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 Sandwich et griffes PV victor Creed

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Anna Marie Raven
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MessageSujet: Sandwich et griffes PV victor Creed   Mer 31 Oct - 17:22

Il faisait beau ce matin mais tout de même un peu froid. Etant une fille du sud je n'avais jamais aimé l'automne et encore moins ceux de la ville de new York. Les feuilles prenaient leur teintes dorées ou rougeoyantes selon les arbres mais ce que cela annonçait c'était l'arrivée de la neige et du verglas.
Aussi, comme je revenais juste d'Australie j'avais du mal à m'habituer à la différence de température de 20°c minimum. Pour le moment je m'emmitouflais dans une bonne doudoune qui n'allait pas trop avec la saison mais qui était très agréable.


*Au diable le look, quand ça caille, ça caille!*


New York, une ville toujours en mouvements à ce qu'on dit. Il fallait que je vérifie cela par moi-même. J'avais donc choisi cette matinée pour me rendre au cœur de la Grande Pomme pour visiter les magasins dans lesquels j'avais mes habitude et déjeuner dans le parc histoire de prendre un petit bain de foule.
Aussi faire une petite coupure avec les habitants de l'Institut est toujours nécessaire pour sa santé mentale et pour se tenir au courant de ce qui se passait dans le monde. Sans cela comment pourrions-nous aider ou protéger les gens si on ne sait pas comment ils vivent. En marchant dans une rue marchande et animée je me disais qu'il serait peut être bien que je songe à me trouver un appartement tranquille mais je ne savais si se serait une bonne idée par les temps qui courent.

Les 11h30 s'approchaient et mon estomac me le faisait comprendre. Si je voulais manger un bon sandwich près du Harlem Meer, le plus petit des lac de Central Park dont j'appréciais la Vue et l'orientation.
Après une petite course dans un des fameux taxis jaunes de la ville j'étais enfin dans le parc, près du lac qui m'intéressais j'achetais un sandwich chaud, une boisson et un Donut à la vanille que je savourerais sur un banc.

Il n'y avait rien de mieux que d'être assise sur un banc au soleil avec ma musique dans les écouteurs et manger tout en regardant les joggeurs souffrir.
Tout simplement...
Décontractant.
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Mer 31 Oct - 22:20

* 11 heures... J'crois qu'c'est officiel : notre indic' est un blaireau. Un blaireau qu'a pas intérêt à croiser ma route, parce que sinon, je lui ferai sortir les boyaux par la gorge... * Enragea sombrement Victor après avoir consulté sa montre pour la deux cent cinquantième fois en trois heures d'une longue et vaine attente dans la fraîcheur automnale de New-York.

Les hauteurs de la cent neuvième rue Est s'étaient révélées suffisamment hospitalières et dégagées pour que l'extrémiste brun y installe son poste d'observation, le PDA à porté de main et les yeux focalisés sur les allées et venues de la cinquième Avenue longeant la façade orientale de Central Park. Accroupi entre des sorties d'aérations et deux surélévations d'un immeuble tranquille, Creed maudit une dernière fois les espions de la Rébellion travaillant en sous-marin au sein du SHIELD, griffonnant rageusement dans le sol à l'aide d'une griffe un portrait rapidement esquissé de Gemini, qu'il ratura à de multiples reprises.


* On dirait bien qu'tu t'es faite enfler, Blanche-neige ! J'm'amuserai à te l'rappeler à l'occasion, t'inquiète pas. Par-contre, la prochaine fois qu'un de tes espions vient t'filer un tuyau foireux, t'évite de m'embarquer dans tes plans, Blondasse... * Grinça in peto le mercenaire canadien qui ne risquait pas d'un jour s'adresser à la cryokinésiste de cette façon.

Mais imaginer toutes les répliques acides et mordantes qu'il pouvait lui jeter au visage défoulait Dents-de-sabre, qui, après tout, avait risqué l'enfermement dans les soubassements de la Stark Tower pour les beaux yeux d'un indic' pas fichu d'écouter aux portes convenablement !

On était venu le trouver aux aurores, vers six heures, la bouche en cœur, pour lui annoncer qu'il allait devoir partir en mission de reconnaissance à la surface. Même pas le temps de terminer ses exercices matinaux. Gemini le voulait habillé et équipé pour une sortie dans l'heure qui arrivait. Affectation de dernière minute. Un agent infiltré avait réussi à intercepter la date où le réseau de surveillance de la cinquième Avenue serait mis à jour par des techniciens de l'Initiative. La Rébellion déployant des efforts infinis pour inventorier les emplacements de chaque caméra dans tout New-York, il apparaissait comme une nécessité de premier ordre de dépêcher un observateur sur place pour mettre à jour les archives de la Rébellion et éviter que les emplacements cartographiés ne deviennent caduques. Or, la grosse Pomme étant un environnement très dangereux, fourmillant de périls, de témoins potentiels et d'agents du SHIELD en patrouille, la liste des candidats ne débordait pas de noms. Mayers déjà prise, Creed fut réquisitionné à sa place, héritant de la lourde tâche de partir pour le monde extérieure et, moins facile, d'en revenir avec une carte du réseau de caméras actualisée.


* Vivement qu'Andrill rentre d'Europe, qu'on ait plus cette foutue schizo dans les pattes... J'en ai ma claque qu'elle s'imagine que la Confrérie doit lui obéir au doigt et à l’œil ! On n'est pas des rebelles ! On s'en balance, de ses histoires. Elle devrait nous laisser gérer nos affaires comme on l'entend. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais envoyée paître, Gem', et j'aurais évité une sacrée perte de temps. *

Car oui, il n'y eu aucun signe de la moindre équipe de maintenance de l'Initiative dans la Cinquième Avenue de toute la mâtinée. L'informateur s'était trompé, ou, plus vraisemblable, était tombé sur de faux documents mis en évidence pour brouiller les pistes. Censée intervenir entre neuf et onze heures dans l'artère surchargée de véhicules, la fameuse re-disposition des caméras n'eut pas lieu. Creed avait été envoyé en territoire hostile pour rien, avait dû se fondre dans la masse, bondir de toit en toit, sans jamais passer dans le champs d'une caméra ou à proximité d'une zone de ronde, procéder à d’innombrables détours pour passer au large des bâtiments importants (dont le niveau de surveillance optimisé interdisait l'approche, même pour un félin auto-régénérant à l'ossature renforcée). Onze heures passé, et tout ce que le tueur à gage en noir avait à se mettre sous la dent pour s'occuper, c'était les vas-et-vient des promeneurs sillonnant Central Park.

* Ils vont m'entendre gueuler, les responsables du réseau d'espionnage. Foutus bras cassés ! Bon, c'est pas l'tout... Va falloir que je trace ma route jusqu'au point d'accès aux souterrains le plus proche, moi. *

Préférant laisser l'animal se charger de déceler un itinéraire sûr, Victor ramena les mains et les pieds au sol, progressant à quatre pattes en tournant la tête de tous les côtés. Les sens aux aguets (odorat et audition en tête de liste), Dents-de-sabre se faufila dans les couverts urbains, bondissant au-dessus des ruelles fréquentées par les New-yorkais, escaladant puis redescendant les façades aux hauteurs irrégulières, ses griffes lui facilitant considérablement la tâche. Mutant en vadrouille dans la jungle de béton, le chasseur invétéré faisait de chaque rebord un abri où se dissimuler, et de chaque aspérité, de chaque construction, une surface où s'accrocher. Les muscles en permanence remis à neuf, l'ennemi public progressait régulièrement. Pas aussi vite qu'il l'aurait souhaité, mais échapper aux systèmes de surveillance de la ville ne pouvait se faire qu'au prix d'une célérité sacrifiée.

Odeur familière


Le confrère se fige, collant immédiatement son dos à un couvert pour rester invisible. La fragrance, fugace, lui avait renvoyé un flash lumineux, une tâche colorée qui hantait son esprit. L'odeur était reliée à quelque-chose, une image qu'il ne pouvait retrouver pour l'instant. Paupières closes, Victor inhala lentement, profondément, sa tête se tournant pour capter au mieux les molécules en suspension dans l'atmosphère New-yorkais enrichi en vapeurs de pots d'échappement et arômes de fritures.

Odeur de la femelle au pelage châtain strié de blanc et regard d'émeraude, avec un parfum synthétique et de la nourriture. Vanille. Pain chaud. Sucre.


* Tiens tiens tiens... Voyez-vous ça. La petite protégée de Wolverine est dans les parages ? * Ricana en son for intérieur Dents-de-sabre, les griffes sortant en réponse à l'excitation induite par l'odeur de Malicia.

Collé au sol, s'approchant du rebord tel un varan carnassier, narines dilatée et crocs saillants, le traqueur laissa sa boussole interne l'aiguiller sur la direction dans laquelle porter son regard pour repérer la résidente de l'Institut. Ses yeux d'un noir de jais découpèrent la silhouette de la mutante interdite de contact physique en contrebas, à proximité d'un restaurateur. Un sac à la main, un vêtement épais sur le dos, la promeneuse s'éloignait visiblement dans l'intention de parcourir les étendus verdoyantes du parc le plus célèbre des États-Unis. Incapable de résister à la pulsion lui dilatant les pupilles, l'homme-bête lâcha un faible jappement guilleret.


« Dommage que ton protecteur ne soit pas dans le coin, ma jolie. »

Tranquillement, le sanguinaire mercenaire se passa une langue râpeuse sur les lèvres, avant de commencer à fouiller du regard les ruelles masquées à la vue de la cinquième Avenue. Par bonds verticaux de six ou sept mètres, Victor descendit des hauteurs, amortissant à chaque atterrissage le choc de l'impact grâce à son squelette incassable. Plusieurs zones articulaires, soumises à de trop fortes contraintes, cédèrent avant d'être régénérés, forçant le prédateur à espacer chacun de ses sauts de précieuses secondes. Une fois sur le plancher des vaches, il se dépêcha de fendre la foule, afin de minimiser le nombre d'yeux qui pourraient reconnaître son visage, diffusé sur grand écran un peu partout dans la Grosse Pomme. Une main en permanence utilisée pour se gratter ou faire mine de tousser, l'extrémiste fit de son mieux pour masquer le détail de ses traits, évitant d'être pris dans le champs d'observation d'une des caméras de l'avenue. Un passage clouté plus tard, le félin investissait les ombres des sous-bois, nettement plus à son aise en territoire forestier (bien que Central Park put difficilement être qualifié de "forêt").

Les relents sucrés de vanille, de sucre et de pâte à beignet mêlés du parfum si singulier de Malicia demeuraient encre très prégnant dans l'air chargé de chlorophylle. Les ormes parés de feuillages aux tons chauds, du jaune pâle au brun mat en passant par le rouge carmin et l'ocre doré, se dénudaient en silence, dévoilant des branches griffues annonciatrices de l'Automne. L’Hiver n'étant pas encore venue, Victor put bénéficier du couvert végétal lorsque sa traque l'amenait à proximité de civils, citoyens sur lesquels il posait un regard luisant de convoitise réprimée. Pas de tuerie pour ce matin. Il lui faudrait ronger son frein encore un peu.
Grognant sourdement de dépit, le confrère au squelette d'adamantium se faufila jusqu'aux abords des rives d'Harlem Meer, là où sa proie s'était innocemment assise pour déjeuner, respirant paisiblement tout en profitant d'un son diffusé en qualité MP4 dans ses oreilles. Par excès de prudence, Victor étudia les alentours un petit moment, vérifiant une dernière fois que la X-Girl se trouvait seule dans les parages. Laissant un couple de joggeurs s'éloigner en trottinant, il sortit à découvert.

Pour n'importe qui ne connaissant pas le tueur à gage, Creed parut n'être qu'un homme d'une trentaine d'années en coupe-vent noir. Des favoris aussi sombres que sa courte chevelure noire atténuaient l'allure militaire dégagée par sa démarche solide, des semelles épaisses et un pantalon en toile incitant l'observateur lambda à faire du mutant un inspecteur de police ayant fait un séjour dans l'armée. Pour éviter d'attirer la suspicion, Dents-de-sabre altéra subtilement son langage corporel, ouvrant des mains sans griffes et relâchant les épaules pour apparaître comme un homme détendu. L'éclat sournois et lubrique de son regard se teinta d'une douceur factice, et un sourire avenant étira des lèvres plissées pour masquer les crocs du psychopathe. L'absence de caméras du SHIELD dans le secteur autorisait l'extrémiste à ne pas masquer son visage à l'aide de ses mains, ce qui lui simplifia la vie. D'un pas léger de promeneur venu s'oxygéner les poumons à Central Park, Creed fit glisser ses rangers dans le dos de Malicia, s'asseyant finalement juste à côté d'elle, et toujours en jouant à l'inoffensif marcheur. De loin, ils étaient deux inconnus partageant le même banc. Mais de près...


« Très jolie doudoune. » Lança le ténébreux griffu en guise de salut autant que pour signifier sa présence.

- J'aurais pu ne pas me montrer du tout. Répliqua froidement l'ancien lieutenant de Magneto à sa voisine déconcertée. J'aurais pu me contenter d'enfoncer mes griffes dans ta petite gorge vulnérable, par-derrière, profitant que tu ne m'aies pas senti venir. Peut-être que tu ne serais pas morte sur-le-champs ; peut-être que tu aurais eu le temps d'ôter les moufles qui t'évitent de tuer tous les innocents que tu touches, et que tu serais parvenue à assimiler mon pouvoir de guérison pour te tirer d'affaire. Ou... Peut-être que, en bon professionnel de l'assassinat, j'aurais sectionné si proprement ta trachée-artère que ton décès serait survenu aussitôt. Détailla-t-il, de marbre, gardant les yeux rivés sur le lac pour ne pas laisser les innombrables témoins environnant comprendre que les deux apparents inconnus du banc se connaissaient. Non et puis, franchement, tu croies vraiment que je prendrais autant de risques pour m'en prendre à toi ? T'es qu'une X-men ! Et encore... Même pas directrice ou sous-directrice de l'Institut. Qu'est-ce que j'aurais à gagner en butant une fille comme toi ? Argumenta dédaigneusement le centenaire pour couper court aux soupçons de son interlocutrice à la mèche immaculée, laissant à celle-ci la liberté de réfléchir pour tenter d'imaginer ce qui pouvait pousser Dents-de-sabre à venir la trouver.
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Anna Marie Raven
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Jeu 1 Nov - 19:49

(HJ: je suis admirative de ta manière d'écrire! je vais essayer d'être à la Hauteur ;-) )

Tout en mangeant mon sandwich je regardais les gens aller et venir à leur guise tout en pensant à ce que je pourrais faire si j'étais à leur place. Mon imagination était assez fertile et toutes les conclusions que je trouvais ne me convenais pas. Mas vie était ce qu'elle était et je n'y changerais rien pour tout l'or du monde.
Lorsque mon lecteur MP3 entama Uprising de Muse un de mes groupe de musique préféré je terminais mon sandwich mais une voix parasite me stoppa net. Elle ne m'étais pas inconnue et je me maudit d'avoir eu la stupide idée de penser que je pourrais être tranquille au moins une journée. Il fallait qu'un des mutants prédateur les plus dangereux de la création soit ici, dans ce parc au moment-même ou j'étais vulnérable.


*Espèce d'idiote!*

Il ne m'avais pas touchée, normal, il n'étais pas fou. Je tournais lentement la tête vers lui tout en tirant sur le cordon de mon lecteur MP3 pour enlever mes écouteurs. Mes mains étaient couvertes de la graisse provenant du sandwich bacon-oignons que je venais d'avaler. Je les essuyais machinalement avec la serviette en papier que le vendeur avait mis dans le sac. Et dépitée par cette erreur de débutante je soupirais tout en jetant la boulle de papier maculée de graisse dans le sac alors que Creed m'expliquait ce qu'il aurait pu me faire au lieu de s'assoir à côté de moi comme si je ne savais pas de quoi il était capable. Mais un élément dans sa tirade fit passer l'expression de mon visage de tendu à légèrement souriante. Le genre de sourire malin que j'apprécie lorsque quelque chose échappe à un ennemis que j'affronte et qui change la situation du tout au tout.

* Statut quo mon chou...*

Victor avait entamé son monologue et je sentais qu'il prenait du plaisir à s'entendre parler comme si je donnais du crédit à ce qu'il pourrait me dire. S'il pensait me blesser en m'apprenant que je n'étais rien chez les X-Men il faisait erreur car je m'en fichais. Il ne me connaissais pas et il ne savais donc pas quels étaient les buts de ma vie.
Décontractée je bus une gorgée de mon jus d'ananas que je venais de sortir de mon sac au moment où il se demandais ce qu'il aurait à gagner en me tuant. Un coup de vent ébouriffa ma frange que je remettais machinalement en place.
Peu après la fin de son discours je posais la bouteille de jus de fruits entre-nous puis je me tourner pour pouvoir le regarder, observer les moindres détails de son visage mais aussi son langage corporel. J'étais maintenant assise à califourchon sur un banc publique à quelques dizaines de centimètres d'un mutant recherché par tous les services gouvernementaux d'Amérique du Nord et je n'étais pas inquiète. Juste étonnée par l'attitude de mon interlocuteur.


Bonjour Victor. Dis-je tranquillement d'une voix assurée. Moi aussi je suis contente que tu te portes bien. Par contre mon choux il va falloir que tu ailles faire une visite chez un ophtalmologiste. Ta vue baisse! Où as-tu vu que je portais des moufles?

Contente de le moucher je levais les mains au niveau de ma poitrine pour bien lui faire voir que je ne portais pas de protections. Cela me faisais sourire mais il ne fallait pas que j'oublie à qui j'avais à faire. Le provoquer alors qu'il aurait pu me tuer serait une grosse erreur stratégique mais maintenant que j'étais en mesure de me défendre je pouvais agir selon mon bon plaisir.
J'observais de nouveau les va et viens des promeneurs tout en finissant ma bouteille. Il n'y avait pas de mouvements suspect, pas de trace du SHEILD ou d'autres membres de la Confrérie. Après avoir posé la bouteille dans le sac je sortais le beignet que je tendais à mon voisin de banc.


Tu le veux? Je n'ai plus faim.

En prononçant cette phrase j'eu envie de rire car la situation n'étais pas réelle! Moi assise sur un banc à côté de Dent de Sabre et discuter avec lui. Ce n'était pas possible. Normalement nous aurions dû nous battre mais la situation dans laquelle nous nous trouvions nous obligeait à faire profile bas.
Et c'était une bonne chose.


Je suis contente que tu me considère comme une chose sans intérêts au sein des X-Men. Je suis en vie grâce à ça. Mais saches que ce n'est pas parce que je ne dirige rien que ma mort n'aurait pas causée de représailles. Je le fixais, sérieuse, attendant de voir une expression sur son visage. Ce que tu ne comprendras jamais c'est que nous sommes une famille... Comment te dire autrement... Une meute si tu veux. Tu me tue et les autres te pourchasseront et te livreront aux autorités.

Pendant une minute je me tue pensant à ce que j'aurais fais s'il avait tué une personnes qui était chère à mon cœur. L'aurais-je livrée à la police? Au SHEILD? Non. Une méthode plus expéditive voir définitive me convenais plus. Et c'est ce type de pensées qui me faisais réaliser que j'avais changée, que j'étais devenue plus dure.

Si tu t'en prend à l'un de mes proches. Je m'approchais de lui tout en le fixant. Je te tue.
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Ven 2 Nov - 11:08

(HJ : Merci beaucoup n_n C'est cette situation qui m'inspire *_*)

Tandis que la jeune femme chaudement vêtue savourait son en-cas, tranquillement installée dans un lieu public au cachet indéniable, son voisin lui, maintenait un niveau de vigilance extrême, personnifiant l'intrus dépareillant dans le décor, le point rouge sur un fond vert, la goutte de noir dans l'océan de blanc... Le criminel multirécidiviste en liberté dans New-York, avec qui badinait aimablement Malicia. Cette dernière n'avait agréablement pas changé, depuis la dernière fois que les deux mutants s'étaient associés : au-delà de la féminité évidente, l'ombre de ce cher vieux Logan planait sur la défiance avec laquelle sa protégée observait Dents-de-sabre. Même imperturbable lueur de défi dans ses prunelles, même assurance dans ses capacités si les choses tournaient mal... La X-girl se savait de taille à lutter contre Creed, et conservait la tête froide. Une qualité appréciable chez une meneuse de groupe.

L'ancienne membre de la Confrérie gratifia Victor de son plus beau sourire victorieux en levant deux mains nues bien en évidence, mouvement qui fit involontairement reculer le mercenaire, trop habitué à craindre le contact physique de la voleuse de pouvoirs pour rester de marbre. Dévisageant intensément Malicia, le tueur à gage n'imagina pas un instant que la jeune femme ait suffisamment appris à contrôler ses dons pour ne plus être contrainte de porter des gants en permanence. La seule conclusion apparaissant dans son esprit fut que, dans le contexte actuel, la belle préférait se tenir sur le qui-vive, à la manière d'un policier gardant toujours son arme en main. Naturellement, la décision avait de quoi surprendre, de la part d'une "gentille"...


* On dirait qu'les priorités ont changé, depuis le Recensement... Autrefois, l'avait qu'une hantise, la p'tite : blesser un pauvre innocent en l'touchant sans l'vouloir. Et aujourd'hui, v'la qu'elle s'balade mains nues. L'vendeur de bouffe sait pas à quoi il a échappé, au moment d'récupérer son argent des mains d'c'te fille. * Déduisit le canadien du peu qu'il savait.

Victor détaillait le profil de son interlocutrice depuis un bon moment lorsque celle-ci lui offrit gentiment son beignet, offre désintéressé que l'homme-bête traduisit en provocation dans son langage primal. Quel tueur à gage implacable et violent irait compromettre son image de marque en acceptant de bon cœur une pâtisserie gracieusement cédée par une femme supposément ennemie ? Un coup de sang fissura le masque d'indolence de Dents-de-sabre, embrassant son regard et durcissant ses traits. Un bref instant, les muscles de son cou saillirent, et le monstre fut de retour.


* Mais elle s'fout d'moi, c'te garce ! *

L'envie d'attaquer, de mordre, de griffer l'impudente, submergea la part animale de Creed, qui se serait trahi si l'humain n'avait pas réagi immédiatement. Coutumier des techniques de provocation, qui étaient monnaie courante dans l'univers du meurtre organisé, Dents-de-sabre décela la tentative bien amenée de sa vis-à-vis pour le pousser à bout, et s'obligea à ignorer la pique. Il n'allait certainement pas lui faire le plaisir de s'énerver, surtout si cela conduisait à son arrestation par le SHIELD.

Plutôt que de s'emporter pour des futilités, l'extrémiste aurait sans doute été mieux inspiré de savourer le parfum si savoureux et rafraîchissant de l'air libre, la chaleur du Soleil sur sa peau, les couleurs et les bruits de la vie animant le parc... Autant de choses que les souterrains du camp ne pouvaient reproduire, et qui auraient manqué à n'importe quel humain ou mutant normalement constitué. Mais si le bras droit d'Andrill possédait bien un défaut, c'était de ne pas savoir profiter des petites choses simples de l'existence. Aussi, en lieu et place d'un instant de détente, le félin passa plusieurs minutes à lutter avec ses pulsions de tueur, un silence dont la X-girl profita pour enfoncer le clou auprès de son interlocuteur. Délaissant les provocations déguisées sous une couche de politesse feinte, elle s'assura que Creed comprenne la différence fondamentale entre les X-men et la Confrérie : la solidarité. Et venant de la part d'une femme pouvant se targuer d'avoir expérimenté les deux côtés du miroir, cela signifiait beaucoup.

Sur le banc, la tension monta de deux crans tandis que les deux mutants se défiaient du regard, en chiens de faïence. L'un avait ouvertement souligné son envie d'éviscérer Malicia ; l'autre s'était consciencieusement employée à rappeler que les X-men n'étaient pas la seule organisation à être restée neutre dans le conflit pour rien, et qu'ils comptaient dans leurs rangs des individus à ne surtout pas sous-estimer. Un ange passa, merveilleusement illustré par le passage d'un joggeur soufflant et suant le long de la rive d'Harlem Meer, meublant la lutte tue et purement symbolique que Victor et Anna livraient. Cette phase de non-dialogue s'acheva sur une déclaration de la mutante qui n'aurait pas dénoté dans la bouche d'une extrémiste.


* A la réflexion... Elle a peut-être un peu changé, quand même. * Se dit le mercenaire en révisant sa position.

En se crispant, Dents-de-sabre s'obligea à ne pas reculer précipitamment au fur et à mesure que le visage de la dangereuse absorbeuse de pouvoirs se rapprochait de lui, plus près, toujours plus près... Sans l'électricité saturant l'atmosphère, on aurait presque pu s'attendre à ce que ce couple improvisé s'embrasse, le décor de Central Park au midi, en plein Automne, convenant royalement à une scène aussi langoureuse et passionnée.


« On dirait que quelqu'un a passé trop d'temps en compagnie de Wolverine... Il a réellement fini par déteindre sur toi, à c'que j'vois. Répliqua-t-il lentement, jouant lui aussi à ne pas ciller tout en fixant les deux iris émeraudes de Malicia. Inspirant brièvement, il poursuivit : Et en plus, tu ne bluffes pas... T'as vraiment envie d'me buter. Cette histoire de recensement t'as fait comprendre un paquet d'trucs, alors, Malicia. Comme par-exemple, que se préoccuper du bien-être des autres était une perte de temps, Baissant une seconde (sans ciller) son regard, Creed indiqua les mains nues de sa voisine, ou que tuer pouvait régler certains problèmes définitivement. Tu t'es jamais d'mandée pourquoi t'appréciais autant Wolverine ? J'vais te l'dire, moi : parce que t'aimes comment il gère les problèmes. T'adores le voir foncer dans l'tas, utiliser la manière forte au lieu d'blablater dans l'vide sans obtenir de résultats concrets, comme tes potes X-men. Lui et toi, vous êtes pareils : vous préférez agir. Alors maintenant, j'te d'mande : combien d'temps tu croies qu'Logan restera à s'tourner les pouces chez ces pacifistes à la noix ? J'le connais d'puis plus longtemps qu'toi, et il reste jamais longtemps tranquille dans son coin... Surtout en temps de guerre. Quand il craquera, qu'il enverra chier les X-men et leurs beaux discours concilliateurs, tu f'ras quoi ? Tu resteras plantée sur ta chaise comme une idiote, ou tu suivras Wolverine pour enfin faire bouger les choses ?»

La bête habitant Victor fut tentée de toucher Malicia, de la laisser absorber les dons mais aussi et surtout la personnalité du prédateur. D'ores et déjà plus enclin que la moyenne à faire usage de la violence, la jeune femme deviendrait probablement une effroyable meurtrière, sous l'influence de la personnalité de Dents-de-sabre. Combiné à ses pouvoirs dévastateurs, l'ex-membre de la Confrérie repeindrait la pelouse de Central Park en rouge hémoglobine avant même d'y avoir songé, l'odeur de sang l’enivrant, la poussant à se déchainer de plus en plus, jusqu'à combler une soif de destruction jamais rassérénée depuis son départ du groupe fondé par Magneto. Un massacre sans précédent, qui soulignerait une bonne fois pour toute que les humains n'avaient pas leur place dans un monde de mutants.
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Anna Marie Raven
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Mer 7 Nov - 17:16

Contrairement à ce que j'aurais pensé Victor semblait nerveux lorsque j'étais à proximité de lui. C'était sans doute dû à la réputation qui me collait à la peau, celle qui disait attention! Si elle vous touche vous êtes mort!
C'était mérité, mais ce n'était plus vraiment le cas depuis des mois mais ça, très peu de gens le savaient et la situation présente me faisais comprendre que le mythe devait rester intacte car cela poussait ceux qui pourraient me vouloir du mal à faire attention à ne pas faire n'importe quoi. Quoiqu'il en soit, le réflexe de retrait que Victor avait eut lorsque je lui avait montré mes mains et au moment où je lui avais proposé mon dessert me blessais et mon sourire s'effaça lentement. Dans un soupir, je rangeais le gâteau dans mon sac en pensant y gouter plus tard dans la journée.
Ne voulant pas provoquer inutilement Victor je m'écartais un peu de lui car je sentais que ma proximité le mettait mal à l'aise. Combien de fois faudrait-il que je prouve aux gens que je ne cherche pas leur mort? Toute ma vie? Sans doute oui...


*A croire que je suis terrifiante que ça? Il ne faut tout de même pas pousser...*

Alors que Victor reprenait la parole, je me surpris à l'écouter attentivement. A croire que le temps où voir un Confreriste était suffisant pour se lancer dans un combat sans se poser de questions à savoir si on risquait de détruire quelque chose ou si nous étions assez discret pour ne pas se faire repérer. Oui c'était bien fini... Car quoi que l'on fasse l'Initiative saurait se qui se serait passé et nous serions tous enfermés.
Bien que le recensement était quelque chose que je rejetais en bloque car c'était injuste que les mutants soient fichés du fait de leurs pouvoirs je trouvais que la peur engendrée par l'ombre de l'Initiative avait quelque chose de positif: les gens comme Victor ou moi restaient plus calme. Du moins en apparence.

Pourquoi le gouvernement ne testait pas tous les gens pour savoir qui à le gène de la violence, de la pédophilie ou du meurtre? Se serait plus juste. Mais non, c'est les mutants qui sont considérés comme une menace...

* La peur de la différence... C'est ça le problème...*

Le tueur à côté de qui j'étais assise semblait me faire une sorte d'analyse en m'expliquant que je ressemblais à Wolverine ou que je pourrais volontairement tuer une personne. Le regard qu'il lança sur mes mains me donnais l'impression d'être accusée de meurtre juste parce que je ne portais pas de gants.

* C'est d'un réducteur...*

Je levais les yeux au ciel, exaspérée mais je restais silencieuse, écoutant les élucubrations de ce vieux cinglé qui était reparti sur les points communs que j'avais avec Logan et sur les différences que nous avions avec les autres X-Men. Au début je ne comprenais pas où il voulait en venir mais quand il me demanda ce que je ferais quand la guerre entre les humains et les mutants aura été déclarée. Tout en enfonçant le clou sur un plausible départ de Wolverine, je compris qu'il me prenais pour une cruche qui n'était pas capable d'avoir ses propres avis. Juste bonne à suivre Logan comme un chien.

Les gens autour de nous étaient nombreux, mais la population qui traversait le parc commençait à changer. En regardant ma montre je vis qu'il était déjà 13h00 et les joggeurs étaient progressivement remplacé par des nourrices avec des enfants. J'évitais de justesse de lâcher un mots qui aurait trahis un début d'inquiétude sur les conséquences qu'aurait eut une altercation entre Victor et moi et ça me rendais nerveuse.

* Pourquoi fait-il ça? Pourquoi joue-t-il à ça avec moi? Est-ce que je rentre dans son jeu sans m'en rendre compte? Allez... Soit plus maline que lui!*

Tu te trompes sur moi...
Je ne suis pas le toutou de Logan. Ce n'est pas parce qu'il quitterait les X-Men pour aller je ne sais où que je ferais comme lui et que je le suivrais sans me poser de questions.
D'ailleurs se ne sont que des suppositions, on ne peut pas prévoir les futures décisions d'une personne en fonction de faits qui ne se sont pas encore produits.
Toutefois je suis d'accords avec lui sur certains points, des fois l'action est plus efficace mais en cas d'erreurs les conséquences sont lourdes à porter.
Mais toi...
Les conséquences de tes actions, c'est quelque chose dont tu te fiche parfaitement. N'est-ce pas?


Je n'attendais pas de réponses ou de défense de sa part mais je n'aimais pas le laisser me prendre pour une brute épaisse qui agit en se fichant de ce qui se passe par la suite. Il n'avait pas l'aire de comprendre que la situation dans laquelle était les mutants était en partie dû à des gens qui faisaient n'importe quoi.

Ces histoires de recensements, oui c'est claire que ça m'a fais réfléchir. Pas toi?
Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que nous sommes dans de sales draps.
J'ai peur pour notre avenir.
Mais ce n'est pas pour ça que je vais agir comme toi en sautant et en tuant tout ce qui bouge ou te regarde de travers.
Dis-je en le regardant droit dans les yeux.

Il me jugeais comme tous les autres mais il ne me connaissais pas. Comment pouvait-il insinuer que je serais capable de tuer un être vivant pour régler problème! Oui, bien sûre que je l'ai menacé de le tuer s'il s'en prenait à ma famille. Et se n'était pas des paroles en l'aire. Mais de là à devenir une meurtrière il ne faut pas non plus exagérer. Tout ça à cause de quoi? De mon passé et des effets de mon pouvoir.

Je n'ai jamais voulu de cette vie et de ce fardeau mais je fais avec. Agacée je me mis à lui parler sèchement.
Mais ce qui me rend dingue c'est que toi, et les autres vous pensez que j'aime faire souffrir les gens en les touchant. Mais ce que vous ne savez pas c'est ce que ça me fais à moi! Je les avaient dans ma tête! Ca me rendais dingue...
Il y a des choses que j'ai fais mais ce n'étais pas vraiment moi qui décidais...
Mais ça...
Tu ne sais pas ce que c'est...
J'aurais tant aimé avoir une autre vie!
Et j'ai changé, enfin, maintenant je suis moi, je découvre qui je suis et oui j'aime l'action, j'aime me battre mais je n'aime pas perdre mon temps dans des discours inutiles, et je déteste voir les gens que j'aime mourir.


Une larme perla le long de mes joues, et je réalisais que la mort de Charles m'avais plus touchée qu'autre chose. Du revers de la main j'essuyais mes yeux et je regardais Victor, triste.

Charles et mort et je n'étais pas là.
Pendant que me amis, toi et les autres confréristes vous vous battiez pour la survie des mutants. Chacun à votre manière... Moi... J'étais en Australie, seule, à découvrir qui j'étais tout en apprenant à contrôler moi pouvoir.
La belle affaire!
Lâchais-je avec regret.
Quand ma vie s'arrange, tout s’effondre...
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Sam 10 Nov - 16:40

Un rictus machiavélique étira lentement les lèvres du félon lorsque Malicia, balayant aisément le pauvre réquisitoire de son ennemi Confrère, pointa l'absence totale de remords caractérisant la personnalité torturée de son voisin de banc assassin à ses heures perdues.

* Elle me connaît bien, la p'tite. La plupart du temps, j'me fous pas mal des conséquences de mes actes. * Soliloqua-t-il, goguenard, tandis que la jeune femme revenait sur les conséquences qu'avait eus la parution de la Loi du Recensement des surhumains.

Victor renifla dédaigneusement en haussant les sourcils quand la X-girl revint à la charge, affirmant que, contrairement au rival de Wolverine, il lui faudrait plus qu'un décret inquiétant pour la transformer en serial killer. Son interlocuteur détecta l’inflexible résolution émanant d'Anna, cette entière foi en son intégrité qui rassurait la mutante quant à sa maîtrise d'elle-même. Creed trouva la tirade barbante et dégoulinante de bons sentiments. Il aurait souhaité entendre plus d'amertume dans les phrases de sa vis-à-vis, une brûlante détermination à passer à la vitesse supérieure, à durcir la manière dont elle réglerait les problèmes. Non, en lieu et place d'une diatribe sur l'humanité qui ne méritait peut-être plus tant que ça d'être sauvée, Dents-de-sabre reçut un condensé des difficultés qu'avait connues l'ex-membre de la Confrérie avec son don. Suspicieux et déconcerté, il jeta un regard par-dessus son épaule, s'attendant à trouver un homme barbu assis sur un fauteuil, notant consciencieusement tout ce qu'on lui disait.


* Pourquoi elle m'raconte ses histoires ? J'ressemble tant qu'ça à son psy ? * Chercha à comprendre le sanguinaire homme-bête qui, au milieu des New-yorkais en balade, aurait probablement eût l'air tâche sans la sympathique Malicia, qui monologuait, les yeux humides.

De loin, grâce aux épanchements de la frileuse promeneuse, Victor ressemblait au bon ami installé sur un banc et qui écoutait avec compassion une jeune femme à la mèche blanche lui parler de ses problèmes, le tout en laissant son attention gamberger au gré des mouvements de la foule de Central Park. Intérieurement, son attention continuait de dépouiller chaque zone, chaque son, chaque odeur, afin d'en isoler le moindre signe trahissant l'arrivée d'une équipe du SHIELD. L'accusation qui perçait de temps à autres dans la logorrhée de Malicia trahissait les passages où la X-girl s'échinait à marquer les différences entre elle et Dents-de-sabre, différences que Creed imaginait fragiles.


Odeur salée de tristesse


Les orbites noirs et abyssaux du mercenaire étudièrent les traînées humides laissées par les larmes sur les joues de la jeune femme, incapable de comprendre la raison de son chagrin.


« Arrête, tu vas m'faire chialer... Gémit l'extrémiste ayant l'air touché par le discours de sa voisine, avant de hausser les épaules. Attends voir... Non, en fait, j'en ai rien à foutre, de tout ça. Tu l'as dis toi-même : j'ai pas de cœur. Et quand je vois comment vivent ceux qui en ont un... T'as appris à mieux utiliser tes dons, qui étaient déjà bien pratiques autrefois... Tu devrais être en train de rendre aux responsables de la mort de Xavier la monnaie de leur pièce ! Mais non, tout ce que tu trouves à faire, c'est geindre sur le passé. Brusqua-t-il la voleuse de pouvoirs sans mâcher ses mots. Puis, sans explications, le tueur expira, comme pour relativiser l'ampleur de ce qui, à ses yeux, était un infâme gâchis. Heureusement pour toi qu'je passais dans l'coin. »

L'air mauvais, Victor promena son champs de vision sur les enfants qui jouaient en tout insouciance dans l'espace vert, sous l’œil vigilant de parents ou de nourrices. Sans se tourner vers Anna, le canadien annonça :

« J'vais t'filer une occas' en or de rattraper l'temps perdu, championne. La chance de ta vie ! Une occasion de donner un sens à la disparition de ton mentor. J'vais te laisser absorber mes pouvoirs, et ma personnalité. Confia le Confrère sur un ton de messe-basse. Ça te fournira une excuse en béton armé pour te justifier auprès d'tes potes X-men : t'étais à Central Park, tu m'as surpris sur le point de commettre un meurtre, et tu m'as touché. Juste pour me neutraliser. Manque de bol, ma personnalité t'a influencée quelques temps, et, avant d'avoir pu dire "Ouf", tu t'es retrouvée à la Stark Tower, en train d'montrer à l'Initiative qu'on ne s'en prenait pas à l'Institut sans en payer les conséquences. On t'pardonnera ton écart de conduite sans problème... Après tout, les X-men t'ont bien laissée les rejoindre alors que t'étais d'la Confrérie. Le plan, d'une géniale simplissité, fit ricaner le multirécidiviste surnois. Si t'as peur d'y aller toute seule, j't'accompagnerai, t'inquiètes pas... J'ai aussi des comptes à rendre chez Stark & Co. » Proposa l'aimable gentleman, qui s'entendit essuyer un refus aussi net qu'immédiat.

Les dents de l'homme au coupe-vent noir disparurent derrière ses lèvres, ne laissant de visibles que deux crocs tranchants. Seul, sans personne pour le rappeler à l'ordre, le Confrère ne tenait jamais bien longtemps avant de céder à ses pulsions. Les ongles de ses mains prirent un éclat métallique grisâtre, de la même teinte que les griffes de Logan, mais d'une longueur nettement inférieure. Dix extrémités mortelles jaillirent aux bouts des bras du tueur à gage.


« T'as pas l'air de saisir, Malicia : ça s'arrêtera pas. On en sortira jamis, de cette situation. Les mutants seront toujours mis au ban de la société ; s'il t'faut encore une preuve, regardes comment a fini Xavier. Si un type devait réussir à persuader l'humanité de nous accepter, c'était lui. Et il est mort. Mort, bordel. Alors arrête de faire comme si on avait encore un espoir, ça m'donne des envies d'meurtre. Et avec tous ses humains alentour... » L'attitude affamée de l'extrémiste parla pour lui, tant et si bien qu'il ne termina pas sa phrase.

La bête rêvait d'éventrer les enfants qui couraient en criant. Il étudia amoureusement la possibilité d’exécuter la mère de deux jumelles en train de faire une sieste dans leur poussette, avant d'achever la progéniture tirée du sommeil par un geyser carmin. Son odorat détecta l'appel presque irrésistible de la chair fraîche et juvénile, innocente, appétissante, enivrante...


« Tôt ou tard, l'avenir m'donnera raison. Tôt ou tard, tous les mutants s'uniront pour ne plus avoir à vivre cachés, pour ne plus avoir à jouer les boucs-émissaires des humains. Mais plus vous, les idéalistes, tarderez à vous réveiller, et plus l'Initiative en profitera pour vous affaiblir. Charles Xavier aurait été un formidable allié dans notre lutte, une fois devenu conscient des enjeux de ce conflit. Il a été le premier à mourir. » Rabâcha Creed en pervertissant le souvenir du Professeur X pour servir ses intérêts, tout en estimant qu'il ne devait plus s'éterniser dans le parc public.

* Y'en a une qui doit encore se faire gueuler dessus. * Se souvint le résident du camp rebelle.
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Anna Marie Raven
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Dim 11 Nov - 22:06

Son "Arrête tu vas me faire chialer" me remis les idées en place. Mais qu'étais-je en train de faire malgré-moi? Je me plaignais à côté d'un tueur et j'attendais qu'il me réconforte! Il n'était pas normale que je réagisse comme ça. C'était à la fois suicidaire et stupide de ma part.

Je deviens dingue... Soupirais-je.

*Je ne suis pas une chiffe molle, ni une de ses filles geignarde!*

D'un revers de ma manche j'effaçais les traces d'un excès de sentimentalisme que je n'aurais jamais dû montrer en la présence d'un ennemis et à la fois frère. Car il avait raison, nous étions en guerre et je m'apitoyais sur mon sort et la perte d'un être chère au lieu de réagir ou tout simplement d'agir.
Lorsqu'il m'annonçait que j'avais de la chance qu'il soit passé dans le parc cela me fit sourire car bien que cela soit ironique c'était vraie. Victor Creed était l'une des rares personnes qui avait osé me dire que je n'étais devenue qu'une salle pleurnicheuse. Les autres étaient soient trop occupés à leur jeux des alliances, soit contente que je soit de retour et de compter un nouvel équipier dans leurs rang.
Ce taré assis à côté de moi ne voyait qu'une seule chose dans sa vie: lui. Le reste il s'en fichait. Faire mal aux autres était un amusement.

Lorsqu'il me parla d'une soit disant occasion en or, mon instinct me dit aussitôt de me méfier. Car bien qu'il soit tranquillement assis sur un banc à côté de moi. Il était toujours un terroriste actif et il devait certainement avoir un projet en cours. Je devais donc éviter de me faire embarquer dans quoi que ce soit contre mon grés.
Mais quand il m'expliqua son idée je sentais de la colère monter en moi. Il voulait que je devienne lui pendant un temps et que je venge la mort de Charles en me rendant dans les bureaux de la Stark Tower. L'idée même de prendre sa psychée et ses pouvoirs me dégoutais car je savais ce que cela pourrait donner: destruction, mort et ennuis.


Non mais tu es malade!

Mon ton était devenu sec, les traits de mon visage étaient marqués par une colère contenu. La proposition qu'il m'avait fait était stupide et mettrait le feu aux poudres. Et j'avais l'impression qu'il pensait pouvoir se servir de moi pour le faire sans se salir les mains tout en impliquant les X-Men ce qui mettrait mes amis dans le collimateur de l'Initiative et nous enverraient tous dans des cellules.

Allez comme ça dans le QG de l'initiative avec toi dans la ferme intention de massacrer ce qui s'y trouve est tout bonnement suicidaire. Jamais je ne ferais ça et que tu ai songé que je te suivrais dans se plan est purement insultant.
Est-ce que tu as pensé un instant aux conséquences sur la situation de tes amis les rebelles? Tu penses vraiment que les agents du SHEILD croiront à cette explication bidon...
Je pris la posture d'une blonde stupide avec un sourire forcé tout en parlant d'une voie aiguë type fille stupide. J'ai pas fais exprès c'est l'esprit de Dent de sabre qui m'a forcé à faire ça. Je... suis... désolée...

Je m'adossais nerveusement sur le banc et regarda le lac quelques instant histoire de me calmer. Pendant que je regardais le lac et ses alentours tout je me mordillais le bord de l'ongle de mon pouce. J'étais visiblement agacée.
De loin j’aperçus deux silhouette à vélo, mais il y avait quelque chose chez eux qui me dérangeais. Mais étant trop loin je ne pouvais pas déterminer de quoi il s'agissait. Au même moment il m'expliqua comment il voyait notre situation. Celle des mutants.


Je ne sais pas tout ce qui s'est passé, je viens de revenir.
Alors pour le moment j’essaie de me faire ma propre opinion de ce qui se passe.


Je m'étais de nouveau tournée vers lui et je le regardais, le visage fermé, dure, mais voix était assurée. Ce type pensait quoi? Que je ne savais pas évaluer une situation? Que j'attendrais la fin de la guerre pour agir et trouver ce que je devrais faire?
Non ce n'étais pas moi. L'action c'était mon domaine. La diplomatie je la laissais aux télépathes. Mais il ne faut pas se tromper sur moi car je ne fais jamais quelque chose sans y réfléchir.

Tu crois quoi?
Que je suis une hippy optimiste qui crois au monde des bisounours? Je fais quoi à ton avis? J'essaie de vivre tout en évitant de tomber entre les mains du SHEILD car ces types veulent ma peau tout comme la tienne.
Notre situation est catastrophique, mais je n'ai pas assez de recul pour savoir ce que je peux faire et comment.
Je ne suis pas une idéaliste, je tente de survivre comme je le peux.


Sur ces mots je me rassis plus calmement sur mon côté de banc et je regardais de nouveau le lac. Les deux étranges cyclistes s'étaient rapprochés et ce qui m'intriguais chez eux devint claire: il portaient des uniformes de flics et j'étais assise à côté d'un mutant recherché tout comme moi.

*Merde!*

S'ils se voyaient il y aurait un carnage et je devais faire une diversion rapide. Ni une, ni deux je me tournais vers Victor.

Fais-moi confiance.

Concentrée sur ce que je faisais pour ne pas absorber son essence et sont pouvoir je m'approchais de lui comme une jeune femme s'approcherait de son fiancé tout en lui parlant à voix basse.

Deux policiers à vélo s'approchent de nous. Soit tu me fais confiance, et tu te laisse faire et ils passeront leur chemin sans te voir. Soit tu suis ton instinct de prédateur bouché et tu me prend en otage avec le déchainement de violence.

Sans attendre sa réponse je posais délicatement mes bras autour de son cou augmentant notre proximité et malgré le dégout que j'éprouvais je posais me lèvres sur les siennes pour que les policiers qui allaient passer ne voient pas son visage.
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Jeu 15 Nov - 17:58

Anna n'avait pas terminé d'articuler sa mystérieuse requête que, déjà, tous les sens de Creed passaient en alerte maximale. Le froid vent automnal soufflant au travers des branches brunissantes de Central Park avait porté aux narines du Confrère l'odeur légère mais si aisément reconnaissable du dissolvant employé par les possesseurs d'arme à feu pour nettoyer leur semi-automatique. Le prédateur savait déjà que les menaces ne pouvaient provenir que de trois points dans son champs de vision, qu'il passa rapidement en revue, isolant les deux agents à vélo roulant à allure modérée dans la direction du banc.

* Enfin un peu d'action... Miam ! * Se rengorgea-t-il, griffes prêtes à l'emploi et jambes fébriles à l'idée de bientôt passer à l'acte.

Sans que Dents-de-sabre ne s'y attende, sa jeune voisine prit discrètement la parole, adoptant un ton que le fauve en Victor identifia immédiatement : l'intonation d'une meneuse, capable de se faire obéir.


Fais-moi confiance. Tranquillisa la X-girl en se tournant vers l'extrémiste vindicatif, son timbre ne soulevant étrangement aucune réplique.

Conditionné par le primitif respect de l'échelle hiérarchique, l'esprit animal du mutant félin obéit derechef, se soumettant platement à l'autorité d'une Alpha. En parallèle, Creed l'humain, se prépara à répliquer un commentaire bien senti sur où Anna pouvait se la mettre, sa confiance.


* D'abord, elle me menace de mort. Je sais qu'elle n'a qu'à me toucher pour me rendre aussi inoffensif qu'un chaton, et voilà qu'à peine des flics se pointent, Mademoiselle se rapproche de moi, l'air de rien, en me demandant de lui faire gentiment confiance. Bien sûr, ma grande ! J'me doute absolument pas qu't'espères te débarrasser d'moi en m'ôtant mes pouvoirs, et en laissant la flicaille m'passer les m'nottes... Approches-toi encore un peu et j'te garantis qu'tu vas l'sentir passer ! * Menaça en son for intérieur l'implacable tueur à gage tandis que la résidente de l'Institut s'efforçait de persuader son interlocuteur de ne pas céder à la violence.

Aucune odeur de nervosité. Rythme cardiaque régulier. Pupilles non-dilatées.

Le mercenaire canadien demeura immobile tandis que son cerveau digérait la nouvelle : la voleuse de pouvoirs ne cherchait apparemment pas à le piéger. Tout en elle indiquait que la X-girl ne prévoyait pas de se retourner contre son interlocuteur. Avec un certain talent, la comédienne fit mine d'enlacer l'homme qu'elle tentait de faire passer pour son conjoint, approchant son fin visage du faciès mangé de barbe arboré par Dents-de-sabre. Ce dernier garda un œil sur les deux policiers s'approchant, tâchant de se vider l'esprit, de ne pas penser trop longtemps à ce qui allait suivre. C'était un peu comme mettre deux doigts dans une prise électrique, sans savoir si le courant est éteint, avec un vieil ennemi assis en face de soi qui vous encourage à continuer. Même parfaitement maître de soi, il demeurait impossible de ne pas éprouver des inquiétudes, une angoisse de l'inconnu, des doutes quant à la fiabilité des affirmations de l'autre.


« Pas d'conneries, Malicia. Sinon... » Grogna le criminel recherché pour la forme, avant de rentrer dans la mascarade improvisée par Anna.

Dans l'hypothèse où l'élève de Xavier décidait en fin de compte d'utiliser son pouvoir sur l'extrémiste centenaire, Dents-de-sabre se retrouverait sans défenses. Aussi, à part gronder de creuses et vagues menaces, le tueur à gage ne disposait d'aucun moyen pour contraindre Malicia à tenir sa parole. Les lèvres de Creed frissonnèrent lorsque la bouche de sa vis-à-vis frôla son épiderme, transmettant une première vague d'informations sensorielles électrisantes au mutant. Puis, comme un petit train de montagnes russes arrivé au point culminant du circuit, le contact eut lieu, sans prévenir, sans que Victor ait pu se préparer. L'effroi de la prise au dépourvu glaça un instant ses entrailles, écarquillant ses yeux terrifiés qui parurent guetter l'instant morbide où l'absorption de son énergie vitale démarrerait.

Toutefois, la froideur implacable de la Mort ne vint pas, et pour toute douleur, l'ennemi de Wolverine n'eut à subir que la chaleur douce de lèvres féminines plaquées sur les siennes, en un prude baiser de cinéma ayant le mérite de masquer les traits du rebelle. Les deux policiers effectuant une ronde à vitesse réduite, le couple était parti pour prolonger quelques temps les embrassades, amusant scénario pour l'un des deux amants.


* Impressionnant ! L'a bien progressé, la p'tite. Elle arrive à m'toucher sans m'faire de mal, comme si elle était normale... Ca explique qu'elle porte plus d'gants. * Parvint laborieusement à déduire Victor, tout en commençant à trouver le temps long, immobile, lèvres à lèvres avec la X-Girl aux yeux verts.

* Quand même... Ca s'rait dommage d'pas en profiter un peu ! * Estima le pervers membre de la nouvelle Confrérie en estimant que, s'il ne franchissait pas une certaine ligne d'indécence, Malicia continuerait à jouer la comédie, en dépit de sa gêne.

Prétendument pour rendre la scène plus "crédible" aux yeux des policiers maintenant tous proches, le faux concubin d'Anna laissa ses mains masser tendrement le dos de la jeune femme au travers de son épaisse doudoune, avant de joyeusement descendre vers le bas de son dos, s'attardant très amoureusement sur la chute de rein de la demoiselle. L'envie très tentante de planter ses griffes au-travers du jean de sa partenaire survola transitoirement la psyché du violent romantique, juste avant qu'il ne se souvienne quels impératifs l'en empêchaient. Se contentant de promener ses mains partout (et surtout là où Malicia n'aurait jamais voulu les voir traîner), Creed campa un petit ami très convaincant, si l'on imaginait que ce petit ami et sa partenaire ne s'étaient pas revu depuis trois ans.

Le duo de représentants de l'ordre s'éloignait à présent de la zone de proximité justifiant que les deux mutants poursuivent leur imitation de couple. Avec un tressaillement, Dent-de-sabre se souvint qu'il devait être dangereusement plus facile pour sa voisine de réactiver son pouvoir que de l'inhiber par la force de sa volonté. Par simple prudence, il battit en retraite à la milliseconde où les risques d'être découvert passèrent sous un seuil acceptable, se passant néanmoins la langue sur les lèvres en un geste de provocation.


« Fallait m'le dire si tu voulais que j'te tripote, chérie. J'pouvais pas d'viner qu't'étais autant en manque d'affection... » Sourit Creed d'un air suffisant, trop conscient du fait qu'il exaspérerait encore plus son interlocutrice en se comportant ainsi.

Cependant, Victor disposait d'assez de jugeote pour savoir avancer quelques arguments à peu près convaincants lorsque le besoin s'en faisait ressentir. Or, justement, Dents-de-sabre sentait qu'il lui vaudrait mieux se montrer éloquent, sous peine de voir Malicia craquer et revenir sur sa promesse de ne pas user de ses dons sur lui. S'époussetant les épaules là où la belle avait installé ses bras, le mercenaire rappela d'un timbre neutre :


« Hey, tu trouves que j'ai abusé, tout à l'heure ? J'te signale qu'jai même pas mis la langue ! Et puis, j'aurais pu prendre la seconde option, tu sais... Le truc avec "déchaînement d'violence", là. Alors viens pas t'plaindre... J'me trouve déjà vachement sympa d'pas avoir buté les deux poulets en trottinette. » Flamba sans retenu l'extrémiste, intérieurement convaincu que, si combat il y avait eu, Malicia se serait adjointe aux forces de l'ordre, condamnant le canadien à l'emprisonnement à perpétuité.

Indépendamment de cette certitude, l'intéressé reprit ses mauvaises vielles habitudes, encore tout imprégné des odeurs de l'ancienne Confrériste. Appuyant une jambe croisée sur son genou gauche, l'homme au squelette renforcé à l'adamantium effaça toute fierté masculine mal placée de son visage, assombrissant ses traits d'une épaisse couche de sceptissisme.


« T'es p't'être pas une hippie optimiste, Malicia. Ca, j'veux bien l'croire. Mais t'es quand même bien contente de profiter du confort de l'Institut, qu'a j'sais-pas-comment réussi à convaincre l'Initiative de vous laisser tranquilles. J'imagine qu'vous avez baissé vot'froc devant Stark, négocié votre p'tite tranquillité en échange de... Coopération ? Partage d'infos ? Qu'est-ce que j'en sais ? Vous pourriez tout aussi bien avoir offert des recrues à l'Initiative en payement de votre statut particulier. » Accusa agressivement le rebelle aigri, dont le quotidien se composait de souterrains sans lumière solaire, de nourriture en conserve, de douches froides, de toilettes communes et de cohabitation forcée.

Dents-de-sabre détestait les ventres mous, ces individus passifs qui, confrontés à un choix, optait paresseusement pour le vote blanc, s'asseyant sur le bord du terrain tandis que les deux camps luttaient à mort pour défendre leurs idéaux. Ces même individus subissaient les prises de décision plutôt que d'y participer, refusant la moindre concession à la défense d'un principe.
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Anna Marie Raven
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Ven 23 Nov - 16:36

L'homme contre qui je me tenais était extrêmement dangereux et imprévisible mais malgré cela j'avais tenté une chose complètement insensé pour le sauver. Jamais je ne l'aurais cru si on m'avais prédit que je tenterais de sauver Dent de Sabre en l'embrassant. Ironique quand on connait la nature de mes pouvoirs et les relations que nous avions.
Même si je n'étais pas télépathe et malgré ma faible expérience en relations et contactes humains je sentais que ce que je proposais à Victor lui faisait peut et je le comprenais. Son
"Pas d'conneries, Malicia. Sinon..." Confirmais mes impressions. Sérieusement je lui répondais discrètement. Je ne joue pas avec la vie des gens tu devrais le savoir... Malgré ses peur il me laissa faire et le baisé de cinéma débutât.

Je ne savais pas ce qu'il pouvait penser de la situation, mais de mon côté c'était étrange et frustrant. Il fallait que je me concentre pour ne pas faire de mal à mon ennemis. *Voila un truc d'une incroyable logique.* Et l'un des premier baisés que je donnais à un homme je l'avais avec ce type. *Pourquoi n'avais pas le droit d'avoir des relations normales avec les gens? * De nombreuses idées se bousculaient dans ma tête et je me mettais à repenser à Gambit. Je regrettais de ne pas vivre se moment-là avec lui.

Pendant que les policiers passaient près de nous, je me tenais immobile contre mon vrais-faux petit copain pour qu'il ne se fasse pas arrêter. Je simulais aussi bien que je le pouvais mais lorsqu'il commenças à balader ses mains sur mon dos jusqu'à en profiter pour descendre j’eus envie de lui mordre la lèvre mais cela déclencherais une réaction en chaine que je serais incapable de contenir.

* Prends sur toi Anna, Prends sur toi... En tout cas tu ne perds rien pour attendre.*

Sans que je m'y attende, il me fit comprendre que le danger était passé. Il me remercia en sortant un réplique salace avec un geste de la langue des plus obscènes. La colère montait en moi mais je faisais en sorte de la contrôler. Il bougea de tel sorte que je comprenne qu'il était temps que je me pousse ce que je fis tout naturellement.
Alors qu'il se lançait encore dans la provocation, je pris un chewing gum que je mâchais nerveusement en espérant faire disparaitre le gout de sa peau et son odeur qui me dégoutais.


Ne voulant pas lui donner satisfaction en m'abaissant à son niveau de stupidité je commençais à ranger mes affaire pour partir de mon côté en espérant ne plus avoir à faire à lui avant longtemps. Mais quand il insinua que j'étais une sorte de lâche qui vivait sans se soucier de la souffrance des autres mutant à l’abri derrière des accords contre nature dont je ne connaissais rien je craquais.
Je me levais vivement du banc et lui fis face. Je plongeais mes yeux dans les siens tout en gardant une bonne distance de sécurité.


La ferme connard! Lui crachais-je au visage en évitant de hausser le ton.
Tu me dégoute!
Si j'ai fais ça c'est pour te sauver ta sale peau de dégénéré vicieux et toi tu en profite en te cachant derrière mon soit disant besoin de câlin.
Mais arrête de te prendre pour Monsieur jesaistoutmieuxquetoutlemonde!


Pendant un court instant je regardais le lac et les gens en oubliant de surveiller le sujet le plus dangereux du parc. Il était face à moi, capable de tuer tout ce qui bouge, moi compris. Mais je pouvais aussi faire autant de dégâts et il fallait que je lui remettes les idées en place.
Puis une sale idée me vient à l'esprit. Une de celle qui allait le mettre en pétard.


T'embrasser c'était une horreur, tu pu et tu me dégoute, et pour tenir, rester concentrer pour ne pas te tuer j'ai dû imaginer que d’embrasser Wolverine.
Lui au moins il sait y faire avec les femmes et il a la class.
Je le sais car j'ai eu accès à ses souvenirs et sa personnalité.


*Et pan dans ta gueule!*

Et pour finir, comment oses-tu critiquer les X-Men pour les alliances qu'ils ont fait? Tu étais avec eux quand ils les ont passé? Tu en connais les modalités? Car si c'est le cas j'aimerais bien que tu me les donnes car je ne suis au courant de rien. Quand on ne sais pas, on se tait! Ça évite de dire des conneries.


Je repris ma respiration il fallait que je retrouve mon calm car il y avait des gens et certains d'entre eux nous regardaient de temps à autre. Ils devaient se demander ce qu'on faisaient. Pendant un moment on s'embrasse et après on s'engueule. En gros on faisaient un couple normale.

* Oh mon dieu! Sortez-moi cette idées de ma tête!*


Toujours debout face à un ennemis mutant alors que nous devions tous se serrer les coudes je le regardais pour savoir à qui je devais m'attendre.

Au lieu de critiquer se que fond les dirigeants des X-men, pourquoi ne viens-tu pas à l'institut pour en discuter avec les personnes concernées. Car moi j'y suis pour rien. En tout cas pour le moment.


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Terra Justice
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MessageSujet: Re: Sandwich et griffes PV victor Creed   Jeu 3 Avr - 9:55

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Sandwich et griffes PV victor Creed

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