes les deux secondes. C’était maintenant que les choses sérieuses allaient commencer. Localiser la douleur mentalement, ils l’avaient déjà fait, la traduire en données numériques sur un ordinateur, non.

Encore une fois, ils étaient en territoire totalement inconnu.

Pourtant, malgré la fatigue et la difficulté de la tâche, son boss n’abandonna pas et s’accrocha comme une tique, plongé en pleine concentration. L’esprit de Lexie s’étendit tout autour, comme pour l’isoler un peu du reste et l’aider à se focaliser sur ce qu’il voulait faire. Après plusieurs minutes, une éternité mentalement parlant, l’un des infirmiers poussa un petit cri joyeux. Stark avait visiblement réussi et il rouvrit les yeux pour observer la jeune dame. Elle allait bien, elle se tuait à le lui répéter. Rassuré, il lui sourit et elle lui sourit en retour, sa main toujours blottie dans la sienne. Son esprit était aussi tendre que ses gestes, et elle répondit naturellement avec son habituelle douceur. « Ça a marché ? ... je ; c’est génial. Vous pouvez ainsi effectuer un diagnostic tout en sachant qu’elle a un hématome aussi large que ma main, n’est-ce pas ? » Elle ne fit pas attention au reste du dialogue, et après avoir jeté un coup d’œil à sa radio toute belle, elle se permit de se redresser avec précaution. Une côte fêlée apparemment. Rien de grave, rien à faire sinon prendre des calmants et mettre de la pommade pour réduire l’hématome. Ça lui rappelait quelque chose ça tiens.

Alors qu’il poussait un soupir de soulagement, elle se mordit la lèvre et répondit à mi-voix, de sorte à ce que seul lui puisse l’entendre. « Vous êtes très impressionnant Monsieur Stark. Ce que vous venez de faire est... prodigieux. » Elle baissa un peu la tête, l’air gêné, n’ayant pas l’habitude de formuler des compliments à voix haute, surtout qu’elle les pensait sincèrement. Elle ne parlait déjà pas beaucoup. Elle détourna le regard alors que l’homme se rapprochait de sa bête. Ghost, sentant qu’il était le centre d’attention, tourna sa grosse tête vers lui sans agressivité et l’avança juste légèrement pour former le contact avec sa main, ronronnant presque. Lui aussi s’était apaisé, mais il restait vigilant. Il restait encore les deux autres dans la pièce. Lexie sourit en songeant qu’il y avait un peu plus d’une heure, Ghost était prêt à lui dévisser la tête d’un coup de patte mais là encore, mieux valait garder le secret. Elle profita que Stark était occupé avec la machine pour se remettre debout avec précaution, alors que les infirmiers discutaient du traitement adéquat. Elle allait mieux, pas besoin de rester allongée. Elle jeta un coup d’œil aux pauvres infirmiers qui n’avaient pas dû comprendre un traitre mot de ce qu’il venait de se passer. Elle en était presque désolée pour eux.

Il ne leur fallut cependant que quelques minutes pour lui délivrer les médicaments promis qu’ils posèrent soigneusement sur la table pour ne pas s’approcher de trop près de Ghost. Elle les remercia gentiment et ils purent s’en aller avec le brancard et tout leur matériel, après avoir salué leur patron et s’être assuré que lui aussi n’avait besoin de rien. Ressentant la fatigue de son collègue cyberpathe, Lexie se rapprocha de lui et l’incita d’une douce pression sur le bras à s’asseoir sur la chaise. Inutile de rajouter de la fatigue inutilement. « Merci Monsieur. » Elle se mordit la lèvre. C’était la deuxième fois qu’il faisait quelque chose qu’il n’avait pas à faire pour l’aider. Cela commençait à faire un peu beaucoup pour la cyberpathe. « Je... je ne sais pas comment les choses se seraient passées si vous n’étiez pas intervenu... Merci. Vous n’étiez pas obligé de faire cela. » Elle baissa la tête, troublée, et regarda ses pieds avant d’aller chercher les médocs que les infirmiers avaient laissé d’un pas lent dû à sa côte fêlée. Il y avait autre chose aussi non ? Ah oui ! Elle voulait lui demander s’il ne désirait pas du... * Café ? * lui proposa-t-elle... mentalement ?

Dafuq dude ?

Elle écarquilla les yeux, surprise au possible. Le message s’était envoyé tout seul, sans vraiment y penser, sans fatigue notable, sans que leurs esprits aient eu à se rapprocher davantage, suivant calmement et le plus naturellement du monde le fil de leur connexion. Elle n’avait eu qu’à avoir l’intention de lui adresser ce qu’elle voulait dire et le reste s’était enchainé naturellement. Leurs précédentes expériences – ils avaient voulu aller un peu plus vite que la musique ou avaient agi en état d’urgence – avait dû renforcer et stabiliser rapidement la connexion qui les unissait. C’était... impressionnant. Moins impressionnant que ce que Tony venait de réaliser avec ses côtes, mais incroyable tout de même. Cependant, elle se reprit très vite. « Pardonnez-moi ! Je n’avais pas l’intention de faire ça, je ne sais pas pourquoi... ou comment... la connexion s’est faite... Ce n’était pas intentionnel. » Elle n’y comprenait plus grand-chose à force. Surtout qu’elle ne touchait plus Stark, elle avait sagement lâché son bras dès qu’il s’était assis et qu’elle s’était éloignée pour aller chercher le flacon orangé. Magnifique. Les choses allaient de mieux en mieux.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Ven 18 Mai - 16:21

« Vous êtes très impressionnant Monsieur Stark. Ce que vous venez de faire est... prodigieux. »

Oui, oui en effet je suis prodigieux. Enfin pas moi directement – quoique – mais ce que je viens de faire. C’est fantastique ! Je tourne la tête plusieurs fois en direction de l’écran d’ordinateur sur lequel figure fièrement ce scan de la zone endolorie de la jeune Lexie et si je n’m’abuse, je n’ai rien oublié, rien retiré par mégarde, réussis à faire le plus parfait détail de ces quelques côtes dissimulées sous une peau bleutée.
D’ailleurs, je replace vite ma concentration sur les aides soignants – après avoir offert un charmant sourire en réponse au compliment – afin de m’assurer qu’ils délivrent le nécessaire de médicaments à la jeune blessée.

Nouvelle inversion de situation ?
Alors que j’accuse doucement le coup de cette « aventure », la rouquine, encore un peu faible sous la douleur de ses fêlures – qui ne disparaitra pas si vite – semble pourtant habitée par un nouveau souffle lui permettant de reprendre contrôle de la situation. C’est rassurant, mais qu’elle n’aille pas trop vite ; je me souviens ô combien elle s’est levée trop vite précédemment et aurait pu se tuer si je ne l’avais pas rattrapée.
J’exagère peut être un peu ; quoiqu’une mauvaise chute ça ne pardonne pas. Mais après tout, peut être suis-je en train d’imaginer le pire de façon proportionnelle à la peur que j’ai ressentie.
Bref ; c’est terminé je l’espère !

La légère pression de sa main sur mon bras se fait convaincante et je l’écoute articuler des remerciements tandis que je profite de la chaise dans mon dos pour y reposer tout mon poids.
La petite Redfield a l’air touchée, ou presque gênée de devoir m’être reconnaissante et je secoue la tête en toute modestie pour l’empêcher de se mettre plus mal à l’aise qu’elle ne l’est déjà. Je sais qu’elle me remercie, je sens que son esprit est rassuré, soulagé. Inutile de se forcer à poser des mots sur ce qu’elle ressent ; bien que je trouve ça plaisant.

« Je... je ne sais pas comment les choses se seraient passées si vous n’étiez pas intervenu... Merci. Vous n’étiez pas obligé de faire cela. »

« C’était la moindre des choses. »

J’ai moi-même du mal à développer ce que je perçois. C’était normal de lui venir en aide. Ce n’était pas un mince coup de pouce, elle avait vraiment besoin que l’on s’occupe d’elle, quand bien même sa blessure reste correcte, j’ai senti une détresse si puissante, affolante, quand les médecins comptaient l’ausculter qu’il m’a semblé logique de venir en aide à Lexie.
Une agent du SHIELD, une camarade technopathe, une demoiselle si tranquille, une personne avec qui j’ai déjà tant partagé et qui m’a sauvé…non vraiment il n’y avait pas de quoi hésiter. Toutes les conditions étaient réunies pour qu’instinctivement j’apporte mon aide.

* Café ? *

F*ck ! Argh, c’était quoi ce, café ? C’est elle ? Bien sur que c’est elle, le message que j’ai reçu, ou plutôt la question qui m’apparait très clairement porte le parfum particulier de l’esprit de la miss. Comme porteur d’une signature, chaque message a des traits de caractère propres qui me permettent désormais sans le moindre doute de la reconnaitre.
Je n’ai pas eu besoin de chercher à ouvrir le contenu de ce nouvel envoi, je l’ai reçu « ouvert ». Lisible. Cependant pas très doux, si je puis me permettre, heureusement que j’étais assis.
Ma main remonte à ma nuque que je masse fermement avant de secouer la tête doucement.
Fantastique….Encore.

« Pardonnez-moi ! Je n’avais pas l’intention de faire ça, je ne sais pas pourquoi... ou comment... la connexion s’est faite... Ce n’était pas intentionnel. »

Ah, voilà qu’elle s’affole la rouquine. J’esquisse un sourire malgré la tension de mes nerfs au niveau des épaules et de la nuque et je plisse les yeux comme tentant de la foudroyer d’un regard réprobateur. Sauf qu’en souriant, c’est peu crédible.

« Non mais…j’ai compris votre numéro Lexie. Vous voulez m’achever ! » Rolling Eyes

Je la crois sur parole : c’était inconscient, non intentionnel. Pas de quoi s’emballer donc ; et son calme légendaire alors ? Suis-je la raison qui la pousse à perdre son sang froid ? C’n’est pas impossible après tout beaucoup de femmes perdent le contrôle face à moi Cool
Plus sérieusement, je me rattrape avant d’être la cause d’une soudaine attaque cardiaque chez elle !

« Ne vous excusez pas, on ignore tant de ce que nous sommes capables de faire, pas étonnant de rencontrer difficultés ou en l’occurrence, facilités. Vous êtes aussi surprenante que moi je crois. Prenez ceci pour un compliment. »

Je me relève pour m’approcher d’elle. Je n’aime pas bien cet état de croulant alors qu’avec ses côtes fêlées la demoiselle est déjà debout et apte à m’envoyer un message de la plus simple des façons ! Chose que je n’avais même pas présumée !
Il faudrait que je lui réponde, mais qu’elle y soit préparée ceci dit. Le petit choc que j’ai reçu n’est pas nécessairement contagieux, ça se trouve, au vue de ses facilités, la réception d’un tel message n’aura sur elle aucun effet négatif ;
Mais dans le doute.

« J’aimerais en faire autant…mais prenons d’abord ce café voulez-vous ? Nous n’sommes pas des enfants nous pouvons bien lâcher un moment nos jeux vidéos pour souffler. Venez. »

Et je me force. A ne pas jouer avec ce nouveau jeu. Je me force à ne pas rester collé à son esprit et à ne pas chercher dans cette autre dimension le moyen d’envoyer un message aussi léger, aérien, malléable…
La solution doit être toute proche puisque Lexie a réussi sans le moindre effort ! Je refoule mon orgueil et place mon attention ailleurs : café.

« Allons à la cafétéria ; les cafés seront toujours meilleurs que ceux du distributeur. Cela vous convient-il ? »

Avant de sortir du laboratoire je m’assure bien entendu que ma camarade de jeux est d’accord et je m’empare de son dossier. Mais si, souvenez-vous, le dossier à son nom. Je le glisse sous mon bras gauche alors que d’un mouvement du droit je lui indique le chemin.
Honneur aux dames ; ça vaut pour les demoiselles quand je suis de bonne humeur.
Pourquoi semble-t-elle réticente ? Le dossier ? La cafétéria ?...Les deux ? Laughing


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Lexie A. Redfield
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MessageSujet: Re: Cold Light   Ven 18 Mai - 20:01


Elle en était sûre, elle lui avait fait mal avec ses conneries. Était-elle à ce point incapable de se maitriser ? La fatigue était-elle à blâmer ? Elle n’en savait rien mais elle n’avait pas envie de se trouver d’excuse. Si la situation de tout à l’heure se reproduisait, il vaudrait peut-être mieux tout arrêter concernant leur connexion, toute aussi attractive qu’elle soit. Ils étaient peut-être sur une pente dangereuse et devraient faire demi-tour pendant qu’ils le pouvaient encore. Elle ne voulait pas être responsable d’une situation qu’elle serait incapable de contrôler par la suite. Si elle était la seule concernée, cela ne lui poserait pas de problème, mais là il y avait Anthony Stark qui était à prendre en compte. Et il était loin d’être une variable à prendre à la légère. Il se mit à se masser la nuque en secouant la tête légèrement, avant de sourire et de la foudroyer du regard... Lexie était un peu perdue, ne sachant pas vraiment sur quel pied danser. « Non mais... j’ai compris votre numéro Lexie. Vous voulez m’achever ! » Elle en était sûre, elle avait fait quelque chose de mal. Sa cyberpathie s’était déjà éveillée, prête à contacter Taggert pour qu’il intervienne immédiatement.

« Ne vous excusez pas, on ignore tant de ce que nous sommes capables de faire, pas étonnant de rencontrer difficultés ou en l’occurrence, facilités. Vous êtes aussi surprenante que moi je crois. Prenez ceci pour un compliment. » ... Elle ne comprenait plus rien. Il n’était pas en colère alors ? Ou alors il s’amusait juste à la faire paniquer, sachant qu’elle allait marcher, voire même courir. C’était cruel de lui faire des frayeurs comme ça. N’était-elle pas blessée et exténuée en plus ? Non, vraiment, ce n’était pas très gentil de sa part. Elle ne dit rien cependant, se contentant de se calmer, accueillant le compliment d’un simple hochement de tête avant de fixer à nouveau le sol. Si elle était un peu plus à l’aise mentalement et qu’elle avait accepté sa présence, elle avait toujours du mal à lui faire face dans le monde physique. Que voulez-vous, on ne se débarrassait pas de sa timidité si facilement. D’autant plus qu’elle était fatiguée et qu’elle avait bien assez été le centre d’attention pour au moins les trois prochaines années. Elle releva la tête vers lui quand il se remit debout, s’approchant d’elle. « J’aimerais en faire autant... mais prenons d’abord ce café voulez-vous ? Nous n’sommes pas des enfants nous pouvons bien lâcher un moment nos jeux vidéo pour souffler. Venez. »

Jeux vidéo ? Le comparatif était plaisant, même si elle était du genre à ne plus se décoller de la console dès qu’elle s’y mettait. Un éclair amusé traversa son regard alors qu’elle s’amusait à inventer une liste des trophées à débloquer centrée sur leur lien. Elle revint cependant bien vite sur Terre et hocha la tête. Le café, c’était cool. Un jour on lui avait amené une machine cassée qu’elle avait réparée, mais on lui avait simplement dit de la garder car la pièce où elle se trouvait aller être réaménagée. Du coup, elle en avait une sur place, très utile pour éviter de se mêler aux autres. Mais les dieux devaient être très en colère contre elle car les choses se remirent à aller de travers. « Allons à la cafétéria ; les cafés seront toujours meilleurs que ceux du distributeur. Cela vous convient-il ? » Il attrapa son dossier personnel – elle l’avait oublié celui-là – et le coinça sous son bras avant de lui indiquer poliment le chemin. La demoiselle marqua un temps d’hésitation, incertaine de ce qu’il fallait faire.

Non, elle n’avait pas envie d’y aller. Elle ne voulait pas sortir des murs sécurisants de son laboratoire, elle ne voulait pas quitter la tranquillité et le silence de ses machines pour l’agitation et l’imprévisibilité humaine. Là-bas, il n’y avait pas Ghost pour la protéger non plus, et bien que la présence de Stark était rassurante, elle n’aimait pas l’idée de s’éloigner de son « garde du corps ». Et puis, plus important, elle ne se voyait pas traverser l’héliport avec des côtes fêlées et surtout sa fatigue mentale qui allait s’aggraver quand elle allait croiser tous les appareils électroniques. Mais elle était une grande fille. Elle était tout à fait capable de serrer les dents et de supporter tout ça. Et puis, pouvait-elle vraiment dire non à son boss ? « Parfaitement Monsieur. » Ce n’était qu’une fêlure, ce n’était que de la fatigue, rien de dramatique ou d’inédit, elle avait déjà dû faire des choses bien pires dans de bien mauvaises circonstances. Alors ce n’était pas un petit aller-retour qui allait la tuer. Elle ne voulait pas un arrêt maladie non plus ? Quant à son dossier, elle n’y faisait plus vraiment attention. Ou plutôt, elle n’avait plus l’énergie nécessaire de s’en soucier. Qu’il le lise donc, se voiler la face n’allait pas effacer son passé, et si quelque chose changeait à cause de cela, il faudrait simplement apprendre à vivre avec et à dire « Tant pis. ».

Elle reposa sagement le flacon de médicament sur la table, elle ne pouvait pas vraiment les prendre à la cafétéria non plus, elle s’avança vers Stark avant de se faire arrêter par un grondement de Ghost. Cette fois-ci, c’était bien sur elle qu’il grognait. Elle l’observa, rapprochant son esprit du sien et lui caressa sagement la tête. * Tout va bien. * Ses ongles gratouillaient tranquillement la surface métallique. Elle pouvait sentir l’inquiétude de Ghost alors qu’il semblait vouloir sentir la blessure sur son flanc. * Tout se passera bien. * Elle savait de toute façon qu’il ne pouvait pas lui faire de mal, ce serait se faire du mal à lui-même. Et puis même, il s’agissait de son garde du corps, depuis quand les gardes du corps martyrisaient leur protégé hm ? * Ne t’en fais pas. * L’échange n’avait duré que quelques secondes mais Ghost s’apaisa légèrement. Au pire, il pourrait toujours défoncer la porte pour venir à son secours. La demoiselle s’appuya discrètement sur la panthère et rejoignit enfin son patron avec un sourire d’excuse.

La douleur était là, bien présente quand elle tentait de marcher d’un pas « normal ». Pas assez pour la faire boiter – il était difficile de s’appuyer sur sa jambe droite cependant – mais suffisamment pour lui faire légèrement serrer les dents. D’un tacite accord, ils s’étaient repliés chacun dans leur coin, ressentant toujours leurs présences respectives sans chercher à se rapprocher. Ils faisaient une pause en quelques sortes. Et à cet instant même, cela l’arrangeait bien car elle pouvait mieux camoufler la gêne qu’elle ressentait. Il allait falloir un peu lutter pour garder un rythme régulier de marche mais elle allait y arriver. Emboitant le pas de l’homme plus âgé, elle fit un peu la fière et refusa de montrer toute douleur alors qu’elle avançait. Cependant, la douleur devint rapidement un souci mineur quand son esprit se mit à reconnaitre instinctivement tous les appareils qui l’entouraient, sans chercher à s’y connecter, simplement à les détecter. Et c’était déjà bien assez compte tenu de la migraine qui lui martelait déjà les tempes. Sa nervosité s’accrut quand elle prit lentement conscience de l’activité qui agitait l’héliport, véritable fourmilière humaine.

Il y avait du bruit, il y avait des gens, il y avait des centaines de petits appareils prêts à lui envoyer des milliers de signaux dans son esprit fatigué. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle était en train de marcher aux côtés de Tony Stark, parmi des gens avec qui elle travaillait depuis deux ans sans jamais chercher à les connaître. L’opinion des autres, elle s’en foutait pas mal, ils avaient le droit de penser ce qu’ils voulaient tant qu’ils ne venaient pas lui casser les pieds, ce qu’elle supportait beaucoup moins c’était d’être le centre d’attention. Tony ne s’en rendait peut-être plus compte, il avait dû prendre l’habitude depuis le temps. Et autant elle pouvait faire preuve d’un sang-froid à toutes épreuves quand ça concernait marcher sur une corde élastique tendue entre deux flancs de montagne à plusieurs dizaines de mètre de haut sans système de sécurité ou quand il s’agissait de machine ou de réseaux, autant son estomac se tordait violemment quand elle était en présence de plusieurs personnes dans la même pièce qu’elle. D’autant plus qu’elle doutait franchement pouvoir parler librement avec lui alors qu’ils étaient si bien entourés. Elle ne savait pas dans quelle mesure il comptait révéler leur connexion et à vrai dire, elle s’en fichait un peu tant qu’on lui foutait la paix.

Cependant, elle s’efforça de ne rien montrer de son malaise, voulant faire bonne figure. Pas forcément par fierté, simplement parce qu’on lui avait toujours appris à n’afficher aucune faiblesse en présence de ses supérieurs. Cela ne se faisait pas. Profitant du léger éloignement mental de Stark, Lexie en profita pour durcir son esprit et se replier un peu sur elle-même pour s’empêcher de se connecter à tous les appareils qui passaient. Rien que le nombre de téléphones portables qu’il y avait... Le flux de données qui circulait dans l’air était impressionnant. Si d’habitude elle arrivait à le gérer, elle était trop fatiguée pour les bloquer totalement. Mais elle allait y arriver. Elle sentait la conscience de Ghost qui s’agitait dans son esprit, tournant comme un lion en cage, hésitant à aller la rejoindre. Mais il ne pourrait rien changer de toute façon. Elle se demandait comment faisait Tony pour gérer cela. Peut-être était-ce dû à la provenance différente de leur pouvoir. Elle n’osa pas prendre la parole d’ailleurs, ne sachant pas vraiment quoi lui dire, ne pouvant pas vraiment lui poser de question – c’était son supérieur tout de même ! – et ne pouvant pas non plus de parler de la pluie ou du beau temps. Elle se demandait ce qu’il lui avait pris de l’emmener là-bas. Sans doute voulait-il la tuer. Ou peut-être était-ce une punition pour l’avoir contacté mentalement. Ou alors il avait des questions à lui poser et il voulait être sûr d’être entouré au cas où sa panthère déciderait de lui arracher la tête. Autant attendre sagement qu’il lui dise ce qu’il attendait d’elle.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Sam 19 Mai - 8:33

« Parfaitement Monsieur. »

Ça sonne un peu comme « J’en ai pas du tout – mais alors pas du tout – envie mon grand mais puisque c’est toi le chef, j’ai pas le choix ! ». Et c’est exactement ça, je ne lui laisse pas le choix. Je sais d’ores et déjà que si je reste dans ce laboratoire avec la demoiselle Redfield je vais y passer toute la soirée et peut être même toute la nuit tant ce que nous avons découvert elle et moi grâce à ce don commun attise ma curiosité et ma passion de la découverte.
Je ne peux pas rester ici.
Dans un premier temps car j’ai des millions de choses à faire et que, même si je ne pourrais de toute façon tout accomplir, je n’ai pas à négliger les obligations relativement urgentes qui m’attendent ;
Le second temps ? Je commence à croire que si l’on continue à jouer ainsi, le lien qui nous unit va prendre des proportions plus faramineuses qu’elles ne le sont déjà, sans oublier que l’état de fatigue de la petite – oui pour moi, tout roule voyons – est suffisamment alarmant.

L’animal métallique quand à lui ne semble pas voir les mêmes intérêts que moi, concernant la petite pause que j’impose à sa maitresse. Il est peut être autonome, le minou, mais il va falloir que Lexie lui apprenne les bonnes manières et lui fasse bien comprendre que dans leur relation, la chef, c’est elle.
Ah oui elle n’a pas envie de venir avec moi…Eh bien par hiérarchisation indirecte l’animal est censé accepter mes décisions. Nous n’allons pas non plus nous priver d’un café pour ce truc n’est ce pas ?
La voilà qui s’amène. Pas trop tôt.
J’ai précisé que je suis impatient ?

En pleine « discussion » avec Jarvis, je m’arrange pour me désister des autres rendez-vous que j’avais ici, je m’excuse un peu, je préviens les concernés – heureusement que Jarvis est là sans quoi j’en aurais oublié la moitié – et j’essaye de faire le tour de la base comme un efficace scannage du meilleur anti-virus existant. Moi-même.
Ceci me prend un brin de concentration et les exercices effectués plus tôt avec la rouquine m’ayant quand même demandé de l’énergie – je suis génial mais pas totalement parfait (pas encore) – je m’autorise donc à être silencieux, concentré, à ne même plus percevoir la petite…
Tiens c’est vrai ça, ou est passé cette petite et tendre bulle aux doux reflets lumineux ? Ah non, elle est ici. Elle s’est juste éloignée pour une raison que je n’ai pas le temps d’analyser immédiatement ;
Nous sommes arrivés.

« Bonjour ; bonjour vous allez bien ; oui bonjour, super le flingue mais revoyez le design les mecs, aucun agent du SHIELD ne va oser sortir ce truc de son fourreau c’est moi qui vous l’dis ! Bonjour, c’est Kyle vous ? Oui il faut que l’on se voit ; eh bonjour, non excusez-moi je dois discuter avec la demoiselle ici… »

Ça pourrait durer des heures, et ce n’est pas une blague.
Je serre des dizaines de mains et mon sourire hypocrite mais néanmoins poli ne désemplit pas jusqu’à ce que nous atteignons une table. Ma table. Il parait. C’est ce que j’entends quand on arrive et je remarque qu’elle est doucement isolée, pourtant placée de telle manière qu’elle dispose d’un point de vue culminant et d’une assise confortable.
Soit, ce sera ma table.

« Monsieur Stark quelle surprise j’ignorais que vous passiez aujourd’hui ! » C’est qui ce guignol ? « Eh bien si haha, super non ?! » « En effet oui je pourrais peut être vous montrer ma nouvelle conception de l’explosif que… » Hum oui mais non. « Pas aujourd’hui j’ai, pfiou je sors de deux heures d’une réunion épuisante et vous vous doutez : j’ai tant à faire. En commençant par une discussion avec Redfield. » Dis-je en montrant la concernée. « Oh, très bien…vous êtes mal, mademoiselle ? Elle a l’air malade. »

Vas-y ne te gêne pas pour parler d’elle alors qu’elle se tient devant toi !
C’est vrai qu’elle a petite mine, je fronce les sourcils et lui propose une chaise à ma table en offrant un sourire narquois à l’abruti qui pensait pouvoir l’installée à la sienne, de table. Dégage, j’ai à faire, il ne comprend pas ?
La main sur l’épaule de Lexie, je prends deux secondes pour approcher mon esprit du sien et le caresser avec compassion avant de me redresser d’un air décidé.

« Bien, laissez nous. »

Pas la peine d’insister, il a compris le message, lui et sa cour d’autruches. Je pose mon regard sur la serveuse qui n’osait pas approcher et je lui commande deux cafés avant de pouvoir – enfin – me retrouver face à la petite technopathe.

« Lexie, est ce que tout va bien ? »

J’ai l’impression de le savoir, de pouvoir l’anticiper : elle va répondre que tout va bien. C’est inévitable. Elle n’est pas le genre à se plaindre alors qu’elle souffre d’une blessure certaine au niveau des côtes. J’essaye de le marquer dans coin de ma tête pour ne pas oublier de lui accorder quelques congés ;
Je reprends, pour lui éviter d’avoir à se justifier dans le mensonge. Elle ne pète pas la forme mais promis, je lui fous bientôt la paix.

« Je me disais…nous avons découvert quelque chose d’incroyable aujourd’hui et je m’excuse pour les désagréments à venir mais je vous dérangerais encore. Je suis fasciné et au-delà de ça, de nombreuses possibilités s’offrent à nous. J’imagine que vous l’avez senti vous aussi…il va falloir nous revoir et travailler tout ça. »

Moins brusquement, par contre. Je ne voudrais pas qu’à cause de moi – ou d’un agent stupide à chaque fois – la jeune femme subisse de pareil maux ;
Autre chose d’assez important : avant de faire joujou avec nos dons, faisons comme tout le monde et lisons la notice des jeux avant de nous jeter sur nos manettes.
Vous suivez ?

« J’aimerais que nous approfondissions ce que vous avez fait, pour me proposer un café. Ça me parait une bonne base ; je voudrais aussi que nous essayons d’évaluer nos capacités personnelles. Les comparer tout du moins. Si le technopathe que je suis est trois fois supérieur à vous, il faut le savoir et réduire mon don pour égaliser l’intensité de notre connexion….Enfin mon don, ou le votre. »

Un peu de modestie mon brave. Histoire de faire semblant quand même ;
Il ne se peut qu’elle soit supérieure à moi, n’est ce pas ? Laughing
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MessageSujet: Re: Cold Light   Sam 19 Mai - 14:15


Heureusement, tout ne pouvait pas aller complètement de travers. Il y avait certains avantages à se balader avec Stark dans la base : son charisme et sa présence l’effaçaient totalement de l’attention des autres. Il concentrait les regards, l’attention de tous et Lexie n’eut qu’à se tenir légèrement en retrait pour qu’on l’oublie parfaitement. Cela l’arrangeait bien, d’abord elle n’avait pas besoin de parler, tout comme elle pouvait se détendre – façon de parler quand on était entouré par tant de gens – et ne pas se torturer l’esprit à faire attention à sa conduite. Là, elle pouvait simplement se concentrer à ne pas laisser apparaître la gêne au niveau de ses côtes, gardant le rythme du pas de Tony. Et, s’ils furent relativement tranquilles alors qu’ils traversaient les couloirs, ce fut rapidement le drame dès qu’ils franchirent le seuil de la cafétéria. « Bonjour ; bonjour vous allez bien ; oui bonjour, super le flingue mais revoyez le design les mecs, aucun agent du SHIELD ne va oser sortir ce truc de son fourreau c’est moi qui vous l’dis ! Bonjour, c’est Kyle vous ? Oui il faut que l’on se voit ; eh bonjour, non excusez-moi je dois discuter avec la demoiselle ici... » Exactement, il devait discuter avec elle, alors vos gueules les mouettes.

Il sourit, beaucoup, serra encore plus de main, répondant presque avec patience à tout le monde jusqu’à ce qu’ils atteignent une table un peu à l’écart, qui s‘avéra être la table réservée de Stark. Alors qu’il s’occupait de l’attroupement qui se formait autour de lui, Lexie en profita pour regarder un peu autour d’elle et découvrir les lieux. Parce que non, elle n’était jamais venue ici en deux ans. Pourquoi faire de toute façon ? Elle était très bien dans son laboratoire et elle n’avait franchement pas envie d’aller se mêler aux autres, surtout pour boire quelque chose qu’elle pouvait avoir sous la main. Profitant que Stark soit un peu occupé ailleurs, elle s’efforça de travailler sur elle-même, cherchant à se détendre pour éviter de se jeter par la fenêtre, au sens propre du terme. Elle en était tout à fait capable. Elle n’avait pas le vertige. Et elle trouverait bien un moyen de ne pas mourir en s’écrasant. Sinon, tant pis pour elle hein, elle n’avait qu’à pas sauter non plus. « Monsieur Stark quelle surprise j’ignorais que vous passiez aujourd’hui ! » L’attention de Lexie fut attirée par une voix qu’elle reconnaissait vaguement.

Tiens, elle le connaissait ce type. Elle pencha légèrement la tête sur le côté et l’observa un peu plus. Il lui semblait avoir déjà dû travailler avec lui à un moment, ou alors l’avait-elle déjà croisé lors d’une conférence ? « Eh bien si haha, super non ?! » Chut Stark, elle essayait de se concentrer. Où l’avait-elle déjà vu ? Prenant un peu sur elle, elle débrida légèrement sa cyberpathie et se connecta au réseau du SHIELD et commença à parcourir la liste des employés. Elle n’était pas censée pouvoir faire ce genre de chose mais eh, elle avait eu deux ans pour cracker le système de sécurité avec l’aide de ses pouvoirs, et puis tant qu’elle ne modifiait rien, elle ne faisait rien de mal n’est-ce pas ? « En effet oui je pourrais peut être vous montrer ma nouvelle conception de l’explosif que… » Ah, oui. Elle s’en souvenait maintenant de ce gugusse. Ils s’étaient croisés alors qu’ils devaient présenter chacun leur tour leur projet. Ce n’était pas une compétition, loin de là, c’était deux choses vraiment très différentes mais elle avait pu étudier le prototype du monsieur. Et très honnêtement, elle avait quelques doutes quant aux tests qu’il avait pu lui faire passer avant de s’en servir.

Enfin, elle n’avait pas pu lui dire quoique ce soit, ce n’était pas son rôle, mais s’il n’avait pas modifié quelques détails dans ses plans, la seule chose qu’il allait réussir à faire, c’était faire exploser la base. Peut-être allait-il falloir qu’elle en touche un mot ou deux à son responsable. Enfin, avant il fallait qu’elle vérifie si oui ou non il avait apporté les modifications en question. Sinon, sa technokinésie lui hurlait que ça allait lui exploser à la figure... et elle ne se trompait jamais quand il s’agissait de ces choses-là. « Pas aujourd’hui j’ai, pfiou je sors de deux heures d’une réunion épuisante et vous vous doutez : j’ai tant à faire. En commençant par une discussion avec Redfield. » Ah oui c’était vrai, oust les mouettes, le patron était à elle aujourd’hui. Du moins, pour le moment, après il lui faudrait certainement le partager avec les autres. Façon de parler bien sûr. Mais là tout de suite, elle sentait le regard de l’autre scientifique se poser sur elle, faisant irrémédiablement grimper sa tension artérielle. Avait-elle déjà mentionné qu’elle détestait être le centre d’attention ? « Oh, très bien…vous êtes mal, mademoiselle ? Elle a l’air malade. » Mais pourquoi tout le monde s’acharnait à la croire malade ? Elle allait très bien ! Elle sentit un tic nerveux agiter sa joue mais se contenta d’esquisser un sourire rassurant. Elle allait très bien. Elle irait mieux si on lui foutait la paix. Dégage avant que j’appelle Ghost pour qu’il te bouffe.

Malheureusement, l’intervention de l’homme lui attira à nouveau l’attention de Stark. Devenant franchement mal à l’aise, elle s’appuya sur sa jambe valide en détournant le regard... jusqu’à ce que son patron lui offre gentiment une place à sa table. Elle ne vit pas le sourire narquois de milliardaire, mais elle aperçut la mine déçue de celui qui voulait faire exploser tout le monde. Ben quoi, il pensait pouvoir discuter avec Stark ? Ne venait-il pas de lui dire que c’était avec elle qu’il devait discuter ? Peu importait. Elle cessa de se poser des questions, les humains étaient trop complexes et illogiques pour son cerveau de cyberpathe, ils ne les intéressaient pas. Si elle commençait à tenter de les comprendre, elle n’avait pas fini. Elle se sentit tressaillir et sursauter légèrement quand Tony posa avec douceur sa main sur son épaule avant de se rapprocher mentalement d’elle. Elle se força à se détendre légèrement pour se faire douce et répondit tendrement à sa caresse. C’était adorable de sa part, mais elle allait bien. Elle était juste fatiguée.

Et un peu sur les nerfs.

« Bien, laissez-nous. » Amen. Elle allait enfin pouvoir respirer. Tiens c’était vrai ça, depuis quand avait-elle cessé de respirer comme ça. Ne pas oublier de respirer Lexie. Et là, comme par magie, comme une application qu’on ferme en cliquant sur la petite croix rouge, tout le monde disparut et laissa Stark tranquille. C’était de loin la chose la plus extraordinaire qu’il avait fait juste là. Il allait falloir qu’il lui apprenne ce petit tour. « Lexie, est ce que tout va bien ? » Oui, un petit peu mieux maintenant que tout le monde était parti. Elle avait mal aux côtes, elle était stressée, fatiguée et sur les nerfs mais ça allait. Elle lui adressa un sourire rassurant un petit peu crispé, une lueur d’amusement dans le regard. Croyait-il vraiment qu’elle allait lui réponde autre chose que tout allait bien ? Visiblement non, il commençait à la cerner car il enchaîna tout de suite. « Je me disais…nous avons découvert quelque chose d’incroyable aujourd’hui et je m’excuse pour les désagréments à venir mais je vous dérangerais encore. Je suis fasciné et au-delà de ça, de nombreuses possibilités s’offrent à nous. J’imagine que vous l’avez senti vous aussi... il va falloir nous revoir et travailler tout ça. »

Lexie hocha la tête, avec un peu plus d’entrain cette fois. Oui, elle était d’accord. Même si elle devait se faire exploser les côtes à chaque fois, les possibilités qui s’étendaient devant elle étaient trop incroyables pour se laisser arrêter par deux ou trois migraines. Et puis, elle l’aimait bien Stark, et aussi étrange que cela pouvait lui paraître, le revoir et passer un peu de temps avec lui ne la dérangeait pas plus que cela. Il entrait un peu trop facilement dans son petit monde à son goût, mais elle ne pouvait pas y faire grand-chose, leur lien l’exigeait presque. « J’aimerais que nous approfondissions ce que vous avez fait, pour me proposer un café. Ça me parait une bonne base ; je voudrais aussi que nous essayions d’évaluer nos capacités personnelles. Les comparer tout du moins. Si le technopathe que je suis est trois fois supérieur à vous, il faut le savoir et réduire mon don pour égaliser l’intensité de notre connexion... Enfin mon don, ou le vôtre. » Cela, ça allait être un peu plus compliqué à mettre en place étant donné que leurs dons ne venaient pas de la même chose. Elle était mutante, c’était ce qui lui conférait ses pouvoirs. Lui... elle n’avait pas la moindre idée d’où il tirait ses capacités. Du coup, il était difficile de les évaluer, peut-être qu’ils n’avaient pas parfaitement les mêmes dons et qu’il était capable de chose qu’elle ne pourrait jamais faire.

Elle passa une main dans ses cheveux alors que la serveuse leur apportait leur commande. Elle la remercia machinalement, alors que l’autre était occupée à faire les yeux doux à son patron. Lexie, elle, ne remarqua rien. Lexie ne remarquait rien quand il s’agissait d’interagir avec les autres. Et même si elle l’avait vu, sans doute n’aurait-elle pas su l’interpréter. Pourquoi faire les yeux doux à Stark, franchement ? Elle ne le connaissait même pas. Les humains étaient décidément trop compliqués. Une fois la serveuse partie, Lexie réfléchit à sa réponse. « Je suis d’accord mais... Comment pourrions-nous évaluer nos capacités respectives ? Déjà je ne pense pas que nos pouvoirs aient la même origine. Je suis mutante, c’est ce qui me rend cyberpathe, mais vous... je ne sais pas comment vous arrivez à faire cela. Je ne sais même pas si nous sommes réellement capables des mêmes choses. » Ça faisait beaucoup de mot en une seule fois. Attrapant sagement son gobelet, elle but légèrement, laissant la boisson brûlante se déverser dans sa gorge. Si sa langue protesta contre la température, ses nanites eurent tôt fait de guérir tout ça. Elle n’était pas si fragile. Maintenant, si elles pouvaient un peu s’activer pour s’occuper de son flanc, cela l’arrangerait bien.

Elle tritura un instant son gobelet entre ses mains, tentant d’occulter le monde qui les entourait. « Quant à ce qui s’est passé toute à l’heure... je vous assure que c’était involontaire. Je n’y ai pas réfléchi, j’ai juste eu à penser ce que je voulais vous dire, et le message s’est envoyé tout seul. Je ne sais pas où tout cela pourrait nous mener monsieur... » C’était grisant – effrayant aussi – mais surtout grisant. Elle se sentait comme au bord d’une falaise, prête à plonger dans le vide et rejoindre l’eau plus loin, sachant que si elle tombait mal elle risquait la mort. Et elle adorait ce genre de risque. Mais là, elle tenait la main de Stark et c’était ensemble qu’ils devaient sauter. Et c’était assez gênant, elle n’avait pas envie de lui faire mal tout cela pour satisfaire sa curiosité... même s’il avait l’air aussi curieux qu’elle. Mais il avait raison, ils devaient d’abord étalonner leurs pouvoirs l’un sur l’autre, les mettre sur la même longueur d’onde. Il ne restait qu’à trouver le moyen de faire cela. Peut-être inventer une machine pour mesurer leur activité cérébrale ? Ou alors faire une espèce de marathon ? Elle ne savait pas trop. C’était à celui qui arrivait à se connecter le plus longtemps au plus de machines possible ? Ou avait-il une idée particulière en tête ?
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MessageSujet: Re: Cold Light   Sam 19 Mai - 17:01

Elle dort la jeune femme ? La petite rouquine qui a attiré toute mon attention depuis que j’ai traversé ce couloir jusqu’à maintenant ? Ah non, c’est sa bestiole volante qui s’est chargée de créer la rencontre mais dans l’ensemble je ne me trompe pas ;
Je ne sais combien de temps s’est écoulé depuis que nous nous sommes mis à chercher d’où venait cette interférence des réseaux mais je souris en y repensant. Si j’avais su…comme quoi même-moi, qui ais pris l’habitude de pouvoir prévoir énormément de choses, je ne peux tout envisager.
Lexie Redfield est une excellente rencontre, vraiment, je sais que j’ai gagné ma journée ;

« Merci. »

Dis-je en prenant mon café en main, savourant le contact chaud de la tasse avant de relever les yeux vers la serveuse…paaas…aidée par la nature. Bah ce n’est pas de sa faute, on ne choisit pas la tête qu’on aura lorsque l’on est dans le ventre de notre mère, hein. Mais si elle voulait bien s’éloigner, j’ai à faire – avec plus jolie en plus – et j’aimerais ne pas perdre de temps.
Je lui offre un sourire qui sous entend assez clairement un « au revoir » après mes remerciements et je replace mon attention sur l’intéressante.
Ceci dit veut-elle bien se réveiller ?
« Je suis d’accord mais... » Ah ;

La demoiselle aborde le premier point que j’ai soulevé, à savoir le niveau de nos dons respectifs de technopathe.
Sommes-nous à égalité ? J’en doute. Et ce n’est pas par arrogance ou prétention car j’ignore lequel des deux est supérieurs à l’autre, mais il y a forcément une variante non négligeable car d’après moi nous n’aurions pas eu ces quelques difficultés – bien que ce fut la première fois – lors de nos partages et autres échanges cybernétiques.

Et là je remarque que pour le coup, la chère Lexie est plus brillante que moi : les origines de nos dons ont certainement une influence sur leur force, leur intensité, leur efficacité… et pas seulement ! Ça doit même influer sur les capacités de chacun. La cyberpathie est un monde on ne peut plus vaste et je ne sais tout faire, surtout dans ce cas là : entrer en connexion avec une technopathe !
Nous ne sommes peut être pas foutu l’un comme l’autre d’envoyer un mail avec un certain poids de pièces jointes ; de faire le scan que j’ai effectué sur ses côtes ou d’envoyer le message « simple » qu’elle m’a transféré tout à l’heure pour le café…

Involontaire. pas réfléchi. juste eu à penser. envoyé tout seul.

Elle est marrante, la petite.
Moi je ne sais pas faire grand-chose sans réfléchir un minimum, logique n’est ce pas ? Enfin il y a bien des petits gestes naturels, instinctifs, réflexes etc…mais envoyer un message si clair, si léger qui plus est sans avoir à accumuler la moindre dose de concentration, ça me dépasse !
Visiblement elle aussi. Puisque je suis – apparemment – le premier technopathe qu’elle rencontre, du moins avec qui elle est en mesure de se connecter. Mais ça semble si inné chez elle, je repense à la facilité avec laquelle elle est venue me prendre mon mal pour se l’approprier.
Sa douceur comme son naturel sont des armes redoutables et je suis fasciné.
Frustré aussi ; forcément.

« Je doute pouvoir y parvenir dans ce cas. Je pense maitriser mon don à la perfection…à peu près. S’il me suffisait de penser à quelque chose, d’avoir en tête un message à vous transmettre, ça se serait déjà passé depuis que l’on a découvert nos facultés communes. »

Merde, je ne peux pas faire ça, moi ?
Peut être que j’ai juste besoin d’un peu de temps, de me faire à cette nouvelle forme de connexion ! Il ne faut pas oublier que le changement est colossal ! Ce n’est pas à une machine que je me connecte en présence de Lexie, c’est à elle, à son esprit, à une source d’intelligence qui lui est du moins propre et je me dois de réévaluer chaque formalité pour prendre en compte cette variation non négligeable.

Je ne peux néanmoins m’empêcher de penser que Lexie a quelque chose d’inné. Elle l’a confirmé de toute façon : c’est une mutante. C’est naturel chez elle de disposer de ces dons.
Ce n’est pas la première fois que je me force à regarder la réalité dans les yeux – disons ainsi les choses : je ne suis qu’un homme. Voyez ? Je n’ai pas à me plaindre et je ne me suis d’ailleurs jamais vexé d’être ce que je suis. J’ai simplement eu la folie de m’injecter ce virus et ; et voici ce qui en découle. Tout simplement. Rien d’inné ;
Mes belligérants peuvent s’en donner à cœur joie, encore rien de naturel chez moi, que du superficiel Rolling Eyes
Enfin je ne m’en plains pas d’habitude mais c’est la première fois que je fais face à une camarade et savoir que Lexie est plus à même de faire des exploits que moi, ça reste frustrant.

« Hum voyons…si une porte est à moitié fermée. Moitié ouverte donc. Et que l’un de nous essayait la fermer totalement tandis que l’autre se forçait à l’ouvrir ; qui gagnerait ? »

Je hausse un sourcil amusé, portant la tasse à mes lèvres sans lâcher la mutante des yeux. C’est un exercice que j’aimerais réaliser. Bien que basique et simpliste...Mais sans doute pas aujourd’hui, trop fatiguée la jeune fille…mais je n’ai pas précisé que nous ferons ça une prochaine fois. Je préfère l’entendre me dire que non, aujourd’hui, c’est imprudent.
Malsain ? Oui dans le sens ou je ne l’ai pas encore entendue rechigner ; jamais. Pas une fois. On ne peut plus consentante et ouverte à tout ce que j’ai proposé, la miss Redfield va probablement se contenter d'acquiescer, n’est pas le genre de femme avec qui l’on peut se disputer ;
Ah, unique la rouquine ?

« Dites moi…ou sont vos collègues ? Je ne vous ai vu saluer personne. »

Mes doigts tapotent un rythme rapide sur le dossier Redfield alors que je termine d’avaler mon café, profitant qu’il soit encore chaud.
Sa discrétion s’étend-elle jusqu’à tous les agents de l’héliport ? J’ai cru un instant que cette gêne apparente était du à notre rencontre. Je peux bien admettre qu’un entretien avec le boss a quelque chose de stressant ;
Mais alors ou est la Lexie agent du SHIELD au milieu de ses camarades, ici un peu comme chez elle. Pour ne pas dire carrément chez elle ?

Ma question est sans doute indiscrète après tout, mais trop tard elle est posée. J’aimerais bien la voir s’offusquer, refuser de m’obéir ou se risquer à me contredire. Ce serait amusant, non ?
Je la regarde en me calant au fond du dossier, réalisant que si je suis presque intimement lié avec son esprit, si je commence à connaitre la professionnelle des inventions technologiques, je n’ai pas découvert une once de la jeune femme ; en tant que femme.
Son dossier en ma possession devient soudainement très attirant.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Sam 19 Mai - 19:06


Elle ne pensait pas être plus puissante que son patron. Au contraire, la force de son âme et la luminosité dont il faisait preuve alors qu’ils plongeaient tous deux dans leur monde cybernétique l’enjoignait à penser le contraire. Ou peut-être même, simplement quand il avait brisé si facilement ses barrières psychologiques lors de son premier copier / coller. De plus, elle ne pensait pas que ses seuls dons lui permettraient de remporter un « combat mental » avec lui. Rien dans son esprit ne lui permettait de se battre, elle n’avait pas la volonté, la foi ou simplement le plus petit désir de blesser. C’était comme un combat réel, le gagnant était celui qui avait le plus la rage de vaincre. Lexie n’avait la rage de rien du tout, tout ce qu’elle voulait c’était qu’on la laisse tranquille. « Je doute pouvoir y parvenir dans ce cas. Je pense maitriser mon don à la perfection... à peu près. S’il me suffisait de penser à quelque chose, d’avoir en tête un message à vous transmettre, ça se serait déjà passé depuis que l’on a découvert nos facultés communes. » Lexie se gratta légèrement l’arrière du crâne, se concentrant sur le problème que lui imposait son patron. Encore une fois, elle ne pensait pas que c’était l’unique explication.

Cependant, elle le laissa tranquillement poursuivre, son esprit fonctionnant à vive allure. Non, elle n’était pas plus forte que lui. Elle en avait simplement plus l’habitude. De la même manière qu’elle était incapable de se mêler aux autres par manque d’habitude, il avait plus de mal à communiquer par la pensée parce qu’il n’avait jamais eu à le faire avec un autre être intelligent. Lexie avait Ghost depuis près de quatre ans maintenant, et Aya environ deux ou trois ans. Elle était habituée à devoir s’adapter à d’autres consciences, d’autant plus qu’elle passait sa vie connectée au réseau ou à pas moins d’une trentaine de machines, qui n’étaient jamais les mêmes. Elle n’était pas plus forte, elle était simplement plus entraînée. De plus, sa nature douce et docile permettait d’agir avec plus de finesse. « Hum voyons... si une porte est à moitié fermée. Moitié ouverte donc. Et que l’un de nous essayait la fermer totalement tandis que l’autre se forçait à l’ouvrir ; qui gagnerait ? » Lui, sans la moindre hésitation. Elle n’arriverait jamais à mettre assez de volonté pour résister à une autre pression mentale. Stark avait un tempérament beaucoup plus déterminé et ferme qu’elle, et c’était cela qui ferait toute la différence.

Il allait falloir qu’elle lui explique tout cela. Mais il allait aussi falloir faire attention à ne pas dire quelque chose de travers. Les humains étaient compliqués, elle ne savait pas trop si ce qu’elle allait lui dire était susceptible de le vexer ou non mais dans le doute, elle préférait faire attention. Surtout que bon, même si à présent elle ne pensait pas que Tony la renverrait directement en prison au moindre faux pas, c’était toujours son patron, autant ne pas prendre de risque. Cependant, il avait visiblement autre chose en tête. « Dites-moi... où sont vos collègues ? Je ne vous ai vu saluer personne. » Ses co... quoi ? Elle pencha légèrement la tête sur le côté et l’observa avec hésitation. Quels collègues ? Ah oui. C’était normal. Elle n’en avait pas de collègue. Elle n’en voulait pas non plus. A ses débuts dans le SHIELD, ils avaient bien tenté de la faire travailler en groupe, mais son tempérament doublé de ses capacités faisaient qu’elle travaillait beaucoup mieux en solitaire. Après tout, c’était très frustrant pour elle comme pour les autres. Eux, ils devaient l’observer sans bouger, une main posée sur la machine, perdue dans sa concentration, elle devait tout leur expliquer au fur et à mesure, à expliquer pourquoi non, leurs propositions ne marcheraient pas. Au final, elle passait plus du temps à expliquer qu’à réellement travailler.

Et elle n’était définitivement pas faite pour expliquer quelque chose à l’oral. Stark pouvait l’attester. Nerveusement, la demoiselle porta son gobelet à ses lèvres et but une nouvelle gorgée. Elle allait devoir parler, pendant un certain temps en plus. Cela allait être difficile. Elle pouvait le faire. Courage Lexie. « Je n’ai pas de collègue. Je... travaille seule. » Bien. C’était un bon début. Maintenant, il allait falloir lui expliquer pourquoi, sans trop entrer dans les détails, cela n’allait pas l’intéresser et à raison. « Mes... capacités font que je suis plus rapide et efficace seule qu’en groupe. Je sais instinctivement situer un problème et dire si une machine peut marcher ou non. Je... ressens les choses. C’est difficile et assez... agaçant de devoir tout expliquer au fur et à mesure, de mettre des mots sur des sensations. Je passais plus de temps à leur expliquer qu’à travailler » C’était un peu arrogant de dire les choses comme ça, elle baissa les yeux et fixa la table avec application. « Je ne prétends pas... être meilleure qu’eux. Au contraire ! Ils doivent être capables de beaucoup plus que moi, c’est juste que... tout va tellement plus vite par la pensée. Tout mettre à l’oral est... plus long. Mes capacités font tout le travail. Et je ne suis pas à l’aise avec les autres donc... c’est plus facile pour tout le monde que je travaille en solo. »

Elle avait plus parlé en une journée que dans le mois complet, sans compter bien sûr les quelques exposés qu’elle avait dû donner pour expliquer l’un ou l’autre de ses projets. Elle se força à boire de nouveau pour humidifier sa gorge et éviter de mourir déshydratée. Elle exagérait un peu, mais c’était l’idée. Maintenant, si elle avait répondu à toutes ses interrogations concernant ses collègues et sa totale absence de capacité de socialisation, elle pouvait peut-être revenir sur ce qu’il avait dit avant concernant leur lien. Elle prit un air sérieux et concentré, tâchant de se souvenir les détails de ce qu’il avait dit. Ce n’était pas difficile, avec un cerveau plus proche de l’ordinateur que de celui d’un être humain. « Quant à... cette histoire de porte, vous gagneriez. Sans hésitation. Je... je n’ai pas la... combattivité nécessaire ni même votre détermination, mon esprit se plierait sous le vôtre sans réel effort de votre part. » Elle regarda ailleurs, son regard tomba sur les gens qui l’entouraient et qui s’agitaient un peu plus loin, elle détourna vite les yeux quand elle sentit ses muscles se raidirent. Elle n’était pas à l’aise dans la foule. Elle se redressa avec précaution et observa de nouveau son patron.

Elle était sûre qu’il gagnerait. Elle n’avait même pas la volonté suffisante de lui résister. Ce n’était pas uniquement une question de puissance de cyberpathie, c’était leurs âmes qui se « combattaient », et donc leurs émotions finiraient par jouer. Elle réchauffa quelque peu ses longs doigts blancs autour de la tasse se forçant à se focaliser sur cette sensation pour occulter le bruit que les entourait. Son mal de crâne n’en était que plus fort. Elle se coupa volontairement de tous les appareils électroniques – surtout ces affreux portables et autres bipeurs que les agents du SHIELD semblaient collectionner, et éviter de regarder les machines trop longtemps et trop directement. Sinon, c’était sa technokinésie qui se mettait à faire des siennes. Elle se retint de fermer les yeux, regrettant de ne pas avoir pris ses médicaments avec elle. Surtout qu’il allait falloir qu’elle recommence à parler. Relevant son regard bleu dans le sien, elle se permit de reprendre la parole. « Et... si j’ai l’air... plus à l’aise dans nos échanges, je pense que c’est uniquement une question d’habitude. Je... Je communique avec Gh- avec mes deux machines perpétuellement depuis quatre ans. C’est la première fois que je croise un humain avec qui je peux me... « connecter » ainsi, mais il n’empêche qu’elles ont des consciences propres. C’est simplement une question... d’habitude. Je suis sûre que vous êtes plus fort que moi à ce jeu. » Voilà, il lui manquait juste un peu d’entraînement et il serait capable de véritables prouesses la dépassant de loin.

Elle regarda ailleurs, gênée d’avoir tant parlé, et ajouta simplement à mi-voix. « Je suis incapable de reproduire ce que vous avez fait avec le scanner. » Non, elle n’avait pas essayé. Elle était sûre de ne pas y arriver. Elle se mordilla la lèvre en baissant de nouveau la tête. Elle n’aimait pas parler, surtout autant et aussi longtemps. Elle ne s’était pas du tout rendu compte qu’elle n’avait ouvert la bouche que pour se dévaloriser. Mais tout de même. Ce n’était pas de sa faute si tout le monde avait tendance à la surestimer comme ça. Elle ne savait pas ce qui leur prenait.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Dim 20 Mai - 9:11

« Je n’ai pas de collègue. Je... travaille seule. »

Bah, je m’en doutais un peu. Disons que je ne m’attendais pas à ce que la demoiselle soit entourée toute la journée par d’autres ingénieurs. Son laboratoire a tout l’air d’être très personnel, et puis il ne faut pas être dupe : Lexie Redfield a tout pour créer les plus belles armes – ou autres équipements – seule. Totalement seule.
Ma question ne visait pas nécessairement des collègues de travail du genre une équipe. Le travail en solo, quand vos compétences dépassent celles des autres je pense que je peux considérer savoir ce que s’est. Sans me vanter je me sens concerné. Ou si, je me vante un peu.
Etre génie ne m’a jamais vraiment servi dans le relationnel ; pas avant que je n'assume et me plaise totalement dans ma vie de people. Rolling Eyes

Revenons à Lexie. La petite rouquine, Redfield.
Son lieu de travail parle pour elle quand à ses heures en solitaire, son caractère renfermé tout autant, sans parler de l’avantage considérable que lui procurent ses dons ! Le seul point qui pouvait me faire croire un temps soit peu que la jeune femme est ouverte, sociale, c’est ce que nous avons partagés via la pensée ; la connexion de nos esprits.
Mais en quelques maladroites phrases, elle me confirme ici qu’elle préfère réellement être seule. Mieux pour elle, mieux pour ceux qui ne détiennent pas ses facilités, je peux sans mal comprendre ;

Non vraiment : je pensais aux autres agents présents sur l’héliport de façon générale…Pas de collègues directs, ok, mais il y a des centaines de personnes ici, des dizaines de postes différents, des tas de flux de curieux, de supérieurs, de techniciens et autres ingénieurs…elle vient bien ici, boire un café ! Elle croise bien de nouvelles têtes à qui elle souhaite la bienvenue !...
Je préfère ne pas insister. La jeune Lexie est peut être plus associable et renfermée que je ne le pensais. Il faut dire que nous avons immédiatement été « proches », si ce n’est physiquement – quoique – ce fut psychologique. Je ne pourrais oublier cette petite bulle aux reflets brillants, aux couleurs doucereuse, au touché plaisant.
Alors après tout : tant pis pour ceux qui ne la connaitrons jamais vraiment !

« Quant à... cette histoire de porte... »

Ah oui, revenons en au réel sujet de conversation. Nous ne sommes pas là pour nous plonger dans la vie privée de l’autre, les échanges liés à la connexion sont suffisamment impudiques Rolling Eyes
J’écoute attentivement le développement de la mutante qui, sans grande surprise, se rabaisse en me mettant immédiatement sur un piédestal. Un des inconvénients d’être Tony Stark. Vous êtes génial, beaucoup vous pensent alors parfait – moi le premier.
Mais, pour rester sérieux, je ne sais jamais si les gens se trompent quand à mes compétences, s’ils trouvent intéressant de me jeter des fleurs ou si mon charisme les écrase au point qu’ils pensent sincèrement ces tonnes de compliments.

« …mon esprit se plierait sous le vôtre sans réel effort de votre part. »

« Parce que vous me laisseriez gagner Lexie. Je n’sais pas je, j’ai l’impression que vous baisseriez les bras mais, si je n’étais pas moi. Si j’étais un ennemi, et qu’il vous fallait vous battre, je suis certain que vous seriez impressionnante. »

Ses dons n’ont pas à rougir, rien à se reprocher. Lexie est une mutante d’un certain niveau cela ne fait aucun doute ; je ne peux malheureusement pas lui faire faire quelques tests qui me permettraient de la positionner sur une échelle de valeur. A voir la tête qu’elle affichait devant les médecins, je doute qu’elle laisse quiconque analyser ses pouvoirs ;
Tant pis. Je le ferais moi. A force d’exercices et d’entrainements je saurais parfaitement mesurer l’intensité de ses compétences. J’en ai déjà vu beaucoup en peu de temps, aujourd’hui.

Continuant de se rabaisser – ou de trouver des excuses pour justifier son infériorité, Lexie parle de son habitude quand à ses animaux métalliques de compagnie, entre autre. Certes cela lui fait un excellent entrainement, et il n’y a rien de mieux que l’entrainement pour développer ses aptitudes. L’esprit devient forcément plus adroit, rapide, précis et habile. Forcément que ces créatures à la conscience propre – d’où qu’elles viennent – sont un atout pour la demoiselle ;
Mais quand même. C’est une mutante. Et pour moi cela signifie beaucoup, je suis totalement époustouflé par ce gène que certains détiennent. Il y a tant de variantes, de possibilités, de surhumain dans la nature de ces personnes ;
N’importe quel scientifique serait logiquement émerveillé. N’est ce pas ?

« Je suis incapable de reproduire ce que vous avez fait avec le scanner. »

Alala. Qu’est ce que je lui fais ?
Esquissant un sourire clairement moqueur, je l’observe baisser les yeux – une Nième fois – avant de poser ma tasse ; inutile de la faire tomber, ce qui va arriver si je continue à jouer avec.
Pourquoi faut-il que la mutante la plus extraordinaire que je n’ai jamais rencontré depuis…un bail ; soit une demoiselle si renfermée, mal à l’aise.
A-t-elle compris que je n’allais pas la bouffer ? A-t-elle ressenti, comme moi, ces frayeurs que nous éprouvons quand l’un semble en difficulté ?
Je n’ai pas envie que les choses évoluent dans ce sens, je ne veux pas qu’elle ressente la moindre gêne à mon égard car j’estime, d’un point de vue surhumain, que nous sommes à égalité. Sur la même marche. Côte à côte.
Peut-elle comprendre ça ? Sérieusement, je vais lui laisser trois rendez-vous, au-delà je serais contrains de lui dire : je ne suis pas un dieu ! Laughing elle a bien le droit de me parler comme elle parlerait à n’importe qui, je l’autorise et…ah ; elle ne parle pas différemment aux autres ;
Ou avais-je la tête.

« Faites-vous confiance, un peu. Vous avez réussi à dématérialiser la douleur expansive que vous avez retiré à mon organisme, en moins de trois minutes… les secondes ont été des heures pour moi mais sincèrement, vous êtes prodigieuse…et blessée. »

Je fronce les sourcils et me lève alors que mon esprit, s’étant doucement, délicatement, rapproché du sien, vient de percevoir la douleur. Un mélange. Un bordel pour être honnête. C’est quoi ce souk ? Les côtes, ouais, ah, migraine aussi et ;
Je lui tends la main pour l’inciter à se lever, nous quittons la cafétéria.

« Donnez-moi la main. » Bien que j’essaye sans perdre de temps de me connecter à elle le plus précisément possible. Elle ne supportera pas le poids de cette souffrance, pas durant leur court trajet jusqu’au laboratoire. Ou un minou les attend. « J’aimerais être certain que vous êtes en lieu sûr avant de partir, et j’aimerais revoir vos…animaux. »

J’attrape le dossier, aussi. Ça me fera un bon livre de chevet, Natasha est encore en mission je ne sais ou et, non, je n’aime pas ça, il me faut de quoi lire je dors trop peu.
Eh bien elle vient la miss ? Je m'arrange pour pouvoir accéder à ses maux et m'en attribuer une partie. Autant que faire se peut; j'imagine qu'elle ressent le côté autoritaire de ma tentative, elle n'osera me dissuader...
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MessageSujet: Re: Cold Light   Dim 20 Mai - 14:35


Se battre ne lui avait jamais vraiment réussi. Très tôt, elle avait appris que renvoyer les coups n’était qu’une autre manière de demander à ce qu’on la tape plus fort. Elle en avait joué, elle l’avouait bien volontiers, quand il s’agissait de provoquer son père pour qu’il tape sur elle plutôt que sur sa sœur. Cela ne l’avait jamais empêché de la protéger, elle n’avait jamais réellement craint la douleur. Elle savait qu’il y avait des choses qui valaient la peine qu’on morfle pour elle. Pour autant, elle restait une fille pacifiste, qui n’avait jamais trouvé son plaisir dans le fait de souffrir les autres, même pour se défendre. Même l’adrénaline, dont elle était pourtant accro, qu’on ressentait sur le champ de bataille s’en trouvait entacher par toute cette violence. Cependant, quand on était venu la chercher, dans sa petite cellule grise aux barreaux d’acier, elle n’avait pas hésité très longtemps avant d’accepter de s’engager. Avec le recul, elle se demandait bien ce qu’il lui était passé par la tête. Bah, elle avait seize ans, elle était jeune et insouciante, tout lui paraissait meilleur que de finir ses jours en prison à enchaîner les visites chez les psychiatres.

Aussi son visage s’assombrit-il légèrement dès qu’il parla de se battre. « Parce que vous me laisseriez gagner Lexie. Je n’sais pas je, j’ai l’impression que vous baisseriez les bras mais, si je n’étais pas moi. Si j’étais un ennemi, et qu’il vous fallait vous battre, je suis certain que vous seriez impressionnante. » Les yeux rivés sur le reste du liquide sombre occupant son gobelet, elle ne savait pas s’il pouvait noter son changement d’expression. S’il était un ennemi et qu’il fallait qu’elle se batte. Elle ne savait que trop bien ce qu’elle était capable de faire dans ces moments-là, et la réponse était beaucoup, beaucoup trop de choses. Impressionnante ? Peut-être. Elle trouvait cela plutôt écœurant. Il n’y avait nulle gloire, nulle fierté à retirer d’avoir fait la guerre. Pas de son point de vue du moins, mais il fallait dire qu’elle ne s’était jamais réellement battue pour une cause ou pour un but. Elle avait bêtement exécuté les ordres qu’on lui avait donnés, sans se poser de question. Elle s’était inclinée devant une autorité plus forte que la sienne, elle avait courbé l’échine et s’était laissée enchaîner sans opposer de résistance. Elle n’en était que moins pardonnable. On avait toujours le choix, et elle avait opté pour la facilité.

Il y avait des choses dont on ne pouvait jamais se pardonner à soi-même.

Elle détourna les yeux une nouvelle fois, chassant ces sombres pensées de son esprit. Ressasser le passé ne la fera pas avancer, et si le pardon ne lui serait probablement jamais donné, ce n’était pas une raison pour pleurer sur son sort. Il fallait aller de l’avant, et l’avant en l’occurrence était représenté par son patron et le lien particulier qui les unissait. « Faites-vous confiance, un peu. Vous avez réussi à dématérialiser la douleur expansive que vous avez retiré à mon organisme, en moins de trois minutes... les secondes ont été des heures pour moi mais sincèrement, vous êtes prodigieuse… et blessée. » Elle fronça les sourcils avec lui, se demandant bien ce que sa blessure venait faire dans l’histoire. Elle était blessée oui, c’était même lui qui avait scanné la blessure, alors pourquoi en reparler ? Elle se redressa alors qu’il se levait, son esprit semblait avoir retrouvé sa place, tout contre le sien... et avait visiblement trouvé le point d’origine de sa douleur. Oh, c’était ça qui le dérangeait. Bah, elle allait s’en remettre, ce n’était pas ça qui allait la mettre HS hein, il fallait qu’il arrête de s’inquiéter aussi.

D’un geste de la main, il lui indiqua qu’ils en avaient terminé ici et qu’il était temps de partir. Lexie ne lui demanda pas de se répéter et se leva à sa suite. Pas trop vite malgré son envie de partir de là et de retrouver la sécurité de son labo, pas trop lentement quand même malgré l’élancement de ses côtes. « Donnez-moi la main. » Pardon ? Elle écarquilla un peu les yeux. Comment ça, lui donner la main genre tout de suite maintenant au milieu de la cafétéria devant tout le monde ? Avait-il perdu l’esprit ? Elle ne connaissait pas très bien les humains, mais il était inutile d’être un génie pour comprendre que ça allait faire couler de l’encre... et si le monde ne l’intéressait pas, cela devenait beaucoup plus compliqué si les gens décidaient de venir dans son labo par pure curiosité. Quoique, ça plairait sûrement à Ghost, il pourrait faire sa grosse bête menaçante et faire fuir tout le monde. « J’aimerais être certain que vous êtes en lieu sûr avant de partir, et j’aimerais revoir vos... animaux. » Oh, alors comme ça il s’en allait ? Elle s’en doutait un peu, il ne pouvait pas rester indéfiniment avec elle, il avait autre chose à faire.

Il attrapa son dossier – encore ce fichu dossier, non mais il la poursuivait partout, au sens littéral du terme – alors que son esprit se refermait sur le sien, se greffant avec une certaine autorité pour partager la douleur qu’elle pouvait ressentir. Lexie retint toute vexation. Elle était timide oui, pas à l’aise en groupe mais cela ne faisait pas d’elle une petite chose fragile. Certes il n’était pas au courant, mais elle avait fait la guerre elle ! Elle s’était battue, avait vu ses camarades tomber au sol, s’était fait bien plus mal qu’une petite côte fêlée. Cependant, c’était son boss. Elle n’avait le droit de ne rien dire, aussi ne dit-elle rien et se contenta de sagement obéir en hochant doucement la tête, glissant sa petite mimine dans la poigne chaude et ferme de l’homme. Aussitôt, elle sentit le lien se renforcer, retrouvant cette intimité qu’ils avaient partagée un peu plus tôt. La douleur s’allégea, alors qu’il en prenait progressivement une partie. Pas tout, il n’avait pas intérêt après ce qu’il venait de se passer, et elle n’avait pas envie de le voir s’effondrer au beau milieu de la cafétéria. D’autant plus qu’elle n’était pas sûre d’avoir assez d’énergie pour le « sauver » une seconde fois.

Malgré le partage, elle évita au maximum de forcer sur ses côtes et les ménagea au maximum pour ne pas aggraver les choses. A moitié perdue dans son monde cybernétique, elle ne fit pas vraiment attention aux regards étonnés qui se posèrent sur eux et surtout à leurs mains jointes. Ça allait jaser. Tant qu’on lui foutait la paix, cela lui convenait très bien. Ils reprirent le chemin de son laboratoire tranquillement, Lexie parfaitement concentrée sur sa tâche mentale. L’esprit à l’écoute de l’autre, surveillant qu’il n’y ait pas le moindre problème. C’était un peu plus difficile de marcher et de maintenir la connexion, mais elle pouvait y arriver. Sans doute pas au début, mais maintenant les choses étaient beaucoup plus facile car le lien avait déjà été établi. Cependant, le fait de se concentrer ainsi et de laisser son esprit ouvert à celui de Stark le rendait sensible aux autres ondes qu’elle pouvait percevoir. Et, non seulement sa cyberpathie était concernée, mais également sa technokinésie. Si d’habitude cela ne lui posait pas trop de problème puisque les machines étaient rarement très apparentes, les choses devenaient un peu plus compliquées quand ils devaient passer devant une salle des machines.

Il avait toujours été très difficile pour Lexie d’expliquer sa technokinésie. Sous ses doigts, les machines prenaient progressivement vie, elle pouvait ressentir instinctivement le caractère que chacune d’entre elles pouvaient avoir. Et, en y insufflant une partie de son âme, en lui concédant un petit morceau de ce qui la rendait humaine, elle pouvait leur laisser la chance d’avoir une conscience propre. Elle pouvait sentir quand elles étaient cassées, situant la panne avec une précision chirurgicale et les réparer d’un simple contact. Les machines étaient à ses yeux plus « vivantes » que les êtres humains qui pouvaient l’entourer. C’était pour cette raison qu’elle s’immobilisa en cours de route, sa tête se tournant vers la porte ouverte laissant apercevoir l’intérieur de la salle des machines. Elle fronça les sourcils. Quelque chose n’allait pas là-dedans. Elle pouvait le sentir, quelque chose de désagréable, pas forcément douloureux juste... alarmant. Si elle devait comparer, sans doute dirait-elle qu’une machine était en train de hurler à la mort. Et ce n’était jamais bon signe. « Quelque chose ne va pas Monsieur. »

L’instinct de Lexie s’était réveillé. Il y avait quelque chose de dangereux. Les machines ne mentaient pas, elles ne mentaient jamais. Elle prit le temps cependant de se détacher tendrement de l’esprit de Tony avant de lui lâcher la main. Puis, elle commença à s’avancer dans la salle des machines, refoulant la douleur revenue de ses côtes en second plan en serrant les dents. Si les techniciens lui adressèrent des regards surpris, ils ne dirent rien. Elle se mordit la lèvre. Sa technokinésie avait besoin d’un contact physique pour fonctionner au mieux, mais là elle n’avait pas le temps de tester les machines une par une. Sa cyberpathie se déploya, se connectant aux machines pour les scanner rapidement, cherchant la panne. Elle se laissa porter par son instinct, posa sa main sur une surface métallique, ferma les yeux pour se concentrer. Le mécanisme commença à se dévoiler lentement dans son esprit, ensemble de rouages et de réaction en chaine. Elle comprenait comment cela marchait. Elle ouvrit brutalement les yeux, passa au-dessus d’une rambarde d’un bond souple, serra les dents à la réception et s’avança dans une section normalement interdite. Il n’était pas très prudent de jouer au funambule sur les machines de travail.

Laissant parler ses muscles, l’adrénaline nouvelle circulant dans ses veines chassant une partie de la douleur, elle se glissa entre les tuyaux, peu soucieuse qu’un garde puisse venir l’interpeler. Enfin, elle posa de nouveau sa main à plat sur une surface métallique. Ce n’était pas cette machine qui était cassée, mais c’était elle qui allait lui dire d’où venait le danger. A nouveau, les rouages s’imbriquèrent dans son esprit, sa cyberpathie étant là pour recueillir les rapports qu’ils lui faisaient. Lexie pâlit brusquement, rouvrit les yeux, tourna la tête vers Stark. Ils avaient un souci. Elle le rejoignit en vitesse, refaisant le chemin inverse avec une certaine agilité, avant se poser sa main sur ses côtes qui protestaient vivement. Ah non, ce n’était pas le moment ! Que faisaient ces foutues nanites quand on avait besoin d’elles ! La douleur était une information, une information qu’elles maitrisaient parfaitement alors qu’elles les bloquent, il le fallait ! « Monsieur Stark ! Le système de refroidissement de la machine là-bas est cassé, elle est en train de surchauffer ! Si on ne l’arrête pas maintenant elle risque d’imploser. » La machine en elle-même n’était pas très importante, ce n’était pas cela qui allait faire exploser l’héliport, ni même toute la pièce. Mais si elle explosait, elle risquait de blesser – voire même tuer – les agents travaillant autour. Et mine de rien, ça faisait un sacré petit monde.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Dim 20 Mai - 16:29

Nous voici en route pour le laboratoire de la jeune demoiselle, légèrement bancals, visibles, regardés.
Bah, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude d’être le centre de l’attention.
Je remarque sans mal que les regards s’orientent sur notre passage d’un seul et même mouvement sur le couple étrange que nous formons. Ma main enserre solidement la frêle poignée de doigts de Lexie et je perçois davantage les zones de douleurs qui la malmènent. Je me concentre sur les côtes qui semblent être la source la plus généreuse en souffrance et je m’empare de ce que je peux afin de soulager la rouquine le temps de notre petite balade tout du moins ;
Je ne sais pas encore de quelle exacte manière ma partenaire ressent nos connexions. Il est vrai, nous ne savons pas totalement ce que perçoit l’autre bien que nous sommes à même de visualiser son contentement ou au contraire ses souffrances.

Moi ce que je perçois, là ? Elle a mal. A différents endroits ; et psychologiquement c’est pire encore. Elle lutte, elle se dérobe devant certaines idées, quelques pensées, elle entre dans un ballet de fuite et de contrecarres impressionnants sans que je ne sache vraiment ce qui l’effraie tant ;
Est-ce depuis que mon esprit est venu se replacer au plus près du sien ? Est-ce du à ce mal physique ? Il n’y avait pas tout ce vertige intérieur lorsque nous échangions « tranquillement » dans son laboratoire ; il y avait beaucoup plus de sérénité.

Pas nécessairement le temps de me concentrer là-dessus ceci dit. Supporter la moitié de sa douleur demande une certaine dose d’application et je monopolise l’attention de mon esprit sur ce travail là. Je sais qu’elle a mal, chaque pas qu’elle effectue me renvoi un signal on ne peut plus clair et d’une logique assez étrange j’ai l’impression de voler la douleur d’un pas sur deux…
Aïe pour elle ; aïe pour moi; aïe pour elle...Voyez ? Rolling Eyes
Ça m’amuserait presque mais j’intensifie le contact de nos peaux comme des bulles qui représentent nos entités psychologiques pour être certain que la connexion soit fluide et nette. Assez pour que la prise de mal soit quasiment instinctive. Facile.
Et ça marche assez bien, je ne suis pas peu fier.

« Quelque chose ne va pas Monsieur. »

Quoi ?
Automatiquement la fine lumière qui émane de mon esprit s’agrandit comme pour couvrir une surface plus large et ainsi contrôler, surveiller le plus d’espace possible. C’est là que je ressens l’alerte incrustée dans les pensées de la miss Redfield.
Pas forcément inquiète, j’ai l’impression qu’elle est excitée et cette impression me rend perplexe. Je hausse un sourcil curieux et m’applique à palper ce qu’elle vit mais je n’arrive qu’à voir l’adrénaline monter en elle, l’impatience faire bouillir ses veines alors que je la suis à pas rapides, frustré d’être éloigné d’elle dans tous les sens du terme ;
Je ressens bien moins les choses de la sorte, ou va-t-elle ??

« Que ?...Pardon, laissez la passer. Lexie faites attention ! »

C’est pas vrai, qu’est ce qui lui prend ?
Je repousse les quelques prudents qui aimeraient me voir quitter les lieux – refusant de devoir assumer une potentielle blessure. Mais qu’ils aillent voir ailleurs si j’y suis, j’ai autre chose à faire que de penser à l’accident qui pourrait avoir lieu ;
Ou est Lexie ?!
Ah, la voilà qui me revient et sans tarder mon esprit revient à elle comme un amant déchiré d’une absence trop durable. La cajolant avec soin, je prends presque plaisir à lui retirer de la souffrance et je l’écoute, enfin.

« Monsieur Stark ! Le système de refroidissement de la machine là-bas est cassé, elle est en train de surchauffer ! Si on ne l’arrête pas maintenant elle risque d’imploser. »

« Bordel ! »

Constructif comme réaction, n’est ce pas ? La belle image pour ma première intervention héroïque devant la petite Lexie Redfield. Je suis moins fier, d’un coup. Enfin pas le temps de polémiquer sur les remords de mon égo démesuré ; il y a urgence.
Je jette un regard sur l’alarme que je déclenche instantanément et me permet un petit « mais bougez-vous ! » quand les ouvriers osent prendre le temps de ranger leurs divers outils ou de regarder l’heure ; Genre, ça va leur être utile comme réaction.

Quand à moi j’essaye de voir via Jarvis d’où peut venir le hic, logiquement chaque machine étant reliée à la centrale principale elle-même détaillée en plusieurs plans et découpes sur un logiciel créé pour elle, je dois pouvoir repérer ce qui cloche…mais la détresse de ma nouvelle coéquipière ne laisse aucun doute : il y a urgence, vraiment !
Je pose une solide main sur son épaule – mauvaise habitude que je prends là – et je plante dans ses yeux un regard de capitaine. Voyez le genre. Le chef : c’est moi.

« Vous pouvez faire quelque chose ? Redfield écoutez : ne soyez pas imprudente. Vous mieux que personne ici êtes capable de savoir comment les choses évoluent. Si la situation est critique, si le risque est trop grand, je vous ordonne de prendre la fuite. Suis-je assez clair ? Blessez-vous, et je me charge de vous corriger. »

Autoritaire, sans aucun regret, j’espère m’être fait comprendre. Je sais qu’elle peut intervenir, mais je ne sais de combien de temps elle dispose ni quelles sont les exactes actions qu’elle doit exécuter. L'inquiétude et la pression mêlées, voilà que je deviens chiant.
Mais elle est surprenante : Lexie n’est pas seulement liée aux appareils technologiques mais également aux machines. Industrielles en l’espèce ; peut elle réparer ce qui cloche ?
J’ai un gros doute. Peut être qu’elle peut seulement localiser le problème et ordonner aux ouvriers de le résoudre.

Suite à l’alarme en furie, voici une équipe vite détachée qui s'amène et je les envois à la suite de la demoiselle…pitié qu’elle ne me pète pas un câble parce qu’elle est accompagnée ! Je leur ai dit d’obéir à Lexie ; nous verrons bien.
Quand à moi je cours jusqu’au centre de contrôle situé sur un semi étage au dessus du bordel de machines. Je les vois, en plus, c’est surtout pour ça que je me place ici.
Continuant de chercher avec impatience les solutions à cette alerte, je mets en route un décompte précis par rapport à la chaleur, la pression et la résistance des matériaux, le tout conjecturé avec les données calculées par les différents logiciels en pleine ébullition ;

3 :53 ; 3 :52 ; 3 :51...

Ouais ça va, je sais (dé)compter !
J’aimerais tellement pouvoir leur être utile, ou simplement leur communiquer ce temps qui s’écoule et qui nous rapproche d’une potentielle catastrophe !...quatre minutes, mais ils ne pourront jamais rien faire…Merde.
D’un rapide « regard » couvrant la gigantesque pièce, mon esprit s’empare du système de micro et je n’ai qu’à m’approcher de l’espèce de mégaphone pour inspirer un bon coup, et gueuler.

« Vous n’avez pas cinq minutes pour intervenir Lexie, revenez tous ici, les portes blindés nous protégerons, tant pis pour les machines nous les réparerons ! Je vous laisse trente secondes ! »

J'ai peur. C'est clair? Qu'ils se ramènent, tous! Je n'ai ici aucune armure - en tout cas pas assez proche pour intervenir avant le pire - et je me sens si impuissant et paniqué que le réacteur qui me sert de cœur dégage une lumière furieuse;
Qu'est ce qu'ils foutent, hein?...
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Lexie A. Redfield
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MessageSujet: Re: Cold Light   Dim 20 Mai - 19:31


« Bordel ! » Woh. Je veux dire, woh quoi. Ça c’était de la remarque constructive. Elle était impressionnée là, vraiment, elle ne savait plus quoi dire. Non, c’était pas vrai, elle ressentit simplement un immense soulagement à ce qu’il la croit sur le champ. Elle avait eu peur de devoir se justifier et d’expliquer tout ce qu’elle venait de ressentir, avant de devoir le convaincre de la prendre au sérieux. Mais non, alors que son esprit revenait se mouler au sien, se liant étroitement, elle se rendit compte qu’elle avait automatiquement repris la main de Stark. Et comme une conne elle avait sursauté, alors que c’était elle qui avait initié le mouvement. Non mais franchement, c’était vraiment un cas désespéré. N’empêche que c’était pas le moment, il y avait urgence. La machine allait vraiment mal, et sa technokinésie s’alarmait de plus en plus. D’un geste ferme, Tony déclencha l’alarme et aussitôt les ouvriers se mirent à évacuer la pièce... lentement. Sans doute pensaient-ils à un exercice. Ils allaient être surpris tiens. Elle avait de nouveau lâché la main de Stark, prête à agir sur la machine en question quand il posa brusquement sa grande main sur son épaule, lui déclenchant un nouveau mouvement de recul.

Non, vraiment, les contacts physiques, non.

Pourtant, elle ne broncha pas alors qu’il plantait un regard qu’elle ne connaissait que trop bien dans le sien. C’était celui d’un chef, d’un dirigeant, d’un supérieur qui allait donner des ordres. Elle avait appris à obéir à ce genre de regard, à ne pas discuter, à se soumettre à cette autorité qu’on lui avait imposée divine. Elle était prête. Que fallait-il qu’elle fasse ? « Vous pouvez faire quelque chose ? Redfield écoutez : ne soyez pas imprudente. Vous mieux que personne ici êtes capable de savoir comment les choses évoluent. Si la situation est critique, si le risque est trop grand, je vous ordonne de prendre la fuite. Suis-je assez clair ? Blessez-vous, et je me charge de vous corriger. » Lexie se contenta de hocher légèrement la tête. Sa timidité, sa réserve avaient en partie disparue sous l’urgence et l’imminence de l’action. Ce n’était pourtant pas une autre personnalité non, c’était toujours elle, c’était juste un masque qu’elle avait appris à revêtir pour bêtement rester en vie et éviter de se prendre une balle. Tout était devenu très instinctif, militaire, informatique presque. Une succession de tâche à réaliser pour réussir un objectif.

Pourtant, son regard était le même. Franc, doux, peut-être un peu plus ferme tout de même. Elle n’était pas en mesure de lui promettre de ne pas se blesser mais elle ferait tout pour obéir aux ordres. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour lui offrir une tendre caresse mentale rassurante et s’élancer dans la salle. Les imposantes machines étaient gênantes dans sa progression, ses côtes l’élançaient à chacun de ses pas, sa migraine refusait de lui lâcher les tempes. Trop de pouvoir, tuait le pouvoir. Sauf que là elle en avait besoin. Serrant les dents, elle entreprit de couper court et d’utiliser toutes ses connaissances de Parkour pour escalader et parvenir à la machine endommagée. Concentrée sur sa tâche, elle ne fit pas attention aux pas précipités sur les grilles qui la suivaient. Ils ne pourraient rien faire de toute façon, elle-même n’était pas sûre de pouvoir réparer la chose avec sa technokinésie. Elle descendit une échelle – ou plutôt se laissa glisser contre les barres verticales et roula sous des tuyaux avant de se butter contre une console, lui arrachant un glapissement de douleur. Bordel, c’était que ça faisait mal cette connerie.

Bondissant cependant sur ses pieds, elle rejoignit la machine qui leur causait tant de souci et posa sa main dessus. Sa migraine protesta vivement et se rebella contre cette utilisation de ses pouvoirs mais elle l’envoya bouler, laissant la mécanique apparaître dans son esprit. Les engrenages se formèrent, les rouages se mirent en mouvement. Elle serra les dents, se rendant subitement compte qu’ils étaient intervenus trop tard et que même s’ils arrêtaient les machines maintenant, la pression serait sans doute trop forte... Elle n’était même pas sûre qu’en réparant le système, cela serait suffisant. Plongeant dans une intense concentration, elle laissa sa technokinésie se libérer et se mit au travail. D’abord, situer le plus précisément possible la panne... Ensuite seulement, comprendre le bon fonctionnement de la machine. Enfin, la réparer. La surface métallique était chaude et gagnait en température de seconde en seconde. Un peu plus et elle risquait de se brûler. Elle grogna. Ses côtes l’élançaient, perturbant sa concentration. Et comme si cela ne suffisait pas, le haut-parleur retentit brusquement dans toute la salle, brisant définitivement sa concentration et la faisant vaciller.

Non mais c’était pas vrai, avait-elle usé de tant d’énergie que cela avec Stark ? « Vous n’avez pas cinq minutes pour intervenir Lexie, revenez tous ici, les portes blindés nous protégerons, tant pis pour les machines nous les réparerons ! Je vous laisse trente secondes ! » Tous ? C’était qui, tous ? Elle releva la tête, chercha du regard autour d’elle. La salle n’avait pas été évacuée ? C’est alors qu’elle les vit. Cette joyeuse bande de mécanicien sans doute venu l’assister dans ses réparations. Qu’est-ce qu’il n’avait pas compris dans elle préférait travailler seule ? Elle n’avait pas le temps de leur expliquer, pas le temps de leur parler, il fallait qu’elle se concentre ! Elle secoua la tête et voulut se replonger dans sa concentration mécanique. Peine perdue. A peine eut-elle posée la main sur le métal bouillant qu’elle la retira vivement, brûlée. Il ne manquait plus que cela ! Elle passa sa main indemne sur son visage alors que les hommes faisaient très vite demi-tour, obéissant sagement. Elle gronda sourdement, tourna la tête pour regarder la machine une dernière fois. « Pardonne-moi ma belle. » souffla-t-elle tout bas.

Mais les ordres étaient les ordres n’est-ce pas ?

A son tour, elle emprunta le chemin qu’avait pris l’équipe technique. Elle porta sa main valide sur son flanc et accéléra le pas, ne pouvant plus couper à travers à cause de la température du métal. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû quitter son labo ! Le monde était toujours comme ça, toujours prêt à vous pourrir la vie et à vous blesser dès qu’il en avait l’occasion. Elle détestait les gens. Comment n’avaient-ils pas pu voir ce dysfonctionnement ? Comment avaient-ils pu laisser les choses en arriver là ? Elle secoua la tête. Peut-être était-elle trop sensible aux machines. Elle était connectée à elles, et si elle ne ressentait pas réellement de douleur quand elles ne fonctionnaient pas, la sensation était tout de même désagréable. Elle détestait les humains, si égoïste, incapables de prendre soin de ce qui les entouraient. Un sentiment d’écœurement lui noua la gorge. Ils étaient presque à mi-chemin lorsqu’elle entendit le bruit lancinant du métal qui se rompt suivi d’un cri de surprise et de douleur mêlées. C’était malin ça, qu’est-ce qu’il se passait encore ? Elle ne tarda pas à les rejoindre pour constater les dégâts. Sous l’augmentation brutale de chaleur et la pression engendrée par le dysfonctionnement du système, une poutre avait cédé, leur barrant la route. Le groupe avait été scindé en deux, elle d’un côté, l’équipe de l’autre.

Évidemment.

Elle allait rire de l’ironie de la situation quand elle entendit un gémissement de douleur provenant du sol. Non, elle n’était pas seule ! Se précipitant pour rejoindre l’homme qui avait été pris dans la chute, elle l’examina rapidement du regard. « ... Ma jambe ! » Oui, sa jambe était coincée sous la poutre. Malin. « Ne bougez pas. » Attrapant la poutre à peine main, Lexie serra très fort et les dents et, ses nanites aidants, elle souleva la poutre juste assez pour que l’homme puisse retirer son appendice de là. Cependant, ses mains rendues glissantes par la transpiration dérapèrent et la poutre tomba, déclenchant une nouvelle secousse et faisant tomber une nouvelle barre... sur elle cette fois. Et, le hasard faisant très mal les choses, tout cela tomba bien entendu sur ses côtes fragilisées. Un craquement sinistre retentit, un éclair blanc de douleur lui scia toutes ses forces pendant un instant et lui coupa le souffle. Elle toussa. La salle avait eu le temps de se transformer en vrai four. Combien de temps avait-il dit qu’il leur restait ? Moins de cinq minutes ?

Ils n’auraient jamais le temps de sortir d’ici.

L’adrénaline aidant, Lexie repoussa la barre brulante et porta sa main à ses côtes. Elles étaient bel et bien brisées cette fois-ci. Elle grimaça, et retira sa main, constatant le sang sur ses doigts. La côte avait dû percer la peau en se cassant. Ou alors, elle s’était coupée. Elle se remit difficilement en position assise, son esprit fonctionnant à toute allure. Il fallait qu’elle les sorte de là ! A côté, l’homme l’observait avec inquiétude. « Vous pouvez marcher ? » demanda-t-elle difficilement. Au regard désolé qu’il lui lança, elle comprit bien vite la réponse avant même qu’il eut ouvert la bouche. « Non je... je crois que mon tibia est cassé. » Génial. De mieux en mieux. Stark ne pouvait pas les entendre, elle ne pouvait pas le joindre mentalement d’où elle était avec leur trop jeune connexion. L’équipe était partie. Il ne remarquerait pas si elle tentait de le contacter par mail ou par téléphone. Il pensait certainement qu’elle était partie avec l’équipe, il allait fermer les portes et ils allaient être piégés à l’intérieur. Il allait falloir qu’elle se débrouille. D’abord, mettre l’homme en sécurité, ensuite, tenter d’empêcher une catastrophe.

Bon sang, elle n’avait plus fait ça depuis qu’elle avait quitté les Opérations Spéciales ! Tout cela aurait dû être derrière elle ! Elle pesta, mais ce n’était pas le moment de songer à ça. Elle se remit debout, difficilement, une douleur vive aux côtes et à la joue. D’un revers de la main, elle essuya le sang qui avait coulé. Elle avait dû s’ouvrir en percutant la grille au sol. Se penchant en ignorant la douleur, elle attrapa l’homme par le bras et le força à se remettre debout, le faisant s’appuyer sur elle à la place de son tibia blessé. Elle dut prendre sur elle pour réprimer sa répulsion première des contacts, mais la situation était trop urgente pour s’attarder à de tels détails. « Je vais vous mettre en sécurité. Ensuite, j’irai faire de mon mieux pour limiter les dégâts. Vous allez vous en sortir monsieur. » Ouais. Elle allait faire ça. Rapidement, elle usa de sa cyberpathie et de sa technokinésie pour se connecter aux machines autour d’elle. Elle trouva le meilleur lieu à proximité, quelque part qui le protégerait d’éventuelles projections et qui ne risquait pas d’exploser. Posant sa main valide sur un bras articulé, elle le fit s’arquer et verrouilla le mécanisme. Si jamais un poutre tombait, il pourrait encaisser le choc et protéger le monsieur.

Combien de temps lui restait-il ? Pas assez elle supposait. Clopin-clopant, elle alla retrouver sa machine furieuse qui menaçait de faire tout exploser et, ôtant sa veste en gémissant de douleur – c’était bien sa côté qui avait percé sa peau putain – elle la roula en boule et la plaqua contre le métal pour se protéger de la chaleur et posa sa main à travers. La connexion serait plus longue et difficile mais elle était toujours possible. Plissant le front, elle se concentra et avec une lenteur insupportable, elle visualisa les rouages qui s’activaient furieusement. Calmer les choses. Les réparer. Lentement. Progressivement. Se calmer. La technokinésie exigeait un calme complet. Arrêter de se focaliser sur soi-même pour s’ouvrir totalement à un monde mécanique normalement interdit aux humains. S’offrir, enfin. Avec une précision extrême, Lexie se mit à l’œuvre. Il était trop tard pour tout réparer, mais elle pouvait limiter les dégâts. Les mécanismes changèrent, les engrenages s’adaptèrent, le cœur même de la machine se modifia. Et tout se calma, tout doucement. La machine s’apaisa, le système de refroidissement se remit en marche.

Sous la chaleur du métal, sa veste prit feu et elle émergea brusquement de sa concentration quand les flammes léchèrent son bras avec avidité. Elle lâcha le tout immédiatement et recula. La chaleur devenait insupportable. Sa vue commençant à se troubler, elle s’assit – ou se laissa tomber en amortissant plus ou moins la chute – et ignora les plaintes de son corps pour se connecter par cyberpathie aux machines alentours. La source des problèmes était réparée, maintenant il fallait déclencher les mesures de sécurité et allumer à mort la ventilation. Qu’on respire un peu. Elle déjoua rapidement l’éventuelle résistance de sécurité qu’elle pouvait rencontrer et, en quelques minutes, toutes les machines se stoppèrent ou changèrent de régime de marche pour s’adapter. La chaleur recula, et Lexie resta allongée sur le sol. Elle n’avait plus entendu Tony, soit elle ne faisait pas attention, soit le haut-parleur de la salle de contrôle avait fondu ou s’était cassé. Peu importait. La salle était sécurisée. Les choses ne risquaient plus d’exploser, sa technokinésie le lui assurait. Il y avait quelques dommages bien entendu, mais rien de dramatique.

Elle était épuisée. Mentalement surtout. Son corps était blessé, mais en forme. Sa migraine avait redoublé, ses côtes lui broyaient l’esprit à chacune de ses respirations – heureusement, ces côtes-là étaient trop basses pour atteindre des organes en se brisant – elle avait la joue ouverte, la main droite brûlée ainsi que l’avant-bras gauche. Elle avait cependant une dernière chose à vérifier. Rassemblant l’énergie qui lui restait, elle se remit debout difficilement et s’appuya sur les rampes de sécurité pour se traîner jusqu’au type de la sécurité. Il était là, il allait bien. Il lui offrit un sourire pour la rassurer devant son regard inquiet. Elle sourit en retour et se laissa tomber sur les marches, s’appuyant contre le bras mécanique qu’elle avait fait bouger un peu plus tôt. Il allait falloir attendre qu’on vienne les chercher maintenant. Elle allait se faire engueuler par Stark. Elle était blessée. Bah. Elle n’était plus à ça près. Fermant les yeux, elle s’accorda quelques instants de répit avant d’entendre au loin la galopade furieuse de Ghost sur les machines. Oh, il était venu lui ? Les portes devaient être ouvertes maintenant, ce qui signifiait qu’on allait venir les chercher. La panthère les rejoignit en vitesse, coupant à travers tout pour être aux côtés de Lexie. Souriante, elle passa un bras autour des puissantes épaules de la machines. Brave bête. Elle entendit vaguement l’homme signaler leur position, son esprit tentant timidement de ramper autour d’elle pour chercher celui de Stark. Allait-il bien ?
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MessageSujet: Re: Cold Light   Dim 20 Mai - 21:39

3 :02 ; 3 :01 ; 3 :00 ; 2 :59…

P*tain de ! Mais ou sont-ils ?
Dans un état d’alerte parfaitement proportionnel à celui de cet étage de l’héliport, mon organisme entier répond à une angoisse et un énervement du à mon impuissance que j’ai du mal à contrôler. C’est avec des gestes nerveux et mal assurés que j’essaye de déclencher les mécanismes anti-incendie quand je réalise que la température monte à vitesse grand V ; en partance de l’endroit exact où je viens d’envoyer toute une équipe de techniciens ; et la petite Redfield…
Bon sang Tony.

Je quitte la salle de contrôles en me massant les tempes et je tapote ensuite machinalement le réacteur implanté dans mon corps, un geste devenu véritable réflexe lors de grand stress. Je m’assure une dernière fois que tout est bien fermé pour éviter que ce matériel là ne disparaisse.
Je peux y aller.
Je dévale les quelques marches d’escalier dans un bruit de véritable concerto de percussions avant de me rapprocher de la porte de sortie…sans pour autant la franchir. D’ici je devrais les voir arriver, ils sont juste en face ; merde, toute cette vapeur, cette fumée, et cette étrange odeur de catastrophe, ça pue! Laughing
Qu’est ce qu’ils font ??!
Je fais deux ou trois pas pensant naïvement que j'y verrais plus clair quand on m’attrape par l’épaule et m’attire à l’extérieur. Merde merde merde ; qu’est ce qu’ils foutent ?! Ou est l’armure ? Qui s’occupe de ma sécurité personnelle ? La meilleure défense étant l’attaque, ou est ce crétin d’agent à qui j’ai confié le dispositif ?...

« Monsieur Stark la zone menace d’exploser veuillez vous tenir éloigné nous gérons la… »

« Vous gérez ? Vous gérez quoi au juste les portes se referment alors que quatre personnes sont encore là dedans ! »

J’empêche l’énorme bloc de métal blindé d’atteindre le sol en paralysant son mécanisme alors que le mec qui se permet de me tenir refuse vraisemblablement de me lâcher ; je rêve, n’est ce pas ?
La migraine qui me prend n’est pas du à mes capacités, ou à la jeun technopathe, pour la simple et bonne raison que je ne la sens plus ! Plus du tout ! Ou est-elle ? Il faut y aller, qu’on aille chercher mon armure, qu’on me rende le bracelet et que ;
Ouf.

« Les voilà monsieur, calmez vous ils sont ici !...ils sont, deux. »

Non. Non je dis non. Tout simplement ; peut-on faire plus clair ? Je ne pense pas. J’ai dit non ! Ils vont aller me les chercher, c’est moi qui vous le dis. Lexie est toujours là bas à lutter contre les machines j’en suis persuadé et si je ne sais dans quel contexte exact, un mot me revient immédiatement en tête : urgence.

Je repousse avec une violence surprenante l’agent qui m’enserre et je ferme les yeux en posant un genou au sol. La retrouver. Elle, cette petite bulle, brillante, lisse, douce, taquine…je fais abstraction des ordinateurs, des circuits imprimés, des fils conducteurs, des batteries, des logiciels, des charges, du décompte – qui d’ailleurs à atteint le zéro : la rouquine a forcément réussi quelque part – j’oublie même ceux qui m’entourent et je trouve ! Elle est , je m’en approche et ;

« Argh !... »


« Monsieur ! Qu’est ce qu’il y a ? Évacuez-le ! »

Qu’on me lâche par pitié je vais exploser ! Ce n’est plus cette machine en furie qu’il faut désormais craindre, c’est mon corps qui va imploser et les réduire en miettes s’ils ne comprennent pas que j’ai besoin de calme !
Pourquoi ne puis-je l’atteindre ? Je l’approche, je suis libre et subitement, dès que je perçois nettement sa silhouette légèrement rosée, un immense mur se matérialise et je suis stoppé net dans ma connexion, renvoyé de l’autre côté, comme si j’avais rebondi contre une barrière d’énergie.
Aïe. Et ce n’est guère agréable.

« Il y a une jeune femme là bas et une autre personne il faut croire et ; il faut les ramener c’est clair ?! »

« Impossible ! Les alarmes sont à leur maximum et tout menace encore de nous exploser à la figure si l’on ne…attendez. Qui a touché quoi ? »

Kof, mais vas apprendre à parler !
Je me dégage de leur saloperie de poigne pour m’engager dans la pièce en me reconnectant à tous les appareils – ceux auxquels il est judicieux de se greffer – pour essayer de comprendre ;
Ceci dit je connais les grosses lignes avant d’avoir tourné les pages : la demoiselle a réussi à stopper l’hémorragie principale. La machine, et surtout nous, sommes saufs.
Mais eux pas forcément.

« Lexiiie ?!! »

Un jeune homme prend part au sauvetage en courant à mes côtés, le visage défiguré par la peur. Je crois que c’est l’un des gamins qui faisait partie de l’équipe technique que j’ai envoyé derrière la jeune mutante.
Je me mords la lèvre et accélère le pas alors qu’armés de tout un attiraille pas nécessairement utile, une poignée d’agents nous suivent d’un pas assuré, impassibles. Presque plus froids que des machines.

Dans des gestes précis, techniques, solides, et déblayent le chemin quand un obstacle s’interpose et je subis de plus en plus la tension de mes nerfs. Migraine et douleurs des cervicales ne font qu’accroitre mon état de colère. Ça ne durera pas et ce n’est pas le genre de chose capable de me freiner ; c’est simplement usant, à la longue, et ça doit faire quinze minutes que je suis en alerte. J’imagine que la bulle caractéristique de mon esprit se retrouve dans cet état de peur et d'illogisme, secouée par de forts remous tel une eau troublée après la chute maladroite d’un abruti…

« Aaattention !! »

J’ai à peine le temps de me retourner que l’énorme tas de ferraille est déjà à ma hauteur. Il s’écrase bruyamment à mes côtés – nos côtés, le jeune homme étant toujours là – et m’adresse un regard que je perçois très agressif Laughing pas rassurant quoi, mais il poursuit son chemin comme si de rien n’était et parcourt sans le moindre mal la distance qui le sépare de sa maitresse ;
Suivons-le dans ce cas ! Si seulement on y arrive, certes.

« Sortez le nécessaire médical ils, ils sont là ! »

Mon pouls s’accélère comme s’il était en mesure d’aller plus vite encore et je retire ma veste en me précipitant vers la demoiselle, ignorant courageusement l’énorme bête à ses pieds ;
Et merde, elle est blessée. Elle est on ne peut plus blessée mais le visage endurci du garde du corps à quatre pattes accompagné d’un superbe rugissement nous fait tous reculer d’un pas. Absolument tous. Lorsque j’entends cependant les plus vaillants agents armer leurs flingues, je tends le bras en leur direction, sans quitter la demoiselle des yeux.

« Occupez-vous de lui… »

Dis-je en désignant ensuite le blessé. Son ami, camarade, collègue ou je ne sais quoi qui courait à mes côtés tout à l’heure est désormais rassuré et s’emballe pour qu’on apporte les premiers soins à son partenaire.
Et comment faire pour Redfield ?

« Laissez-vous faire Lexie je ne vous laisse pas bien le choix il faut qu’on s’occupe de vous, regardez-vous ! »

Je hausse le ton et la bestiole m’imite sans se faire prier, me faisant presque sursauter. Les jets d’eau censés combattre tout incendie se déclenchent à nouveau et viennent, comme une cerise sur le gâteau, nous arroser joyeusement alors que je lui tends la main ;
Elle ne va quand même pas faire la difficile dans ces conditions, dans un tel état d’épuisement !

« Je sens que vous êtes très faible…ayez confiance je vous prie. Je, c’est ma faute je ne partirais pas tant que vous ne serez pas soignée… »

Les quelques agents qui restent – les autres ont emmenés le blessé – sont en train de découper les trop larges morceaux de fer et autres poutres écroulées afin de faciliter notre retour vers l’infirmerie. Oui parce que : passage obligé.
La main toujours tendue vers la jeune femme j’approche mon esprit du sien avec tant de crainte, de pudeur, d’appréhension que je ne parviens même pas à établir une connexion. Nous sommes peut être trop épuisés…et le rejet de tout à l’heure fut si soudain que sincèrement, je le redoute.

« Si vous ne voulez pas de brancard, très bien. Si vous ne voulez pas de radio je m’en charge. Si vous ne voulez pas de médocs c’est votre souci…mais laissez les refermer cette plaie ou ; ne serait-ce que vous confier un lit et une surveillance de votre santé. S’il vous plait. »
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MessageSujet: Re: Cold Light   Lun 21 Mai - 7:07


L’adrénaline commençait à doucement refouler et son corps en profita sournoisement pour lui faire payer tout ce qu’elle venait de lui faire subir. Elle s’efforça de rester le plus immobile possible pour ne plus rien aggraver mais c’était peine perdue. Chacune de ses respirations lui faisait souffrir le martyr, ses côtes souhaitant visiblement ouvrir un peu plus la plaie en sciant sa peau de leurs bords tranchant. Les brûlures sur sa main et son bras commençaient sérieusement à la faire souffrir, et elle n’avait absolument rien pour soulager la douleur. Sa joue était celle qui était relativement la plus sage, se contentant de saigner abondamment – comme toutes blessures au visage – et de la faire souffrir uniquement lorsqu’elle parlait ou qu’elle souriait. Mais le pire dans tout cela devait être l’intense fatigue mentale qui s’était emparé d’elle. Elle ne pensait pas avoir tant tiré sur la corde. Il fallait croire que si. Il avait fallu que Ghost soit très proche pour qu’elle puisse le sentir, alors qu’en temps normal elle était capable de le localiser n’importe où sur Terre.

Maintenant, un bras passé autour de ses puissantes épaules métalliques, elle se laissait bercer par le doux ronronnement qu’il émettait. Elle sentit l’étau puissant et solide de son âme se greffer sur la sienne, l’empêchant de sombrer, lui transmettant un peu de son énergie. A cet instant, il était son point ancrage, la seule chose qui la retenait véritablement à la réalité. Elle n’en pouvait plus. Elle ne voulait plus combattre la migraine qui lui vrillait le crâne. Elle était trop épuisée pour se connecter ne serait-ce qu’à son téléphone portable. Elle n’avait qu’une hâte, se blottir dans son lit, sous la protection de Ghost et de sombrer juste le temps qu’elle récupère un peu. Ses blessures, elle verrait plus tard, elle n’avait pas envie de s’en soucier maintenant. Mais bien sûr, c’était trop demandé au monde de lui foutre la paix ne serait-ce qu’une journée. Il allait toujours y avoir une bande de zouaves prêts à se ramener pour faire remonter son niveau de stress malgré la fatigue, stress qui allait vite se transformer en panique... Heureusement que Ghost était là pour veiller.

Elle crut distinguer un peu plus loin une voix qu’elle connaissait bien maintenant. « Sortez le nécessaire médical ils, ils sont là ! » Ah non. C’était mort. Ils savaient où ils pouvaient se le foutre leur nécessaire médical ? Elle était suffisamment mal en point comme ça, inutile de rajouter quelqu’un pour venir la tripoter. Ce n’était pas parce qu’elle était crevée qu’elle allait se laisser faire. Elle ouvrit péniblement les yeux alors que Ghost émettait un puissant rugissement pour faire reculer tout le monde. Le message était clair au moins, elle bénit tous les dieux existants de lui avoir donné l’occasion de créer sa panthère. Elle était véritablement une bénédiction. Mais bon, il ne s’agissait pas non plus qu’elle saute à la gorge de tout le monde et, s’appuyant un peu sur la carcasse métallique, elle se redressa et il lui fallut plusieurs secondes pour ajuster sa vue et voir Stark donner des ordres. « Occupez-vous de lui... » Oh, elle l’aimait ce type. Au moins elle était sûre que lui, Ghost n’allait pas le bouffer. Il était intelligent, il ne prendrait pas le risque de blesser une personne qui était mentalement connecté avec sa protégée.

Les hommes contournèrent sagement sa bête avec application et allèrent s’occuper de l’autre homme blessé. Cela voulait dire qu’il était en vie et qu’il allait relativement bien. Elle poussa un soupir de soulagement. Elle avait réussi finalement, elle avait sauvé tout le monde – du moins elle le pensait. Il lui faudrait quand même s’en assurer plus tard, en posant la question à son boss. « Laissez-vous faire Lexie je ne vous laisse pas bien le choix il faut qu’on s’occupe de vous, regardez-vous ! » Ah non, il était hors de question qu’elle bouge davantage la tête, elle était suffisamment crevée, elle devait déjà concentrer toute son énergie pour le regarder lui. Il avait haussé le ton au fil de sa réplique, ce à quoi Ghost n’hésita pas à répondre en grognant un peu plus fort, franchement menaçant. Lexie n’était pas assez en forme pour recevoir un savon. Et comme si la situation n’était pas assez compliquée, le système anti-incendie se déclencha, mouillant toute la pièce, eux compris. Génial. Déjà qu’elle avait froid avec la chute de l’adrénaline et du refroidissement brutal de la pièce, il fallait en plus qu’elle soit trempée.

Cela eut cependant le mérite de la réveiller un peu.

Négligeant le danger qu’était la grosse mâchoire de Ghost, il lui tendit doucement la main. Il ne s’attendait quand même pas à ce qu’elle la prenne ? Pour qu’il la tire en avant et que ses côtes achèvent de trancher toute sa peau ? « Je sens que vous êtes très faible... Ayez confiance je vous prie. Je, c’est ma faute je ne partirais pas tant que vous ne serez pas soignée... » Qu’est-ce qu’il racontait encore ? Elle était faible oui, elle n’était pas assez fière pour prétendre le contraire. Elle était crevée. Elle avait l’habitude de gérer des situations extrêmes et dangereuses, c’était comme ça qu’elle avait tenu le coup tout du long et qu’elle avait su réagir vite, mais là, c’était terminé et la fatigue réclamait ses droits sur son corps. Elle avait confiance en lui. C’était stupide, elle était horrifiée à ce simple constat alors qu’elle le connaissait que depuis quelques heures mais c’était comme ça, elle ne pouvait pas s’empêcher de croire en lui, de lui accorder sa confiance. Elle s’était ouverte mentalement toute entière sans lui opposer de résistance. Elle lui avait remis les clés de son âme. Que voulait-il de plus comme marque de confiance ?

Elle allait accepter cette main tendue, il lui fallait juste une seconde pour passer outre sa répulsion physique – oh et puis non, elle était trop crevée pour ça, et l’idée même de sursauter était insupportable tant ses côtes la faisaient souffrir. Mais la douleur était tellement présente dans son esprit qu’elle avait du mal à se concentrer sur autre chose. « Si vous ne voulez pas de brancard, très bien. Si vous ne voulez pas de radio je m’en charge. Si vous ne voulez pas de médocs c’est votre souci... mais laissez les refermer cette plaie ou ; ne serait-ce que vous confier un lit et une surveillance de votre santé. S’il vous plait. » Le brancard elle en voulait bien, les radios être enfermée dans une machine ne la déranger pas, les médocs elle en prenait bien volontiers, en revanche l’idée même de laisser quelqu’un tripoter son corps, même pour la soigner, non. Mais elle n’était pas vraiment en état de protester à cet instant même. Encore fallait-il qu’elle arrive à se mettre debout. Et là tout de suite, alors qu’elle ne ressentait rien d’autre que le froid mordant et la douleur physique, cela s’annonçait compliqué.

Mais Lexie ne baissait pas facilement les bras quand on lui donnait un ordre.

Mentalement connecté à Lexie, Ghost sentit son intention et commença à se lever en même temps que sa maitresse pour supporter son poids et alléger un peu ses souffrances. Quand elle fut suffisamment redressée, Lexie accepta avec douceur sa main tendue et fit de son mieux pour rester debout sans tanguer. Sa main libre et blessée vint instinctivement se refermer sur ses côtes qui avaient fini par transpercer sa chemise au même titre que sa peau, le sang formant une ma foi fort jolie fleur écarlate autour du trou. Ouais, elle était mal en point. Vraiment. Les brûlures n’étaient pas graves, juste superficielles mais diablement douloureuses. Son avant-bras était brûlé du poignet jusqu’au coude en une longue trace rougeâtre. Le sang sur sa joue avait fini par tâcher le col de sa chemise. Elle allait avoir des douzaines de bleus un peu partout, mais ce n’était pas le plus important. Là, il fallait faire la brave et marcher. « Monsieur Stark... » Mais avant toute chose, il fallait mettre les choses au clair avec le monsieur. « Je... Je suis désolée, je n’ai pas réussi à sauver toutes les machines et la salle... et je suis blessée. » Elle baissa la tête, regarda ses pieds.

Elle s’en voulait véritablement. Et en plus, elle était blessée. Elle n’avait pas réussi à obéir à une seule des consignes que lui avait imposées son boss. Sa main fut secouée d’un tremblement alors qu’elle se refermait faiblement sur celle de l’homme. Elle frissonna alors que le froid venait se refermer sur son corps. Elle savait ce que c’était le froid elle. Quand on avait froid tout le temps, même en plein soleil. Jusque dans les os, quand le sang coulait comme un aplat de glace. Elle connaissait. A cet instant, elle avait l’impression qu’elle allait claquer, que son cœur allait lâcher, imploser dans sa poitrine. Elle ne savait pas exactement ce qui le retenait d’ailleurs. Peut-être l’étau d’acier de Ghost sur son esprit. Peut-être la timide chaleur de la main de Stark dans la sienne. Ou plutôt, le très léger rapprochement mental que son patron essayait de faire, sans réellement oser. Elle ne comprenait pas. Avait-elle l’air si fragile ? Avait-il peur de quelque chose ? En un dernier effort, son esprit se tendit vers le sien, avec toujours cette douceur qui le caractérisait si bien. Je suis là va. Arrête d’avoir peur, viens. J’t’attends.

J’ai besoin de toi.

Lentement, comme quelqu’un qui s’écroule, elle vint s’échouer mentalement contre la conscience de Stark. Elle n’avait plus l’énergie de former un contact. Elle se laissait simplement faire, son esprit répondant par réflexe à ses caresses, s’efforçant de le rassurer, toujours. Il semble choqué, mais elle n’eut pas la force de se demander pourquoi. Elle se contenta de couler, avec délicatesse sur les marques qui pouvaient rester sur son âme. Comme un baume que l’on mettrait sur des blessures pour les apaiser, comme une boisson chaude sucrée au miel qui coulerait sur une gorge irritée. Sa propre douleur refoulée au plus profond d’elle-même pour ne pas qu’il y touche. Elle n’avait pas la force de faire un transfert. Elle se roula en boule par la pensée tout contre lui, se laissant aller dans la chaleur rassurante et protectrice de son esprit. La conscience de Ghost, fidèle et attentive, s’était refermée sur leur union, sans les emprisonner, simplement pour veiller et raffermir ce lien qui existait entre eux. « Pardonnez-moi Monsieur. J’ai échoué. » eut-elle le temps de souffler. Et puis, brusquement, la gravité s’inversa. Elle eut juste le temps d’entendre le grondement surpris de Ghost avant de comprendre qu’elle était dans les bras de son boss.

Depuis quand était-il si proche lui ?

S’était-il approché ? Etait-elle tombée ? S’était-elle rapprochée d’elle-même ? Elle n’en savait rien. Elle n’avait pas opposé la moindre résistance. L’esprit calé contre le sien, son état de fatigue lui interdisait toutes réactions excessives, son corps suivant donc docilement l’inclinaison de son esprit, à savoir se laisser aller contre Stark. Elle emmerdait son manque d’habitude de contacts physiques. Elle était trop crevée pour cela. Elle passa son bras blessé autour de ses épaules et fit de son mieux pour s’y appuyer, délestant ses bras d’une partie de son poids pour le répartir un peu partout sur son corps. Une façon à elle de l’aider et de le remercier. Elle pouvait marcher, mais tout de même. Elle posa sa tête sur son épaule et appuya son front contre son cou, à peine consciente de ce qu’elle était en train de faire. Leur contact mental se précisa, et elle put un peu mieux ressentir sa présence dans sa tête. Elle s’en foutait. Elle était bien, là. Ghost marchait à leurs côtés, grognant férocement contre quiconque tentant de s’approcher ou de prendre Lexie.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Lun 21 Mai - 8:55

Ils ont beau taper de toutes leurs forces, s’impliquer avec hargne et puissance, détermination, ils semblent si solides face à des matériaux pourtant fait pour résister, ne jamais céder, ils sont dans un véritable combat contre les machines – ou plutôt contre les quelques cadavres de machines – ils font résonner les gémissements du métal qui finit par baisser les bras sous leurs assauts musclés, ils démembrent avec une efficacité déconcertante les bras de ferrailles qui pourtant avaient fait mine de se figer sous la fausse pluie dégringolant du plafond ;
Ils ont beau faire un bruit de tous les diables dans un véritable spectacle de destruction et de carnage, je ne les entends pas. Les agents du SHIELD en pleine pseudo mission de sauvetage.
Pourquoi s’acharner ? L’acier chaud s’est figé sous les gouttes d’eau et il faudrait d’abord laisser les blessés sortir d’ici avant de s’amuser à cogner ;
Mais je ne les vois plus. Il n’y a que Lexie, et son chat, aussi.

La main tendue et vraisemblablement décidée à trouver partenaire, je n’oscille pas d’un poil et attends que la jeune femme se décide à bien vouloir recevoir mon aide, sinon je serais contrains de la forcer. Il y a certes sa bête, mais la rouquine nous a présenté plus tôt et si je doute que cette panthère m’apprécie je suis relativement certain qu’elle n’agirait pas contre moi sans le consentement de sa chère maitresse.
Alors, vient-elle ?
Je suis mort de chaud et je sens à peine l’humidité s’infiltrer sous mon costume ou les trainées d’eau parcourir mon visage jusqu’au menton, visiter mes cheveux et mourir au bord de mon front.
Il n’y a que la petite bulle, minuscule, à la lumière bien pâle, étouffée. L'inquiétude me noue l’estomac comme le cœur et je hoche lentement le visage en dernier signe d’incitation.
Qu’elle vienne ou les médecins prétexteront leur statut pour nous obliger, elle comme moi.

Le voilà. Ce doux contact. Oh, ses doigts sont mouillés. Hum, les miens aussi. Mais il est doux, ce touché. Je resserre ma main autour de la sienne dans un geste protecteur et si mon impuissance est toujours écrasante j’ai la prétention de penser que ma présence n’est pas que noirceur.
Si je n’étais pas si têtu, peut être que ces gens ne seraient pas venus. Ne seraient pas là à faire de grands et ridicules gestes en signalant qu’elle est mourante. Peut être que son esprit serait plus apaisé, peut être que j’aurai pu, tout à l’heure, l’atteindre et la consoler…
Mais les portes auraient été fermées et malgré ses prouesses de la journée, je crois que Lexie aurait été emportée par ces machines qu’elle comprend tant.
Merci, elle est en vie.

« Je... Je suis désolée, je n’ai pas réussi à sauver toutes les machines et la salle... et je suis blessée. »

« Économisez votre souffle, surtout si c’est pour dire des bêtises. Vous avez minimisé les dégâts soyez en sûre et vous…oui vous êtes gravement blessée. La punition tombera mais faites moi le plaisir de rester avec nous. »

J’esquisse un bien maladroit sourire, plus nerveux qu’autre chose, alors que sa main fébrile remue dans la mienne comme sous l’emprise d’un tremblement, du à sa faiblesse.
J’adresse un nouveau regard de dissuasion au type qui persiste à vouloir nous donner un coup de main. Ne craint-il pas l’énorme monstre de fer juste à nos côtés ?! Je ne lui laisse pas vraiment l’occasion d’argumenter et je lui ordonne d’aller préparer un lit à l’infirmerie, les médicaments et tout le nécessaire pour prendre en charge la demoiselle Redfield ;

Puis la minuscule bulle s’approche et je repose mon regard sur Lexie au moment ou la connexion est rétablie. C’est, un soulagement. C’est comme être de retour dans une pièce chaleureuse après une journée en ville sous la pluie. C’est apaisant, et si ça ne résout pas les ennuis, si ça ne répare pas les blessures, ça me calme et mes muscles se décrispent légèrement avant de se déchirer sous tant de pression !
J’ose espérer que l’apport et le soutien est identique chez elle. Au moins que le lien recréé entre nous ait un effet positif…même le plus discret du monde, ce serait si parfait.
L’entité dominante n’est que protection et consolation, entourant sa partenaire d’une chaleur précisément choisie, de caresses soigneusement exécutées, je laisse ensuite la troisième source de lumière s’approcher des nôtres et remercie la bête d’être si présente pour la petite rousse.
Et maintenant ?

« Pardonnez-moi Monsieur. J’ai échoué. »

« Lexie ; je vous ai dit de… ! »

Je ne lui ai jamais demandé de tomber, ça j’en suis certain !
Au moment ou ses jambes se dérobent j’apporte sa main à hauteur de mon épaule, passant un bras sous les siennes, et je me baisse en accompagnant sa douce chute pour que mon bras libre puisse glisser sous ses genoux ;
L’animal de compagnie ayant utilisé son solide front pour amortir l’effondrement de la demoiselle, je peux la soulever sans mal et la blottir dans mes bras. Anxieux, craintif, je n’oublie pourtant pas d’être le plus robuste du monde à cet instant, mon esprit se mettant à briller avec fierté alors que je la tiens d’une poigne foutrement tendre ; attentionnée.
Délicatesse les enfants…délicatesse.

« Ça va aller maintenant, détendez-vous mais ne vous éteignez pas…vous n’avez pas échoué vous avez transformé une mission impossible en léger dérapage…je n’aurais jamais du vous pousser dans ce brasier mais vous avez apaisé la machine dangereuse et sans votre intervention il n’y aurait plus la moitié du contenu de cette salle… »

Je lui parle. Je lui parle alors qu’elle a tout l’air endormie. Évanouie ? Oh non hein, on ne s’est pas donné tout ce mal pour en arriver là ! J’accélère le pas et mon esprit s’accorde à mes mouvements plus saccadés pour envelopper plus paisiblement, onctueusement le sien et contrecarrer autant que faire se peut les secousses douloureuses ;
Qu’on se pousse, vite ! La panthère nous ouvre la marche, nous couvre quand je la dépasse, nous fait le chemin en revenant devant nous après un raccourci. J’ai confiance en elle, et je peux sans crainte me concentrer sur les attentions psychologiques – et j’espère utiles – que je porte à la jeune technopathe.
Je continue de parler.
Sa façon de comprendre les machines, ce n’est probablement pas un bon feeling comme n’importe quel mécano, c’est une véritable osmose entre elle et ces géants de fer. Elle n’a pas réparé la dangereuse ; elle l’a soignée, apaisée, ses sifflements se sont sereinement tranquillisés. Elle savait qu’on s’occupait d’elle avec talent, elle a eu confiance, elle a cru en Lexie ;
Je n’aurais pourtant jamais du l’envoyer là-bas.

« Monsieur Stark ! Vous êtes blessé ! »

Mais non, abruti, je n’ai rien.
Je ne me retourne même pas puisque de toute façon même s’ils pensent que le sang qui coule sur mon épaule, qui s’étend sur ma chemise ou qui embrasse ma joue est le mien : c’est à l’infirmerie que je vais. Hors de question de perdre du temps et de prendre un risque de plus pour la demoiselle ;
Nous y voici enfin. Et merci le minou, de tenir ces gens éloignés – sans pour autant les manger.
Je lui revaudrais ça ; si possible.

« Prenez ce lit, oui là, déplacez le. Euh…dans le coin là bas. » « C’est un endroit pour les agents à responsabilités monsieur, lorsqu’ils sont blessés et… » « Il y a un blessé du genre ? Non. Vous allez contester mes ordres ? J’en doute. Vous voulez bien déplacer ce lit ? » « Oui… »

Presque une petite pièce à part, éloignant le lit et les soins de tout autre estropié. Je trouve ça pas mal, pour l’instant. Je ne pense pas pouvoir contraindre la blessée à rester ici très longtemps mais tant que ses forces lui jouent des tours je me permets d’en profiter ;
Je l'installe sur le matelas avec le plus de délicatesse possible et je la couvre d'une épaisse couverture, veillant à ce qu'elle n'ait pas froid mais que rien ne soit aggravé.
Qu’on lui apporte calmants et autres médocs potentiellement capables d’amoindrir ses maux. De l’eau aussi, et qu’on prévienne un chirurgien…qu’il soit prêt. Si jamais elle devenait conciliante.

Allumant l’ordinateur qui me fait face, je prends quelques instants pour chercher le dossier à son nom. Je ne sais plus ce que j’ai fait de la version papier, du coup. J’ai du le lâcher dans la salle, peut être est-il en train de mourir décomposé sous la pluie anti-incendie.
Nous y voici…Lexie Redfield, mutante
Je survole les descriptifs de ses compétences et hoche la tête quand à la présence de nanites.
Peut-elle se passer d’une intervention ?
Je joue nerveusement avec mes mains en m’asseyant sur le siège près du lit et je repousse chaque personne qui tente d’approcher. Pas tant qu’elle ne donne pas son accord, je ne supporterais pas qu’on agisse sur moi sans mon avis, surtout si c’est dans un domaine qui me rend fou ;
Elle ne veut pas qu’on la touche.

« Mais monsieur elle va y passer ! »

…mais ; mais non...!

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MessageSujet: Re: Cold Light   Lun 21 Mai - 12:35


Elle avait mal. Peut-être, mais elle était apaisée, elle se sentait à sécurité. Ghost était là, il rodait autour et veillait sur leurs esprits étroitement liés. Stark était là, bien présent, ses bras enroulés autour de son corps pour la porter, son torse chaud chassant progressivement la froideur qui mordait férocement ses os. Elle était bien, malgré le contact physique. Au fond, ce n’était pas si mal. Elle se souvenait de ces nuits, enfants, blottie contre sa sœur jumelle, dormant à demi pour veiller l’arrivée de son père dans les escaliers. Déjà à cette époque, c’était à peu près les seuls contacts qu’elle supportait. Elle esquivait même sa mère, souvent défoncée à l’héroïne pour éviter de mourir étouffée sous son étreinte. Les choses s’étaient améliorées plus tard, pendant son adolescence, avant de rechuter fatalement quand l’armée associa contacts physiques et agressions physiques. Ensuite, elle s’était simplement laissée enfermée dans son monde mécanique et les machines n’étant pas câlines – sauf peut-être Aya – elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion de travailler dessus.

Mais là, les choses étaient différentes.

Ce n’était pas uniquement son corps qu’il enlaçait, mais également son esprit. L’entité qu’il représentait scintillait avec force, la maintenant conscience, l’empêchant de sombrer malgré la fatigue. Il semblait qu’il lui parlait en même temps, et si elle tentait de se concentrer pour entendre sa voix, elle était bien incapable de discerner distinctement ses paroles. Elle se laissa bercer par sa voix grave, ignorant totalement le bruit de l’acier se brisant ou cédant sous les assauts des techniciens travaillant pour leur libérer le passage. Elle sentait vaguement qu’on la transportait, au rythme que ses côtes la faisait souffrir. Elle sentait aussi, l’esprit de Stark ondulant au même rythme pour atténuer la douleur. Elle aurait souri si sa joue ne l’avait pas brûlé en signe de protestation, touchée par tant d’attention de sa part. L’eau froide du système contre les incendies avait eu le mérite d’apaiser un peu les brûlures qui mordaient cruellement sa chair. Elle avait froid certes, mais c’était toujours mieux que d’avoir mal. Elle se crispa légèrement, la douleur s’intensifiant dans son corps.

Elle ignorait combien de temps exactement elle se fit transporter ainsi – beaucoup trop longtemps à son goût quand elle se réveillera et se rendra compte qu’elle s’était blottie tout contre son patron – toujours était-il qu’elle entendit la voix de l’homme augmenter légèrement. Il devait parler à quelqu’un d’autre. Et elle devait avoir rejoint l’infirmerie puisqu’elle se sentit déposée sur quelque chose de mou, de confortable et de diablement froid. L’avait-il confié à un congélateur ? Etait-elle si mal que cela pour qu’il tente de la cryogéniser ? Elle sentit que quelque chose de lourd et d’aussi froid se poser sur son corps endolori. La conscience de Ghost se referma sur son esprit, l’incitant à se réveiller. Elle devait être à l’infirmerie, et il allait falloir se batailler contre les médecins. Allez, debout feignasse, t’as assez dormi comme cela. Rouvrant les yeux, elle fut d’abord éblouie par la lumière crue du néon accroché au plafond. Elle secoua la tête, plissant les yeux et tenta de se redresser sur un bras. Ses côtes protestèrent, mais elle n’était plus à ça près. Elle était effectivement sur un brancard, quelqu’un s’était amusé à la recouvrir d’une épaisse couverture et... et Stark était toujours là près d’elle, à lui tenir la main.

Il semblait concentré sur autre chose cependant, et elle détecta à travers les brumes de son esprit une connexion cybernétique. Bah, il devait mettre à jour son Twitter ou Facebook. Elle aperçut Ghost, à la porte, grognant férocement contre tous ceux qui tentaient de s’approcher. Elle baissa la tête, son regard tombant sur le magnifique petit bout d’os sortant de sa chemise, fièrement dressé à l’air libre. Elle eut la féroce envie d’appuyer très fort pour le faire rentrer mais elle s’en abstint. Elle avait eu l’occasion d’avoir une préparation d’infirmier militaire sur le terrain. Son attention fut cependant attirée par autre chose, un goût ferreux et trop bien connu dans sa bouche. Elle porta sa main blessée à son visage pour constater qu’elle saignait du nez. Génial. C’était ce qui arrivait quand on se servait trop intensément de la cyberpathie. Elle avait dû se connecter à trop de machine de façon brusque dans la salle accidentée, cela avait dû lui griller le cerveau. Cela expliquait la douleur lancinante qu’elle ressentait dans son crâne et le fait qu’elle n’arrive pas très bien à se concentrer. Trop d’utilisation de pouvoir.

Cependant, il était tant pour ses nanites de passer à l’action. Elles avaient été prévues pour cela à la base après tout, et si son esprit était claqué, son corps lui était encore en pleine forme malgré ses blessures. La vilaine coupure sur sa joue avait déjà commencé son travail de cicatrisation et, s’il lui avait fallu des points de suture au début, ils étaient désormais inutiles. Ses brûlures s’étaient calmées et sa peau se reformait progressivement sur sa main et sur son bras. Pour les côtes cependant, c’était plus compliqué. Les os étaient méchamment fracturés, et si les nanites pouvaient ressouder les os, elles étaient incapables de les replacer. Il allait lui falloir de l’aide sur ce coup-là. « Mais Monsieur, elle va y passer ! » Oh ta gueule toi, sale blanc-bec, elle avait survécu à l’Irak elle n’allait pas se faire avoir par une connasse de poutre qui lui était tombée sur le poil. Elle tourna son regard d’azur sur l’infirmier. Oh, elle le reconnaissait, il s’était déjà plus ou moins occupé d’elle quand elle était tombée dans son atelier en travaillant sur une grande machine. C’était peut-être pour ça qu’il n’avait pas totalement peur des grondements menaçants de Ghost.

La main de Lexie se referma un peu plus solidement sur celle de Stark, caressant doucement le dos de celle-ci de son pouce pour le rassurer. Les mots du toubib avaient suffi pour refaire grimper sa tension artérielle, elle pouvait le sentir à l’agitation de son esprit. Elle se força à se rapprocher mentalement de lui et l’enveloppa de chaleur, du moins du peu qu’il lui restait. Elle sentait son esprit s’éteindre lentement. Elle allait bien. Combien de fois allait-il falloir qu’elle le répète ? Pourtant, elle n’était pas totalement stupide, c’était une grande fille elle savait faire la part des choses. Si elle avait pu repousser les médecins pour ses côtes fêlées, là, la blessure était plus grave. Elle allait arrêter de faire sa têtue et laisser les gentils messieurs l’ausculter et remettre ses côtes en place... en sachant très bien qu’ils ne pourront pas s’empêcher de venir la tripoter de partout et de vérifier chacune de ses blessures. Bande de sales petits profiteurs. Elle prit une inspiration, qui lui arracha un faible gémissement de douleur et planta son regard dans celui de Stark... avant de hocher légèrement la tête. Ouais. Elle voulait bien se laisser faire... tant que ça ne durait pas trop longtemps.

« Ghost... » murmura-t-elle doucement, trop crevée pour lui envoyer le message par cyberpathie. Au son de sa voix, la panthère grogna encore un peu avant de s’écarter pour libérer le passage. C’est bon, ils pouvaient venir avec tout leur matériel de torture. Et les infirmiers ne furent pas les seuls à se ramener dans la pièce. S’accrochant d’abord au bas de pantalon de Stark, Aya se redressa sur ses pattes arrière pour le regarder avant d’escalader tranquillement sa jambe, de la même façon qu’elle l’avait fait un peu plus tôt. Aya avait été créée plusieurs années après Ghost, et cela était visible. Bien que plus petite et moins impressionnante, la finition était bien plus poussée. Tout son corps était recouvert de fines et délicates écailles qui s’emboitaient parfaitement sans jamais se gêner les unes par rapport aux autres. Ondulant avec grâce, elle revint se poser sur son nouveau perchoir favori : les épaules de Tony. Ses yeux rubis luisaient d’intelligence bien qu’elle soit mentalement plus discrète que Ghost. Non, en fait, elle était plus discrète que Ghost à tous les niveaux. Elle émit une longue plainte douloureuse, semblable à un chant, mécanique mais harmonieux en échos à la souffrance qu’éprouvait Lexie.

Et Lexie avait dû vraiment fâcher les dieux dans ses vies antérieurs car ce fut des agents armés qui se ramenèrent dans la pièce, mené par... Taggert qui était revenu quand il avait entendu tout le chahut causé à cet étage. « Redfield, vous êtes placée en détention et jugée responsable des récents événements. » Lexie ferma les yeux et poussa un soupire. Cela allait être de sa faute encore. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû sortir de son labo. La prochaine fois, Stark pourra aller se brosser pour aller boire un verre à la cafétéria. « Il est tout de même très étrange que le jour où vous sortez de votre atelier que vous ne quittez jamais, des machines explosent. Une enquête va être ouverte, mais vous êtes notre principal suspect. » Ghost grogna férocement et Lexie dut intervenir mentalement pour le calmer, usant les faibles forces qu’elle avait retrouvé jusque-là. Ils allaient vraiment finir par la tuer à force. Et c’était reparti pour un tour... Ça lui apprendra à rendre service. La prochaine fois elle laisserait tout exploser. Parfois elle se demandait pourquoi elle travaillait pour le SHIELD...

Ah oui. C’était vrai. Sinon, elle allait en prison.
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MessageSujet: Re: Cold Light   Lun 21 Mai - 16:45

Elle est si petite, sa main. Non franchement regardez ça, je suis sûr que la mienne fait deux fois cette taille. Bon j’exagère peut être un peu mais l’humidité et la froideur de ses doigts, la légèreté de sa poigne et la blancheur de sa peau ne font qu’amplifier cette impression de petitesse.
Comment se sent-elle vraiment ? Lexie parait totalement épuisée, au point de n’être capable de parler ou même de bouger mais je sais qu’on peut malgré tout se sentir « bien » - tout est relatif ceci dit – lorsque l’on est physiquement KO.
Peut être que le fait d’être entouré de gens proches permet au moral de garder la tête haute et ainsi de ne pas déprimer. Peut être qu’inconsciemment notre organisme est capable de nous signaler quand notre état est critique ou simplement grave ;
La demoiselle Redfield peut elle supporter ces douleurs et relever le visage ? Je pense que oui. Elle m’a impressionné plus d’une fois en un rien de temps et je suis plutôt le genre difficile à charmer ; croyez-moi.

Pourtant, ne pas avoir accès à son joli regard, ne pas sentir cette petite bulle taquiner mon esprit ou ne pas l’entendre parler à son animal pour lui ordonner de se calmer me manquerait presque…me dérange en tout cas.
Pourquoi faut-il que ce soit constamment les meilleurs qui payent ?! Est-ce pour ça qu’ils sont si bons ? Si attachants ? Si plaisants ? Ou est ce moi ? Est-ce que je porte poisse ?
La réponse serait oui que je ne serais pas vraiment étonné ;

Mais voici qu’elle bouge. Ouf ! La rouquine reprend du poil de la bête dirait-on. Enfin, mesurons nos propos. Ce n’est pas encore la grosse éclate mais je suis rassuré de la voir orienter son regard avec une pointe de curiosité – et de méfiance – dans le fond des yeux alors que son pousse entreprend quelques caresses discrètes à mon égard ;
J’esquisse un maigre sourire, peut être non visible, mais de toute façon nos entités chaudement collées l’une à l’autre peuvent se faire passer ce genre de contentement. Pour ma part tout du moins, je sais qu’elle a mal – forcément – qu’elle a peur aussi, et qu’elle…elle est en colère ? Une sorte de contrariété qui je pense s’adresse à l’équipe médicale. Je me trompe peut être.

« Bien…vous allez pouvoir intervenir mais je crois qu’il est inutile que vous soyez quinze. Je pense que vous pouvez vous contenter d’un seul aide soignant n’est ce pas docteur ? »

Ghost ? Hum bon, Ghost ou minou, toujours est-il que la jeune femme a fait l’effort de lui faire passer un message et j’ai supposé qu’elle devenait raisonnable. Son regard me le confirme – encore une fois je me trompe peut être, et si je me trompe dans tout ce que je ressens depuis que l’on se connecte…pauvre Lexie.
Le médecin acquiesce après une hésitation. Je sais qu’il peut s’occuper d’elle, seul, et réussir avec talent. Il ne serait pas là sinon et s’il a prit l’habitude d’être épaulé par quelques infirmiers pour les petits détails pénibles, il se contentera aujourd’hui d’être seul. Et encore, je lui autorise deux bras de plus.

Mais ?!
Voilà que l’autre bestiole se ramène et, arg, mais, tout va bien là sur mon épaule à « chanter » ? J’observe le robot volant d’un regard plus ou moins mauvais, n’appréciant pas nécessairement qu’il me monte dessus une seconde fois sans s’être privé de me tripoter les jambes !
Dire que je voulais en savoir plus sur ces deux étranges créatures…le programme a été totalement changé et j’en viens à penser que j’ai assez chamboulé le quotidien de la miss Lexie, pour aujourd’hui en tout cas…

J’aimerais lui expliquer que je ne partirais pas tant qu’elle ne sera pas hors de danger. Je lui ai dit tout à l’heure, en sortant de la salle des machines, je crois. Je ne me souviens pas bien et je n’ai pas envie de réfléchir trop intensément. Ma migraine est ridicule face à la douleur qu’éprouve la petite Redfield, mais je suis suffisamment flemmard maintenant pour l’aggraver.
Je ne dirais rien, de toute façon. Je me contente de répondre à ses douces attentions psychologiques en enlaçant son esprit très délicatement, déposant ci et là des semblants de baisers parsemés tout le tour de la fine bulle. Puis je lâche sa main, conservant notre connexion bien sur, et je me lève, m’apprêtant à la laisser entre de meilleures mains ;
Mais c’est sans compter sur le guignol de la troupe j’ai nommé : Taggert.

« Redfield, vous êtes placée en détention et jugée responsable des récents événements. »

Qu’est ce qu’il fout là d’abord ? Il n’a pas compris que quand je mande quelqu’un de m’attendre dans un coin c’est un prélude à une sanction ?
Je lève les yeux au ciel avant de faire un pas vers la panthère. Il ne m’écoutera jamais, et je ne tente même pas de lui parler mais je me positionne simplement à ses côtés et autrement dit, aux côtés de Lexie.
J’ai pris partie, j’ai fait un choix, je défends quelqu’un ; va-t-il oser en rajouter ?!

« Il est tout de même très étrange que le jour où vous sortez de votre atelier que vous ne quittez jamais, des machines explosent. Une enquête va être ouverte, mais vous êtes notre principal suspect. »

Beh oui…il en tient une bonne ce couillon là.
Je secoue la tête en me contentant d’un nonchalant signe de la main pour les gus armés qui sont derrière lui. Qu’ils sortent, c’est une infirmerie ici et il n’y a aucun criminel à arrêter.

« Je trouve tout aussi étrange, si ce n’est davantage, votre façon lourde de suspecter la jeune Redfield et de vouloir m’en apprendre plus sur son histoire apparemment glauque. Vous l’avez en grippe Taggert ? Qu’est ce qu’il y a, hum ? Vous n’avez pas confiance ? Vous pensez qu’elle est ici à tord ? Ce n’est pas à vous qu’on a confié son dossier. Ce n’est pas à vous de donner votre opinion. C’est encore moins à vous, Taggert, de faire une scène tout les quarts d’heure pour vous débarrasser d’elle. Je vous ai sommé de m’attendre dans le jet. Cette information vous a-t-elle échappé ?! Je place Lexie Redfield ici présente son ma protection. Aucun de vous ne s’en prendra à elle, est ce que c’est clair ou faut il que je grave l’information au rayon sur votre arrière train ? »

…je n’ai pas perdu mon sang froid. Non non, je suis calme, arrogant, hautain, sournois, parfait quoi Rolling Eyes
Je ne suis pas fou et je sais ce que je fais. Jamais je ne prendrais quelqu’un sous mon aile ou ma protection en ayant des doutes. Et quand bien même je le fais aujourd’hui, qu’ils n’aient pas de craintes, je lirais ce dossier complet et me ferais mon avis, propre, agrémenté de recherches supplémentaires si besoin est.
En attendant : qu’ils dégagent.

« …Monsieur … !»

« Dehors. »

Une fois qu’ils ont tous franchi le pas de porte, tous, sans exception, je m’approche du lit de la grande blessée et je pose ma main sur la sienne, serrant doucement la mâchoire. Un p*tain de culpabilité me prend et je retiens un trop profond soupire avant de me forcer à sourire ;
C’est plus nerveux qu’autre chose, comme souvent.

« Ça va aller…on est là de toute façon, la bête et moi. »

Je tapote contre ma tempe pour illustrer mes propos et évoquer la triple connexion avant de m’éloigner, à reculons. La bestiole grosse bestiole restant près de sa maitresse – ce n’est pas plus mal – l’autre m’ayant visiblement choisi comme perchoir.

Une fois dans le couloir je réclame une tenue propre – il y a tout ce qu’il faut dans le jet – ainsi qu’un café de plus et une chaise. Confortable si possible. Large, moelleuse, parfaite !
Je m’y installe une fois changé et finis par fermer les yeux en laissant mon crâne reposer sur le dossier, soulageant un peu ma nuque et je focalise mon entière attention sur l’esprit de la jeune femme dans la pièce à coté…elle sait que je suis là. Je ne la quitte pas, je frôle la petite bulle et lui insuffle la lumière chaude qui émane de mon entité alors que très machinalement je finis par tendre le bras, main levée, et je caresse l’oiseau du bout de l’index.
Il est sage, le petit. Enfin il vole de temps en temps et son agitation me prévient lorsqu’il y a du passage ; utile donc.

Au bout d’un moment, une bonne demi-heure, je retourne dans l’ordinateur, dans les données concernant les agents et bien sur, dans le dossier Redfield.
Mon esprit reste blottit contre le sien, le câlinant tendrement sans jamais oser la déranger, se contentant d’être là…et je lis.
Des experts investissent la pièce ébranlée par l’incident, des infirmiers entrent et sortent de l’infirmerie pour s’occuper du type à la jambe cassée j’imagine, on vient me demander conseil quand à certains détails de réparation et franchement…j’en ai rien à foutre, là. Ils se débrouillent, je lis !

Les phrases s’enchainent, le ton subjectif de chacune me fait soupirer, le manque d’éléments constitutifs est désespérant, aucune fiche d’arrêt, aucune conclusion d’aucun juge ; mais WTF comment ?...
Quelque peu secoué, je garde toute contenance face à ce que j’apprends et, sans croire les accusations, sans défendre la demoiselle, je termine de lire, avant de quitter cette connexion et de replacer mon attention contre l’esprit de la blessée.

J’arrête juste un agent de sécurité lorsqu’il me passe devant et je lui donne une mission bien précise, simple, mais pas moins importante. Il me fout Taggert dans le jet et le surveille, et il y reste !
Je pense qu’il a compris ; j’ai à lui parler et il mènera bien une enquête, qu’il compte sur moi. Mais pas nécessairement celle à laquelle il pensait tout à l’heure.

Alala…Quel mal de crâne, quelle journée…alors ça fait combien de temps qu’ils la tripotent ces deux gars ?! Je leur ai demandé de faire vite !

« Monsieur Stark ?! »

Suffisait de demander ;
Je me lève et essaye d’empêcher la bestiole volante de me passer devant – non mais oh – et je retourne dans la salle pour écouter les conclusions du médecin. Alors quoi ? Elle avait les côtes fracturées, aucun organe vital de touché, une grande fatigue tout ça…
Alors elle va « bien » ?!

« Est-ce qu’elle es réveillée ? Je peux la voir ? »

On me demande de garder mon calme et de patienter le temps que l’on termine de bander sa plaie. Soit. J’attends. Je sais aussi que ce médecin demande toujours l’avis des patients avant de laisser entrer quelqu’un…et si elle ne voulait pas me voir ?
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Cold Light

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