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 Candy Shop [Tony Stark - Hot]

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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 19:04


    Traînant dans son dressing depuis un petit moment, Natasha jeta un rapide coup d’œil sur l’horloge la plus proche afin de se faire une idée du temps qu’il lui restait avant d’aller faire sa petite incursion nocturne. Dix neuf heures cinquante cinq. En gros, il lui restait trente minutes si elle s’en tenait à ce qu’elle avait envisagé et honnêtement c’est bien ce qu’elle comptait faire.

    Plantée là, au beau milieu de cette immense pièce où reposait un énorme tas de fringues tous plus hors de prix les uns que les autres, la jeune femme observa attentivement ce qu’elle avait en stock. Il lui fallait quelque chose de spécial. De quoi attirer l’œil sans pour autant annoncer que sans, c’était encore mieux. Bien sûr il y avait les robes de soirées et de cocktail, mais ça faisait un peu trop classe pour l’endroit où elle se rendait. Il y avait aussi le classique tailleur mais là on pourrait la confondre avec une simple assistante, ce qu’elle détestait par-dessus tout, surtout en songeant à qui fréquentait ce milieu si particulier. Ses yeux se posèrent alors sur ce qu’elle appelait le plan B, ou comment elle s’habillait quand elle sortait dans des coins parfois louches de la ville, afin qu’on ne remarque pas trop qu’elle puait le fric à plein nez. C’était à la fois sobre et sexy, ce qu’il lui fallait exactement après grande réflexion.

    Tranquillement, elle laissa tomber la serviette éponge dans laquelle elle s’était enroulée après sa douche et enfila ses vêtements les uns après les autres, n’hésitant pas à s’observer dans le miroir en pied assez régulièrement histoire de voir si tout était parfait, ce qui honnêtement était toujours la cas. Avec un physique comme le sien, elle n’avait pas besoin de perdre du poids pour entrer dans ce pantalon quelque peu moulant, ni même d’envisager un quelconque recours à la chirurgie esthétique pour remplir ce débardeur qui lui arrivait au dessus du nombril. Ceci fait, elle se coiffa avec une précision déconcertante, ramenant tous ses cheveux en une parfaite queue de cheval d’où ne dépassait pas la moindre mèche rebelle. Un peu de maquillage, une légère touche de parfum (son préféré, Parisienne de Yves Saint Laurent) et elle était fin prête dans son projet d’anticipation, ou presque. Elle chaussa sa paire de bottes à talons qui lui montaient jusqu’aux genoux, enfila sa veste en cuir en prenant soin de remonter la fermeture jusqu’où s’achevaient ses courbes dont elle savait faire si bon usage quand la mission l’exigeait et sortit de sa chambre pour arriver dans le salon, ou Ivan se trouvait.

    - Me dis pas que tu vas le voir ?

    - Qu’est-ce qui te fais dire ça ? Souffla-t-elle en songeant maintenant au moyen de transport qu’elle allait emprunter.

    - Un père même fusse-t-il qu’adoptif, sait ce genre de choses, c’est comme ça.

    - Oh je t’en prie me ressort pas ce couplet, j’ai passé l’âge d’être traitée comme une ado….

    - Et bien parfois on ne le dirait pas, surtout quand il est question de lui. Tu sais pourtant que ça va mal finir cette histoire et qu’évidemment ça ne sera pas lui qui en souffrira le plus… Poursuivit le russe qui prenait toujours soin de la mettre en garde contre cet homme qu’il ne portait vraiment pas dans son cœur. Oh bien sûr ça sera moins dur à encaisser qu’avec A…

    - Ca suffit ! Souffla la russe. Je fais ce que je veux, je suis majeure et vaccinée et ce n’est pas quelques avertissements qui vont m’arrêter. Il est tant de passer à autre chose même si ça ne doit pas durer et si je dois souffrir. La douleur c’est positif, c’est celle qui te maintient en vie, c’est celle qui te dis que tu es encore en vie, point final. Maintenant excuse-moi, j’ai à faire.

    Sans attendre une quelconque réponse de la part de l’ancien, elle se dirigea d’un pas déterminé vers son garage avec l’espoir d’enfin trouver avec quoi elle allait se rendre à destination. A gauche, trois motos et à droite sept bolides de luxe qui n’attendaient qu’une chose, vrombir dans les rues de New York rien que pour le plaisir de la frime. La jeune femme détailla alors tous ces petits bijoux à disposition et finalement son cerveau craqua pour le véhicule qu’elle n’avait pas sorti depuis quelques semaines, sa fabuleuse Dodge Viper noire. Parfaitement convaincue qu’elle allait faire un malheur, Natasha esquissa alors un sourire avant d’attraper les clés et de monter à bord sans tarder. Lorsqu’elle démarra, elle aussitôt ronfler le moteur à grands renforts d’accélérateur afin de faire monter quelque peu son taux d’adrénaline puis jugeant qu’elle en avait assez fait, elle sortit à vive allure ne laissant derrière elle qu’un nuage de poussière.

    Sur la route, elle ne croisa personne ce qui il faut le dire l’arrangea fortement car la demoiselle en profita pour passer les vitesses les unes après les autres pour rendre flou le paysage qui défilait de chaque côté. Cheveux au vent, elle fonçait aussi vite que son bolide lui permettait et elle souhaitait bien du courage à qui voudrait essayer de la doubler ou même de la suivre. En ville, comme toute bonne citoyenne, elle ralentit légèrement sans pour autant se caler sur la limite de vitesse légale et continua son petit rallye, n’hésitant pas à dépasser les autres véhicules si lents qui semblaient tous s’être réunis au même endroit le même soir. Sur la dernière ligne droite, au dernier croisement, elle croisa son unique feu rouge qui la força alors à s’arrêter pile à la limite du passage piéton, juste à côté d’une Porsche dans laquelle des jeunes écoutaient la musique à fond tout en klaxonnant les jolies filles qui passaient et en jouant les gros branleurs avec leur lunettes de soleil alors qu’il faisait nuit.

    La russe les regarda quelque peu dépitée de voir que finalement il n’y avait pas un mec sur Terre pour rattraper les autres tandis qu’ils finirent par la remarquer à leur tour. Au début, ils se contentèrent de baisser un peu la sono, puis ils lui offrirent un tas de clins d’œil pathétiques avant de commencer à la siffler tout en la hélant à grands renforts de « Hey mademoiselle ! ». La rousse sourit et jeta un œil au feu pour décoller dès qu’il serait passé à la couleur inférieure. là-dessus pour attirer de nouveau son attention, ils firent vrombir le moteur de leur bagnole histoire de lancer une éventuelle course, ce qui fit encore plus sourire la conductrice. Ils ne devaient pas jouer avec le feux car ils allaient forcément y perdre des plumes. Elle donna alors quelques coups sur la pédale d’accélération et quand le feu passa enfin à la bonne couleur, tenant de la main droite son volant, elle leur lança un baiser de l’autre main avant de les laisser plantés là, comme des couillons qu’ils étaient, bouche bée face à ce qu’ils venaient de voir.

    Arrivant finalement à destination et ayant encore pas mal de vitesse à son compteur, l’espionne fut prise d’une envie soudaine de s’offrir une dernière folie histoire de se mettre de bonne humeur pour toute la soirée et peut-être plus si affinités. Il y avait une place libre pour se garer entre deux autres voitures au bord du trottoir d’en face et c’était justement ce qu’il lui fallait pour se faire plaisir, quelle chance. Ne réduisant pas complètement sa vitesse, elle enclencha d’un geste le frein à main avant de se payer un magnifique cent quatre vingt degrés pour se placer pile là où il fallait et ça sans érafler la moindre carrosserie comme dans ce classique du cinéma qu’elle avait vu deux semaines auparavant, intitulé Les Blues Brothers.

    Entièrement satisfaite de son coup, elle descendit de la Viper et se dirigea toujours aussi décidée vers la Stark Tower ou elle devait voir le boss himself, bien qu’elle n’avait pas le moindre rendez-vous ou qu’il soit au courant de ce projet. Elle anticipait, point final. A l’intérieur, elle salua les types de la sécurité qui commençaient à bien la connaitre et à fantasmer dangereusement sur elle, puis elle prit l’ascenseur principal fuyant avec ardeur toutes ces « claquettes » ou jeunes assistantes à moitié professionnelles qui portaient exclusivement des chaussures CBM (Chaussures Baisez-Moi avec des talons de six centimètres minimum leur donnant un air de Miss P*te puissance p*te) et dont les pas résonnaient inexorablement sur le sol en faisant clac clac clac.

    C’est en chemin, qu’elle rencontra son pass magique ou comment elle allait pouvoir enter dans les appartements de Stark, sans avoir la moindre clé. Il était là, genre premier de la classe, sortant de nulle part et allant probablement nulle part, transpirant déjà comme personne juste à la vue de la russe ce qui la fit sourire. Arrivée à l’étage d’en dessous celui où elle se rendait, elle sortit en le bousculant ce qui lui permit de lui piquer son pass qui avait la chance d’ouvrir toutes les portes, même les plus privées, chef de sécurité oblige puis termina son chemin en empruntant les escaliers.

    Sur le palier, elle regarda rapidement aux alentours histoire de s’assurer qu’il n’y avait personne qui la verrait s’introduire là, puis utilisa sa clé magnétique en priant le ciel pour qu’effectivement ça fonctionne, parce que sait-on jamais avec un type comme Stark. Un déclic se produisit et à son plus grand plaisir, elle pu se faufiler en douce chez lui, attendre qu’il daigne se pointer ici et commencer un nouvel affrontement.

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«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 21:42


    Subtile et délicieuse situation qu'était celle dans laquelle ils se retrouvaient de nouveau. Elle était là. Devant lui. Pour lui. A n'en pas douter. Et il la dévorait des yeux dans ce silence et cette demi-pénombre qui conféraient à l'endroit une atmosphère des plus spéciales. Tout semblait de nouveau réunis pour leur permettre de jouer ce second round que le playboy s'était plus qu'impatienté de démarrer ces deux derniers jours. En effet, la journée où il avait quitté au matin la belle espionne, il avait tenu sur trois rendez-vous avant de finir par s'endormir durant les deux derniers lors d'une réunion avec ses actionnaires, qui n'avaient intelligemment pas pris le risque de le réveiller et lui reprocher son attitude en se rappelant qu'il possédait la plus grosse part de son entreprise, et qu'il avait pouvoir de vie ou de mort sur leurs charmants petits jobs.

    En revanche, celle qui avait pouvoir de vie ou de mort sur ses désirs là de suite, c'était la séduisante et dangereuse veuve noire qui se trouvait devant lui. Sa première réponse eut de quoi faire sourire le milliardaire, qui à chacun des mots de la jeune femme se rapprocha un peu plus d'elle avec une lenteur volontaire.

    « Oh, mais je me sens toujours honoré de la visite d'une jolie femme, quelque soit l'entrée qu'elle emprunte... » lui susurra-t-il à l'oreille en en ayant encore plus rapproché ses lèvres au point de la frôler avec dans un petit sourire.

    En même temps, ne pouvant résister et voulant de suite lui faire comprendre que la dernière chose à faire était de se jeter dans la gueule du loup alpha qu'il était, le playboy ne se gêna pas pour venir effleurer de sa main la hanche légèrement dénudée de la belle espionne, là où son débardeur s'arrêtait, jusqu'à finalement y poser sa main. Loin de vouloir s'arrêter là, et parce qu'elle n'avait toujours pas bougé et qu'elle avait décidé de rester de dos à lui, il prit un malin plaisir à faire glisser sa main très doucement jusque sur son ventre, sa trajectoire ayant curieusement une subtile tendance à aller en même temps vers le bas, jusqu'à flirter dangereusement avec le haut du pantalon moulant de la belle russe... Et il ne comptait pas s'arrêter tant qu'elle ne réagirait pas, savourant au passage la douceur de sa peau et ne se lassant pas de respirer son parfum de femme qui l'enivrait au point de recommencer à lui en faire perdre la tête.

    Très rares avaient été les femmes capables d'avoir un tel pouvoir d'envoûtement sur lui, et à vrai dire, plus il allait la fréquenter, plus il se rendrait compte qu'il n'y en avait eu aucune avec une telle intensité. Oui, il commençait fort, mais en même temps, c'était elle qui venait entrer quasiment par effraction chez lui, qui venait le provoquer sur son territoire. Il savait qu'elle devait bien être consciente que c'était plus que jouer avec le feu de faire ce genre de choses à un homme comme lui. Et puis cette prise de contact des plus sensuelles et surtout provocante à souhait allait lui donner un rapide aperçu de l'humeur de son adversaire.

    « Mmm ah oui... et lequel est-ce... » lui demanda-t-il dans un murmure sur un ton joueur en continuant à explorer de sa main la peau dénudée de l'espionne.

    Et il se trouva que le déclic du revolver qu'il sentit soudain contre son très bas-ventre lui en donna très précisément une idée. Il arrêta aussitôt sa caresse, sa main baladeuse se trouvant alors juste sous le nombril de la jeune femme, son petit doigt touchant le haut de son pantalon, et souffla un léger rire plus qu'amusé. Cette femme était décidément pleine de surprises. Un vrai danger comme il les aimait. Comme ces sucreries qui vous arrachent la bouche mais que vous ne pouvez vous empêcher d'en reprendre parce que vous adorez ça. Avec Natasha, c'était pareil.

    « Je vois... » se contenta-t-il de répondre à son explication sur les gardes de sécurité, retirant sa main de son bas-ventre non sans regrets et non sans en profiter en prenant légèrement son temps pour le faire.

    Comme elle le dit ensuite, elle avait en effet toute son attention désormais. Il fallait avouer qu'elle savait s'y prendre. Elle venait une fois de plus de le prendre de court, et de défriser la routine du milliardaire en matière de conquêtes. Rien à dire, elle se classait largement au-dessus de toutes les autres, et ne cessait d'ailleurs pas sa progression. Le milliardaire, poussé dans ses retranchements à museler son côté trop entreprenant de playboy, écouta donc très attentivement ce que lui déclara l'espionne qui se voulait catégorique. Visiblement, elle ne lui avait toujours pas pardonné sa petite fuite à l'anglaise de la dernière fois. Elle ne réussit qu'à le faire sourire un peu plus.

    « C'est on ne peut plus clair. Même si au fond nous savons tous les deux comment va finir cette soirée... » lui murmura-t-il sur un ton délicieusement narquois et sûr de lui.

    La main du milliardaire vint alors se poser sur le canon du revolver jusqu'à glisser le long de celui-ci pour entrer en contact avec la main de la russe qui le tenait. Ses lèvres revinrent frôler son oreille et il dut se faire violence pour s'empêcher de déposer un baiser dans sa nuque.

    « Je crois que je vais prendre ça, ça sera plus prudent, et puis après tout, débarrasser les invités de leur surplus est la moindre des choses... » reprit-il en abaissant alors le cran de sureté avec son pouce, sa main de moitié sur la sienne tandis qu'il prenait doucement possession de l'arme avant de s'en emparer d'un léger coup sec. Chargé ou pas chargé, de toute façon il savait qu'elle n'aurait pas tiré. Son égo lui disait à raison qu'elle le désirait trop pour ça.

    « Je vous rendrai votre jouet si vous vous tenez aussi sage que vous me forcez à l'être... »

    Et sur ces mots, il s'écarta d'elle, réduisant par la distance qu'il prit ce puissant magnétisme qui s'il était resté plus longtemps près d'elle l'aurait fait craquer à n'en pas douter. D'une pensée il ralluma les lumières en passant dans le salon non loin. C'était une pièce immense et spacieuse, de style moderne mais aux formes et à la décoration beaucoup plus apaisantes qu'on pouvait l'imaginer venant de lui. La grande baie vitrée, qui donnait sur une terrasse encore plus grande qui s'avançait dans le vide comme une pointe, offrait certainement la plus belle vue qu'on pouvait trouver sur New York, donnant un panorama nocturne absolument sublime, les lumières de la ville délivrant une atmosphère des plus agréables. C'était certainement cette vue exceptionnelle qui donnait toute sa dimension à la pièce, car elle faisait qu'on s'y sentait de suite bien. Dans l'angle de cette baie vitrée avec le mur du fond, le piano de son père y prenait toute sa prestance et d'ailleurs Tony ne comptait plus les longues heures qu'il passait à y jouer les soirs où il avait besoin de solitude et où il ne se jetait pas à corps perdu dans son lit avec deux ou trois mannequins ramenés de soirée.

    Sur certains meubles, des photos en tout genre, certaines de la toute première équipe fondatrice des Vengeurs où il arborait fièrement sa première armure aujourd'hui complètement dépassée, entre Thor et Captain America eux-mêmes entourés de Giant-Man, la Guêpe et Hulk. D'autres de ses parents, ou de lui avec eux étant jeune. Sur certains murs, de vieux articles sur lui et ses exploits d'étudiant réalisant telle ou telle invention révolutionnaire même pas âgé de 15 ans. D'autres prises sur le vif aux côtés de la plupart des plus grand héros de la planète. Au milieu de la pièce, de grands canapés et fauteuils déjà confortable rien qu'à l'oeil disposés autour d'une table basse en verre.

    « Mettez-vous à l'aise, faites comme chez vous, » lança le playboy alors qu'il se dirigeait pour sa part vers le mini-bar en posant au passage le revolver dans le tiroir d'un petit meuble de décoration, faisant évidemment exprès de ne pas se cacher en sachant que l'espionne le verrait et saurait où le retrouver par la suite.

    Mais elle n'aurait le droit de le récupérer que si elle se tenait tranquille. Si elle brisait cela, alors le milliardaire en ferait de même et ne se gênerait pas pour faire en sorte que leur petit entretien professionnel ne le reste pas très longtemps et qu'il se termine dans la pièce d'à-côté, à savoir sa chambre.

    « Je vous sers quoi ? Whisky ? Vodka ? Martini ? Autre ? » lui demanda-t-il en sortant deux verres en crystal qu'il s'appliqua à remplir, l'un d'un délicieux bourbon hors de prix pour lui et l'autre de la boisson que la jeune femme lui dicta.

    Il revint avec les deux verres qu'il posa sur la table basse. Il retraversa le salon, délaissa la belle le temps de quelques secondes pour aller dans son bureau avant de revenir et de s'asseoir enfin dans le canapé en face d'elle. Il posa une petite pile d'enveloppes, contenant des puces électroniques et des documents confidentiels, sur la table basse qu'il fit glisser jusqu'à elle avant de se caler confortablement contre le dossier moelleux du canapé, son verre en main.

    « Les membres connus de la Rébellion, leurs pouvoirs, leurs relations, leur hiérarchie, leurs précédentes attaques, etc... J'ai fait le tri, il y a là tout ce qui pourra vous servir dans votre mission d'infiltration. Les puces contiennent toutes les informations recueillies sur les membres les plus dangereux et prioritaires : Kyana Mayers, Clarisse Ferguson alias Blink, récemment... échappée de nos cellules, et leur chef Andrill Elhonna. »

    Tony marqua une pause pour refouler la pointe de colère qui se remettait à naître comme à chaque fois que ça concernait la cérémonie, et surtout celui qui l'avait commandité qu'il s'était promis de faire payer et chèrement, prêt à user de tous les moyens pour ça. Il but une gorgée après avoir fait lentement tourner son verre en admirant le liquide brun, puis reporta son attention sur la jeune femme, dont la simple vue avait l'étrange effet de lui faire oublier sa colère justement, surtout par une soirée comme celle-ci, avec les lumière qui plus est tamisées dont il avait baissé l'intensité mentalement quelques minutes auparavant.

    « En ce qui concerne les informations que vous leur donnerez, la plupart seront vraies mais de moindres importance, du moins pour moi et l'Initiative. Je peux m'accorder certaines "pertes matérielles", si ça les amuse d'attaquer certains de mes entrepôts de seconde zone, par contre pour les informations plus sérieuses et trop précieuses pour leur être divulguées, je m'arrangerai pour vous donner là aussi les vraies, mais évidemment avant qu'ils n'agissent je programmerai un transfert de lieux, que vous ferez simplement passer pour une extrême prudence voire paranoïa de ma part vu l'importance de la chose, quelqu'elle soit. Et cette paranoïa ne pourra qu'être justifiée après l'attaque de la Cérémonie. En gros, pour vous faire accepter, vous ferez tout ce qu'ils vous demanderont, dans la mesure du possible. Ils vous mettront forcément à l'épreuve. Mais je veux être au courant de chaque avancée, de chaque détail. Je crois avoir à peu près dit l'essentiel, le reste se trouvant dans ces enveloppes. Mais je suppose que vous devez avoir des questions, aussi je vous écoute... » termina le milliardaire dont les pupilles restaient rivés sur son interlocutrice, dont il appréciait toujours autant détailler chaque courbe aguicheuse qu'il rêvait de pouvoir explorer de nouveau comme il y a deux jours.

    Mais elle avait été claire. Il avait perdu, même si sa défaite avait eu un sacré goût de victoire pour lui. Mais en gros elle avait voulu lui faire comprendre qu'il ne l'aurait pas une deuxième fois. Du moins s'en était-elle persuadée, car Tony n'était pas dupe et plus que quiconque il savait reconnaître les signes qui ne trompaient pas : elle avait envie tout autant que lui de remettre ça. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne retombe dans ses bras, ou vice-versa, le playboy le savait, voilà pourquoi il se tenait tranquille pour le moment. Il prenait son mal en patience. La rechute serait inévitable.

    « Oh, et j'oubliais, quand je dis "faire tout ce qu'ils vous diront", ça exclue d'essayer de me tuer pendant mon sommeil évidemment, je préfère préciser... » ajouta Tony avec un petit sourire pour une petite touche d'humour pas si ironique que ça vu qu'il avait en face de lui une espionne et même une tueuse professionnelle.


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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 21:47

    Natasha n’était pas stupide. Elle savait pertinemment qu’en venant directement à lui, Tony n’en serait que plus redoutable et tenterait tout pour la déstabiliser et lui montrer que cette fois il allait mener le jeu et non pas l’inverse, malgré le fait qu’elle s’était permise de le prendre de court en se pointant ici. Théoriquement, elle aurait du rester bien sagement chez elle à l’attendre, seulement voilà elle ne voulait pas qu’il revienne sur son territoire en affichant un air de conquistador, ravi d’avoir enfin pu s’envoyer en l’air avec cette fille qui le provoquait depuis trois ans maintenant. Elle avait son égo, sa réputation et elle ne s’écraserait pas comme un vulgaire tapis.

    Sentant sa main s’égarer sur sa hanche puis sur son ventre, la jeune femme toujours de dos, ferma les yeux un instant afin de se concentrer et garder son calme. Elle ne devait pas craquer et par la même occasion, elle serra un peu plus fort l’arme qu’elle avait dans la main jusqu’à ce qu’il vienne délicatement l‘en débarrasser. Elle ne montra aucun signe de résistance réelle et le laissa faire. Franchement, même en possession de ce gros calibre capable de faire exploser la tête d’un homme en un seul coup, elle ne voulait aucun mal à son patron. C’est vrai qu’à une certaine époque, elle aurait été plus ferme et qu’elle n’aurait pas hésité une seule seconde à le réduire au statut d’eunuque, mais de l’eau avait coulé sous les ponts et maintenant ils entretenaient une relation bien plus particulière et bien plus intéressante que le reste.

    Ceci fait, il eut l’aimable politesse de la prévenir que si lui devait se tenir à carreaux, elle aussi devrait en faire de même et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Qu’est-ce qu’il croyait franchement ? Qu’elle serait incapable de s’abstenir de lui sauter dessus ? Que cette nuit qu’ils avaient passée ensemble avait été tellement intense et si bonne que là maintenant de suite, elle n’était venue que dans l’intention de remettre ça ? Ok, ce n’était pas faux faux…mais quand même, elle saurait se tenir, surtout quand elle songeait qu’au final, s’il arrivait quoi que ce soit ce soir, demain matin elle se réveillerait toute seule, apercevrait la tronche satisfaite de Potts qui se ferait un charmant plaisir de lui annoncer qu’une limousine l’attendait en bas et bye bye…ça, ça avait de quoi retenir n’importe quelle envie, surtout quand on connait la relation particulière entre les deux jeunes femmes.

    La lumière vint alors éclairer l’endroit tandis que son hôte alla tranquillement planquer à sa vue, l’arme avec laquelle sa charmante invitée était venue et avec laquelle elle repartirait dès que possible. La déco était sympa mais franchement trop tape à l’œil au gout de Natasha, surtout le « hall of fame » de photos avec tous ces gens, supers héros, inconnus ou people…Ca donnait un petit côté mégalo, mais de la part de Tony ça n’avait rien de surprenant. D’un autre côté, ça faisait moins ringard que la déco de chez elle, qui se voulait sobre et qui au final était assez impersonnelle étant donné qu’il n’y avait pas une photo accrochée au mur ou encadrée sur un meuble. Pas de médailles de l’époque où elle pratiquait à haut niveau la danse, pas même une photo de feu son mari dans sa chambre…Juste quelques plantes qu’elle laissait volontiers crever parce qu’elle n’avait pas la main verte, au grand désarroi d’Ivan qui faisait du mieux qu’il pouvait pour garder en vie tout ce petit monde.

    Jetant cependant quelques regards de curiosité, elle fit quelques pas avant de finalement « faire comme chez elle », comme l’avait si bien proposé Tony qui était à présent du côté du mini bar pour leur servir des rafraichissements. Elle fit légèrement glisser la fermeture de sa veste vers le bas avant de se poser tranquillement et sobrement sur le premier canapé qui lui tombait sous la main. Là, il lui demanda ce qu’elle voulait boire ce qui la fit quelque peu sourire. Vu dans l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait à l’heure actuelle, elle lui aurait bien répondu que ce qu’elle avait envie de prendre c’était un truc qu’elle seule buvait et que lui mettait dans ses bagnoles et montait à 270 sur l’autoroute la plus proche, mais elle s’abstint, son cher Perilous Whisky à quatre vingt douze degrés d’alcool, ça serait pour plus tard.

    - Un whisky sans glace. Répondit-elle finalement par habitude.

    Quelques secondes à peine s’écoulèrent avant que Stark n’arrive chargé de deux verres qu’il posa sur la table basse pour ensuite repartir une nouvelle fois avant de finalement revenir avec quelques documents qui lui étaient destinés et qui allaient l’aider dans sa nouvelle mission. Les fameux détails qu’elle voulait et pour lesquels elle était venue et rien que ça. Il fit glisser d’un geste les enveloppes qu’elle attrapa au vol pour y jeter un rapide coup d’œil tandis qu’il lui expliqua leur contenu. Elle allait devoir apprendre une bonne partie de tout ça pour être au point dans son jeu et peut-être aussi pour rester en vie le plus longtemps possible. Elle parcourut rapidement quelques lignes écrites mais s’arrêta là. Elle s’y intéresserait plus passionnément dès qu’elle serait chez elle, au calme et préparée pour tout faire péter. Elle reposa alors les documents sur la table et attrapa son verre qui l’attendait avant de s’installer à son aise dans le canapé, juste en face de Tony qui s’était également posé. Lorsqu’il mentionna le nom d’Andrill Elhonna, elle sentit une mauvaise onde passer dans la pièce mais ne releva pas pour autant, ce n’était pas son genre de jouer les psys pour exorciser de vieux démons et d’ailleurs ça lui passa très vite car son interlocuteur s’évertua à la détailler une fois de plus parmi tant d’autres. Comme s’il ne la connaissait pas déjà assez…

    Continuant donc ses explications, tandis que la russe sifflait tranquillement son petit verre d’alcool histoire de se mettre en forme pour résister à toute tentation et toute idée à la con qui lui traverserait l’esprit et qui la conduirait inexorablement dans la pièce d’à côté, il lui déballa alors tout ce qu’il avait en tête sur son plan d’action, sur ce qu’elle pourrait balancer ou pas au sujet de l’entreprise et de ce que lui ferait en conséquence pour limiter ou non les dégâts. Ils joueraient la carte de cette paranoïa qu’on lui avait collé aux basks depuis la fameuse Cérémonie (où soit dit en passant elle n’avait pas été invitée et donc, n’en connaissait que les grandes lignes) et elle devrait faire tout ce qu’on lui dirait de faire pour s’infiltrer au mieux…en gros faire son job habituel quoi…sauf qu’au lieu de petits cons du train train quotidien, elle passerait dans la catégorie des grands cons un peu fumés sur les bords….

    Une fois terminé son discours, il l’invita alors à lui poser toutes les questions qui lui traversaient l’esprit avant de balancer par la même occasion, un trait d’humour dont lui seul avait le secret, sur le fait qu’elle ne devrait pas le tuer même si les rebelles lui ordonnaient afin de la tester au mieux. Elle ne releva pas la remarque, préférant ne pas soulever ce soir le fait qu’apparemment il la croyait vraiment capable de l’envoyer six pieds sous terre, alors qu’à chaque fois qu’elle avait essayé, il l’avait immédiatement contrecarrée. Se concentrant de nouveau sur l’affaire en cours, elle songea ensuite à tous les tenants et les aboutissants de sa mission et effectivement elle avait quelques questions en tête mais qui ne concernaient pas vraiment la partie professionnelle de l’infiltration, mais plutôt le côté privé voire intime. Seulement voilà, si elle posait ses fameuses interrogations, elle savait pertinemment qu’il allait y voir un quelconque appel ou autre chose dans le même style….Natasha but donc une autre gorgée de whisky, probablement dans le but de se donner un peu plus de courage et de force pour tenir face à ce piège qu’il représentait, puis le fixa droit dans les yeux, ne se préoccupant de rien d‘autre, pas même de son allure toujours aussi élégante et sexy ou de cette chemise qu‘elle adorait le voir porter qui la faisait quelque peu craquer. De toute façon, il fallait bien qu’elle se jette à l’eau si elle voulait être totalement opérationnelle et crédible dans son travail.

    - Bien, je connais à présent les quelques détails qu’il me manquait en ce qui concerne votre territoire si je puis dire et je ne vois aucune question ou chose à ajouter là-dessus, mais il reste la partie qui me concerne, enfin je veux dire qui nous concerne… Au sujet de notre…euh…relation…je pense qu’il serait bon que nous accordions nos violons sur certains points plus ou moins précis, parce que si je m’amuse à balancer ma version des choses et vous la votre, il y a très peu de chance pour qu’on ait la même. Aussi, il est important de travailler ce sujet….mais pas de la façon qui je suis certaine, vient de vous traverser l’esprit…un peu de sérieux est nécessaire, je ne tiens vraiment pas à me faire refroidir à cause des facéties de mon patron…et de quelques présumés détails qui n‘auraient pas été approfondis… Balança-t-elle en gardant tout le sérieux qui lui était en mesure d’avoir là toute de suite.

    Approfondis, quelle mauvaise idée d‘utiliser un terme qui était ostensiblement une porte ouverte aux bêtises quand on a l‘esprit aussi tordu que le milliardaire qui lui faisait face, mais c‘était trop tard, elle ne pouvait pas changer, se rattraper, car il comprendrait facilement que même si elle se montrait froide et distante, elle n‘attendait qu‘une chose, qu‘il l‘embrasse ardemment tandis que ses mains s‘aventureraient de nouveau sur son corps avec une délicatesse et une sensualité telle, que n‘importe quelle femme pouvait en perdre subitement la raison et le laisser faire tout ce qu‘il voulait d‘elle, même si ça occasionnait par la suite, une souffrance morale.

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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 21:48


    L'image de Natasha appuyant sur sa tempe un silencieux, pendant qu'il dormait pour récupérer de leurs ébats nocturne, resta un instant dans la tête du milliardaire alors qu'il la détaillait de ses yeux légèrement rieurs et, inutile de le cacher puisque c'était flagrant, affamés. Il aurait cru être rassasié de leur nuit passée, qu'en obtenant ce qu'il avait tant désiré, ça lui aurait suffit et qu'il serait passé à autre chose, mais il se rendait compte que c'était plutôt tout le contraire. Il sentait vraiment que malgré cette nuit où il avait pris son pied comme jamais, il n'avait rien eu vraiment de sa part, qu'il y avait encore beaucoup, beaucoup de choses à découvrir, à obtenir. Même prendre de force si nécessaire... Parce que cette femme avait le don d'engendrer chez lui une envie de la provoquer à la fois violemment et sensuellement. Ne serait-ce que dans sa façon faussement innocente de boire son verre de Whisky, de voir ses lèvres aguicheuses se mouiller de cet alcool bien fade à côté d'elle, c'était comme un appel à réitérer l'expérience passée.

    Sauf qu'à en juger par ce qu'elle lui répondit au sujet de la mission, elle ne semblait pas être là pour ça. Professionnelle, cela ne l'empêcha pas pourtant à la grande surprise du milliardaire de mettre elle-même la première le pied sur le terrain glissant que représentait le sujet de leur relation durant cette mission. Un sujet que Tony brûlait d'aborder rien que pour la mettre mal-à-l'aise depuis le début, mais voilà qu'une fois encore elle le devançait. Ca serait à ses risques et périls, car le milliardaire ne comptait pas lâcher beaucoup de terrain, avec la ferme intention d'obtenir des "clauses" de contrat plus qu'avantageuses pour lui en tant "qu'amant". Oui il comptait profiter de la situation qu'allait provoquer cette mission. Et si elle l'avait devancé sur le sujet, c'était parce qu'évidemment loin d'être naïve et le connaissant assez pour ça, elle s'y attendait fortement. Et d'ailleurs même en s'y étant attendu, ça ne l'avait pas empêché de commettre une petite erreur dans le choix de son dernier mot qui ne manqua pas de faire s'étirer un sourire espiègle au milliardaire.

    « Vous avez de la chance, je peux vous réchauffer et approfondir tout ce que vous voulez, quand vous voulez... on fait ça où ? » répliqua-t-il donc aussitôt avec un faux air interrogateur en faisant mine de vouloir déboutonner le haut de sa chemise, comme prêt à aller dans la pièce d'à-côté pour s'envoyer en l'air avec elle. Mais voyons bien qu'elle ne bougeait pas vu qu'évidemment il plaisantait, il redevint un tant soit peu sérieux.

    « Ah oui c'est vrai, visite seulement professionnelle... Quel gâchis par une si belle nuit, enfin tant pis ! » reprit-il d'un air déçu en buvant une gorgée de son verre, « Soit, accordons donc nos violons ! Le but principal étant que nous soyons assez convaincant pour que la Rébellion, et le monde entier à vrai dire, pense que je suis complètement dingue de vous, et que nous formons un charmant petit couple qui ne se refuse rien en matière de plaisirs et de sensations fortes. Pour ça, il faudra qu'on nous voit assez régulièrement ensemble autant chez nous qu'à l'extérieur. Evidemment, la presse va s'en emparer très, très rapidement, vous allez sûrement être sollicitée pour des interviews, à vous de voir si vous les acceptez ou non, j'ai déjà vu quelques magasines mentionner ma petite visite chez vous d'il y a deux jours, et ils ont bien pris la peine de préciser que je ne suis parti qu'au matin. Donc les dés sont lancés... Après je ne sais pas, quelle version voulez-vous qu'on joue ? Parce que personnellement, afin de ne permettre aucun doute possible, je suis pour jouer le jeu à fond, d'ailleurs attendez-vous à me voir très souvent dans votre magnifique villa... »

    Sourire machiavélique. Oh oui, évidemment qu'il voulait le jouer à fond ce petit jeu. S'il pouvait s'envoyer en l'air avec elle tous les soirs, il n'allait pas se priver ! Même si les chances pour que ça se réalise n'étaient pas assurées. Ou peut-être que si. Elle avait beau se donner les airs les plus froids et professionnels qu'elle pouvait, elle en avait envie tout autant que lui, il le savait. A moins que ça ne soit son arrogance qui parle ? Possible. Mais non, un simple croisement de regard lui donnait la confirmations de ses pensées. Cet étrange courant teinté de désir électrisant continuait de circuler entre eux, il n'était pas mort avec l'assouvissement de leurs désirs lors de leur première nuit comme l'aurait cru le milliardaire. Au contraire, il avait même l'impression qu'il s'était renforcé. A présent qu'il y avait goûté, il en voulait plus, toujours plus. Et ce qui était le plus drôle, et le plus jouissif, c'était qu'à chaque fois qu'il viendrait la voir, elle serait quasiment dans l'obligation de lui ouvrir la porte et avec le sourire et un charmant baiser sur le seuil pour bien que les paparrazzis mitraillent le nouveau couple sensation. Tout ce qui pourra aider à percer ce mystère russe qui aura réussi à garder le playboy le plus célèbre du monde dans ses bras plus d'une nuit vaudra de l'or dans la presse. Et comme même les rebelles lisent la presse un minimum. De toute façon, ça allait être incontournable. Tony anticipait déjà. On ne parlerait que de ça, que d'eux, avec cette ferveur que seule l'Amérique savait donner à ses célébrités.

    Mais il s'agissait pour le moment de museler de nouveau ses désirs, et de rester sérieux tel le Directeur d'Agence Gouvernementale qu'il était. Ce qui était peu simple vu le pêché de gourmandise qu'il avait en face et dont le moindre regard envers elle lui donnait des frissons toujours plus enclin à malmener ses bonnes résolutions professionnelles.

    « Je pense qu'il sera nécessaire d'établir des règles. C'est fou comme je déteste ce mot, bref. Il nous faudra établir des lieux où nous pourront cesser de "faire semblant" et dont on sera sûr qu'ils seront sécurisés et libres de tout espionnage. Votre chambre, mes appartements, etc. Mais en-dehors, obligation de remettre les masques du couple le plus glamour et sulfureux que nous allons former pour épater le monde. D'ailleurs, comme tout couple un tant soit peu sérieux qui se respecte, il faudra me laisser un tiroir chez vous tout comme je vous en laisserai un ici... Enfin... Je crois que c'est comme ça que ça marche, j'ai vu ça à la télé une fois... » termina-t-il en se tenant alors le menton avec l'air de celui qui hésite et ne se souvient plus très bien, plaisantant évidemment.

    Oui parce que Tony et les relations un tant soit peu longues - soit plus d'une nuit voire deux à la limite - ça équivalait à nager en plein inconnu pour lui qui changeait de conquêtes comme de chemises. A chaque coucher de soleil, une nouvelle créature de rêve partageait ses draps. D'ailleurs quand il y pensait, ça allait lui faire tout drôle de devoir "se contenter" d'une seule femme qu'il n'était même pas sûr de pouvoir mettre dans son lit quand il voudrait, tout en devant donc s'abstenir d'aller voir ailleurs si jamais elle lui se refusait à lui. Devoir s'abstenir pendant... pendant le temps que durerait cette mission... Oula, dur... Voilà un détail qui n'avait pas effleuré l'esprit du milliardaire quand il avait imaginé la mission. Non mais en même temps, il allait s'arranger pour que cette situation n'arrive pas. Il allait s'arranger pour que sa relation publique avec la belle russe soit aussi véridique que dans le privé. Oh oui, il allait s'arranger pour brutaliser ce désir qu'elle portait envers lui et qu'elle gardait enchaîné par fierté ou tout autre stupide raison, et le libérer une bonne fois pour toutes.

    Ses yeux sombres se perdant une fois de plus sur les courbes de la jeune femme, comme aimanté par sa plastique de rêve autant que son regard engagé et ses traits fins de d'ex-ballerine russe, le milliardaire marqua une pause le temps d'une réflexion, buvant une nouvelle gorgée pour terminer son verre. Il sentait le bourdonnement dans sa tête l'informer de dizaines d'appels ou de messages cryptés qu'on lui envoyait en ce moment même, mais, ne voulant briser ce tête-à-tête pour rien au monde, il les refoula tous. Pourtant il aurait pu y répondre tout en continuant à s'occuper de la belle espionne, désormais capable d'effectuer des dizaines de tâches simultanément et ça partout à travers le monde, virtuellement invincible grâce à Extremis. Mais non, ce soir, il voulait porter absolument toute son attention sur son invitée. Si possible comme leur nuit précédente ensemble...

    Se levant soudain, il se dirigea vers la petite commode non loin contre le mur, ouvrit le tiroir pour y prendre quelque chose et revint non pas s'asseoir là où il était mais bel et bien à côté de la jeune femme, tourné vers elle, un bras sur le dossier du canapé tandis qu'il lui montrait de l'autre l'objet en question. L'objet qui n'était autre qu'un de ces mini-pistolets qui servaient à injecter d'infimes doses liquides dans le sang de patients. Sauf qu'en l'occurrence, celui-ci était quelque peu différent.

    « Au vu des risques élevés, très élevés je dirais même, que comporte cette mission, je souhaiterais que vous m'autorisiez à implanter une nano-puce bio-organiques dans votre organisme. Complètement indétectable car passive, elle ne s'activera que si, disons dans le pire des scénarios, votre rythme cardiaque venait à tomber en-dessous d'un certain seuil que je qualifierais de critique, et j'en serais aussitôt prévenu ainsi que de votre position. Mais ça n'a rien d'obligatoire, vous êtes évidemment libre de refuser, bien que ça rassurerait beaucoup votre charmant patron... » déclara-t-il avec un petit sourire sur ses derniers mots, ayant l'inconscient réflexe de parler de lui à la troisième personne dès qu'il s'agissait de parler un minimum de sentiments, ou en l'occurrence de l'inquiétude qu'il pourrait avoir une fois que la russe serait lancée dans sa périlleuse mission d'infiltration.

    Sans aucune aide extérieure à part la sienne, et en connaissant le nombre d'agents secrets qui n'étaient pas revenu vivant de ce genre de mission, oui il y avait de quoi avoir quelques appréhensions. Mais quelque part, implanter des puces de ce genre dans les agents partant en mission était une routine. Tous les agents du SHIELD avaient à vrai dire une puce de traçage implantée dans l'avant-bras, moins performantes que celle qu'il comptait injecter à la jeune femme cependant. Beaucoup moins performantes. Etrange que le Vengeur puisse s'inquiéter, mais tant que ça étant donné que c'était beaucoup plus difficile de rester neutre et impassible quand on côtoyait la personne face à face, et même quand on avait eu un tant soit peu d'intimité avec elle. Ce n'était pas comme lorsqu'il se contentait d'envoyer le dossier de mission à des agents sans les rencontrer en face. Le recul empêchait la compassion. Ils faisaient leur métier. Point barre. Pour Natasha, ce serait pareil, mais avec leur proximité forcée - et très appréciée - qu'allait exiger les apparences de couple. Mais il était nullement question de s'attacher de quelque manière que ce soit. Juste de veiller au retour sain et sauf de celle qu'il envoyait dans les rangs ennemis. De toute façon, même si elle refusait, et vu comment allait évoluer leur relation, il y avait de fortes chances qu'au final Tony la lui implante quand même à son insu lorsqu'elle ne se douterait de rien, en dormant ou autre, lorsque son inquiétude grandirait au même titre que son affection... Même il ne sen doutait pas, et ils en étaient encore loin. Il lui avait posé un lapin le matin, elle lui en voulait encore, voilà où ils en étaient.

    Ses yeux glissant sur l'arrière de son cou, il approcha lentement sa main libre posée sur le dossier et écarta avec une douceur calculée ses longs cheveux, pour effleurer du bout des doigts la peau nue de la nuque de la belle espionne. Il y avait pas mal de chances qu'elle lui réponde par une prise d'art martial qui le mettrait au tapis aussi sec vu qu'il était censé se tenir tranquille, sauf que ce geste avait pour simple but de montrer là où la puce s'injecterait, non sans évidemment en profiter quand même au passage. Une caresse pour un frisson destiné à briser un peu plus les rétentions de son interlocutrice.

    « Vous ne sentirez rien, à peine une légère piqûre... Au pire, peut-être que vous aurez droit au baiser de réconfort, qui sait... » lui murmura-t-il alors qu'il observait avec envie son épaule à moitié dénudée sur laquelle il mourrait d'envie de venir en effet y déposer un doux baiser.

    Il releva ses yeux vers elle avec un air un peu plus espiègle cette fois. Ce n'était qu'une question de temps, ils le savaient tous les deux. Tony en avait déjà de nouveau le coeur qui battait plus vite que la normale rien qu'à l'idée de pouvoir s'évader de nouveau totalement avec elle au royaume des plaisirs nocturnes les plus divins. Car s'il y avait bien une chose dont le milliardaire était sûr, c'était qu'avec une femme comme Natasha, il ne devait certainement pas y avoir de place pour la routine et l'ennui. Mais bien pour l'imprévu et l'action. Alors oui peut-être qu'elle résisterait encore quelques temps ce soir, mais elle finirait par céder. Il le fallait. Comme la nuit précédente. Il ne lui en laisserait pas le choix.
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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:32

    Garder les pieds sur Terre. Voilà une tâche des plus compliquées à exécuter quand on se trouve assise là, face à l'homme qui quelques jours plus tôt s'était retrouvé dans votre propre lit pour partager l'un des moments les plus fantastique de votre semaine, voire de votre mois, ou même de ces trois dernières années. Natasha y avait songé plus d'une fois à l'époque où ils n'en étaient qu'au stade de s'allumer mutuellement sans pour autant aller plus loin. Elle avait évidemment envisagé le jour où elle finirait par craquer mais jamais elle n'avait pensé qu'elle en redemanderait. Ok, elle savait de par sa réputation que ce moment là aurait été incontestablement l'un des meilleurs cependant, elle avait été certaine qu'après ce petit écart de conduite ça aurait été chacun pour soi et Dieu pour tous. Elle s'était mis le doigt dans l'œil et profondément. Certes elle n'en était pas au point de vouloir se jeter sur lui ou de se mettre à genoux pour le supplier de l'emmener une nouvelle fois au septième ciel, mais c'est vrai que s'il venait à trop insister ou si elle ne se sentait plus à même de tenir bon, il n'y aurait aucun doute sur l'issue finale de cette soirée.

    "Allo la Terre appelle la Lune, répondez !" Lui hurla brusquement son cerveau tandis qu'elle était en train de s'enfoncer dans toutes ces pensées si troublantes qu'elle s'acharnait la majeure partie du temps à faire taire aussi sec pour rester le glaçon qu'elle était, froide et imperturbable. Elle porta alors son regard sur son verre dont elle commençait à voir le fond. A ce rythme, si elle envisageait de boire une gorgée de whisky à chaque fois qu'elle voulait s'empêcher de faire ou dire une ânerie susceptible de faire sortir le fauve de sa cage, elle allait sortir d'ici dans un état vraiment inquiétant, mais elle n'avait pas le choix, elle devait résister.

    La russe sentit de nouveau son regard glisser sur elle mais son visage resta impassible. Il ne l'aurait pas même s'il y mettait toutes les formes possibles et envisageables. Ils allaient discuter professionnellement de leur mission, enfin de la sienne puisque lui n'était qu'un acteur secondaire là dedans, et puis c'est tout. Quoi qu'il tente elle se jurait de le déphraser avec ses yeux dans les siens en un rien de temps, de faire taire son égo surdimensionné et de ne rien montrer de ce qui pouvait bien lui passer par la tête de temps à autre quand elle le regardait assis en face d'elle, son verre à la main, ses yeux dans les siens.

    Bien sûr, comme elle s'y attendait, il s'attarda sur le fait qu'elle avait employé un mot quelque peu sujet à des sous entendus de sa part et évidemment, il n'hésita pas une seule seconde à faire une blague dessus se montrant prêt à transiter de suite vers la pièce voisine si elle lui demandait. Malheureusement pour lui, même s'il ne s'agissait que d'une plaisanterie, il se heurta de nouveau à un mur et revint de lui même sur le droit chemin se rappelant qu'elle lui avait formellement interdit de s'enfoncer sur ce terrain là sous peine qu'elle lui explose les bijoux de famille. Ok, elle n'avait plus son arme pour le menacer mais ce n'était pas une raison. Il y avait à l'heure actuelle des sujets bien plus préoccupants à traiter, ce qu'il aborda à la suite sans lui laisser le temps de le ramener à la réalité qu'il semblait avoir retrouvé tout seul comme un grand.

    Sans détour aucun, il lui exposa alors comment il voyait la situation, ce qu’il attendait d’elle, ce qu’ils allaient devoir faire et ce qui allait inévitablement se passer lorsque les médias viendraient à s’emparer de ce scoop si croustillant qu’ils allaient leur fournir sur un plateau d’argent. Elle allait devenir connue. Elle serait officiellement celle qui avait réussit à faire craquer le grand Tony Stark qui n’aurait plus d’yeux que pour elle et elle seule, laissant volontiers au placard sa réputation de coureur de jupons. Sa vie si tranquille allait se transformer en une sorte de cauchemar permanent ou des types armés de téléobjectifs surdimensionnés allaient la traquer partout où elle irait afin de connaître les moindres détails de son existence avant de les recracher sur une double page dans la presse people qu’elle ne lisait que très rarement. Sans parler de ces journalistes qui voudraient lui parler dès qu’elle se pointerait au bras de son patron à ces soirées ultra guindées où elle évitait de mettre les pieds en temps normal, parce qu’elle n’aimait pas du tout cette ambiance qui y régnait, remplie de types mégalos, au quotient intellectuel surélevé et au porte feuille bien rempli. C’est vrai qu’elle aimait s’afficher de temps en temps, histoire de gonfler un peu son égo et de se sentir aussi désirée qu’à l’époque où elle avait été célèbre dans son pays ou même qu’aux yeux de son époux, mais ce que Stark lui proposait ça n’était pas la même chose. C’était à un niveau plus que supérieur où elle serait constamment obligée de montrer qu’elle n’était pas qu’une plastique mais aussi un cerveau, où elle devrait supporter des abrutis qui se la pétaient du soir au matin sous prétexte qu’ils avaient réussi à allumer leur ordinateur d’un seul doigt et où elle allait devoir faire quelque chose qu’elle détestait par-dessus tout, étaler sa vie privée. Oui, c’était pour le bien fondé d’une mission, mais c’était quand même de son existence dont il était question, de son cœur et de son passé quelque peu douloureux, qu’elle n’avait jamais partagé avec qui que ce soit préférant faire ce qu’elle savait toujours faire, souffrir en silence.

    Comme on repousse une mèche de cheveux qu’on a dans les yeux, Natasha préféra de suite repousser toutes ces idées qui n’en étaient encore qu’à ce stade et qui allaient y rester encore pour quelques temps même si apparemment, on parlait déjà d’elle et de Tony dans un quelconque magazine si elle en croyait ses dires. C’est sûr, quand elle rentrerait chez elle, elle allait en entendre parler… Bref, elle se reconcentra sur le sujet actuel et entendit alors son interlocuteur dire que lui était pour qu’ils jouent leur rôle à fond, ce qui la fit légèrement sourire. Evidemment qu’il était pour, le contraire aurait même été surprenant. Du moment qu’il puisse s’envoyer en l’air quand bon lui semblait, la tripoter à tout bout de champ et se la péter en public avec elle à ses côtés comme tout bon playboy milliardaire qui se respecte, c’est sûr qu’il n’allait pas refuser. Elle était pour lui une sorte de buffet à volonté complètement gratuit, mais ce qu’il oubliait c’est qu’elle aussi avait son mot à dire dans l’histoire. Il avait beau être son supérieur, l’homme le plus riche du pays ou même d’ailleurs, le plus intelligent de je ne sais pas trop quoi, cette mission, c’est elle qui l’exécutait et qui allait la mener comme bon lui semblait tout en oubliant pas les objectifs fixés, alors il devait de suite redescendre sur Terre parce qu’il avait perdu son défi et qu’il devait s’en tenir à ce qui avait été décidé. Un joli couple extérieur, un rôle joué comme il se devait mais hors de question d’entrer dans des détails plus privés. Elle jouerait s’il le fallait la comédie, mais il ne se faufilerait plus jamais dans son lit pour assouvir un quelconque désir charnel véritable, elle se le jurait.

    Le fixant inexorablement du regard, elle le vit alors s’enfuir furtivement vers quelques pensées dont elle connaissait bien entendu le contenu tandis qu’il la reluquait toujours autant avec ses yeux affamés, comme une boulimique regarderait la vitrine d’une pâtisserie chocolaterie, où étaient savamment et ostensiblement exposées toutes les plus grosses gourmandises que la Terre puisse porter en matière culinaire. Cependant il n’alla pas plus loin et reprit son discours au sujet des détails qu’elle lui demandait mais où était le piège ? Lui se tenir à carreau et être très professionnel face à elle, c’était aussi rare qu’une véritable perle de culture dans une huitre de basse consommation.

    Ceci fait, s’arrêtant sur une histoire de tiroirs à partager chacun chez l’autre, il la toisa de nouveau mais cette dernière préféra rester concentrée sur un autre point de vue afin de ne pas craquer rien qu’en le voyant une fois de plus la déshabiller du regard et songer ouvertement à la déshabiller tout court. Il se leva une nouvelle fois la laissant quelque peu mijoter à se demander ce qu’il allait encore inventer pour la faire lâcher prise une bonne fois pour toute et revint quelques secondes plus tard avec un objet dans la main qu’il avait sortit d’un tiroir non loin de là où se trouvait son flingue. Là, au lieu de se rasseoir à sa place précédente, il s’installa près d’elle, à une distance bien moins grande que ce qu’elle aurait souhaitée et lui montra le gadget en question, un de ces bidules dont on se servait pour faire des injections et dont franchement elle n’était pas fan, surtout quand on voyait la taille excessive de l’aiguille par rapport au reste du pistolet. Elle n’était pas une phobique des piqûres, mais plutôt réticente à l’idée qu’on lui plante une quelconque aiguille dans le corps car elle gardait en tête pas mal de mauvais souvenirs en rapport à sa formation « radicale » au KGB et ne voulait certainement pas réitérer l’expérience même pour les beaux yeux de l’homme qui se trouvait tout près d’elle.

    Alors sans qu’elle ait besoin de lui poser la moindre question, il lui expliqua pourquoi il avait sortit ce truc et ce qu’il comptait en faire, c'est-à-dire lui injecter un truc indétectable dans le corps histoire de savoir si nécessaire comment elle allait et où elle se trouvait ce qui lui rappela furieusement les trucs qu’on implantait aux animaux avant de les relâcher dans leur milieu naturel afin des les étudier, mais elle, elle n’était pas un animal et il n’était pas question qu’il l’approche avec un truc pareil dans les mains, même si sa vie en dépendait. Elle n’y était pas obligée ? Très bien, ça l’arrangeait largement. Jusque là, elle devait être la seule qui bossait activement pour l’Initiative sans une quelconque modification génétique ou rajout scientifique et elle comptait bien continuer comme ça au moins jusqu’à sa retraite ou sa mort si elle venait à survenir avant. Les aiguilles ne l’attiraient vraiment pas alors la question s’arrêtait ici mais ses propos finaux ne tombèrent certainement pas dans l’oreille d’une sourde, ce qui lui fit afficher un léger sourire.

    - Oh je vous en prie, n’allez pas me faire croire que ne pas savoir où je me trouve et dans quel état je suis, vous empêcherait de dormir, surtout si vous êtes en charmante compagnie… Et puis de vous à moi, ça fait longtemps que j’ai passé l’âge où l’on doit encore me surveiller…

    Elle s’arrêta net, sentant la main du milliardaire s’égarer sur sa nuque après y avoir délicatement repoussé sa longue chevelure rousse. Ce n’était qu’un vague effleurement mais il la fit légèrement frissonner comme il devait s’y attendre malgré le fait qu’il se la jouait type sérieux expliquant là où il piquerait et bien évidemment que ça serait sans douleur… C’est bizarre, le dernier qui lui avait dit ça s’était avéré être un fieffé menteur, et la taille de l’aiguille qu’elle avait sous les yeux lui confirmait fortement ses appréhensions à le laisser jouer au Docteur Maboul. D’un autre côté, cette douce caresse qu’elle sentait à l’heure actuelle lui disait bien qu’il serait délicat avec elle et qu’elle devait le laisser faire, sans parler de ce petit baiser qu’il lui promettait pour la réconforter… Il porta son regard de nouveau vers elle et cette lueur espiègle la ramena de suite à la réalité, lui rappelant que la dernière fois qu’il avait affiché cet air, elle s’est fait avoir comme une débutante.

    D’un geste rapide et expert, elle repoussa sa main sans pour autant lui faire mal avant de se lever du canapé verre en main, pour se diriger vers la baie vitrée et admirer la vue qui devenait de plus en plus belle à observer à mesure que la nuit tombait et que les lumières de la ville s’allumaient. Sans oublier qu’au moins de dos elle ne le regarderait plus et ne serait pas tentée de céder à ce piège qu’il représentait.

    - Rangez votre gadget de la mort, je ne suis pas intéressée et puis je n’aime pas les aiguilles, j’en garde un assez mauvais souvenir alors franchement je ne réitèrerais pas l’expérience même si vous me l’ordonniez. Répondit-elle clairement à sa proposition.

    Simple, claire et précise, voilà comment elle devait être toute la soirée et tout irait pour le mieux sans que personne n’ait à souffrir, enfin surtout elle.

    - Revenons-en à nos moutons, ce pourquoi je suis venue. Nous avons parlé des grands détails mais nous n’avons pas parlé des petits détails qui pourraient sembler insignifiants à nos yeux mais capital aux yeux de ceux chez qui je vais m’infiltrer. Oh je sais qu’ils ne doivent pas s’intéresser à vous à ce point mais je crois que si nous avons la même version, ça sera bien plus crédible. Les questions les plus banales peuvent s’avérer les plus dangereuses si nous ne répondons pas la même chose.

    Elle savait de quoi elle parlait, on l’avait entraînée aux missions d’infiltrations et à présent quand on lui offrait ce type de travail, elle veillait à respecter chaque point un à un. C’était la deuxième fois dans sa vie d’espionne qu’elle allait devoir jouer le coup du couple, mais cette fois-ci ça serait un peu plus compliqué parce que celui avait qui elle allait engager cette partie n’était pas son mari qui la connaissait sur le bout des doigts et dans évidemment tous les sens du terme.

    - Comme dans toute bonne infiltration il y a des choses à apprendre et à retenir. J’apprends qui sont les gens que je vais côtoyer là-bas, ce qu’ils savent faire, leurs goûts, leurs faiblesses à supposer qu’elles aient été recensées, et tout ce qui pourrait me permettre de rester en vie le plus longtemps possible. Avec vous ça sera la même chose parce qu’on ne sait jamais. Il suffit que vous ne soyez pas attentif à quelque chose et soudain on vous pose une question me concernant, si vous avez la réponse exacte c’est tant mieux mais si vous balancez le premier truc qui vous passe par la tête et qui est évidemment le contraire de ce que j’aurais pu dire à cette même personne, il est garanti que nous ne tiendrons pas longtemps. Notez cependant que je ne suis pas une paranoïaque qui pense que tout ceux que nous serons amenés à fréquenter peuvent éventuellement pistonner l’autre camp simplement j’aime quand les choses sont bien faite. Vous comprenez ?

    Son attention ne se porta toujours pas sur le milliardaire. Il était derrière, assit sur le canapé et il devait y rester. Ils avaient des choses sérieuses à faire et ils ne devaient pas s’égarer en route ou tout du moins pas tout de suite…

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:33


    Okay, visiblement, l'idée de lui offrir une chance en plus de survie à travers cette aiguille ne semblait pas enthousiasmer la jeune espionne. Il était clair qu'elle en avait eu de mauvais souvenirs, de mauvaises expériences et Tony devina bien vite que cette phobie refoulée ne devait pas être étrangère à sa formation du KGB, réputée extrêmement dure et éprouvante. Sans parler des protocoles tout aussi rigoureux du SHIELD qui demandait entre autres après chaque mission un bilan de santé complet impliquant forcément des seringues. Le milliardaire fut quand même assez surpris, presque amusé sans le montrer de savoir désormais que cette femme fatale qu'il avait devant lui craignait les aiguilles. Sa réplique sur sa fausse inquiétude à son égard piqua quelque peu le milliardaire, qui voyait qu'une fois encore on le considérait comme quelqu'un d'insensible. Il avait beau ne pas le montrer, le fait était qu'il s'inquiétait toujours pour ses hommes en mission, et surtout pour son équipe de Vengeurs sur laquelle il avait toujours veillé comme un Leader assez paternaliste. En même temps, ils étaient un peu sa seule famille.

    Mais ce n'était pas parce que les seuls affinités qu'il avait avec la russe se résumaient - pour le moment - à une proximité surtout charnelle qu'il allait rester insensible au fait qu'elle allait risquer sa vie en plein dans les rangs ennemis. Okay elle était entraînée pour ce genre de choses, okay elle était très douée, okay elle savait se défendre, mais là, la situation ne reflétait pas les caractères d'une mission du SHIELD normale. Aucun soutien à part le sien, surveillée, jugée et par les rebelles et par l'Initiative qui risquait de la prendre pour une traître, bref, prendre des précautions telles que celle qu'il lui offrait ne pouvait pas être de trop. Mais bon, comme il l'avait dit, il ne la forçait en rien de ce côté-là. Pas en sachant qu'il risquait de toute manière de lui implanter cette puce à son insu dès qu'il en aurait l'occasion, lorsque l'inquiétude le prendrait de manière inévitable si rapprochement il y avait... Et rapprochement il y aurait, même si pour le moment ni l'un ni l'autre ne s'en doutait ou n'osait l'envisager. Cependant, il avait buté sur un certain point qui visiblement méritait d'être éclairci de suite.

    « Ohla attention, il sera hors de question, pour vous comme pour moi, d'être en "charmante compagnie" avec qui que ce soit d'autre durant cette mission ! Je suis censé être raide dingue de vous, ce qui m'interdit d'aller voir ailleurs même si nous jouons la comédie. Quant à vous, il se trouve que je suis du genre jaloux, même dans une relation qui n'en est pas une, et surtout très fier, alors j'apprécierais si vous évitiez de me faire cocu à tout bout de champ... En admettant que vous arriviez à trouver mieux ailleurs... »

    Il esquissa un sourire en coin des plus arrogants, pleinement confiant dans ses talents de "sportif de chambre" qui lui assurait depuis toujours son excellente réputation en la matière. Passer après lui, ah ah, bon courage. Cependant, plaisanterie mise à part, et malgré sa promesse d'un charmant baiser de réconfort, la belle refusa catégoriquement qu'il use de son "jouet de la mort" sur elle. Tony la regarda écarter sa main et se lever pour mettre, il en était sûr ou du moins son égo l'était, une distance de sécurité entre elle et lui. Le milliardaire avait la très nette impression qu'elle craignait de retomber dans ses filets comme leur nuit passée. Lui ne désirait que ça, il comptait d'ailleurs tout faire pour aller en ce sens, quant à elle... Visiblement le fait qu'il l'ait laissé au petit matin l'avait refroidi quant à la possibilité de remettre ça. Ou du moins essayait-elle de le faire croire. Plus elle lui résisterait, plus il s'acharnerait...

    Maintenant ce professionnalisme protecteur, elle lui expliqua alors ce qu'elle attendait de lui vis-à-vis des détails de cette infiltration, et des informations nécessaires pour la mener à bien sans y laisser sa peau. Toujours assis sur le canapé, Tony reposa son gadget sur la table basse avant de se tourner vers elle, l'observant avec à la fois amusement et admiration, les deux bras posés de chaque côté sur le dossier, on ne peut plus décontracté. Il avait bien envie de la rejoindre là, de suite, près de cette baie vitrée aux mille lumières nocturnes, mais préféra d'abord attendre un peu, attendre qu'elle ait terminé ses explications qu'il écoutait aussi attentivement qu'il ne cessait de la déshabiller du regard.

    « Oh mais je comprends parfaitement. J'aime moi-même que les choses soient bien faites, quitte à être perfectionniste. »

    Ca, pour être perfectionniste, il l'était. Du moins dans certains domaines. L'invention, l'ingénierie, la stratégie aussi bien sur le terrain qu'en politique,... Tout ce qu'il entreprenait, il le menait jusqu'au bout, sans omettre aucun détail pouvant lui arracher sa victoire. Tony était une bête, un vrai fauve, une fois sa cible verrouillée, il ne lâchait plus tant qu'il n'obtenait pas satisfaction. C'était la victoire ou rien. Dans les domaines cités, comme dans certains autres beaucoup plus... nocturnes dirons-nous. Finalement, s'emparant de la bouteille, il se leva et marcha tranquillement jusqu'à elle, non sans de bien évidentes arrière pensées. Arrivant dans son dos, ce qu'il adorait faire et il ne s'en cachait pas, il passa son bras à côté d'elle en l'effleurant volontairement, et lui remplit son verre quasiment vide.

    « Et toujours cette si belle vue... » commença-t-il, narquois et joueur en parlant bien évidemment non pas de la vue de New York mais d'elle face à ce panorama exceptionnel, clin d'oeil évident à ses paroles de leur nuit passée près de la piscine. Laissant pour seul bruit pendant quelques courtes secondes celui du liquide brun qui s'écoule lentement dans le verre, Tony ne se gêna pas pour lui adresser de biais un regard pétillant de son éternelle espièglerie de coureur de jupons jamais rassasié.

    « Si je comprends bien, il va donc nous falloir apprendre à nous connaître... par coeur... sur le bout des doigts... dans les moindres détails... Mmmm j'aime déjà cette partie de la mission... » reprit-il d'une voix lente et mielleuse, pleine de sous-entendus aussi clairs que de l'eau de roche.

    Il termina de la servir, puis posa la bouteille sur le rebord du piano installé non loin d'eux avant de reporter son attention sur cette créature de rêve qui se tenait devant lui et dont il humait avec délice le délicat parfum de ses cheveux flamboyants. Il avait envie d'elle, c'était flagrant, mais le souvenir très frais du revolver braqué sur ses parties sensibles faisait qu'il devait se retenir, et rester un minimum professionnel, comme elle. En admettant qu'il en soit capable. Parce que pour le moment, il pensait plus à cette envie irrésistible de la plaquer contre la vitre pour s'emparer de son corps qu'à parler boulot... Mais non, il fallait résister, ne pas risquer la gifle, et se montrer compétent.

    « Commençons par le commencement alors... Les circonstances de notre rencontre... Vous avez une préférence ? Je préfère vous laisser choisir, parce que quelque chose me dit que mes propositions ne vous plairont pas... J'aurais tendance à voter pour une nuit torride de retour d'une de vos mission lors d'un débriefing dans une pièce perdue de l'Héliporter du SHIELD. Mais ça n'engage que moi évidemment... » reprit-il avec un petit sourire qu'il lui adressa à travers le reflet de la baie vitrée, toujours derrière elle, son visage non loin de son oreille comme à son arrivée, à la différence que cette fois, il se faisait violence pour garder les mains dans ses poches.

    Evidemment, il plaisantait. Si leur histoire devait être le plus crédible possible, ce n'était pas avec ce genre de départ que ça allait convaincre la population et donc la Rébellion. Non, pour faire croire au coup de foudre, les circonstances de leur rencontre allaient devoir être un peu plus... romantiques ? Ou tout du moins de pas ressembler à un coup d'un soir. Même si la seule pensée d'une partie de jambes en l'air là-haut dans les nuages, sur l'Héliporter du SHIELD, avait le don de le faire frissonner d'envie. Le fait qu'ils se soient tournés autour pendant trois ans allait certainement jouer en leur faveur. Ca donnerait une certaine crédibilité à leur relation. Par rencontre, il entendait bien évidemment le moment où ils avaient commencé à "sortir ensemble" et non leur véritable première rencontre, qui remontait à de nombreuses années.

    « Notre rencontre mise à part, je vous donne carte blanche pour me poser les questions que vous voulez... A condition que je puisse faire de même avec vous... Je suis en effet très impatient d'apprendre à vous connaître... un peu plus... » lui murmura-t-il à l'oreille, son sourire s'étirant de plus belle sous ce nouveau sous-entendu alors qu'il croisait son regard dans la vitre avec malice.

    Apprendre à la connaître un peu plus. Un peu plus car il la connaissait déjà un peu sous un certain angle physique particulièrement plaisant. Cependant même physiquement, il savait qu'il ne l'avait pas découverte dans sa totalité, qu'elle avait encore de nombreuses ressources et c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il en redemandait. Quitte à l'avoir à l'usure, il ferait tout pour l'avoir de nouveau. Elle enflammait ses sens au moindre battement de cil, au moindre regard perçant qu'elle lui adressait, au moindre de ses gestes si classes et désinvoltes à la fois dont il raffolait. Non vraiment, tout chez cette femme avait le don de provoquer son désir le plus ardent, et elle le savait bien...

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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:34

    Toujours concentrée sur la magnifique vue qui s’offrait à elle, Natasha ne voulait pas se retourner pour voir où se trouvait son patron à présent. Elle n’était pas sotte. Elle savait pertinemment que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne finisse par la rejoindre, et ne reprenne son petit jeu de séduction à grands renforts de sous entendus, de frôlements ou même de simples caresses dans le but final de pouvoir s’alanguir une fois de plus avec elle à l’horizontale. C’est vrai que l’idée était très tentante, avec cette ambiance quelque peu tamisée et le fait qu’il l’avait déjà légèrement enflammée en laissant sa main se balader délicatement sur son ventre lorsqu’elle était arrivée, mais elle ne voulait pas le laisser gagner une nouvelle fois, enfin plutôt obtenir ce qu’il voulait toujours, pas si facilement. Il devait comprendre que même en étant Tony Stark, playboy et milliardaire, un simple claquement de doigts ne lui octroyait pas tous les droits et encore moins le pouvoir de faire plier à sa volonté cette femme qu’il convoitait tant depuis la période où elle s’était décidé à entrer à son service et abandonner toute idée de vouloir le voir allongé entre quatre planches, six pieds sous terre. Evidemment, elle savait très bien qu’ils finiraient par faire l’amour ce soir comme ils l’avaient fait deux jours auparavant, mais elle voulait lui résister le plus longtemps possible, par fierté, pour sa réputation et un tas d’autres choses qu’à vrai dire elle n’arrivait pas très bien à définir mais qui lui semblaient cependant importantes, question d’instinct féminin.

    Faisant donc de son mieux pour rester encore un bon moment maîtresse de la situation, elle l’entendit alors se révolter légèrement au sujet de son emploi des termes « charmante compagnie » lorsqu’elle lui avait signifié qu’elle ne croyait pas un seul instant qu’il allait se préoccuper de son sort quand elle irait en territoire ennemi. Bien sûr, qu’elle savait qu’ils allaient devoir jouer au couple idéal et glamour sur lequel ne plane aucune ombre mais elle connaissait l’homme avec qui elle allait jouer. Il arriverait peut-être à s’abstenir d’aller voir ailleurs pour le bien de la mission mais elle savait très bien qu’il lui suffirait d’apercevoir ne serait-ce qu’un bout de chair féminin dénué de tout tissu pour ne plus faire attention au reste même s’il était parfaitement conscient du fait qu’il n’aurait pas le droit de consommer sa propriétaire dans un cinq à sept digne de ce nom. Là-dessus, il lui précisa qu’elle non plus ne devrait pas essayer d’aller voir ailleurs, ce qui il faut l’avouer la refroidit assez brutalement. Mais pour qui la prenait-il bon sang ? Elle n’était pas une putain, ni une fille qui adore bouger sur tout ce qui saute comme lui adorait sauter sur tout ce qui bouge. Là, il venait d’être blessant et par la même occasion il venait de réduire d’un coup ses chances de pouvoir de nouveau la toucher proche du zéro absolu. Elle ne tolérerait pas d’être traitée ainsi surtout de la part d’un homme qui s’envoyait constamment en l’air avec toutes les filles qu’il croisait. Restant pourtant silencieuse à ce sujet, elle n’entendit cependant pas sa petite plaisanterie et fit l’effort de se maîtriser dans cette petite colère qui commençait à l’envahir et qui lui disait de partir sur le champ après lui en avoir collé une comme il se devait. Elle avala alors le peu de whisky qui restait dans son verre et se replongea dans ce sublime décor qui s’affichait sous ses yeux, il fallait qu’elle pense mission et rien d’autre. Une fois qu’elle aurait obtenu tous les détails qu’elle souhaitait, elle repartirait chez elle, le laissant tout seul dans ses fantasmes qui n’avaient plus aucune chance de devenir réalité parce qu’il n’avait pas su choisir les mots les plus pertinents pour exprimer son petit désaccord avec des propos qu’il aurait pu trouver vexant s’ils avaient été complètement faux.

    Droite comme un « i » durant toutes ses explications quant au fait qu’ils allaient devoir apprendre à se connaître un peu plus que sexuellement parlant, elle sentit de nouveau son regard glisser sur elle et un petit coup d’œil dans le reflet que lui offrait la baie vitrée ne fit que lui confirmer les choses. Il ne pouvait pas s’empêcher de la dévorer du regard et elle était certaine que si elle avait le don de lire dans ses pensées à l’heure actuelle, ce qu’elle y trouverait ne ferait que lui plaire au plus haut point même si trois ou quatre minutes auparavant, il avait balancé des choses la concernant qu’elle avait plutôt mal prises. Sans surprise, il comprit très bien qu’elle aimait que le travail soit bien fait puisque lui-même pratiquait cette façon de penser, et alors qu’elle ne s’y attendait plus trop ou parce qu’elle essayait de faire la part des choses dans tout ce qui lui traversait l’esprit au même instant, il s’approcha enfin d’elle, bouteille en main. S’arrêtant là, juste derrière elle, il l’effleura légèrement et vint lui resservir à boire ce qui eut tout de suite l’effet de faire oublier à la jeune femme le fait qu’elle était un peu énervée à cause de cette histoire à la con dont son cerveau s’empressait de faire disparaitre la moindre trace afin de laisser la place à toutes ces pensées assez torrides qui l’envahissait, rien qu’en sentant son parfum d’homme si enivrant.

    Il n’avait pas eu les mains baladeuses, il avait juste prononcé cette phrase qu’il lui avait sorti l’autre soir quand elle faisait des longueurs dans sa piscine avant de lui lancer un petit regard espiègle puis d’en remettre une couche avec quelques sous entendus, que déjà elle le voyait en train de la plaquer assez brusquement contre la baie vitrée pour lui faire l’amour à la Tony Stark. C’était vraiment incroyable ce pouvoir qu’il avait ou alors elle était bien plus faible qu’elle ne voulait le croire. Enfin bref… Elle prit une profonde inspiration qui se voulait somme toute silencieuse et retourna à son activité de contemplation du paysage, détaillant tout ce qu’elle voyait afin de ne pas songer que maintenant il était tout proche, tellement proche qu’elle n’avait qu’à exécuter un cent quatre vingt degrés sur elle-même pour se perdre dans se regard si intense avant de finir par capturer ses lèvres si douces qui n’attendaient qu’elle, qui n’appelaient qu’elle.

    Une fois qu’il l’eut de nouveau servit et qu’il eut déposé la bouteille sur le bord du piano proche d’eux, il reprit tranquillement leur conversation professionnelle ce qui déçu légèrement la jeune femme qui aurait bien laissé tombé toutes ces idées à la con de résistance rien que pour s’envoyer en l’air avec lui une nouvelle fois mais comme lui soufflait son esprit, elle ne devait s’en prendre qu’à elle-même de lui avoir fait comprendre par la force tout à l’heure qu’il n’aurait rien d’elle cette nuit parce qu’elle avait été froissée de le voir partir au petit matin la traitant comme une simple bourrique avec qui il s’était envoyé en l’air et dont il ne voulait plus entendre parler.

    Il entama donc leur « séance de travail » en évoquant la base de toute histoire un tant soit peu crédible ou ce qu’ils allaient devoir raconter au sujet de leur « première fois ». Bien sûr, il ne put s’empêcher d’exprimer sa version des faits qui n’était absolument pas surprenante avant de mentionner qu’évidemment il savait déjà que ça ne lui conviendrait pas, ce qui n’était faux faux. Oui, il plaisantait, mais ils allaient quand même devoir trouver une version qui leur correspondrait à tous les deux parce que le coup classique du coup de foudre ultra guimauve comme on en voyait que dans les films que Miss Potts devait regarder en boucle toute seule sur son canapé avec son clébard le soir, ça n’avait aucune chance de marcher avec leurs réputations personnelles déjà plus ou moins célèbres. Là-dessus, il poursuivit en lui laissant le droit de lui poser toutes les questions qu’elle désirait tout en précisant qu’il voulait pouvoir en faire de même avec elle car il voulait terriblement la connaître, ceci exprimé dans un murmure qui la fit légèrement frissonner tandis qu’ils s’observaient via le reflet que leur renvoyait la vitre en face d’eux.

    Natasha, pour se convaincre de rester sur Terre et de ne pas s’enflammer tout de suite, avala une gorgée d’alcool tout en cherchant déjà une histoire crédible à leur « première fois ». Elle devait vraiment penser boulot parce qu’elle savait très bien que sinon ils allaient finir par se jeter l’un sur l’autre, qu’ils passeraient donc toute la nuit au lit et qu’en suite elle se ferait la malle au petit matin sans qu’ils aient convenablement avancé dans leur travail, mettant ainsi en péril le bon déroulement de la mission qu’on lui avait confié, ce qu’elle ne voulait pas puisqu’elle tenait à vivre encore un petit bout de temps avant d’aller récupérer le siège qui l’attendait chez Satan himself.

    - Je crois avoir trouvé une version convenable de notre première étincelle si je puis dire. Déclara-t-elle finalement au bout d’une ou deux minutes de réflexion. Vous avez effectué si je ne m’abuse, un déplacement à l’étranger pour affaires il y a quelques mois… à Bogotá en Colombie…oh bien sûr, je ne sais pas ce que vous y avait fait puisque le déplacement était classé top secret mais il se trouve que j’étais moi-même dans les parages à cette même période…pour affaires également, et je pense que nous pourrions nous servir de cette coïncidence qui en est vraiment une pour notre histoire…

    Ses yeux croisèrent ceux du milliardaire qui la fixait toujours dans son reflet sur la vitre et elle ne pu s’empêcher d’esquisser un petit sourire de satisfaction sachant pertinemment que ce qu’elle allait lui raconter allait forcément lui plaire.

    - Etant assez libre de mes déplacements et ne vous devant des comptes que lorsque vous m’employez pour une mission, il est bien évident que vous ne saviez pas que je me trouvais également là-bas. Aussi, qu’elle ne fut pas votre surprise de me croiser dans le hall de votre hôtel en fin d’une de vos journées très chargée, alors que je tentais tant bien que mal de fuir les problèmes que j’attire malgré moi dès que je ne suis plus sur le territoire américain. Bien sûr, toujours prêt à aider les jeunes femmes en détresse vous n’avez pas hésité une seule seconde à venir me dépêtrer de cette situation en vous faisant passer pour mon fiancé et me permettant ainsi d’éviter les interminables interrogatoires qu’on réservait aux gens ayant eut le malheur de voyager seul. Il est évident que par votre popularité et votre réputation, les autorités n’ont évidemment pas cherché plus loin que ce nous leur montrions ostensiblement c'est-à-dire la vue de deux jeunes tourtereaux s’enlaçant tendrement et terriblement complice.

    En essayant d’imaginer ne serait-ce qu’une seconde la scène, l’espionne se retint de rire parce qu’elle se voyait très mal partager le moindre moment de complicité avec ce coureur de jupons invétéré qu’était son patron, mais il était cependant crédible que les colombiens avaient pu y croire parce qu’ils avaient la réputation de ne jamais voir plus loin que le bout de leur nez, de même que pas mal d’autres flics dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

    - La menace éloignée et n’ayant pas trouvé de chair fraiche à vous mettre sous la dent pour la nuit, vous m’avez donc gentiment invitée à dîner ce que je ne pouvais décemment pas refuser étant donné que j’étais votre débitrice sur cette affaire et il faut l’admettre, ce qui vous a fortement arrangé puisque depuis le temps que nous nous connaissions nous n’avions jamais encore eut le loisir de partager un même repas puisque je faisais toujours tout pour repousser vos avances. Malheureusement, il faut avouer que les restaurants gastronomiques dans une ville en quasi guerre permanente contre les terroristes, j’en passe et bien d’autres, ne courent pas les rues donc après quelques heures de recherches, nous avons atterri dans le bouge qui sert de restaurant à l’hôtel minable où j’étais descendue et nous avons passé la soirée à boire de l’alcool local tout en dégustant des plats infectes. L’ambiance tropicale étant propice à ce genre de choses et ne vous arrêtant jamais d’être Tony Stark, vous avez reprit votre projet de me faire céder à la tentation et de me faire découvrir à quel point vous étiez doué en matière de plaisirs nocturnes. Bien sûr, même avec quelques grammes de digestif local dans le sang je ne me suis pas laissé faire malgré vos différentes stratégies. Pourtant, à mesure que la nuit avançait et que les spiritueux aux degrés d’alcool toujours de plus en plus élevés brûlaient mes veines et annihilaient lentement ma perception des choses, il a suffit d’une seule et unique danse qui, il faut l’admettre, était particulièrement sensuelle et suggérait tout un tas de choses plus ou moins sexuelles sans cependant rien imposer, pour que je me laisse enfin aller à flirter dangereusement avec vous.

    La russe avala une gorgée de whisky pour se donner du courage afin de poursuivre son récit et rester calme malgré le fait qu’elle imaginait de mieux en mieux la scène puis se tourna face au playboy, pour voir ce qu’il pensait de tout ça avant d’en rajouter une couche pour faire monter un peu plus la température sans pour autant être prête à céder à ses avances.

    - Nos lèvres se sont frôlées de même que nos corps avant de finalement se trouver dans un long baiser, le temps à tourné à la pluie pourtant nous sommes restés dehors, continuant à nous chercher, à nous embrasser, à découvrir lentement mais sûrement des petits morceaux de peau de l’autre tout en avalant cet alcool infecte qui paraissait de plus en plus fade face à ce qui nous attendaient une fois que nous aurions décidé de migrer vers l’intérieur, cinq étages plus haut.

    Le ton de sa voix avait curieusement baissé à mesure qu’elle entrait dans les détails les plus croustillants de son récit de même qu’il était ouvertement devenu plus sensuel tandis que ses yeux affichaient cet air espiègle qu’il lui resservait à chaque fois qu’il essayait de la faire céder.

    - Et finalement nous sommes enfin montés jusqu’à ma chambre, ne cessant de nous dévorer du regard et résistant tant bien que mal à ce désir qui nous envahissait de plus en plus et était prêt à nous faire perdre la raison dans ce vieil ascenseur qui ne fonctionnait que par la force du Saint Esprit. Arrivés à destination, nous avons sans le moindre effort et sans montrer une quelconque résistance, enfin laissé parler nos corps qui se sont enfin découverts, pour notre plus grand bonheur respectif. La première fois nous n’avons même pas prit la peine d’atteindre le lit, nous avons fait l’amour à même le sol et bien entendu vous avez été à la hauteur de votre réputation… Ensuite nous avons encore dégusté quelques verres, de la téquila, et comme toujours vous avez su allier plaisir et amusement avant de vous relancer dans la subtile mais néanmoins très charmante découverte ou devrais-je plutôt redécouverte de mon corps toujours aussi brûlant de désir pour vous…

    Sans vraiment s’en apercevoir ou peut-être consciemment, elle ne s’en souvenait pas vraiment, Natasha s’était rapprochée un peu plus de son interlocuteur et ne cessait de le regarder droit dans les yeux, se demandant si oui ou non elle allait enfin céder et lui donner ce premier baiser qu’il attendait tant depuis qu’elle était arrivée. Leurs visages étaient tellement proches qu’elle sentait maintenant son souffle se perdre sur elle de même que ses pensées les plus restrictives se perdre dans un coin poussiéreux de sa cervelle. Elle s’avança encore d’un pas afin que leurs corps finissent par se frôler ostensiblement puis, se sentant comme hypnotisée par tout ce charme qu’il dégageait sans pourtant faire quoi que ce soit, elle entrouvrit légèrement la bouche, prête à aller capturer ses lèvres si brûlantes. Tout n’était qu’une question de secondes et de centimètres. Ses paupières se fermèrent doucement tandis qu’elle franchit un nouveau cap visant à réduire cette distance qui séparaient leurs bouches et lorsqu’elle se sentit enfin prête à tout lâcher, elle rouvrit les yeux et afficha un sourire carnassier avant de repartir vers le milieu du salon le laissant sur sa faim.

    - Bien sûr, je n’entrerais pas plus dans les détails laissant le soin à votre imagination débordante de combler toutes les zones d’ombres... Pour ce qui est du reste, nous n’aurons qu’à dire que dans notre envie de poursuivre nos petits jeux nous avons décidés de tenter la vie en couple même si ça ne paraissait aucunement gagné, mais une chose en entrainant une autre… Lança-t-elle en buvant une autre gorgée de whisky tout en se montrant toujours aussi froide qu’elle le pouvait à l’heure actuelle.

    Le silence s’installa durant quelques minutes peut-être plus peut-être moins et la rousse en profita alors pour aller jeter un coup d’œil plus proche et détaillé aux photos qui ornaient les murs. Si certaines faisaient vraiment trop mégalo, d’autres avaient le mérite d’être réussies ou de renvoyer une bonne ambiance. Elle s’attarda un instant sur toute la partie familiale puis poursuivit sa route jusqu’à la dernière qui la ramenait inlassablement vers cette baie vitrée où se trouvait Tony.

    - Et comme vous m’autorisez à poser toutes les questions que je désire, je commencerais par une banalité qui n’intéressera personne à par moi, mais comme vous le savez la curiosité est un vilain défaut que très peu d’entre nous arrivons à contrôler.

    Elle but une autre gorgée d’alcool et se planta devant lui à une distance raisonnable.

    - Dans votre calepin qui doit certainement être plus épais que le bottin de Pékin à l’heure actuelle, je voudrais savoir quelle place j’occupe ou si vous préférez, je suis terriblement curieuse de savoir sur combien de corps de femmes êtes vous passé avant d’en arriver au mien et par pitié évitez les mensonges qui diraient que vous ne tenez pas les comptes, je vous connais trop bien…

    La question était vraiment stupide et elle savait que la réponse n’en serait plus que douloureuse mais, elle voulait savoir à quel rang elle se situait afin de se dire que de toute façon après elle, il y en aurait bien d’autres.

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:35


    Avait-il dit quelque chose de mal pour qu'elle se soit crispée ainsi, juste avant qu'il n'arrive auprès d'elle ? Car Tony n'avait rien loupé de ce bref changement de posture de la part de la jeune femme, même si ça n'avait pas duré très longtemps une fois qu'il avait terminé de la servir. Mais visiblement il avait dit quelque chose qui ne lui avait pas plus, ou alors il avait simplement rêvé ce courant d'air froid qui s'était immiscé quelques instants, ce blizzard aussi vif que mordant qu'elle avait projeté quelques secondes dans la pièce en se raidissant brusquement près de cette baie vitrée, pourtant si propice à faire monter la température, pour peu qu'on puisse lui trouver une fonction autre que celle de dévoiler un panorama exceptionnel. Et des idées d'utilisation pour réchauffer l'atmosphère, ce n'était pas ça qui manquait dans l'esprit du milliardaire qui laissait ce doux parfum de femme l'enivrer délicatement alors qu'il se tenait toujours derrière elle, l'observant dans le reflet. Et le regard qu'elle lui renvoyait indiquait que le vent frais était finalement passé. S'était-elle vexée un quart de seconde sur le fait qu'il lui ait demandé de ne pas le tromper à droite et à gauche pendant cette mission ? Etait-ce parce qu'elle n'aimait pas qu'on lui interdise de faire ce qu'elle voulait ou parce qu'elle avait mal interprété ce qu'il avait voulu dire ?

    Le Vengeur retint un énième sourire en l'imaginant s'être vexée sur ce dernier point. Après tout, il ne la connaissait pas vraiment, plus physiquement que moralement en tout cas, et sans se prendre trop la tête à tenter de la percer à jour, pour le moment, rien qu'en la jugeant sur l'apparence divinement aguicheuse qu'elle arborait en permanence, il lui paraissait évident qu'elle ne devait pas avoir grand mal à se trouver des gentlemen d'une nuit, et qu'elle devait encore moins se priver de ces plaisirs nocturnes si facilement accessibles par un battement de cil charmeur. Oui, voilà comment Tony la voyait sans trop chercher : comme une femme riche, séduisante, douée qui, lorsqu'elle n'était pas en train de botter le cul à des terroristes à l'autre bout du monde, passait son temps à claquer son fric dans des achats luxueux en ramenant des playboy dans son lit quand elle en avait envie. En gros, lui en version féminine. Quoi que entre autres choses, elle n'était pas aussi publique, normal vu son métier avant tout basé sur la discrétion. Mais cette vision superficielle qu'il avait d'elle aurait vite fait d'être remplacée. Quoi qu'il en soit, il notait non sans un amusement contenu avec quelle régularité elle buvait son verre, et il aimait à penser que c'était un réflexe parce qu'il la mettait mal-à-l'aise. Mais il savait que c'était là son égo qui parlait, car après tout, elle était toujours remontée contre lui depuis le matin de l'esquive à l'anglaise.

    Ayant agréablement passé les quelques minutes de réflexion de la jeune femme à laisser son imagination divaguer sur ce qu'il pourrait se passer si l'envie lui prenait d'enfreindre leurs petites règles et de la faire sienne contre cette vitre blindée qui n'attendait qu'eux, Tony esquissa un nouveau sourire quand elle reprit enfin la parole, annonçant avoir trouvé une histoire pour leur première fois. Son attention déjà bien prononcée en particulier sur sa plastique de rêve qui se reflétait toujours pour son plus grand plaisir face à lui, redoubla aussitôt.

    « Je pense que nous le pouvons, en effet... » lui répondit-il, amusé et impatient surtout de connaître la suite qui lui plaisait déjà sans l'avoir entendue, se doutant à la vue de son sourire qu'elle lui préparait quelque chose de spécial qui ne pourrait que l'enchanter.

    Ce déplacement à Bogota, il s'en souvenait parfaitement, car évidemment il s'était envoyé en l'air avec bien plus d'une colombienne la nuit tombée et son devoir accompli dans la journée. Un devoir en effet confidentiel comme seul le SHIELD et l'Initiative savaient en donner. Et dans cette partie du monde, aussi chaude que dangereuse, les missions revenaient à agir en secret au milieu d'une poudrière diplomatique, d'où la nécessité d'y envoyer quelqu'un comme lui, influent, connu dans le monde entier et protégé par son statut et surtout sa réputation de Vengeur capable d'affronter les plus grands surhumains de la planète. Donc on ne touche pas à Tony Stark sauf si on est suicidaire ou très très puissant et sûr de soi, et c'était quelque chose de très pratique il fallait l'avouer. Pouvoir feindre un voyage de loisir et aller démanteler toute une cellule de membres de l'HYDRA dans l'ombre avant de repartir comme si de rien n'était, oui ça avait vraiment un côté plus que pratique. Pourtant, le côté délicieusement exotique de ce voyage lui paraissait de plus en plus fade à mesure qu'il écoutait très attentivement chacune des paroles qui franchissaient les lèvres aguicheuses de la jeune espionne. Des lèvres que le playboy se torturait de ne pas pouvoir prendre là tout de suite alors qu'elle venait de se retourner vers lui, continuant de dresser le tableau de leur première fois qui avait de quoi le violenter d'un désir de plus en plus dur à museler. Il avait à peine réagi à l'évocation d'une possible complicité entre eux dans cette histoire, seulement étouffé un rire à vrai dire, car c'était en effet peu probable que cela puisse arriver. Parler de tendresse et de complicité en l'incluant dans l'équation relevait de l'opposition totalement irréalisable. Du moins en semblaient-ils tous deux persuadés...

    Depuis qu'elle s'était retournée, le milliardaire était comme hypnotisé. Il buvait chacune de ses paroles en se laissant bercer par la sensualité de cette voix qui n'en finissait pas de rentrer dans des détails de plus en plus intéressants, pour une montée progressive du thermomètre garantie. Ses yeux ne cessaient de parcourir son visage à mesure qu'elle se rapprochait, s'attardant tantôt sur ces lèvres qu'il mourrait d'envie d'avoir de nouveau, tantôt dans ses yeux étincelant de malice qu'il lui rendait bien, accompagné de son éternel sourire en coin. Elle l'allumait à mort où il ne s'y connaissait pas. Oui, malgré le blizzard passager, malgré les règles plus que bancales, malgré la froideur qu'elle lui avait témoigné depuis le début de cette soirée, elle l'allumait et pas qu'un peu en cet instant même. Et il adorait ça. Déjà qu'il avait pris un sublime plaisir à imaginer la scène qu'elle lui avait décrite, avec une intense envie de la rendre réelle là tout de suite, alors là...

    « Mmmm sur le sol... Dès la première fois... Tout à fait nous... J'admire avec quel talent vous avez réussi à cerner le "ton" de notre relation... » lui susurra-t-il d'une voix lente et charmeuse, jouant son jeu sans se faire prier, leurs visages à quelques courts centimètres l'un de l'autre.

    Il la sentit se rapprocher un peu plus, décrivant dans un murmure sensuel les plus infimes détails de ce qu'elle était en train de faire de concert avec l'histoire. Il la regarda, étirant toujours plus son sourire en coin, la laissant venir doucement à lui, sentant son corps frôler le sien, son souffle chaud et délicat sur son visage. Un violent frisson d'envie parcourut l'échine du milliardaire en l'entendant parler de son corps brûlant de désir pour lui. Quelle talentueuse tentatrice... Laisse-la venir, laisse-la venir, n'enfreint pas la règle, laisse-la le faire pour toi, ne perds pas une deuxième fois, laisse-la faire, elle en meurt d'envie aussi...

    ...ou pas. Aussi sûrement qu'elle s'était apprêtée à l'embrasser, fermant les yeux pour venir frôler ses lèvres des siennes au point d'affoler son rythme cardiaque et de lui faire grimper la température en flèche, elle les réouvrit d'un coup et avec tout l'art de la cruauté dont elle était capable d'user, le nargua d'un sourire supérieur en lui passant à côté et reprenant la parole comme si de rien n'était, histoire de bien lui faire comprendre qu'elle l'avait eu et qu'elle ne lui était pas acquise. Pas encore. Tony resta un instant sans bouger avant de laisser échapper un rire en secouant la tête d'un air amusé, bon joueur. Elle était forte, très forte. Il ne la désirait que plus encore. Elle laissa sa phrase en suspension, voulant tout dire, et il se retourna vers elle, gardant les mains dans ses poches en s'obligeant à ne pas la rejoindre, pas après un tel vent qu'il n'avait pas vraiment vu venir, s'étant laissé trop tôt emprisonner par ses charmes et cet égo qui lui faisait croire qu'aucune ne pouvait lui résister. Elle encore moins vu qu'il l'avait déjà eu. Voilà qu'elle lui avait prouvé qu'il s'était bien mis le doigt dans l'oeil. En même temps il avait gardé un léger doute, connaissant son caractère de battante qui ne veut rien lâcher avec facilité. Et comme toujours, plus on lui résistait, plus il s'acharnait et redoublait d'efforts...

    « ...une chose en entraînant une autre, je me suis contre toute attente finalement follement épris de vous au point que notre relation au départ d'une seule nuit se prolonge pour notre plus grand plaisir, et depuis nous vivons les débuts d'une fabuleuse et prometteuse histoire d'amour, n'est-ce pas merveilleux ! » termina-t-il en portant ses mains à son coeur, arborant une expression exagérément passionnée de lover des films à l'eau de rose, avant d'éclater de rire en faisant quelques pas sur le côté.

    Il était amusé rien qu'à l'idée de s'imaginer avoir une relation sérieuse avec qui que ce soit. Lui, vivre une idylle ? Le coureur de jupons trouvant finalement l'amour avec l'espionne repentie et rentrant dans le rang en parfait petit amoureux, ah ah, la bonne blague. N'empêche qu'il allait devoir se montrer plus que convaincant pour que la presse et le monde y croit. Heureusement leurs points communs en matière de sensations fortes entre autres jouaient pour eux et pouvait leur donner la crédibilité qui aurait manqué avec quelqu'un d'autre. Et puis ils n'allaient pas donner l'image d'un couple tout gentil tout beau, loin de là, mais plutôt d'un couple sulfureux et glamour à souhait. Se tournant de nouveau vers elle après avoir ravalé son léger fou-rire, il remit une main dans sa poche d'un air décontracté pour l'écouter lui poser sa première question, comme il le lui avait autorisé, après qu'elle se soit attardée près des photos reflétant une infime partie de son turbulent passé. Et quelle question ! Elle eut de quoi surprendre quelque peu le milliardaire, qui s'attendait à tout sauf à ça.

    « Et bien... Se pourrait-il que vous vous intéressiez donc à ce que je pense de vous, à la place que vous occupez dans mon tableau de chasse ? Vous voulez savoir quoi ? La note que je vous ai donné vis-à-vis de vos talents nocturnes, de votre si agréable hospitalité ? » rigola à moitié le Vengeur qui avait du mal à croire que cela puisse intéresser une femme telle que Natasha, dont il pensait que par fierté elle ne s'abaisserait pas à laisser croire qu'elle accorde de l'importance à son opinion ou du moins à sa place de classement.

    Se demandant quoi lui répondre et surtout comment lui répondre, il opta sur un coup de tête pour y aller sans détour et même de manière assez sadique. Sans prévenir il alluma d'une pensée l'immense écran holographique qui s'afficha aussitôt sur la baie vitrée, laissant apparaître plusieurs cadres montrant dans des coins des vidéos de CNN, des dossiers militaires, des rapports de l'ONU et plein d'autres choses qui lui trottaient en permanence dans la tête, qu'il balaya d'un revers de la main en s'approchant de la vitre pour y amener à la place une espèce de classement. De petites photos sur la droite de portraits de femmes, avec le nom à côté, la date de la rencontre, les "circonstances" de la rencontre, le lieu, les mensurations... et tant d'autres détails qui pour l'instant apparaissaient en trop petits pour être lus puisque cela nécessitait un agrandissement.

    « Alors alors, si je me souviens bien... Je crois que vous avez obtenu un score plus que convenable, il me semble que je vous ai directement propulsé dans mon top 10... » commença le milliardaire en faisant défiler la liste d'un geste de la main répété de haut en bas, faisant défiler les photos numérotées pour remonter à vitesse grand V étant donné qu'il avait commencé au bas de la liste en question.

    « Un top 10 dès la première nuit sur les 311 autres femmes de cette année - qui n'est pas terminée mais je triche parfois j'en ai plusieurs en une seule nuit - c'est vraiment pas un exploit négligeable, » continua-t-il de commenter sur un ton faussement admiratif les yeux rivés sur l'hologramme, un bras tranquillement croisé sous l'autre, remontant toujours le classement qui filait à fond sur la baie vitrée.

    « Oh tiens, celle-là, je l'avais oubliée ! Va falloir que je pense à reprendre contact pour mon prochain voyage là-bas... Ah, les espagnoles... Muy caliente ! » s'exclama Tony tout souriant en stoppant le défilement sur la photo d'une belle espagnole aux longs cheveux bruns et sauvages ressemblant pas mal à Pénélope Cruz, se rappelant le temps d'une seconde avec plaisir leur partie de jambes en l'air dans cette hacienda d'Andalousie sous un soleil de plomb, avant de reprendre le défilement.

    Des hôtesses de l'air, des femmes de chambres de grands hôtels, de jeunes riches héritières croisées dans ces mêmes hôtels, des actrices, des top modèles, des journalistes dont il faisait finir leurs interviews dans son lit, des collègues de travail, des secrétaires, etc. Ou encore des espionnes... Il y avait de tout, et que des canons évidemment, car Monsieur Stark avait des goûts très spécifiques et exigeants, comme tout bon playboy milliardaire qui se respecte.

    Il continuait à faire exprès. Exprès de lui montrer son tableau de chasse et le peu d'attention qu'il accordait aux femmes une fois qu'il les avait eu dans son lit, dans une cabine de pilotage ou dans tout autre endroit un tant soit peu propice à des ébats torrides à la Stark. Exprès pour bien lui faire comprendre même si elle le savait déjà qu'il ne faudrait absolument rien attendre de lui niveau sentiments ou quoi que ce soit dépassant le simple stade du plaisir sexuel. Et que ça ne servait à rien de se vexer parce qu'il l'avait abandonné en filant à l'anglaise au petit matin, car elle était loin d'être la seule et la première à qui il faisait le coup. Pas de quoi en faire un plat si ? Ahlala la fierté des femmes, des femmes fatales plus précisement... dur de composer avec !

    « Ah ! Vous voilà ! Oh mais, même pas top 10, mais bien top 5 direct ! C'est vrai que maintenant que j'y repense... » reprit-il en laissant volontairement sa phrase en suspens, sachant pertinemment que son grand sourire d'homme satisfait de la nuit en question parlerait pour lui alors qu'il se tournait quelques secondes vers elle, narquois à souhait.

    D'un geste il ordonna un agrandissement et bientôt fut affiché en grand avec une photo tout le profil de "proie" de Natasha Romanoff. Une proie comme il en avait rarement eu, et qu'il rêvait de chasser de nouveau. A vrai dire, c'était exactement ce qu'il était en train de faire, sans compter que la proie en question était venue à lui d'elle-même. Que demander de plus...

    « Numéro 4... Juste derrière une italienne, une française et une mexicaine... Ca va, la Russie garde son honneur, » s'amusa-t-il toujours plus mesquin et narquois, ayant visiblement envie de l'énerver, peut-être une bonne fois pour toutes pour qu'elle cesse ensuite de lui témoigner cette froideur rancunière une fois défoulée, « Mais donc pour répondre à votre question jusqu'au bout, vous êtes la 312ème femme à avoir perdu quelques heures de sommeil à mes côtés, du moins cette année. Des heures que je suis prêt à reperdre quand vous voulez si jamais vous souhaitez gagner quelques points en plus et dépasser les trois autres au-dessus de vous. »

    Grand sourire starkien bien agaçant rien que pour remuer le couteau. Fallait pas poser la question... D'une autre pensée, il éteignit l'écran et se tourna vers elle les bras croisés, content de son petit spectacle qui, il fallait le reconnaître, avait aussi eu pour but de se venger quelque peu du coup en traître qu'elle lui avait fait quelques secondes plus tôt. Est-ce que ça allait la piquer ou allait-elle feindre de s'en ficher totalement ? A voir.

    « Curiosité satisfaite ? A moins que vous ne vouliez le nombre total de femmes depuis ma toute première fois ? Le problème étant que c'est difficile à dire car j'ai perdu des données quand Stane m'a volé l'entreprise, mais je peux vous garantir que ça dépasse déjà les 4000 sans compter les mauvaises périodes... » se vanta-t-il toujours partant pour en rajouter une couche et bien lui montrer qu'elle aurait du lui poser une question ne concernant pas ses exploits de séducteur invétéré.

    « A mon tour... » reprit-il d'une voix plus calme et sournoise, après quelques secondes de silence en se mettant à marcher lentement, laissant glisser ses mains sur le bord du piano non loin de lui avant de s'avancer vers elle, la regardant droit dans les yeux, presque insolent avec son sourire après ce qu'il venait de lui dire, tout en restant à distance raisonnable. Rester à distance raisonnable non seulement pour éviter de possibles tentatives de meurtres de la part de son interlocutrice vu ses paroles précédentes, mais aussi et surtout pour pouvoir maitriser ses propres ardeurs toujours aussi malmenées rien qu'en la regardant. Avait-il enterré lui-même tout espoir de pouvoir s'envoyer en l'air avec elle de nouveau ce soir ? Peut-être. Peut-être pas. Il s'était certes sûrement compliqué la tâche en voulant la provoquer, mais en bon Stark, il saurait rattraper le coup, il se le promettait : elle ne repartirait pas avant demain matin, avant qu'il n'ait eu de nouveau ce qu'il voulait d'elle.

    « J'aimerais... J'aimerais beaucoup connaître votre rêve, votre désir le plus cher, ce que vous souhaiteriez obtenir le plus au monde... » lui demanda-t-il finalement, les yeux pétillants de curiosité, « Oui, je suis vraiment curieux de savoir ce qu'une femme comme vous, qui a quasiment tout pour elle, peut désirer de plus... »

    Elle avait l'argent, elle avait la beauté, elle avait le talent, elle avait un métier offrant des sensations fortes... que désirait-elle qu'elle n'avait pas déjà ? Qu'est-ce qui pouvait donc la motiver à travailler dans un pays qui n'était pas de ses origines, pour quelqu'un qui quelques temps auparavant était son ennemi ? A quoi aspirait-elle donc hormis la repentance ? Quel était son rêve secret, son vœu inavoué...? Voilà quelque chose que le milliardaire brûlait d'envie de savoir, car cela la touchait directement et non superficiellement. En connaissant le rêve de quelqu'un, on pouvait presque tout savoir de cette personne. Cependant, le rêve le plus cher d'une personne était quelque chose d'intime, et le dévoiler revenait à se mettre à nu le temps d'un instant. Et le Vengeur se disait qu'il y avait peu de chances que la jeune russe lui avoue la vérité, lui dévoile une partie de son âme comme ça, alors qu'ils ne se connaissaient qu'à peine et superficiellement, et en plus après qu'il l'ait abandonné un matin et plus que cherché sur la question précédente en lui montrant sa place de "morceau de viande" sur son tableau de chasse. Mais il tentait quand même. Car même si elle lui servait un beau mensonge, il le verrait, et à travers ce mensonge il pourrait toujours en déduire autre chose, comme au poker. Tout était affaire de psychologie. Mais il espérait vraiment qu'elle lui dise la vérité, après tout, c'était le jeu même si sa question était paradoxalement à son caractère plus sérieuse que celle de son interlocutrice à son égard.
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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:37

    Il y a des fois où Natasha regrettait vraiment de ne pas réfléchir avant de parler. Certes ce n’était pas dans ses habitudes les plus courantes, mais en ce moment ce genre d’initiative prise sans consultation interne ne lui apportait que des regrets par la suite. Oui, la nuit qu’ils avaient passée ensemble avait été terriblement fabuleuse et elle s’en souviendrait pour un bout de temps, mais elle n’avait cependant pas digéré ce « je-m’en-foutisme » royal qu’il lui avait servit après. Qui pouvait avaler un truc pareil de toute façon ? A part les filles sans cervelle, aucune femme digne de ce nom ne tolèrerait de se faire traiter comme un bout de viande, question de dignité….Et maintenant, elle avait lâché cette question à la con dont elle savait pertinemment, comme elle avait su qu’il se barrerait forcément le lendemain de leurs ébats, c'est-à-dire avant même que ça se produise, que la réponse ne lui plairait absolument pas. Franchement, elle battait vraiment les records. Records de la connerie et record de masochisme, ou comment avoir l’art et la manière de toujours se retrouver dans des situations où on sait que ça fera forcément mal mais où on assume complètement. Elle ne revint donc pas sur son interrogation afin de la modifier et toujours plantée là à une distance réglementaire de sécurité, elle avala une nouvelle gorgée de whisky. Mais ce qu’elle pouvait être idiote parfois…

    Evidemment, Tony en profita pour surfer sur la vague qu’elle venait de provoquer et comme d’habitude il employa sans retenue cette arrogance qui lui était propre et qui semblait ne jamais le quitter quelle que soit la situation, quel que soit le moment de la journée où de la nuit. C’est vrai que ça lui donnait un certain charme mais là, ici et tout de suite, ça ne faisait qu’énerver la russe même si elle l’avait bien cherché. Non seulement ses chevilles triplèrent de volume en moins de temps qu’il ne faut pour le dire mais en plus il n’hésita pas à rire ce qu’elle prit facilement pour du fouttage de gueule à cause de son caractère trempé et de sa dignité qu’elle n’aimait pas voir rabaissée en général et par un homme en particulier.

    Alors, sans faire durer le suspense plus longtemps, Tony alluma d’une pensée l’écran holographique qui s’afficha sur la baie vitrée et entama le « feuilletage » virtuel de son calepin à gonzesses afin de lui faire voir directement ce qu’elle voulait savoir ou tout du moins ce qu’il voulait bien lui montrer, c'est-à-dire tout et en partant de la fin histoire de la faire enrager un peu plus. De là où elle se trouvait et sans trop de difficultés, elle vit alors des centaines de photos défiler tandis qu’il agrémenta de temps à autres son parcours de petits commentaires qui n’appartenaient bien qu’à lui et qui étaient inimitables. Il vint ensuite lui préciser qu’il avait eu l’aimable attention de la mettre dans ce qu’il appelait son « top 10 », ce qui exaspéra un peu plus la jeune femme. Elle s’en fouttait de la note qu’elle avait obtenue, des commentaires douteux qu’il pouvait émettre quant à leur partie de jambes en l’air plus qu’intéressante, ce qu’elle voulait tout simplement c’était un nombre, mais comme d’habitude, il fallait toujours qu’il en fasse des tonnes.

    Après quelques secondes de recherches, Natasha obtint enfin une partie de réponse en l’entendant dire qu’en cette année bien entamée, il avait déjà eu trois cent onze donzelles dans ses draps ce qui ne la surprit pas vraiment y compris même quand il précisa que parfois il se faisait un plaisir d’accueillir une ou deux pétasses supplémentaires en plus de celle qui avait déjà sous la main. Il poursuivit encore son défilement, commenta quelques pouffiasses qui avaient parfois des allures de péripatéticiennes en goguette, et là où lui vit des sosies de grandes actrices, son interlocutrice ne vit que de simples filles naïves qui s’étaient fait avoir comme elle s’était fait avoir, envoutée par ce charme monstrueux, son regard si intense et ses belles paroles de milliardaire capables de vous faire gober n’importe quoi, même les mensonges les plus évidents.

    Le laissant poursuivre et ne prêtant plus vraiment attention à ce qu’il pouvait dire de très Starkien, elle fronça légèrement les sourcils et avala alors la dernière gorgée d’alcool qui se trouvait dans son verre, ce qui il faut l’avouer, l’ennuya quelque peu. Se retrouver à sec signifiait qu’elle allait devoir franchir cette ligne invisible qu’elle s’était tracée et se retrouver plus près de lui tout ça pour remplir de nouveau son verre, qu’elle allait immanquablement vider une fois de plus et dans très peu de temps s’il continuait à se montrer aussi désagréable en exhibant aussi volontairement son abattoir privé de bidoche à moitié faisandée.
    Elle soupira légèrement, s’assit à moitié sur le dossier du canapé le plus proche et le regarda de nouveau en train de s’amuser à ce jeu qu’il adorait et qui s’appelait Tony Star le sérial dragueur. Ses yeux se posèrent sur l’écran qui affichait toujours autant de connasses puis lentement et peut-être inconsciemment, ils glissèrent sur cette homme qui lui tournait le dos pour s’arrêter sur cette paire de fesses terriblement sexy….S’en rendant vite compte, car sortit subitement de ses pensées par le playboy qui avait finalement trouvé ce qu’il cherchait, elle esquissa un petit sourire et reporta son attention sur ce qu’il voulait lui montrer, la page qui la concernait personnellement. Il fit un agrandissement afin de bien détailler et d’enfoncer encore un peu le clou et lui fit remarquer qu’en fait, elle n’était pas dans le « top ten » mais plutôt dans le « top five » juste derrière une italienne, une frenchie et une mexicaine, ce qui la plaçait plus précisément en number four dudit calepin. Là, n’importe qu’elle fille un tant soit peu furieuse aurait hurlé de joie en sachant, mais la russe ne fit absolument rien dans ce sens. En fait, savoir ça lui faisait une belle jambe. Elle ce qu’elle voulait savoir textuellement et dans un langage peu développé, c’était savoir combien de fille s’était envoyé le célèbre Tony Stark depuis qu’il était en âge de le faire. Question débile certes, mais c’était la sienne et pour l’instant elle n’était absolument pas satisfaite du résultat quelque peu hésitant qu’il lui servait.

    Comme à son habitude, il lui signifia ouvertement qu’il était parfaitement ok pour un second round torride avec elle si elle souhaitait améliorer sa position au classement général et comme d’habitude, il n’obtint en réponse qu’un silence maison auquel il s’était probablement fait depuis le temps qu’ils se connaissaient. Ceci fait, il éteignit d’une autre pensée l’écran et se tourna complètement vers elle afin de lui demander si elle était contente de la réponse fournie. Honnêtement, qui pouvait être satisfait de ce qu’il venait de faire ? Même une femelle macaque aurait trouvé sa vexant. Pourtant, elle ne répondit rien et de toute façon il ne lui en laissa pas le temps car il se permit d’approfondir encore le sujet en précisant qu’il devait en être à un total de quatre mille et quelques mais il n’était pas très sûr…

    Amen ! Dieu existe ! Si elle avait imaginé une seule seconde qu’il lui aurait fallu autant de temps pour cracher le morceau, elle se serait certainement abstenue de poser la question. Elle ce qu’elle voulait, c’était du rapide, du concret, comme un pansement qu’on arrache d’une plaie pour que la douleur ne dure pas trop longtemps…mais non au lieu de ça, il l’avait gentiment poignardée et maintenant il assistait à son exsanguination enfin le croyait-il, car soudain Natasha ne put s’empêcher de rire.

    - Quatre mille ? Quatre mille et quelques ??

    Elle continua de rigoler ne pouvant franchement pas s’en empêcher. Tout d’un coup, elle qui avait été furieusement vexée et limite en colère se sentit limite soulagée d’entendre ce chiffre et évidemment elle ne se priva pas à son tour d’en remettre une couche, parce qu’elle avait de quoi le faire redescendre de son petit monde…

    - Voyons… Réfléchit-elle alors à haute voix en reprenant un peu de son sérieux. Comme tous les petits génies, vous êtes toujours en avance sur tout, donc je dirais que votre première expérience remonte à l’âge de seize ans peut-être moins, mais passons…Vous en avez aujourd’hui trente six, ce qui nous fait vingt ans….oh surtout n’hésitez pas à m’arrêter si je fais erreur dans mes calculs, les maths n’ont jamais été mon fort… Vingt ans que l’on multiplie par trois cent soixante cinq jours, ça nous fait sept mille trois cent, ajoutons cinq années bissextiles, ça nous fait sept mille trois cent cinq…et comme je suis généreuse je vous accorde cent grognasses en plus puisque apparemment vous adorez aussi les plans à plusieurs, ce qui nous fait un total de sept mille quatre cent cinq grosso modo…ce qui est largement au dessus des quatre mille et quelques annoncés…Non là franchement je suis hyper déçue….vous êtes un petit joueur Monsieur Stark… Mais ne désespérez pas, je me ferais un plaisir de vous trouver un tas de filles pour combler cette petite différence…Et tant que j’y pense…Je ne mesure pas un mètre soixante sept, mais un mètre soixante dix pour cinquante quatre kilos au lieu de cinquante six et demi…

    Ne se laissant toujours pas démonter, elle en profita alors pour aller se resservir un verre avant de revenir là où elle avait été auparavant et se rassit nonchalamment sur le dossier du canapé qui lui servait maintenant de territoire. De son côté le milliardaire déambula dans la pièce assez tranquillement et finit par lui poser à son tour une question qui la retrancha un peu plus dans sa position froide et distante au moins les premières minutes.

    Sans détour, il lui demanda alors ce qu’elle désirait le plus au monde, son plus grand souhait, son rêve secret ce qui sur l’instant lui fit esquisser un petit rictus.

    - Pourquoi cette question Monsieur Stark ? Ne me dîtes pas que vous vous sentez soudainement l’âme de quelqu’un qui a envie de faire des cadeaux inestimables à son entourage ?

    Cynisme, sarcasme, moqueries, voilà ce qu’il venait de récolter. Il croyait qu’elle ne lui ferait pas payer son insolence à la traiter de morceau de viande sous prétexte qu’il était son patron ? Il se mettait le doigt dans l’œil. Il venait de tomber dans l’univers acide de la jeune femme et elle n’allait pas être aussi amer que de l’acide citrique plus communément appelé citron, non, il venait de déboucher la pire bouteille, celle d’acide sulfurique qu’on appelait aussi vitriol et il allait découvrir à quel point elle pouvait être corrosive quand on se payait sa tête.

    - Vous l’avez dit vous-même j’ai quasiment tout aussi, je ne désire rien en particulier. Plus d’argent me direz-vous ? Pour quoi faire ? On n’a jamais vu un coffre fort suivre le cercueil de son propriétaire… De la gloire, de la célébrité ? J’y ai déjà goûté, je ne souhaite pas renouveler l’expérience…Pas parce que ça ne m’a pas plus, simplement parce que c’est une chose faite et que je ne suis pas du genre à revenir sur des projets déjà réalisés, ça ne m’apporte rien de palpitant. La vie éternelle ? Ca n’existe pas aussi, je ne la prends pas en compte dans mes vœux particuliers. Le bonheur ? L’amour ? Ca n’existe pas. Ce ne sont que des concepts inventés par les grecques pour remplacer les jeux du cirque…

    La russe but une gorgée de whisky et fixa de nouveau son patron dans les yeux. Elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas lui mentir, en fait si elle le pouvait, c’était dans ses cordes, il la payait même pour ça, mais ça lui servirait à quoi ? Le but des questions était après tout d’en savoir plus sur l’autre pour rendre la mission, enfin leur couverture plus crédible alors si elle lui racontait des âneries, c’était elle qu’elle mettait en danger…

    - Croyez-moi la seule chose que je suis susceptible de désirer, vous ne pourriez pas me l’apporter. C’est quelque chose d’irréalisable…Ca n’est pas une question de moyens, ni de relations haut placées…

    Elle émit un rictus se disant un instant que dans ce cas il faudrait connaître l’homme le plus haut placé dans cet univers pour arriver à réaliser son souhait… et ça c’était vraiment impossible…

    - Ce que je souhaiterais le plus au monde, si je savais que mon vœu pourrait se réaliser Monsieur Stark, ça serait qu’on me rende l’homme que j’aimais et qu’on m’a arraché bien trop tôt pour me laisser là, seule, supportant une existence qui parfois me semble bien trop longue et bien peu méritée aux vues de mes actes…

    Sa voix sembla se perdre un quart de seconde avant que son cerveau ne lui fasse qu’elle en avait peut-être un peu trop dit en une seule fois. Elle avala une autre gorgée d’alcool, se leva et pris encore de la distance avec le milliardaire, lui tournant un peu le dos histoire de reprendre largement le dessus et de revenir aux choses sérieuses, c’était à son tour de trouver une question et il lui fallait cette fois-ci quelque chose de plus pertinent.

    - C’est donc à mon tour de vous poser une question… Reprit-elle, lui faisant de nouveau face et se demandant ce que des tordus comme ceux du camp adverse pourraient leur poser comme question histoire de les tester un peu. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis dans notre relation ? Pourquoi le célèbre playboy s’est-il brutalement entiché d’une espionne dans une relation qui n’est vraiment pas son genre ? Qu’est-ce qui chez elle, à transformé le coureur de jupons que vous êtes en un homme soudainement rangé, fou amoureux de la même femme ?

    Il était évident qu’il y avait encore un sous entendu là-dessous, qu’elle cherchait une autre réponse plus profonde dans cette question mais elle ne le laissa pas du tout transparaitre. Après tout, même les journalistes dont il lui avait parlé en début de soirée lui poseraient aussi la question. La Terre entière, surtout la partie féminine, voudrait savoir ce que l’un des mecs les plus sexys du showbiz trouvait à cette fille qu’il allait trainer partout avec lui.

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:37


    Ce qui est pratique quand on se trouve dans une salle comportant d'immenses baies vitrées quasiment de tous les côtés, c'est qu'on peut aisément voir ce qui se passe derrière soi pour peu qu'on jette un coup d'oeil aux reflets généreusement offerts avec traitrise. Tony étira un léger sourire en coin alors qu'il faisait toujours défiler l'écran, car malgré l'hologramme, il s'était arrangé pour régulièrement jeter de furtifs regards dans la vitre pour observer la jeune espionne, toujours aussi plaisante pour ses yeux scintillants de malice. Et qu'avait-il vu soudain ? Son regard à elle non pas fixé sur l'écran mais quelque peu plus bas, vers lui, au niveau de ses fesses... Elle le matait ! Encore... Son sourire se fit plus grand, toujours de dos à elle, s'abstenant de justesse de lui demander si ce qu'elle voyait lui plaisait alors qu'il trouvait au même moment donc le fichier la concernant et qu'ils en arrivaient au nombre en question de femmes passées dans ses draps depuis le début.

    La réponse quelque peu moqueuse de sa séduisante invitée à la base pas vraiment invitée d'ailleurs eut de quoi titiller le milliardaire qui à son rire croisa les bras sur son torse en haussant un sourcil interrogateur. Oui. Il avait bien dit quatre mille. Plus au pif qu'autre chose car les années "Obadiah", les années de guerre Kree/Skrulls et l'année Guerre Civile entre autres choses avaient vu très sérieusement son quota de proies annuel baisser. Pendant ces sombres périodes, il n'avait tout simplement pas eu de temps à accorder à beaucoup de parties de jambes en l'air. C'est simple, il avait été tellement occupé de tous les côtés que ça avait été tout bonnement impossible d'en avoir autant que les autres années, surtout que ses préoccupations étaient ailleurs, entre autres focalisées sur l'empêchement d'une troisième guerre mondiale ou de l'anéantissement de la race humaine par des petits hommes verts pas contents faisant depuis leur raclée profil bas et tant mieux d'ailleurs. Mais elle avait raison, il avait minimisé les faits. Quatre mille, pour quelqu'un de son niveau, c'était bien trop peu. Et voilà qu'elle en profitait pour le charrier sur le sujet en prenant bien soin de faire les calculs. Il savait, lui, qu'il en avait eu bien plus que quatre mille, mais sept mille, non. Sept mille et quelques, comme elle disait, ça aurait été le cas si toutes ses années avaient été pareilles, or comme dit précédemment, ça avait été loin d'être le cas. Il devait en vérité tourner autour de six mille à peu de choses près.

    Etirant un sourire exagéré du genre "ah ah très drôle" ne masquant pas sa légère irritation, le Vengeur la laissa terminer non sans admirer une nouvelle fois la répartie de son interlocutrice. Une femme avec un tel caractère, ça ne courrait certainement pas les rues. Et il avait beau se sentir un peu vexé, en vérité, il aimait de plus en plus qu'elle lui tienne tête de cette manière. Rien que pour le plaisir de pouvoir renchérir par-dessus et ainsi de suite dans un jeu qui ne les regardait qu'à eux. Et puis en même temps, là, il l'avait cherché en la provoquant sur ses conquêtes et sa place "pas trop mal" dans son top five. Lui ayant fait remarquer une erreur dans la saisie des données sur son compte, le milliardaire reporta son regard sur l'écran.

    « Ah ? Ah oui, en effet, autant pour moi... Je n'ai pas pris en compte les kilos que notre petite séance de sport vous a visiblement fait perdre ! » rétorqua-t-il de nouveau légèrement dans une nouvelle plaisanterie provocatrice, alors qu'il changeait les dites données sur l'écran suivant ce qu'elle lui avait dit.

    Parler de poids à une femme, c'était comme tenir une dynamite dans une main et le briquet dans l'autre. C'était dangereux. Ou, pour Tony, extrêmement jouissif plutôt de les voir s'énerver juste pour rien, ou paniquer à l'idée de ne plus avoir leur "ligne parfaite". Combien de fois avait-il fait le coup à des femmes pour s'en débarrasser ? Rien que pour qu'elles s'énervent contre lui et arrêtent de le harceler alors qu'elles avaient refusé de comprendre qu'il avait eu ce qu'il voulait d'elles. Mais il se doutait que Natasha n'était pas de ce genre, de toute façon, elle savait bien qu'il rigolait. Il suffisait de voir avec quel délice il continuait à la reluquer régulièrement pour savoir qu'à ses yeux, elle n'avait absolument aucun kilo en trop et si pour le moment c'était en effet son physique qui l'intéressait plus que son caractère pourtant délectable, ça n'était plus qu'une question de jours avant que la tendance s'inverse.

    Quoi qu'il en soit, la question qu'avait ensuite posé le milliardaire reçu un accueil tout aussi acide. Lui, se sentir généreux ? Il ne se gêna pas pour lâcher un rire qui voulait tout dire tandis qu'il éteignait l'écran holographique. Il alla ensuite s'adosser sur le rebord du piano en remettant ses mains dans les poches avec décontraction, lui faisant face à quelques mètres de distance et jouant pleinement et innocemment de son charisme charmeur à son égard.

    « Je vous rassure, ce n'est absolument pas le cas ! Non, c'est juste que c'est un bon moyen d'en savoir un peu plus sur les gens que de connaître ce qu'ils désirent le plus au monde, en admettant qu'ils ne mentent pas... Et donc un bon moyen d'en savoir plus sur vous... de, comment dire, "briser la glace" que vous m'envoyez à la figure depuis tout à l'heure... » expliqua-t-il en haussant les épaules l'air de rien.

    Plantant son regard dans le sien dans l'attente de sa réponse, espérant qu'elle ne lui sorte pas un beau mensonge, Tony l'écouta attentivement quand elle lui énuméra ce qu'il pensait déjà à son sujet vis-à-vis du fait qu'elle avait en effet quasiment déjà tout. Ainsi elle faisait durer le suspense, confirmant ce qu'il avait donc déjà deviné, et s'impatientant encore plus de savoir ce qui donc pouvait motiver sa vie, ce qui pourrait combler son coeur et son désir le plus cher.

    « Ah ! Enfin quelqu'un qui pense comme moi ! » s'exclama soudain le milliardaire en tapant des mains avec un grand sourire, « Non mais sérieux, l'amour éternel, vivre avec une même personne toute sa vie, c'est franchement du grand n'importe quoi ! C'est hypocrite et triste au possible ! Je trouve même pas ça humain ! » rigola-t-il à moitié à la simple idée de devoir se contenter d'une seule femme jusqu'à la fin de ses jours.

    Il se tut et l'invita d'un regard à continuer, gardant cependant un petit sourire à cause de cette pensée complètement farfelue. Lorsqu'elle lui dit que même lui ne serait pas en mesure de lui offrir ce qu'elle voulait le plus au monde, il arqua un sourcil, sceptique, surtout quand elle précisa qu'il ne s'agissait pas de moyens politiques, financiers ou autre. Encore plus intrigué et intéressé, et voyant le visage de la jeune femme s'assombrir progressivement, il croisa les bras sur son torse et sans la quitter de ses yeux inquisiteurs, attendit la révélation. Et quelle révélation. Il s'était attendu à beaucoup de choses, sauf à quelque chose comme ça, surtout avec ce qu'elle lui avait dit juste avant.

    « Vous croyez donc, ou avez cru du moins, à l'amour... » fit-il remarquer en soulignant par cela le fait qu'elle venait de se contredire sur ce point.

    Mauvaise idée de plaisanter sur le sujet et de s'attarder sur un tel détail stupide. Il perdit très vite son sourire au profit d'un air sérieux malgré lui, ressentant à travers la voix de la jeune femme une sincérité et même une souffrance cachée qui le frappa sans qu'il ne s'y soit attendu. Et il se sentit mal d'avoir dit ça alors qu'elle faisait tout sauf lui mentir. Il ne trouva rien à répondre de plus, ayant déjà fait preuve d'assez de maladresse pour le coup. Il voulut s'excuser, mais se retint, déjà parce que ce n'était pas son style, et ensuite parce qu'il y avait des chances qu'elle ne le croit tout simplement pas. Rien de ce qu'il pourrait dire à vrai dire sur le moment ne paraitrait judicieux, du moins en avait-il la sensation. Mieux valait laisser le silence faire son office. Il se contenta de la regarder de ses yeux scintillants, comme s'il la voyait d'une autre manière pendant ces quelques secondes étranges avant qu'elle ne se lève pour s'éloigner un peu plus et lui tourner le dos dans un évident réflexe défensif. En avait-elle trop dit ? Visiblement, oui. Pas pour Tony qui s'était déjà plongé dans ses pensées sur le sujet.

    Elle venait avec ces quelques mots de sa part d'ouvrir une brèche beaucoup plus grande que ce qu'elle pensait pour le Vengeur qui s'y était engouffré pour en déduire tout ce qu'il y avait de nouveau à déduire sur son compte. Elle avait levé une partie du voile de l'une de ses facettes cachées à quelqu'un qui ne ferait qu'une bouchée de ces nouvelles informations. Car c'était loin d'être tombé dans l'oreille d'un sourd, bien qu'il préféra reporter ses réflexions sur le sujet à plus tard en entendant sa nouvelle question à son égard, visiblement plus sérieuse cette fois. Et pourtant, un nouveau sourire ne put s'empêcher de venir chasser le sérieux passager du milliardaire, toujours adossé contre le piano.

    « On est en manque de compliments ? » lui demanda-t-il avec amusement pour détendre l'atmosphère de nouveau, précédemment légèrement assombrie avec la réponse de son interlocutrice.

    « Voyons, qu'est-ce qui peut m'avoir fait totalement virer de bord... » répéta-t-il en levant le regard au plafond, prenant un air penseur en se tenant le menton, « Ce qui est drôle, c'est que je n'ai pas vraiment de réponse, je sais même pas si c'est possible en fait... Je veux dire, j'arrive déjà pas à croire moi-même à une relation sérieuse avec qui que ce soit, vous ou une autre, sans vouloir vous vexer... Alors parvenir à le faire croire à une bande de vautours journalistiques... »

    Relevait de l'impossible ? Et comment. C'était parfaitement vrai. Même si on lui proposait la femme parfaite, il savait qu'il en profiterait une nuit voire deux ou trois avant d'aller voir ailleurs, pour la simple et bonne raison qu'il ne voulait pas se caser. Il voulait rester libre. Et en plus, avec les dangers, il ne le pouvait pas non plus. Réfléchissant une énième fois sur la question sur laquelle il cogitait pourtant depuis qu'il lui avait donné la mission, il se remit pleinement sur ses pieds pour aller nonchalamment chercher son verre sur la table basse.

    « Une chance que j'aime les défis en apparence impossibles à réaliser... Je pense que jouer sur le côté psychologique est la meilleure solution, pour commencer... Ils pensent tous me connaître, moi le milliardaire solitaire qui n'a pas de coeur depuis la mort de ses parents blablabla... - il leva les yeux au ciel, précisant par cela que cette image était un cliché erroné - Il suffira que je leur sorte quelque chose d'un tant soit peu... recherché sur mon caractère pour qu'ils y croient même si évidemment tout est faux ou presque. »

    Revenu près du piano, il remplit son verre de nouveau, mettant fin à la petite pause de boisson qu'il avait fait depuis qu'elle avait refusé l'implantation de la puce.

    « Je pourrai donc leur dire... qu'avoir frôlé une nouvelle fois la mort m'a fait réaliser certaines choses... Que si je n'ai jamais été vraiment heureux jusqu'à maintenant, c'est parce que j'ai passé ma vie à oeuvrer pour la sauvegarde du monde, pour son futur, en ayant cru tout ce temps qu'être seul et sans attache me suffisait... Je pourrai leur dire, qu'à 36 ans et miraculeusement en vie, j'ai enfin eu une révélation sur mon sens des priorités dans la vie, que j'aspire à présent à quelque chose de plus solide, de plus constructif, et que j'ai donc désormais décidé de m'autoriser à être heureux à mon tour avec quelqu'un... »

    Il se tourna de nouveau vers elle, verre en main, sourire aux lèvres, et entama quelques pas tranquilles dans sa direction.

    « Et qui mieux que celle autour de qui j'ai tourné pendant ces trois dernières années avec l'acharnement du plus ardent des courtisans ? Qui mieux que celle qui me ressemble et avec qui je partage tant de points communs, ne serait-ce que pour l'adrénaline, les nuits blanches, les belles voitures et tant d'autres choses qui ne regarderont que nous ? Mais ce n'est pas ça que vous voulez entendre, n'est-ce pas... » déclara-t-il d'une voix qui insinuait déjà la suite alors qu'il buvait une gorgée de son verre, s'avançant toujours vers elle sans la quitter de ses yeux sombres et brillants.

    « Vous voulez que je parle de ce qui chez vous m'aura fait succomber, là où personne n'avait réussi avant... De ce qui vous rend exceptionnelle à mes yeux, assez pour m'avoir transformé en un homme nouveau... » reprit-il d'une voix qui baissait progressivement, se faisant plus sinueuse, plus mielleuse mais peut-être aussi quelque peu moqueuse, alors qu'il réduisait toujours lentement la distance entre eux.

    Il finit par arriver juste devant elle, ses yeux dans les siens, son léger sourire en coin arrogant toujours planté sur ses lèvres.

    « Par pur esprit de contradiction, je ne vous dirai rien... Je ne vous dirai pas que je vous trouve absolument irrésistible, que vous êtes d'une beauté renversante, qu'à chaque fois que je me trouve près de vous mon coeur s'emballe... Je ne vous dirai pas que j'admire votre force de caractère semblable à nulle autre, que votre histoire, votre regard, vos sourires, que tout chez vous me fascine et me rend dingue de curiosité, pour ne pas dire dingue tout court, tout comme je ne vous dirai pas non plus que vous êtes celle qui a réussi à combler le vide qui emplissait mon coeur et ma vie depuis toujours, et qui a réussi à apaiser mes tourments et mes démons à travers un amour absolu et réciproque... Non, tout ça, c'est à eux que je le dirai, pas à vous... » lui dit-il en accentuant son petit sourire, son visage face au sien.

    A eux, à savoir les journalistes, évidemment. Où était la vérité ? Ou était le mensonge ? Il était évident qu'à l'heure actuel, tout n'était pas vrai dans ce qu'il venait de dire. Pas encore... Le caractère qu'il admirait, sa curiosité maladive à son égard, sa beauté renversante, ça c'était indéniablement véridique. Pour le reste... C'était ce qu'il prévoyait de faire croire au reste du monde.

    « Bien sûr, il faut m'imaginer le dire en situation réelle, avec tout mon talent de comédien, et surtout avec les parutions de photos et de vidéos de nous en tout jeune couple très amoureux pour appuyer mes mensonges connus que de nous seuls... » ajouta-t-il en s'approchant un peu plus encore, ses yeux ne lâchant définitivement plus les siens depuis tout à l'heure, « Des mensonges pas toujours mensongers, soit dit en passant... » précisa-t-il pour lui faire comprendre que parmi tout ce qu'il lui avait dit, il y avait en effet des choses qu'il pensait réellement.

    Faisait-il exprès de toujours prendre grand soin de rappeler que leur relation était et serait un mensonge ? Oui. Evidemment. Cruel ? Non. Elle n'éprouvait rien pour lui, il n'éprouvait rien pour elle. Il tenait juste à ce que ça reste ainsi. Son regard détaillant une nouvelle fois la finesse de son visage et ses lèvres si attirantes, son visage brisa encore quelques centimètres, comme aimanté.

    « Bon sang, je me damnerais pour un autre de vos baisers... » lui murmura-t-il presque sans s'en rendre compte, comme dans une courte transe où il luttait pour résister à l'envie de presser ses lèvres contre les siennes, ses yeux rivés sur ces dernières.

    Et comment qu'il se damnerait pour qu'elle l'autorise à l'embrasser à nouveau. Il ne rêvait que de ça. Depuis qu'il y avait goûté cette fameuse nuit enflammée, il ne voulait que recommencer. Elle avait sur lui un pouvoir d'attraction qu'il n'expliquait pas. Mais il n'en fit rien, et porte son verre à ses lèvres pour boire une gorgée d'alcool destinée à agresser un minimum son palet pour réenclencher un tant soit peu sa volonté de résistance alors qu'il passait finalement à côté de son invitée, non sans lui avoir adressé un dernier sourire bien Starkien. Il était plus prudent de s'éloigner et de rester à une certaine distance en fin de compte. Il avait voulu s'amuser en revenant vers elle, croyant pouvoir se maitriser, mais c'était vraiment plus dur qu'il ne le pensait. C'en était presque agaçant et frustrant, cette foutue attirance qu'elle provoquait en lui à son égard.

    « Au pire, je pourrai toujours les avoir en leur disant que les coups de foudre, ça ne s'explique pas ! » lança-t-il avec amusement par-dessus son épaule alors que de dos à elle il revenait d'un pas leste vers le magnifique piano noir et luisant devant lequel il alla s'assoir.

    Il but une nouvelle gorgée avant de poser son verre sur le rebord en haut devant lui, et entreprit d'ouvrir le rabat protégeant le clavier. Là, il s'amusa à jouer quelques notes pour le plaisir.

    « Et vous, pourquoi vouloir vous caser avec moi ? Vous qui avez été mariée, qui êtes désormais veuve, et qui n'êtes même pas une "enfant du pays" bien qu'acceptée comme tel par la communauté grâce à votre repentance irréprochable... » demanda-t-il à son tour de nouveau en laissant promener ses doigts sur les touches blanches et noires, où des années auparavant, c'était son père qui les avait fait résonner pour lui passer le virus du musicien.

    C'était plus pour se distraire l'esprit et éviter de voir et de penser aux jolies courbes de son invitée qu'il s'était mi sà jouer, et aussi pour se détendre et donner une autre ambiance à la pièce et leur conversation. Il ne jouait pas du Chopin ou du Mozart, juste quelques petites mélodies. Il termina avec une énergie volontaire sur les deux dernières notes avant de pivoter sur son tabouret noir surmonté de velours et de poser ses deux coudes en arrière sur le tout petit rebord du clavier devant les notes, se laissant aller à une attitude toujours plus décontractée, et reportant son attention complète sur la belle espionne, comme s'il n'avait pas pu tenir plus longtemps sans la regarder un minimum.

    « C'est vrai quoi, je veux dire, pourquoi vouloir une relation sérieuse avec moi ? Je suis connu pour être tout sauf quelqu'un de fiable pour ce genre de choses, qu'est-ce qui a fait que vous avez voulu me donner, enfin... nous donner une chance ? Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre un tel risque ? J'aimerais moi aussi avoir ma dose de compliments, vous comprenez... » expliqua-t-il en faisant des gestes nonchalant avec ses mains l'air de rien.

    Elle aussi allait devoir se montrer convaincante sur le sujet face aux médias. Après tout, il était l'opposé du compagnon idéal. Complètement. Et même avec un coup de foudre, aucune femme ne serait assez naïve pour croire qu'il serait capable de rester fidèle, assez naïve pour croire à ses belles paroles. Ou alors c'était tout l'inverse. En effet, il était réputé pour être le champion des beaux-parleurs... Et il ne comptait plus le nombre de femmes qui avaient gobé ses énormes bobards. Alors oui, il était curieux de savoir ce qu'elle allait sortir de crédible, bien que lui-même avec sa réponse précédente n'avait fait que lui faciliter la tâche et lui ouvrir la voix.
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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:38

    En le voyant afficher un air quelque peu irrité face à ce judicieux calcul qu’elle avait effectué, Natasha ne pu s’empêcher d’afficher un sourire satisfait. Il l’avait cherchée, il l’avait trouvée. Œil pour œil et dent pour dent. Bon c’est vrai qu’au départ, c’était elle qui avait lancé ledit sujet mais quand même, elle le croyait légèrement plus gentleman que ça. Un simple chiffre aurait suffit, pas la peine de s’attarder dans les détails les plus sordides, mais voilà c’était Tony Stark et il adorait toujours en faire plus que prévu au cas où quelqu’un viendrait à être subitement en manque, chose parfaitement improbable.

    En plus de ça, il ne protesta même pas une seule seconde. Pas de reprise de calculs, ni même de justificatif détaillé, rien. Oh, mais c’est qu’elle avait marqué un point ! Non, c’était trop beau. Ca lui donnait presque envie de danser ou même de consacrer ce moment à elle-même, mais elle préféra s’abstenir parce qu’elle savait bien qu’il ne fallait jamais crier victoire trop vite, surtout avec un monstre d’égo surdimensionné qui ne supportait pas la moindre once d’échec. Elle resta donc aussi silencieuse que possible jusqu’à ce qu’il se décide enfin à répliquer quant au fait qu’elle lui avait précisé que question mensurations, il allait devoir revoir ses fiches parce qu’il n’avait pas eu le compas dans l’œil avec elle.

    Elle émit alors un léger rictus face à sa blague.

    - Et bien si comme vous le dites j’ai perdu quelques kilos, moi je constate que de votre côté vous êtes toujours aussi lourd...

    Evidemment qu’il plaisantait, elle l’avait bien compris mais ce n’était pas une raison pour le laisser s’en sortir par une petite pirouette et finalement avoir le dernier mot sur cette histoire de Bottin National des Conquêtes de Stark et sa manière si arrogante d’exhiber les femmes comme de vulgaires bout de viandes dans lesquelles il avait déjà mordu uniquement pour satisfaire son insatiable appétit de mâle.

    Elle but une gorgée de whisky, l’écoutant se justifier ensuite sur cette fameuse question qu’il lui avait posée et sur laquelle elle lui avait demandé s’il ne se prenait pas subitement pour le Père Noël à vouloir faire des cadeaux d’importance significative et exceptionnelle. Il voulait juste la vérité et rien que la vérité, et bien il allait être servi. Offert, cadeau de la maison. Elle lui répondit une première fois et aussi sec, il ne pu se retenir de commenter et d’applaudir le fait qu’apparemment ils étaient d’accord sur le sujet « amour avec un grand A ». Mais qu’est-ce qu’il y connaissait lui à l’amour ? Il passait son temps à enfiler les gonzesses comme on enfile des perles sur un collier, alors ses réflexions à dix balles il pouvait se les garder.

    Elle poursuivit sans rien dire, finissant par avouer son fameux rêve si particulier et une fois de plus il l’ouvrit pour dénoncer le fait qu’elle s’était quelque peu contredite dans ses propos, ce qui l’exaspéra un peu sur le coup.

    Bien sûr qu’elle avait cru au grand amour. Elle avait été éperdument amoureuse d’un homme, un homme bien à qui elle avait ouvert son cœur, pour lequel elle aurait été prête à mourir s’il l’avait fallu mais voilà, lui était mort pour son pays, ce pays qu’aujourd’hui elle exécrait avec rage parce qu’il lui avait arraché sa seule raison de vivre et s’était contenté de lui donner en remerciements pour services rendus, un cercueil vide et de vagues condoléances. Alors oui, elle pensait depuis ce jour que l’amour n’était qu’un concept débile uniquement mis en place dans le but de faire souffrir la race humaine, d’ailleurs elle en était la preuve vivante. Tant d’années passées à construire une existence heureuse tout ça pour quoi ? Non, il ne pouvait vraiment pas comprendre ou même imaginer comprendre et c’est également pour ça qu’elle préféra jouer la sourde oreille et ne rien ajouter sur le sujet, restant le dos tourné. Rien qu’essayer de lui expliquer ça, c’était s’exposer encore plus et elle ne pouvait pas prendre ce risque, comme elle l’avait déjà fait avec son aveu, aussi elle se contenta de le traiter intérieurement de crétin et de passer à autre chose avec sa nouvelle question.

    Il sourit et l’éclair un tant soit peu sérieuse qui semblait avoir marqué son visage un court instant disparut de même que l’ambiance tendue et légèrement sombre. Bien sûr qu’elle était en manque de compliments, comme la plupart des femmes en fait. Elle ne savait pas d’où ça venait mais entendre de charmants mots sortir de la bouche d’un homme, c’était toujours très plaisant et ça l’était peut-être encore plus quand on en n’entendait que très rarement. Après, que ça vienne de Tony Stark c’était une histoire différente.

    Elle sourit légèrement et d’un regard l’invita à répondre à cette question, ce qu’il fit par une très grande réflexion orale. Comment un homme comme lui, avec une réputation de coureur de jupons allait-il s’y prendre pour faire gober à la Terre entière et plus particulièrement aux journalistes, que soudainement il avait été frappé par la raison et avait décidé de ne se consacrer qu’à une seule et unique femme ? Sans parler du fait que lui-même n’y croyait pas... Le dire simplement ne serait certainement pas crédible du tout alors il fallait qu’il trouve quelque chose qui joue dans le sens contraire pour que tout le monde y croit. L’idée du côté psychologique lui vint et il faut avouer que ce n’était pas si mal, si tant est qu’il le dise avec un grand sérieux.

    Verre en main, il se dirigea alors vers elle ce qui la mit de suite en alerte, pour qu’elle se prépare à n’importe quelle attaque de sa part, elle ne voulait pas se faire avoir bêtement. Il parlait et il parlait, ne cessant de lui dire des choses capables, sans trop de difficulté et trop de recherche, de flatter son égo de femme qu’elle s’évertuait à garder à une taille raisonnable. Sans parler de sa voix qui baissait à mesure qu’il progressait dans sa direction...et ses yeux...si brillants, si envoutants...L’espionne en perdit le fil après tout ce paquet de compliments qu’il voulait réserver à la presser et qui l’avait presque fait frissonner. Ils étaient si proches maintenant. Elle ne l’entendait presque plus parler, trop éloignée dans ses pensées. Elle n’avait faire qu’un seul pas et encore...juste se pencher et ses lèvres auxquelles elle avait déjà goûtées deux jours auparavant étaient de nouveau à elle. Un petit mouvement et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ses mains parcourraient son corps nu qui ne réclamerait ostensiblement que lui....mais une phrase la fit sortir aussi sec de ses pensées pour revenir à la réalité, cette réalité où elle devait le faire tourner en bourrique et non l’inverse.

    Là, à quelques centimètres d’elle, la russe l’entendit souffler qu’il était prêt à se damner rien que pour qu’elle l’embrasse, ce qui la fit sourire. Au fond d’elle-même, elle aussi aurait vendu son âme au Diable rien que pour leurs lèvres se rencontrent dans un nouveau baiser enflammé, mais il fallait qu’elle lui tienne tête, aussi elle ne répondit rien, ne fit pas le moindre mouvement et le regarda boire une gorgée d’alcool avant de s’éloigner d’elle pour revenir à cette histoire qu’il était même prêt à qualifier de coup de foudre.

    - Oui bien sûr...Comme s’ils étaient assez débiles pour croire à une version conte de fées de notre « histoire »...Le milliardaire qui s’éprend de l’espionne repentie....très palpitant...on pourrait même en faire un film... S’amusa-t-elle avant de boire de nouveau.

    Il s’installa derrière son piano et commença à jouer quelques notes. Franchement, il était doué mais en même temps c’était Tony Stark, il n’échouait jamais dans aucun domaine...il n’empêche que ça aurait plu à Ivan, lui qui avait toujours voulu que sa fille joue du piano comme sa propre mère le lui avait appris. Seulement voilà, il n’y avait rien de génétique entre eux aussi, tout potentiel don était resté avec lui et Natasha s’était montrée assez catastrophique lors des leçons qui lui avait donné quand elle était petite. Elle avait bien l’oreille musicale mais pas au même niveau que lui et puis franchement, elle, elle avait toujours préféré danser plutôt que de rester coincée derrière cet instrument de torture avec toutes ces touches à bigler à moitié sur des partitions qu’elle ne comprenait même pas. Et ce type qui, quand elle avait emménagé dans son actuel domicile, lui avait mis un piano dans son salon sous prétexte que ça faisait classe...Oui, peut-être si elle avait su en jouer, sinon ça n’était qu’un simple ramasse poussière bon à finir sous des tonnes de cadres photos comme dans toutes les familles moyennes...un truc inestimable qu’elle avait revendu pour trois fois rien...

    Bref, elle l’écouta quelques secondes avant qui ne lui pose à son tour une question comme le voulait leur petit jeu et qui en fait était la même que la sienne. Il s’arrêta et pivota même sur son tabouret pour la regarder lui donner une réponse, s’installant de manière plus que décontractée et limite provocatrice quand on avait l’esprit quelque peu imaginatif. L’espionne sourit quand il lui précisa que lui aussi voulait sa dose de compliments et reprit sa petite balade en faisant le tour des canapés pour revenir du côté de la baie vitrée.

    - Oh, je leur dirais que c’est parce que j’ai eu pitié de vous et que je me suis dis qu’il serait cruel qu’un homme comme vous vienne à mourir sans avoir connu au moins une fois le véritable amour....Je me suis sacrifiée pour la cause.... Plaisanta-t-elle histoire de le faire ronchonner un peu.

    Son regard passa de la vue extérieure à la vue qu’il lui offrait lui. Il était assis là, un peu comme il l’avait été dans sa baignoire, affichant un air conquérant qui n’a peur de rien alors qu’en fait il aurait du être en train de trembler parce qu’elle n’allait pas craquer la première. Il dégageait une telle insolence que ça le rendait presque irrésistible.

    - Plus sérieusement... Reprit-elle en posant son verre sur le meuble le plus proche et ne cessant de le fixer dans les yeux. Je dirais que j’ai été séduite par votre charisme naturel, le fait que vous savez toujours ce que vous voulez, que lorsque j’étais en difficulté vous avez su m’aider malgré le fait que j’avais essayé de vous tuer, que vous m’avez offert une nouvelle existence qui m’a permis de faire taire nombre de mes souffrances, qu’au bout de trois ans à nous fréquenter vous avez fini par faire tomber la plupart des barrières que je m’étais créées, que vous m’avez touchée en plein cœur sans même vous en apercevoir et que c’est de là qu’est né un fort sentiment qui a longtemps été à sens unique...ajoutez à cela un physique de rêve, des passions communes et puis il y a ce si charmant grain de beauté que vous avez sur la fesse droite...

    Elle leva les yeux en l’air avec amusement.

    - Avec ça, une dose de fausse sincérité et les yeux brillants, c’est les ménagères dans leurs chaumières qui en auront la larme à l’œil, quelques paillettes et un peu de glamour en prime et c’est toutes les adolescentes qui craqueront littéralement, commencez l’histoire par « il était une fois » et jetez des regards amoureux par-ci par-là, plus de doute c’est toutes les midinettes qui ont pu vous servir de conquêtes qui goberont sans difficulté l’histoire. Et pour ce qui est de la part masculine me direz-vous ? Rien de bien compliqué. Un bon décolleté, un sourire charmeur aux lèvres et une paire de jambes qui n’en finissent plus leur feront oublier tout le reste. Ils seront tellement focalisés sur ce qui se passe devant qu’ils ne se rendront même pas compte qu’ils sont en train de se faire avoir par derrière...

    Natasha afficha un rapide sourire songeant qu’avec une technique pareille elle ne pouvait pas faillir. Elle, elle n’avait pas de réputation de collectionneuse, aussi tout ce qui sortirait de sa bouche serait sans doute bien plus crédible aux yeux des médias que ce que lui pourrait inventer même s’il savait se débrouiller question mensonge.

    - Et puis au pire, comme vous l’avez si bien dit, il y aura les photos et les vidéos pour anéantir les doutes qui subsisteront.

    Nouveau sourire. Maintenant qu’elle avait répondu à la question, c’était à son tour d’en poser une et comme il commençait à se faire tard, il était également temps de lui mettre le coup de grace qui achèverait la partie du jour sous son nouveau concept. Fini l’époque où elle lui offrait un joli râteau qu’il pouvait aller ranger avec son seau et sa pelle, aujourd’hui, il était question de lui montrer que quoi qu’il tente à son égard pour la mettre dans son lit, c’est elle qui le ferait craquer en premier et non l’inverse. Il devait comprendre que c’était elle qui avait les commandes et que contrairement à toutes les autres, il ne lui suffirait pas de claquer du doigt pour qu’elle se mette bien sagement sur le dos. Il la voulait ce soir ? C’était à genoux qui l’aurait et peut-être même en rampant qui sait.

    - Bien. A présent, c’est à moi de poser une nouvelle question....voyons...

    Tout en réfléchissant, elle circula de nouveau dans l’appartement à la recherche d’une potentielle source d’inspiration mais en fait, elle savait déjà tout ce qu’elle voulait savoir sur lui ou tout du moins ce que les journalistes voudraient savoir. Le reste, ce n’était que de petits détails qui n’intéresseraient personne. Ce qu’il mangeait au petit déjeuner ? Débile. Sa couleur préférée ? Elle n’avait qu’à lire les torchons people auxquels il accordait parfois des interviews, elle le saurait. En plus ce qu’il lui fallait maintenant c’était de quoi le mettre à mal, de quoi le faire céder à la tentation qu’elle représentait...

    Sans se préoccuper de lui, elle se décida alors à ôter sa veste qu’elle pendit au premier porte-manteau venu puis revint tranquillement comme si de rien n’était avec ce joli débardeur qui aurait pu en faire craquer plus d’un tellement il la mettait bien en valeur. Elle reprit son verre et se dirigea tranquillement vers son patron toujours installé comme un prince sur son tabouret.

    - Quelle est la chose la plus folle que vous ayez jamais faîte dans votre vie Monsieur Stark ? Finit-elle par demander. Vous qui aimez les sensations plus que fortes, les frissons incontrôlables, l’adrénaline qui vient bruler vos veines pour au final un maximum de plaisir et l’immense satisfaction d’avoir défié une fois de plus le danger droit dans les yeux...

    Elle affichait un regard brillant tandis que sa voix baissait un peu plus à mesure qu’elle avançait dans sa direction. Est-ce que son truc allait marcher ? Pas la moindre idée. Elle décidait de jouer le tout au quitte ou double et advienne que pourra. Verre en main, elle se planta finalement devant lui et du bout du pied, elle lui fit décaler les siens pour ensuite se glisser dans l’espace qu’elle venait de créer et se tenir encore plus proche de lui, penchant légèrement la tête pour le fixer droit dans les yeux.

    - Parce que voyez-vous, si vous, vous apprenez à connaître les gens avec leur plus grands souhaits, moi je ne juge qu’aux actes... Souffla-t-elle en fronçant légèrement le sourcil pour marquer un éventuel sous entendu tandis qu’à présent leurs corps se frôlaient ostensiblement.

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:39



    Fallait-il vraiment que toutes les femmes les plus désirables, autant physiquement que moralement, soient aussi acides et piquantes à chaque fois qu'on essayait de les saisir dans nos filets ? Tony avait en face de lui une véritable rose, à ne toucher qu'avec les yeux de peur de se piquer et de saigner aussitôt. La technique pour parvenir à la cueillir sans trop y laisser de plumes ? Il n'y en avait pas. Il avait réussi à l'avoir une fois, et ça lui avait coûté cher en fierté puisqu'il avait perdu leur petit jeu. Pour l'avoir enfin, il avait du céder du terrain, accepter de perdre pour gagner... Et ce soir ? Sur son territoire à lui ? Qu'en serait-il ? Voilà la question récurrente qui hantait un coin de son esprit en permanence. Il était hors de question de perdre cette fois. Il était chez lui, elle était venue le provoquer, elle en paierait le prix qui s'élèverait au même tarif que lui la nuit dernière. Oh oui, il y comptait bien.

    En parlant de piquant, la réplique qu'elle lui balança au sujet de ses mensurations eut de quoi confirmer ses songes sur les belles plantes empoisonnées et carnivores à la fois. Tony étira un grand sourire sarcastique le temps d'une seconde, pour toute réponse à ce qu'elle venait de lui dire, toujours accoudé contre le rebord de son piano derrière lui.

    « Et bien, susceptible dites-moi ! Ahlala, les femmes et leur ligne, le sujet de la prochaine guerre mondiale à n'en pas douter... » rétorqua-t-il avec amusement en levant les yeux au ciel en signe de fausse exaspération.

    Le moment qui suivit lui donna cependant beaucoup moins l'occasion de jouer du sarcasme et de l'humour, tant il sentit l'atmosphère se tendre indubitablement, sa charmante invitée ayant comme subitement jeté un froid ou plutôt lui l'ayant poussé à en arriver là par ses commentaires déplacés et peu attentionnés d'une possible souffrance. Une souffrance intérieure qui avait donc frappé le milliardaire sans qu'il ne s'y soit véritablement attendu de la part de cette femme qu'il croyait superficielle et inatteignable par des stupidités telles que l'amour. En même temps, il était vrai qu'il n'y connaissait absolument rien et il priait pour que ça reste ainsi. Il avait ses idées très arrêtées sur l'amour, et comptait bien les garder, vu que jusqu'à aujourd'hui, il s'en était très bien sorti sans. Pas de disputes, de prises de têtes, de coeurs brisés, de souffrances, de peur, de jalousie, d'anxiété... Juste le plaisir physique, sans les inconvénients "sentimentaux". La perfection pour lui en somme. Du moins persévérait-il à le croire.

    Heureusement, cette période glacière passa assez vite une fois quelques sourires lancés dans ce sens. Il eut même droit à une moquerie sympathique qui il fallait l'avouer le faisait bien rire aussi vis-à-vis d'un possible coup de foudre entre eux, et avec qui que ce soit à vrai dire. Improbable. Impossible. Lui qui adorait sortir son très arrogant "Impossible n'est pas Stark", il venait de trouver un domaine qui lui résistait, ou plutôt auquel il résistait lui, et qu'il préférait cataloguer d'impossible pour lui. Il fallait dire aussi que dans son esprit, le mot "amour" était plus que stéréotypé dans le genre film à l'eau de rose, gnangnan à souhait. Il ne lui venait pas vraiment à l'idée que l'amour pouvait avoir son côté Rock'n'Roll... Pas encore.

    « Un film interdit aux moins de 18 ans alors... » ajouta-t-il avec un sourire très significatif quant au sous-entendu peu caché.

    Sûr que pour les scènes torrides, un tel film ne serait pas pour les fans de cupidon, ça pourrait en choquer bon nombre. Stark/Romanoff ? Cockatil explosif oblige. Et vu la nuit qu'ils avaient passé, le film tout public était en effet à exclure définitivement. Une chose qui se confirmerait ce sor encore si le Loup Affamé qu'il était parvenait à ses fins une nouvelle fois, en redemandant encore et encore après ces trois ans de chasse ininterrompue et infructueuse jusqu'à il y a deux jours. Mais il était vrai que l'idée du coup de foudre était plus que pas crédible. Quoi que, étant donné que le monde entier à par eux croyait aveuglément aux coups de foudre, l'avait déjà vécu une fois soit disant ou plusieurs, et que d'après lui c'était le but de la vie que de trouver "l'amour", ils pouvaient finalement gober ça en voyant dans ce revirement la confirmation de leurs pensées bien roses bonbons, à savoir que même l'insensible Tony Stark et la raffinée mais glaciale Natasha Romanoff ne pouvaient résister au "pouvoir universel de l'amour". Ah ah, les crétins.

    Quand à ceux qui en douteraient, quelle importance au final ? Il y avait toujours une minorité pour faire l'inverse, ce qui comptait, c'était qu'à la Rébellion elle leur fasse subtilement comprendre qu'elle se jouait du grand Stark tombé amoureux d'elle comme le dernier des idiots naïfs, après trois ans de "travail au corps" tout comme à l'esprit en se refusant à lui, décuplant son désir pour elle. De quoi l'avoir rendu dingue. Et voilà qu'aujourd'hui il était à ses pieds. Oui, avec ses talents de menteuse et comédienne professionnelle, elle n'aurait aucun mal à faire croire ça. Tony en était convaincu. Il ne se trompait jamais pour attribuer la bonne mission à la bonne personne.

    Cette même bonne personne qui n'avait pu s'empêcher de continuer à le charrier sur les raisons qui l'auraient poussée à se jeter dans ses bras aux yeux du monde. Toujours assis sur son tabouret tel le maître des lieux et le Prince de ces Bois qu'il était - et qui se transformait en Loup la nuit tombée à l'affût du moindre Petit Chaperon Rouge imprudent s'aventurant sur son territoire - Tony suivait du regard cette jeune et séduisante Russe aussi belle que piquante avec un sourire jamais dissimulé.

    « Quelle noble cause... » plaisanta-t-il sur le même ton qu'elle avant de sourire un peu plus alors qu'elle entamait l'énumération de ces compliments tant attendus, juste retour des choses et des fleurs qu'il lui avait lancé un peu avant, et qui n'avaient pas toutes été en plastique.

    Une énumération qui eut de quoi lui plaire autant que de flatter son égo déjà inégalable en la matière, mais ça faisait toujours plaisir d'être conforté dans le sens voulu, même si rien n'écartait de possibles mensonges de sa part. Mais il se posait tout de même des questions. Parlait-elle de réelles souffrance à faire taire ? Ou disait-elle ça seulement pour le côté médiatique ? Son mari décédé... Tony s'en doutait bien pour avoir un dossier sur elle mais aussi en se rappelant ses paroles précédentes sur cette chose impossible qu'elle désirait le plus au monde. Il lâcha un léger rire quand elle mentionna son grain de beauté sur sa fesse droite, se mordant en un sourire plus qu'amusé la lèvre inférieure alors qu'il relevait les yeux vers elle, accueillant la suite de ses paroles sur les techniques très Romanoff qu'elle comptait utiliser pour charmer l'assistance et leur faire gober ce qu'elle voudra sur le sujet. Sa façon d'exposer ça eut de quoi continuer à faire doucement rire le milliardaire, qui en même temps essayait de faire taire cette impatience qui lui tenait le ventre, chaque parcelle de son corps exigeant dans une cruelle insatisfaction un nouveau contact charnel, une nouvelle nuit incandescente serrée contre cette plastique parfaite sculptée par les anges les plus diaboliques. Un physique dont elle comptait visiblement se servir pour détourner l'attention de la gent masculine.

    « Une technique qui ne pourra que marcher, je confirme... » murmura-t-il en détaillant tour à tour sans se gêner chacun des atouts qu'elle possédait en même temps qu'elle les avait énumérés.

    Décolleté adéquat, paire de jambes sublime, sourire séducteur... Il observa chacun d'eux pour appuyer ses paroles non sans malice et surtout non sans cette lueur de désir dans l'oeil qui ne le quittait plus dès qu'il se trouvait en sa présence. Il avait beau avoir l'air très décontracté, ne montrant rien d'autre que cette éternelle arrogance qui le caractérisait, en vérité, elle le mettait de nouveau au supplice. Et le fait d'avoir du mal à décrocher son regard de l'objet de ses désirs n'aidait pas vraiment. Mais hors de question de craquer. A l'inverse de la dernière fois, il avait déjà eu ce qu'il voulait, et même s'il en redemandait, le fait d'avoir perdu une fois lui permettait d'un peu mieux brider ses pulsions. Le tout était de savoir combien de temps encore ça marcherait... Surtout qu'elle venait d'enlever sa veste, pour lui laisser dans une fausse innocence sadique tout le loisir de pouvoir détailler un peu plus son corps dans ce débardeur qui mettait à la fois en valeur sa taille de guêpe et ses formes si aguicheuses, sans parler de ce bout de ventre sans tissu pour le couvrir. Il allait résister. Elle n'était qu'une femme. Il était Tony Stark.

    Elle vint à sa rencontre... Il la suivit des yeux, surveillant sa proie avec autant de détermination que de plaisir. Danger, elle se rapprochait vraiment. Barrières enclenchées, désir muselé. Okay. Elle contre-attaquait par rapport à son avancée de tout à l'heure lorsqu'il lui avait balancé tous ses compliments en venant vers elle. Sauf qu'elle monta d'un cran, baissant également progressivement l'envoûtante tonalité de sa voix alors qu'elle lui posait sa question. Elle osa le contact, écarta ses pieds pour se glisser entre et venir le toiser de toute sa hauteur alors que, assis sur son tabouret, il du lever la tête vers elle non sans un sourire amusé qui s'étira encore plus à mesure qu'elle parlait de frissons et d'adrénaline, de peur et de danger. De toute ce qu'il aimait en somme, de tout ce qui composait sa vie de super-playboy en armure. Question difficile donc, étant donné toutes les situations inimaginables qu'il avait vécu jusqu'ici.

    Mais bizarrement il était plus focalisé sur cette menaçante proximité entre eux que sur la question et la réponse qu'il y donnerait. Tête levée vers elle, toujours accoudé contre le piano de son paternel, il soutenait son regard scintillant, sourire en coin alors qu'elle précisait que son jugement personnel se basait sur les actes plus qu'autre chose. Il sourit de plus belle. Sous-entendu clairement compris. Ca sonnait presque comme une proposition. Presque.

    « A croire que vous n'avez jamais eu le loisir de me voir à l'acte à travers la presse, en mission, ou même plus... personnellement... »

    Sourire qui veut tout dire. Ses yeux glissent vers le bas, et s'arrêtent malgré eux sur cette peau nue exactement à la même hauteur que lui, face à ce ventre plat, à cette peau délicate qui le provoquent, qui l'incitent à céder.

    « Mais je comprends que vous désiriez plus de... données sur lesquelles vous baser... »

    Croisant son regard pour ne plus le lâcher, il s'appliqua à refermer ses pieds doucement derrière les siens, l'empêchant ainsi de s'enfuir, l'emprisonnant à une distance plus que réduite de sa propre personne, se mettant autant en danger qu'elle, peut-être plus. Mais c'était elle qui venait d'entrer dans la gueule du Loup, déjà en venant le provoquer chez lui, et maintenant en venant si près. Pas question de repartir. Et une chose était sûre, il était déterminé à gagner cette fois, à la faire céder la première. Question de revanche à prendre. Question d'honneur à sauver. Surtout chez lui.

    « Question difficile... La chose la plus folle dans ma vie ? Il y en a tellement à vrai dire, et qui se valent quasiment toutes... Ca pourrait être la fois où je me suis échappé complètement nu d'un vaisseau extra-terrestre avec une simple arme de poing volée, après avoir été gardé captif plusieurs semaines sous la torture... Là en matière d'adrénaline, de danger et de mort probable, j'ai été servi je dois dire, ne serait-ce qu'à cause de l'horrible nourriture qu'ils m'ont servi ! Un vrai supplice, mais j'ai résisté... Il y a aussi la fois où je me suis retrouvé à l'époque du Roi Arthur avec Fatalis que j'ai combattu sans savoir si je parviendrais jamais à revenir dans mon époque vivant... Sans parler de cette fois il y a à peine un an et demi où j'ai été forcé de me battre dans une arène sans mon armure contre des alliés plus puissants que moi, sous peine de mise à mort immédiate. Là encore, j'étais totalement nu ou presque... A croire qu'ils font tous exprès, que je les fais tous fantasmer... »

    Plaisanterie évidemment. Même si au fond il pensait vraiment prétentieusement qu'il avait un corps de rêve, sculpté dans les règles de l'art, qui faisait tomber les femmes comme des mouches pour peur qu'il se mettait seulement torse nu, ne serait-ce qu'à la plage en maillot, où c'était encore pire niveau hécatombe de groupies. Et il n'inventait rien ! C'était un fait plus qu'établi et ça depuis longtemps.

    « Ou alors maintenant que j'y pense, la chose la plus folle ça a peut-être été la fois où j'ai cru que je pouvais sortir avec des triplées une à une séparément mais dans la même période sans que les autres soient au courant, jusqu'à ce que je me fasse griller - besoin de préciser que là encore j'étais nu ? - et que j'apprenne douloureusement qu'elles étaient toutes les trois ceintures noires de karaté... Là j'ai vraiment regardé le danger à l'état pur dans trois paires d'yeux. J'ai encore mal des fois rien qu'en y repensant brrrr... » reprit-il en secouant la tête les yeux un instant fermés comme pour chasser le souvenir en question dans une attitude encore portée sur la plaisanterie, bien que l'histoire soit tout ce qu'il y avait de plus réel.

    Reparler de ses conquêtes était sûrement stupide et la dernière des choses à faire s'il voulait achever sa proie aux cheveux rougeoyants, mais à vrai dire, c'était aussi un bon moyen de se rappeler qu'il y avait d'autres femmes sur terre que cette beauté fatale qui se tenait devant lui. Ca l'aidait à ne pas céder. Quoi que.

    Oui il plaisantait de toutes ces situations, parce qu'elles étaient passées, derrière lui, et qu'il y avait survécu, et qu'il avait une bonne occasion de faire son malin, mais en vérité, les premières qu'il avait décrites étaient certainement les pires qu'il avait jamais vécu. Celles qui avaient eu le plus d'incidence sur sa vie, de conséquences sur sa santé, et surtout son mental, son moral. Et encore, il avait survolé les faits histoire de les tourner en dérision, de diminuer leur importance comme s'il s'était s'agit de rien. Il n'avait pas parlé des autres, de toutes ces situations de dingues qu'il avait vécues et dont il ne pouvait parler, devant les garder confidentielles à tout prix. Il n'avait pas non plus parlé de la Cérémonie, un truc de fou là aussi, mais vu le souvenir et le traumatisme extrêmement récent que ça représentait pour lui, c'était devenu un sujet tabou qui avait le don de le renfermer sur lui-même ou de le faire à l'inverse exploser de rage.

    Quoi qu'il en soit, le fait était qu'il ne savait pas vraiment quelle situation avait été la plus folle pour lui tellement il en avait vécu, voilà pourquoi il lui en avait énoncé trois importantes qu'il pouvait lui révéler - celle des triplées ne comptant pas vraiment - et qu'il la laissait ainsi décider de celle qui pour elle se révèlerait être la plus dingue et dangereuse. Evidemment sinon qu'il en avait une qui surpassait les autres, mais elle était trop personnelle, trop secrète, trop douloureuse, trop intime pour qu'il puisse seulement avoir l'envie de l'évoquer, surtout à une personne qu'il ne connaissait pas vraiment, seulement superficiellement. Cependant, là, c'était d'envie qu'il se sentait prêt à exploser alors que ses yeux glissaient de nouveau vers ce bout de peau nue face à lui. Incapable de s'en empêcher, et malgré le fait qu'il se soit mis à se mordre l'intérieur de la joue pour se faire violence et résister, sa main vint effleurer sa cuisse pour remonter vers sa hanche sans s'autoriser pour autant à la toucher pleinement, juste la frôler.

    « Au pire, vous n'aurez qu'à me reposer la question demain, car il se pourrait bien que la chose la plus folle que j'aurai faite d'ici là aura été de me tenir tranquille face à la tentation la plus extrême... » ajouta-t-il alors que ses yeux, hypnotisés, suivait sa propre main qui remontait légèrement le bas du débardeur de la jeune espionne, flirtant dangereusement au contact de sa peau.

    Ses gestes en eux-mêmes contredisaient ses paroles. On pouvait facilement voir avec quelle difficulté il tentait de résister. Sa main à présent presque entièrement posée sur sa hanche à la peau si délicate, le milliardaire ne put contenir le frisson qui s'en suivit, et qui l'amena à se redresser du piano pour venir déposer un doux baiser sur son ventre à côté de son nombril, plus qu'incapable de se retenir, laissant ses lèvres savourer le contact de cette peau si douce mais surtout si appétissante.

    Restant quelques secondes son visage tout près de sa peau, son souffle venant la caresser dans un appel désireux, le Vengeur du faire appel à toute sa volonté pour ne rien faire de plus, alors que tout ce dont il avait envie, c'était de mordre dans ce pêché de gourmandise et de passion. On aurait pu croire à le voir ainsi qu'il se soumettait une fois de plus aux charmes surpuissantes de sa belle adversaire, mais il n'en était en fait absolument rien. Au lieu de ça, sa main remonta le long de son ventre, ses yeux suivant le mouvement pour rencontrer les siens alors qu'il réaffichait un certain sourire espiègle et conquérant. Son regard dans le sien dans un signe de défi évident, ses doigts s'accrochèrent à son décolleté pour la tirer doucement vers le bas jusqu'à ce qu'il puisse venir frôler son visage du sien sans avoir à se lever de son tabouret ni relâcher le cadenas qu'il faisait avec ses pieds et une partie de ses jambes.

    « Voici ma question... D'après vous, combien de temps pensez-vous encore pouvoir me résister ce soir avant que ça ne finisse comme nous le savons... Car il se trouve que je suis bien plus déterminé que la dernière fois... » lui demanda-t-il dans un murmure provocateur, ses lèvres près de son oreille alors qu'il humait en même temps avec délice son parfum de femme qui l'avait enivré la nuit dernière.

    Il jouait avec elle. Evidemment. Forcément. Le baiser sur le ventre, avait été plus dans l'intention de la provoquer à elle que parce qu'il avait été sur le point de céder de son côté. En effet, il était très clair pour lui que sur son territoire, il ne craquerait pas, et qu'il rattraperait le point perdu et le terrain cédé la fois précédente. Il la voulait, à en crever, certes. Mais maintenant qu'il l'avait eu une fois, il se savait capable de recommencer et sans avoir à perdre pour parvenir à ses fins. La première fois, ça avait été la seule solution vu sa résistance depuis trois ans, mais à présent qu'il savait qu'elle pouvait succomber à ses charmes, et plutôt deux fois qu'une, de la même manière que lui pouvait succomber aux siens, il lui était un peu plus facile de se contenir. Du moins dans une certaine mesure. Pas pour rien non plus qu'il avait pris un malin plaisir à énoncer plusieurs situations où il s'était retrouvé nu, rien que pour provoquer les souvenirs brûlants de son invité qui avait eu tout le loisir de profiter de son corps pendant de longues heures et qui, il en était certain, se voyait bien réitérer l'expérience. Elle craquerait la première, parole de Stark ! Même si le fait était que la chose la plus folle qu'il aurait fait dans sa vie n'était pas encore arrivée, mais ne tarderait plus, car il ne s'agirait ni plus ni moins que de sauter à pieds joints dans l'inconnu totale qu'il avait jusque là toujours refusé d'essayer et qu'il avait toujours méprisé... Et cette inconnue, c'était son invitée du soir qui la portait avec elle sans même le savoir...


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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:40

    Ah, les hommes et leur besoin presque incontrôlable de parler pour parfois ne rien dire ou même pire, raconter des histoires qui n’intéressent qu’eux. Ils étaient beaux ces types là à prétendre que c’était les femmes qui étaient de vraies pipelettes à toujours causer de trucs inintéressants et dénués de toute intelligence. Et blablabla, et blablabla, je suis trop beau, je suis le meilleur….pas étonnant que la plupart de ces conversations ou plutôt monologues masculins ne faisaient qu’entrer par une oreille pour ressortir par l’autre….Natasha sourit légèrement. Non pas que Tony Stark avait une fâcheuse tendance à parler pour ne rien dire, bien au contraire, la plupart du temps tout ce qu’il déclarait était hautement intellectuel et possédait un sens, mais pour une fois la jeune femme avait décidé de faire abstraction d’environ la moitié des mots qui sortaient de sa bouche, préférant amplement se focaliser sur son but précis à savoir le faire craquer ce soir et de surcroit sur son propre territoire.

    C’est vrai, ça n’était pas dans ses habitudes de jouer les filles attentives qui en vérité ne le sont pas le moins du monde, cependant elle avait d’autres choses en tête. Tout un plan qui se préparait au millimètre près dans sa petite cervelle alors qu’il la reluquait ouvertement tout en essayant de répondre au mieux à sa question. Evidemment, qu’elle l’avait déjà vu à l’action en mission, devant une horde de journalistes ou même dans son propre lit mais elle ne le connaissait pas non plus jusqu’à la moelle. Après tout, elle ne bossait pour lui que par intermittence et contrairement à ce qu’il pouvait croire, elle ne passait pas l’intégralité de son temps libre à s’intéresser profondément à ce qu’il faisait, d’où cette question. Il devait quand même bien avoir un truc complètement cinglé à lui raconter à la sauce Stark, n’oubliant pas de préciser qu’il n’avait pas eu peur une seule seconde et que comme à chaque fois il s’était montré plus qu’à la hauteur dudit événement…

    Venant alors se tenir debout dans l’espace qu’elle avait créé entre ses jambes, elle ne s’arrêta pas de sourire doucement histoire de bien endormir sa méfiance déjà à moitié atteinte par son physique d‘espionne. Cette partie réglée, elle pourrait ensuite attaquer dans la surprise la plus totale et, littéralement pris au dépourvu, il n’aurait pas d’autre choix que de céder à la tentation qu’elle représentait. Parfaitement concentrée dans ses intentions, elle n’oublia cependant pas de faire quelques légers signes de têtes compréhensifs lorsqu’il lui énuméra trois situations dont son cerveau ne retint que le principal, à savoir qu’à chaque fois il s’était plus ou moins retrouvé nu, le tout automatiquement illustré par des images que son esprit se faisait un plaisir de lui retransmettre pour être certain qu’elle n’oublie pas. Mais franchement, comment oublier ? Un corps si parfait capable de faire pâlir tous les dieux grecques, une divine illustration de l’étude de Vinci sur les proportions humaines qui ferait passer l’Homme de Vitruve pour un ringard, des muscles sublimement dessinés, une peau si douce et une telle puissance…Un courant électrique remonta brusquement le long de sa colonne vertébrale alors qu’elle se souvenait de cette nuit si fantastique qu’ils avaient passés ensemble, pourtant elle ne laissa rien transparaitre, serrant les dents et déplaçant ses pensées sur un autre sujet moins risqué.

    L’observant toujours avec attention, elle s’aperçu finalement qu’il s’était appliqué à refermer l’espace dans lequel elle se trouvait avec ses pieds ce qui ne pu que la faire sourire encore. Mais qu’est-ce qu’il s’imaginait ? Qu’en lui faisant subtilement comprendre qu’il ne la laisserait pas repartir sans avoir obtenu ce qu’il désirait tant ? Il se plantait. Même à une distance aussi réduite, elle savait rester maîtresse de ses désirs contrairement à lui aux vues de ce qu’il s’était passé dans la baignoire quand elle s’était subitement rapprochée de lui, le coinçant dans son petit retranchement alors qu’il affichait toujours cet air d’homme qui ne craint absolument rien. Il lui parla alors de triplées avec lesquelles il avait voulu sortir dans la même période tout en espérant que les deux autres n’en sachent rien, ce qui s’était finalement avéré être un total fiasco et elle ne pu s’empêcher de froncer légèrement le sourcil. Ok, il adorait s’amuser mais là, fallait vraiment être idiot pour croire un seul instant qu’à chaque fois qu’il était avec une les deux autres ne seraient jamais au courant de rien…sans parler du peu d’intérêt que ça devait représenter étant donné qu’elles avaient toutes la même tête. Enfin bref….il était Tony Stark, il aimait s’envoyer en l’air, avait des fantasmes de mec et là-dessus, elle préférait ne pas s’attarder parce que c’était vraiment trop compliqué pour elle.

    Revenant alors à son plan qu’elle révisait minutieusement point par point pour être certaine de n’avoir rien oublié, elle décrocha complètement de ses dernières paroles et se dit qu’avec ce qu’elle projetait de faire, il ne pourrait que perdre une nouvelle fois mais malheureusement pour elle, ce petit moment de triomphe intérieur ne dura pas lorsqu’elle sentit la main de son patron frôler sa cuisse pour remonter sans plus de contact jusqu’à sa hanche. Seigneur Dieu, Jésus, Marie, Joseph et tous les autres…Son cœur s’affola tandis qu’une lumière dans son cerveau s’était allumée et lui hurlait le danger imminent. Elle devait penser à autre chose. Changer de sujet, s’imaginer ailleurs, loin de lui…Il posa sa main complètement sur sa hanche et se penchant doucement vers elle, déposa un baiser sur le morceau de son ventre dénudé, non loin de son nombril. Serrant les dents, essayant de contenir le frisson qui la parcourait, elle tint son verre de whisky d’une manière plus violente à tel point que si elle continuait dans sa lancée, elle allait le faire exploser dans sa main. Son souffle contre sa peau vint encore plus la malmener et son cœur s’emballa littéralement. Elle devait tenir le coup, ne pas craquer même si elle savait pertinemment que la défaite n’aurait pas le moindre goût amer, loin de là. L’espionne ferma les yeux un court instant et entama un rapide exercice de respiration pour redescendre sur Terre. Elle allait gagner, il allait perdre point barre.

    Convaincue de ce qu’elle s’était répété mentalement durant ces petites secondes qui lui avaient parues presque interminables, elle rouvrit donc les yeux et croisa son regard qui la défiait ostensiblement tandis que sa main avait lentement remonté son ventre soulevant légèrement son débardeur au passage. Elle avait été tellement concentrée sur ce qu’elle devait faire pour ne pas lâcher le moindre centimètre de terrain qu’elle ne l’avait même pas senti progresser alors quand son cerveau percuta enfin, tout le travail qu’elle avait effectué sur elle-même pour garder la tête froide s’écroula aussi sec. Son rythme cardiaque reparti en flèche, elle frissonna dangereusement tandis que ses projets si bien huilés s’éloignèrent à bonne vitesse pour atterrir dans un tiroir poussiéreux de sa cervelle. Il fallait qu’elle arrête de réfléchir, de croire qu’elle pourrait l’avoir dans son propre appartement, elle devait abandonner aussi simplement qu’il la fit se pencher vers lui pour que leurs visages se frôlent…Question à un million. Combien de temps allait-elle pouvoir tenir avant de céder à la tentation qui se faisait de plus en plus grande, son souffle chaud caressant sa peau, ses yeux plongeant dans les siens, leurs lèvres à une si courte distance…

    Son cerveau décrocha littéralement. Sa volonté de résistance se réduisait comme peau de chagrin. Il lui suffisait d’abandonner la bataille et la nuit serait à eux. Leurs corps s’enflammeraient de nouveau l’un contre l’autre, il n’y aurait que du plaisir à l’état pur, des caresses, des baisers, tout ce qu’elle avait tant aimé deux nuits auparavant. Comme brusquement hypnotisée par ce murmure provocateur, elle se releva doucement et dans un ballet à la fois magnifique et silencieux, elle se décida de changer de position. Une jambe après l’autre, elle s’assit à califourchon sur ses genoux ne laissant derrière elle que ses bottes restées prisonnières de ce cadenas qu’il avait créé après qu’elle soit arrivée jusqu’à lui.

    - Je n’en ai pas la moindre idée… Souffla-t-elle finalement en le regardant de nouveau droit dans les yeux. Je ne préfère pas m’avancer sur le sujet…Un temps trop court vous donnerait de fausses joies et un temps trop long ferait de moi une menteuse…

    A l’origine, elle en était une et en fait c’était même son boulot que de raconter des bobards aux autres pour les faire marcher dans la direction qu’elle souhaitait mais là, ce soir, à présent qu’ils étaient tout proche l’un de l’autre, qu’il l’avait enflammée par cette succession de contacts intentionnels dans le but de la faire céder en première, elle s’en sentait incapable. Elle ne répondait de plus grand-chose, sa volonté s’étant presque fait la malle de même qu’une bonne partie de sa raison, la laissant ici, en grande partie volontaire pour se faire dévorer par le Grand Méchant Loup en personne.

    Ses yeux glissèrent ostensiblement sur lui, détaillant ses lèvres qui n’attendaient qu’elle, son cou réclamant des petits baisers, son torse qu’elle avait terriblement envie de caresser… Elle se pinça la lèvre inférieure comme pour tenter de se retenir malgré le fait qu’elle le trouvait toujours plus attirant chaque seconde passant, sans parler de cette chemise qu’il portait… La bordeaux, sa grande préférée même s’il devait probablement l’ignorer. Natasha se souvenait de la toute première fois où elle l’avait vue sur lui, ou tout du moins à moitié parce qu’à cet instant c’était assez difficile pour elle de se concentrer même sur un truc des plus banal, elle l’avait trouvé des plus séduisant…Pourquoi ? Pas la moindre idée, mais à chaque fois où elle l’avait vu avec c’était la même chose qu’avec sa tignasse désordonnée, l’irrésistible besoin de toucher avec les mains l’envahissait avant de mourir sous les coups violents de sa raison qui lui disait que toucher avec les yeux c’était tout ce dont elle avait besoin et rien d’autre. Elle sourit. Ce soir, elle allait pouvoir prendre sa revanche et d’ailleurs ses doigts n’avaient même pas attendu sa permission puisqu’elle se rendit soudain compte qu’elle était en train de défaire un à un les boutons de cette chemise si tentante.

    Venait-elle de craquer ? Elle l’ignorait. Après tout, quelle était la définition exacte de ce mot dans un contexte comme le leur ? Est-ce que déshabiller ou tout du moins déboutonner sans consommer faisait encore partie du jeu ou avait-t-elle perdu au moment où le premier bouton avait sauté ? De toute façon, elle ne pouvait plus se raviser, elle ne le voulait pas tant que ça et en prime, elle avait terminé. Son regard plongé dans le sien, elle écarta alors délicatement les pans de sa chemise pour révéler son torse si musclé mais n’alla pas plus loin comme s’il y avait quelque chose en elle qui, au loin, faisait encore de la résistance face à cette charmante tentation. Ca se trouve, elle n’avait pas encore subi la défaite…

    Se rapprochant un peu plus histoire de réduire au maximum la distance qui séparait leurs corps, elle songea un instant qu’elle pouvait peut-être encore gagner, il lui suffisait juste de l’allumer tout en endormant sa méfiance, jouer le quitte ou double si ça lui était encore possible. Non, c’était débile. Elle savait que si elle lui demandait son avis sur le sujet, il lui dirait automatiquement qu’il était victorieux et qu’elle ne devait pas insister. Mais en même temps, c’était son point de vue à lui…la version qui l’arrangeait lui…Bon sang, pourquoi était-ce si compliqué et à la fois si simple ? En réfléchissant, elle pouvait selon elle encore tenter le coup, en arrêtant de penser, elle n’avait qu’à l’embrasser langoureusement, laisser ses mains se balader sur son corps et le reste de la nuit serait aussi agréable et peut-être même plus (qui sait) que leur première, deux jours plus tôt. Que faire ? Si elle se lançait, c’était tout son principe de ne pas s’aplatir devant lui qui tombait à l’eau et il ferait d’elle ce qu’il voudrait tout ça pour mieux l’abandonner au petit matin encore une fois. D’un autre côté, il était si… Stark… une autre nuit avec lui était presque inespérée, lui qui voyait la gent féminine comme des kleenex, à usage unique.

    Tant de questions, tant de torture, elle ne savait même plus quoi faire et en avait presque le tournis. Oui ? Non ? Peut-être ? Elle ne voulait pas se rabaisser à ça mais en même temps, elle le désirait tellement… Finalement Ivan avait peut-être raison. Elle allait souffrir et lui allait prendre son pied à la voir se débattre comme un vulgaire ver au bout d’un hameçon. L’espionne prit une petite inspiration durant ces secondes de réflexions qui lui paraissaient presque être des heures mais qui en vérité ne l’était pas du tout, il fallait qu’elle se calme. Peut-être devait-elle tout simplement arrêter de tergiverser sur le sujet parce qu’après tout, même si elle ne cédait pas et que lui si, elle se retrouverait quand même dans son lit et seule le lendemain. L’image de Potts entièrement satisfaite de devoir la mettre dehors dès qu’elle serait enfin réveillée lui traversa l’esprit. Elle frissonna légèrement. Non, non et non. Elle ne lui ferait pas ce plaisir. Il fallait qu’elle comprenne qu’elle n’aurait jamais cette chance même dans ses rêves le plus profonds. Elle devrait se contenter des vrais faits qui feraient bobo à son petit cœur d’assistante lèche botte limitée, l’espionne se tapait le milliardaire, le milliardaire se tapait l’espionne, ils prenaient leur pieds et quand elle passait derrière, elle n’avait le droit qu’à de vagues regards tandis qu’il se repassait en boucle dans sa tête de génie, toutes ses performances nocturnes avec celle qu’il avait convoitée durant trois ans. Sans parler du fait qu’avec la mission ils allaient devoir se voir plus souvent, que les journalistes allaient inventer tout et n’importe quoi à partir de trucs complètement bidons. C’est son cerveau de claquette qui allait cogiter dur.

    Méchante elle ? Non pas du tout. Elle saisissait juste une opportunité qui aurait pu très bien être celle de son adversaire qui ne se serait sans doute pas privée…Alors voilà. Elle coucherait avec lui. Ils feraient l’amour toute la nuit et demain matin quand la petite demoiselle se pointerait ayant hâte de mettre la conquête de la veille de son patron à la porte, elle n’aurait rien, que du vent et ses yeux pour pleurer ! Et c’est sur cette dernière pensée réjouissante, qu’elle prit sa décision finale. Après tout, elle était là pour jouer et c’est-ce qu’elle allait faire, s’amuser et profiter à fond.

    Sourire aux lèvres, une trentaine de secondes à peine écoulées depuis qu’elle avait déboutonner sa chemise, Natasha se lança et embrassa finalement Tony avec une certaine passion. Ce que ses lèvres avaient pu lui manquer durant ces deux jours… et son parfum…et sa peau… Elle éteignit son cerveau. Plus le temps de réfléchir au pourquoi du comment. Il l’avait provoquée tout au long de la soirée, elle avait muselé son désir pour ne pas répondre à ses attaques, maintenant elle pouvait laisser tomber. Elle avait envie de lui, de son corps contre le sien, de ses caresses, de ses baisers, il ne devait plus s’amuser, il devait passer aux choses sérieuses et satisfaire cette gourmandise qu’il avait lui-même déclenchée.

    Ses lèvres contre les siennes, l’une de ses mains vint alors effleurer son torse tandis qu’elle se cambra légèrement pour l’inciter à ne pas trop traîner en route. S’en suivit alors une longue courses de baisers enflammés de son cou jusqu’à son torse avant qu’elle ne revienne le provoquer d’une regard espiègle.

    - Je crois que c’est à mon tour de poser une question…. Souffla-t-elle. Avez-vous un lieu de prédilection Monsieur Stark ?

    Elle ne faisait absolument pas référence à ses habitudes mais bien à ce soir en particulier et même si elle avait perdu la partie, elle était déjà impatiente de savoir si comme il le prétendait, la défaite avait finalement bon goût.

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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:41




    Pourquoi est-ce qu'il avait tant de mal à se retenir de venir de nouveau provoquer sa peau de ses lèvres qui, affamées, ne demandaient que ça ? Rien que ce léger baiser sur son ventre avait réussi à lui tourner les sens le temps d'un instant, et à présent qu'il s'imposait triomphant en attendant la réponse à sa question, toujours si près d'elle, ses doigts accrochés à son décolleté tiré vers lui, il s'amusait à tenter de déchiffrer dans les yeux de la belle tout ce qui pourrait lui prouver qu'elle était sur la pente glissante de la défaite. Parce que cette défaite, il la voulait, il l'espérait, il la désirait tout autant que celle qui en serait victime, puisque ce serait par cette défaite qu'il l'aurait une fois de plus. Hors de question que ce soit lui qui perde cette fois. Et pour y avoir pensé pendant ces deux derniers jours, sa détermination s'était forgée dans du béton plus qu'armé même si certains de ses actes trahissaient les faiblesses de ce blindage.

    Cependant, il sembla que ce furent les faiblesses de l'ennemi qui faillirent avant les siennes le plus dangereusement. Et ce fut avec un sourire espiègle non dissimulé qu'il l'observa venir se poser à califourchon sur ses genoux après avoir délaissé ses chaussures. Signe irréfutable de son abandon à ce désir qu'il s'évertuait depuis son arrivée à provoquer pour la faire céder. Et il avait réussi. Il sentait déjà ses doigts attaquer les boutons de sa chemise après qu'elle lui ait répondu avec cette subtilité qu'elle seule semblait posséder pour ne pas lui donner la victoire sans pour autant la lui refuser.

    « Et comme vous n'êtes pas une menteuse, vous préférez rester dans une neutralité douteuse... Toute à votre honneur, mais vraiment douteuse... » lui répondit-il en ralentissant à mesure qu'il observait ses longs doigts fins déboutonner progressivement sa chemise non sans un sourire déjà triomphant.

    Pas une menteuse ? Hum. Il fallait le dire vite. Elle-même le reconnaissait, elle avait été formée au mensonge dès son plus jeune âge. Lui pour sa part, avait appris par lui-même également dès son plus jeune âge, grâce au modèle paternel, excellent homme d'affaire requin sur les bords et mari infidèle, qui avait toujours redoublé d'intelligence pour mentir à sa femme au sujet de ses tromperies. Même si Tony savait que sa mère n'avait jamais été dupe. Qu'elle avait seulement décidé de ne plus y faire attention. Divorce ? Non. Même pas envisageable. Question d'époque. Et concernant la jeune espionne, une neutralité douteuse. Oui, douteuse car elle semblait plus que jamais en train de pencher sur la fausse joie qui n'en serait pas une si elle répondait un temps court avant de craquer. Car elle était justement en train de craquer, ou il ne s'y connaissait pas. Ce besoin de déballer la marchandise avec cette délicatesse particulière était loin d'être innocent et désintéressé.

    Et pourtant, c'était lui qui se sentait un peu plus défaillir sous ces attaques, car déjà rien que de la sentir assise sur ses genoux, si sublimement sexy, à à peine quelques centimètres de lui, ça avait de quoi lui faire monter la température et lui faire perdre la notion de toute réalité. Il avait déjà presque inconsciemment commencé à se déchausser habilement en prenant bien soin de ne pas trop bouger ses jambes pour ne pas risquer de perturber sa charmante et très proche invitée dans sa progression de déboutonnage. Ses yeux sombres et perçants ne quittaient plus les siens, comme dans un duel muet, sachant déjà tous deux que c'était lancé et que ça n'allait pas s'arrêter là. Que la nuit était à eux. Alors que sa dernière chaussure tombait au sol non loin de celles de la jeune femme, ses mains avaient pris la liberté depuis déjà quelques secondes de se poser sur les jambes de cette dernière, les remontant en une nouvelle caresse qui ne le satisfaisait qu'à moitié étant donné que ce pantalon moulant certes très sexy mais gênant empêchait le contact direct avec cette peau qu'il n'avait qu'une envie, serrer contre la sienne et couvrir de baisers.

    Il la voyait hésiter. Sa chemise ouverte, son regard dans le sien, il avait l'impression de lire en elle comme dans un livre ouvert juste à cet instant précis. Elle semblait se demander si elle avait déjà perdu, si elle devait aller plus loin, si elle devait céder, se laisser aller à son envie de réitérer l'exquise expérience de leur nuit passée deux jours plus tôt ou de résister encore au risque qu'il ne cède pas non plus et que rien ne se passe, au risque de manquer cette nouvelle occasion qui il le voyait dans ses yeux la tentait plus que tout.

    « Quelque chose ne va pas ? Ce que vous voyez ne vous plaît pas ? » s'amusa-t-il à lui demander avec cette fausse innocence provocatrice, « Pourtant ça n'a pas changé depuis la dernière fois... » ajouta-t-il subtilement tout en approchant légèrement son visage du sien, cherchant toujours plus à la faire définitivement craquer, jouant avec ses souvenirs de cette nuit en y faisant référence autant que de ses atouts physiques.

    Il fallait dire aussi qu'il était plus que pressé de la faire céder, sa proximité l'impatientait toujours plus et il réclamait ses mains sur son torse, ses lèvres dans son cou, ses regards enflammés d'envie. Il voulait cette autre nuit, cette deuxième fois, et même d'autres encore après. Il ne s'en inquiétait pas, il se disait simplement que cette femme avait un pouvoir d'attraction bien supérieur aux filles ramassées en soirées, et une façon de s'envoyer en l'air bien à elle qui lui convenait à la perfection. Surprenante, imprévisible, électrique, incendiaire... Il n'y avait pas à chercher bien loin, il avait rarement eu l'occasion de s'envoyer en l'air comme ça avec beaucoup de femmes. Pas avec une telle intensité. En même temps, après trois ans de chasse, le fait d'avoir enfin attrapé sa proie avait eu de quoi le rendre plus fou que la normale. Et puis, elle était loin d'être ordinaire. Ce n'était pas un mot adéquat pour décrire Natasha Romanoff, oh que non. Et tout lui indiquait qu'il allait s'en rendre encore un peu plus compte ce soir.

    Elle lui sourit. Il fit de même. Elle avait pris sa décision, il le savait. Une seconde après, son sang ne faisait qu'un tour alors que ses lèvres venaient se mêler aux siennes dans un langoureux baiser auquel il répondit avec tout autant d'envie, se sentant submergé aussitôt par le désir dans un frisson incendiaire. Victoire. Ce fut comme une décharge, comme un coup de feu signalant le départ, le début de cette course au plaisir qui jouerait en endurance autant qu'en intensité. Le simple contact de ses mains explorant déjà son torse à moitié exposé sous sa chemise ouverte le brutalisa dans un tressaillement plus qu'agréable alors qu'il prolongeait un instant leur fougueux baiser, savourant enfin pleinement le goût de ces lèvres si aguicheuses qui avait quelque peu obsédé ses pensées depuis deux jours, bien plus qu'il ne voulait se l'avouer. Si pour l'instant elle avait ensorcelé son corps qui succombait déjà au sien, voulant une autre nuit fantastique avec elle, ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle perce son armure, et atteigne son coeur, même si, trop arrogant et trop sûr de lui, le milliardaire ne voyait rien venir.

    Ses mains remontèrent plus vite vers ses hanches, ses coudes quittant le rebord du piano après quelques fausses notes sous le coup de cette explosion soudaine, passant dans le creux de son dos à demi nu sous ce débardeur moulant, qui lui offrait une vue ô combien magnifique sur tout ce qu'il y avait à voir de plus aguicheur chez ce péché de gourmandise qu'elle était, et qui ne fit pas ralentir la hausse soudaine de température qui s'empara de lui alors qu'elle attaquait déjà son cou et son torse de baisers. Elle lui posa ensuite sa question, une question à laquelle il se contenta de répondre par un sourire beaucoup plus espiègle qu'à l'ordinaire. Alors, sans attendre, il saisit son débardeur et le fit remonter pour le lui ôter sans lui demander son avis pour le balancer à travers la pièce avant d'agresser ses lèvres dans un fougueux baiser. Ses mains retombèrent aussitôt sur son corps, sur ses épaules, à même cette peau douce qu'il noya de caresses, descendant le long de ses bras, de ses flancs, de son dos jusqu'au bas de celui-ci où ses doigts ne purent s'empêcher de se glisser plus bas que le bord du pantalon ne semblait l'autoriser, passant dessous jusqu'à ses fesses alors qu'il la forçait à se cambrer un peu plus vers lui pour ne plus laisser d'espace. L'une de ses mains seulement ressortit du pantalon pour venir s'emparer fermement de sa cuisse alors qu'il se levait sans attendre une seconde de plus, l'obligeant à s'accrocher à lui sans cesser de l'embrasser.

    Deux secondes plus tard, il la plaquait contre la baie vitrée derrière laquelle New York illuminait de ses milliers de lumières scintillantes cette nuit qui s'annonçait longue et chaude, son désir se décuplant à chaque seconde, son souffle perdant déjà toute régularité, trahissant clairement son envie de s'envoyer en l'air avec elle encore plus intensément que leur première nuit. Tony Stark, ou l'étalon de ces Dames, avait sa réputation à tenir et des exigences à satisfaire, les siennes comme celles de sa partenaire du soir. Certes, il l'avait déjà "eu", et normalement, n'aurait pas cherché à l'avoir de nouveau, mais elle le fascinait, elle était tellement différente, tellement... Grrr... Elle provoquait chez lui ses instincts les plus sauvages, il avait envie d'elle, pourquoi se priver ? C'était que du bonus, surtout avec leur mission qui exigeait une comédie particulière. Quelque chose lui disait que cette deuxième fois signait le départ de nuits régulières, même si c'était que pour le sexe. Aucun sentiment. La relation rêvée avec une femme au physique divin et au caractère unique. Il ne demandait rien de plus. Du moins pour l'instant...

    Il dévorait déjà son cou de multiples baisers enflammés, son souffle frappant sa peau avec toujours plus de force à mesure qu'il perdait le contrôle. Il la reposa alors à terre sans briser le contact pour autant, la coinçant toujours contre la baie vitrée, cherchant le plus de contact possible.

    « Vous avez perdu, Mlle Romanoff... Savourez votre victoire... » lui murmura-t-il dans un souffle avec un sourire espiègle yeux dans les yeux, triomphant, alors que ses doigts attaquaient agressivement le bouton de son pantalon avant d'en accrocher les bords, ses lèvres descendant le long de son cou, de sa poitrine, de son ventre, ses mains à l'avant-garde, baissant ce pantalon qu'il ne voulait plus voir dans les secondes suivantes.

    Et en effet, le pantalon en question disparut bien vite de ce corps qui le rendait déjà fou de désir. Ses mains caressèrent ses longues jambes à la peau divinement douce, où il perdit de nouveaux baisers en remontant, jusqu'à venir mordre un court instant le côté de sa hanche juste au-dessus de son sous-vêtement, tel le Loup qui marquait sa victime pour ne plus qu'elle s'échappe, incapable de s'en empêcher, affamé de désir, avant de revenir faire pression de son torse découvert encadré de sa chemise contre le sien, vêtu de son seul soutien-gorge, pour un nouveau baiser aussi fougueux que délicieux. Sa main vint s'emparer sensuellement de son cou, son pouce relevant légèrement sa mâchoire pour intensifier toujours plus ce baiser presque carnivore, son autre main venant plaquer son poignet contre la vitre près de leurs bassins, pressant toujours son corps contre le sien, comme pour lui faire comprendre un peu plus, dans une attitude sûrement macho mais tellement incontrôlable, qu'elle était à lui, toute la nuit, qu'il en ferait ce qu'il en voudrait. Qu'elle était sa prisonnière jusqu'à l'aube.

    Oui, elle avait perdu, elle était à sa merci, mais comme il l'avait dit, c'était perdre pour une victoire bien plus belle, qui valait la peine de laisser son égo de côté comme il avait pu le constater lors de leur première nuit où il avait été le premier à céder à ses charmes durant ce petit jeu dans la baignoire, qui le fit violemment frissonner de plaisir rien qu'en y repensant. A moins qu'il s'agissait ni plus ni moins que de sa réaction à ces lèvres contre les siennes, à cette folie non pas douce mais sauvage qui commençait déjà à l'envahir et qui promettait une nuit des plus torrides, sûrement plus que la première, à n'en pas douter une seule seconde. Disparu le Tony Stark gentleman, le séducteur faiseur de nuit blanche était lâché et il comptait bien s'y tenir. Même si, avec celle qui embrasait ses sens en ce moment même, cela signifiait en fait se jeter droit dans le piège que lui tendait ses charmes envoûtants et irrésistibles, pour une addiction déjà entamée qui ne cesserait pas de grandir au fur et à mesure qu'il se perdrait dans les délices de ce plaisir partagé jamais connu jusque-là.
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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:41

    C’était certain. A peine s’était-elle installée sur ses genoux qu’elle avait signé sa défaite. C’est vrai qu’elle aurait pu juste le provoquer une fois de plus comme elle avait l’habitude de le faire mais il y avait au fond d’elle cette envie qu’elle n’arrivait pas à faire taire. Elle avait beau se raisonner, se convaincre du contraire, s’auto-persuader qu’elle ne cèderait pas, qu’elle ne se ferait pas avoir une fois de plus, elle ne pouvait pas résister à la nature humaine. Elle était faible, comme ses filles qui se jurent de ne plus jamais manger de chocolat jusqu’à la fin de leurs jours et qui craquent dès qu’elles le peuvent à l’abri des regards. En même temps, vu l’objet de ses tentations, il aurait été débile de croire une seule seconde qu’elle pourrait faire abstraction, qu’elle pourrait se montrer parfaitement insensible à tout ce charme, cette insolence, cette arrogance, sans parler de ce physique…Elle frissonna rien qu’en se sentant un peu plus près de lui. Son regard se perdit une nouvelle fois dans le sien tandis qu’il semblait si sûr de lui et de ce qu’il allait arriver par la suite. En même temps ce n’était plus trop difficile à imaginer puisqu’en s’installant là elle venait de faire la concession du peu de résistance qui lui restait. Ils allaient s’envoyer en l’air, passer un longue nuit incendiaire serrés l’un contre et au petit matin, elle partirait aussi vite qu’elle était arrivée la veille pour ne pas avoir à subir ce monstre d’égocentrisme qui allait se vanter ouvertement de l’avoir mise dans son plumard une fois encore. C’est vrai, ce n’était pas désagréable de s’amuser de cette manière avec lui, mais elle n’était pas un jouet, elle n’était pas un mouchoir ou bien une roue de secours dont il pouvait faire usage quand il n’avait pas trouvé d’autre grognasse à se mettre sous la dent. Y n’empêche qu’avec la mission qu’elle avait accepté, ils allaient devoir se rapprocher encore un peu plus et se connaissant, elle n’arriverait pas à résister très longtemps à toute cette torture qu’il lui ferait subir rien que pour pouvoir partager une nouvelle escale à l’horizontale avec elle…Alors voilà, non seulement elle signait sa défaite ce soir mais elle la signait aussi pour les nuits à venir tout au long de cette affaire qu’il lui avait proposée….elle était sa prisonnière et elle se ferait une raison, comme à chaque fois.

    Déboutonnant lentement sa chemise elle l’écouta réagir à la subtile réponse qu’elle avait fourni à sa question, mais ne rajouta rien sur le sujet, trop concentrée sur chacun de ses gestes qui dévoilaient un peu plus ce torse si musclé qu’elle avait déjà parcourut de ses mains deux jours auparavant et qui, plus elle avançait, lui donnait envie de réitérer l’expérience même si elle essayait encore de lutter un tout petit peu, rien que pour son amour propre. Oui c’est vrai que c’était plus que douteux ce genre de propos mais elle faisait bien ce qu’elle voulait. Elle n’allait tout de même pas se rabaisser à avouer de vive voix qu’elle capitulait….c’était déjà assez compliqué comme ça…et puis au moins ça laissait encore une petite goutte de suspense même si cette dernière était totalement transparente et évidente. Chemise défaite, elle s’arrêta pour se convaincre une dernière fois qu’elle ne devait pas lâcher prise mais ce genre de pensées était plutôt tardif vu où elle se trouvait et ce qu’elle avait fait, et bien qu’elle aurait souhaité que son hésitation ne se remarqua pas plus que ça, le milliardaire ne put s’empêcher de justement en parler mais de manière légèrement détournée. Elle esquissa un léger sourire. Bien sûr que ce qu’elle voyait lui plaisait et pas qu’un peu. Rien que laisser traîner ses yeux sur chaque ligne des muscles de son torse la mettait en appétit et cette douce chaleur qui l’envahissait peu à peu…

    Un instant s’écoula et finalement elle se jeta tout entière à l’eau, à corps perdu dans la gueule du loup qui n’attendait que ça. S’emparant de ses lèvres avec une certaine passion, caressant son torse délicatement, elle ne pouvait vraiment plus tenir, elle voulait de nouveau goûter à une nuit comme celle qu’elle avait vécu deux jours auparavant quoique non, elle ne voulait pas la nuit de la dernière fois, elle en voulait une mieux. Fini les petites découvertes de l’autre, ils n’en était plus à leur coups d’essai. Maintenant, ils pouvaient passer au niveau supérieur histoire de brûler encore plus de calories. Et tandis qu’elle s’évertuait à le dévorer lentement mais sûrement de baisers toujours plus ardents les uns que les autres, elle sentit les mains de Tony remonter doucement ses jambes pour atteindre ses hanches. Elle frissonna de plus belle tandis que la chaleur se fit un peu plus grande et que le piano derrière eux hurla quelques fausses notes qui ne les dérangea même pas. Ils avaient d’autre choses à penser de beaucoup plus….passionnantes. Quittant son accoudoir provisoire, il se rapprocha un peu plus d’elle et ses mains attaquèrent leur délicate balade sur son corps vêtu pour encore quelques minutes parce qu’elle savait très bien qu’il allait vite se débarrasser de tout ce qui pouvait être un obstacle au contact de sa peau d’espionne russe.

    En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le milliardaire lui ôta effectivement son débardeur et honnêtement, elle ne lutta même pas, trop poussée par l’envie de sentir une fois de plus sa peau contre la sienne qu’elle sentait déjà brûlante. Son cœur passa la vitesse supérieure alors qu’ils échangèrent un nouveau baiser…c’était si bon…la plus agréable des tortures et la plus belle des défaites…Ses mains se promenèrent de nouveau sur son torse avec toute l’application dont elle pouvait encore faire preuve à l’heure actuelle bien qu’à chaque centimètre parcourus sa raison l’abandonnait d’autant. Sensuellement il la couvrit d’autres caresses jusqu’à finalement atteindre le bas de son dos et son pantalon qui ne l’empêcha même pas de continuer, glissant ses mains en dessous, la faisant ainsi se cambrer un peu plus pour réduire cet espace entre eux, la faisant frissonner de plus belle. Alors sans perdre une seconde de plus, il s’empara d’une main de sa cuisse et se leva aussi sec pour l’emmener ailleurs tandis qu’elle passa instinctivement ses jambes autour de sa taille et ses bras autour de son cou pour s’accrocher à lui, poursuivant inlassablement leur baiser par la même occasion.

    Assez vivement, il la plaqua contre la baie vitrée près de laquelle ils avaient errés tout au long de la soirée. Elle soupira légèrement. Cette nuit serait incontestablement bien moins retenue que la précédente même si cette dernière avait été formidable pour un début. Ses lèvres vinrent s’égarer dans son cou, fermant les yeux, elle inspira par la même occasion son parfum d’homme si enivrant. Ses mains glissèrent de sa nuque à ses épaules desquelles elle fit doucement glisser sa chemise sans pour autant l’en débarrasser immédiatement. Elle voulait savourer, profiter de chaque centimètre de peau mise à nu et puis c’est pas comme si elle n’aimait pas cette fameuse chemise à la si belle teinte bordeaux…Il la reposa à terre, ne cessant de la dévorer de baiser, la coinçant toujours contre cette vitre à travers laquelle on pouvait admirer l’une des plus belles vue de New York puis lui souffla qu’elle pouvait savourer comme elle l’entendait sa défaite-victoire, ce qui la fit sourire.

    - Mais j’y compte bien Monsieur Stark et sans plus attendre…

    Pourtant, elle n’eut le temps de prendre une quelconque initiative, il fut plus entreprenant qu’elle et surtout plus rapide. Ses baisers bifurquèrent vers le bas de même que ses mains qui s’attaquèrent aux boutons de son pantalon et plus sa bouche descendit, plus son vêtement en fit de même jusqu’à complètement disparaitre de leur champ de vision. Au retour, les baisers se transformèrent en caresses et même en une légère morsure qui la fit frissonner tellement ça pouvait être agréable et quelques secondes après, il se retrouva de nouveau à sa hauteur, se serrant contre elle pour ne laisser aucun espace libre entre leur deux peaux qui se réclamaient vivement. Il lui donna un autre baiser, qu’elle prolongea comme à chaque fois et ses mains vinrent de nouveau s’occuper de sa chemise, reprenant le même chemin que précédemment. Sa nuque, ses épaules dénudées puis ses bras qu’elle griffa légèrement à mesure qu’elle le délestait complètement de son vêtement, qui alla ensuite rejoindre les autres quelque part dans le reste de l’appartement.

    Ceci fait, d’un pas de deux bien rodé, elle le fit changer de place et le plaqua assez vivement contre la baie vitrée et l’embrassant de nouveau avec fougue, ses doigts vinrent de nouveau effleurer son torse à présent totalement découvert et prêt à être mis à mal par ses plus grands soins. Elle glissa doucement jusqu’à son cou puis le creux de son épaule et comme lui l’avait fait auparavant, elle descendit doucement mais sûrement à grands renforts de baisers et de douces caresses jusqu’à l’endroit où commençait son pantalon. Elle leva la tête un court instant et lui lança un regard espiègle à souhait. Même si elle avait perdu, elle avait une grande envie de s’amuser et il allait en faire les frais ce soir. Alors, déposant une multitude de petits bisous appliqués sous son nombril, la russe défit en un rien de temps le bouton et la fermeture de son pantalon qu’elle fit ensuite doucement glisser afin qu’ils se retrouvent enfin plus ou moins égaux question vestimentaire même si de son côté, elle avait toujours plus de choses à cacher que lui. Une fois débarrassé du superflu, elle remonta sensuellement à sa hauteur, n’ayant recours qu’au léger frottement de sa peau contre la sienne en guise de caresse et une fois son visage près du sien, elle afficha un nouveau sourire tandis que leur souffles à peine réguliers se mêlèrent l’un à l’autre. Ses yeux glissèrent doucement jusqu’à ses lèvres sur lesquelles elle resta focalisées quelques secondes qui parurent bien plus longues avant de plonger sans détour son regard dans celui de son milliardaire d’amant.

    - J’espère que vous n’êtes pas trop épuisé…parce qu’étant une assez mauvaise perdante, je compte bien vous montrer pourquoi les prochaines fois il sera dans votre intérêt de me laisser la victoire…

    Là-dessus, elle se pendit à son cou dans un petit saut, passant ses jambes autour de sa taille et revint ardemment à l’assaut de sa bouche qui lui manquait tant à chaque seconde de cette nuit et qui lui avait, il fallait l’avouer, terriblement manqué ces deux derniers jours même si elle avait passé son temps à vouloir se refuser à cette idée.

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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:42



    Le rythme cardiaque qui s'accélère, l'adrénaline qui monte, la chair de poule, les frissons incontrôlables, la peau qui s'enflamme au contact de celle de l'autre... Le milliardaire commençait déjà à perdre pied et à ne plus savoir où donner de la tête. La seule pensée de savoir que plus rien désormais ne pourrait les stopper dans leur élan et l'empêcher de passer une nouvelle nuit fantastique avec cette femme aux charmes si envoûtants le faisait tressaillir d'une euphorie encore plus désireuse. Il sentait ses mains glisser sur ses épaules pour en repousser sa chemise avec autant de lenteur que de délicatesse, détaillant son torse dont chaque grain de peau frissonnait à leur contact incendiaire à lui en donner la chair de poule, ses lèvres qu'il ne lâchait plus répondre tout aussi fougueusement aux siennes... Bon sang, en un rien de temps, cette femme le retournait une nouvelle fois dans tous les sens avec même encore plus de rapidité que leur première nuit. Leur première nuit... Rien qu'à y repenser, il la violenta de nouvelles caresses, ses mains se perdant dans sa nuque et surtout ces cheveux rougeoyant dont il ne réclamait que ce toucher de pure douceur alors qu'il se perdait un peu plus dans ses baisers et les délices de ceux qu'elle lui donnait.

    Il sentit soudain une très légère douleur au niveau de ses bras alors qu'elle y laissait courir ses ongles en revenant s'attaquer à sa chemise qui, jusque là seulement déboutonnée et pendante de ses épaules athéltiques, semblait vivre ses ultimes instants sur ces dernières. Mais quelle douleur agréable, si électrisante... Il lui mordit légèrement la lèvre dans un réflexe incontrôlable face à cette attaque qui affola en même temps un peu plus son coeur. Un coeur qui pour la deuxième fois depuis deux jours, se retrouvait délesté par un étrange miracle de tous les poids qui chaque jour assombrissaient son quotidien, pour ne se consacrer que sur cette croissante excitation qui le faisait battre toujours plus vite, toujours plus fort. C'était tellement bon, tellement agréable de ne plus devoir penser à rien d'autre qu'à cette femme et à cette nuit torride qu'ils allaient partager.

    Toutes ses pensées, cyberpathiques ou non, s'étaient mises automatiquement en stand-by. Sa sous-directrice, l'Etat-Major et le reste de la planète pourrait gueuler si ça leur chantait, il n'en avait rien à faire. Certes en temps que Directeur de l'agence nationale la plus puissante il se devait de rester joignable à toute heure, mais ça, c'était avant la Cérémonie. Depuis cette dernière, et encore plus depuis leur première nuit, il avait bel et bien décidé qu'il prendrait le temps pour lui qu'il lui plairait. Il avait un trop grand besoin de s'évader, de décompresser, de fuir cette réalité quotidienne qui rongeait sa santé et d'alléger les poids qui écrasaient ses épaules de leader, et il réalisait que cette femme face à lui, contre lui, était plus qu'indiquée pour ça. Elle était en train de devenir sa drogue, son opium pour s'évader et se sentir enfin bien, n'ayant pas vraiment le choix de toute façon que de devoir se "contenter" d'elle étant donné les restrictions de la mission, leur interdisant à tous deux d'aller voir ailleurs désormais. Et il n'allait pas s'en plaindre, très loin de là. Elle valait tellement plus que toutes ces autres femmes qu'il ramenait dans son lit sans même prendre la peine de leur demander leur prénom. Pour la première fois, coucher plusieurs fois avec la même femme ne l'ennuyait pas le moins du monde, c'était même tout l'inverse. Trois ans qu'il lui avait tourné autour, il n'était pas près de se lasser d'elle.

    A peine sa chemise quitta-t-elle définitivement son torse qu'il se sentit être emporté dans un demi tourbillon qui inversa les rôles, sa séduisante invitée la plaquant à son tour contre la baie vitrée alors qu'il expirait un grognement autant de surprise que de plaisir face à cette initiative. Elle ne perdit aucune seconde pour revenir capturer ses lèvres qu'il accueillit avec ce même appétit insatiable qui ne cessait de grandir, sentant de nouveau ses longs doigts fins et délicats venir sensuellement parcourir son torse nu, détaillant chacun de ses muscles qui se faisaient un plaisir incontrôlable de se contracter à leur contact comme pour y répondre sans attendre, comme pour leur demander de ne surtout pas s'arrêter en chemin. Un chemin qui ne tarda pas à être emprunté bientôt non plus seulement par ses mains mais aussi ses lèvres qui s'étaient déjà attaqué à son cou, le creux de son épaule, son torse, le torturant de frissons de plaisir alors qu'il collait sa tête en arrière contre la vitre, les yeux fermés et les lèvres entrouvertes pour en savourer chaque seconde et ne retenir aucun souffle irrégulier que chaque baiser lui arrachait.

    Baissant la tête vers elle, il croisa son regard illuminé de cet air carnassier Romanoffien qu'il se fit aussitôt un plaisir de lui renvoyer à la sauce Stark, petit sourire en coin en plus alors qu'elle laissait ses divines lèvres parsemer de gourmands baisers le bas de son torse sous son nombril. Son pantalon ne tarda pas à le quitter sous les mains expertes de son invitée qui à chaque minute doublait les battements de son coeur, sentant à présent son corps de rêve frôler en remontant sensuellement le sien dont chaque atome était empli d'un désir dangereusement croissant. Ses yeux flamboyants d'envie purent de nouveau détailler chaque trait de son visage alors qu'il sentait son souffle sur le sien, qu'il voyait son regard se perdre sur ses lèvres. Toujours de dos contre la vitre, alors qu'elle lui parlait, ses mains vinrent de nouveau effleurer ses hanches pour la rapprocher de lui tandis qu'il approchait ses lèvres entrouvertes d'un sourire et affamées des siennes, n'écoutant qu'à moitié ce qu'elle lui disait, seulement guidé par ce désir qui le brûlait de l'intérieur, celui-là même qu'elle avait attisé et qu'elle allait devoir assumer durant toute cette nuit de folie qui se profilait à l'horizon.

    « Jamais... » mumura-t-il en souriant pour lui ôter de suite le doute d'une possible fatigue, car pour ce genre de choses, il ne l'était jamais, et encore moins pour une femme comme elle. Il chercha à mordiller ses lèvres entre chaque mot suivant qu'elle prononça, difficilement capable de résister à leur attraction.

    « Mmm ainsi donc nous sommes d'accord... » lui répondit-il dans un souffle en ne cessant de déposer des baisers au coin de ses lèvres et sur son menton, avant de se redresser pour la regarder.

    « Il y aura des prochaines fois... Il y en aura même beaucoup... » déclara-t-il avec un sourire en coin carnassier et triomphant alors que d'une même volonté, elle revenait prendre ses lèvres et lui les siennes pour un baiser plus que passionné, l'accueillant aussitôt dans ses bras lorsqu'elle s'agrippa à lui dans un léger saut agile.

    Il s'empara de ses cuisses qu'elle resserrait autour de ses flancs, son coeur faisant un nouveau bond au même titre que son désir alors qu'il se sentait s'enflammer littéralement de la tête aux pieds, virevoltant de nouveau pour venir la plaquer contre la vitre contre laquelle l'une de ses mains vint brutalement s'aplatir juste à côté du visage de celle qui lui faisait perdre les pédales. Les prochaines fois... C'était quasiment tout ce qu'il avait retenu de ses paroles. La seule perspective de savoir que celle-ci n'était en rien la dernière ne pouvait que le tourmenter un peu plus d'excitation. Bon sang il se sentait si bien là avec elle, à n'avoir à s'occuper que d'elle et de ces incendiaires ébats dans lesquels ils s'étaient lancés, à n'avoir à pensé à rien d'autre qu'à profiter de ces lèvres si chaudes, de ces regards si perçants et ensorcelants, de ce corps si bien entraîné et parfaitement sculpté, de ces mains qui traînaient sur son torse et dans sa nuque, de tous ces frissons indescriptibles qui défrisaient la moindre parcelle de son corps. Un bien-être auquel il pouvait s'abandonner pleinement qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps.

    Il dévora son cou de baisers, s'exaltant de la douceur de ses cheveux, s'imprégnant de ce parfum de femme qui embruma un peu plus son esprit, le poussant irrémédiablement vers cet état second qui avait déjà commencé à le couper de la réalité pour ne voir plus qu'elle. Une main sous elle la soutenant contre lui autant que contre la vitre, son autre main se perdit sur le côté de ce cou que ses lèvres harcelaient de baisers de l'autre, descendant d'une lente et tortueuse caresse sur ses épaule pour en faire tomber les bretelles de son soutien-gorge avant de se perdre dans son dos pour en détacher l'agrafe, revenant chercher un brûlant baiser contre ses lèvres aguicheuses. Un langoureux baiser de diversion au moment même ou ses doigts agrippaient l'intérieur de son sous-vêtement pour le tenir brutalement en arrière et l'envoyer voler à travers la pièce. Aussitôt il vint presser son corps contre le sien, recherchant le contact, sa peau contre la sienne pour un avant-goût de cette fusion qui les consumait déjà.

    Repliant son bras légèrement en arrière alors que, la soulevant légèrement un peu plus, ses baisers venant progressivement se perdre au creux de son cou puis sur sa poitrine désormais mise à nue, il vint poser sa main sur l'une de ses cuisses, qui enserraient toujours son bassin, qu'il s'appliqua à remonter d'un caresse extrêmement lente du plat de la main et du bout des doigts, fasciné par le toucher de cette peau si douce qui provoquait la sienne de part et d'autres dans des frissons toujours plus fous.

    « Vous croyez vraiment que... je suis du genre... à laisser la victoire à qui que ce soit... » lui demanda-t-il dans un murmure aussi doux que léger alors qu'il approchait son visage près du sien avec un sourire en coin arrogant, son souffle irrégulier se coupant et se relâchant à mesure que sa main remontait jusqu'au tissu de ce dernier sous-vêtements.

    Son regard se planta dans le sien, espiègle et déterminé, alors que ses doigts accrochaient le vêtement en question, tirant dessus de manière de plus en plus significative autant que ses lèvres venaient provoquer les siennes dans un effleurement indéniablement sensuel, son front collé contre le sien.

    « Il semble évident que vous ne me connaissez pas... Du tout... Vous avez perdu, vous êtes à moi... Et vous allez continuer à perdre et le rester, que vous le vouliez... ou non. »

    Et sur ces derniers mots, il lui ôta sans sommation son dernier vêtement d'un geste sans appel avant de venir reprendre agressivement ses lèvres pour un baiser toujours plus incendiaire, venant faire envieusement pression de son corps contre le sien tandis que ses mains plaquaient ses poignets de chaque côté contre cette vitre qui se parsemait déjà de buée tant l'atmosphère autour d'eux faisait grimper le thermomètre, cette dernière et lui-même suffisant à la maintenir contre lui sans qu'elle n'ait besoin de revenir au sol. Lui laisser la victoire... Ce n'était en rien son genre, même s'il devait bien avouer que sa dernière expérience d'échec avec elle avait été tout sauf désagréable. De toute façon, peu importait désormais, il avait ce qu'il voulait, ses prochaines fois, ses prochaines nuits... Oui, il avait indéniablement tout gagné dans cette histoire. Et il s'appliquait à en profiter et à le confirmer à chaque baiser qu'il déposait sur ce corps de véritable déesse qui mettait tous ses sens en émoi. Franchement, il était tombé sur une perle rare. Pouvoir s'envoyer en l'air quasiment à sa guise avec une femme aussi sexy sans avoir à assumer le côté relation sérieuse, sans avoir à se justifier de rien... Le paradis ! Un paradis qui bientôt lui semblerait très petit et qui ne lui suffirait plus...
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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:43

    Son coeur battait à vive allure. Ils n'étaient même pas encore passé aux choses sérieuses qu'elle avait déjà l'impression d'avoir quitté terre. Tout ces baisers, toutes ces caresses, tout ces gestes lui faisaient littéralement perdre la tête tandis que des milliers de papillons chatouillaient son estomac. Elle frissonna. Serrés l'un contre l'autre, leurs lèvres s'effleurant régulièrement et tandis qu'elle lui parlait, ils ne cessaient de se dévorer du regard. Son souffle venant brutaliser un peu plus sa peau, ses yeux qui exprimaient tant de désir, son parfum d'homme toujours plus enivrant, elle perdait le peu de raison qui lui restait et toutes les réponses qu'il lui fournissait ne trouvait presque aucun écho entre ses deux oreilles à part peut-être la dernière. Elle concernait les prochaines fois qu'il estimait déjà à "beaucoup". Oh oui, des petites séances comme celle-ci il allait y en avoir d'autres, beaucoup d'autres, même si dans son état normal d'espionne disciplinée elle s'évertuait à vouloir rester très professionnelle. Elle devait saisir cette chance, l'avoir plusieurs nuits de suite dans son lit c'était quelque chose auquel personne d'autre à part elle n'aurait le droit tout le temps de cette mission. Il n'y aurait qu'elle et lui et un tas de nuits toujours plus enflammées. Tant pis si son égo en prendrait un coup à chaque fois qu'elle devrait se réveiller toute seule dans son lit ou prendre la poudre d'escampette avant qu'il ne se réveille pour ne pas être mise à la porte par Miss-Je-Sais-Tout-Et-Je-Me-La-Pète-Dans-Mon-Tailleur-Merdique. La chose positive, c'était que tant qu'elle l'épuisait à l'horizontale, l'autre ne pouvait rien tenter étant donné que Tony devait jouer le jeu de la romance parfaite avec son espionne tout aussi parfaite.

    Suspendue à son cou, les jambes autour de sa taille pour former une étreinte toujours plus solide, lui offrant de nouveaux baisers, il reprit de nouveau le dessus, là plaquant encore contre cette baie vitrée qui n'était plus du tout aussi glaciale que la première fois, c'était même tout le contraire. Leur peaux s'embrassant à merveille tandis qu'il la dévorait doucement mais sûrement, elle ne retint pas le moindre soupir de plaisir. Elle ne pouvait plus s'empêcher de frissonner et chacun de ses gestes était une provocation supplémentaire de son corps qui demandait ostensiblement qu'il ne s'arrête pas, qu'il ne s'arrête plus. Perdant son visage dans le creux de son épaule pour lui donner de nombreux baisers et s'enivrer toujours plus de son odeur, elle sentit l'une de ses mains jouer délicatement avec les bretelles de son soutien gorge puis avec l'agrafe, ce qui la fit doucement sourire. La plupart du temps, c'était à cet endroit que les hommes échouaient lamentablement, pas fouttus de se servir de leur dix doigts mais avec Tony... Ses mains étaient douces, délicates, des mains de pianiste et pourtant il y avait un truc en plus....le côté bricoleur peut-être...Il la délesta de son vêtement, un courant électrique remonta le long de sa colonne vertébrale. Comme un réflexe, elle vint capturer ses lèvres une nouvelle fois pour un baiser langoureux avant de s'attaquer encore à son cou puis de s'amuser avec le lobe de son oreille alors que l'une de ses mains vint s'aventurer dans sa tignasse Starkienne.

    Pendant quelques secondes, elle s'amusa avec ses cheveux puis doucement, elle redescendit le long de sa nuque et de son dos, sa peau était à la fois douce et brûlante. Du bout des doigts elle lui infligea les plus sensuelles caresses dont elle pouvait faire preuve malgré le fait que son cerveau ne répondait plus de grand chose, des allers-retours délicats comme pour découvrir chaque morceau de sa peau qu'elle n'avait pas sous les yeux et qu'elle ne pouvait pas couvrir de baisers. Il la souleva légèrement et ses baisers descendirent progressivement, attaquant toujours plus son corps qui brûlait de désir pour celui qui la maltraitait ainsi. Une des mains du playboy vint alors subtilement caresser l'une de ses cuisses et parfaitement calée entre lui et la baie vitrée, elle lâcha prise de sa main encore libre et vint la poser sur la sienne, pour lentement progresser le long de son bras à mesure que lui arrivait vers sa destination finale, le dernier morceau de dentelle qu'elle portait. Front contre front, ils échangeait un regard espiègle tandis que ses doigts fins qui avaient gravit tout son bras glissaient doucement sur le haut de son torse. Il parla de nouveau, elle n'entrava pas grand chose à ce qui sortit de sa bouche par intermittence avec ses petits effleurement toujours aussi provocants et insolents. Probablement qu'il débattait sur sa défaite, sur le fait qu'il ne la laisserait jamais gagner comme elle l'avait si bien fait le jour de leur première fois....et quelle première fois...Un violent frisson la parcourut, il ne devait plus s'attarder avec des paroles inutiles...

    - La ferme.... Souffla-t-elle du bout des lèvres à tel point qu'elle n'était même pas sûre d'avoir dit quelque chose.

    A cet instant, il lui ôta sa dernière pièce de lingerie et revint aussitôt l'attaquer d'un baiser brûlant de passion alors qu'elle repassait ses bras autour de son cou pour se serrer toujours plus contre lui. Son geste, elle n'eut même pas le temps de l'achever qu'il se saisissait déjà de ses poignets pour les coincer lourdement contre la vitre. Elle ne résista pas une seule seconde et prolongea alors le baiser qu'il lui offrait. Il faisait tellement chaud entre eux que la buée s'était largement installée autour d'eux. Une chance que le verre ne fonde pas à la moindre montée de température sinon à l'heure actuelle, il n'y aurait plus rien du tout derrière elle. Penchant doucement la tête en avant, elle captura une nouvelle fois ses lèvres dont elle avait toujours un mal fou à se séparer et rallongea ce baiser qu'il lui avit donné d'au moins une bonne minute. Insistant légèrement pour qu'il lâche l'emprise de ses poignets, elle revint s'accrocher complètement à lui, pour ce qu'elle allait faire il lui fallait toute son agilité.

    Affichant un petit sourire et le fixant d'un regard brillant d'une envie qu'elle ne comptait pas retenir encore des heures durant, Natasha s'attaqua d'abord au creu de son cou, remontant de temps à autres vers son oreille qu'elle titillait agilement de ses lèvres et, tandis que ses mains s'amusèrent le long de son dos, elle joua de son étreinte autour de sa taille pour le débarasser de son dernier vêtement. Lentement mais sûrement tandis qu'elle l'anesthésiait de baisers partout où elle le pouvait et que ses mains revenaient caresser ce torse si musclé contre lequel elle amait se serrer.

    Le boxer de Tony finit par tomber sur le sol. Ses jambes retrouvèrent leur place autour de sa taille. La rousse sourit contente de sa petite manoeuvre experte et délicate. Elle déposa quelques baisers sur le haut de son torse suivant scrupuleusement le dessin de ses muscles puis remonta le long de son cou, avant d'attaquer sa joue puis ses lèvres, qu'elle pinça à plusieurs reprises avant de s'en emparer totalement pour l'embrasser de manière très incendiaire. Une main griffant doucement son dos, l'autre remontant sa nuque pour se perdre dans ses cheveux, plus ils progressaient dans cet ébat, plus elle perdait pied. Elle ne se rappelait même pas où elle se trouvait ni pourquoi elle était venue. Ce soir, il n'y avait que leur étreinte qui comptait et rien d'autre....ou tout du moins pour les prochaines heures avant d'être forcée de redescendre sur Terre pour un atterrissage peu délicat...

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:43



    Trois ans. Trois années à lui tourner autour, à revenir perpétuellement à la charge, à tenter le diable pour la faire plier sous ses charmes auxquels elle avait résisté comme aucune autre avant elle, en l'envoyant toujours balader avec un style implacable qui n'avait pu que le pousser à redoubler constamment d'efforts pour ne jamais abandonner. Qu'est-ce qu'il avait pu la vouloir, la désirer pour ne jamais lâcher le morceau et ça malgré tantôt l'indifférence, tantôt le mépris, tantôt le jeu sadique qu'elle lui avait renvoyé à la figure à chacune de ses tentatives de séduction. Et il n'avait pu que s'en amuser, qu'admirer cette force de caractère venue de l'Est qui tenait fermement sa position face à lui et ses attaques incessantes. Et pour le coup, les trois années lui avaient certes paru bien longues et interminables, mais au final, il se rendait compte à quel point ça avait valu le coup d'attendre. Sans aucune hésitation, il pouvait le confirmer ce soir, cette femme valait bien plus que toutes celles qu'il avait déjà connues réunies. Absolument rien à voir. La catégorie au-dessus. Vraiment au-dessus. Et bon sang il ne regrettait rien de ces trois années fastidieuses vu la récompense qu'il obtenait désormais. Il y a deux jours, il avait littéralement quitté Terre devant une telle explosion de sensualité et de savoir-faire à la Russe. Un mélange concentré de tout ce qu'il aimait, de tout ce qu'il recherchait chez la gent féminine. Expérience, sensualité, caractère, prises d'initiatives aussi surprenantes que délicieuses, intensité dans chaque geste, chaque baiser, chaque caresse, chaque regard... Parfois il trouvait certaines de ces qualités chez certaines de ses conquêtes, mais jamais toutes à la fois, en une seule femme...

    Et quelle femme. Elle provoquait chaque cellule de son corps avec une telle fougue qu'il avait l'impression de frôler la folie à chaque seconde, et plus ça allait, moins il gardait le contrôle. Comment le pouvait-il seulement alors que tout chez cette femme lui plaisait, attisait la violence de ses pulsions et ne laissait pas de répit à son rythme cardiaque qui ne cessait de s'affoler. Et pour cause, il avait toutes les raisons du monde de le faire. Ou du moins, presque toutes... Il en manquait une, mais là encore, le milliardaire ignorait à quel point cette raison n'allait pas tarder à s'immiscer dans sa vie pour la retourner de fond en comble de manière irréversible. De la même manière que ce corps si parfait collé contre le sien, agrippé au sien, retournait ses sens à l'envers sans aucune pitié. Il sentait ses mains accrochées à sa nuque, son ventre, sa poitrine, ses jambes serrées contre lui pour une température qui n'en finissait pas de crever le plafond tellement ce contact charnel avec cette femme qu'il avait tant désiré depuis trois ans le rendait fou de désir. A la porter ainsi contre lui, contre cette baie vitrée, ses mains glissant jusqu'à ses hanches pour attraper sensuellement ses flancs à peine plus haut, il avait l'impression de porter contre lui un corps à la fois fragile et léger, avec lequel il voulait prendre mille délicatesses par peur de l'abîmer, et en même temps un corps sculpté, formé pour séduire, combattre et même tuer de manière impitoyable. Comme quelque chose dont on voudrait irrésistiblement prendre soin alors que ça pouvait mettre fin à vos jours en une demi-seconde sans que vous ne voyiez rien venir.

    C'était là toute la beauté de la chose. Toute l'intelligence, toute la magnificence de cette arme humaine qu'était celle avec qui il était en train de s'envoyer en l'air pour la deuxième fois de sa vie. Un peu plus grand qu'elle, plus costaud et musclé forcément, le fait de pouvoir la porter ainsi contre lui, de pouvoir la couvrir de baisers ardents tout en l'enserrant de ses bras musclés lui donnait cette traitreuse sensation d'être l'homme qui se devait de protéger cette femme. Il s'était fait avoir comme ça par elle il y avait longtemps. Il l'avait sous-estimé, ne sachant rien de qui elle était vraiment, et qu'elle ait joué sur ça volontairement ou non, tout dans son jeu d'espionne infiltrée en innocente employée avait provoqué son instinct protecteur pour l'attirer dans ses filets. Car elle était exactement le genre de femme qu'un homme voulait avoir, voulait protéger, voulait combler de bonheur en lui offrant tout ce qu'il pouvait et même ce qu'il n'avait pas encore. Elle était une habile manipulatrice, tout chez elle était presque fait en ce sens qu'elle le veuille ou non, qu'il s'agisse seulement de son apparence ou de son caractère. Comment résister à une telle femme ?

    Et pourtant il fallait bien. Question de survie. Et puis de toute façon, Tony n'était pas dupe et ne recherchait aucune relation sérieuse, juste un moyen de pouvoir partager des nuits torrides avec cette femme pour le bien de cette mission qui, certes avait toute son importance, mais qui là avait été totalement évincée de son esprit torturé par le plaisir qu'elle lui offrait et qu'il redemandait encore et toujours, avide de monter d'un cran dans leurs ébats du soir tant elle l'enflammait doublement à chaque seconde. Toute cette proximité insolente qu'il provoquait tout autant, pressant son corps contre le sien, frissonnant au contact de ses mains remontant ses bras, son torse, ses lèvres se perdant dans son cou qui malmenaient son souffle déjà court. Il grimaça de surprise et de plaisir à la fois en sentant ses lèvres s'attaquer à son oreille, l'amenant à la coller un peu plus contre la vitre dans un réflexe électrique alors qu'il embrassait fiévreusement le creux de son cou et le dessus de son épaule, ses mains se perdant en caresses sur ses hanches qu'il tenait toujours fermement et délicatement à la fois, ayant une passion toujours aussi prononcée pour les femmes, aimant tenir leurs corps entre ses bras, en parcourir les courbes sans retenue et sans vulgarité pour autant, tout en une sensualité qui lui était propre et qu'il affectionnait particulièrement. Les femmes étaient sa plus grande faiblesse, sa plus grande passion, il les admirait, elles le fascinaient, c'était indéniable, et ça même s'il se montrait à leur égard paradoxalement très macho. Et il l'était avec son invitée du soir, que ce soit dans sa façon de la coincer là contre cette baie vitrée qui n'en finissait plus de s'embuer ou dans son attitude. Il venait de gagner non pas cette nuit mais toutes celles qui suivraient. Un ticket réutilisable pour s'envoyer en l'air avec elle sans aller plus loin, sans subir les entraves et autres stupidités de liaisons sérieuses. Le paradis. Si seulement il savait...

    Elle lui ordonna de la fermer et quelques secondes plus tard, il sentit son dernier vêtement quitter son corps pour se retrouver complètement nu à son tour et étira un sourire en coin diaboliquement satisfait à cet état de faits qui donnait le top départ de l'étape suivante. Pour toute réponse à cet ordre qui, comme tout ordre d'ailleurs, provoquait son égo de leader à qui on ne devait pas en donner, il vint plaquer sèchement sa main contre la vitre juste à côté de son visage tout en plongeant son regard ténébreux dans le sien, souriant de plus belle devant ce caractère de feu, devant ce visage dont les traits insolemment parfaits et envoûtants l'invitaient à venir aussitôt reprendre ses lèvres avec une agressivité pleine de fougue pour un nouveau langoureux baiser. Il serait prêt à se damner pour ces lèvres dont il devenait pour ainsi dire totalement accro. Et dans la lumière tamisée de la pièce, devant ce panorama nocturne absolument sublime, leurs deux corps se cherchant l'un l'autre contre cette vitre devenue opaque autour d'eux, il sentit son coeur s'affoler dangereusement sous le coup d'une nouvelle vague de désir qu'il ne contrôla pas alors qu'elle s'agrippait à son cou pour resserrer ce contact charnel déjà terriblement corrupteur.

    Ses ongles agressèrent son dos alors qu'il en lâchait des grognements de plaisir entre deux baisers plus brûlants que jamais sur le bas de son cou, son autre main revenant agripper sa cuisse pour la maintenir contre lui, sentir toujours plus ses jambes autour de ses flancs. Ces lacérations achevèrent de pulvériser le peu de barrières qu'il avait conservé jusqu'ici. Il ne put retenir une morsure dans son cou dévoilé sous le coup du plaisir soudain, au moment même où il venait se serrait assez sauvagement contre elle, se glissant entre ses jambes, provoquant cette union charnelle qu'il avait tant désiré depuis le début. Depuis deux jours. Depuis trois ans. Ses muscles se crispèrent, se dessinant plus distinctement tandis que son souffle se retint malgré lui le temps d'une seconde, avant de revenir frapper cette peau délicatement parfumée qui s'offrait juste devant son visage, ce dernier enfoui dans la nuque de la jeune femme qu'il couvrait de baisers mordants alors que son corps s'enflammait avec le sien, faisant pression contre elle et contre la vitre au rythme de ses mouvements tous plus empreints de désir les uns que les autres, à la fois agressifs et sensuels.

    Otant sa main de la vitre, dépassé par cette chaleur et cette passion qui brutalisait ses sens, il enserra sa taille, gardant son autre main sous ses jambes et sans prévenir la sépara non pas de lui - plutôt mourir dans un tel moment - mais de la baie vitrée pour venir l'allonger sur la table basse à quelques pas de là après l'avoir débarrassée de tout objet d'un geste rapide du bras, laissant tout tomber par terre tandis que, sans s'être séparé de son corps une seule seconde, il revenait à la charge à coups de fiévreux baisers qu'il déposa sans compter sur son corps qu'il dominait parfaitement désormais. Ses mains ses serrèrent un instant sur ses cuisses, s'assurant qu'elles soient restées autour de sa taille tandis qu'il redoublait d'intensité dans chacun de ses mouvements. Son bas-ventre restant irréversiblement collé à celui de la jeune femme qui était en train de le rendre dingue, il redressa le haut de son torse dont les muscles se contractaient à intervalles régulières en se dessinant avec une netteté quasi parfaite, se soulevant ses deux mains posées de chaque côté, bras presque tendus tandis qu'il s'appliquait de tout son être à ne pas s'économiser en souffle ni en soupirs de plaisirs, qui franchissaient en permanence ses lèvres entrouvertes, son corps se couvrant déjà d'une mince pellicule de sueur. Il était parti. Parti dans un autre monde. Un autre univers. Celui des délices d'une nouvelle nuit à Moscou.

    Il ne savait pas. Il ne comprenait pas. Aucun sentiment. Juste du sexe. Et pourtant, parmi toutes les femmes avec qui il couchait à longueur de temps, c'était peut-être la première fois qu'il se sentait aussi bien, qu'il se laissait autant aller avec elle, qu'il lâchait prise pour ne se concentrer que sur elle et cette nuit qu'ils passaient une nouvelle fois ensemble, oubliant absolument tout le reste. Peut-être était-ce parce que cela faisait trois ans qu'il attendait ça, et que la perspective de passer les prochaines nuits avec elle, avec une même femme, semblait assez nouveau pour lui pour casser sa routine de prédateur et l'inciter à pouvoir se détendre complètement sans aucune retenue. Jeu dangereux. S'il se laissait trop aller, il le savait, ça allait se retourner contre lui dans le sens où il allait en territoire inconnu, où il prenait le risque de pouvoir devenir accro à ce bien-être qu'elle seule lui offrait et à elle tout simplement par conséquence. Et ça il ne le fallait pas. Mais il n'avait pas peur, il se sentait incapable de s'attacher plus que nécessaire à ses conquêtes, il suffisait d'analyser son comportement pour le comprendre. Dans ses ébats il ne dépassait jamais une certaine limite en matière de caresses, les siennes ne faisant jamais preuve d'une affection qui signifierait un quelconque attachement, pas plus que ses baisers ou ses regards. Non, seulement de la pure sensualité, du feu pour attiser celui de l'autre et s'assurer de passer une nuit muy caliente. Rien de plus. Pas de baiser une fois l'acte terminé, pas d'enlacement, pas un seul regard de plus ou très rarement et ne signifiant pas grand chose, rien de tout cela. Il s'écartait, s'endormait, et se barrait au petit matin, ça s'arrêtait là. Une technique protectrice anti-attachement bien établie depuis longtemps. Amoureux des femmes dans leur ensemble mais jamais en individuelle. Du moins pour le moment.

    Déboussolé par ce qu'elle lui offrait sans se priver de le lui rendre du mieux qu'il le pouvait, il ne tarda pas à revenir capturer avidement ses lèvres en les mordant à moitié, revenant presser désireusement son corps contre le sien sans plus vouloir en laisser un seul écart tandis que dans sa tête plus rien n'avait de cohérence, seul l'instinct guidé par la recherche de toujours plus de plaisir demeurait, ayant pris entièrement possession de lui. Ses mains vinrent insatiablement se perdre en caresses brûlantes sur le corps de la jeune femme, parcourant son ventre plat, suivant la courbe de ses seins qu'il couvrit de baisers tout aussi mordants que les précédents alors que le plaisir le submergeait à chaque seconde avec une intensité nouvelle, transcendante qui le poussait à redoubler lui-même d'efforts. Bon sang qu'est-ce qu'elle le rendait dingue, c'était une osmose charnelle absolument parfaite qu'il n'avait jamais connu jusque-là et qui faisait couler du feu liquide dans ses veines. Chaque battement de son coeur agressait ses tempes comme des tambours toujours plus impatient. Dans un geste impulsif incontrôlable, le plaisir le rendant fou, il roula sur le côté jusqu'à tomber sur le sol, la gardant fortement contre lui, amortissant de son dos la chute pour elle sans même s'en soucier une seule seconde. Ses bras enserrant son corps, il refusait de la laisser s'écarter une demi-seconde et tandis qu'il roula avec elle de manière à se retrouver de nouveau au-dessus, il croisa son regard le temps d'un court instant en étirant un léger sourire en coin, se mêlant dans ses yeux sombres et brillants désir, envie, satisfaction, triomphe et arrogance, avant de reprendre d'assaut la moindre parcelle de son corps par le sien, qu'il voulait posséder et agresser de plaisir jusqu'à l'épuisement le plus complet.

    Se rendait-elle compte à quel point elle était en train de bouleverser toutes les bases de ses codes de playboy ? Et lui, s'en rendait-il seulement compte ? Non, pas vraiment. Pourtant la machine était en marche sans même qu'il ne s'en aperçoive, le piège se refermant sur lui aussi sûrement qu'elle avait refermé ses jambes autour de son bassin depuis le début de cette partie de jambes en l'air qui n'en finissait plus, le temps ne se voyant absolument pas passer du fait de l'extrême intensité incendiaire qui régnait entre eux. C'était comme si en matière d'ébats nocturnes ils étaient en permanence sur la même longueur d'ondes, et Tony adorait ça. Rarement il avait trouvé une telle complicité dans sa manière de passer une nuit torride. Elle lui rendait la pareille comme aucune autre et bon sang que ça faisait du bien. Il passa une bonne partie du reste de la nuit à lui faire ainsi à la fois sauvagement et sensuellement l'amour là, par terre, sur le sol de ce salon à peine éclairé, entre la table basse et le canapé, et partout où leur brûlant désir les emmena, inversant au gré de chacun les rapports de domination, usant de tout son talent en la matière, de toute sa force et de sa puissance masculine pour ne pas épargner une seule seconde de violent désir à sa partenaire, qu'il retrouverait avec certitude désormais pour les nuits suivantes. Cette seule perspective lui donnait plus d'énergie que jamais pour faire durer le plaisir, jusqu'à ce que les derniers moments de ce dernier, à l'état pur et littéralement explosif, ne finissent par en sonner la fin.

    C'était complètement épuisé, vidé de quasiment toute son énergie qu'il s'était ensuite écarté et étalé sur le sol à côté d'elle pour reprendre son souffle alors que son cerveau avait du lutter pour retrouver le fonctionnement basique de son organisme tellement il en avait été retourné dans tous les sens. Quelle femme... Quelle femme bon sang ! Il était resté plusieurs minutes allongé ainsi par terre à récupérer un peu avec un léger sourire aux lèvres. Il s'était senti tellement bien, tellement détendu bien qu'en sueur et ayant l'impression d'avoir couru un marathon, qu'il avait failli finir par s'endormir à même le sol. Cependant c'est tout de même dans l'immense lit de sa chambre, avec évidemment son invitée - qu'il avait porté jusque-là ou qui y était arrivée seule il ne savait plus trop - à qui il tenait d'offrir évidemment un confort bien mérité après ce duel enflammé, qu'il finit par s'endormir après s'y être écroulé comme une masse sur le ventre, en remontant négligemment à peine le drap sur son bassin en dormant déjà à moitié, son geste s'arrêtant à mi-chemin. L'homme crevé mais heureux dans toute sa splendeur, plus macho que jamais en n'accordant plus une seule attention à son invitée qui occupait l'autre côté du lit. Bah. Elle devait avoir compris le principe depuis la première fois. Rien d'autre que du physique et que la mission. C'est tout. Et puis elle devait avoir le même principe que lui sur le sujet de toute façon donc. Il s'endormit de suite en ne voulant même pas penser au fait que dans quelques heures à peine il lui faudrait se réveiller pour aller évidemment bosser, sûrement avec la tête dans les choux vu le peu d'heures de sommeil qu'il allait avoir, car il était très tard, ou plutôt déjà très tôt. Peu de repos pour le guerrier nocturne qu'il était, visiblement pas plus que pour le chevalier et l'homme d'affaire. Une vie vécue à 200% chaque jour au moins, ça c'était indéniable.

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Natasha Romanoff
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:45

    Allongée sur le lit, Natasha observa le plafond fixement. Cette nuit avait été si...mieux que la précédente sans conteste. Plus chaude, plus intense, plus sauvage...Finit la découverte de l'autre à essayer de faire au mieux pour le combler en espérant qu'il apprécie un peu le moment. Même pas besoin de fermer les yeux pour se revoir collés l'un contre l'autre contre cette baie vitrée couverte de buée et de la trace de leurs mains qui avaient glissée le temps d'une secondes ou plus. Il l'avait couverte de baisers, de caresses, il l'avait même mordue de temps à autres mais elle ne pouvait pas lui en vouloir étant donné qu'elle s'était pour sa part appliqué à lui lacérer le dos de ses ongles en bonne et du forme. Elle esquissa un rapide sourire pendant que son voisin dormait comme une masse. Il avait accompli ce pourquoi il semblait être programmé à longueur de journée. Prendre son pied, faire grimper sa partenaire au septième ciel et s'étaler de tout son long sur son plumard en faisant comme si l'autre n'était déjà plus là. L'espionne serait repartie aussitôt que ça lui aurait fait le même effet. En même temps, de la part de Stark elle ne pouvait pas s'attendre à plus. Elle le connaissait de réputation et maintenant par les véritables faits dont elle avait été elle même témoin deux jours auparavant. Mais pourquoi c'était aussi désagréable ?

    Elle se tourna sur le côté, se roulant un peu plus dans le drap, tournant le dos au milliardaire et ferma les yeux, espérant trouver le sommeil bien qu'elle savait déjà qu'elle n'y parviendrait pas. Elle avait trop de choses en tête sans parler du fait qu'elle allait devoir s'éclipser avant qu'il ne se réveille pour aller travailler ou sauver le monde. Alors pour tenter de se détendre et de ne pas penser à sa fuite au petit matin, elle resongea à tout ce qu'il venait de se passer, ça au moins c'était positif ou à moitié si on faisait abstraction de ce qu'il manquait à la fin pour que ça le soit entièrement. Cette volonté de vouloir faire aussi vite chacun pour soit et Dieu pour tous...si chez les autres greluches ça ne posait pas de problème, la russe elle, trouvait ça détestable. C'était comme si quelqu'un s'amusait à appuyer sur la blessure ouverte d'un autre ou à arracher un pansement très lentement pour faire ressentir toute la douleur à son propriétaire. Elle ne demandait pas non plus l'exploit du siècle, il en était parfaitement incapable, mais quand même avoir un tant soit peu d'égard envers la femme avec laquelle il allait coucher plus d'une fois. Un peu de considération c'est tout ce qu'elle aurait aimé pour ne pas se sentir comme un bout de viande mâchouillé qu'on avait recraché parce qu'il avait pas bon goût. Est-ce que ça allait lui arracher le cœur, enfin à supposer qu'il lui reste quelque chose sous son générateur, d'avoir deux secondes de sentiments pour celle avec qui il venait de s'envoyer en l'air ?

    Sentiments. Le mot était mal choisi et d'ailleurs pourquoi était-il sorti ? Il n'avait rien à faire là dans une histoire qui ne serait que du sexe et du professionnalisme...Ca ne devait être que ça de toute façon, elle ne pouvait espérer plus du glaçon qui partageait le même lit qu'elle à cette heure-ci et qui dormait comme un bien heureux, comme s'il venait d'avoir accompli un acte héroïque. Mais qu'est-ce qu'elle racontait ? Sentiments ? Espérer plus ? Elle devait vraiment être trop fatiguée, son cerveau ne devait plus faire la connexion avec sa moelle épinière. Elle se tourna une nouvelle fois. Maintenant, elle l'avait dans son champ de vision. Génial. D'un côté, elle allait pouvoir repenser à cette soirée et de l'autre elle allait pouvoir l'admirer en train de s'installer le plus confortablement possible dans les bras de ce cher Morphée. Elle soupira, mieux valait trouver une autre position. A tout remuer dans tous les sens pour se convaincre d'un tas de choses débiles, elle aurait été capable d'avoir envie de l'étrangler, l'étouffer avec son oreiller ou l'égorger avec le premier objet tranchant qui lui passait sous la main. Ca n'était pas juste. Lui était là, paisible comme un nouveau né et elle, elle se torturait l'esprit pour des trucs dont elle pensait avoir fait totalement abstraction alors que la température avait grimpé au niveau supérieur lorsqu'ils s'étaient retrouvés totalement nus, l'un contre l'autre à se dévorer de baisers langoureux et sauvages.

    Elle revint à sa position de départ, sur le dos à regarder le plafond de la chambre de son patron. Elle devait bien être la seule femme à avoir remarqué qu'il y avait une tâche dans un coin, les autres avaient du tomber comme des masses après une soirée d'effort intense comme elle venait de vivre. Elle ferma les yeux encore une fois et sans le moindre effort tout ce qu'il s'était passé lui revint en mémoire. Leurs corps serrés l'un contre l'autre à ne pas vouloir laisser une parcelle de peau à l'air libre, ses mains qui se promenaient doucement mais sûrement sur ses flancs pour remonter parfois sur le reste de son corps. Elle ne pouvait s'empêcher de frissonner et de resserrer son étreinte autour de sa taille. Son souffle lui avait agressé une fois de plus la peau et plus ils avaient progressé dans leurs ébats plus ses sens étaient partis en live. Elle avait totalement perdu pied au point qu'elle ne savait même plus où ils se trouvaient. Salon de l'appartement Stark à la Tour du même nom ? Peut-être. Ses propres mains s'étaient une fois de plus aventurées sur son corps si musclé, bouillant de désir pour elle et rien qu'elle. Là dessus, ils n'avaient fait plus qu'un et à cet instant ça avait été comme si plus rien n'existait autour d'eux, comme si son cœur s'était arrêté de battre brusquement avant de repartir sous les baisers dont il recouvrait ardemment son cou. Soupirs de plaisir.

    Natasha rouvrit les yeux, elle avait beau être fatiguée physiquement et mentalement, elle n'arrivait pas à trouver le sommeil, le vrai sommeil. Celui qui ne l'obligeait pas à songer que dans très peu de temps elle allait devoir se relever, attraper toutes ses affaires sans en laisser une seule derrière elle et s'éclipser aussi discrètement qu'elle était arrivé. Elle en rêvait, dormir tranquillement après s'être envoyée en l'air sans penser à rien de plus que ce qu'il venait se passer, frissonner encore quelques instants, laisser son cerveau vagabonder dans de doux rêves même avec Alexi elle n'y était jamais parvenue. Trop de choses à penser avec le travail, avec le pays....au moins lui, il avait la décence de l'emmener jusqu'à leur lit, elle n'avait jamais été contrainte de s'y trainer parce que Monsieur ronflait à moitié sur la moquette. Un étalon de compétition ? Quelle bonne blague, même pas foutu de tenir trois minutes de plus pour faire l'effort de la déposer sur le matelas qu'ils allaient devoir partager le temps d'un poignée d'heures à peine.

    Dans un demi sommeil, elle se revit sur cette table basse l'espace d'un instant avant de basculer dans le vide sur la moquette, amortie par son patron. A croire qu'il n'était gentleman que quand ça lui disait. Ses mouvements allaient de concert avec les siens, ses caresses étaient toujours plus délicates sur ce corps qui était serré contre elle. Comme la dernière fois, elle n'avait pas pu se retenir de laisser ses doigts s'égarer dans sa tignasse brune pour poursuivre sa route le long de sa nuque, de sa colonne vertébrale avant de remonter plus lourdement, à la force des ongles. Et ils restèrent ainsi, complètement coupés du reste de la Terre pendant encore de longues et longues minutes qu'ils ne voulaient pas voir finir, changeant rarement d'emplacement mais plutôt celui du rapport de domination, à qui aurait le dernier mot.

    Ce fut une fois de plus l'égalité la plus totale. Ils atteignirent au même moment le plaisir le plus intense. Ses doigts se plantèrent une ultime fois dans son dos, ses jambes l'enserrèrent à un tel point que plus fort elle lui aurait brisé les reins, son corps se cambra quelques secondes avant d'être parcouru d'un immense frisson. La suite avait déjà été ressassée. Il l'avait lâchée là pour reprendre son souffle, elle s'était trainée jusqu'au lit à une vitesse qui elle même l'avait surprise, puis elle s'était emmitouflée dans le drap et avait finit par tenter de trouver le sommeil pendant que lui arrivait péniblement, comme s'il venait d'accomplir le fait de toute une vie.

    L'espionne sursauta. Elle s'était à moitié endormie à supposer qu'on puisse appeler ça du sommeil. Déjà les rayons de soleil filtraient dans les autres pièces, il était temps. Elle se leva d'un bond, peut-être même un peu trop vite car elle manqua de perdre l'équilibre et sans perdre un instant de plus elle fonça récupérer ses affaires qu'elle enfilait au fur et à mesure. Parfois elle essayait de ne pas faire de bruit pour partir discrètement et parfois elle en était arrivé à s'en fouttre royalement. Pourquoi devait-elle avait la moindre considération pour celui qui en avait quasi rien à secouer d'elle ? Sous vêtements, pantalon, chaussure droite, débardeur, veste, chaussure gauche, elle s'arrêta devant un miroir et s'observa. Elle avait une tête de déterrée bien loin de la fille qui vient de prendre son pied avec le célèbre Tony Stark. La jeune femme se coiffa rapidement avant d'aller récupérer son dernier bien, son révolver. Elle ouvrit le tiroir et en extirpa l'objet presque étincelant. Par réflexe, elle effectua les geste habituels. Vérification du chargeur, du cran de sureté....et dire qu'elle pouvait là maintenant, aller lui coller un pruneau entre les deux yeux. Mais est-ce qu'on pouvait refroidir quelqu'un parce qu'il avait les capacités émotionnelles d'une petite cuillère ? La rousse remballa son jouet. Pas la peine d'avoir fait de longues études pour comprendre qu'elle s'était attaché à cet enfoiré. La poisse.

    Elle sortit de l'appartement, de l'ascenseur, de la Tour et fonça chez elle sans même se soucier des feux de signalisations ou du reste, ce qu'elle voulait c'était une douche, une ou deux heures de sommeil afin d'avoir peut-être les idées un peu plus claires qu'à l'heure actuelle. Elle déraillait vraiment.

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Black Widow weavin' evil notion

«Black shadow hangin' over your shoulder, black mark up against your name, your green eyes couldn't get any colder, there's bad poison runnin' thru your veins. Evil walks behind you, evil sleeps beside you, evil talks arouse you, evil walks behind you...»


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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Lun 16 Aoû - 22:46



    Pour la deuxième fois en quatre jours, Tony dormit. Vraiment. Sans cauchemars. Sans réveils forcés par la violence de ses souvenirs inconscients. Sans mettre une heure à s'endormir en ressassant inlassablement sa journée, ce qu'il lui restait à faire. Sans avoir à subir l'assaut d'appels répétés à toutes les heures de la nuit directement dans sa tête provenant des quatre coins du monde diplomatique dans lequel il baignait, et auxquels il répondait quasiment tout le temps, n'ayant rien d'autre à faire, le sommeil ne venant jamais véritablement. Sauf les moments où il s'envoyait évidemment en l'air avec des mannequins ou autres filles canons, évidemment là il bloquait tout, quoi que pas forcément, car il lui arrivait parfois d'user de sa capacité à exécuter des dizaines de tâches simultanément en plein acte, ce qui ne le gênait ni ne le perturbait pas outre mesure. C'était comme avoir plusieurs lui en un seul. Un pour s'occuper de la fille ou des filles plutôt, un pour répondre au Ministère de la Défense, un en liaison avec l'Héliporteur, un contrôlant l'armure à distance si une intervention d'Iron Man était nécessaire pour sauver des gens aux alentours, etc. Bref. Mais c'était bien là la preuve qu'il ne se détendait véritablement jamais, et surtout qu'il n'accordait qu'une bien piètre importance à ses conquêtes pour penser d'autres choses en même temps.

    Chose qu'il n'avait pas fait une seule fois avec Natasha Romanoff. Ni la première nuit, ni celle-ci. Non. Il avait absolument focalisé toute son attention sur elle, réduit sa conscience multiple à une seule et unique. Trois ans à lui courir après, ça méritait d'être savouré pleinement avec une exclusivité totale. Et le plaisir, l'extase n'en avait été que meilleurs. Durant son sommeil, il ne s'était pas réveillé une seule fois, même lorsqu'il s'était retourné du côté de la jeune femme, il n'avait été qu'à demi-conscient et n'avait même pas ouvert les yeux. Non vraiment, cela devait faire au moins deux ans qu'il n'avait pas aussi bien dormi. A vrai dire depuis le début de la Guerre Civile et de sa promotion empoisonnée au poste de Directeur du SHIELD. Autant dire que ça faisait plus que du bien. Même si au final ce sommeil bienheureux ne dura que quelques heures, leurs ébats ayant une nouvelle fois tardé jusque tard dans la nuit, ou plutôt tôt dans le matin.

    En effet, le léger sursaut de la jeune espionne à son réveil ainsi que ses mouvements suivants pour quitter le lit, qu'elle ne fit qu'à moitié silencieusement, le tirèrent lui aussi du sien bien qu'il n'en bougea ni n'ouvrit pas les yeux pour autant. Il ne voulait pas émerger, il était tellement bien. Un si bon sommeil ne se quittait pas facilement. Affalé sur le ventre, un bras replié sous l'oreiller, la tête tournée vers le côté désormais libéré du lit où quelques secondes avant la jeune femme avait également dormi, Tony, l'esprit embrumé par ce lourd sommeil qu'il quittait progressivement, se contenta d'écouter les divers bruits de vêtements enfilés et de pas qui parvenaient jusqu'à ses oreilles, les souvenirs de la nuit passée lui revenant alors qu'il se retenait difficilement de sourire de contentement. Au final, il se risqua tout de même à entrouvrir légèrement les yeux.

    Elle était de dos, en train de se rhabiller. De remettre son jeans. Cette fois il ne put empêcher un léger sourire en coin de se former sur son visage alors que ses yeux parcouraient librement l'échancrure de son dos dans lequel elle ragrafait son soutien-gorge. Oh non il ne se priva pas de contempler une dernière fois ce corps si parfait qu'il avait enflammé et qui l'avait enflammé tout au long de la nuit. Dos fin et musclé, cheveux longs et rougeoyants tombant en cascade sur sa nuque et ses épaules... Les souvenirs sous forme de flash-backs ne s'en firent que plus insistants dans son esprit. A chaque mouvement qu'elle faisait pour se rhabiller, son esprit affichait ceux qu'elle avait fait de concert avec lui lorsque leurs deux corps s'étaient cherchés avec une sensualité incendiaire à coups de baisers, de regards et de caresses toujours plus provocateurs. Contre la baie vitrée contre laquelle il l'avait plaquée, ses mains glissant dessus au même titre que ses lèvres dans son cou, les vêtements quittant leur corps sans sommation, sur la table basse, sur le sol... Il fut parcouru d'un délicieux frisson. Vivement la prochaine nuit. Cette femme était l'amante parfaite.

    Il l'observa toujours à son insu aussi discrètement que possible sur diriger vers la petite table dans laquelle elle prit le flingue qu'il lui avait confisqué en début de soirée. La voyant s'assurer que tout était en ordre telle la professionnelle qu'elle était, il ne put qu'en sourire un peu plus. Quelle femme, vraiment. Mais il réarbora bien vite une expression impassible de bon dormeur en refermant les yeux juste avant qu'elle ne tourne de nouveau son regard vers lui. Quelques secondes après, il entendait la porte se refermer. Partie. Il ne se gêna plus pour ouvrir pleinement les yeux et il s'étira de tout son long en travers du lit tel un fauve au réveil, baillant à s'en décrocher la mâchoire. Avec un grand sourire il laissa retomber sa tête sur l'oreiller sur lequel elle avait dormi, passant ses bras dessous en se redressant légèrement en arrière alors qu'il le collait contre son visage pour en humer le divin parfum qui en était resté imprégné. Il soupira de bienêtre en le laissant retomber sur le lit et en se tournant sur le dos pour s'y laisser tomber également dessus.

    « Mmm bon sang Jarvis, si tu savais comme je te plains de n'être qu'une intelligence artificielle... Ne pas pouvoir sentir la chaleur d'une femme telle que Natasha, si tu savais ce que tu loupes... »
    « Rassurez-vous, je me plains aussi Monsieur. »
    Tony rigola, regardant le plafond sans vraiment le voir.
    « Dois-je changer sa place dans le classement ? »
    « Numéro un ! » répliqua Tony en tendant le bras vers le plafond, le pointant du doigt avec un grand sourire, avant de laisser son bras retomber sur son torse, faisant négligemment le tour de son générateur du bout des doigts.

    L'air pensif mais heureux, le sourire ne quittant plus ses lèvres le prouvant alors qu'il regardait toujours le plafond, il se remémora avec délectation cette nuit fantastique et surtout très intense qu'il venait de passer. Il était parti pour passer une excellente journée, surtout avec la perspective avérée que désormais ils passeraient de nouvelles nuits ensemble. Soudain, un flot de bourdonnement envahit son cerveau alors qu'il débloquait sa cyberpathie. Finie la nuit hors du temps et des problèmes, une fois le jour levé, les problèmes et crises majeures à gérer qui incombaient à son statut reprenaient le dessus. Il passa ses mains sur son visage et d'un bond, sortit du lit pour aller sur la terrasse alors qu'il s'y étirait de nouveau les bras en l'air pour contempler le lever du soleil à l'horizon. En même temps, son corps se recouvrait déjà de sa combinaison dorée très vite suivie par les pièces de l'armure qui s'assemblèrent d'elles-mêmes sur lui, et bientôt, un point rouge et or fonçait à travers le ciel bleu droit vers les nuages, qu'il traversa comme une fusée pour atteindre l'Héliporteur en stationnement au-dessus à quelques kilomètres de la ville. Il prit sa douche dans ses quartiers de Directeur là-bas avant d'enfiler la tenue adéquat, qui fit disparaître le Tony nocturne pour le Tony Directeur à qui une multitude d'agents s'empressa de donner des dossiers et de faire un rapport sur ce qui s'était passé de notable dans le monde pendant la nuit. Nuit qu'il eut pas mal de mal à se sortir de la tête d'ailleurs en lisant ses dossiers en arpentant les couloirs de la base jusqu'au centre de contrôle. Oui, la jeune femme continua à hanter quelque peu ses pensées un bon moment encore jusqu'à ce que l'action des missions de la journée et des décisions à prendre ne prennent finalement le dessus. Mais les faits étaient là, l'obsession et l'attachement faisaient lentement mais sûrement leur place malgré lui. Et encore, si ce n'était que ça, et non pas les prémices d'un sentiment bien plus fort...

    [TOPIC TERMINE]

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Terra Justice
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MessageSujet: Re: Candy Shop [Tony Stark - Hot]   Mar 1 Avr - 12:31

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Candy Shop [Tony Stark - Hot]

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